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Entretien avec François Asselineau, candidat à la présidentielle

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Vous êtes le candidat surprise de cette élection, vous êtes également le candidat du Frexit.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne craignez pas d'être caricaturé ?

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne craignez pas d'être accusé de faire de l'Europe le principal bouc émissaire de tous les problèmes rencontrés par la France ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Alors, vous prenez une sortie de l'euro.

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Certains économistes affirment qu'une sortie de l'euro se traduirait automatiquement par une perte de valeur du franc entre 10 et 15 %, mais également par une perte du pouvoir d'achat et également par une inflation.

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Mais est-ce qu'on peut comparer le Brexit avec le Frexit ? Puisque l'Angleterre, elle n'était pas dans la zone euro.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55Invité politiqueFait
    « Je suis le candidat de ce triple Frexit, sortie de l'Union européenne, sortie de l'euro, sortie de l'OTAN. »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Les artisans-taxi, par exemple, les docteurs, les pharmaciens, etc., vont être ubérisés. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « On va prolonger la loi El Khomri, la loi Macron. »
  • 3:12Invité politiqueChiffre
    « Si on sort de l'euro, le franc nouveau perdra probablement environ une dizaine de pourcents, 5 à 10 % par rapport au court pivot vis-à-vis du dollar. »
  • 3:39Invité politiquePromesse
    « Je prends ici l'engagement qu'à horizon de 2 ans, le nombre de chômeurs de catégorie A va baisser de 1,5 à 2 millions. »
  • 5:14Invité politiqueChiffre
    « Le chômage est tombé à 4,6%. Au Royaume-Uni, nous, on est à 10,6%. »
  • 7:40Invité politiqueFait
    « Je suis partisan d'une régulation de l'économie. »
  • 9:26Invité politiqueChiffre
    « Grâce à l'Afrique, la langue française est en plein accroissement au niveau planétaire. En 2060, il y aura 767 millions de francophones. »
  • 10:48Invité politiqueFait
    « L'intervention américaine est illégale au regard du droit international. »

Temps de parole

  • François Asselineau88 %
  • Présentateur12 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bienvenue dans Esprit d'Actu, je reçois aujourd'hui François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle. Merci François Asselineau d'avoir accepté notre invitation. Alors vous êtes le candidat surprise de cette élection, vous êtes également le candidat du Frexit. Alors sur l'Europe, vous affirmez que l'Europe est le problème et non pas la solution. Est-ce que vous ne craignez pas d'être caricaturé ? Est-ce que vous ne craignez pas d'être accusé de faire de l'Europe le principal bouc émissaire de tous les problèmes rencontrés par la France ?

0:32
François Asselineau

Caricaturé, ça je le suis déjà depuis un certain temps. Par ailleurs, je n'ai jamais dit que l'Union européenne, c'était tous les problèmes. Il y avait des problèmes avant, il y aura des problèmes après. Mais je persiste et signe, les problèmes essentiels actuellement que traverse la société française découlent de notre appartenance à l'Union européenne, à l'euro et à l'OTAN, puisqu'en fait je suis le candidat de ce triple Frexit, sortie de l'Union européenne, sortie de l'euro, sortie de l'OTAN. Et pourquoi je dis ça ? Parce que l'Union européenne nous impose toute une série de politiques économiques et sociales.

On sait d'ores et déjà ce que va être la politique du prochain président et du prochain gouvernement, sauf si c'est moi. Les 10 autres candidats, alors ils présentent, ils proposent, on va rendre l'Europe... Mais c'est facile, oui, je vais rendre l'Europe plus démocratique, et si c'est ça, personne n'y croit. Mme Le Pen, M. Mélenchon disent, je vais renégocier les traités. Mais qui le croit encore ? En réalité, à partir du mois de juillet, si une de ces personnes était élue, après les élections législatives, eh bien ils seraient obligés de mettre en œuvre le rapport du 18 mai 2016 de la Commission, qui exige quoi ? La baisse de l'impôt sur les très grands groupes, des très grandes sociétés.

L'augmentation de la TVA pour M. et Mme Tout-le-Monde. Tout le monde va payer un petit peu plus cher. La diminution des prestations de chômage, la déréglementation des professions réglementées, les artisans-taxi, par exemple, les docteurs, les pharmaciens, etc., vont être ubérisés. C'est également la démolition du droit du travail, des droits sociaux. On va prolonger la loi El Khomri, la loi Macron. Et puis c'est également la rigueur maintenue. Et c'est encore la diminution des prestations à toutes les collectivités locales, les fusions forcées de communes. C'est ça, en fait, qui nous attend.

