Attal : comment réussir sans majorité absolue ? - C à vous - 11/01/2024
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19FerméeRéponse directe
Ça ne l'empêchera pas de présenter la mairie ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
Pour Paris, j'ai à l'instant une réaction d'Anne Hidalgo.
- 0:59OuverteRéponse directe
C'est-à-dire que la campagne à Paris va se déporter rue de Valois, au ministère de la Culture ?
- 1:18OuverteÉludée
Vous trouvez que c'est une bonne chose qu'Emmanuel Macron prenne son temps, si on en croit Philosophie Magazine, que ses décisions soient habitées par le doute, ce qui peut passer pour une qualité ?
- 1:46RelanceRéponse directe
Parce qu'il y a des compromis parlementaires qui sont passés entre différentes forces politiques, ce qui n'est pas le cas.
- 2:48OuverteRéponse directe
Il aurait fallu un accord de gouvernement et des Républicains, sur quel point ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« Je suis ravi, d'abord, je suis ravi pour elle, parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup. »
- 0:13Invité politiqueFait
« Je pense que si ça se confirme, elle fera une excellente ministre de la Culture. »
- 0:39Invité politiqueFait
« ça ne change rigoureusement bien à l'impasse politique dans laquelle nous sommes aujourd'hui. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de majorité absolue. »
- 2:11Invité politiqueFait
« c'est un système paralysé et un quinquennat encalminé de fait. »
- 2:17Invité politiquePromesse
« il faut absolument réécrire un pacte de gouvernement avec la composante de la droite, Les Républicains »
- 2:21Invité politiqueFait
« laquelle, en plus, présente quand même les attentes des Français dans tout ce qui relève du rétablissement de la sécurité, de l'ordre dans les comptes publics, la sécurité dans la rue, dans l'école. »
- 3:37Invité politiquePromesse
« je vais rencontrer les chefs de parti, et je vais voir avec eux si on ne peut pas faire une coalition pour réussir les trois années qui restent. »
- 7:38Invité politiqueFait
« Il y a eu deux lois importantes votées cette année. Une loi sur les retraites, une loi sur l'immigration. »
- 7:43Invité politiqueFait
« Deux lois qui sont de droite, qui ont été d'ailleurs... On a demandé à une première ministre de gauche de les porter, ce qui quand même est un peu contre nature. »
- 8:11Invité politiqueFait
« il n'y avait pas d'autre choix que de le faire porter par la droite. »
- 9:26Invité politiqueFait
« il a besoin d'une majorité. Or, aujourd'hui, elle est restreinte par rapport à ce qu'elle était avant. »
Temps de parole
- Invité politique82 %
- Présentateur10 %
- Invité8 %
≈ 2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous y attendiez, ça, Rachida Dati, au ministre de la Culture ?
Non, non, non, c'est une surprise, mais je suis ravi, moi. Je suis ravi, d'abord, je suis ravi pour elle, parce que c'est quelqu'un que j'aime beaucoup. Deuxièmement, je pense que si ça se confirme, elle fera une excellente ministre de la Culture. Et puis, alors, c'est un tremplin formidable pour la mairie de Paris. Et comme on est un certain nombre à trouver que ce serait...
Ça ne l'empêchera pas de présenter la mairie ?
Bien sûr que non, au contraire, d'abord, parce que Paris, c'est le rayonnement culturel par excellence, et qu'elle sera donc, par définition, extrêmement présente dans les grandes impulsions culturelles. Donc, ça peut être une très belle opportunité pour elle, et je m'en réjouis. Et puis, pour les macronistes, pour aller jusqu'au bout du truc, pour les macronistes, c'est génial. Vous avez vu, on a une nouvelle prise de guerre. Après, on va se dire les choses, ça ne change rigoureusement bien à l'impasse politique dans laquelle nous sommes aujourd'hui.
Pour Paris, j'ai à l'instant une réaction d'Anne Hidalgo. Elle a réagi, là, avant même que ce soit officiel. Je souhaite bon courage, dit Anne Hidalgo, aux acteurs du monde de la culture, compte tenu des épreuves qu'ils vont traverser avec la nomination de Rachida Dati comme ministre de la Culture. C'est fin et délicat.
