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interviewLCP (sur YouTube)· 19 juin 2026 63 min

Football amateur : le ciel est-il si bleu ? | Chaque voix compte - 19/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir au football amateur. Alors que les pros prennent toute la place en ce moment avec la coupe du monde en Amérique, mais derrière chaque champion, il y a eu au tout début un petit club, un petit terrain et quelqu'un qui portait les ballons et les chasubles le dimanche matin.

Le foot amateur, c'est une certaine idée de la France, celle qui se retrouve le weekend, qui transmet, qui éduque, qui intègre. C'est aussi la France qui manque de moyens, qui manque de bénévoles et qui est percutée par le manque de respect et la violence. Et nous en parlons ce soir avec vous.

Thomas Porte, bonsoir. Bonsoir. Député la France insoumise de Sandy.

Alexander Nicolic, bonsoir. Eurodéputé Rassemblement national et Pierre Rondau, bonsoir. Économiste spécialiste de l'économie du football.

Pierre, vous serez ce soir l'arbitre de la partie. Je compte sur vous. En tout cas, merci à tous les trois d'avoir accepté de de jouer le jeu des questions-réponses avec notre public.

J'ai autour de moi des présidents de club, des joueurs, des joueuses, des entraîneurs, des arbitres, des bénévoles surtout. Tous portent le foot amateur dans leur trip et à bout de bras parce que avant d'être un grand spectacle, le foot c'est d'abord une aventure humaine. Installez-vous confortablement, chaque voix compte.

C'est parti. Qu'on se mette bien d'accord, vous avez le droit ce soir de dire que vous n'aimez pas le foot, mais ne vous en détournez pas. 95 % de la population française vit à moins de 3 km d'un terrain.

Un jeune sur trois joue ou a joué au foot dans sa vie. Ce foot là, c'est pas le foot des loges VIP ni celui des transferts à 100 millions d'euros. C'est le foot du terrain municipal qu'on rejoint le dimanche matin même sous la pluie, le foot du ballon perdu dans les buissons, le foot des parents qui récupère les gamins des autres, le foot des bénévoles qui tracent des lignes à la chaud, le foot amateur, c'est le premier maillot, le premier but, la première défaite aussi, les premiers copains.

C'est pas le foot champagne, c'est le foot sandwich et c'est surtout le premier sport collectif en France aujourd'hui. Quelques chiffres d'abord avec Nicolas Fleurri. Ils ont lancé leur mondial avec succès.

En plus de faire rêver les supporters, les Bleus vont sans doute créer des vocations. Car le foot reste le sport le plus populaire en France. 12000 clubs amateurs qui accueillent plus de 2,3 millions de licenciés.

Un record. Et parmi eux 10 % de joueuses. Mais le foot amateur reste fragile.

D'abord à cause du budget des sports en baisse depuis la fin des Jo. Parmi les victimes, le pass Sport s'est aide de 70 €. Le gouvernement l'avait supprimé pour les 6 13 ans avant de se raviser.

Pour le foot, c'est spectaculaire la chute. Donc c'est pour ça que oui, je pense qu'il va falloir que nous regardions à revenir en arrière. On sait aussi que c'est sur les 6 13 ans que l'habitude du sport que la pratique commence à se prendre et que c'est très important pour la poursuite du sport plus tard.

Et puis il y a ces scènes de violence de plus en plus fréquentes. Jeunes joueurs, éducateurs sportifs tout comme des arbitres sont victimes d'insultes et d'agression sur le terrain. Certaines ligues envisagent même des matchs à h clos.

Selon les chiffres de la Fédération, les arbitres signalent des comportements irrespectueux dans un match sur 15 et dans un tiers des cas, ce sont eux qui sont visés. Un fléo qui rebute de nombreux aspirants à la fonction. Pour les protéger, la Fédération française de football a mise en place un plan de lutte contre les incivilités.

Voilà donc pour la photographie générale Pierre Rondau. Ça vous paraît fidèle à l'état du foot amateur aujourd'hui en France ? On est sur le sport numéro 1 en France évidemment.

On est sur le sport qui a le plus de licenciés en France avec plus de 2 millions de licenciers. On est sur un sport immensément populaire tant médiatiquement que sportivement. Euh on a beaucoup de pratiquants et on parle des licenciers 2 millions, mais aussi beaucoup de pratiquants non licenciés qui vont taper la balle sur un terrain municipal le dimanche matin.

Donc oui, c'est c'est le le football et le sport majeur en France. Et effectivement, le football comme beaucoup d'autres sports et beaucoup d'autres fédérations souffrent depuis quelques années avec une politique prise par le gouvernement de de d'avoir mis beaucoup d'argent et beaucoup de moyens pour le sport avec les Jeux Olympiques. Par titre de comparaison, pour vous donner un exemple, on est passé de 480 millions d'euros de budget ministère des sports à 1 milliard 2 en 2024 lors des Jeux Olympiques.

Simplement quand on décortique, premier élément, la hausse, c'est surtout vers le sport d'élite, le sport des des participe. Alors pas forcément sport amateur mais de l'élite, ceux qui vont participer aux Jeux Olympiques, ceux qui vont être soutenus à travers la NS, l'Agence nationale du sport. Il y a aussi beaucoup de moyens qui avaient été mis à 1 milliard d' pour les infrastructures olympiques, pour la communication olympique.

Il y avait 300 millions d'euros seulement sur la communication. Donc premier élément, il y a une augmentation mais n'a pas forcément été fléché vers euh le sport amateur, le sport du quotidien, le sport santé, le sport jeune pour les jeunes de 3 à 6 ans, 6 à 12 ans. Et le deuxième élément, c'est que depuis les Jeux Olympiques, maintenant que ça s'est terminé, le budget a baissé.

Alors certes, on n'est pas revenu à des niveaux et puis on n pas des Jeux Olympiques tous les ans non plus, bien évidemment, mais on aurait alors je dis pas et on est très certainement dans une dans une à une heure de de restriction budgétaire et de contrainte budgétaire. Donc évidemment qu'il faut faire des choix et des arbitrages. Là où j'en veux, c'est que on a mis en avant le sport et la pratique sportive pendant les jeux et on aurait dû surfer sur l'engouement olympique, sur l'engouement des sportifs pendant les jeux pour euh soutenir le sport amateur, soutenir la pratique sportive et maintenir un budget à la hausse pour aller vers les pratiquants, vers les non licenciés, vers les jeunes.

Là, on parlait du passeport par exemple qui avait été suspendu un temps mais remis en place pour les jeunes. Il il aurait fallu le péréniser, voir le sacraliser. Donc on le voit le premier sujet comme partout et comme pour tout et bien c'est l'argent.

Comment les 12000 clubs que compte la France peuvent-ils accueillir dignement aujourd'hui les près de 2 millions et demi de licenciers ? Je voudrais qu'on donne la parole d'abord à Marco. Bonsoir Marco.

Il faut que Marco prenne un micro. Marco, vous présidez l'Omnisport de Vitri. C'est à Vitri sur scène dans le Val de Marne.

Il y a un club de foot qui compte 1500 adhérents. C'est pas on n'est pas sur un petit club. Combien vous avez de salariés ?

Combien avez-vous de bénévoles ? Alors sur l'ensemble donc on a c'est un club Omnisport qui compte 8500 adhérents et 1500 que pour la partie foot et la partie foot aujourd'hui est on a 120 dirigeants bénévoles qui encadrent l'ensemble des activités et on a deux personnes salariées à temps plein pour pouvoir coordonner l'ensemble des matchs et des des installations. Donc on est d'accord que sans le bénévolat votre club il existe pas.

