🔴 Communication sur les leviers de l’enseignement agricole pour enseigner à produire autrement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 12 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 2Chiffre
« 20 % de la production des gaz à effet de serre en France viennent du monde agricole. Ils se placent en deuxième derrière les transports. »
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« La part d'élèves issus du monde agricole est très réduite, 9 %. Autrement dit, parmi les jeunes scolarisés dans l'enseignement agricole, plus de 9/10 sont ce qu'on appelle des NIMA pour non issu du milieu agricole. »
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« Le premier plan enseigné à produire autrement a été lancé en 2014 par monsieur Stéphane Lefol, ministre de l'agriculture. »
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« Fin 2024, la restauration collective des établissements d'enseignement agricole proposait 25 % de ses approvisionnements totaux en produits de qualité dont 12 % de produits certifiés en agriculture biologique. »
- 10:00Locuteur 2Chiffre
« 36 % de la SAU de ces exploitations étaient en agriculture biologique ou en conversion. »
- 12:00Locuteur 2Chiffre
« Le réseau est constitué de près de 800 lycées agricoles publics et privés et de 16 écoles de l'enseignement supérieur. »
- 14:00Locuteur 2Chiffre
« Après une baisse entre 2013 et 2019, les effectifs progressent de manière constante depuis 7 ans à raison de 7 % depuis 5 ans. »
- 16:00Locuteur 2Promesse
« L'objectif fixé par la Losarga de plus de 30 % d'apprenants d'ici 2030 reste ambitieux. »
- 5:00Chiffre
« Il y a 120000 femmes à la tête d'une exploitation. »
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l'enseignement agricole. Je vais tout de suite donner la parole à nos deux rapporteurs pour 10 minutes chacun en commençant par madame Géraldine Bagier. Monsieur le président, chers collègues, le sujet abordé ce matin est crucial.
La manière dont les établissements de l'enseignement agricole participent à la nécessaire adaptation de notre système de production, au dérèglement climatique et à la transition vers des pratiques plus sobres. On connaît bien l'ampleur des défis agricoles. Faiblesse des rémunérations, rentabilité fluctuante, accès aux fonciers limités, pénurie de manœuvre qualifiée, concurrence toujours plus intense sur des marchés mondialisés, conditions de travail exigeantes auquel répond trop souvent un manque de reconnaissance sociétale, voire un véritable agribashing, mur démographique et cetera.
Les aléas climatiques sur les récoltes, la dépendance aux intrans souvent importé, le risque de diminution des rendements du fait de l'épuisement des sols, le sujet haut sont des questions d'ors et déjà prises à bras le corps par nos agriculteurs. Ainsi, l'organisation et le contenu des formations dispensées dans l'enseignement agricole doivent être appréhendées à l'ône de ces réalités. Si la dimension agro-écologique était au cœur de notre mission, il nous a semblé indispensable de nous intéresser également dans le cadre du produire autrement à l'ensemble des nouvelles technologies numériques, intelligence artificielle et robotique, ainsi qu'à toutes les techniques agronomiques donnant des solutions concrètes aux agriculteurs pour résoudre les problèmes auxquels ils se heurent au quotidien. et produire autrement doit avoir pour courelaire incontournable consommer autrement.
Ce qui suppose d'éduquer davantage le consommateur et d'impliquer pleinement l'agroalimentaire. Enseigner à produire autrement n'a rien d'un concept inédit. Dès l'origine, c'est la raison d'être de l'enseignement agricole dont l'organisation se fait dans les pas de la République et qui a toujours eu vocation à diffuser dans les campagnes les progrès agronomiques et techniques.
Il ressort clairement de nos travaux que la profession agricole a toujours dû et su répondre et s'adapter aux injonctions de l'État. Il y a un écho ? Non non, il y a un écho.
Sans doute un forage. On a dû trouver du pétrole. [rires] Bon, on va continuer comme ça avec les c on dirait on dirait du sardou si tu veux dire.
Nous tenons ainsi à rendre hommage aux élèvos enseignants en chef d'établissement et à tous ceux qui contribuent à faire au quotidien de l'enseignement agricole français une authentique filière d'excellence. Le réseau est constitué de près de 800 lycées agricoles publics et privés et de 16 écoles de l'enseignement supérieur. Il s'appuie sur des relations étroites avec les secteurs professionnel et les acteurs des territoires et couvre toutes les voies de formation scolaire, apprentissage et formation continue.
Souvent sur un même site. Il prépare de la 4e au BTSA et même à la rentrée prochaine au Bachelor Agro près de 220000 élèves, étudiants et apprentis cette année. Dans le public, au cœur des campus, on trouve les exploitations à viser pédagogiques pour transmettre les gestes et les techniques que les jeunes appliqueront dans leur activité professionnel.
Après une baisse entre 2013 et 2019, les effectifs progressent de manière constante depuis 7 ans à raison de 7 % depuis 5 ans. Pour autant, l'objectif fixé par la Losarga de plus de 30 % d'apprenants d'ici 2030 reste ambitieux. Pour le second degré, pour rappel, les établissements publics accueillent 44 % des élèves étudiants et apprentis contre 56 % dans les établissement privés.
Désormais, la part d'élèves issus du monde agricole est très réduite, 9 %. Autrement dit, parmi les jeunes scolarisés dans l'enseignement agricole, plus de 9/10 sont ce qu'on appelle des NIMA pour non issu du milieu agricole. Cela signifie, mes chers collègues, que l'avenir de notre agriculture, c'est-à-dire le nôtre, est entre les mains de jeunes dont une immense majorité n'a pas de lien direct avec la terre.
Avons-nous suffisamment pris conscience du changement civilisationnel opéré ainsi ? L'attractivité de l'enseignement agricole est donc une question de survie pour notre pays. La qualité de ce système n'est plus à démontrer qu'il s'agisse des taux de réussite ou de du taux d'insertion professionnelle et ce alors même que l'origine sociale des élèves est plus modeste que dans l'éducation nationale et la part d'élèves en situation de handicap plus élevée.
Le premier plan enseigné à produire autrement a été lancé en 2014 par monsieur Stéphane Lefol, ministre de l'agriculture. est introduite alors l'idée selon laquelle les politiques publiques visent à promouvoir et à péréniser les systèmes de production agroécologiques qui combinent performance économique, sociale, environnementale et sanitaire. L'agroécologie recouvre des pratiques diverses.
Agriculture de conservation des sols, agroforesterie, agriculture biologique, diversification des assolement, gestion raisonnée des ressources en eau, préservation des haines. Elle implique aussi de nouvelles formes de coopération entre agriculteurs, de nouveaux outils de suivi et de conseil et une réflexion approfondie sur les systèmes de production, les débouchés, l'organisation des filières et la relation entre producteur et consommateur. Produire autrement ne signifie donc pas seulement modifier des techniques.
Cela implique des évolutions bien plus globales. L'enseignement agricole constitue de fait un levier fondamental pour faire évoluer les pratiques. Les exploitations des établissements font office de démonstration et s'appuent sur les relations tissées avec l'ensemble de l'écosystème.
Voici quelques-uns des résultats obtenus entre 2014 et 2018 pour le plan EP11. Sans reprendre exhaustivement tous les chiffres que vous trouverez dans le rapport, le plan EPA1 montre un engagement de 191 exploitation dans un des plans du projet agroécologique pour la France, 64 aide CASDAR, 59 engagement vers l'abandon du glyphosate, 64 % d'engagement dans le réseau défis et une progression de la surface agricole utile bio de 74 % sur la période dans les dans les exploitations des lycées. Un deuxième plan enseigné à produire autrement a été lancé en 2020 par le ministre Didier Guillaume.
Ce nouveau plan a clarifié les objectifs par un nouvel intitulé et la définition d'objectifs quantifiés. Il annonçait aussi l'abandon du glyphosate pour les exploitations des établissements espéré pour la fin de l'année 2020 sauf un impasse avéré. un développement ambitieux du bio bio dans ses exploitations et la mobilisation de la restauration collective des lycées pour atteindre les objectifs de la loi égalime.
Conformément à l'objectif fixé en 2014, la rénovation des référentiels de formation a été menée à bien. Néanmoins, l'inscription d'une ambition dans un référentiel ne dit rien de son appropriation dans les classes. À cet égard, les résultats du plan semblent perfectibles.
Certains progrès traduisent aussi un engagement croissant des établissements en dépit de certaines disparités, notamment sur la restauration collective. Ainsi, fin 2024, la restauration collective des établissements d'enseignement agricole proposait 25 % de ses approvisionnements totaux en produits de qualité dont 12 % de produits certifiés en agriculture biologique. 78 % des exploitations de l'enseignement public agricole n'avaient pas utilisé de l'phosat. 36 % de la SAU de ces exploitations étaient en agriculture biologique ou en conversion.
Des voies d'amélioration ont été relevées concernant la formation des équipes pédagogiques et la transformation des pratiques. Une autre difficulté tient à la distance entre le monde enseignant et les exploitations, d'où le fait que celle-ci soit peut-être insuffisamment mobilisée dans le cadre de l'EPA. Les enseignements sur les transitions et l'agroécologie ainsi que leur réception varient selon les filières.
Dans le domaine de la production et la filière stave, l'enseignement à l'agroécologie est présent, souvent controversé. Si de nombreux élèves, y compris ceux qui sont issus du milieu agricole, sont plus ouverts qu'on ne le pense aux pratiques agro-environnementales, on ne saurait négliger l'importance de la discordance entre ce qu'ils apprennent en cours et ce qu'ils observent durant leur stage ou dans leur famille. Le lien entre un choix technique de production et sa pertinence évaluée sur le terrain est fondamentale.
