Jean-Philippe Tanguy (RN) déplore le "manque de moyens" pour la justice
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Qu'est-ce que le RN propose de plus que les autres candidats sur la protection des enfants ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez que l'État doit être condamné pour les défaillances de la justice ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est une question de moyens ou de responsabilité individuelle ?
- 5:00OuverteRéponse directe
L'immigration est-elle un facteur dans les violences récentes ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Que faire face aux violences post-PSG ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Philippe_TanguyChiffre
« quand M. Darmanin nous annonce qu'il y a 70 000 plaintes à revoir d'ici le 14 juillet »
- 2:30Jean-Philippe_TanguyFait
« personne n'a proposé de donner les moyens aux magistrats, aux policiers, aux gendarmes, aux assistantes sociales »
- 3:30Jean-Philippe_TanguyChiffre
« il y a 140 % de suroccupation des prisons »
- 5:30Jean-Philippe_TanguyFait
« il y a une surreprésentation des étrangers dans la délinquance »
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Jean-Philippe Tanguy nous rejoint, député Rassemblement national de l'Essonne en direct avec nous ce soir. Bonsoir et bienvenue sur ce plateau Jean-Philippe Tanguy. Il y a une chose qui nous interpelle ce soir, c'est qu'on voit un certain nombre de candidats à la présidentielle, on avait Bruno Retailleau au début de cette émission, qui reprennent des mesures extrêmement fermes, perpétuité réelle, imprescriptibilité pour un certain nombre de crimes envers les enfants, de crimes sexuels notamment envers les enfants.
Qu'est-ce qu'au Rassemblement national, vous allez pouvoir proposer de plus, de différents vont vous démarquer par rapport à ces candidats-là. Mais monsieur, le but n'est pas de faire des propositions, le but est de protéger nos enfants, c'est de protéger ce que nous avons de plus fragile, de plus précieux, c'est faire en sorte que les lois, ils Ils sont déjà votés, soient appliqués. C'est que quand les lois sont appliquées, quand des magistrats sont désignés, quand des policiers et des gendarmes travaillent sur le terrain, ils aient les moyens d'appliquer ces lois, ils aient les moyens d'appliquer les circulaires que les Les ministres, quels qu'ils soient, envoient à leur administration et que ces moyens y suivent.
Or aujourd'hui, quand M. Darmanin nous annonce qu'il y a 70 000 plaintes à revoir d'ici le 14 juillet, c'est 70 000 plaintes qui étaient donc en Et personne ne peut croire que les moyens qui n'ont pas permis avant de traiter avec dignité, célérité et gravité ces 70 000 dossiers seront observés malheureusement dans des meilleures conditions avant le 14 en juillet. Donc, un pays doit faire des choix.
Et malheureusement, je le regrette parce que c'est un sujet tragique. Et effectivement, M. Attal l'a dit, on aurait tous dû se retrouver.
Mais pour se retrouver, il faut faire des choix. Il faut proposer des choix à la représentation nationale. Une personne n'a proposé au parti d'opposition quelle rassemblement nationale, malgré sa demande, malgré le fait que Marine Le Pen avait désigné pendant sa campagne l'enfance comme une priorité nationale.
Une personne n'a proposé de donner les moyens aux magistrats, aux policiers, aux gendarmes, aux assistantes sociales, à tous ceux, à l'AZEU, à l'aide sociale à l'enfance, à toutes les personnes sur le terrain. Je pense aussi à eux parce que quand vous faites ce métier avec dévouement, que vous êtes une honnête femme ou un honnête homme qui s'engage pour le de soins apportés aux enfants, la protection, que vous n'ayez pas les moyens pour faire votre métier ou qu'un certain nombre de personnes, d'individus, d'ordures salissent votre métier. Moi je pense aussi à ces personnes qui se sont dévouées pour l'enfance et qui se sentent trahies, salies aujourd Est-ce que vous estimez que l'État doit être condamné ?
On sait que la maman de Rosa, avec son avocat, a cette semaine porté plainte contre l'État pour faute lourde. Le tribunal décidera si l'État doit être condamné ou pas. La réalité, c'est surtout qu'on a une maman, une famille et un enfant qui a vécu l'indicible et une une autre famille, la famille de Liana, qui a vécu l'horreur.