Bah aujourd'hui, c'est la pierre angulaire de de notre de notre club, c'est le bénévolat. Et aujourd'hui, on est en crise du bénévola avec toutes les les interactions, violences et euh et financières qu'on peut avoir. Donc aujourd'hui, c'est un vrai sujet pour nous.

Euh c'est-à-dire que vous galérez à trouver clairement des bénévoles et ça veut dire par exemple que vous avez des des encadrants qui ne sont plus là pour assurer certains entraînements. Ça va jusque là ? Bah concrètement aujourd'hui enfin tous les ans, on a à peu près 200 à 300 enfants qui sont sur liste d'attente et qu'on peut pas accueillir.

Non pas parce qu'on a pas les installations parce qu'on est sur Vitré, on a de la chance, on a beaucoup d'installations et de complex sportifs mais on n pas les encadrants pour pouvoir animer et les séances et les accompagner en match. C'est parce que en fait le nombre de jeunes qui veulent faire du foot augmente beaucoup plus vite que le nombre de personnes qui veulent s'engager bénévolement dans un club. En fait, enfin le l'encadrement, le bénévola, c'est quand même un c'est beaucoup de temps, beaucoup de de passion, de d'énergie et pas beaucoup de reconnaissance, faut être honnête.

Et puis après quand on est confronté à des actes de violence, ça ça freine beaucoup de bénévoles aujourd'hui sur ces aspects. Il remonte à quand le le début du désengagement des bénévoles ? Ouais, c'est tout.

On peut on peut noter un fléchissement depuis le Covid. Enfin, le Covid a vraiment eu un impact fort aussi bien chez les adhérents que chez les bénévoles et on a un peu de mal à revenir à un peu aux mêmes auteurs et aux mêmes grandeurs et au même investissement. Et puis après, il y a beaucoup de problématiques qui sont accélérées depuis le Covid. les euh les actes, les parents qui interviennent sur au bord des terrains, les incidents euh sur les matchs.

Euh c'est un peu des euh des causes et c'est ça Ouais. Ça rebute les les les personnes qui voudraient s'engager bénévolement pour encadrer les gamins. Oui, parce que le foot, ça reste quand même une passion, donc un plaisir.

Donc quand vous venez pour pour prendre du plaisir, encadrer des des enfants et puis après vous êtes confronté à des conflits, c'est difficile pour tout le monde que vous soyez joueur puisque on oublie aussi que que les enfants sont confrontés à cette problématique, dirigeants ou bénévoles. H qu'est-ce qui est le plus difficile aujourd'hui de trouver de l'argent, trouver des bénévoles ? les deux mon capitaines.

Donc euh non les deux puisque euh le sport en France, on le sait euh c'est un peu la dernière rue du carros hein, je veux dire c'est un peu comme l'art plastique ou euh ou ou la musique à l'école. Euh quand des coupes budgétaires doivent être réalisées, elles le elles le sont sur le sport et euh et c'est dommage parce que je pense que les autorités sont pas conscientes euh de tout le le bienfait que ça peut apporter aussi bien en terme d'inclusion euh de médiation de euh de paix sociale tout simplement. Euh je pense qu'à Vitri sur scène, on a on a une organisation un peu atypique où on responsabilise nos jeunes très rapidement dans l'animation.

Donc on en fait des des entraîneurs très rapidement et cette responsabilisation fait qu'aujourd'hui, je pense que dans le département, on est peut-être le club où il y a le moins d'actes de violence et quand on est des problèmes sociétaux euh on on voit qu'il y a de moins la ville où il y a le moins de problème. Voilà. Thomas Porte, est-ce qu'il faut considérer bah les clubs de foot, le foot amateur comme un un service public à un moment ?

Ben, on est au moment où la coupe du monde vient de se dérouler. Vous l'avez dit en introduction, si on a des joueurs comme Désiredoué au Kan Mbappé qui sont aujourd'hui en équipe de France. C'est parce qu'ils sont passés par les cursus du foot amataire parce qu'on a eu des bénévoles sur le terrain qui les ont encadré.

On parle de 2,3 millions de licenciés, mais l'autre jour, j'ai discuté avec le président de la Fédération française de Foot qui expliquait que c'était quasiment 15 millions de citoyens de ce pays qui transita par un club de foot à la fois par le bénévolat, éducateur et joueur. Donc c'est véritablement un prisme très important de la société française. Effectivement, on parle très peu souvent de sport à l'Assemblée nationale.

Moi, je suis élu depuis 2022. Déjà, il vous a pas échappé qu'on a pas pu voter un seul budget. Donc les discussions sur le budget du sport, elles sont jamais arrivées.

Là, on a une loi sur le sport qui arrive mais en vérité eu des discussions mais on rappelle au public y a eu un 4è c'est très marginal hormis pour les Jeux Olympiques. Moi je suis quand même élu d'un département à la Senseni où on a pas assez d'infrastructure où on a pas assez de bénévoles et pourtant on nous avait vendu les Jeux Olympiques comme quelque chose qui allait essé sur le département permettre à tous les jeunes d'accéder à une infrastructure sportive. Euh c'est 2 ans plus tard, vous vous ne voyez pas le ruissellement.

Le nombre d'équipements sportifs pour 100000 habitants dans mon département, c'est 16 contre 50 % 1000 habitants dans les autres départements français. Donc ça c'est la réalité du département de Saint-Sanis. Mais euh la question de l'accès de l'accès aux infrastructures, elle se pose pour tous les sports.

J'étais il y a 2 jours avec le président de la Fédération française de basket qui m'expliquait que l'an dernier 150000 jeunes qui voulaient s'inscrire dans un club de basket avait été refusé à la fois pour des problèmes de bénévolat, d'infrastructure parce que l'accès au stade de basket est plus difficile que l'accès au stade de foot. Mais on a un véritable sujet aujourd'hui. On a des infrastructures vieillissantes, des budgets du sport qui sont en baisse et il faut aujourd'hui prendre en compte cette dimension là de la société qui permet de régler, de déminer un certain nombre de problèmes.

Ça a été dit sur des valeurs euh et des sujets sociétaux, la question de la lutte contre l'obésité, de l'accès euh à la santé. Donc le sport est un sujet central de la société qui est aujourd'hui, je crois pas pris à en compte par les politiques. Alexander Nicol.

Oui, mais c'était intéressant ce que vous avez évoqué parce que vous évoquez d'un côté ce qui est parmi les les arguments pour ce qui freine les les bénévoles de de s'engager. Vous avez évoqué la la violence qui qui est un problème aujourd'hui dans le foot même en terme d'image. Et vous parlez de l'argent.

J'ai dirigé un club de football. C'est vrai que quand on va voir des sponsors aujourd'hui, certains préfèrent "Vous avez dirigé un club de foot tout ça le J3 Foot a mis dans le dans le Loiret qui était un club de N3 R1 qui maintenant est en R2 euh et euh partenaire d'Oxer par exemple qui a formé beaucoup de joueurs professionnels Guraci actuellement ou locaux ou Hardard dans le passé. Euh et donc je vous je je disais que euh le le football souffre aujourd'hui de cette image, ce qui est un frein justement pour pour euh réussir à avoir de l'argent par exemple de de sponsor.