Une mesure agro-environnementale qui se traduit concrètement par une amélioration du rendement des conditions de travail ou de la santé humaine et animale suscitera nécessairement l'adhésion des apprenants et pourra être partagé dans le milieu familial et professionnel. Le 3è plan EPA est en préparation au ministère. Il doit permettre de franchir des étapes décisives.
Le pilotage national pourra être plus ferme, le suivi plus précis. Pour atteindre les objectifs assignés en matière de renouvellement des générations, il conviendra d'attirer davantage d'élèves, ce qui rend inéluctable l'augmentation corrélée des moyens. Le renforcement de la formation des enseignants aux enjeux de la transition, en particulier de leur formation continue à travers l'intervention des experts associés, est un levier.
Il semble aussi indispensable d'aider les élèves à mieux appréhender les courants idéologiques qui traversent le monde agricole et à développer leur esprit critique face aux intervenants. Il convient aussi de créer un outil numérique dédié afin de favoriser le partage des pratiques. De la même manière, il importe de systématiser le recueil de données relatives à la mise en œuvre des plans EPA, en particulier le nombre et la nature des projets menés pour construire une base de données reliée à l'outil précédent.
Ces données pourraient inclure les résultats d'enquête d'insertion mené auprès des anciens élèves de l'enseignement agricole afin de savoir s'ils appliquent certaines des méthodes innovantes qu'ils ont apprises dans le cadre 2 PA. La recherche doit se montrer plus réactive par rapport aux demandes du monde agricole, aux besoins du champ, en mettant à disposition aussi rapidement que possible les solutions innovantes éprouvées qui préservent le patrimoine productif, les sols et la biodiversité sans pour autant porter ratteinte à la rentabilité économique des exploitations. Il est nécessaire de partir des impasses réels auxquels sont confrontés les agriculteurs pour mobiliser la science et la technologie puis traduire le résultat dans les enseignements et les partager avec les professionnels.
L'insertion de nouvelles solutions technologiques utilisant par exemple l'intelligence artificielle ou le numérique doit bien évidemment laisser toute sa place à la maîtrise des savoirs de base qui reposent sur l'observation, la connaissance et la manipulation du vivant. En outre, le technosolutionnisme ne doit pas nous conduire à ne pas changer les modes de production, de conditions de mise sur le marché et de consommation. Enfin, les exploitations des établissements doivent devenir réellement la clé de vous du plan EPA, le lieu dans lequel peuvent être démontré à la fois l'efficacité, la rentabilité des systèmes de production écologique.
Ces deux aspects étant fondamentaux pour convaincre les élèves de l'intérêt d'opérer cette transition. Pour conclure, le jargon didactique et scientifique qui encombre EPA ne doit pas faire perdre de vue l'essentiel, à savoir la mission de nourrir les hommes avec 24 % d'habitants en plus sur terre en 20 ans, près de 10 % en plus en France sur la même période. Cette mission reste première vitale.
Or, nous avons deux fois moins de producteurs en France par rapport à il y a quelques années. Les agriculteurs sont les premiers affectés par le changement climatique parce qu'ils sont au quotidien au contact de la nature et de la biodiversité. Aucun d'entre eux, qu'il soit installé ou apprenant n'est hostile à l'innovation pourvu qu'elle amène une amélioration en terme de quantité ou de qualité de production, voire les deux.
Nous le savons, cet équilibre est interrogé en permanence sur une ferme dont la vocation première est aussi de faire vivre ses exploitants, leurs familles, des salariés et un écosystème accompagnant très important qui repose totalement sur les exploitations. J'assure donc de mon soutien inébranlable les jeunes qui dans nos établissements agricoles feront le choix de la production, mais nous ne pouvons faire reposer sur les agriculteurs seul la responsabilité de ce que nous mettons dans nos assiettes. Enseigner à produire autrement ne peut se faire qu'à la condition de consommer autrement et de faire le choix du local français, mieux disant à tout point de vue sanitaire, écologique et social, plutôt que celui d'une alimentation bien moins contrôlée ailleurs et par conséquent bien moins cher.
Et de ce fait, paradoxalement plébiscité pour son coût. Paradoxe du consommateur mais aussi du politique qui n'a pas peur de proposer des repas pour tous à 1 € dans nos collectivités quand certains qui en ont les moyens pourraient assurément mieux soutenir l'effort des producteurs. Même paradoxe sur les traités de libre échange.
Voilà ce que je voulais vous dire ce matin et merci encore aux administrateurs qui nous ont accompagné dans dans ce travail. Rodrigo, c'est à toi. Bonjour à toutes et à tous.
Je pense que Géraldine a conclu aussi comme il fallait dans la mesure où celles et ceux qui ont fait des missions flash des rapports savent que sans les administrateurs nos travaux serait extrêmement compliqués. On a nous avons auditionné euh plus de 22 tables rondes pour être clair. Nous avons fait plusieurs déplacements également y compris en Mayenne dans la circonscription de Géraldine et plus proche en Île-de-France aussi parce qu'il y a beaucoup de de productions agricole dans l'Île-de-France.
Ça ne se résume pas à Paris, ça se saurait. Et euh et donc vous dire que ce rapport est aussi dans un contexte où je pense que nous le nous le partageons. Nous partageons euh le fait que euh le changement climatique s'est invité dans notre pays comme il s'invite à l'échelle de la planète et que il convient aujourd'hui de d'impulser cette révolution dans le monde agricole que nous avons su faire après la Seconde Guerre mondiale quand tu l'as dit très justement les pouvoirs publics et la société toute entière s'était mobilisé pour nourrir la population.
C'est quelque chose qui s'est fait dans notre pays mais qui s'est fait aussi à l'échelle de la planète et ça aussi crée des dépendances notamment vis-à-vis des États-Unis notamment à travers le modèle que que dont dont nous héritons aujourd'hui et dont nous voyons aussi certaines limites. Euh vous le savez en tout cas, je sais que vous êtes tous très attachés à vos territoires. Nous allons d'ici demain et ça a déjà commencé pour pas dire ce weekend vers un épisode caniculaire dans lequel les ingénieurs risque climatique disent que nous sommes dans une approche de canicule comme en 2003 mais sous stéroïde.
Ce qui veut dire qu'aujourd'hui nous ne sommes pas prêts. Les écoles ne sont pas prêtes, le les pouvoirs publics ne sont pas prêts et que le monde agricole non plus n'est pas prêt à cela parce que l'accompagnement que nous donnons n'est pas de nature à faire ce changement. Vous le savez normalement, enfin en tout cas je je vous le réaffirme, ce ne sont pas les chiffres des rapporteurs, sont les chiffres officiel. 20 % de la production des gaz à effet de serre en France viennent du monde agricole.
Ils se placent en deuxième derrière les transports. Ce qui veut dire que c'est un vrai acteur du changement. Et celles et ceux qui pensent que nous pourrons nous en sortir sans le monde paysan, je pense que nous ils sont dans l'erreur.
Nous devons soutenir la puissance publique. Tu l'a dit, les consommateurs, c'est-à-dire les citoyens, les citoyennes, doivent soutenir ce changement parce que sinon nous n'en sortirons pas. D'ailleurs, je sais que Géraldine est très attaché parce que ce sont c'est des origines aussi familiales.
Le la culture de l'élevage, notamment Bovine produit 60 % des gaz à effet de serre. C'est-à-dire que si nous soutenons pas ses filières, si nous n'impulsons pas le changement, si nous faisons pas aussi jouer son rôle euh qui euh de mon point de vue est contestable à toute la chaîne de transformation agroalimentaire, nous aurons un problème pour nous en sortir collectivement. Et c'est ça aujourd'hui qui essaie de pointer ce rapport, à savoir que si nous ne prenons pas garde, si nous ne faisons pas attention à changer les pratiques dans l'enseignement agricole en France, qui soit public ou privé, et bien nous aurons du mal à impulser cela parce que c'est là où nous formons les futures générations et elles doivent être accompagnées et soutenues par les générations que nous sommes puisque nous sommes censés aujourd'hui édicter les lois mais aussi voter les budgets afférents à ce à ce modèle que nous prenons dans ce rapport à partir des différentes préconisations que nous faisons et qui sont qui peuvent être discutables les discuter, nous aurons leur de le faire chers collègues.
Oui, nous pensons que le monde paysan d'une façon générale, agriculteur, éleveur et tout ce qui est afférent sont des acteurs centraux de cette transformation. Nous et nous pensons aussi, il me semble en tout cas que la façon dont la chaîne de valeur est construite fait que ce ne sont pas ceux qui produisent l'alimentation, ce ne sont pas ceux qui prennent soin des champs et des forêts souvent qui aujourd'hui sont l'essentiel de ceux qui captent la valeur ajoutée de la production. Et il semble que ce modèle aujourd'hui doit évoluer parce que nous avons tous émis dans les différents groupes que le la question du revenu des des paysans, des paysanes, des évleurs, des éleveuses sont au cœur en fait de de ce modèle chambre.
Nous ne pouvons pas aujourd'hui avoir une société qui assoit son mode de vie et son confort sur le mal-être de de toute cette population qui est constitué. C'est une des raisons d'ailleurs qui a été pointée au fur mesure des auditions sur le fait que ce milieu devient peu attractif et que aujourd'hui le dumpic social qu'a pointé Géraldine c'estàd que nous produisions ailleurs parce que les conditions de travail sont moins disantes et bien nous le retrouvons dans nos assiettes. C'est aussi pour cette raison que quand nous faisons une agriculture qui essae bonne en malant, même si c'est pas le cas de façon globale de se passer des intran chimique dont nous sommes dépendants en terme d'exploitation de matière première, et bien nous avons une agriculture aujourd'hui qui est compliquée, qui est compliquée parce que nous dépendons en fait de de pays qui d'un point de vue géopolitique d'ailleurs et peut être un obstacle à ce à ce changement qui est souhaitable.