Le fait que l'État soit condamné, écoutez, les magistrats se prononceront. Ce qui compte, parce que j'ai écouté la famille, c'est qu'elle ne veut pas que ça se reproduise. D'ailleurs, c'était poignant.
Toutes ces familles d'enfants victimes qui eux-mêmes ont l'impression de ne pas avoir parfois fait assez. Comment ces personnes peuvent se retrouver dans cette situation ? Ils sont totalement innocents de ce qui est arrivé, mais comme ce sont des honnêtes gens, ils ressentent la douleur aussi des autres familles et des enfants victimes.
On va l'écouter, justement, la mère de Rosa. On se souvient de l'histoire de Rosa. C'est cette petite fille qui a dénoncé Jérôme Barrella, qui a expliqué qu'il l'avait violée.
Il y a eu des examens médicaux, des examens psychologiques qui ont confirmé, qui ont corroboré en tout cas les dires de l'enfant et pourtant il ne s'est rien passé. En tout cas, Gérante Barrella n'a pas été placé en garde à vue. On va écouter la mère, le sentiment de culpabilité de la mère.
C'est elle-même qui emploie cette expression, on l J'ai la culpabilité que je n'ai pas assez faite, que je n'étais pas à la hauteur en tant que maman. J'essaye de faire tout mon possible, mais aujourd'hui, je vois que la justice, il ne m'a pas suivi. La justice, il n'a pas fait son travail.
Et je ne comprends pas comment on peut attendre un an pour quelqu'un qui est mort. Je ne comprends pas. Pourquoi il faut attendre autant longtemps ?
Et elle dit cette expression, elle dit « la France m'a déçue ». Qu'est-ce que vous dites à la maman de Rosa aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on doit lui dire ?
Qu'est-ce que nous, j'allais dire nous, la France, les Français, qu'est-ce que vous, responsable politique, vous devez dire à Rosa ? Mais que je comprends qu'elle soit déçue, que je comprends que les 70 000 familles qui attendent le traitement de leur plainte soient déçues, que toutes les familles dont leur plainte a été classée ne sont pas dans ces 70 000, ou qui peut-être ont eu le courage avec leur enfant, encore plus courageux de franchir une porte et de sentir peut-être qu'ils n'étaient pas reçus ou accompagnés ou qu'ils n'avaient pas de suivi. Vous savez, et la nation est avec eux.
Elle n'a pas, je n'ai pas évidemment de conseil à donner à ces personnes. Mais la nation est avec elle, parce que c'est la nation qui a été déçue. Puisque si aujourd'hui on demandait aux Français par référendum ou dans n'importe quelle décision, est-ce que vous souhaitez que vos impôts, qui sont élevés, aillent en priorité à la protection de l'enfance, au traite et qui sont élevés, à la protection des violences sexuelles, des viols contre les enfants.
Les Françaises et les Français seront d'accord. Ils seraient d'accord. Évidemment, une très large majorité pour que les impôts aient cette priorité.
Donc le système démocratique n'a pas fonctionné. Nos institutions représentatives ne ont elles-mêmes pas à fonctionner puisque nous discutons, et je suis bien placé pour le savoir de beaucoup de clauses à l'Assemblée nationale, parfois bien dérisoire, et à aucun moment on nous a proposé comme parti d'opposition. Nous le faisons évidemment, mais nous ne sommes pas en en responsabilité, que s'agisse de la gauche aujourd'hui, du Rassemblement National et d'autres, nous ne sommes pas en responsabilité.
Donc on ne peut pas toujours aussi dire que tout le monde est responsable de tout. Il y a des gens qui sont en responsabilité, qui ont voulu être en responsabilité, personne n'a obligé les ministres à être ministre. Personne n'a obligé les premiers ministres d'être premiers ministres.
Personne n'a obligé M. Macron à être président de la République. Et je vous le rappelle, dans sa conclusion du débat contre Marine Le Pen, c'est M.