Moi, j'appelle ça une dictature, parce qu'on voit bien que les Français vont voter à droite, à gauche. Ils auront cette politique. Moi, je suis le seul qui explique aux Français ce qui se passe pour de bon. S'ils veulent reprendre la démocratie et décider vraiment par eux-mêmes, la première chose à faire, c'est de se rassembler, de m'élire à l'Élysée. Parce que moi, ce que je fais à la différence de tous les autres, c'est que dès que je suis élu, je lance la procédure de l'article 50 du traité de l'Union en peine qui permet d'en sortir calmement, sereinement. C'est ce que vient de faire Mme Theresa May au Royaume-Uni.

2:47
Présentateur

Alors, vous prenez une sortie de l'euro. Alors, certains économistes affirment qu'une sortie de l'euro se traduirait automatiquement par une perte de valeur du franc entre 10 et 15 %, mais également par une perte du pouvoir d'achat et également par une inflation.

3:02
François Asselineau

Alors, ce qui est... Moi, vous savez, j'essaie toujours de dire la vérité, ce que je pense être la vérité. On sait qu'en effet, si on sort de l'euro, le franc nouveau perdra probablement environ une dizaine de pourcents, 5 à 10 % par rapport au court pivot vis-à-vis du dollar. C'est exact. Mais c'est bien. Parce que qu'est-ce qui va se passer ? Il va se passer que les importations vont coûter plus cher. Donc on va moins en acheter. Mais les exportations seront bien meilleurs marchés par l'extérieur. Donc on va vendre beaucoup plus à l'étranger.

Si on y ajoute à ça le rétablissement du contrôle des mouvements de capitaux, je prends ici l'engagement qu'à horizon de 2 ans, le nombre de chômeurs de catégorie A va baisser de 1,5 à 2 millions. Parce que les autres hippoboscois pour résoudre le chômage... Vous savez, ce qu'ils proposent, c'est toujours des trucs, vous savez, du pipeau ou du violon, c'est-à-dire un contrat emploi jeune 21e siècle, un contrat emploi machin truc. Tout ça, ça sert à rien. Les problèmes sont des problèmes généraux, macroéconomiques, comme on dit. En fait, l'euro est trop cher pour la compétitivité.

4:05
Présentateur

Mais Mitterrand disait qu'on avait tout essayé contre le chômage.

4:07
François Asselineau

Oui, mais ça, c'était une autre époque. Il n'y avait pas l'euro à l'époque. Actuellement, c'est le fait que notre monnaie est trop chère par rapport à la compétitivité de l'économie française. Je voudrais dire un mot. C'est pas parce que le nouveau franc perdra 10% par rapport au dollar que le niveau de vie va baisser de 10%. Ça, c'est pas vrai du tout. D'abord, les produits d'importation, c'est seulement 30%. Donc ça ferait simplement 3%. En plus, les exportateurs internationaux voudront essayer de conserver des parts de marché.

4:35
Présentateur

Mais est-ce qu'on peut comparer le Brexit avec le Frexit ? Puisque l'Angleterre, elle n'était pas dans la zone euro.

4:39
François Asselineau

Voilà. Alors c'est à la fois comparable et pas comparable. Mme Theresa May veut sortir de l'UE pour récupérer justement les manettes, définir ses lois. C'est ce que je veux aussi. Mais c'est vrai que le Royaume-Uni n'était pas dans l'euro. Il est dans la livre sterling. Cependant, à partir du moment où ils ont voté pour le Brexit, la livre sterling a perdu 10% à peu près justement par rapport à l'euro et par rapport au dollar. Quelles en sont les conséquences maintenant 10 mois après ? Une augmentation considérable des exportations britanniques, une baisse des importations, une augmentation considérable de l'emploi. Le chômage est tombé à 4,6%. Au Royaume-Uni, nous, on est à 10,6%.

