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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 22 octobre 2021 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Jean-Yves Mano : "Si en gagnant 2 000 euros on a besoin d'une aide, c'est qu'il y a un problème de revenus"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a choisi une indemnité de 100 euros pour faire face à l'inflation. C'est la bonne option ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Le seuil de 2000 euros permet à 38 millions de personnes de toucher ce chèque. C'est un bon niveau selon vous ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Les tarifs réglementés du gaz seront bloqués toute l'année. Vous applaudissez ?

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Vous manifestiez pour une baisse des taxes sur le carburant. C'est toujours votre position ?

  • 3:18RelanceRéponse directe

    Jean Castex a dit que la baisse des taxes avait déjà été essayée et n'avait pas marché. Que répondez-vous ?

  • 3:34RelanceRéponse directe

    Une baisse des taxes n'est pas ciblée. Tout le monde en profite, y compris les plus riches. Le chèque est plus efficace ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Invité politiqueFait
    « Alors c'est une option, il fallait trouver quelque chose qui corresponde au maximum de citoyens de ce pays qui subissent des hausses de prix. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Donc le fait d'avoir élargi le champ de la réponse par les 100 euros au-delà du carburant à l'alimentation en général c'est la reconnaissance de fait qu'il y a une inflation importante et une baisse du pouvoir d'achat des français. »
  • 0:49Invité politiqueChiffre
    « Alors oui, ça va au-delà du chèque énergie qui est beaucoup plus bas, qui est presque la moitié pour toucher. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Si je gagne 2000 euros et que j'ai besoin d'une aide de l'État, il y a un problème de fonds, de déclassement social, qu'on le veuille ou non. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Et donc, ça veut dire qu'il y a potentiellement un problème de revenu et donc l'augmentation des salaires éventuelle. »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « qui sont le gaz, l'électricité et le carburant, à une taxe flottante. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Alors, écoutez, oui, pourquoi ? C'est le constat des achats à terme aujourd'hui sur le marché du gaz international qui montrent que ça ne baisse pas. »
  • 2:32Invité politiqueFait
    « A partir du moment où ça ne baisse pas, je ne sais pas comment le gouvernement s'en sortira un jour, de toute façon, le consommateur paiera. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « Je pense que sur la durée, c'est la seule chose efficace. Une taxe flottante, bien évidemment, en fonction du niveau des prix, des cours du pétrole et de la parité euro-dollar. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Oui, je pense qu'on peut réfléchir à améliorer le système, car de toute façon, il ne pourra pas répondre tous les trois mois, ou tous les six mois, à des chèques complémentaires par rapport aux fluctuations internationales qui nous échappent. »
  • 3:47Invité politiqueChiffre
    « Oui, mais quand on regarde le parc automobile, 95% ne sont pas des 4x4, ce ne sont pas des gens riches. »
  • 5:03Invité politiqueFait
    « Mais aujourd'hui, quand vous faites 50 litres avec 75 euros, que vous êtes obligé d'avoir votre véhicule pour aller travailler, pour aller amener vos enfants à l'école, etc. »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « Ça pèse énormément sur le revenu médian des Français qui est de 1845 euros. »
  • 5:27Invité politiqueFait
    « Et nous craignons, nous, en tant qu'organisation de consommateurs, la baisse, enfin, les impayés de loyer. »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur27 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Yves Manot, vous êtes le président de l'association de consommateurs CLCV. Le gouvernement a donc choisi la solution d'une indemnité de 100 euros pour faire face à la flambée des prix de l'essence et à l'inflation en général. Jean Castex l'a annoncé hier soir, c'est la bonne option ?

0:17
Invité politique

Alors c'est une option, il fallait trouver quelque chose qui corresponde au maximum de citoyens de ce pays qui subissent des hausses de prix. Donc le fait d'avoir élargi le champ de la réponse par les 100 euros au-delà du carburant à l'alimentation en général c'est la reconnaissance de fait qu'il y a une inflation importante et une baisse du pouvoir d'achat des français.

0:40
Présentateur

Et le seuil de 2000 euros, c'est un bon niveau selon vous ? Ça permet, a dit le Premier ministre hier soir, à 38 millions de personnes de toucher ce chèque ?

0:49
Invité politique

Alors oui, ça va au-delà du chèque énergie qui est beaucoup plus bas, qui est presque la moitié. Pour toucher. En même temps, ça pose un problème, je dirais presque psychologique. Si je gagne 2000 euros et que j'ai besoin d'une aide de l'État, il y a un problème de fonds, de déclassement social, qu'on le veuille ou non. Et donc, ça veut dire qu'il y a potentiellement un problème de revenu et donc l'augmentation des salaires éventuelle. Car c'est un coup spot, mais qu'est-ce qui va se passer dans 3 mois, 4 mois, 5 mois ? On va recommencer. Donc il y a un problème général de capacité financière de l'ensemble des français. C'est une réponse qui vient après d'autres.

200 euros pendant le Covid, 100 euros supplémentaires pour l'énergie, 100 euros là. On voit bien, peut-être, peut-être, faut-il réfléchir pour de bon, pour ces problèmes, ces produits essentiels, qui sont le gaz, l'électricité et le carburant, à une taxe flottante. Je pense qu'à terme, c'est la seule solution parce qu'on va vers des périodes de hausse permanente de ce type de produit.

