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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 juin 2025 25 min

Céline Brulin : « C’est toujours par la négociation que l’on y arrive »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Céline Bruna. On va revenir sur toutes ces informations dans quelques instants. Vous êtes sénatrice communiste de la scène maritime.

On va commencer à regarder ensemble les une de la presse régionale de ce matin. D'abord la une de la dépêche du midi guerre Israël Iran. Que va faire Trump ?

C'est la question. Trump qui dit vouloir une fin réelle au conflit mais peut-il aller jusqu'à engager les États-Unis dans cette guerre ? et qui s'est fait lire sur la promesse inverse.

La deuxième une, c'est celle de Nice matin, Christian Estros qui refuse d'enlever le drapeau israélien bras de fer entre le maire de Nice et le préfet qui a demandé de retirer les drapeaux étrangers du front de la mairie. Et puis la dernière une, c'est celle du courrier Pica. C'est une initiative de la mairie d'Amien.

Stationnement 1 € symbolique pour les soignants, les professions médicales et paramédicales qui pourront se garer pour 1 € par an dans les rues d'Amien à partir de septembre. Le geste est salué par les ambulanciers, les infirmiers, les médecins. La seule condition, c'est de justifier d'au moins 100 visites par an.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? Je dirais celle du courrier Picard pour rester dans le domaine de la santé qui est qui est un domaine qui m'importe beaucoup parce qu'effectivement on a de nombreux endroits où les soignants parce que évidemment les CHU sont souvent situés dans des centres-villes très urbanisés avec des difficultés de stationnement. J'ai en mémoire euh des mobilisations dans mon département sur le sujet au Havre par exemple où il avait été décidé de faire payer le stationnement pour les soignants mais aussi pour les patients.

Euh ce qui peut s'avérer très lourd parce que on sait qu'on peut avoir des consultations qui sont longues. on a besoin d'aller voir et de visiter nos familles lorsqu'elles sont malheureusement hospitalisées et que c'est un obstacle et que ça rajoute au fait que la santé coûte aujourd'hui de plus en plus cher à nos concitoyens parce qu'à force de déremboursement, à force de médicaments qui ne sont plus remboursés comme par le passé, et bien c'est un véritable budget, ça conduit même parfois à des renoncements aux soins. Et donc c'est la une qui me parle le plus même si les autres sont évidemment aussi très important.

Et donc vous saluez cette initiative de l'aide de la ville de la mer. On va reparler des questions santé dans quelques instants puisque c'est l'actualité ici au Sénat. Mais d'abord on l'a vu dans le journal l'actualité à l'internationale entre ce qui se passe entre Israël et l'Iran et les États-Unis qui mettent désormais la pression sur l'Iran à qui Donald Trump demande une rédition sans condition.

Il a raison président américain d'agir comme ça. Mais je pense que le président américain devrait regarder l'histoire de son pays qui montre que systématiquement lorsque les États-Unis ont voulu déloger des dirigeants et faire un peu leur loi dans le monde, ça s'est avéré par des échecs et des échecs extrêmement cruels, douloureux pour le monde entier. Et donc bien évidemment euh que ce régime iranien euh suscite notre opposition, que nous sommes au côté des jeunes, des femmes qui luttent depuis des mois, des années maintenant pour se libérer euh de ce régime affreux.

Mais vous vous dites plutôt comme Emmanuel Macron, on fait pas tomber un régime par la guerre, c'est pas la bonne stratégie. Ça ne marche jamais. Ça ne marche jamais qu'on soutienne les peuples qui se défendent et qui le font de très très belle manière.

Mais regardez ce qui s'est passé en Libye quand la France notamment a souhaité intervenir. Aujourd'hui, on est face à un chaos dont plus personne ne mesure les conséquences que plus personne ne peut gérer et puis on est dans une zone où d'escalade en escalade, on va au devant de très très graves conséquences. Et donc la voix de la raison, c'est plutôt de porter la voix des discussions.

Surtout que c'est encore possible. Ben Donald Trump par exemple ne peut pas ignorer que les accords sur le nucléaire iranien avaient commencé à se mettre en place notamment entre les États-Unis et l'Iran et que c'est lui qui en a en partie dénoncé certains aspects quand il est revenu quand il est venu au pouvoir lors de son premier mandat alors que bon mal ces accords commençaient à être respectés par l'Iran et donc avec quand même des alertes he de laa qui disait que l'Iran respectait pas ses obligations Absolument. Et on est évidemment très vigilant à l'armement dont à la tête duquel pourrait être l'Iran.

