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interviewLCI (sur YouTube)· 31 octobre 2024 17 min

Face aux experts du jeudi 31 octobre 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

aurelen Rousseau est notre invité député de nouveau front populaire dans les Yvelines ancien ministre de la Santé d'Emmanuel Macron vous êtes donc revenu à à la gauche dis revenu parce que vous en étiez originaire je voudrais commencer avec une réaction à ce chiffre qui nous parvient ce matin il y aurait eu en 2023 4900 lit d'hospitalisation fermée je précise je m'arrête sur hospitalisation parce que ça veut dire que parallèlement il y a peut-être plus de moyens disponiblebl pour l'ambulatoire est-ce que c'est le cas derriur 3500 plac 3500 sont les chiffres qui sont annoncés ouais oui c'est c'est ça on est on est toujours dans un dans un dispositif où on essayie sur beaucoup de pathologies d'hospitaliser les gens dans la journée par ailleurs les les les les patients préfèrent et le point essentiel qui est c'est que l'an dernier enfin cette année on a augmenté les recrutements il y avait beaucoup de postes vacants des postes qui étaient ouverts sur le papier mais qui étaient fermés en réalité parce qu'il y avait pas de soignant et là on a des des recrutements qui repartent à la à la hausse donc des lits qui existaient sur le papier mais qui n'étaient pas ouverts et qui là sont ouverts et comment vous l'expliquez c'est veut dire qu'on a augmenté le les revenus les conditions proposées sont meilleures oui c'est ça je pense qu'on a il y a eu les différentes augmentations liées aux ségures de la santé qui était une bonne mesure du du du gouvernement des gouvernements précédents que je pense qu'il faut le dire les Français ils sont pas DUP parce qu'aujourd'hui moi je m'exprime de là où je suis mais je dis c'était une bonne mesure elle était nécessaire et on avait une confiance qui revenait un peu à l'hôpital et moi ma crainte aujourd'hui c'est qu'avec le le niveau mais on va sansout en reparler du du projet de loit de financement de la sécurité sociale de fait on va baisser les moyens de de l'osto et ça ça j'ai une grosse crainte qu'on coupe cette dynamique alors vous évoquez le le séure de la santé les hausses de salaires qui ont été concédés à ce momentl enfin je dis concédé octroyer à ce moment-là il y a pourtant une grève he cette semaine à l'hôpital public avec une nouvelle demande d'augmentation c'est assez transparent pour les gens heureusement parce que les soignants continue de soigner mais malgré tout il continuent aussi d'exprimer leur mécontentement ah oui je je je dis absolument pas que que tout va bien à l'hôpital public et vous avez dit vous-même c'était une forme de c'était pas octroyé c'était une forme de rattrapage par rapport à là où on était il continue à y avoir de très lourdes difficulté et par ailleurs c'est ces métiers alors on dit moins le mot maintenant mais de première ligne quand vous êtes infirmier infirmière vous passez toute la journée debout à courir et cetera c'est pour ça aussi que dans la semaine quand on jette en pâure les fonctionnaires et leur absentéisme il y a un moment où moi ça cré chez moi une forme de de colère sur le sur la stigmatisation on a précisé ici d'ailleurs sur ce plateau qu'on comprenait l'absentéisme dans la fonction publique hospitalière parce que la violence est rentrée à l'hôpital comme à l'école d'ailleurs et que c'est une vie insupportable mais est-ce que on ne paye pas finalement encore aujourd'hui la réforme du temps de travail à l'hôpital j'entends les soignants dire 35 he ça marche pas à l'hôpital est-ce qu'il fallait pas faire autrement et est-ce qu'on peut changer les choses alors on on on paye entre guillemets le la ce qui est sûr c'est que quand on est passé au 35h ça pas été suffisamment anticipé les les conséquences à l'hôpital public après quand vous regardez aujourd'hui par exemple l'absentéisme comme indicateur de beaucoup de choses hein de difficulté d'abord du travail euh je je de je prends un exemple très concret parce que on le dit pas mais mais il faut mettre les mots vous êtes aujourd'hui la fonction publique c'est 2 tiers de femmes euh vous êtes vous avez des règles douloureuses une endométriose vous êtes au moment de la ménopause vous pouvez pas passer toute la journée debout et cetera donc si pour s'arrêter on est on on perd 3 jours de salaire mais on continue quoi à souffrir en silence et cetera donc ça moi je trouve qu'il y a quelque chose là qui est pas qui est pas acceptable parce que de fait le problème il existe on y reviendra le problème de de