1:59
Présentateur

Vous l'avez évoqué, le gaz, ça a été une annonce surprise, on ne l'attendait pas hier du Premier ministre, hier soir. Les tarifs réglementés du gaz, qui devaient être bloqués finalement jusqu'en avril, le seront toute l'année. Vous applaudissez quand même ?

2:13
Invité politique

Alors, écoutez, oui, pourquoi ? C'est le constat des achats à terme aujourd'hui sur le marché du gaz international qui montrent que ça ne baisse pas. Nous ne faisons pas d'illusion. Dans les annonces du gouvernement, tout ça, c'était un blocage momentané avec la récupération sur la durée. A partir du moment où ça ne baisse pas, je ne sais pas comment le gouvernement s'en sortira un jour, de toute façon, le consommateur paiera. Pas, mais de façon décalée, en souhaitant que c'est la baisse, et nous le souhaitons tous, et bien évidemment, il y aura des baisses inférieures pour récupérer l'effort initial.

2:51
Présentateur

Alors, revenons sur les tarifs du carburant. Il y a quelques jours, Jean-Yves Manot, vous et d'autres de vos collègues à la CLCV, vous manifestiez plutôt votre envie pour le choix de la mesure d'une baisse des taxes. C'est toujours votre position ? Vous dites que c'est vraiment ce qui est le plus efficace ?

3:08
Invité politique

Je pense que sur la durée, c'est la seule chose efficace. Une taxe flottante, bien évidemment, en fonction du niveau des prix, des cours du pétrole et de la parité euro-dollar.

3:18
Présentateur

Jean Castex a dit hier soir que ça avait déjà été essayé dans le passé, que ça n'avait pas marché.

3:21
Invité politique

Oui, je pense qu'on peut réfléchir à améliorer le système, car de toute façon, il ne pourra pas répondre tous les trois mois, ou tous les six mois, à des chèques complémentaires par rapport aux fluctuations internationales qui nous échappent.

3:34
Présentateur

Sauf qu'une baisse des taxes, ce n'est pas ciblé. Tout le monde en profite, y compris ceux qui gagnent beaucoup d'argent et qui n'en ont pas vraiment besoin. Là, au moins, avec ce chèque et cette indemnité de 100 euros, on cible les plus modestes.

3:47
Invité politique

Oui, mais quand on regarde le parc automobile, 95% ne sont pas des 4x4, ce ne sont pas des gens riches. Et donc, voilà, je pense qu'un système simple, qu'on le veuille ou non, est la meilleure réponse à long terme.

4:02
Présentateur

Et autre solution possible, que les distributeurs baissent leurs marges. Ça, c'est le gouvernement qui leur a même demandé. Il y en a qui l'ont fait ou qui vont le faire ?

4:10
Invité politique

Écoutez, dans un premier temps, Michel-Édouard Leclerc disait, de toute façon, on n'a qu'un centime ou un centime et demi. Et donc, ce n'est pas la réponse.

4:19
Présentateur

Oui, il dit que l'impact serait très faible.

4:21
Invité politique

Et 15 jours après, il annonce quand même prix coûtant. Je note quand même que, sans attendre cette situation, les opérations prix coûtant par Leclerc et d'autres sont employées à 3 ou 4 fois par an par les grandes surfaces. Donc, voilà, je pense qu'il y a un peu plus de marge d'un centime, un centime et demi. Et Total, notamment, devrait, me semble-t-il, faire un effort sur ces marges. Car il y a des prix, dans certaines stations, absolument aberrantes.

4:49
Présentateur

On parle tous les jours, on entend parler tous les jours de record pour les prix de l'essence. Vraiment, faire le plein aujourd'hui n'a jamais été aussi coûteux en France. C'est un vrai record ?

4:59
Invité politique

Alors, il faut regarder les parités, l'inflation, etc. Mais aujourd'hui, quand vous faites 50 litres avec 75 euros, que vous êtes obligé d'avoir votre véhicule pour aller travailler, pour aller amener vos enfants à l'école, etc. Ça pèse énormément sur le revenu médian des Français qui est de 1845 euros. Donc, on voit bien le poids et qu'il va y avoir des choix à faire dans les budgets des ménages. Et nous craignons, nous, en tant qu'organisation de consommateurs, la baisse, enfin, les impayés de loyer. Parce qu'il faut quand même se nourrir, se déplacer et avoir de l'électricité.

5:38
Présentateur

Donc, il faudra choisir, c'est ça ?

5:39
Invité politique

Dans le budget, il faudra choisir. Et donc, c'est pour ça qu'il y a vraiment un problème de pouvoir d'achat global dans ce pays. Et vous craignez une colère comme celle que nous avons connue avec les gilets jaunes ? Écoutez, je pense que toutes les mesures qui sont prises sont faites pour éviter ce type de colère. et en même temps, met le doigt sur les difficultés potentielles d'énormément de citoyens de ce pays.

6:02
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Yves Manot, président de l'association de consommateurs CLCV. Vous étiez l'invité du 5-7.