Mais on peut aussi se souvenir les uns et les autres que les États-Unis nous avaient dit que l'Irak disposait d'armes de destruction massive qui se sont avérées finalement fausses. Donc je ne dis pas que c'est le cas sur le nucléaire iranien mais on sait que dans ce genre de situation c'est toujours par la négociation qui on y arrive par aucune autre solution. C'est aujourd'hui qu'aurait dû avoir lieu à à l'ONU la la conférence hein euh sur la reconnaissance de l'État de Palestine coprésidé par Emmanuel Macron qui vu le contexte a préféré euh la reporter.

On a vu hier hein les partis de gauche qui se sont réunis pour demander cette reconnaissance immédiate. Est-ce que c'est vraiment le bon moment et est-ce que les conditions sont réunies ? Mais la Palestine devrait être reconnue depuis très longtemps.

D'ailleurs euh mon groupe et nos groupes euh au Sénat et à l'Assemblée nationale ont déjà proposé et même fait voter des résolutions dans ce sens-là. Et la France n'a pas besoin d'attendre une quelconque conférence internationale pour elle-même reconnaître la Palestine comme l'ont fait des tas d'autres pays. Je pense que il n'y aura de sécurité pour Israël comme pour les Palestiniens que dans le cadre d'une solution à deux états et que chaque geste qui peut peser dans ce sens-là est utile et je pense que la France se grandirait de porter cette voie làà en essayant d'associer le plus largement et en essayant d'entraîner derrière elle les Nations Unies mais elles-mêmes en reconnaissant la immédiatement sans condition sans qu'il y a des otagit déjà le cas ça devrait encore des otages au main du Hamas, mais ça n'empêche pas de continuer de se battre bien évidemment pour faire libérer les otages mais c'est précisément le contraire qui se passe aujourd'hui.

On se demande si Netaniaahu est bien préoccupé par le sort des otages israéliens quand je vois les la politique qu'il mène aujourd'hui dans son pays qui met ses concitoyens en grande insécurité et je pense que ce choix de l'extrême droite israélienne est est absolument délétaire pour la sécurité y compris des Israéliens. Sujet d'actualité en France. On revient en France, c'est le conclave sur la réforme des retraites.

Il aurait dû se terminer hier. Finalement, il joue encore les prolongations. Il y aura une nouvelle réunion lundi prochain.

Est-ce que vous pensez qu'il va aboutir à quelque chose ce conclve ? Bah écoutez, j'en doute au vu de ce que je vois aujourd'hui. Puis pour être honnête, j'en doutais déjà depuis le début parce que quand on se dit euh on va ouvrir des discussions mais on n' pas le droit de revenir sur les 64 ans qui ont été euh adoptés dans la réforme de 2023, on n' pas le droit de regarder ça.

Faut surtout pas aller dans ce sens-là. Il faut que financièrement ce soit dans bon bah il y a pas véritablement la condition c'était maintenir un équilibre financier pour le régime d'être le problème c'est que pour maintenir un équilibre financier ou plutôt pour aller vers un équilibre financier, il y a plusieurs solutions. où on réduit les dépenses, où on augmente les recettes.

Et le problème c'est que les discussions que semblent vouloir enfin qu' semblé vouloir initier le premier ministre n'en sont pas de ce point de vue-là puisqu'on est toujours dans des solutions là. toutes les toutes les choses qui sont mises sur la table, c'est en gros de très très très minimes avancé éventuell pour les salariés mais moyennant des reculs sur d'autres domaines. Donc pour l'instant pour les salariés qui je le rappelle se sont mobilisés très massivement contre cette réforme des retraites contre le port le report à 64 ans du de l'âge de départ en retraite et qui n'ont pas changé d'avis depuis.

Vous vous dites minime, on va quand même vers une amélioration des pensions des femmes, vers un abaissement de l'âge de la décote. Pour vous, ça c'est des avancées minimes ? Ah, quand vous passez de 67 ans à pouvoir partir sans décotes si vous n'avez pas tout trimestre à 66 ans et demi, moyennant d'autres sacrifices qui vous seront demandés, excusez-moi, j'ai du mal à concevoir que ce soit un réel progrès social.