l'augmentation des arrêts de travail dans le privé et dans le public quand j'étais ministre de la Santé j'ai lancé et j'ai demander à l'Assurance Maladie d'aller vérifier les arrêts de travail ils ont vérifié 270000 arrêts de travail pour vérifier s'ils étaient justifiés donc je pense que le problème existe il en avait 30 % qu'ils ont considéré comme comme injustifié en discutant avec le médecin et quand vous regardez la fonction publique il y a plus de personnel de catégorie enfin des des de première ligne un peu plus âgé plus féminisé en fait les taux d'absentisme sont à peu près les mêmes et ils augmentent dans le public et dans le privé c'est ça qui doit qu'on doit regarder un jour de carence c'est Emmanuel Macron qui l'a réinstauré enfin le gouvernement d'Emmanuel Macron lors de son premier donc le jour de carence pardon vous arrêtez vous êtes malade c'est le jour de carence c'est le premier jour on ne vous pe pas la question c'estir s'il faut passer à TR donc un ça va mais pas trois si je vous suis bien ben en fait moi je pense que le jour de carence qui ne fonctionne que dans la fonction publique parce que dans le privé il y a sur le papier 3 jours de carence mais dans 2/ers des cas votre contrat de prévoyance prend en charge cette une partie de ces trois ces trois pas l'intégralité ou l'entreprise ou l'assurance de l'entreprise l'entreprise ou ou l'assurance de l'entreprise prend mais c'est pareil moi je pense que comme le sujet est réel il faut l'ouvrir en mettant les choses réelles quand on dit c'est un alignement sur le privé ça n'est qu'un c'est pas un alignement sur le privé dans les 2/ers des cas mais est-ce que et donc je trouve que faire comme ça c'est le meilleur moyen qu'on puisse pas avoir le débat parce que le débat c'est un débat sans doute sur la pénibilité évidemment c'est un débat sur l'exposition au risque c'est un débat aussi parce qu'on le voit dans toute l'Europe sur le rapport collectif au travail on le voit tous autour de nous les gens ont un rapport différent au travail mais si on se donne pas les moyens de travailler sur ça et si on fait juste en disant ben tiens 3 jours de carence pour ces Fas de fonctionnaires c'est sûr que là impossible d'vrir le débat monsieur monsieur le l'ex-ministre si je puis dire vous savez qu'en France le modèle social retenu c'est le financement de la protection sociale par le travail si on travaille moins si on est moins nombreux à travailler alors que nous vivons dans une société vous le savez mieux quiconque qui vieillit dans laquelle les besoins sociaux augmentent et la croissance diminue on fait comment mais alors mais je suis comment dirais-je sur la question je pense que c'est pour tout le monde et pour la gauche en particulier une question centrale parce que j'en rajoute une autre on est vibronné enfin moi et sans doute vous ici autour de l'idée que c'est le travail qui émancipe c'est là qu'on s'épanouie et cetera on voit autour de nous plein de gens et pas leur jeter la pierre c'est la société qui évolue qui ont d'autres lieux d'autres moments d'émancipation bon ben voilà et par ailleurs vous avez raison tout notre système repose sur la socialisation des risques par le travail et c'est d'ailleurs une question qui percute et qui est très intéressante en ce moment puis quand on voit que la PO tique de l'offre portée par le Président de la République depuis 7 ans elle s'épuise et elle a créé des déficits massif c'est aussi parce que la productivité du travail cette politique de l'offre elle a fait baisser ce qui est dans tous les modèles économiques normalement ça ne se passe pas comme ça c'est pardon c'est pour ça aussi qu'à des moments on peut reconnaître qu'une politique qu'on a mené elle a eu des effets positifsis qu'il faut en changer elle a fait baisser le chômage et puis qu'à un moment on regarde la réalité et on peut en changer sans se dire que c'est une attaque insoutenable monsieur rousseo je rajoute une inconnue si je peux dire les chose ainsi à l'équation dans la quadrature du cercle Prien là à l'instant Pascal Perry nous sommes en Ultra déficit donc nous avons un modèle social à financer avec toutes les données que vous avez rappelé tous les deux avec justesse dans un contexte où mastrich enfin les critères mastrichiens l'Europe nous dit vous êtes à quasiment 6 % de déficit sur une année il faut revenir à 3 donc il faut économiser en travaillant au moins comme le dit Pascal à l'instant et en maintenant un modèle social pour le coup c'est reconnu que le monde nous envit alors comment on fait d'abord on travaille pas moins partout on a encore une productivité