Alors nous avons su faire par le passé sur d'autres champs le fait que notre pays était innovant était novateur et qu'il pouvait servir de modèle. Il y a d'autres pays aussi qui ont déjà engagé cette ce changement. Par exemple, euh dernièrement, le Vietnam a mis en avant le fait que au niveau du Mekong, qui est le principal producteur de riz dans le monde, est en difficulté du fait du changement climatique.
Et nous savons, en tout cas, celles et ceux qui s'intéressent à ce sujet-là, si la production de riz s'effondre dans le Vietnam, c'est la planète entière qui va être affectée. J'ai la prétention de dire que si la France nous n'engageons pas ce changement, nous allons mettre aussi en péril l'équilibre alimentaire de notre pays. Vous savez l'excédent commercial au niveau des céréales que produit la France, c'est grâce à cette arme géopolitique que nous assurons la stabilité dans beaucoup de pays dans le monde et y compris que nous pouvons lutter à la au fait que des régimes plus autoritaires, voir des régimes dogmatiquement, idéologiquement religieux, prennent le pouvoir dans des pays avec qui nous avons des relations et ça ce n'est pas acceptable par rapport à la façon dont nous concevons les relations internationales.
Donc vous voyez, ce changement se pose à ces zone là, se pose à partir de la place que nous voulons occuper dans le monde, mais aussi comment est-ce que nous engageons la transformation essentielle par rapport au risque du changement climatique que j'ai essayé de décrire de façon peut-être un peu caricaturale, mais l'urgence va être demain et dans vos territoires, vous aurez, je pense, à accompagner les maires qui auront à cœur de sauver des vies parce que c'est de ça dont nous parlons aujourd'hui. Aujourd'hui, nous avons pour pour digresser 2 secondes, nous avons la ville de Malakov, par exemple avec les parents d'élèves qui ont scotché des des des couvertures de survie sur les fenêtres des écoles à l'envers. Pourquoi ?
Pour empêcher le rayonnement à l'intérieur des salles de classe parce que nous avons construit des salles de classe qui aujourd'hui font effet de serre. Alors, c'est des solutions de la débrouille, c'est des solutions pragmatiques, mais vous voyez, c'est un changement global que nous devons appréhender. Et nous pensons, je pense en tout cas avec Géraldine que le monde paysan, l'agriculture, l'élevage est au cœur de ce changement et c'est pour ça que les lycées agricoles méritent toute notre attention en tant que représentant national.
Donc vous dire cela que si nous n'arrivons pas à convaincre les nouvelles générations et aussi les générations aujourd'hui qui sont euh en mesure de faire ces exploitations, alors nous aurons du mal à impulser ce changement parce que oui, c'est vrai que cours des auditions, nous avons vu un certain scepticisme à aller vers des des changements différents. Nous avons eu un certain un certain doute à faire en sorte d'utiliser moins de phyosanitaires même si l'essentiel est en train d'engager ce changement. nous a il y a beaucoup de de doutes aussi à engager par exemple des productions biologiques et la puissance d'État a été défaillante dans certains territoires.
Donc quand au sein de la formation il y a euh ce doute-là, je je n'emplarerai pas le mot de de climatosceptépticisme. C'est-à-dire que quand vous héritez d'une d'une ferme d'élevage ou de production agricole et que vos parents ou vos grands-parents ont mis en place des process d'une certaine façon parce que vous le savez le monde agricole français est largement soutenu par la puissance publique à travers les subventions qui sont données soit par l'Europe soit par la nation. Donc en gros, il n'y a il n'y a pas une agriculture qui se suffise à elle-même du point de vue du modèle de rentabilité.
Euh les rendements sont décroissants, nous le savons. Euh aujourd'hui, c'est compliqué une exploitation qui n'a pas de subvention euh pour survivre. C'est c'est vraiment c'est comme les poissons volant, ça existe mais c'est pas la majorité du genre.
Et donc à partir de là, euh une fois qu'on se dit ça, c'est comment est-ce que on impulse ce changement-là ? Et aujourd'hui, oui, il y a il y a du scepticisme quand le modèle de papa euh ou de maman, c'est minoritaire mais ça existe, et des grands-parents est un modèle qui fonctionne. Et donc, les enfants se heurent aussi à à cette résistance au changement et les lycées agricoles sont exactement là.
Je vais pas être très long pour essayer de donner le plus de place euh au débat entre nous, chers collègues. Mais oui, il y a il y a un un sujet de de ce point de vue-là euh pour faire en sorte aussi que il y a un vrai frein à tout ça, même si EP11, EP12 a été euh un un succès, il faut le dire, parce que la France aujourd'hui peut s'enorgueillir d'avoir un des systèmes éducatifs peut-être les plus performants de la planète. En tout cas, je me risque à cette comparaison.
Pourquoi ? parce que les fermes agricoles détiennent aussi des exploitations init qui permettent justement de de former, on va dire, de façon pratique et pragmatique aux choses. C'est pas juste de le c'est pas juste de la théorie mais par rapport à ça, il y a deux sujets.
D'abord que on le on oblige pour les pour l'essentiel à ce que les exploitations soient rentables pour mettre en place que ce qu' les élèves apprennent. Les apprenants, on dit maintenant, on dit pas élèv, moi je suis vieux, je dirais je dis élève toujours, mais mais quand les élèves apprennent et bien euh je me risquerai à garder élèves, si vous le permettez. Quand les élèves apprennent et bien quand le modèle ne fonctionne pas alors et bien ils ne sont pas amenés à le produire.
Sauf qu'il y a des modèles qui ne sont pas rentables aujourd'hui pour deux raisons. D'abord parce que ce n'est pas de cette façon-là que fonctionne la logique des lycées agricoles et aussi parce que il y a une une je veux dire pas une imperméabilité mais une très grande difficulté à faire descendre la recherche fondamentale qui est d'excellence en France directement dans les lycées agricoles. Ce qui veut dire que le le changement des des référentiels éducatifs des référentiels pédagogiques tarde par rapport à ce que nous produisons.
Et d'ailleurs, une grande partie de ce que nous produisons à l'université est largement exploité dans les universités qui ne sont pas françaises. C'est que nous produisons des connaissances, nous produisons les savoirs. Nous pouvons avoir une agriculture intensive en en connaissance et en savoir après avoir été intensive en main d'œuvre plus intensive en intran chimique et nous savons que ça affaiblit les sols, que ça pose un problème sur la gestion de l'eau, que ça pose un problème sur la biodiversité mais le changement est en cours.
On sait qu'aujourd'hui le monde paysan protège les territoires notamment en faisant des aménagements qui remettent de la biodiversité. Nous savons aujourd'hui qu'il y a compris parfois une sorte d'assolement triénal qui se qui se met en place dans certaines exploitations qui permet de de prendre en compte les choses différentes. Mais si on si on ne crée pas les conditions pour que la recherche fondamentale arrive plus vite dans les salles de classe, nous allons avoir un retard hein.
Et ce retard et bien il se paye à la fois par rapport au contexte que j'expliquéis tout à l'heure dans un cadre international mais il se paye aussi sur la question de ce que nous produisons, comment nous le produisons et infiner comme disait jardine ce que nous consommons dans l'assiette. Il n'est pas acceptable aujourd'hui, nous venons de voter une proposition sur le cadmium et bien que que les questions de santé publique ne soient pas au cœur de cette production. Donc vous voyez toutes ces problématiques-là et ben elles s'apprennent à l'école et précisément nous avons aujourd'hui les lycées agricoles qui appréhendent ces questions-là et nous pouvons, je vous le dis, être fier de ce qui s'y fait même si aujourd'hui ça devient compliqué.
Oui, il y a du lobby qui s'exerce dans les conseils d'administration par des intérêts divergents et nous devons veiller en tant que que responsabilité nationale à travers le législateur et et les législatrices à faire en sorte que ces lobby ne soient pas déterminants dans les choix pédagogiques qui sont faits d'où qu'il sient. On ne peut pas avoir une école qui euh soit dans dans le dogmatisme ou dans l'imposition d'un modèle parce qu'il y a pas un modèle, il y a des modèles. Et la France justement, et vous le savez puisque nous disons que nous avons beaucoup de fromages dans notre pays, c'est précisément parce que nous avons des territoires qui sont différents.
Et cette différence, il faut la cultiver. la cultiver pour faire en sorte que euh nous préservions aussi des modes de vie, que nous positionsions aussi des traditions et que les écosystèmes qui régissent dans les territoires puissent se nourrir les uns des autres afin que le le monde paysan en tout cas c'est la thèse que je pense nous portons, soit au cœur de ce changement parce que nous pouvons à travers ce levier-là mettre une impulsion qui aura des résurgences et des implications dans à l'échelle de toute la nation. En tout cas, c'est le paris que nous faisons et c'est le rapport que nous vous proposons aujourd'hui à votre sagacité et votre sagesse.
Je vous remercie. Merci chers collègues. Merci pour le pour le travail. réalisé pour ses interventions engagées.
