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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 21 janvier 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Procès du RN, Donald Trump… L'interview intégrale de Sébastien Chenu (RN)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut laisser négocier l'acquisition du Groenland ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle forme de réaction à Trump ? Hausser le ton, sanctions économiques ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on active l'outil anti-coercition contre les entreprises américaines ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Vous dites ça comme Donald Trump, il joue les durs à cuir, c'est ça ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le procès en appel de Marine Le Pen : Julien Odoul a-t-il été payé par l'Europe pour travailler au RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien ChenuFait
    « Non mais la méthode et les objectifs de Donald Trump ne sont pas acceptable »
  • 2:00Sébastien ChenuFait
    « Donald Trump ne comprend que le rapport de force. »
  • 6:00Sébastien ChenuFait
    « Donald Trump défend les intérêts des Américains et nous ne faisons aucune illusion. »
  • 6:00Sébastien ChenuFait
    « Donald Trump incarne un vent de liberté qui souffle sur toutes les démocraties occidentales. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sébastien chenut qui est également député du nord bonsoir monsieur chenu bonsoir monsieur merci d'être avec vous vous avez sans doute entendu la la fin de nos échanges et à quelques instants donald trump qui s'en prend à nouveau à l'europe aujourd'hui à davos qui redit qu'il veut mettre la main sur le Le Groenland qui exige des négociations, c'est le terme qu'il a employé pour l'acquérir. Est-ce qu'il faut le laisser négocier l'acquisition du Groenland ? Non mais la méthode et les objectifs de Donald Trump ne sont pas acceptable la réalité c'est que donald trump poursuit une logique qu'il a entamé avec le venezuela que nous avons contesté on était un peu seul d'ailleurs à émettre quelques réserves sur la capacité qu'a eu Donald Trump à mettre la main sur le Venezuela, puisqu'on nous disait « Vous êtes moins trumpiste maintenant qu'Emmanuel Macron ».

Donc cette logique, en fait, elle se poursuit. Et donc il n'est pas logique, acceptable, correct de laisser Donald Trump nous imposer des règles du jeu, des règles commerciales. Et bien entendu, on doit réagir.

On doit réagir. C'est ce que vous dites. Quelle forme ça doit prendre ?

Est-ce qu'il faut hausser le ton ? Est-ce qu'il faut rompre un peu les relations diplomatiques ? Est-ce qu'il faut des sanctions économiques ?

Dans toute la palette qui est sur la table aujourd'hui, et on voit bien que l'Europe hésite avant d'appuyer sur un bouton, qu'est-ce que vous vous réclamez D'abord, les États-Unis restent un pays ami. Je pense que c'est important de le dire Vous vous faites partie, je ne sais pas si vous étiez en coulisses à ce moment-là, 4 % des Français seulement aujourd'hui disent que les États-Unis sont nos alliés Vous faites partie des 4 % ? 'ai dit ami, et je pense que c'est un pays allié en cas de coup dur.

C'est-à-dire que je pense que si demain, on a un énorme coup dur, une guerre, etc., les États-Unis nous donneraient le coup de main nécessaire. Je n'ai pas de doute là-dessus.

Mais c'est un pays qui est dirigé par un président excessivement agressif, excessivement expansionniste et qui a des velléités, qui nous font du tort. Comment on y répond ? D'abord, c'est économique.

Donald Trump ne comprend que le rapport de force. La réponse, elle doit d'abord être économique. Évidemment, il y a un accord cadre qui a été voté par l'Union européenne entre les États-Unis et l'Union européenne en juillet dernier.

Je rappelle que Celui qui imposait aux produits européens exporter vers les États-Unis des taxes à 15%. Voilà, je rappelle que nous avec Jordan Bardella, nos députés se sont opposés à l'époque à cet accord cadre. On devrait quand même faire pression, demander la France devrait faire pression sur l'Union Européenne pour revenir sur cet accord.

Donc on revient, on supprime l'accord de protectionnisme américain ? Oui, il faut je crois aller montrer ce dont on est capable de faire. On devrait de l'autre côté faire en sorte de demander, de faire pression, d'avoir une politique qui incite les pays européens à se doter du matériel de défense français.

Je pense que là aussi, j'ai vu quand même un gouvernement, en tout le cas Emmanuel Macron, ne rien dire lorsque l'Australie a signé un achat de matériel de défense avec les Etats-Unis alors que c'était avec nous qu'elle devait le signer au début. Je pense qu'il faudrait quand même… – Est-ce qu'on active l'outil, le fameux outil ? – Oui, oui, l anti-coercition qui prévoit de punir les entreprises américaines en Europe ? – Mais bien sûr, ça fait partie des réponses, de la palette de réponses.