Euh et euh et moi ce que je vivais c'est que très souvent euh il voulait financer par exemple des opérations pour le sport adapté, des opérations pour pour le sport féminin d'ailleurs qui voilà mais sinon le football avait ce problème d'image. Donc il va falloir qu'on change l'image aujourd'hui du football parce que vous avez la très très très grande majorité des bénévoles qui sont engagés des des joueurs des parents de joueurs qui se comportent bien mais malheureusement pour une minorité le football pâtit d'une d'une image négative avec cette pression même chez les catégories très jeunes de parents qui vont vouloir imposer aux éducateurs que leur enfant joue parce que ils ont de l'espoir que leur enfant fasse carrière plus tard et parfois avec des menaces, des violences. Moi, je l'ai je l'ai vécu euh je l'ai vécu moi-même euh pas personnellement, mais sur mes éducateurs.

Euh et et donc il va falloir que on on Moi, je suis pour une loi effectivement avec qui qui va généraliser ce qui est fait aujourd'hui partiellement parce que ça dépend des districts, des ligues. Je vois qu' un président d'un club du Loirem ce texade en ligue centreval de Loire est assez dur en matière de de sanction mais c'est pas le cas partout et je pense qu'il faut effectivement une licence à point. Je pense que pour tous les matchs officiels U13 aujourd'hui, il faut une caméra embarquée sur les arbitres pour que les faits soient identifié et qu'ensuite j'avais pas prévu qu'on aille aussi vite sur la violence qui gangrine le foot amateur.

Je répondais sur ce point. Moi je voulais d'abord rester sur le modèle du bénévola. Est-ce qu'aujourd'hui c'est un modèle qui est tenable ?

Mais sur le bénévola et par rapport à d'autres sports, on a aussi une autre problématique sincèrement. Alors, c'est que très souvent on a des éducateurs aujourd'hui qui ont un engagement qui est à moitié rémunéré. Je sais pas si c'est ce que vous vivez.

Nous, on était obligé très souvent de donner des franchises de cotisation de sécurité sociale de l'ordre de 154 € par événement. Et ce qui est ce qui était ce qui ce qui ce qui faisait que certains s'engageaient. Mais tous les autres petits clubs qui n'avaient pas cette capacité là justement avaient un problème aujourd'hui pour recruter parce que s'engager quand vous êtes retraité, quand vous voulez quand vous êtes parent, prendre du temps, recevoir des menaces, avoir la le l' ne pas pouvoir avoir l'essence remboursé parce que les clubs souffrent aujourd'hui, et bien évidemment c'est un frein aujourd'hui à l'engagement à l'engagement bénévole.

Et c'est surtout ça qu'il va falloir avoir une réflexion parce que oui, le vous l'avez dit, ça coûte 18 milliards d'euros, vous avez pas précisé le le chiffre, mais à la sécurité sociale, la sédentarité. Donc inciter les gamins à aller faire du du foot, à aller faire du sport, c'est un sujet de santé publique et qui au final peut générer des économies. C'est pour ça que la suppression euh du passeport était une hérésie totale.

Marco, qu'est-ce que vous en dites ? Moi, je rebondis. Alors, je suis d'accord que le football a une image un peu négative en ce moment, en tout cas liée à aux violences, mais c'est surtout les médias euh très sincèrement.

Alors déjà parce que j'ai aussi une casquette Omnisport, on retrouve ce phénomène dans tous les sports et après il faut voir aussi le côté positif. Euh là, on parle de de points, de sanctions. Moi, je vois qu'on met beaucoup de choses en place au sein de notre club et on fait beaucoup de prévention.

Euh nous l'objectif c'est d'en faire euh moi je le dis souvent hein puisque je m'occupe aussi de l'école de foot, c'est de faire des vieux footballeurs et pas des forcément des professionnel et mais surtout d'en faire aussi des citoyens. Je pense que si on fait si on est pédagogue, si on a les moyens d'avoir les accompagnants, les médiateurs qui vont bien euh dans tous les domaines, je pense qu'on est capable euh dans quelque sport que ce soit d'accompagner aussi bien les joueurs que les encadrants et d'en faire des citoyens responsables. C'est ce que nous on a chez nous.

On a beaucoup de responsables et de gens qui qui s'investissent et du coup ça limite tous ces actes-là. Alors moi, je parle tout à l'heure, je je parlais de d'actes de violence. Euh très concrètement euh dans notre club, on n'est pas confronté directement à ça.

C'est-à-dire que nous, on a là, vous dites "C'est les médias, mais c'est vous qui êtes allé sur le sujet en premier." Non, alors en fait, c'est alors effectivement quand je dis les médias, pardon, c'est un vrai sujet parce que ne serait-ce que tout à l'heure, on a rendez-vous avec la Ligue de Paris et madame Pécrez justement pour pour avoir des réflexions autour du football et la violence autour du football. Euh c'est un sujet c'est un sujet euh clairement d'actualité, mais mon club, on n'est pas concerné directement par ces actes violences, c'est sont plutôt les autres clubs.

Donc on échange entre président et les districts et on essaie de mettre en place et on s'aperçoit bah euh avec un retour d'expérience individuelle ou enfin collectif au niveau de notre club que la responsabilisation et et la la prévention c'est plus efficace que la sanction. Voilà, c'est un constat et j'espère pouvoir tout à l'heure avec madame PCR et monsieur S Jaac porter cette voix. Si je peux permettre la FF le fait he enfin il y a des opération de prévention, on colle des pancartes partout sur ce qui doit être fait et et malheureusement on a 12000 faits problématique par an.

On a 17 arbitres qui sont agressés par semaine. 12000. Précisément le chiffre de 12000, il correspond au nombre de matchs dans lesquels il y a eu un incident chaque contre on a on a 17 arbitres par semaine qui sont agressés physiquement par exemple.

Donc je je évidemment qu'il y a peut-être que vous considz que c'est c'est mal que les médias en parlent, mais c'est une anomalie totale. On ne devrait jamais avoir peur pour ces ces gamins, avoir peur quand un jeune est arbitre qui se fasse menacer et il faut que il pour les contestations pour ensuite les les menaces systématiquement une sanction. C'est pour ça que le le carton blanc et la sortie de 10 minutes sur par rapport aux contestations est une initiative qui est excellente de la part de la F.

Je voulais passer la parole à Cofi mais je vais plutôt passer la parole d'abord à Amen parce que Aen est arbitre et vous êtes même connu sous le pseudo arbitre de TikTok sur les les réseaux sociaux. C'est ça parce que vous avez choisi de montrer votre quotidien d'arbitre de foot amateur et alors on va regarder parce que ça donne ça dans la peau d'un arbitre amateur. Vous faites exprès c'est volontaire ce que vous fait.

Voilà. Du coup, vous plaignez pas si vous prenez un carton blanc, ça ne sert à rien. Vous avez qui m'a tenu au début et vous avez vu la fin.

Oui, c'est pas tenu. Non, mais peut-être tenir, je sais pas. Mais en tout cas, j'ai bien vu cette faute là.

D'accord. On n pas au grec, on m'appelle pas chef. OK.

Si c'est monsieur l'arbitre. Très belle moustache au passage. On dirait Ad Rami.

Les gars, les gars, les gars. Numéro 4. Je vais numéro 4.

Écoutez-moi s'il vous plaît. Situation de blessure de besoin de le genou. Tu m'ofres quoi ?

Des brek des bourecs. Si j'u le but. Une bonne charb, c'est ça ?

Une bonne charbant. Bon, vous avez compris, c'est pas chef, c'est monsieur l'arbitre, il faut l'appeler Amenen, hein. D'accord.