Euh et encore une fois, les nos concitoyens ont considéré qu'il n'était pas possible pour eux parce que de nombreux ont des des travails enfin travaillent de manière difficile avec de la pénibilité. On a des tas d'emplois dans l'industrie dans les services qui sont extrêmement difficiles et euh les salariés ne se voient pas travailler 2 ans de plus. Donc, mettons sur la table de véritables solutions, c'est-à-dire comment nous finançons notre système de retraite sans prolonger la durée de vie au travail.

François Bairou, lui, il est plus optimiste que vous sur l'isslave. Il a redit hier mais il a prévenu de nouveau, c'était devant les députés lors des questions d'actualité au gouvernement. Sans accord, la réforme borde s'appliquera.

On l'écoute. Et j'ai dit que s'il y avait un accord, il serait soumis au parlement. Et s'il n'y a pas d'accord, il n'y aura évidemment pas.

J'ai dit de à la première minute inutile d'agiter les doigts inutilement. Je dis que s'il n'y a pas d'accord, c'est la réforme telle qu'elle a été adoptée qui s'appliquera. C'est ce que j'ai dit ici sans sans changer.

Bon, pour le coup, il reste constant. Qu'est-ce que vous en dites ? Est-ce que vous espérez quand même qu'il y a un vote au Parlement, donc un accord ?

Ben, souvenons-nous de comment est passé cette réforme. Elle n'a pas été voté à l'Assemblée nationale puisque un 493 a été déclenché. Au Sénat, elle a été votée, si ma mémoire est bonne, par 193 sénateurs, c'est-à-dire même pas la totalité de la majorité sénatoriale.

Et à nouveau, le Premier ministre semble refuser que ce débat devienne vienne devant le parlement. Je pense que le cette réforme des retraites pèse pour beaucoup dans la crise politique que nous vivons aujourd'hui parce que nos concitoyens, les salariés de ce pays et globalement le le peuple français euh s'est opposé à cette réforme et s'il n'y a pas une réouverture réelle de discussion, s'il n'y a pas une remise en cause de cette réforme, alors je crois que les situations de blocage que nous connaissons vont perdurer avec une colère, une amertume, un mécontentement. des Français qui va s'accroître et et qui ne prépare pas forcément que de bonnes choses.

À l'initiative de vos collègues députés communistes, l'Assemblée nationale il y a quelques jours a voté l'abrogation de la réforme à 64 ans. Qu'est-ce que vous allez faire de ce vote qui était symbolique hein, on précise he qui engagé une vote d'une résolution mais qui justement a montré que à l'Assemblée nationale, il y avait une majorité pour refuser et abroger vouloir abroger cette réforme des retraites. qu'attend le premier ministre pour engager ce travail et puis pour qu'on remette sur la table, qu'on remette au grand jour les pistes de financement de l'abrogation de cette réforme pour que les salariés n'aient pas ces 2 ans de travail supplémentaire et qu'on finance notre système de retraite par exemple euh en augment en mettant des cotisations sur les revenus financiers.

Aujourd'hui, c'est le travail qui cotise euh la part employeur, la part euh des salariés, mais aujourd'hui, on est dans une économie financiarisée. Pourquoi est-ce qu'onait pas la voie à ce que il y ait une forme de cotisation sur des revenus importants qui ne contribuent aucunement à la solidarité nationale et qui permettrai de donner du souffle et de l'air à notre système de protection sociale. On passe à l'actualité du Sénat.

Comment lutter contre les déserts médicaux et notamment dans le milieu rural ? Ce sujet préoccupe évidemment les Français. Alors le Sénat va tenter d'y répondre aujourd'hui avec un texte.

On va en voir les détails avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour ST. Bonjour Ran.

Bonjour madame la sénatrice. Bonjour. Une proposition de loi sera examinée aujourd'hui au Sénat.

Elle vise à améliorer l'accès aux soins dans les territoires ruraux. Oui. Et à mettre fin à la galère pour des millions de français.