Macron qui avait dit que pour les cinq prochaines années, l'enfance serait sa priorité. C'est lui qui a choisi d'être président de la République, c'est les Français qui l'ont élu et ceux qui sont responsables. Ils n'ont pas fait ces choix-là et nous avons cette année 5 % de déficit, nous avons des déficits monstrueux, ils ont payé beaucoup de choses, ils n'ont pas payé la protection de l'enfance, alors que paradoxalement tout le monde aurait été d'accord.
Jean-Philippe Tanguy, pour revenir à ce fiasco-là, on parlera évidemment des mesures que vous voudriez voir mises en oeuvre. Pour parler de ce cas-là et de ce fiasco-là, qui est responsable ? Est-ce que vous dites, parce qu'on a entendu notamment des avocats ne pas être d'accord sur ce point-là, est-ce que vous dites c'est une question de moyens ?
C'est d'abord une question de moyens et avec plus de moyens, Rosa aurait été mieux protégée, Liana aurait été protégée ou est-ce que vous dites il y a une responsabilité individuelle, que ce soit chez les magistrats, des magistrats qui bossent quatre fois avec les autres, c'est ce que disait l'avocat de la mère de Rosa, des gendarmes fainéants, c'est lui aussi qui dénonçait ça. Où est-ce que vous êtes là-dessus dans ce débat-là – Et c'est avant tout, ça ne l'oppose pas à la responsabilité individuelle, un problème de moyens. Parce que fois plus, je l'ai dit, s'il y a 70 000 plaintes en souffrance, c'est bien qu'il y ait un problème de moyens.
Et ça commence très tôt, les infirmières scolaires. Pourquoi je parle des infirmières scolaires ? J'ai connu un temps passé ancien où j'avais été examiné plusieurs fois par une infirmière scolaire.
Si je n'avais pas eu la chance et le privilège d'avoir une famille aimante, peut-être que j'aurais été heureux que cette infirmière scolaire puisse repérer un problème. Pourquoi elles ont été supprimées ? C'est bien un problème de moyens, donc il n'y a plus personne, c'est pas aux enseignants d'aller surveiller, ausculter les enfants pour voir s'il y a un problème.
Ils essaient de le faire, beaucoup d'enseignants essaient de le faire, mais ils sont désemparés évidemment. Donc suppression des infirmières scolaires, ça a bien été un choix. Pour vous tout se tient ?
Bien sûr que tout se tient. Dire c'est la faute de tel procureur, sans doute il y aura, enfin il faut d'ailleurs qu'il y ait une procédure et s'il y a une erreur, il faut qu'elle soit sévèrement condamnée. Mais les juges doivent-ils rendre des comptes ?
Doivent-ils rendre davantage de comptes ? Bruno Retailleau parle d'un corporatisme. Il dit au fond qu'il y a une forme de corporatisme des juges qui fait qu'en réalité, ils ne sanctionnent que très, très rarement leur Non mais il y a très peu de sanctions, ce n'est pas un avis politique.
Vous prenez les sanctions du Conseil supérieur de la magistrature, elles sont faibles. Est-ce que c'est du corporatisme ? Il y a sans doute du corporatisme, mais il y a des hommes politiques, il y a un garde des Sceaux.
Et si le garde des Sceaux, parce que tout le monde dit personne ne semble comprendre comment ça fonctionne, le garde des Sceaux peut demander au conseil supérieur de la magistrature de statuer sur des sanctions disciplinaires et il est proposé au garde des Sceaux un certain nombre de sanctions. Donc il y a un moment moi je veux bien qu'on jette en pâture les magistrats vous savez que le Rassemblement National a la dent très dure contre le corps des magistrats mais là compte tenu ce qui s'est passé c'est facile de dire c'est que la faute de cette procureure. Là vous voulez dire que Gérald Darmanin rejette un peu facilement la faute sur Évidemment quand il dit moi je veux dire au début je suis gardé j'ai gardé un esprit totalement ouvert sur ce qu'allait dire monsieur Darmanin puisque j'ai noté comme tous les françaises et les français que tout de suite il est rentré dans le débat voire dans la polémique pour se défendre soit, tout le monde a le droit de s'exprimer et de défendre sa position.