Et puis des investisseurs internationaux qui, contrairement à ce qu'avait dit le Fonds monétaire international, Mme Lagarde avait dit « Si jamais, si jamais vous votez pour le Brexit, ça va être l'apocalypse financière », mais pas du tout. Les investisseurs internationaux, ils se sont aperçus finalement qu'ils avaient une main-d'œuvre britannique qui coûtait 10% moins cher. Résultat, Google, Yahoo, Boeing, Nissan, etc. Ils ont investi des milliers, créé des milliers d'emplois parce que, justement, ils veulent bénéficier de la main-d'œuvre britannique, mais un peu meilleur marché au total d'ailleurs, avec maintenant le recul de 10 mois. Mme Theresa May vient de lancer l'article 50.

Ça se passe bien. Ils ont commencé à débattre comment est-ce qu'on va sortir. Personne n'a... — Mais les négociations commencent tout juste. — Oui. Mais depuis 10 mois, les investisseurs internationaux, ils ont compris que le Royaume-Uni allait sortir de l'UE. S'ils étaient terrorisés, ils n'investiraient pas. Et puis l'ensemble du monde, personne n'a rompu ses relations diplomatiques avec le Royaume-Uni, pas même la France. On s'entend très bien avec les Britanniques. Et puis l'économie se porte plus bien. Le président du comité politique de la City londonienne, c'est dans l'Express de cette semaine, explique que finalement, c'est très très bien. Ça se passe très très bien.

Ils n'ont finalement aucune crainte. Donc tout va très bien. — Ce sera pas l'apocalypse. — Mais non. Évidemment pas. Vous savez, du temps du Brexit, ils avaient appelé ça, les gens qui étaient partisans du Brexit, ils avaient appelé ceux qui voulaient rester « Project Fear ». Ça veut dire « le projet de la peur ». Ils n'ont que ça à la bouche. L'autre jour, sur TF1 20h, on m'a opposé à un prétendu banquier qui, paraît-il, est venu parler comme ça devant 4,8 millions de téléspectateurs pour me dire que sortir de l'euro, ça serait l'apocalypse. Vérification faite. Ce banquier en question, c'est pas seulement un banquier. Il participait à l'équipe 2017 de Juppé. Voilà.

C'est en fait quelqu'un qui est au républicain. Et vérification faite, il travaille pour une banque du Liechtenstein, la banque de la famille princière du Liechtenstein, qui s'appelle LGT. Il travaille pour cette banque à Londres. Et cette banque a été mêlée à des scandales d'évasion fiscale et de fraude fiscale. C'était en 2008, le scandale Lurie. Voilà ce qu'on a trouvé à m'opposer, c'est-à-dire en fait un banquier qui fait exactement ce que les Français ne veulent plus.

7:24
Présentateur

Alors vous appelez les Français à dépasser le clivage gauche-droite. Vous, sur le plan économique, un petit peu comme Macron... Ah non, attendez. Pas l'insule. Non, mais je ne vous comprends pas Macron. Mais sur le plan économique, vous vous situez comment ? Vous êtes un social libéral, un gaulliste social. Vous êtes partisan d'une régulation de l'économie ?

7:40
François Asselineau

Alors oui, globalement, je suis partisan d'une régulation de l'économie. Surtout, je suis partisan que la France reste la France. Vous savez, les Français sont un peuple égalitariste. On n'est pas les anglo-saxons. En France, on ne veut pas une médecine pour les riches, une médecine pour les pauvres, une justice pour les riches, une justice pour les pauvres. Ce que veulent les Français, ça ne date pas d'hier. Ça remonte à Saint-Louis. Ça remonte au XIIIe siècle, quand ont été créés les premiers établissements hospitaliers pour tout le monde et sur le financement public.

Les Français, ils attendent de leur chef d'État qu'il assure l'égalité et la justice sociale entre tous les Français, quelles que soient leurs origines, quelles que soient leurs opinions politiques, quelles que soient leurs convictions religieuses. C'est ça, la République française. Donc un État-providence ? État-providence. C'est vous qui appelez ça. Moi, je n'appelle pas ça un État-providence. Actuellement, l'UE, nous, on donne des milliards d'euros à l'Europe. On se paye la princesse européenne. C'est l'État-providence. Pour les bénéficiaires, c'est les pays de l'Est.