On en parle souvent sur Public Sénat, mais c'est l'objet du texte qui sera discuté aujourd'hui. Un texte préparé, rédigé par le ministre de la santé Yannick Neer, du temps où il était encore député. L'objectif est simple, former plus de médecins début janvier au moment de son arrivée au ministère, il fixait le cap.

Écoutez-le. Nous avons une population plus importante, 15 millions d'habitants par rapport à à 1970 et quasiment le même nombre de formations de soignants. Donc il y a vraiment besoin de former plus, de former mieux, de pouvoir accompagner cette formation.

Alors ça c'est pour l'objectif. Quelle est la méthode ? Le texte examiné aujourd'hui propose de supprimer le numérus apertus.

Autrement dit, le chiffre qui détermine le nombre d'étudiants de médecine acceptés en 2e année. C'est une donnée qui est discutée, évalué, fixée par les universités elles-mêmes après avis conforme des agences régionales de santé. Il faut savoir que ce numérus Apertus est relativement nouveau.

Il a été instauré à la rentrée 2020 pour remplacer le fameux numéros clausus qui fixait des quotas plus restrictifs pour les études de médecine. Le gouvernement souhaite donc assouplir tout ça. Orien, comment ça se traduirait dans la pratique ?

L'idée est de mieux tenir compte des besoins de santé des territoires. Pour cela, les élus locaux et les réalités locales seraient mieux pris en mieux prise mieux pris pardon mieux pris en compte. euh par les décideurs et notamment par les agences régionales de Santlyorient.

Et le texte veut aussi mieux retenir en France ses étudiants qui partent tenter leur chance à l'étranger. Il serait 1600 1600 chaque année selon le Sénat, destination, l'Espagne, la Roumanie, la Belgique pour faire des études jugées moins exigeantes. Le texte de loi prévoit de faciliter leur réintégration dans le système français après leur aventure à l'étranger.

Madame la sénatrice, vous allez voter ce texte. Je vais voter la proposition de loi du député Neder, mais je vais demander au ministre Neer ce qu'il compte faire pour que ça puisse se concrétiser. Alors, vous partagez les objectifs ?

Ben, non seulement je les partage, mais je les porte et je les défends depuis des années. À chaque budget de la sécurité sociale, nous proposons qu'on détermine les capacités de enfin les les formations des médecins notamment et des professionnels de santé en général à partir des besoins et pas à partir des capacités des universités. Euh mais précisément, on peut définir les besoins, ils sont énormes.

Quand il y a 6 millions de nos concitoyens qui ont plus de médecin traitant, vous voyez un peu l'enjeu. Mais ensuite, il faut que ça se concrétise par des moyens. Alors des bâtiments d'université qui accueillent ces étudiants, des enseignants, des enseignants chercheurs, des chefs de clinique, des comprennes bien si cette proposition de loi donc est adoptée, chaque territoire va dire voilà moi j'ai besoin de plus de médecins.

C'est un peu ce qui se passer. De nombreux territoires ont besoin de plus de médecins. Donc comment on se donne la capacité de les former ?

Et puis parce que des médecins ne sont pas formés seulement sur les bancs des amphithéres des universités, ils sont formés sur des terrains de stage qu'il faut multiplier. Il faut, je crois, faire en sorte qu'on puisse accéder aux études de santé hors des grandes métropoles. Parce qu'il y a un vrai sujet, c'est que aujourd'hui, sans être caricatural, nos médecins sont encore beaucoup issus des CSP+ des grands des cœurs des grandes métropoles et cetera.

Et moi, je considère que si nous avons des étudiants qui viennent de la ruralité, qui viennent des villes moyennes, qui viennent de quartier populaire, ils auront ensuite beaucoup plus d'envie de s'installer dans chez eux ou dans des endroits qui ressemblent à de là où ils viennent. Et donc, il y a un enjeu à développer des formations. Ça c'est un objectif qui est partagé par François Bou, c'est dans le plan qu'il a présenté il y a quelques semaines pour lutter contre les déserts médicaux.

Oui, mais comment fait-on cela lorsqu'on nous dit en parallèle qu'encourager les jeunes dans le rural à faire des études de santé 40 milliards d'euros d'économie sur les budgets autant le budget de l'État que de la sécurité sociale en 2026. Comment fait-on pour financer ça ? Parce que très concrètement, il va falloir débloquer des moyens du côté du ministère de l'enseignement supérieur, du côté du ministère de la b des belles intention mais voilà dans ce sont des ce sont des intentions que je soutiens que je porte depuis longtemps parce qu'il faut effectivement former plus de médecins et les former en fonction des besoins de chacun de nos territoires.