Et il dit « j'ai donné des instructions dans la circulaire ». Je suis allé voir la circulaire, 5 pages, 2 lignes sur la protection de l'enfance et en fait dans cette circulaire, tout est prioritaire. Donc si vous dites à vos procureurs, à vos magistrats que tout est prioritaire, je suis désolé, rien n'est prioritaire.
Il a donc menti. Mais pardon, qu'est-ce que vous auriez enlevé de cette circulaire ? Moi, je vous l'ai dit, c'est pour ça.
J'ai dit, c'est un problème de moyens. C'est ça le problème, Jean-Philippe Tongui, dans cette circulaire, il y a par exemple le narcotrafic, l'évidence faite aux femmes, faite aux enfants, etc. Qu'est-ce que vous enlevez ?
Rien en réalité. Monsieur Switek, vous avez raison. C'est pour ça que je n'ai pas dit c'est la faute du tel magistrat qui n'a pas pu appliquer une circulaire qu'elle ne pouvait pas appliquer, même s'il avait voulu l appliquée et sans doute y a-t-il des fautes par ailleurs, je dis que dire que ce n'est pas un problème de moyens, ce n'est pas moi qui l'ai dit.
C'est le président de la République qui n'a rien trouvé à faire. C'est l'argument d'Emmanuel Macron qui est dire dans cette affaire, c'est surtout pas un problème de moyens. Moi j'aurais préféré que le président de la République, compte tenu ce que je vous ai dit, à savoir qu'il avait promis que l'enfance serait la priorité, soit un peu modeste sur cette situation.
Il a choisi de dire que c'était pas un problème de moyens, il y a 70 000 plaintes en souffrance, c'est donc un problème de moyens. Et de toute façon même si on avait repéré un certain nombre de criminels ou de prévenus, il n'y a pas les places de prison pour les mettre en prison. Qu'est-ce que vous dites ?
Si vous voulez que les politiciens, quels qu'ils soient, disent tous les jours, oui c'est la faute de tel ou tel, ils ont, une fois plus je le dis, mais ça a du sens ce que j'essaie de vous dire madame, à savoir que quand on fait de la politique, on choisit de faire de la politique. Il y a des gens dans la vie, ils n'ont pas choisi leur métier, ils n'ont pas eu ce privilège, parfois il y a des gens qui font ce qu'ils peuvent. Nous, on a choisi de se présenter devant les gens, on a dit je me crois plus malin que les autres, donc je peux exercer un mandat.
Donc on a choisi cela, on s'est présenté au suffrage, on a demandé la confiance des Français, on a voulu avoir des responsabilités à divers degrés. Donc quand on veut avoir des responsabilités, si le premier réflexe c'est dire « C'est pas moi, j'ai fait une circulaire, vous lisez la circulaire, c'est pas vrai ». Il a dit « on ne m'a pas donné les informations ».
Mediapart a révélé un rapport publié en juillet 2022, qui implique malheureusement aussi M. Dupond-Moretti précédent garde des Sceaux, où tout est décrit par le menu. C'est pas, comment dire, des gauchistes ou des hystériques, c C'est la civise, à savoir la comité ou la commission, je ne sais plus, je suis désolé, qui est en charge de la lutte contre les violences sexuelles et contre l'inceste.
Ils ont fait une expertise, ils ont rendu un rapport. Ce rapport explique exactement les causes matérielles, morales et organisationnelles qui ont créé les conditions malheureusement de la tragédie de Liana et de sa famille. Il existe, pourquoi il l'a cachée ?
C'est ça la question. Est-ce qu'il peut rester – Moi je pense qu'il a beaucoup trop menti, il a beaucoup trop menti, il a beaucoup trop menti. – Marine Le Pen s'est abstenue de demander sa démission disons. – Marine Le Pen a raison puisque la démission seule de M.
Darmanin ne va pas ramener malheureusement notre petite-fille et ne va pas protéger les enfants. Mais entre les déclarations de Marine Le Pen il a encore menti. Je le regrette, je le regrette.
Il avait menti avant. Et il y a un moment aussi la La confiance, ce n'est pas moi qui vais me prononcer à la place des Françaises et des Français. Mais je connais un peu mon peuple.