Et puis je vais vous dire, la réalité c'est que puisque Donald Trump ne comprend que les rapports de force, il faut nous même être forts, et notre pays a été affaibli par des années de politique macroniste, que ce soit l'acceptation de normes qui tuent notre agriculture, pas seulement l'agriculture d'ailleurs, que ce soit une politique de décroissance au sein de l'Union européenne qui est portée par certains et qui est relayée ici. Il faut retrouver la force, de la vigueur, de la croissance, de la capacité à réindustrialiser le pays. Je vous rappelle que l'année qui s'achève, 2025, 68 000 défaillances d'entreprises dans notre pays.

Alors ça aussi, Emmanuel Macron joue un peu les fiers à bras mais il a beaucoup abîmé notre capacité France à être fort dans l'Europe. Vous dites ça comme Donald Trump, il joue les durs à cuir, c'est ça ? Pierre Abras, de la cuir, on n'est pas très loin.

Emmanuel Macron a abîmé notre capacité à être forte dans l'Europe et du coup abîme aussi la capacité à l'Europe à être elle-même forte vis-à-vis de Trump. Donc vous voyez, la palette elle est large, elle est nécessaire mais j'ai noté quelques inflexions quand même de Trump ce soir. La réalité c'est qu'on l'a senti sur le Groenland reculer un peu, ce qui l'a reculé.

L'avantage avec Donald Trump c'est qu il est très lisible. Il dit ce qu'il a envie de faire et il fait ce qu'il dit. Quand il avait dit je m'attaquerai au Groenland, il fallait le prendre au sérieux, c'est ce que nous avions dit.

Très lisible, ça s'arrête à démonter parce qu'il change souvent la vie. Vous dites que j'ai noté Sébastien Chenu, des inflexions chez Donald Trump. Est-ce qu'il n'y en a pas en ce moment au sein de votre parti, au sein du Rassemblement national sur votre relation à Donald Trump Écoutez, nous, quand on a contesté Donald Trump par exemple sur le Venezuela Ça c'était il y a 15 jours Oui d'accord, mais enfin, parce que c'était une question fondamentale C'est il y a 15 jours que le RN a décidé de couper – Non, non.

Je vous rappelle que lorsqu'il a été élu, je l'ai même dit, j'étais là le soir des élections présidentielles sur votre plateau. – Quand il a été élu, le numéro 2 du parti est allé à la cérémonie d'un restituant. – Lorsqu'il a été élu, oui mais ça on peut aller aux cérémonies, je vous ai dit que les Etats-Unis étaient un pays ami.

Je vous ai dit le jour où j'étais même sur le plateau, j'ai dit « Donald Trump défend les intérêts des Américains et nous ne faisons aucune illusion ». Mais il faut être pragmatique dans la matière. – Donald Trump, pardon. – Ce sont vos propos, effectivement, sur ce plateau Donald Trump incarne un vent de liberté qui souffle sur toutes les démocraties occidentales ça c'est Jordan Bardella il y a moins d'un an mais c'est vrai aussi parce que Donald Trump on sent bien le vent sur les démocraties occidentales ce qui plaît chez Donald Trump pour ceux qui sont très clients.

Moi, je n'ai jamais été très client mais je reconnais un truc, c'est que sa capacité de liberté c'est sa capacité à dire j'ai envie de faire, je vais faire. C'est à faire bouger les lignes alors que nous, on On a une Europe et une France qui croulent sous la dette et sous l'immigration et qu'on est tétanisé par les normes. Regardez sur le Mercosur, ce qui est intéressant de voir en ce moment.

On a obtenu des victoires sur le Mercosur. Je dis nous parce que sans les députés Rassemblement national, il n'y avait pas de victoire, mais il y avait les autres groupes aussi. Non mais non, on est 25 députés RN, s'il n'y avait pas eu les 25 voix, ça s'est joué à 10 voix, ça ne passait pas.

Mais ce que je veux dire c'est qu'à la fin, dans cette Union européenne, c'est les juges qui font la loi, c'est les juges qui décident, etc. Donald Trump, lui, il avance, il fonce et il défend les armes américains. Mais vous avez que cette phrase « Donald Trump incarne avant de liberté » qui soit sur toutes les démocraties occidentales, elle a mal vieillie.

Je vous en donne une qui a mal vieillie, c'est quand Emmanuel Macron disait il y a 15 jours sur le Venezuela, grosso modo, il ne condamnait pas Trump. – On parle pas de Emmanuel Macron, on parle du RN. – Oui d'accord mais M.

Fauvel, Emmanuel Macron, il est président de la République, il est la voix de la France. Donc si vous voulez, quand j'entends Gabriel Quand je dis ce que disait Gabriel Attal il y a 15 jours l'ancien Premier ministre de la France, et aujourd'hui, il doit quand même être très mal, Gabriel Attal. Il nous reste un peu plus de 3 minutes pour évoquer le procès en appel.

Ça passe vite en bonne compagnie Ça passe toujours très vite. Trois minutes, le procès en appel de Marine Le Pen qui est entendu hier et aujourd'hui avec certains témoignages qui mettent un peu à mal sa défense. Je pense notamment à un cas.