Alors, d'aborden, pour les non initiés, c'est quoi un carton blanc ? Alors, un carton blanc euh en tout cas dans notre district du Val de Marne, euh c'est euh 10 minutes dehors, ça remplace le carton jaune et ça permet euh aux jeunes euh pas pour les seigneors, simplement pour les jeunes de sortir 10 minutes et de comprendre qu'est-ce qu'ils ont fait à ce moment-là et euh de revenir sur le terrain avec un bon comportement. Ils reviennent, ils reviennent calmés après les 10 minutes d'exclusion.

C'est ça. Ça marche très très bien. Je trouve c'est une bonne initiative et pourquoi pas le mettre aussi dans le monde seior où entre guillemets la la violence verbale ou les énervements ou les contestations sont plus présentes.

H Pourquoi est-ce que vous avez choisi de montrer tout ça ? Euh bah ça part d'une petite idée que j'avais en tête, c'était euh que l'arbitrage euh quand j'avais commencé euh il y a 7 ans 7 8 ans 2018 euh personne connaissait, personne ne voulait devenir arbitre. Donc je me suis dit pourquoi pas montrer mon quotidien d'arbitre comme ça peut-être pour inciter aux jeunes de devenir arbitre si c'est ici ils aiment pas le football ou s'ils aiment pas être joueur de foot pourquoi pas leur donner une seconde chance dans ce domaineel qui est le football.

Être arbitre, je trouve que c'est euh avoir des responsabilités, euh savoir gérer tout un match. Euh donc euh je me suis lancé dans ça et je voulais montrer euh ça sur les réseaux sociaux et bon bah ça marche bien pour l'instant. Combien de fois est-ce que vous avez été insulté sur un terrain ?

Euh ça va, j'ai de la chance, j'ai pas eu de violence physique dans ma carrière ou bien de j'ai eu quelques violences verbales issues des supporters généralement. Euh généralement euh comme vous avez vu, je suis un peu un arbitre peut-être qui est proche des joueurs où je peux faire des blagues ou quoi que ce soit, mais toujours avec de la pédagogie, euh du calme et du respect parce que c'est important le respect, ça va toujours dans des deux sens. Les généralement quand on est on est calme, on est respectueux avec les joueurs, en retour, ça se passe généralement bien.

Donc j'essaie de promouvoir ça. Mais vous dites que vous la violence que vous observez, elle est pas sur le terrain, elle est dans les tribunes en fait. C'est ça.

En réalité, euh ça vient souvent des supporters. Euh pour ma part, je parle pour ma part, mais je sais qu'il y a beaucoup de des collègues à moi qui ont été victimes de violence physique ou verbal sur les terrains. Euh mais euh pour ma part, j'ai eu beaucoup de violence entre guillemets des supporters.

Ça peut influencer un match comme on a pu voir sur les vidéos, il y a des extraits de matchs officiels et des extraits de matchs de tournois de quartier de canne de quartier. où où j'ai arbitrais bah un joueur sénégalais qui qui m'appelait chef et je lui disais que c'est pas chef, c'est monsieur l'arbitre du coup. C'est ça.

Et ça c'était un match de quartier, une canne des quartiers et on essaie de mettre en place une pédagogie avec eux. Donc euh les violences viennent exactement à peu près des supporters. Ça peut avoir un un engouement et un impact direct sur les acteurs du terrain.

H et autour de vous, vous avez beaucoup d'arbitres qui décident de raccrocher les crampons parce que justement cette violence les les dépasse et ils en ont le bol. Euh, personnellement, j'en connais pas, mais je sais, j'ai eu écho comme quoi euh il y a eu un arbitre qui a qui a arrêté totalement parce qu'il a eu euh qui a été victime d'agression euh physique sur un terrain. Donc euh on essaie de travailler euh avec le district et les ligues de Paris, euh les les autres ligues de de la France, de d'essayer de enfin en fait, c'est banaliser ce genre de de comportement.

Donc on essaie d'avoir des sanctions plus plus dures. Donc j'ai pu voir que un joueur avait pris 20 ans de 20 ans il me semble de non licenciement de football parce qu'il avait il a plus le droit d'être licencié dans un club pendant 20 ans. Pendant 20 ans.

Donc ça ça c'est ça ça là il avait fait quand même une grosse grosse bêtise. Ouais. Là, bah en gros, c'était une violence physique sur un arbitre et et ça a permis de de montrer le de montrer le ton aux autres joueurs qui qui aurait essayé de de frapper un arbitre ou quoi que ce soit quoi.

On va donner la parole à Fabien. Fabien, vous vous êtes manager général du club de foot de l'avant-garde, c'est à Boign sur Bionne dans le Loiret. Merci d'être là Fabien.

C'est ça. Bonjour. Vous vous avez tenu à être avec nous ce soir pour nous parler des parents au bord du terrain, des parents qui sont de de plus en plus agressifs, c'est ça ?

Alors, on avant avant d'aller jusqu'à la violence, finalement euh nous la problématique qu'on a pu constater, c'est des parents qui sont surprésents ou omniprésents et un peu trop impilqués dans le volet sportif de leur de leurs enfants. Et on constatait ça surtout sur les petits sur des tournois, des plateaux. En l'occurrence, ça nous a posé soucis et puis un jour, j'ai annoncé à mon assemblée générale que j'allais organiser un tournoi sans parents euh pour Ah oui, carrément.

Voilà. pour ouvrir les débats, faire une expérimentation, voir comment se comportent les jeunes, les éducateurs euh et puis les arbitre aussi un climat plus serein. Ben, ça s'est très bien passé si ce n'est qu'il y a quelques parents qui ont quand même voulu insister pour rentrer parce qu'ils voulaient absolument suivre leurs enfants sur sur le tournoi alors qu'on avait prévu tout le monde.

Attention, on a pas on leur a pas dit à l'entrée de la grille, vous ne rentrez pas. Euh les équipes qui étaient invitées étaient d'accord pour pour ce pour ce projet et en l'occurrence, on s'est bien rendu compte que le climat était plus apaisé euh que ça soit pour les jeunes comme pour les éducateurs et les arbitres se sont rendus compte qu'ils étaient euh euh moins bousculés aussi euh moralement. Ah oui, c'est-à-dire que la violence, elle vient euh des tribunes où il y a des parents qui encouragent leurs enfants et qui critiquent l'arbitre qui éventuellement va pas siffler une faute sur le sur le petit ou qui va refuser un but du petit.

C'est ça. C'est ça. Alors, c'est nous on va pas l'identifier comme une violence parce que parce que comme disait monsieur le le président du du club qui est avec qui est nous avec nous ici présent, on n pas forcément de violence au sein de notre club mais pour autant on a beaucoup de d'énergie qui est perdue à cause de parents qui vont mettre des formes de pression sur les enfants et sur les éducateurs aussi puisque l'éducateur va être constamment critiqué s'il y a pas de résultat, même quand les enfants ont 8 9 ans.

Donc on est au-delà de ça, mais pour autant on se retrouve quand même à gérer beaucoup de cas. Je vous donne un exemple très concret. Dimanche dernier, j'ai eu trois coups de fil d'une maman qui se reconnaîtra, je lui ai pas répondu, et qui m'a demandé qui voulait en fait se plaindre parce que son enfant à 9h30 du matin était inscrit sur l'équipe 2 du tournoi et alors qu'il aurait préféré être sur l'équipe une.