Mon peuple est capable d'entendre qu'on fisse des erreurs. Par contre, le mensonge, ça commence à bien faire. Qu'est-ce qui changerait avec vous ?
On a entendu depuis le début de cette émission un certain nombre de propositions, on le disait à l'instant, la perpétuité réelle, la castration chimique pour certains, un fichier public des pédo-criminels, l'imprescriptibilité pour les crimes sur les enfants, voilà pour les sanctions. Et puis de l'autre côté, du côté de la prévention, effectivement une éducation sur la question du corps dès la maternelle, c'est ce que propose par exemple Marine Tondelier ou Mathilde Panot. Est-ce que parmi toutes ces mesures qui sont proposées par les uns et les autres, vous en retenez et lesquelles ?
Ce sont deux sujets complètement différents si on s'attaque effectivement à la peine. En fait on a posé la même question à tous et certains nous ont répondu plutôt prévention, d'autres nous ont répondu plutôt Je ne comprends pas pourquoi pour moi elles n'ont pas à être opposées. L'urgence c'est donner les moyens pour que les cas soient traités avec diligence et qu'il y ait de la prévention, ça va ensemble.
Je suis désolé, vous l'aviez dit tout à l'heure madame de Malherbe, c'est une de continuité. Aujourd'hui, j'entends des gens qui font beaucoup de propositions de nouvelles peines. Il y a des lois aujourd'hui, elles ne sont pas appliquées.
Aujourd'hui, il y a des lois sur des peines de prison, ce n'est pas appliqué. Et de toute façon, il n'y a pas les places de prison pour appliquer les peines. Donc écoutez, moi je veux bien qu'on soit sur tous les plateaux, à faire des promesses tout en sachant que aujourd'hui les prisons sont pleines à 140%. 140 % que sur moi à Amiens ma prison elle elle est bourrée à craquer, comment dire.
Les agents pénitentiaires n'en peuvent plus. Ils ont tous dépassé leur quota d'heures supplémentaires. Personne ici sur ce plateau autour de la table pourrait faire le métier que font les agents pénitentiaires.
Donc moi je veux bien qu'on dise, oui on va faire plein de choses. Aujourd'hui, on vote des lois, on vient voir les Français, on leur dit qu'on a voté une loi, elle n'est pas appliquée. C'est ça que les gens ne supportent plus.
Donc, on a des lois. La Macronie avait promis 15 000 places de prison, ils en ont créé 4 4000, ce n'est pas la faute du Rassemblement national. On a voté tous les crédits sur la justice, on a créé toutes les rallonges sur la justice.
On est les premiers à dire qu'il faut accélérer les procédures pour construire des prisons. Ils en avaient promis 15 000, 4 000. Comment voulez-vous ?
Il y a donc 11 000 places nécessaires qui n'ont pas été faites. Donc oui, c'est peut-être la faute de cette magistrate, une fois plus il y a une procédure, j'espère qu'elle ira à son terme, mais même si il y a eu cette magistrate, si elle avait dit « bon j'ai arrêté le prévenu, le criminel, elle appelle la prison, il n'y a pas de place. – Bon, Jean-Philippe, on parle aussi d'autorité ce soir et on vous confronte toutes et tous qui est passée sur ce plateau aux images des violences qui ont suivi il y a quelques semaines maintenant la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions.
Dans les heures, j'allais dire quasiment les minutes qui ont suivi au Rassemblement National, vous avez tout de suite crié immigration. Est-ce que c'était la priorité face aux images que nous avons vues de pointer du doigt l'immigration ? Écoutez, je n'ai pas eu l'impression qu'on – On a spécialement crié immigration, on a crié laxisme, on a crié désorganisation, on a crié mauvaise organisation de la sécurité, on a crié… – J'ai souvenir de Jordan Bardet l'a interrogé dès le lundi matin face à la parapolie de Malherbe et qui tout de suite a dit immigration mais il n'y a pas eu que cette prise de position et il ya aussi la responsabilité d'une migration qui n'a pas été contrôlée d'enfants de l'immigration qui n'ont pas été assimilés qui n'ont pas été intégrées à qui un certain nombre de valeurs n'ont pas été apprises de toute façon la solution est simple, si la République avait fonctionné, si l'école avait eu le moyen de faire son job si ses gamins avaient un boulot, une perspective et s'il y avait une politique pénale on n'irait pas agresser des policiers, les menacer, détruire des policiers.