Moi, je dis que, compte tenu de la situation en France, il faut arrêter les dépenses que nous faisons vis-à-vis de l'Union européenne qui sont colossales et se recentrer un petit peu sur les Français, parce qu'on ne peut pas continuer à avoir une augmentation constante de la pauvreté. Il faut quand même d'abord et avant tout traiter le problème des Français. Et ensuite, d'ailleurs, si on doit développer des pays, moi, je préfère m'adresser aux pays de la francophonie, avec qui nous avons des liens de toute nature beaucoup plus importants qu'aux pays... Je suis désolé, mais la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie... Bon, voilà. J'ai rien contre ces pays.

Mais on en est quand même beaucoup moins proches que de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Cameroun... — Les anciennes colonies françaises. — Oui. Mais moi, je l'ai déjà dit. Je veux renouer un rapport, mettre fin à la France-Afrique, proposer d'ailleurs aux pays qui veulent sortir du franc CFA de les aider s'ils le souhaitent, mais renouer un partenariat d'égalité entre la France et l'Afrique. Vous savez que grâce à l'Afrique, la langue française est en plein accroissement au niveau planétaire. En 2060, il y aura 767 millions de francophones. Ça sera une langue à 90% africaine.

Moi, je veux absolument qu'on développe les relations entre la France et l'Afrique,

9:39
Présentateur

des relations d'égalité. — Alors vous avez condamné l'attaque américaine du 6 avril dernier contre la base aérienne syrienne d'Al-Shirat. Alors quelles solutions vous proposez au règlement des conflits syriens ?

9:50
François Asselineau

— Alors j'ai condamné ça parce que c'est illégal au regard du droit international. Moi, je ne sais pas si ce bombardement... D'abord, si ce bombardement, il y a eu. Deuxièmement, si effectivement, les armes chimiques étaient dans les avions de Bachar el-Assad, la version qui nous est donnée par les médias occidentaux, ou s'ils étaient dans un hangar possédé par les rebelles. Ça, c'est la version russe. Moi, je n'y étais pas, vous non plus. Donc moi, dans ce genre de situation, il faut qu'il y ait une enquête internationale qui soit conduite. Mais moi, je me rappelle... J'ai pas une mémoire de poisson rouge.

Moi, je me rappelle ce qui s'est passé avec les armes de destruction massive de Saddam Hussein. C'est à cause de ça que les États-Unis et une grande partie des pays de l'Europe sont intervenus en Irak. Ils ont créé un million de morts. Résultat, il n'y avait pas d'armes de destruction massive. Sur le massacre de la Ghouta, en août 2013, le rapport du MIT, quelques temps après, a montré qu'en fait, le gaz sarin venait probablement des rebelles. Donc moi, je ne me prononce pas. Mais ce que je sais, en tout cas, c'est que l'intervention américaine est illégale au regard du droit international. Un État, quel qu'il soit, n'a pas le droit de se prétendre le gendarme du monde.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je veux aussi sortir de l'OTAN. La France a une très grande tradition de présence au Liban et en Syrie. Ça remonte à François 1er. La France aurait dû avoir une position d'équilibre sur le sujet. Et là, il y a le processus de... — Également sur le conflit israélo-palestinien. — Oui. Pareil. Sur le processus de Genève, la France devrait être au centre des opérations. Comme on est devenus les satellites de Washington, on est complètement discrédités. Et je pense qu'il faut parler à toutes les parties, y compris... Je suis désolé de le dire à ceux à qui ça ne plaît pas, y compris à Bachar el-Assad.

C'était d'ailleurs la position de Donald Trump il y a encore 10 jours. Donald Trump, il est en train de devenir... Excusez-moi, mais le Tsipras américain. C'est-à-dire en fait, c'est quelqu'un qui n'est pas fiable, qui change, qui a l'air un peu fantasque.

11:38
Présentateur

— Alors sur l'Europe, qu'est-ce qui vous distingue fondamentalement du programme de Mélenchon, mais également celui de Marine Le Pen ?

11:43
François Asselineau

— Alors ce sont 2 candidats qui tapent sur l'Europe. Ça, ils le font très bien. D'autant plus, d'ailleurs, qu'ils me copient un certain nombre d'éléments. Mme Le Pen, qui n'y connaît rien, demande, sous-traite à Philippot les opérations, qui vient copier ce que j'écris. Et puis Mélenchon, il fait pareil. Et l'autre jour, à Marseille, il a même eu le culot de se mettre une branche d'olivier. C'est le logo de l'UPR depuis 8 ans. Bon. Alors pour critiquer, ils sont très bien. Mais ensuite, on fait quoi ? Ils proposent l'un comme l'autre de renégocier les traités européens. Eh bien moi, je dis qu'on ne peut pas...