Je rappelle que c'était une mission proposée par le groupe et lesfilli dans le cadre de son droit de tirage. Je voudrais remercier également nos administrateurs avant de pouvoir céder la parole aux différents orateurs de groupe pour une durée de 2 minutes en commençant par madame Christelle Minard pour la droite républicaine. [grognement] Monsieur [raclement de gorge] le président, madame et monsieur le rapporteur, chers collègues, ce rapport va plutôt dans le bon sens. qu'il met en lumière le rôle stratégique de l'enseignement agricole et c'est et c'est une bonne chose.
Néanmoins, plusieurs orientations proposées sont déjà pour moi largement engagé dans les établissements. L'enjeu principal est donc davantage d'accompagner et soutenir les acteurs de de terrain qui innovent au services d'agriculture plutôt que des dicter à mon sens de nouvelles obligations. Depuis une décennie, l'enseignement agricole, vous l'avez dit, a connu une mutation profonde pour mieux répondre aux enjeux de transition écologique, de souveraineté alimentaire et de renouvellement des générations.
D'ailleurs, dans un contexte démographique défavorable, les effectifs, vous l'avez dit aussi, des élèves en établissement agricole ont ont évolué he de 7 % en 5 ans. Les référentiels de formation intègrent déjà les enjeux de l'agroécologie, de la transition climatique, de la préservation des ressources, le déploiement numérique, l'innovation et le développement durable. Et à titre d'exemple, au campus de Nermont, dans mon département de Relois, l'établissement a développé une ferme pédagogique, un village de start-up by CA, une ferme de maréchage biointensif, des ateliers technologiques et de nombreux autres projets d'expérimentation qui mettent permettent aujourd'hui d'observer, de tester et de de comprendre, de mettre en œuvre les transitions agricoles.
Je pense aussi au lycée professionnel dans dans mon dans ma circonscription d'Anette qui a développé le partenariat avec des producteurs des locaux pour développer une boutique à la ferme, sensibiliser les élèves au circuit court et à l'ancrage territorial. L'agriculture de demain sera à la fois pour moi agronomique, numérique, humaine et et je pense qu'on a déjà engagé ces enjeux. Mais ce dont le monde agricole a besoin à mon sens, ce ne sont pas de nouveaux outils, de nouvelles mesures difficiles à mettre en place puisque aucun autre secteur n'a connu en quelques décennies une transformation aussi profonde que l'agriculture.
J'avais j'ai dans mon j'avais fait 3 minutes, donc je suis à la moitié. Désolé, la règle sera malheureusement la même pour tout le monde même si je ne donne pas de la qualité de votre intervention madame la députée pour le groupe ensemble pour la République monsieur Bertransor. Merci monsieur le président, madame et monsieurs les rapporteurs.
Je vous remercie tout d'abord pour la qualité de votre présentation ainsi que pour le travail réalisé sur ce sujet essentiel qui est l'enseignement agricole. L'agriculture française fait aujourd'hui face à de nombreux défis et notamment celui du renouvellement des générations. C'est d'ailleurs une des ambitions portées par la loi d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture.
La loi Laarga promulguée en mars 2025 qui fixe des objectifs ambitieux à l'horizon 2030. augmenter de 30 % le nombre d'élèves et d'apprentis dans les formations agricoles et agroalimentaires, renforcer le nombre de vétérinaires formés et accroître aussi celui des ingénieurs agronomes. L'enjeu est clair, apprendre à produire autrement, notamment face aux défis climatiques tout en restant économiquement performant.
La question de la rentabilité est essentielle pour assurer la pérennité de nos exploitations agricoles. Nous le constatons quotidiennement sur le terrain, les difficultés économiques peuvent être une source de grande détresse pour un grand nombre d'agriculteurs. Notre système d'enseignement agricole est pourtant une véritable réussite comme vous le soulignez dans votre rapport.
Cette filière d'excellence propose une grande diversité de parcours de la classe de 4e jusqu'aux formations supérieures. Et je tiens d'ailleurs à ce moment à saluer l'excellent travail réalisé dans les lycées agricoles. J'en ai deux sur mon territoire à Coutan et Saint-Tière du Harcou dans la Manche.
Mais également au sein des maisons familiales et rurales. J'en ai également dans ma circonscription où l'on forme au quotidien des jeunes en leur offrant de réelles perspectives d'avenir. Les derniers chiffres sont encourageants.
Après plusieurs années de baisse, les effectifs repartent à la hausse et les jeunes reviennent vers ces formations dont les taux de réussite et d'insertion demeurent particulièrement élevé. Par ailleurs, les nouvelles technologies transforment profondément l'outil de production agricole numérique intelligence artificielle robotisation. Ces ces innovations peuvent contribuer à améliorer la rentabilité des exploitations, à réduire la pénibilité du travail et à renforcer l'attractivité des métiers.
Alors, une question importante. Lorsque l'on rencontre les jeunes au sein des établissements, on sent chez eux une grande motivation. Beaucoup sont issus non pas du monde agricole mais de filières totalement diverses.
Mais ils ont une question primordiale et et première. Comment faire pour que leur passion coïncide avec une réalité économique ? C'est-à-dire comment est-ce qu'on fait ce travail de passion en étant assuré qu'économiquement on pourra en vivre décemment ?
Merci chers collègues pour le groupe lesfil madame Marie Mesmeur. Merci monsieur le président. Madame et monsieurs les rapporteurs collègues, je veux tout d'abord saluer le travail de nos deux rapporteurs.
Les conclusions de cette mission flash tracent une feuille de route intéressante et indispensable pour l'avenir de notre agriculture. L'enseignement agricole est un pilier d'un modèle éducatif et républicain. Malgré un public souvent issu de milieux moins favorisés, ces structures affichent de remarquables taux de réussite aux examens et une excellente insertion professionnelle.
Pourtant, le constat est là. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet enseignement s'est dû imposer une vision productiviste dont nous mesurons aujourd'hui les limites. Face au aux échecs des plans précédents, faute de véritable impulsion politique des gouvernements successifs, l'agroécologie a trop souvent été non priorisée.
Avec l'élaboration du plan enseigné à produire autrement 3, nous avons une occasion historique de changer de paradigme. C'est pourquoi nous soutenons les propositions du rapport. Il faut faire des exploitations pédagogiques de nos lycées la véritable clé de voûte de la transition.
De même, réformer la gouvernance en clarifiant les missions des référents et en sanctuarisant les enseignements scientifiques et ag et agronomiques et en les protégeant de toutes les formes de lobby de grands groupes pollueurs et ce qui est aujourd'hui une nécessité absolue. Cependant, deux points de vigilance majeur doivent guider nos débats. D'abord, la neutralité de nos établissements.
Il faut remettre nos lycées au cœur de nos priorités. C'est pourquoi nos lycéens ne peuvent plus subir des pressions de syndicats agricoles majoritaires ou d'acteurs de l'agroindustrie qui censurent des projets pédagogiques pédagogiques comme par exemple la censure de la diffusion du film La part du loup à l'école forestière de MMAC en mars 2025. L'instauration d'un registre public des intervenants est un premier pas, mais nous devons aller plus loin pour garantir le pluralisme et l'indépendance des équipes enseignantes.
Enfin, soyons vigilants face au mirage technologique. Présenter l'intelligence artificielle comme la solution miracle à la transition environnementale sans interroger son empreinte carbone massive est un non sens écologique parce que ce rapport pose les fondations d'un service public de l'enseignement agricole moderne féministe inclusif et authentiquement écologique. donc profondément en accord avec le programme de la France insoumise et ce que nous ferons une fois au pouvoir l'année prochaine.
Notre groupe votera pour les conclusions de ce rapport. Je vous remercie. Merci beaucoup. pour le groupe socialiste et apparenté madame Claudia Rouau.
Merci monsieur le président, madames et monsieurs les rapporteurs, mes chers collègues, l'enseignement agricole est une richesse de notre République. Trop souvent méconnu, il forme pourtant chaque année des dizaines de milliers de jeunes au métiers essentiels de notre pays. L'agriculture, l'alimentation, la forêt, l'environnement et l'aménagement des territoires.
Alors que nous faisons face à des défis majeurs, renouvellement des générations agricoles, transition écologique, souveraineté alimentaire, l'enseignement agricole est une partie de la réponse. Je prépare les professionnels qui devront produire mieux, préserver nos ressources naturelles, répondre aux attentes toujours plus nombreuses de la société et adapter leur méthode de travail au réchauffement climatique. Mais cet enseignement ne peut remplir pleinement ses missions que si nous lui donnons les moyens nécessaires.
Depuis plusieurs années, les établissements alertent sur les difficultés de recrutement, le manque de personnel et les tensions budgétaires qui fragilisent leur action. Pour le groupe socialiste et apparenté, investir dans l'enseignement agricole n'est pas une dépense, c'est un investissement stratégique pour l'avenir. C'est permettre à davantage de jeunes, notamment issus des territoires ruraux et des milieux modestes, d'accéder à des formations d'excellence et à des débouchés professionnels porteurs.
Enfin, nous devons réaffirmer notre rôle dans la transition agroécologique. Former les agriculteurs de demain, c'est leur donner des outils pour concilier performance économique, justice sociale et respect de l'environnement. C'est le sens de l'amendement que mon groupe avait déposé lors de l'examen de la dernière loi de finance qui visait à abonder de 684 ETP d'enseignants et de 65 ATLS administratifs techniciens de laboratoire et de santé l'enseignement agricole public.
Malheureusement pour nos jeunes, le premier ministre a jugé que ce n'était pas une priorité et n'a donc pas retenu cet amendement lorsqu'il a fait usage de l'article 493 de la Constitution. parce qu'il prépare l'avenir de notre agriculture et de nos territoires. L'enseignement agricole mérite toute l'attention de la représentation nationale et je vous remercie chers collègues pour votre travail qui je l'espère permettra de renforcer l'enseignement agricole.