Il y a de ou 3 ans, Pierre Rondau, on avait parlé du projet Mbappé. Ouais, le fameux projet Mbappé. Bah c'est cette idée euh beaucoup de parents, peut-être par aveuglement ou par le trop plein d'amour qu'ils portent à leur progéniture, euh ont le sentiment que leur fils ou leur fille pourrait devenir le prochain Mbappé et pourrait finir par toucher des émoluments de 20 30 40 millions d'euros par an.

Évidemment, c'est des rêves de tout le monde, de beaucoup de parents. Euh faut rappeler que le concours de LENA est plus facile que le concours à Clafontaine pour devenir footballeur professionnel. Il est, je faut le dire aux parents, il est plus facile de réussir l'ENA que de réussir à finir footballeur professionnel.

Faire Lena. Alors voilà, par exemple euh déjà même déjà un vous commencez le football parce que faut il faut quand même rappeler qu'il y a 2 millions 3 en 2,3 millions de licenciers au sein de la FF et 600 700 footballeurs professionnels. Donc déjà le rapport est très est très très lisse.

Et ensuite si vous réussissez à intégrer le centre de préformation de Clafontaine qui est vraiment le Graal pour le devenir et le futur d'un d'un joueur professionnel au sein de Clafontaine donc vous vous l'intégrez à 13 14 ans. Au sein de Clafontaine, vous n'avez que 10 % des aspirants qui deviennent ensuite qui intègrent ensuite un centre de formation. Et au sein des centres de formation pareil, vous n'avez que 7 % des joueurs qui signent un contrat professionnel.

C'est compliqué d'aller dire à un parent euh la probabilité pour que ce soit Kylian Mbappé qui est là, elle est vraiment infame ou monsieur par définition Mbappé touche autant d'argent et si connu parce qu'il est unique. Euh si on avait la la recette mais on on veut tous que notre enfant soit unique. Oui, évidemment.

Évidemment, mais là en l'occurrence, il faut prendre considération toutes les vertus qu'apporte la pratique sportive, les vertus du vivre ensemble, du dépassement de soi, du courage, de la force, de l'altérité, du capitanaat, du management et tout ça doit être pris en considération pour la réussite et le devenir d'un citoyen. Mais faut pas partir du principe que je vais pratiquer un sport, en l'occurrence le football, pour toucher de l'argent. Ça c'est un rêve.

Ça c'est un c'est un fantasme. C'est une personne parmi 2 millions et je répète si vous voulez que votre enfant réussisse même Kilian Mbappé c'est un français sur 70 millions. Un français sur 70 millions, vous avez raison.

Donc effectivement c'est beaucoup plus risqué. Donc réussissez pratiquer du sport, faites-vous plaisir mais envisager de terminer à 40 millions d'euros par an, je vous le souhaite si vous en êtes capable mais c'est extrêmement extrêmement extrêmement rare. C'est très révélateur de notre société au fond Tom Porte.

Oui, parce que c'est aussi vu dans la situation sociale du pays comme un vecteur d'ascenseur social, le sport et notamment le fait de pouvoir au travers de ses enfants voir sa fille ou son fils devenir sportif professionnel. Et effectivement, je crois qu'il y a il y a un dialogue et je crois qu'il y a un devoir de vérité vis-à-vis des parents. Effectivement, je pense que le devoir de clarté, c'est de dire c'est pas parce que votre enfant va être inscrit au club de foot que demain il va être footballeur professionnel et qu'il va gagner euh des milliards d'euros.

Mais je veux revenir sur ce qui a été dit sur l'arbitrage parce que moi je suis issu d'un autre sport. J'ai fait beaucoup de rugby quand j'étais plus jeune et le rapport l'arbitre était pas le même qu'au foot par exemple et notamment sur les terrains de foot professionnels. Quand vous regardez les matchs des différents championnats européens le weekend, vous voyez qu'à chaque décision de l'arbitre, il y a des joueurs qui vont parler à l'arbitre.

Il y a des contestations. Moi je me souviens que quand on était quand j'étais gamin à l'école de rugby, la première chose que nous apprenez, c'est quand l'arbitre prenait une décision, on avait on avait rien à dire et que en gros l'arbitre fait partie du jeu. S'il est pas là, on peut pas jouer.

Et donc je pense qu'il y a aussi un devoir d'exemplarité des sportifs professionnels, des footballeurs qu'on voit à la télé et dont tous les gamines et les gamins se lèvent le matin parce qu'ils veulent leur ressembler. Si euh le euh dimanche vous voyez une décision de l'arbitre, un carton jaune ou rouge contester des gens qui entourent l'arbitre qui parlent pendant des minutes, évidemment que les comportements vont se reproduire sur le sur le bord du terrain. Donc je crois qu'il y a aussi une forme d'exemplarité de sensibilisation de des joueurs professionnels.

C'est dire, vous êtes aujourd'hui regardé par des millions de personnes dans le pays, vous êtes un exemple et vous pouvez pas avoir ce type de comportement sur le terrain qui derrière auront des conséquences et des défration sur des centaines et des centaines d'arbitres qui eux n'ont pas la protection des organisations internationales parce que l'arbitre professionnel quand il sort du stade, il est évacué de manière tranquille et il y a pas des gens qui le poursuivent à la sortie du stade. Il y a pas des gens qui qui vont l'attendre à la sortie pour demander des explications. Il va vivre sa vie d'arbitre professionnel avec les insultes condann sur les réseaux sociaux mais pas au contact physique ce que les arbitres de proximité subissent.

Malheureusement Alexander. Nier Oui, ça rejoint ce queon a évoqué tout à l'heure sur ce fameux carton blanc parce que ça dépend où on met le curseur en fait. Dès qu'on met le curseur sur déjà la contestation qui fait qu'on sort 10 minutes, bah vous il y a il y a moins les menaces et ensuite la la violence.

Et c'est moi je je vous suis depuis à peu près un an un an et demi comme ça sur les réseaux. Je tombe je tombe parfois sur sur vous et et ouais, je trouve ça super et et je trouve que et je et je pense que le fait que vous filmiez ça limite aussi et et c'est tout ce travail sur la caméra embarquée, je pense euh qui qui responsabilise le joueur aussi parce qu'il sait qu'il va être qu'il va être vu euh et il ne peut avoir qu'une réaction positive. Alors, peut-être que certains pour passer sur votre TikTok enfin jouent le jeu même différemment en essayant de vous pensez que votre caméra et votre micro, ils ont modifié le votre rapport au joueurs et la et et la façon dont ils se comportent à votre égard ?

Regardez-vous un micro à gauche. Sauf qu'ils sont filmés avant de rentrer sur le terrain ? Euh, généralement oui.

Je vous les prévenez, je les préviens en amont aux deux capitaines généralement que bah le match sera filmé et oui, ça peut dissuader. Je sais que il me semble c'est dans un département que ils ont déjà fait l'expérience. Oui, c'est pour ça c'est déjà essayé en fait. qui le font.

Et c'est pour ça que moi je pense, c'est ce que j'évoqué en introduction, je pense que ça doit être généralisé. Aujourd'hui, ça coûte nettement moins cher qu'avant de d'avoir des de petites caméras embarquées et si ça peut permettre de rassurer beaucoup de jeunes qui pour accéder justement à cet engagement d'arbitre parce que la FFF met en place des mesures, vous savez, les clubs ne peuvent pas monter s'ils ont pas un certain nombre de d'arbitres. Il y a déjà beaucoup d'initiatives qui sont mises en place pour essayer d'inciter à aller vers l'arbitrage dans chaque club.