Et pour que ce grand effort de formation devienne une réalité, il va falloir un plan de bataille qui concrétise tout ça sur le terrain. Et je pense que Yannick Neer, entre le dépôt de sa proposition de loi et maintenant, il est devenu ministre. Donc, il a un peu plus de leviers qu'il en avait auparavant pour agir sur tous ces sur tous ces champs là.

Former plus de médecins, ça veut dire les former moins bien. Pourquoi ? Ça veut dire bacler peut-être un peu la formation.

C'est c'est ce qui revient beaucoup chez les médecins. On dit "Bon bah voilà, on va en former plus et on va être moins bien formé." Il y a des médecins qui euh je pense par exemple à l'ordre des médecins qui disent "Ou là, faut pas en former trop." Ce sont les mêmes qui nous ont dit qu'il fallait mettre le enfin qui ont dit à nos prédécesseurs qu'il fallait mettre le numérus closus en place parce queon allait dépenser trop en matière de santé s'il y avait trop de médecins et puis parce que il fallait quand même qu'ils assurent leur activité et qu'ils aient un certain nombre de patients à soigner.

On voit ce que ça donne aujourd'hui. 6 millions de nos concitoyens qui n'ont pas de médecin traitant, des inégalités qui s'accroissent parce que c'est pas seulement qu'on manque de médecin, c'est que les inégalités entre territoires, les territoires qui avaient des médecins en non davantage, ceux qui n'en avaient pas suffisamment en non de moins en moins. Et pour le vivre au quotidien sur le terrain, c'est insupportable pour nos concitoyens.

C'est insupportable quand dans un pays comme la France, on vous dit que si vous avez votre gamin qui est malade, vous allez appeler 10 15 praticien pour ne pas trouver un rendez-vous. Vous allez être contraint peut-être d'aller aux urgences en sachant parfaitement que vous allez engorger finalement les urgences par des choses qui n'en relèvent pas. C'est devenu insupportable et je pense que ça doit être une priorité.

C'est la principale préoccupation de nos concitoyens. Ça doit être une priorité. Je pense qu'on peut former plus en formant bien.

Nous avons des enseignants, des équipes qui sont prêtes à le faire et je pense que certains médecins qui veulent un peu défendre leur précarés devraient penser aux jeunes générations, devrai penser à leurs confrères qui sont eux-mêmes victimes de la pénurie. Parce que qui est victime de ça ? Ce sont les médecins qui n'arrivent plus à faire face aux besoins et aux patients qui viennent leur demander rendez-vous sans pouvoir toujours y répondre. et on suivra l'examen de ce texte avec un peu de retard.

Donc ça commencera aujourd'hui au Sénat. On suivra évidemment ça. Merci Steve.

On se retrouve dans une demi on parlera du conclave des sur les retraites qui lui aussi a un peu de retard. On verra ça tout à l'heure. Allez, on voit ça dans le club pendant le débat politique.

On va aller voir l'actualité dans votre département de la scène maritime maintenant avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Lillebon, on retrouve Cédric Tomir. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.

Céd rédacteur en chef adjoint au courrier Cochois. Cédric, vous vouliez nous parler du dossier de reprise de la raffinerie d'XON mobile à Port Jérôme ? Et vous vouliez après poser une question à Céline Brun ?

Oui, bonjour madame la sénatrice. À quelques kilomètres de chez vous, la raffinerie SO est à vendre. Le groupe Exon Mobile est entré en négociation exclusive avec un groupe canadien Nors Atlantique.

Et le moins qu'on puisse dire c'est que les salariés et les organisations syndicales sont inquiets. Euh notamment parce qu'ils considèrent qu'il va falloir beaucoup d'argent pour acheter cette cette raffinerie pour aussi démantler les unités de chimie que on que Exon Mobile a décidé d'arrêter. Euh beaucoup d'argent pour payer euh tout ce qui a été promis dans le cadre du plan social euh qui est créé l'an dernier et puis aussi pour dépolluer un un site, une ancienne raffinerie qui se situe à quelques kilomètres de la raffinerie.