C'est-à-dire que la campagne à Paris va se déporter rue de Valois, au ministère de la Culture ?
Ça fera partie, en tout cas, des éléments du débat, oui, c'est sûr.
Et on apprend que le gouvernement sera annoncé officiellement sur le perron de l'Elysée, par le secrétaire général de l'Elysée, à 19h30, Alex Ecolard prendra la parole, pour officiellement faire connaître l'intégralité de la composition de ce gouvernement. Vous trouvez que c'est une bonne chose qu'Emmanuel Macron prenne son temps, si on en croit Philosophie Magazine, que ses décisions soient habitées par le doute, ce qui peut passer pour une qualité ?
Je trouve qu'il ne prend pas du tout son temps. Vous avez 24 heures pour faire un gouvernement, ce n'est pas prendre son temps. La vérité, c'est que, vous savez, dans les autres pays, en Allemagne, on peut mettre trois mois. Mais pourquoi je vous dis ça ? C'est parce que tout dépend comment on le fait.
Parce qu'il y a des compromis parlementaires qui sont passés entre différentes forces politiques, ce qui n'est pas le cas.
J'y arrive, Patrick Cohen, j'y arrive. Pourquoi je vous disais à l'instant que les problèmes ne sont absolument pas résolus ? Parce qu'il y a un problème fondamental depuis le début de ce quinquennat, c'est qu'il n'y a pas de majorité absolue. Et donc, on peut voir le problème dans tous les sens, mais qui on veut, les gens les plus formidables de la Terre, c'est un système paralysé et un quinquennat encalminé de fait.
Et je suis le premier à le regretter, ça fait des mois et des mois, que je dis qu'il faut absolument réécrire un pacte de gouvernement avec la composante de la droite, Les Républicains, laquelle, en plus, présente quand même les attentes des Français dans tout ce qui relève du rétablissement de la sécurité, de l'ordre dans les comptes publics, la sécurité dans la rue, dans l'école. Et cette attente-là ne sera pas comblée, parce qu'il n'y aura pas de majorité pour voter le droit. Mais alors, qu'est-ce que Rachida Latte vient faire dans cette galère ? Je suis ravi pour Rachida, parce qu'encore une fois, au ministère de la Culture, elle fera, j'en suis certain, un excellent boulot.
Mais ce n'est pas ça qui va créer une dynamique de solidité institutionnelle.
Il aurait fallu un accord de gouvernement et des Républicains, sur quel point ?
Mais tout ce qui est régalien, qui est aujourd'hui le grand maillon faible du macronisme. Pourquoi je vous dis ça ? Il y a des règles dans une Constitution. Sous la Quatrième République, c'était des combinations. Voilà, on faisait des arrangements, les gouvernements tenaient deux mois, tout le monde s'en fichait. La Cinquième République donne, normalement, un pouvoir formidable au président de la République, parce qu'il a les moyens de gouverner, à condition d'avoir une majorité absolue, c'est la règle. Or, les Français ne lui ont pas donné. Donc, il aurait dû, dès le lendemain de l'élection législative, de dire, je change mon projet, parce que les Français me le demandent.
Il ne l'a pas fait. Il avait à nouveau l'occasion de le faire là. Mais pour ça, il ne fallait pas que Gabriel Attal, dans les 24 heures, fasse le gouvernement. Ce n'est pas lui que je mets en cause, au contraire, il est très bien. Mais qu'il dise, je vais prendre quelques jours, je vais rencontrer les chefs de parti, et je vais voir avec eux si on ne peut pas faire une coalition pour réussir les trois années qui restent.
Il n'y a qu'un problème dans le schéma que vous décrivez, c'est que les LR, les responsables LR, refusent l'idée du compromis. Ils veulent des lois qui soient...
Vous êtes un peu seul dans votre camp, le nom est ça.
