«On assiste à la fin du mythe de la puissance américaine», estime Philippe De Villiers
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Philippe De VilliersFait
« Le régime change, changement de régime, on l'attend toujours. »
- 1:00Philippe De VilliersFait
« Le crickpill d'une guerre courte a échoué. »
- 1:15Philippe De VilliersFait
« L'Iran est un peu vainqueur puisque l'Amérique n'a pas vaincu, l'Amérique est un peu vaincu. »
- 1:45Philippe De VilliersFait
« L'Iran a dans sa main l'hypothèse d'une désintégration de l'économie mondiale. »
- 2:15Philippe De VilliersFait
« L'Amérique a perdu ses alliés européens, j'allais dire ses vassaux. »
- 5:00Philippe De VilliersFait
« La Chine est en train d'émerger comme une puissance concurrente de la zone dollar. Elle prépare la dédolarisation du monde par le sud global. »
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Je crois que nous assistons à la fin de du mythe de la puissance américaine, le mythe de la de l'hyperpuissance militaire et stratégique. D'abord parce que chacun peut voir que les objectifs de guerre dont nous avions parlé qui était ceux de l'Amérique n'ont pas été atteints. Le régime change, changement de régime, on l'attend toujours.
On est passé du militaro enfin de l'islamo militaro au militaro islamo c'est une question de nuance. C'est toujours la République des Mola et des gardiens de la révolution. Ensuite, la révolte populaire a pas eu lieu et enfin l'anéantissement du nucléaire.
On joue à Colin Mayard pour chercher les 450 kg qui se promènent entre les montagnes et les souterrains et on les a pas trouvé apparemment puisqueon les cherche encore. Voilà pour les objectifs de guerre. Ensuite, plus grave, le crickpill d'une guerre courte a échoué.
Et on peut même dire que puisque l'Iran n'est pas vaincu, l'Iran est un peu vainqueur puisque l'Amérique n'a pas vaincu, l'Amérique est un peu vaincu. Donc c'est pas du tout ce qui était prévu avec près 2 mois de guerre. Ensuite et surtout euh nous sommes devant une guerre asymétrique, on l'a dit redit mais je voudrais ajouter une pièce au puzzle c'est que dans cette guerre asymétrique on a vu apparaître les les corcham et Coramcham char les les fameux missiles qu'onattendait pas bricolés par les ingénieurs les 130000 ingénieurs iraniens qui font mal au missile patriote qui sont de moins en moins nombreux pour les pour les intercepter.
Ensuite, il y a les fameux drones shaed mais il y a une troisième arme à laquelle personne n'avait pensé, c'est le détroit d'armose. Et cette arme c'est c'est une bombe atomique. Pourquoi je dis c'est une bombe atomique ?
Pourquoi cette métaphore ? Parce qu'en fait quand vous avez la bombe atomique, vous tenez le monde en respect. Or, l'Iran tient le monde en respect puisque l'Iran a dans sa main l'hypothèse d'une désintégration de l'économie mondiale et on voit bien en ce moment les conséquences non seulement pour le carburant mais aussi pour le kérosène, les engrais, l'hélium et cetera et cetera.
Et donc nous sommes dans une situation où l'Amérique ne sait plus quelle pièce y coudre. devant cette guerre asymétrique. Mais j'ajoute l'essentiel.
Non seulement l'Amérique a perdu ses alliés européens, j'allais dire ses vassaux. C'est la première fois que les vassaux se comportent pas comme des vassaux avec une Allemagne dont on va découvrir bientôt qu'elle est en train de réarmer avec une seule idée en tête, c'est de se venger de Salineade et de se retourner contre la Russie. Vous allez voir que l'Allemagne va être un vrai problème dans les années qui viennent.
Faudra qu'on en reparle, la fameuse Europe allemande. Et et enfin et surtout, il y a le condominium Russie Chine qui applique le le mot talérant. Quand l'ennemi est dans l'erreur, il faut surtout pas l'interrompre.
Talon repris par Napoléon. Et donc là en fait la Russie profite de la situation pour le pétrole, tranquillité [raclement de gorge][toux] ukrainienne, les regards sont ailleurs. Quant à la Chine, quand vous faites les comptes, la Chine, elle est l'interlocuteur de tous les pays du golfe.
Elle parle avec l'Iran et évidemment dont elle est l'alliée, mais elle parle aussi avec Abou Dhabi. Elle parle avec le Coè, elle parle avec l'Arabie Saoudite, parle même avec Israël. La Chine parle avec tout le monde.
Deuxièmement, elle déploie les routes de la soie pour acheminer les marchandises et les matières premières. La puissance de demain, c'est contrôler les flux. Elle fait tout pour contrôler les flux.
Ensuite, elle contrôle les datas. C'est elle qui a installé la 5G en Arabie Saoudite. Et enfin, et enfin et surtout elle fait payer le pétrole en monnaie chinoise et elle attire à elle tout le Moyen-Orient dans le sud global, dans les bricks et dans la fameuse Confédération de Shangï.
Et donc en d'autres termes, la Chine est en train d'émerger comme une puissance concurrente de la zone dollar. Elle prépare la dédolarisation du monde par le sud global. Voilà ce qui est en train de se passer.
Il est évident que le président Trump aujourd'hui devant deux échéances immédiates. La première c'est au bout de 2 mois il faut l'accord du Congrès pour continuer la guerre. Donc c'est dans quelques jours que va faire le Congrès.
Et deuxièmement, il a un rendez-vous avec le président chinois à Pékin à la MIMA. Et donc il est pressé, c'est pour ça qu'il explique qu'il est pas pressé, mais il est pressé d'en finir avec une négociation, un semblant de négociation pour pouvoir passer à autre chose. Voilà.
Mais les historiens dans 50 ans retiendront le turn point pour parler comme vous. [raclement de gorge] Euh [rires] et le point de retournement, un bon accent. Oui, le point de retournement, je pense je pense que la toute puuissance américaine, la l'hyperpuissance de la République impériale pour parler comme Rond Aaron, c'est fini.
Philippe de Villiers