Je pense que vous le faites monsieur et vous le faites tous les deux. Je pense vous essayez que les vos les plus jeunes bah s'engagent dans l'arbitrage par exemple mais pour que il n'y ait plus cette crainte là, il faut aujourd'hui qu'on on dispose de moyens technologiques et qu'on les mette euh en pratique pour que pour que ce soit utile, je pense. Oui.

Ça vous a coûté cher de vous équiper ? C'est vous qui vous êtes payé votre caméra et votre micro ? Oui, c'est moi-même comme bah comme je suis sur les réseaux sociaux, j'ai investi moi-même il me semble c'était 400 € sur cette caméra-là. et c'est quand même un budget quand même pour une personne lambda et donc je pense que c'est un travail à faire avec les districts, les lit et peut-être financer par eux, ça pourrait être une bonne idée.

Je pense que ça va être fait. Et j'aimerais souligner quelque chose qui était très important. Vous avez dit que en gros euh sur les terrains professionnels euh l'exemplarité n'est pas euh n'est pas conforme à ce qu'on veut parce que je sais que les éducateurs au sein des clubs amateurs, le premier mot d'ordre, c'est de ne pas parler avec l'arbitre dès le plus jeune âge.

Mais je pense que à force de regarder le football professionnel, on voit quand il y a eu une justement à la CANN sur la finale de la Cann, il y a eu une situation très litigieuse ils sont sortis les Sénégalais. Donc ça c'est des petites images qu'on ne veut qu'on montre aux enfants et qui vont reproduire ça dans leur petit club. Donc je pense que si euh les joueurs professionnels montrent une exemplarité sur les terrains, ça va refléter reflète automatiquement sur euh sur le football amateur quoi.

Tiens, vous allez pouvoir passer pour ça que c'est bien qu'ils aient donné peut-être raison au Maroc parce que ça prouve qu'il faut pas euh faut pas sortir du terrain quoi. Il y a une Ah non, on va pas refaire la finale de la Coupe d'Afrique des nations si vous voulez. Je sais pas.

Excusez-moi, j'aimerais intervenir sur votre proposition de de donner en fait une caméra pour chaque arbitre. Je suis également arbitre moi depuis à peu près 10 ans et je trouve que c'est pas véritablement une solution qui est pertinente parce que on sait très bien un coût que on est sur budgétaire et cetera. Je parlais pas pour les gens je disais que ça doit être fourni par les Exactement mais je trouve pas que ce on devrait en arriver là que chaque arbitre devrait mettre une caméra pour assurer sa sécurité.

On est d'accord que c'est dramatique d'en arriver là, de se dire pour ça, pour assurer la sécurité de la partie et la sérénité du match, il faut que l'arbitre soit équipé. Mais s'il faut en arriver là pour que le foot s'apise, la véritable solution, moi je trouve c'est dans la pédagogie et surtout dans le la formation des des jeunes adultes et des petits footballeurs. Si on arrive à Vous pensez qu'ils ne le savent pas, que c'est mal de menacer, de taper un arbitre ?

Non, mais moi je suis plutôt de l'avis de du président de de club qui est avec nous, c'est de fournir euh plus de plus de budget pour les clubs amateurs pour qu'ils euh puissent recruter euh des salariés au sein des clubs. Euh je trouve euh Mais est-ce que du coup vous ce que vous dites, c'est que cette violence, elle est liée au manque d'encadrant. Oui, effectivement, c'est vous me dites tous oui de façon un Oui, on est entièrement d'accord là-dessus.

Le le football amateur manque de moyens. C'est ça. Pour les professionnels, on met vraiment le le paquet, mais pour le football amateur, on sent qu'on est un peu délaissé.

Et les premiers qui en pâtissent, c'est les arbitres h qui euh qui sont les principal les principaux les petits aussi. Je voudrais je voudrais vous entendre. Cofi, vous êtes responsable technique de l'école de foot des enfants de la Gutte d'Or à Paris.

Même responsable technique du club les enfants de la Gutte d'Or. Donc c'est un club dans le 18e arrondissement de Paris. Donc on est à environ 600 licenciés et nous le football et le sport en général c'est un outil d'éducation, voilà, d'insertion aussi, d'inclusion.

Et euh comme disait le président de Viter, euh on fait beaucoup de prévention, donc la prévention sur la santé, sur comment bien se comporter, le fait d'avoir pas assez de moyens humains. Donc les bénévoles, nous on a pareil une trentaine de bénévoles. Euh les bénévoles sont pas tous des éducatrices ou des éducateurs parce qu'ils sont pas formés.

Donc moi, je pense que la formation aiderait euh grandement à réduire les problèmes de violence, les problèmes de d'incivilité et tous ces problèmes-là. Donc euh je pense que le vrai problème c'est ça, le manque de moyens. Mais il y a des formations, les clubs d'ailleurs prennent en charge les formations très souvent des des pour des éducateurs qui vont ensuite bénéficier de Non mais il faut c'est tout à l'heure vous avez monsieur à expliquer si je peux me permettre parce que c'est important de rappeler comment fonctionne aujourd'hui le football selon les échelons.

Vous avez jusqu'à jusqu'à maintenant il va y avoir la Ligue 3. Donc ça c'est les trois premières ligues qui sont professionnelles. Et après il y a une zone obscure de la N2 enfin qui va passer N1 à la pas obscure les les footballeurs qui le statut c'est Lague 3 qui va passer en Ligue 3 du coup la N1 qui passe sur qui passe en Ligue 3.

C'est ce que je viens de dire monsieur. dire N1 non si c'est ce que je viens de dire et je et je disais la N2 va devenir la N1 et donc et donc vous avez jusqu'à la aujourd'hui donc si on reprend cet exemple là euh vous avez jusqu'à la R2 à peu près une espèce de d'hypocrisie où vous avez des joueurs qui sont qui part qui touchent des une rémunération annexe donc des franchises de cotisation de sécurité sociale ce que j'évoquais tout à l'heure qui restent dans l'écosystème de l'espoir de devenir professionnel c'est-à-dire que ils sont indemnisés à hauteur de 300 400 700 €. Certains ont même des contrats fédéraux pour certains clubs et et ce qui fait que aujourd'hui la priorisation va vers les les joueurs parce que l'image du club, elle est le l'équipe fagnon et l'équipe première.

Et donc ça se passe et c'est souvent au détriment d'ailleurs peut-être d'autres choses dans le dans le dans le club, c'est-à-dire par exemple les éducateurs euh et euh et et cette parce que il y a cette concurrence là et et donc si vous voulez qu'il y ait plus de moyens effectivement bah oui pour les éducateurs, il faut que les les clubs se disent la priorité ça doit être justement ça. Et donc parce que parce que s'ils sont en capacité de payer des joueurs, ils doivent être en capacité de payer des éducateurs. Cofi.

Oui. Donc vous parlez des clubs en Oui. R2 nous on parle pas de ces clubs.

Nous, on est des clubs amateurs qui évoluent en district, en départemental au niveau départemental. Donc on a pas ces moyensl donc les moyens qu'on demande c'est avoir des moyens pour pouvoir prendre des éducateurs et des éducatrices pouvoir les former et et donc et ça les les budgets diminuent d'année en année. C'est ça le problème.

Et donc nous on doit payer les installations, les licences, on paye aussi les les déplacements en match nous pour notre club à nous. installations, c'est pas la mairie qui Ah non, bah on paye la mairie pour avoir les installations. On paye on réserve les Vous louez un terrain par exemple, on loue les terrains.