Ils veulent des lois qui soient à leur main, on l'a vu sur la loi immigration, mais ils ne veulent pas l'idée d'un compromis. Or, ce n'est pas LR qui a eu la majorité des voix aux élections législatives.
Est-ce que vous m'autorisez à ne pas être totalement d'accord avec vous ? Exceptionnellement. Ils veulent un compromis. Pourquoi ? Mais ce n'est pas ça. C'est qu'en réalité, la question ne leur a jamais été vraiment posée. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Comment ça marche ? C'est le président de la République qui nous dit toute la journée qu'il est le maître des horloges. Donc ce n'est pas un anodin. Qu'est-ce que doit faire dans ces cas-là le président de la République ? C'est dire aux Français, voilà, vous ne m'avez pas donné la majorité absolue, je constate que la situation est bloquée.
Pour autant, je sais que beaucoup d'entre vous attendez une politique qui se conduise à rétablir l'ordre dans les choses qui ne vont pas. Je vais proposer au LR, je vais, moi, président de la République, proposer aux Républicains de faire une nouvelle coalition. Je vais bouger mon programme pour tenir compte du choix que vous avez fait de ne pas me donner la majorité absolue et je vais recomposer une majorité mais avec un contrat de gouvernement sur des mesures simples, claires, compréhensibles pour tout le monde dans le domaine de l'école, dans le domaine de l'immigration, dans le domaine de la sécurité, dans le domaine des comptes publics qui sont des marqueurs.
Et qu'est-ce que je vais faire ensuite si je suis, en tant qu'Emmanuel Macron, ayant fait cette proposition ? Je vais faire entrer au gouvernement dans un cadre politique des poids lourds, LR. Mais là, à ce moment-là, vous n'êtes plus dans la même logique. Vous croyez que les Républicains... Oui, mais ça veut dire qu'à ce moment-là, les Républicains qui disent « Nous, on ne veut pas servir la France ? Un parti de gouvernement, on ne veut pas y aller ? » Mais bien sûr que non, ça n'existe pas. Et en privé, pour avoir quand même beaucoup parlé avec mes amis de LR, je sais ce qu'ils me disent. Beaucoup d'entre eux me disent « Oui, tu as raison, mais comment on va faire ?
» Il suffit simplement que la proposition vienne de l'exécutif. Et là, vous changez la donne. Et pourquoi il n'a pas fait sa proposition par orgueil politique ? Alors, pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron ne l'a pas fait ? Moi, j'adore l'idée de ce journal Philosophie Magazine qui m'arrive de lire. Il faut lire aussi Psychologie Magazine parce qu'à ce moment-là, vous avez quelques clés d'explications sur l'approche d'Emmanuel Macron. Comment vous dire ? Je pense que c'est quelqu'un d'abord qui a d'éminentes qualités. On ne devient pas président de la République par hasard. Tout ça est évidemment à son crédit.
Mais finalement, je me dis que son problème, peut-être, c'est qu'il n'aime pas que ça brille à côté de lui. Voilà. Et que du coup, c'est vrai que dans le contexte... Les LR pourraient briller plus que les membres
du gouvernement. En tout cas,
ils seraient membres du gouvernement. Ils constitueraient à ce moment-là une approche. En tout cas, ce ne serait plus tout à fait la même chose. C'est vrai. Mais c'est ce que les Français lui ont dit quand même. Donc, moi, j'ai envie de vous dire dans ces cas-là, il faut en tenir compte parce que ça s'appelle la démocratie. Et pourquoi je vous dis ça ? Tout simplement parce que finalement, aujourd'hui, il perd sur les deux tableaux. D'un côté, la gauche macroniste, elle va s'effilocher et elle va se rebeller. De l'autre, il n'a pas la droite avec lui.
Donc, Gabriel Attal, il démarre avec une majorité encore plus restreinte dans un contexte où les défis sont énormes, géopolitiques, pas besoin d'être long sur ce qui se passe en Ukraine et au Proche-Orient, mais également économiques, les conséquences de ces conflits. Donc, tout ça
est très compliqué aujourd'hui. Mais sur les appareils, vous avez sans doute raison, mais la réalité, c'est qu'au Parlement, il y a eu une soixantaine de lois votées sous cette législature depuis 2022 et les Républicains en ont voté un peu plus d'une quarantaine.