Alors, est-ce que vous comme les salariés, est-ce que vous êtes inquiète ? Ben mon rôle c'est pas d'être inquiète, c'est d'essayer de lever justement ces inquiétudes et de faire bouger les choses. Et effectivement, on a Exon qui après avoir arrêté son activité chimie sur notre plateforme de Port Jérôme sur scène vend sa raffinerie, se désengage finalement de la France et euh Nors Atlantique semble vouloir reprendre la raffinerie.

Euh dès euh cette annonce euh je suis intervenue auprès du ministère euh de l'industrie et une rencontre doit être organisée pour que justement on regarde dans quelles conditions tout cela doit se faire. Il me semble que l'État français de manière euh euh sous forme par exemple d'un contrat tripartite entre Exon entre Noratlantique et l'État lui-même euh au besoin en faisant en sorte que l'État soit actionnaire même très minoritaire de cet ensemble. pour pouvoir justement peser sur tous ces choix.

Nous avons besoin de savoir si Norlantique a un véritable projet industriel. On a malheureusement l'expérience dans notre département de Petroplus qui avait racheté la raffinerie Chelle dans la région rouwanaise et qui quelques années après a tout laissé tomber et les salariés avec. On a besoin euh que les garanties qui ont été données par Exon dans le cadre la négociation du plan social avec la fermeture de la chimie soit respectée.

On a besoin que les engagements d'Exon pris en matière d'avenir du site, des pollutions et cetera soient aussi respecté. Et donc je pense que l'État ne peut pas rester spectateur d'une vente entre deux groupes euh en plus de groupes étrangers euh américains, nord-américain, canadien. Il doit s'impliquer.

Euh on est sur une filière stratégique, c'est pas enfin on parle de production de pétrole, on parle de production énergétique qui dans le la situation géopolitique qu'on connaît euh a évidemment une très très grande importance. Et aujourd'hui, nous importons du pétrole raffiné en France avec toutes les conséquences que ça peut avoir au plan commercial mais aussi au plan géopolitique. Pardon madame Brin, je je me permets de vous couper parce qu'il a une seconde question à vous poser.

Oui, quand il y a eu l'annonce de la la suppression de plus de 677 postes au départ aujourd'hui finalement il y en aura donc 608 personnes qui ont qui doivent quitter la plateforme. des parlementaires avaient exprimé la la possibilité ou peut-être qu'il fallait étudier une nationalisation puisque vous parlez que c'est un site effectivement stratégique. Est-ce que c'est une des pistes que que vous allez proposer au ministère de l'industrie à Ber ?

Ben, c'est une des pistes qu'on avait effectivement déjà proposé euh lors du PSE il y a un peu plus d'un an maintenant sur les la partie chimique parce que euh la chimie comme la pétrochimie sont indispensables à l'ensemble de l'industrie euh et on ne peut pas rester dépendant de groupes qui du jour au lendemain, on l'a vu, peuvent décider de quitter le territoire. Donc moi, je suis ouverte à discuter de la forme que tout ça peut prendre. Ça peut être dans un premier temps total qui est très présent aussi dans notre département qui s'implique dans l'acquisition de cette raffinerie pour qu'on crée un pôle à vocation publique dans l'avenir.

Mais je pense en effet que nous ne pouvons pas laisser ce monopoly capitalistique décider de l'avenir de territoire. Ça fait 90 ans que notre territoire est mobilisé pour accueillir, pour créer les infrastructures, pour former les salariés de ces entreprises. On ne peut pas les laisser décider seul de l'avenir du territoire et de l'ensemble de l'industrie dans notre pays.

Merci Cédric Tomier. Merci beaucoup d'avoir été avec nous rédacteur en chef adjoint au courrier cochoir. Tu es ravi de vous avoir dans cette émission.

Merci beaucoup et merci Céline Brin de nous avoir accompagné pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes notre débat politique entre parlementaires, deux sénateurs, une députée ce sera à suivre notamment sur les retraite et sur le vote de l'Assemblée hier qui a supprimé les zones à faible émission. Mais d'abord on va revenir sur ce qui est en train de se passer actuellement entre Israël et l'Iran avec Antoine Vasbous qui nous rejoint. [Musique]