Je vous remercie. Merci beaucoup pour le rassemblement national que je remercie d'avoir accepté d'intervertir, madame Florence Joubert. Monsieur le président, madames et monsieurs les rapporteurs, notre groupe l'a déjà signalé à de multiples reprises.
L'un des défis majeurs de l'enseignement agricole aujourd'hui est celui du renouvellement des générations. Rappelons les chiffres éloquents et très inquiétants à ce sujet. Sur les 496000 chefs d'exploitation agricole qui sont en activité, environ 166000 vont partir à la retraite dans les 10 ans qui viennent.
Or, le taux de renouvellement est de deux installations pour trois départs. Bien entendu, après une baisse des effectifs pendant environ 10 ans, nous réjouissons de la hausse des effectifs de l'enseignement agricole depuis depuis 2019 avec environ 220000 jeunes en formation initiale, soit 15 % de l'ensemble des élèves qui sont en formation professionnelle. En outre, ces élèves obtiennent en moyenne de meilleurs résultats de réussite au baccalauréat que les filières générales, ainsi que de meilleurs taux d'insertion professionnel.
Pourtant, malgré ces chiffres encourageants et la grande qualité de l'enseignement agricole en France, celui-ci reste encore dévalorisé par rapport aux filière générale. En réalité, les métiers agricoles souffrent toujours d'une image dégradée auprès d'une partie de la jeunesse en raison des difficultés économiques de la filière, sans oublier les discours d'agribing qui s'imposent trop souvent dans le débat public. En outre, en exprimant clairement une volonté d'assumer pleinement un tournant écologique, ce rapport semble prenner une agriculture biologique, ceci au détriment d'autres types d'agriculture pourtant nécessaire afin d'assurer une souveraineté alimentaire grâce à une rentabilité suffisante et pérenne.
Notons enfin que si la piste d'un renforcement de la formation initiale des enseignants est intéressante, la seule qualité dans l'enseignement ne suffira pas à assurer le renouvellement des générations. En ce qui nous concerne, nous prenons des incitations fiscales fortes comme l'exonération de droits de succession de la transmission des exploitations agricoles à la seule condition que l'agriculteur qui reprend l'exploitation s'engage à conserver celle-ci pour une durée d'au moins 10 ans. Je vous remercie.
Merci beaucoup pour le groupe écologiste et social, monsieur Jean-Claudre. Merci monsieur le président, madame et monsieurs les rapporteurs. Je tiens d'abord à vous féliciter pour votre travail et votre présentation.
Vous savez que je suis particulièrement sensible à cet enjeu de l'enseignement agrécol. Alors, votre rapport établi plusieurs constats que je veux relayer ici. Le premier, même si ce n'est pas une découverte, nous alerte sur l'influence de l'industrie agroalimentaire dans nos établissements d'enseignement agricole.
Quand vous confirmez que tant de conseils d'administration sont verrouillés par un seul courant syndical qui s'est vertu à défendre les intérêts de l'agroindustrie, il y a de quoi s'inquiéter. Je soutiens votre proposition d'un registre public qui consigne ceux qui viennent s'exprimer devant les élèves. Un lycée, c'est le lieu où on apprend à penser par soi-même et à exercer son esprit critique, pas un lieu d'influence.
Le deuxième, c'est la préservation des sols. Vous rappelez à juste titre le cercle vicieux dans lequel on s'enferme. Plus on traite, plus le sol durcit, plus il s'appauvrit et plus il faut traiter encore et toujours plus.
Apprendre à nos jeunes à faire vivre durablement les sols plutôt qu'à les épuiser, c'est leur transmettre le béabas d'une agriculture durable dans un contexte de grands dérèglements. Et vous rappelez à juste titre qu'il faut que l'exploitation du lycée elle-même pratique ces méthodes couvert végétaux, agroforesterie, réduction des intrans. Mais voilà ce que je ne peux pas taire.
Pendant que nous parlons d'apprendre à produire autrement, d'autres s'emploient faire prospérer un modèle ultra productiviste à bout de souffle. Le projet de loi d'urgence agricole de madame Jeunevar est en passe de devenir le véhicule de tous les reculs. Au Sénat, monsieur Duplon veut réintroduire la cétamipride aussi dangereux pour les abeilles que pour les cerveaux de nos enfants.
Et monsieur Rousseau va encore plus loin. Il veut s'envergogne en finir avec le principe de précaution. Alors, je pose la question simplement : comment apprendre à nos élèves le matin à préserver les sols, l'eau et les pollinisateurs quand l'après-midi des parlementaires font tout pour réautoriser des substances dangereuses qu'on leur apprend à ne plus utiliser ?
Je forme donc un vœu que ce rapport dépasse le le scepticisme souligné qu'il ne reste pas lettre morte et que nos projets de loi agricole se mettent à la hauteur de ce que nous devons transmettre à nos jeunes une agriculture durable, respectueuse du vivant, de notre eau et de notre santé. Merci chers collègues pour le groupe démocrate, madame Delphine Linguman. Merci monsieur le président, madame et monsieur le rapporteur.
Au nom du groupe les démocrates, je tiens tout d'abord à remercier les deux rapporteurs pour la qualité de ce travail. Euh face aux défis climatiques environnementaux et alimentaires, l'enseignement agricole constitue aujourd'hui un levier [raclement de gorge] essentiel pour réussir la transition agroécologique et assurer le renouvellement des générations. Je le constate à chacune de mes visites dans les deux lycées agricoles de ma circonscription, celui de Massabi Lauver Chamer et celui du Broy Surco Cous.
Alors madame la rapporteur, vous avez rappelé que près de 90 % des élèves sont aujourd'hui des NIMA, c'est-à-dire des jeunes non issus du monde agricole. Cela suppose un accompagnement renforcé, adapté afin de leur transmettre les savoir-faire, les repères et la culture professionnelle indispensable à leur réussite. Ma première question est donc la suivante : comment le plan enseigné à produire autrement s'adapte-t-il à cette évolution du profil des élèves et à l'arrivée croissante de ces jeunes issus d'autres horizons ?
Vous avez également évoqué la nécessité de développer leur esprit critique face à certaines idéologies et très concrètement, comment cet objectif se traduit-il dans les formations ? Je souhaite également attirer votre attention sur la situation économique de certains établissements agricoles. Pourtant indispensable à la vitalité de nos territoires ruraux et à la parinité d'une agriculture française forte.
Nous soutenons donc votre recommandation visant à mieux accompagner les exploitations pédagogiques intégrées au lycée agricole. Quel levier pourrait être mobilisé pour encourager davantage les régions à prendre en charge les surcouts liés à leur mission de formation ? Et enfin, comment concilier la nécessaire indépendance académique de l'enseignement agricole avec le développement de partenariat vertueux entre établissements et acteurs économiques locaux.
Je pense notamment à l'entreprise Rochias sur mon territoire qui contribue activement à la reconstruction d'une véritable filière Ail avec en facilitant l'installation des jeunes. Dernière question, les jeunes agriculteurs ont envie non seulement de produire autrement mais aussi de vivre dignement de leur métier. Comment le plan enseigner à produire autrement prépare ces jeunes à gérer une exploitation leur permettant de générer un revenu à la hauteur de leur engagement ?
Je vous remercie. Merci chers collègues pour le groupe Horizon et indépendant madame Béatrice Pirot. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, monsieur le rapporteur, mes chers collègues.
Cette mission d'information pose une question essentielle. Notre enseignement agricole est-il aujourd'hui en mesure d'accompagner efficacement la transition écologique de notre agriculture [rires][toux] ? Pour y répondre, le rapport appelle d'abord une réalité que l'on oublie trop souvent.
L'enseignement agricole constitue une véritable réussite. Deuxème système éducatif de notre pays, il accueille des élèves issus des milieux souvent plus modeste que ceux des lycées généraux et technologiques. Tout en obnet de meilleurs résultats aux examens et une meilleure insertion professionnelle.
Le rapport s'intéresse également au plan enseigné à produire autrement lancé en 2014 puis en 2020 afin d'accompagner la transition agroécologique de l'enseignement agricole. Un troisème plan est d'ailleurs annoncé pour la rentrée prochaine. Votre évaluation est nuancée.
Si le premier plan a permis de réels [toux] appé, le second semble avoir souffert d'un pilotage devenu progressivement complexe et parfois difficilement lisible pour les établissements. Dès lors, quelles recommandations concrètes formulez-vous pour garantir une gouvernance plus efficace et une meilleure appropriation des futurs objectifs par les acteurs de terrain ? Le rapport met également en lumière une difficulté particulièrement préoccupante, le manque d'enseignant.
Dans l'enseignement public, un concours sur deux ne prévoit pas ne pourvoit pas pour l'ensemble la pour l'ensemble des postes ouverts. En agroé équipement, à peine un poste sur trois est aujourd'hui pourvu. Or, sans enseignant dans les les disciplines techniques, aucun projet de transformation aussi ambitieux soit-il ne pourra aboutir.
C'est pourquoi le groupe Horizon et indépendance soutient les pistes avancées par les rapporteurs. Sécuriser davantage les parcours des enseignants contractuels grâce à des contrats pluriannuels. faciliter les reconversions professionnelles vers l'enseignement et développer le recours à des experts extérieurs au sein des établissements.