qui est qui est extrêmement forte et après mais c'est là que pareil il faut se se calmer un peu et mettre les trucs sur la table quand vous regardez le Bruxelles et leur avis sur la politique française le plus gros paquet de leur de la procédure pour déficit excessif il est sur le fait que on aurait dû mobiliser plus de recettes on aurait dû mobiliser plus de recettes et moi je crois qu'on est dans une situation où il y aura des économies à faire avec 3000 milliards de dettes il faut ralentir toute une partie des dépenses plus de recettes c'est plus d'impôt mon mais il faut aussi alors plus d'impôts exceptionnellement peut-être des cotisations hier le gouvernement avait proposé une mesure qui était une mesure dont beaucoup considèrent alors je mets plein de guillemet parce que c'est un de de bon sens aujourd'hui vous navez quasiment plus de cotisation social autour du SMIC et quasiment jusqu'à trois SMIC voilà mais le le gouvernement avait avait proposé de réaugmenter ses cotisations pour pour avoir une recette de 5 milliards 4 milliards après après l'impôt sur les sociétés l'an prochain et ben il s'est fait battre par le socle commun qui n'a pas grand-chose un socle pas grand-chose de commun et qui est pai comme un coquetier et par le RN qui se sont opposés à cette mesure là mais on peut pas il faut sans doute évidemment travailler sur des économies mais il faut aussi ouvrir le chantier des recettes et et et sortons de cette caric où on dirait la gauche est est addicte à l'impôt et la droite serait la seule vertueuse là il faut soit vous nous direz s'il vous plaît quelles sont vos idées à vous dans quelques dans quelques instants puis vous nous raconterz comment vous voyez les choses à l'Assemblée nationale puisque vous étiez vous de l'autre côté il y a pas si longtemps vous êtes désormais dans l'opposition Aurélien Rousseau donc l'invité du 69 ce matin tout de suite l'Anci ministre de la Santé Aurélien Rousseau est avec nous vous êtes désormais dans l'opposition un député nouveau front populaire alors le débat de la sécurité sociale le débat sur le budget a lieu en ce moment à l'Assemblée nationale vous disiez il faut réfléchir à la manière d'augmenter les recettes il faut augmenter les recettes alors quelles sont vos pistes à vous est-ce qu'il faut augmenter les impôts si oui lesquel et dans quelle mesure alors on a présenté enfin moi avec le le groupe socialiste auquel j'appartiens mais si je suis un élu place publque on a présenté toute une série de mesures alors la droite et l'extrême droite votant d'un bloc à chaque fois disent c'est la folie fiscale c'est pas du tout ce qu'on a on a voulu montrer que des pistes il y en avait sur les grandes fortunes il y en avait sur sur la fiscalité du capital il y en avait sur le retour en arrière sur certains allègements de charges qui ne produisent plus leurs résultat et hier d'ailleurs hier soir on a supprimé plus d'une centaine d'amendements parce qu'on considérait que avec ce qu'on avait déjà examiné on était en mesure de récupérer 15 milliards d'euros ce qui permettait sur le budget de la Sécurité sociale d'arriver à l'équilibre donc des des mesures il y en a et moi je je trouve que face à ça le le le groupe des des macronistes et et appuyé par les républicains et par le rassemblement national refuse toute ouverture de cette de cette question j'ai pas de doute sur le fait qu'il faut faire faut faire gaffe et qu'il faut pas un un grand coup dans l'autre sens mais on est dans une situation on va demander la responsabilité aux français quand on dit les cotisations c'est cotisations employeur ça peut être aussi à des moments des ctisation salariés on va demander la responsabilité aux Français on va dire on leur dit euh supprime 4000 postes d'enseignants on va leur dire il a 50000 élèves de moins ouais mais en fait quand vous dévisez 50000 élèves par le nombre de classe ça vous c'est c'est très difficile de de voilàoui vous avez aussi 4000 profs qui sont sans élèves en France parce que on enseigne plus parce qu'on enseigne plus leur matière je suis sans doute a des améliorations à faire mais il y a 4000 postes de moins et il y a par exemple je prends ça ça je il y a zéro pour d'augmentation pour la santé zéro zéro donc ça c'est une vraie demande qu'on fait au français et qui va peser sur eux donc donc il faut aussi faire des efforts du côté notamment des plus fortunés et alors Michel Barnier laisse prospérer le débat sur le budget Elisabeth born nototre ancienne patronne a expliqué hier qu'il valait mieux faire un 493 aller plus vite abréger que le spectacle n'était pas agréable