On loue les terrains, on pay les arbitres aussi. Donc tous ces moyensl si on les a pas, on pourra pas Et est-ce que est-ce que déjà vous êtes obligé bah de renoncer par exemple à l'organisation d'un tournoi, à un déplacement le weekend prochain ? Évidemment, là on est 600 salariés, 600 licenciés cette saison.

La saison dernière, on était 500 licenciés. Euh l'année prochaine, on sera avec la Coupe du monde peut-être 700 licenciés, mais à un moment donné, notre capacité d'accueil va se réduire parce qu'on aura plus les moyens de de d'avoir des bénévoles, des éducateurs, des éducatrices, d'avoir des installations et nos arbitres, payer les installations. Et est-ce que le prix de la licence, il a aussi quelque chose à voir avec les finances d'un club ?

Oui, oui, oui, effectivement parce que et donc forcément la baisse du pouvoir d'achat euh elle ruelle aussi sur ce niveau de sur cette ligne du budget, c'est-à-dire que euh si la licence augmente euh si le pouvoir d'achat baisse, bah finalement le foot, les loisirs, c'est le premier achat sur lequel on rogne et vous le ressentez directement, non ? Oui, oui, oui, c'est sûr. Nous, dans notre quartier, on a un public euh très défavorisé qui a pas les moyens de de payer une cotisation à 400 € par exemple.

Donc euh donc 400 € par exemple, c'est la cotisation dans votre club pour euh une saison. Non non, nous dans notre club la cotisation elle est à 280 €. Oui.

Voilà. Mais parfois pour des familles qui peuvent pas payer la cotisation, on leur fait pas payer parce que pour nous avant tout le football et le sport en général reste un levier d'éducation, d'insertion. Donc on on aide ces familles-là à pouvoir faire du du football et euh voilà pour être en bonne santé pour et euh on met en place aussi des des actions de prévention.

On fait aussi des de l'accompagnement à la scolarité, l'accompagnement à la parentalité. Donc on n'est pas juste par exemple quand quand vous dites on fait de l'accompagnement à la scolarité de quelle façon c'est dire vous faites les devoirs avant de faire un match ? Euh non, pas c'est pas comme ça.

Donc on a du coup de notre association, on a euh des bénévoles qui viennent euh donc de de 16h30 à à 20h pour aider les jeunes euh du quartier à pour le pour leur devoirs. On a aussi euh des activités euh culturelles qui sont proposées aux jeunes qui viennent au foot. Et donc on a aussi des mamans du quartier qui ont qui qui jouent au football.

Donc voilà, nous pour nous le foot c'est vraiment ça, essayer d'aider au maximum les gens de du quartier de notre arrondissement et malheureusement avec le peu de budget qu'on a, on on peut pas on aimerait savoir en tout cas comment faire pour péréniser ces actions. Tom Porte, voilà. Mais bah c'est c'est on voit l'impact quand on parle du coût de la licence et notamment dans le quartier dans lequel vous êtes situé pour des familles 240 € c'est absolument inaccessible.

Ah mais c'est sûr que quand il faut des et quand il faut faire des arbitres et au travers de du témoignage qui est livré, on voit que au-delà de la pratique sportive derrière, c'est un point de fixation sur l'aide à la scolarité, sur l'accompagnement des familles. Moi je le redis en Saint-Cindy, on a un enfant sur deux qui ne fait pas d'activité sportives en dehors des cours de PS. Donc ça c'est une réalité qui est à prendre en compte et on a besoin d'avoir une politique publique ambitieuse de sport.

Et moi je suis en désaccord total sur l'idée de d'austérité budgétaire, de dire qu'il y a pas de moyen. Je crois qu'il y a beaucoup d'argent dans ce pays. C'est la question de savoir où on le met.

Et la question, il est pas mis sur le sport. On en débat rarement. Moi, je suis parlementaire depuis 4 ans.

C'est peut-être le premier débat que j'ai sur la thématique du sport ou peut-être le deuxième parce que dans le cadre des Jeux Olympiques, c'était le c'était le le vidage de la France. Donc, on a débattu là-dessus. Mais on débat jamais du du sport amataire.

On débat jamais de loi dans regardez, on y consacre une heure ce soir. Mais je vous je vous en remercie, c'est très important mais c'est un sujet qui touche quasiment l'intégralité des citoyens de ce pays. Que vous soyez joueur, bénévole, enfin moi je me je souviens quand j'étais petit, c'était les ma maman et d'autres qui des parents qui aidaient à faire les sandwiches, qui amenaient au stade, qui récupéraient les gamins après les matchs pour les pour les ramener au domicile des uns et des autres.

Donc cet écosystème évidemment qu'il y aura toujours du bénévolat parce que il y a des gens qui ont des situations qui leur permettent d'être là sur leur temps libre parce qu'ils en ont les moyens. Mais ça peut pas reposer que sur du bénévolat en permanence. Il y a la question du statut des éducateurs, il y a la question de dégager des ressources pour former des éducatrices et des éducateurs.

Donc tout ça, ça pose la question de quelle politique publique du sport on veut dans ce pays. Aujourd'hui, on a jamais de débat là-dessus, mais quand on a des des clubs sportifs qui sont engagés dans des territoires, on voit d'ailleurs les exemples qui sont livrés, la question du niveau de violence baisse, la question des de certaines problématiques sont évacuées avant parce qu'il y a des discussions. On reconnaît les éducatrices et les éducateurs, on discute avant de sujets qui traversent la société et finalement le club de de sport il palie un peu des fois aux défences de l'État aussi.

Il faut il faut assumer les choses. C'est quand vous avez des aides au devoir, c'est parce que on p au fait que l'éducation nationale soit plus forcément à la hauteur parce qu'elle n'a pas les moyens non plus. Donc il faut donner les moyens à ces bénévoles-là qui sans qui je le redis tout le monde a les yeux rivés sur ce qui se passe à la coupe du monde mais si on n pas un service public du sport de qualité avec des éducatrices, des éducateurs, des clubs qui détectent, qui forment, qui encadrent, il y aura plus d'équipe de France de foot performative.

Donc il faut aussi mettre ça en perspective, ne pas regarder que le haut du spectre. Évidemment, quand on aime le sport, on regarde ces matchs là et et c'est important de le faire. Mais il y a aussi une réalité, c'est que sans les gens qui sont ce soir sur notre plateau, le sport professionnel n'existe pas dans ce pays.

Bon, je voudrais qu'on on pense aux mamans. Ça fait deux trois fois que vous en parlez. Les mamans qui emmènent les gamins aux entraînements et au tournoi le weekend.

Bon, il y a les papas hein aussi hein. Mais les mamans, bon, elles connaissent pas forcément la règle du horjeu. Elles déposent les enfants et elles s'en vont ou elles regardent quand même le match depuis les tribunes et puis parfois quand même elle chaussent les crampons.

En scène Saint-Denis, une équipe de maman footballeuse a vu le jour il y a quelques mois. Elle s'entraîne à Bondi. La ville qui vu grandir Kyan Mbappé, elles n'ont pas l'intention d'imiter Kyan.

C'est les enfants qui font les supporters. Voilà, c'est la pause fraîcheur dans chaque voix compte avec Alicia Rog et Evaill en reportage sur le terrain. Le B le W W le le NWK un cri fédérateur.

Ce jour-là, les mamans footballeuses des pavillons sous affrontent celle de Clichi Sous Bois. Un match amical et un moyen de se dépasser après une dure journée. Ça me fait plus que du bien parce que là je sors du travail à 17h.