Mais l'immigration a une cause là-dedans, puisqu'évidemment dans ces quartiers difficiles dont on est issu un nombre considérable, des personnes qui ont attaqué et qui sont prévenues, c'est que c'est des enfants d'immigration parfois sur deux, trois générations qui n'ont pas été assimilées. Mais ça veut dire qu'ils sont victimes avant d'être coupables ? Mais la situation, ça revient au même.
Quand je vous écoute, quand je vous écoute, vous vous dites au fond et c'est d'ailleurs des des questionnements qui étaient ceux d'Emmanuel Macron au moment de sa campagne. La question de l'excuse, la question de la compréhension. Faut-il comprendre ?
Faut-il excuser ? Au fond, lorsque l'on vous écoute, et c'est très intéressant, vous dites « le problème, ce n'est pas l'immigration, le problème, c'est ce qu'on en fait. » C'est-à-dire que nous n'avons pas su les intégrer comme il aurait fallu.
Donc ils sont victimes. Donc en fait, en quelque sorte, vous comprenez qu'à un moment, ils disent « non mais ras-le-bol On n'est pas dans la caricature, madame. » Non mais je l'ai entendu comme ça. « Non mais je veux dire par ça que quand le Rassemble national désigne la submersion migratoire a des conséquences, nous on a toujours fait la différence entre des personnes, des phénomènes, on combat des phénomènes, on combat des phénomènes, on combat des politiques, on ne combat pas des personnes.
Comprendre une situation, c'est-à-dire qu'une part considérable de la jeunesse dont une part au sein de ses jeunesses considérables est issue de l'immigration n'est pas intégrée, n'est pas assimilée, c'est la faute des gouvernements, c'est la réalité. Est-ce que c'est une excuse pour attaquer des gens ? Non, ça n'a rien à voir.
On peut comprendre une situation, on peut la constater, on peut établir des responsabilités politiques, ça n'est pas une excuse pour aller attaquer des policiers, des gendarmes, détruire des biens publics, aller s'attaquer dans d'autres émeutes à l'école c'est-à-dire au moyen de l'intégration donc on voit bien ce sont deux choses différentes mais juste une question mais évidemment qu'on ne peut pas comment dire intégré notre jeunesse d'une partie de cette jeunesse donner des moyens pour lutter contre la criminalité et continuer à accueillir chaque année 200, 300, 400. Aujourd'hui 500 000 personnes par an alors qu'on a un chômage galopant, qu'on a le logement qui explose, qu'on a nos services publics qui ne s'en sortent plus, l'école qui n'arrive plus à suivre. Donc Donc oui, aujourd'hui, quand on n'a pas les conditions pour l'accueillir, c'est prendre le risque que ces pauvres gens finissent comme délinquants.
Ce n'est pas un lien nécessaire. Jusqu'à quand et jusqu'à où vous renverrez ces jeunes là, à l'immigration. Vous le dites vous-même, ils sont français depuis deux, trois.
Parfois il faut remonter jusqu'aux arrières grands-parents pour avoir une population qui est venue d'ailleurs. Jusqu'à quand vous allez les renvoyer à ce statut-là d'immigrés. Mais déjà dans les prévenus, il y avait des personnes qui étaient immigrées elles-mêmes ou étrangères.
Il n'y avait pas que des Français descendants de l'immigration. Donc déjà vous avez aussi une part considérable de la délinquance, de la criminalité. Ce n'était pas une part considérable, c'était une part extrêmement minoritaire ce jour-là. – Non mais parce que vous considérez que minoritaire pour vous, vous considérez que quand c'est déjà le double de ce que ça doit représenter à la population, c'est minoritaire.