à regarder à l'Assemblée qu'il fallait que ça aille plus vite vous en pensez quoi vous moi je pense pas que ce soit une question de spectacle je je le dis il y a il y a deux visions différentes et c'est vrai que là sur beaucoup de votes la gauche gagne des votes euh la la droite avec ensemble en gagne d'autres on ne voit pas du tout clair et donc on a le sentiment nous parlementaires d'être totalement déresponsabilisé puisque'à la fin le gouvernement fera sans doute 1493 donc il choisira ce qu' veut c'est la conséquence monsieur Rousseau du choix des Français he les Français ont dit on nous on veut cette assemblée là oui mais du coup ça voudrait dire aussi ça voudrait si si on si on suit la logique jusqu'au bout que une partie des amendements qui sont qui sont votés euh dans dans cette assemblé là justement on les on les garde et là il y a une il y a un refus c'était c'était d'ailleurs hier un peu rude hein pour le pour les deux ministres qui étaient au ban puisque la gauche a voter avec eux notamment l'augmentation l'augmentation des cotisations patronales sur les sur les salaires les les les plus proches du SMIC et RN LR et ensemble pour la République se sont opposés au gouvernement donc donc donc c'est c'est quelque chose qui qui on est on est le la tête à l'envers est-ce que vous joindrez vos votes celle du RN pour faire tomber ce gouvernement le rassemblement national qui laisse entendre désormais qu'il pourrait censurer ce gouvernement là dès le dès le budget alors moi je le le rassemblement national il joue une partie et il la joue bien c'est c'est c'est ils font croire qu'ils sont pour défendre les plus modestes mais ils se sont opposés à l'augmentation de l'ISF ils se sont opposés à l'augmentation des cotisations patronales il présent ils vont présenter une fausse abrogation de la de la réforme des retraites ce matin et ils disent de temps en temps comme ils sont les alliés objectif de de de ce gouvernement ils disent de temps en temps mais ou là là attention on va on va les on va les faire tomber ils sont devenus pro business ils sont devenus enfin c'est moi alors je suis pas le meilleur analyste du du RN c'est en commission ils ont voté ils ont voté autre chose ils veulent ils veulent cocher toutes les cases alors vous votez avec eux ou pas pas avec le rassemblement national donc moi tout à l'heure je je ne voterai pas donc si mootion de censure vous la voterez pas je je vote pas de motion de censure de rassemblement national voilà monsieur Rousseau votre visage il est devenu familier des Français au moment de la pandémie vous étiez à la RS en île-de-fance vous chiez donc les questions de sécurité de et de santé de proximité vous êtes ensuite devenu ministre de la santé il y a eu chez beaucoup de Français je pense un sentiment que les choses allaient changer après le covid que la société allait muter qu'elle allait se transformer que notre modèle allait allait évoluer puis finalement l'eau est entré dans son dans son son lit est-ce qu'on a pas raté une occasion de faire évoluer tout ce dont nous parlons depuis tout à l'heure d'ailleurs la perception de notre modèle social la façon gérons les finances publiques et cetera et cetera j'en suis j'en suis profondément convaincu et je je j'en prends ma part de responsabilité c'est-à-dire que moi je l'ai vécu j'étais pas trop vous l'avez dit de l'agence régionale de santé et les soignants souvent vous verrez à la fois ça a été la la période la plus rude d'une vie professionnelle souvent et par ailleurs souvent la plus belle parce qu'on a fait des choses qu'on ne pensait pas on était capable de faire donc voilà et moi à la fin le point essentiel sur lequel je me dis qu'on qu'on qu'on doit progresser c'est que pendant le covid il y a quelque chose qu'on a que les politiques ont fait qu' n'avaient jamais fait moi je l'ai fait à mon niveau j'étais pas responsable politique à l'époque c'est de dire c'est de dire la complexité des choses on a on a expliqué au français des chosesun complexité extrême etess de dire aussi je pense à Édouard Philippe voyez qui disait à des moments je ne sais pas h je ne sais pas et je pense et c'est ça revient au début du débat je pense que ça les Français sont assez intelligentss ils ont ils sont si on fait le Paris qui sont abrutis on laisse les clés au rassemblement national et on s'en va moi je pense qu'ils sont intelligent donc on doit prendre le risque de la complexité de l'explication du dialogue et après de la de la démocratie merci d'être venu expliquer du coup ce matin dans le 69 sur sur LC merci d'avoir été avecend choses raisonnaablees