Bien sûr qu'on peut théoriquement, mais concrètement, c'est impossible, parce qu'il faudrait l'accord unanime des 28 gouvernements pour rouvrir les négociations, avoir un nouveau traité, au seul bénéfice de la France, et on demanderait aux 27 autres États de nuire à leurs intérêts nationaux.

12:27
Présentateur

Donc il n'y a qu'une seule solution, c'est de sortir.

12:28
François Asselineau

Mais attendez. Et puis il faut encore les 28 peuples. Il faut 56 accords unanimes. En 1997, Lionel Jospin avait dit qu'il allait renégocier les critères de Maastricht. Bernie, qu'il n'a rien renégocié du tout. En 2012, François Hollande a dit qu'il allait renégocier le traité TSCG. Il n'a rien renégocié du tout. Est-ce que vraiment les Français veulent avoir, veulent élire un Tsipras français, c'est-à-dire M. Mélenchon ou Mme Le Pen, qui fait croire qu'il va s'opposer à l'UE, et puis au dernier moment, ils feront comme Tsipras, c'est-à-dire qu'ils se coucheront ? Moi, j'apporte une vraie réponse. Et ça fait 10 ans que je le dis.

Allez regarder les professions de foi de Mme Le Pen, qui, elle, passe son temps à taper sur les immigrés et sur les musulmans. Aller regarder les professions de foi de M. Mélenchon en 2012, l'un et l'autre ne disaient absolument pas ce qu'ils disent maintenant. En fait, ils me courent après, parce que moi, les événements vont dans le sens de ce que j'avais toujours prévu. Voilà la difficulté.

13:19
Présentateur

— Alors une question sur les élections législatives de juin 2017. Vous comptez présenter des candidats dans les 577 circonscriptions ?

13:27
François Asselineau

— Oui, je pense. Il y aura peut-être 2-3 circonscriptions. On aura un petit problème. Et même, je crois, à Saint-Pierre-Miquelon, où il y a 6 000 personnes, je pense qu'on a 2 adhérents. Je pense qu'on va avoir des candidats. Mais globalement, on aura, oui, dans la quasi-totalité, sinon la totalité, des élections législatives. D'ailleurs, je serai moi-même candidat à l'élection législative si je ne suis pas élu président. Vous avez vu que M. Macron, lui, il a dit que s'il n'est pas président, il ne veut surtout pas être candidat. Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça veut dire qu'il laisse tomber, en fait, tous les gens qui lui font confiance. Honnêtement, c'est pas correct. C'est plein de mépris.

Moi, je vais aller au Charmant, comme je vais au Charmant depuis 10 ans, parce que c'est une œuvre collective. Eh bien, on va être présent partout, dans toutes ces circonscriptions, et on va faire un score, vous allez voir.

14:07
Présentateur

Alors, une question sur les bookmakers anglais, qui vous placent en 5e position devant Hamon, avec une cote de 100 contraintes.

14:15
François Asselineau

Oui, devant Hamon, devant Dupont-Aignan, etc. La moindre des choses, ça me fait sourire. Je n'y porte pas une attention plus importante que ça. Mais vous savez, c'est aussi fiable, ça. C'est même plus fiable, à mon avis, que les sondages qui nous sont déversés par les grands médias français. Parce que là, au moins, les gens, ils jouent de l'argent. Donc ça veut dire qu'ils y croient. Les sondages des grands médias français...

14:35
Présentateur

Mais c'est quoi un bon score pour vous ?

14:37
François Asselineau

Écoutez, je pense que je vais faire un bon score. J'appelle ici, d'ailleurs, toutes les personnes qui m'écoutent. Il ne faut pas qu'ils votent en fonction des sondages et ci et ça. Il faut qu'ils votent en fonction de leurs convictions et de la personne qui leur paraît. Le mieux à même, le plus compétent, le plus droit, le plus réglo, celui qui a le plus la compétence, l'expertise, mais aussi le courage de diriger la France pour le bien du peuple français, je crois que c'est moi.

15:01
Présentateur

Merci à vous, François Solino. Donc à très bientôt pour un autre numéro de l'Esprit d'Actu.