Aujourd'hui dans les prisons, j'ai dit tout à l'heure qu'il y avait entre 80 et 90 000 prisonniers, il y en a 22 000 qui sont étrangers. Donc non, monsieur Svitek, la part, malheureusement, et je le regrette, des étrangers dans la criminalité en France, elle n'est pas exclusive, évidemment. Et ce n'est pas parce que vous êtes étranger que vous êtes délinquant, mais il y a une surreprésentation des étrangers dans la délinquance, ne pas vouloir le voir ça me paraît pas ça me paraît un aveuglement qui ne résout aucun problème et qui énerve beaucoup de gens puis ça qu'on ne renvoie pas les gens on ne renvoie pas les gens comment dire à l'immigration c'est eux qui parfois se désigne comme telle quand on sort avec des drapeaux qui ne sont pas ceux de votre propre pays de votre propre nationalité c'est pas nous qui l'inventons personne n'est obligé à prendre un drapeau qui n'est pas le drapeau français et on peut avoir deux droits donc mais en l'occurrence ils n'ont pas de drapeau dans ce temps ces cas là malheureusement Donc c'est bien qu'il y ait eu un échec.
Bon, alors on peut dire, on ne veut rien voir. Vous savez, quand j'étais petit, il y avait cette fable, on ne veut pas voir, on ne veut pas entendre, et puis il ne faut pas dire. Ce n'est pas la politique du Rassemblement national.
Nous, on voit, on entend et on dit, mais ce n'est pas pour ça qu'on est dans la La caricature, mais nous ne sommes pas des lâches. Les violences du PSG 890 interpellées et deux semaines après, six peines de prison vraiment prononcées. Que faire – Il se trouve que, j'ai déjà répondu à cette question, il faut appliquer la loi.
La loi n'est pas appliquée aujourd'hui. Je le regrette. La loi ne dit pas que quand vous avez envoyé un mortier sur un policier, vous devez sortir et rentrer chez vous tranquillement.
Ça se dit que vous devez dormir en prison, en fait. Pourquoi ce n'est pas appliqué ? Aujourd'hui, je ne peux que constater cet échec et cette idéologie laxiste qui malheureusement imprègne une partie de la magistrature, mais la réponse aussi, elle est Et là, madame de Malherbe, que je vous l'ai dit, il y a 140 % de suroccupation des prisons.
Donc, vous constatez qu'il y a une surdélinquance un soir. Vous dites, qu'est-ce que je fais de ces gens qui ont commis des crimes et des délits ? Vous ne pouvez pas les envoyer en prison.
Elles sont pleines. Et vous savez très bien comment ça se passe, parce que j'écoute régulièrement vos antennes, vous avez reçu des magistrats qui vous expliquaient. Ils reçoivent, je ne sais plus si c'est le matin ou le début de la semaine, le nombre de places de prison libres.
Et puis ils adaptent dans la journée les des peines, non pas à ce qui a été fait ou ce qui a été subi par des victimes, mais aux places de prison qui sont libres. Donc une fois de plus, c'est pas la responsabilité du magistrat, c'est ceux qui n'ont pas créé les places de prison. J'ajoute qu'il ne s'agit pas de faire des prisons de haute sécurité. qui ont été pour des délits ou des crimes qui ne nécessitent pas de tels investissements.
Marine Le Pen et Jordan Bardella ont toujours proposé des prisons simples, pas chères à fabriquer, pour des courtes peines. Vous n'avez pas Pas besoin, quand vous deviez punir quelqu'un qui a foutu le feu à un abribus, ce n'est pas la même chose que de devoir isoler un meurtrier ou un pédote criminel. Donc aujourd'hui qu'on ne soit même pas capable de dire il y a une prison qui ne coûte pas très cher pour des des peines d'une semaine à un mois, des prisons pour des gens dangereux, et des prisons pour des gens pas dangereux mais de longues peines.
C'est surréaliste. Il y a un manque de pragmatisme et un manque de bon sens qui est incroyable. On a l'impression que si on a foutu le fanabribus ou si on est un serial killer, on doit avoir la même peine de prison.
C'est complètement dingue. Vous avez précisé d'ailleurs que les peines étaient parfois prises en fonction des places de prison disponibles. Je poserai la question demain Un matin, je signale que dans le face-à-face, mon invité, ce sera la procureure générale près de la Cour d'appel de Paris.
Merci Jean-Philippe Tanguy d'avoir été avec nous ce soir dans une seconde.
Bruno Retailleau