Enfin, nous souhaitons revenir sur une faiblesse majeure soulignée dans votre rapport. L'absence d'outils permettant d'évaluer l'impact réel des enseignements dispensés. 10 ans après le lancement du premier plan, nous ne disposons toujours pas de données permettant de mesurer dans quelles mesures les pratiques enseignées sont effectivement mises en œuvre par les diplômés une fois installés.
Je termine par la conclusion même du rapport que le groupe Horizon indépendant fait clairement sienne. Produire autrement n'a sens que si l'on accepte de consommer autrement. L'agriculteur ne décide pas seul de la manière de produire.
Le consommateur, le distributeur, l'industriel pèse sur ses choix autant que lui. Je vous remercie. Merci chers collègues pour le groupe, madame Nicole Sancer.
Merci monsieur le président, madame les rapporteurs, mes chers collègues, je salue à mon tour le travail des rapporteurs. Vous montrez bien que l'enseignement agricole doit être un levier des transitions agroécologiques et qu'il doit s'appuyer davantage sur les exploitations pédagogiques pour démontrer la viabilité des nouveaux systèmes de production. Il s'agit d'une recommandation de bon sens que le groupe partage pleinement.
Je souhaiterais vous interroger sur deux points. Le premier concerne la place de l'enseignement agricole dans les stratégies de développement des territoires. En Polynésie française, le projet polynésien de l'enseignement agricole 2021-2025 a été élaboré avec l'objectif de mieux articuler les formations avec les besoins des filières, l'installation des jeunes agriculteurs et les enjeux d'autonomie alimentaire.
Dans son avis du 30 septembre 2021, le CEC de la Polynésie française insistait d'ailleurs sur cette nécessaire adéquation entre les formation, les débouchés professionnels et les perspectives de développement agricole du territoire. Or, votre rapport aborde principalement l'enseignement agricole comme un levier de transition des pratiques. Pensez-vous qu'il devrait également être conçu comme un outil de planification au service des stratégies territoriales de souveraineté alimentaire et de structuration des filières ?
En d'autres termes, qui doit définir les compétences agricoles de demain ? Les seules filières professionnelles ou les territoires eux-mêmes au regard de leurs objectifs de développement ? En second point concerne les exploitations pédagogiques.
Vous leur confiez un rôle central d'expérimentation, mais expérimenté suppose parfois de prendre des risques techniques, agronomiques ou économiques qu'une exploitation classique n'accepterait pas nécessairement. Les cadres actuels d'évaluation et de pilotage permettent-il réellement de valoriser cette fonction d'expérimentation ou existe-t-il un risque que les impératifs de gestion ou d'équilibre budgétaire limitent dans les faits la capacité d'innovation que vous appelez pourtant de vos vœux ? Je vous remercie.
Merci chers collègues. Je vous informe que nous prendrons les questions directement après la dernière intervention en l'occurrence celle de madame Souia Bourois pour le groupe GDR. Merci monsieur le président, madame et monsieur le rapporteur, chers collègues, je voudrais tout d'abord vous remercier, vous féliciter pour la qualité de votre rapport et pour cette communication très complète au sujet sur un sujet au carrefour de l'enseignement et de la production agricole.
Face au changement climatiques, le monde agricole est en première ligne sécheresse plus fréquente, épisode de chaleur extrême ou encore événement météorologique violent affectant directement les productions. Pourtant, alors même que ces évolutions sont déjà perceptibles sur le terrain, une partie des agriculteurs manifeste des réticences face aux adaptations proposées et aux nouveaux enseignements visant à produire autrement. On peut s'interroger sur ces résistances.
Elle s'explique d'abord pour des raisons économiques. En effet, modifier ces pratiques impliquent souvent des investissements importants alors même que de nombreuses exploitations connaissent une forte pression sur leurs revenus et peineent parfois assurer leur viabilité économique. À cette dimension économique s'ajoute également une démion une dimension culturelle et humaine.
Le savoir-faire agricole se se transmettent souvent de génération en génération. Dès lors, lorsque de nouveaux enseignements recommandent la diversification des cultures, la grosécologie, la réduction de certains entrant ou encore de nouvelles techniques de gestion de l'eau, certains agriculteurs peuvent avoir le sentiment que leur expérience et leurs connaissances sont remises en cause. Par ailleurs, ces réticences peuvent être renforcées par un sentiment d'éloignement entre les décisions ou les recommandations formulées et la réalité du terrain. les agriculteurs peuvent avoir le sentiment que les solutions sont élaborées loin de leur exploitation sans tenir suffisamment de compte des réalités locales, des contraintes techniques ou des spécificités propres à chaque territoire.
Pour autant, l'adaptation apparaît aujourd'hui comme une nécessité si l'on veut préserver durablement notre capacité de production agricole et accompagner les exploitants face au défis climatiqu et dans ce contexte, comment faire selon vous pour répondre à ces réticences et comment les nouveaux enseignements pourraient-ils être mieux reçus et mieux apprendés non seulement par les nouvelles générations [raclement de gorge] d'agriculteurs, mais également par celles et ceux qui ont construit leur activité autour d'autres modes de production. Je vous remercie. Merci chers collègues.
J'ai ensuite une demande de questions de madame Graziel Mcard pour une durée de 1 minute. Merci monsieur le président, madame et monsieur le rapporteur. Je avant tout vous pour vous remercier pour ce rapport consacré à l'enseignement agricole qui présente un panorama précis et disons-le assez positif de manière quantitative d'abord puisquealors que les effectifs d'élèves baissaient, ils augmentent de matière constante depuis le 2019.
L'agribing ne touche donc pas tant que ça notre jeunesse. Cela est notamment dû au bon virage pris par la France grâce au plan produire autrement qui depuis 2014 a permis à l'enseignement agricole d'opérer une transition vers l'agroécologie. En outre, votre rapport pointe les réussites qualitatives sont notamment cités le maillage territorial, la qualité de l'enseignement, les taux d'insertion.
Tout cela est propice à assurer l'avenir des jeunes. Toutefois, si nous voulons encore faire progresser à l'enseignement agricole, je crois que nous devons encore le décloisonner. qu'il s'agisse du recrutement des enseignants et des passerelles à créer avec les élèves de l'enseignement général afin de les sensibiliser au consommer autrement.
Je salue également la proposition que vous formulez pour mettre en place un outil numérique afin de partager les bonnes pratiques d'enseignement. Il me semble néanmoins qu'il nous faut décloisonner aussi en matière de féminisation des formations agricoles. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Je vous remercie. Merci chers collègues. Monsieur Lionel Dupara.
Pardon. [rires] Merci monsieur le président. L'enseignement agricole se caractérise par un travail collaboratif de tous les acteurs de la filière qu'il soit public ou privé et c'est une force.
Certaines de vos préconisations interrogent et jettent l'au prob sur une partie des agriculteurs presque en distribuant les bons points et les mauvais points. Sous-entend parfois la main mise de certains syndicats ou de lobby. Il sera intéressant peut-être de faire le parallèle avec l'enseignement général par la main mise de certains partis politiques ou certains syndicats.
Mais l'ouverture de la réflexion sur les influences politiques et syndicales se caractérise aujourd'hui par finalement cette erobe qui est jeté sur est-ce qu' sur sur les certains agriculteurs ? Est-ce que on vise encore une fois opposer une agriculture à une autre et est-ce que on veut déconnecter complètement notre agriculture pardon de l'industrie agroalimentaire qui est pourtant un maillon essentiel de notre souveraineté alimentaire pour répondre à un besoin mais l'adaptation de cette industrie doit se faire et on en est tous d'accord avec les nouveaux enjeux divers et variés que l'on a évoqué tout à l'heure de l'eau de de l'écologie et autres. Merci chers collègues.
S'il n'y a pas d'autres questions, je n'en vois pas. Je vais céder la parole à nos deux rapporteurs en commençant par madame Vas-y, vas-y Bier. Alors, on va essayer de répondre à un sur de on va essayer de s'organiser.
Bon, alors Christelle Ménard m'interroge sur les efforts déjà engagés euh dans le cadre de l'EPA. On a on ne dénit pas qu'il y a eu des efforts d'engagé puisqu'on revient sur le le déroulé justement des EPA 1 2 3. En revanche, nous on est là pour pointer ce qui peut être améliorable. euh notamment le suivi des résultats de l'EPA est clairement euh perfectible, hein, puisque on a vu que on n' pas forcément de recensement de tout ce qui s'est passé dans l'ensemble des établissements et manque aussi le partage des expériences qui sont menées dans les dans les lycées euh agricoles.
Donc, je pense que l'outil numérique qu'on propose pour partager les expériences est euh est bénéfique. On a aussi pointé un quand même un défaut, c'était le statut du référent EPA, statut qui est assez assez en fait qui est pas pérenne. Les EP les référents EPA sont choisis s le reste du temps dans le emploi du temps tout simplement.
Donc ils deviennent référents PA puis l'année d'après c'est peut-être pas le même. Donc il y a vraiment quelque chose à faire au niveau de ce statut du référent EPA. Et puis on a proposé également d'autres améliorations.
Voilà pour madame Ménard, tu fais la suivante ou vasy fais la liste. Alors pour Marie Mesmeur et puis il reprendra les autres. Euh donc vous parlez de neutralité euh dans l'enseignement bien évidemment puisqu'on a rappelé que il devait y avoir une liberté pédagogique des professeurs qui est respecté.
Vous demandez comment elle peut s'appliquer. Alors si je prends un exemple précis qui a été donné par un professeur d'enseignement agricole, c'était euh son projet était de de montrer un projet de méthanisation. Donc il fait venir des acteurs qui ont mené à bien un projet de méthaniseur.