C'est le cas de Julien Odoul qui à l'époque était assistant parlementaire d'une députée européenne de votre parti donc payé par l'Europe à Strasbourg ou à Bruxelles et qui à la même époque était, on l'a découvert pendant le procès, également sur l'organigramme du parti à Paris, ce qui veut bien dire que c'est l'Europe qui a payé, il était même conseiller spécial de Marine Le Pen. Ça veut dire que c'est l'Europe qui a payé ? Bah non.

C'est-à-dire que vous pouvez avoir des fonctions dans un parti politique et avoir une fonction professionnelle ailleurs, ça, ça me Vous avez raison, mais dans le procès on a aussi appris, c'est Julien Audoul qui le dit, à la barre, je n'ai pas travaillé pour ma députée européenne car elle ne me donnait pas de travail. Mais ça c'est leur relation de travail. Et du coup ils travaillaient ou s'ils n'avaient pas de – Il était en télétravail à Strasbourg. – Il était en télétravail d'après ce que j'ai compris, mais moi j'ai des collaborateurs, si je leur donne du travail, ils vont être très occupés et je pense qu'ils sont très occupés, si je leur donne pas de travail, je pense qu'ils vont réussir à s'occuper autrement. – Alors j'entends ce que vous dites, c'est-à-dire qu'il était en télétravail, il était en télétravail, c quand on est en télétravail, on communique par texto ou par coup de fil.

L'enquête, ça a été dit à la barre du tribunal de Paris, a établi qu'en un an et demi, il a eu, avec l'eurodéputé pour qui il travaillait, 12 communications, dont la plus longue, attendez, dans la plus longue a duré 4 minutes et 17 secondes. 12 communications en un an et demi. M.

Fauvel, ça au-delà du fait que ni vous ni moi ne soyons capables de refaire le procès, c'est l'enquête. Ça, c'est la relation entre Julien Audoul, ce député, et une parlementaire qui ne l'est plus aujourd'hui. C'est leur relation d'employeur à employer.

Quel rapport avec Marine Le Pen ? Marine Le Pen n'a pas organisé la relation de travail entre 7 députés et ce collaborateur. Vous le voyez bien, c'est là aussi où, sincèrement, il faut dire la chose.

En fait, Marine Le Pen, ce qu'elle dit, elle dit « j'ai entendu ce que le tribunal nous reproche, ce que le jugement de première instance nous reproche, mais il n'y a pas d'intention délibérée de moi, de moi Marine Le Pen, présidente du RN, de contourner la loi ou plutôt les règles du Parlement européen. Règles qui ont évolué en plus en cours de mandat. C'est exactement ce que j'entends parfait.

Donc il n'y a pas de volonté de délibérer mais il y a un autre élément qui a été rendu public pendant le procès. On est en juin 2014, c'est Jean-Luc Schaffozer, qui est eurodéputé, qui s'inquiète de la possible illégalité de ce dispositif. Il se demande si c ce n'est pas des emplois fictifs.

Il écrit au trésorier du parti, Valrande Saint-Just, en disant on va se faire allumer. Réponse du trésorier de votre parti, je crois bien que Marine sait déjà tout cela. Et donc elle ne le valide pas.

Ça veut dire qu'elle était au courant ? Que vous alliez, entre guillemets, vous faire allumer ? Non, ça veut dire qu'elle ne le valide pas.

Il n'y a pas la réponse de Marine Le Pen. D'ailleurs Marine Le Pen dit elle-même qu'elle n'a jamais répondu, il n'y a jamais de trace d'une réponse de sa part à ce genre de textos, etc., de quelqu'un qui ensuite, sincèrement, nous a quittés, nous contestés, etc.

Nous on ne peut pas, ni vous ni moi, refaire le procès ici, ni notre rôle, ni le fonds. Mais simplement, ce qui est sûr dans ce procès. Ce qui est sûr, pas d'emploi fictif.

Tous ces gens ont travaillé. Vous parliez du géant adulte. Il a travaillé.

Il a travaillé. Il a travaillé. Il n'y a pas d'emploi fictif.

Il n'y a pas d'enrichissement personnel. Il n'y a pas eu un rond, un euro qui n'est passé dans la poche de Marine Le Pen. Il n'y a pas d'enrichissement personnel.

Marine Le Pen dit, vous me dites que tout ça n'est pas conforme aux règles du Parlement européen, règles qui ont évolué. Je l'entends. Je vous dis qu'il n'y a aucune volonté délibérée de ma part de contourner des règles du Parlement européen.

Donc on a cette différence d'appréciation avec le Parlement européen. Avouez que pour une différence d'appréciation sur des collaborateurs dont, encore une fois, Marine Le Pen n'était pas l'employeur, on n'avait pas de relation directe avec eux, la sanction est quand même un peu lourde. On verra ce que dit la justice.