Non, attendez, attendez, attendez, stop. Vous connaissez tout ça par cœur. Moi, je ne connais pas trop mal non plus. Il n'y a pas une soixantaine de lois qui ont été votées. Des lois, on en vote des tonnes. Mais ces lois-là, ce ne sont pas des lois importantes. Je suis désolé. Ce qui compte... Non, mais écoutez, ce qui compte, ce n'est pas... C'est 60 lois. Parce que là-dedans, vous avez des transpositions de directives, vous avez des lois d'accompagnement qui ne posent aucun problème. Il y a eu des lois importantes si vous préférez. Il y a eu des lois importantes qui ont été votées avec des lois. Écoutez, on va faire l'exercice ensemble. Il y a eu deux lois importantes votées cette année.
Une loi sur les retraites, une loi sur l'immigration. Deux lois qui sont de droite, qui ont été d'ailleurs... On a demandé à une première ministre de gauche de les porter, ce qui quand même est un peu contre nature, dans des conditions assez difficiles. absolument rien en cause de la respectabilité de Mme Borre. Enfin, demander à une personnalité de gauche de défendre des textes quand même qui sont portés par la droite, reconnaissez que c'est quand même pas facile. Mais peu importe. La réalité, c'est que l'immigration, je suis désolé de vous dire qu'effectivement, il n'y avait pas d'autre choix que de le faire porter par la droite. Et c'est la droite qui a porté ce texte. De bout en bout.
Alors, on peut aimer, pas aimer, je connais vos positions, vous les avez exprimées. Non, je n'ai pas de position. Mais c'est une loi d'Armanin, mais c'est une loi qui a été portée par les Républicains et qui a été largement soutenue par M. Darmanin. Et pourquoi ? Parce que Gérald Darmanin, il est de cette sensibilité-là.
Mais pourtant, vous pensiez quelques heures après la nomination de Gabriel Attal qu'il pouvait être l'homme de la situation.
Ah, mais absolument. Qu'est-ce qui a changé ?
On vous sent quand même bien plus pessimiste.
D'abord, point numéro un, j'ai beaucoup d'estime pour lui. Je le connais bien. C'est quelqu'un qui a pour moi une très grande qualité. C'est que c'est quelqu'un d'ouvert, qui a une vraie ouverture d'esprit, une vraie curiosité de rencontrer les autres, de comprendre. Et donc, c'est pour moi une certaine forme d'humilité dont on a besoin quand on est ce qu'il est aujourd'hui. C'est formidable pour quelqu'un qui a 34 ans d'être Premier ministre et de comprendre, comme on dit, qu'il a l'âge de ses artères. Très bien. Maintenant, une fois qu'on a dit ça, il faut lui donner les moyens politiques d'agir. Or, qu'est-ce qui lui a été fait ?
Aujourd'hui, un, il n'y a pas de poids lourd vraiment proche de lui pour l'accompagner. Après tout, ce n'est pas très grave. Il peut s'appuyer sur la loyauté des ministres qui sont là. On verra bien. Deuxièmement, il a besoin d'une majorité. Or, aujourd'hui, elle est restreinte par rapport à ce qu'elle était avant pour les raisons que je viens de vous dire. C'est que les macronistes de gauche sont beaucoup moins nombreux qu'on l'a prétendu. On en a tremblé pour rien. On l'a vu à l'occasion de la loi immigration. Enfin, ils sont quand même là.
Donc, tout ça fait, en réalité, un paysage politique morcelé au Parlement alors qu'on a besoin d'un team solide face à tous les enjeux qui sont les nôtres. Alors, je pense qu'il y aura une parenthèse là parce que pendant 4 mois, on a les JO et pendant les Jeux Olympiques, il faut que tout le monde soit mobilisé pour que ça réussisse. Enfin, une fois que ce sera terminé, il y a encore plus de 2 ans à faire, comment tout cela va se passer ?