Euh il travaille avec la préfecture du département. Euh le projet est présenté et puis parce que c'est un sujet euh socialement sensible, sociétalement sensible, il fait venir également une association qui milite contre euh les méthaniseurs. C'est tout simplement pour euh montrer aux futurs euh aux futurs agriculteurs qu'ils peuvent être confrontés à des difficultés dans le cadre des projets qu' qu'ils veulent bien mener.
Bien évidemment, le professeur avait eu des remarques de parents. Nous avons rappelé que le le professeur doit garder cette liberté pédagogique une forme de de neutralité dans ce qu'il présente pour que les agriculteurs aient bien conscience de ce à quoi ils se préparent. Nous sommes dans une société où les agriculteurs font l'objet d'agribashing. on ne peut l'ignorer.
Et donc, il est bien évident que les professeurs doivent pouvoir présenter euh ce qui est la réalité du terrain. Et puis vous parlez également des solutions techniques qui doivent pas devenir la norme. Alors quand même, les ceintures pour vélage, le ciblage des intrans, les robots de traite ont bien amélioré les conditions de travail des agriculteurs.
Donc, on ne peut pas se passer de du progrès tout simplement technique. Maintenant, c'est vrai que les agriculteurs sur le terrain nous rappellent qu'il faut pas non plus oublier, qu'il y a des savoirs zo et techniques de base, qu'il faut toujours observer les animaux plutôt que de recourir immédiatement à la à la technologie. C'est un sujet auquel les futurs agriculteurs sont bien initiés.
Alors, pour Florence Joubert euh sur la dévalorisation de l'enseignement lié aux difficultés de la filière, c'est un fait. C'est vrai que l'enseignement agricole a souvent été perçu comme la deuxième voie une voix un peu de garage. Il s'avère que par les chiffres de réussite dans l'enseignement agricole, du taux d'insertion, il y a aussi un modèle qui peut être proposé par les établissements privés avec des internats, un travail directement dans les exploitations.
Euh je pense que l'enseignement agricole peut devenir plus attractif. Mais évidemment, la rémunération de l'agriculteur, son statut, euh ce qu'il touchera à sa retraite, ça a un rôle fondamental dans la la vision qu'on a du métier d'agriculteur. Et donc, c'est vrai qu'on doit travailler à à tous valoriser l'enseignement agricole parce qu'on a impérativement besoin d'avoir des producteurs dans les exploitations.
C'était un des axes forts de notre message ce matin, je crois. Et puis euh a été abordé l'histoire de l'agriculture biologique qui serait le seul sujet à aborder. Non, pas du tout parce que le PA regroupe des choses comme les rotation des cultures, c'est vrai la conservation des sols mais il y a aussi le smidirect, l'agroforestorie, le fait d'utiliser moins d'un tran de de protéger les réserves en eau.
C'est bien plus large que l'agriculture biologique qui pour rappel l'objet de d'interrogation hein. le l'agriculture biologique est en crise depuis l'après Covid avec moins de moins de volume tout simplement de vente, une baisse aussi des surfaces, enfin au moins une restriction des surfaces après Covid. Il y a des prospectives qui sont faites par l'État pour savoir quel est l'avenir de l'agriculture biologique.
Je tiens à préciser d'ailleurs qu'il y a un scénario qui prévoit que l'agriculture biologique serait pas forcément l'agriculture de demain parce que si le consommateur ne joue pas le jeu et bien on peut pas avoir d'agriculture biologique. Par contre, il y a un un autre scénario qui prévoit l'agriculture biologique en plein boom en 2040. Sauf que dans ce cas-là, la prospective prévoit que le la part que le consommateur consacre à son alimentation passerait de 15 à 25 %. de ses revenus mensuels.
Donc on voit bien que l'enjeu de ce que va choisir le consommateur, il est crucial par rapport à cette agriculture biologique. Alors pour Delphine Lingeman, vous avez abordé beaucoup de sujets, difficile de revenir sur tous. Euh vous avez notamment insisté euh sur le le fait que le l'enseignement agricole doivent s'adapter aux jeunes effectivement qui sont non issus du milieu agricole.
C'est un enjeu fondamental. C'est euh c'est peut-être euh une prise en charge adaptée évidemment à ces jeunes qui n'ont pas euh comme j'ai pu l'avoir une connaissance par la par le fait de voir les choses. Euh c'est quelque chose qui est très spécifique à au ferm sur le tas et on et c'est quelque chose c'est vrai que moi j'ai j'ai grandi avec des agriculteurs qui disaient tu vois tu fais c'est tout simple ça s'apprend en fait en en voyant les choses.
Donc celui qui non issu du milieu agricole, il part avec quelques parins handicap mais cela est rattrapé par effectivement le l'enseignement agricole qui a bien conscience de cet enjeu d'accompagner les jeunes. Et puis évidemment vous avez parlé de de comment vivre dignement en ayant un revenu. Là encore je crois que c'est la société entière qui doit prendre conscience que si on veut un revenu dans les fermes, il faut aussi y mettre l'argent dans l'assiette parce que c'est ça qui conditionne le revenu de l'agriculteur.
Voilà ce que j'ai à dire pour ça. Alors maintenant, Nicole Sancer pour Liot. Euh évidemment, vous avez parlé de l'enseignement agricole qui doit prendre une place dans le développement du territoire.
Évidemment, il doit y avoir une adéquation entre la formation et les débouchés. L'enjeu de souveraineté alimentaire et capital sur certains territoires. On vous rejoint parfaitement dans cette optique.
Normalement, les lycées agricoles travaillent vraiment avec l'écosystème local. Donc c'est bien évidemment euh dans dans votre territoire et dans d'autres, ils doivent évidemment développer des filières qui sont en lien direct avec les territoires. Ça se fait très bien, je pense à mon département où la filière IPIC est très présente puisque on a un écosystème de course d'hippodrome et cetera.
Donc je suppose que ça se fait partout mais c'est évidemment un axe très important. [grognement] Et puis euh je vais répondre aussi à madame Melkor qui a évoqué dans sa question le sujet de la féminisation. C'est un sujet fondamental.
Alors, on a demandé un petit rajout dans le rapport qui concerne l'enseignement agricole côté femmes. Parce qu'en fait, pendant longtemps, les femmes elles étaient complètement excluses de l'enseignement agricole. Dans les années 60 c'est elles n'avaient pas accès au lycée agricole ou aux maisons familiales rurales, mais à ce qu'on appelle des écoles ménagères.
Moi, j'ai une maman qui a un brevet d'études ménagères. Elle en est très fière mais c'était tout simplement une formation pour apprendre à être une bonne épouse, cuisine, couture, soins des animaux et cetera. Bon, depuis ça a bien progressé et on a des chiffres qui sont quand même encourageants.
Alors, en 2022, par exemple, les femmes représentent 38,6 % des salariés agricoles, donc près de 40 % des salariés, 26,7 % de l'ensemble des non salariés du régime agricole. Donc, il y a 120000 femmes à la tête d'une exploitation. C'est un chiffre qui stagne malheureusement depuis 10 ans et on s'aperçoit que elles vont prendre des fermes un peu plus tard que les que les hommes parce que elles ont en moyenne d'âge les femmes qui tiennent une exploitation 51,7 ans contre 49 ans pour les hommes parce que traditionnellement elles prennent l'exploitation comme chef de enfin comme chef d'exploitation quand le mari arrive à la retraite.
Donc c'est ça explique cet âge tardif. Enfin bref, elles sont un/ tiers des nouvelles installées, donc il faut vraiment être vigilante à leur place. Et je le rappelle notamment quand je vais dans les lycées agricoles parce qu'on s'aperçoit que les femmes ont parfois plus de mal à prendre la parole, prendre leur place.
Je l'ai vu aussi à un forum sur l'agriculture il y a pas longtemps. Pendant 1h et3, il y avait pas une femme qui parlait au micro et je trouvais que devant des futures agricultrices, c'était quand même un peu dommage. Donc c'est vrai qu'il faut donner toute leur place aux femmes.
Je te laisse, [rires] faut laisser le temps à ce que ça infusque. On a changé d'époque et c'est très heureux. Euh si vous permettez, je vais je vais essayer de faire des balayer thématiquement les choses pour pas répondre de façon nominative parce que les questions sont transversal.
Je sais qu'elles sont dans l'esprit de de tous les groupes. Mais tout de même dire que le l'enseignement agricole n'échappe pas à la façon dont c'est structuré l'enseignement en général. Oui, la France euh d'une façon structurelle, mais entre guillemets les mauvais élèves dans les filières professionnelles, les bons élèves étant destinés au filière général, nous héritons d'un système, nous héritons, ça veut pas dire qu'on peut pas le changer, dans lequel on a séparé la tête et les mains.
Et aujourd'hui, nous voyons bien que face au changement climatique, face aux questions genre que vient d'aborder J Bagier et je souscris pleinement à ce qu'elle vient évidemment d'annoncer, euh nous avons effectivement une école qui doit aujourd'hui rassembler cela. Le le lycée est au cœur de cela. Avoir des lycées d'un côté généraux et des lycées professionnels dont la vocation n'est pas de former des républicains ou des citoyens mais des travailleurs.
Et ben c'est peut-être une vision qui a vécu. C'est une vision qui a vécu si nous voulons affronter l'avenir. Nous pouvons continuer à faire cela mais nous allons au devant de grandes difficultés il me semble.
Nous avons beaucoup aujourd'hui d'élèves, d'enseignants, de citoyennes, de citoyens et celles et ceux qui à travers tous les bancs d'ailleurs s'intéressent à ces questions là, qui remettent en question ce fonctionnement et et c'est heureux parce que le lycée agricole pour le coup est au cœur de ce changement. Pourquoi ? Parce que la France est un pays dans lequel la terre est quelque chose de central.
Je prendais des exemples un peu à l'étranger sur les choix de société auxquels fait référence Gérold Lin Balier. Moi, je suis originaire d'un pays sud-américain qui s'appelle le Chili et a fait le Chili a fait le choix comme la France d'installer des data centers et il y en a un qui s'est installé dans la banlieu de Santiago. Les data centers nécessitent une très grande consommation d'eau.
Tout le monde le sait. Le résultat c'est que tous les paysans, les agriculteurs et les éleveurs qui étaient autour des data center sont en crise parce que les data centers ont l'autorisation légale de pomper l'eau des rivières pour refroidir les data center au dépend du monde paysan. Ce qui veut dire que toutes ces régions, toute cette cet espace territorial qui n'est pas des moindres était producteur en denrée alimentaire et bien va certainement disparaître.
Donc nous sommes nous aussi au cœur de ces de ces de ces choix-là parce que le changement qui s'impose au lycée agricole, ce n'est pas le législateur qui le détermine, c'est le changement climatique. Oui, dans le sud de la France, nous allons très certainement devoir produire autre chose que ce que nous produisions jusqu'à présent. Et d'ailleurs, le monde paysan ne s'y est pas trompé.
Il y a beaucoup d'agriculteurs, d'accrutistes, d'éleveurs et d'éleveuses qui changent soit les les bêtes qu'ils exploitent, soit les produits qu'ils produisent parce que simplement le climat ne permet plus de continuer à le faire. Donc quand nous produisons du maïs dans des endroits où il n'y a pas assez d'eau pour le faire, quand nous produisons euh des beaux vins dans qui ne qui ne sont plus dans les prês, parce que quand on pose la question de la traite euh des vaches, oui, c'est vrai, ça améliore les conditions de vie des paysans. Pour les vaches, je sais pas pourquoi je dis ça.
Parce que les les nouveaux élèves qui arrivent, eux sont conscients des enjeux par rapport à la souffrance animale et ils n'opposent pas, contrairement à ce qu'on peut entendre, leurs conditions de vie à à l'introduction des nouvelles technologies en préservant aussi la condition animale parce qu'il n'est pas acceptable. D'ailleurs, le consommateur n'accepte pas qu'on exploite des animaux qui font souffrir du vivant. Et là, nous avons une un problème et Géraldine le dit très clairement, c'est que tout ça c'est un coût.
Oui, le coût n'est pas le même quand on ne produit pas de façon intensive et que nous nous produisons de façon à respecter l'environnement, quand nous respectons la denrée qui est l'eau, quand nous respectons le changement, quand nous respectons les les animaux que nous mangeons. Donc oui, [grognement] c'est c'est un changement sociétal qui incombe et sur ce que sur ce que disait le collègue du Péré, oui, vous vous avez raison, mais le le rapport n'oppose pas le monde paysan. Au contraire, ce qu'il dit c'est que dans la chaîne de valeur, il n'est pas normal que ce soit les l'industrie de la transformation pas pour pas la nommer ou de l'agroindustrie pour être plus plus général qui prennent et qui captent la valeur du travail des paysans et des éleveurs.
C'est ça où on a un problème. Mais vous savez, cette question ne se pose pas seulement dans le monde agricole, elle se pose d'une façon générale dans la société, c'est qu'aujourd'hui il y a des gens qui travaillent mais qui n'arrivent pas à vivre de leur de leur de leur travail. Donc voyez ces exemples là pour pour pas pour pas être plus long monsieur le président, je je rends compte que je suis un petit peu long, c'est que ce changement est là, les élèves sont sur ce changement là.
Et donc à partir de là, pour conclure là-dessus sur la ce que disait monsieur R, oui, ça doit se traduire dans les conseils d'administration. Qu'on soit dans un lycée général professionnel ou ici agricole, la composition d'un conseil d'administration détermine aussi la façon dont l'écosystème se met en place. Et pour vous rassurer, il n'y a pas de politisation de cela.
Le seul espace dans lequel il y a une représentation politique dans le cadre éducatif s'appelle le conseil suport des programmes. Et d'ailleurs, votre sensibilité politique est majoritaire. La question ce n'est pas de poser des des injonctions dogmatiques, d'y mener une bataille idéologique, c'est de faire en sorte que la représentation nationale, qu'elle soit sénatoriale ou députée dans le cadre du conseil su des programmes, se fasse dans l'intérêt des élèves, dans l'intérêt du pays et non pas pour défendre des précarés.
Il me semble que malgré la question des lobby qui sont une réalité, malgré la question des pressions idéologiques qui sont une réalité dans les conseils d'administration, il me semble que l'c agricole résiste assez bien parce que la réalité du changement climatique notamment s'impose et la rareté des ressources s'impose de toute façon à la fin parce que comme le dis Géraldine, ce sera moment de la fin. on produit l'alimentation, on produit la façon dont nous y vont, on y produit un mode de vie et que cela doit nous déterminer les uns les autres à travers des préconisations qui sont faites et qui me semble balayille son en tout cas sont de nature à rassurer les différentes interventions qui ont eu lieu. Je vous remercie.
Merci madame Bier. Oui, un ajout peut-être à faire sur la question de la réticence des jeunes dans les lycées agricole. Je crois qu'elle est liée aussi à la question de la rentabilité qui a été soulevée par monsieur Bertransor.
C'est-à-dire que dès qu'on va changer un fonctionnement, le fonctionnement d'un système sur une exploitation, il y a un risque pour le producteur, il y a un risque pour l'exploitant. Or, si ce risque n'est pas accompagné par la puissance publique, évidemment le jeune va pas avoir envie d'appliquer ou d'essayer quelque chose qui peut ne pas marcher alors que le système qu'il a en place fonctionne. C'est ce qui nous a souvent été dit.
Donc l'accompagnement du risque qui doit se faire à la fois dans les exploitations pédagogiques de démonstration des lycées puisque là parfois il faut investir pour avoir du matériel d'expérimentation. Il y a un surcoup pédagogique lié à ces tentatives d'expérimentation. Il faut que ce surcoup soit pris en charge par les régions et dans les exploitations, il faut évidemment qu'il y ait une prise euh un accompagnement de la prise de risque de l'exploitant agricole euh notamment lorsqu'il va investir sur un agroéquipement.
Alors, on sait que parfois quand on aide par des subventions l'acquisition d'agroéquipements, les prix augmentent. Donc, il y a peut-être quelque chose à réguler à ce niveau-là. Mais en tout cas, il faut que si l'agriculteur a un changement de système, il a une perte de production, il faut qu'il soit accompagné. sinon il va pas avoir envie d'essayer le le changement.
C'est un sujet fondamental. Je me souviens pour donner un exemple très précis il y a quelques années d'un changement d'alimentation sur un système intégré dans un poulailler. L'alimentation passait de d'une alimentation qui contenait des farines animales à une alimentation végétale.
C'est assez assez logique. C au moment de la crise de la dioxine. Sauf que évidemment la perte était considérable en terme de production. les pouletes grossissaient beaucoup moins.
Énorme perte de production, énorme perte de revenus tout simplement pour l'agriculteur qui prend en charge. Donc c'est un des exemples que je voulais vous donner très précis. Puis un exemple qui était dans notre peut-être dans notre rapport, je terminerai là-dessus mais pour dire que vraiment l'agroalimentaire doit aussi jouer son rôle, c'est un agriculteur qui nous explique qu'il y a une variété de pommes qui est en ce moment en vente.
Elle est très belle, magnifique, sauf qu'elle est très fragile cette pomme et qu'elle nécessite des traitements phytaux, beaucoup de traitements phytaux. Il y a quelques années, on a vu une autre pomme qui était peut-être moins jolie mais alors qui qui avait nécessitait beaucoup moins de produits phytaux. Comment se fait-il qu'on ait sur le marché une pomme très belle mais qui soit fragile ?
Et la même question se pose quand on voit nos jeunes devant les restaurants euh croustis. Euh très bien, c'est ils adorent mais sauf que la viande vient de Pologne ou de Roumanie. Il y avait un reportage sur France 2 il y a quelques jours.
J'étais très heureuse parce c'est la première fois que je voyais un poulailler à l'écran, un vrai poulailler qui montrait qu'en France aussi on a des normees. C'est pas plus de 30000 poulets dans un poulailler. En Pologne c'est pas tout à fait la même chose.
Je pense qu'il faut éduquer le consommateur. Voilà. Merci beaucoup chers collègues pour cette présentation, pour les échanges.
Je pense qu'on peut vous féliciter pour votre travail. Cette communication sera mise en ligne sur la page de la mission. Je voudrais simplement vous rappeler que nous nous retrouvons mardi 23 juin à 16h30 pour l'audition de monsieur Christophe Libribau, le nouveau président du musée du Louvre.
Nous étudierons ensuite les articles 88 des amendements sur les deux propositions de loi inscrites à l'ordre du jour la journée UDR. Le lendemain le 24 juin à 9h30, nous nous retrouvons pour une table ronde sur le thème diriger un établissement scolaire en 2026. Difficultés et perspective.
Elle nous permettra d'entendre les représentants des syndicats représentatifs des chefs d'établissement du second degré. Et euh avant de vous souhaiter une très bonne journée, je rappelle simplement pour les personnes concernées que nous avons une réunion de bureau dans la foulée. Merci beaucoup.
Géraldine Bannier