Donc après on fonce récupérer les enfants parce qu'ils nous supportent aussi. Donc là je me défoule un petit peu. Je faisais du foot avant ça faisait 10 ans que j'avais arrêté et c'était l'occasion de reprendre en fait.

Retrouver du temps pour soi, bouger, sortir du quotidien. Ici une fois par semaine les rôles s'inversent. Sur le terrain, ce sont les mamans qui sont les stars.

Sur la touche, leurs premiers supporters, leurs enfants. Ça fait plaisir hein de voir les moments jouer comme ça. C'est bien.

Je j'observe ses capacités. Ben ça me fait plaisir. Au début, elle savait pas vraiment bien jouer au foot.

Maintenant, je je pense qu'elle a qu'elle s'est amélioré au maximum. Pour eux, hors de question de louper un match. que c'est pas voilà regardez comment elle brille parce queelle quand j'étais petit qu' qu'il fasse froid qui pleuvait qu'il fasse chaud elle était toujours là donc je me dois d'être là aujourd'hui.

Sa mère c'est elle Diadou la forme présidente de l'association créée en 2020 son défrir une activité physique adaptée. Dans cette équipe 75 % des participantes étaient non sportives. Quand on est maman, on est tellement happé par euh la quotidienneté, c'est-à-dire le sport de tous les enfants euh entre l'athlétisme, le foot, l'aide au devoir euh et tout ce qui s'enuit, les courses, on a la tête un peu partout et c'est vrai que là, c'est un moment que pour nous.

C'est un moment où on pense à rien. Le portable, il est déposé. Une fois le coup de siffl final donné, direction les vestiaires.

La compétition laisse maintenant place à des échanges plus intimes. On parle de périné. Ah, c'est vrai, on parle souvent de périné. que ce soit et nos problématiques, les tips sur la dernière cuisine qu'on a fait, la dernière tenue à la mode, voilà ou les derniers cancan à l'intérieur bonne humeur et ambiance garantie.

Ces femmes ont déjà nouveaux objectifs : accueillir encore plus de mamans et se lancer un jour en compétition régionale. Il y avait le projet Mbappé, il y a peut-être le projet Wendy Renard, qui sait hein. Je voudrais que Chloé prenne la parole.

On a une footboleuse parmi nous. Bonsoir Chloé. Bonsoir.

Vous jouez à quel poste ? Alors moi je suis latéral gauche du coup au Paris Soccer. Lat au Paris Soccer.

C'est le le club de foot féminin de Paris. C'est ça. Vous jouez depuis longtemps ?

Oui, moi je joue depuis ça fait 12 ans que ouais. Que je joue dans un club. J'ai fait six clubs différents.

C'est important aussi de voir les filles ce soir et de les entendre. Ouais. Ouais.

C'est super. Bah c'est vrai que vous voyaz réagir tout à l'heure quand on parlait de l'arbitrage, quand on parlait de la violence, les filles elles sont concernées aussi. Ben, j'allais dire que justement nous, enfin moi mon discour parce qu'au final nous on subit peu de violence sur le terrain de la part des supporters ou même entre joueuses.

Euh, on se heurte à d'autres problèmes malheureusement qui attaquent plus vraiment notre notre pratique pour le coup et notre quotidien. Lesquel ? Euh alors du coup pas dans mon club actuel parce que j'ai trouvé quelques solutions euh du coup en en euh en étant dans un club 100 % féminin pour le coup.

Mais dans mes anciennes expériences, on pouvait avoir euh par exemple, vous parliez tout à l'heure de l'accès aux infrastructures. Euh nous en tant que du coup équipe féminine euh on avait toujours par exemple l'accès au dernier créneau libre euh après les garçons. Donc euh parfois ça peut jouer à une demi-heure, mais une demi-heure c'est beaucoup euh dans notre quotidien.

Euh quand on fait on s'entraîne à 20h30, c'est souvent voilà 1h30 d'entraînement. On termine à 22h, ça fait rentrer tard. Euh c'est pareil jouer avec les chasubes qui ont été utilisés juste avant par les garçons, ça c'est super.

Euh même enfin dans certains clubs, on a pu jouer aussi avec des euh textiles qui étaient vraiment enfin pas du tout à nos taille et c'est enfin pour moi c'est pas un caprice, c'est juste une question d' aussi de confort et se sentir bien aussi quand on fait enfin quand on joue et quand on fait notre sport. Euh donc je trouve qu'en régional et aussi en national parce que j'ai pu connaître la nationale, il y avait aussi ces problème. Donc donc là je en régional au Paris Soccer, on est pour le coup dans un club donc 100 % féminin qui on va dire fait des choix et prend des décisions en mettant au cœur de de du coup de tout ça les femmes.

Donc c'est vraiment plaisant parce que j'ai l'impression en tout cas que tout le monde y trouve sa place. On a pas l'impression d'être délaissé ou d'être un peu l'équipe par défaut du club. Euh donc on a un enfin voilà, on a un staff étoffé avec à peu près six six personnes.

On a quand même deux préparateurs physiques, on a un coach adjoint, un coach principal, un coach gardien, on a une kiné. Enfin voilà, on a quand même l'ambition de monter aussi en national mais en tout cas ça fait plaisir de voir qu'un club met enfin ses forces dans le football féminin de la formation jusqu'à Et quand vous avez voulu commencer le football, d'abord, est-ce qu'on dit encore aux filles c'est pas un sport de fille ou c'est bon, on a réglé ce problème ? Alors moi j'ai commencé tard, j'ai commencé à l'âge de 16 ans.

Ouais. Euh mais du coup ma ma sœur jumelle qui est là, elle a commencé plutôt à 6 ans et pour le coup, elle était toute seule dans son équipe euh de filles. Ça va parce qu'elle était forte.

Donc euh du coup, elle était quand même assez euh euh mise en avant et elle recevait des ballons. Mais dans les équipes adverses où il y avait euh une ou deux filles, euh parfois on voyait que c'était les filles qui allaient au but par exemple ou qui restaiit très longtemps sur le le bord du terrain. Donc je trouve que ça a quand même pas mal évolué aussi bah grâce au club qui permettent à des jeunes filles dès le plus jeune âge de jouer qu' filles parce que pour le coup ça peut peut-être aussi en en donner envie à certaines filles qui ont peur de jouer avec les garçons de voilà voilà de de s'investir dans la pratique et euh les trois clubs qui sont représentés là vous avez des filles dans vos clubs ou c'est que des garçons ?

Oui. Et vous et vous entendez les sujets que soulève Chloé sur les chazubes des garçons qu'on récupère, voir les vestières sales dans lesquel on va se doucher après eux ? Alors justement tout à l'heure comme on a fait un focus sur la violence, il y avait les aspects financiers, le sport santé mais aussi la féminisation du sport qui est un vrai sujet.

Euh nous, on a eu la chance d'avoir une joueuse qui a qui aujourd'hui est professionnelle qui a qui est à Lyon mais euh qui quand elle a pratiqué bah elle était avec les garçons et on a on a depuis quelques années fait un fait un travail pour pour mettre en place une école de foot féminine. Donc aujourd'hui, on a on a une partie enfin sur nos 100 1500 adhérents, on a 150 filles. Ça représente que 10 %, c'est rien.

Mais aujourd'hui, elles peuvent pratiquer de U6 jusqu'à senior euh uniquement dans dans une pratique féminine. Donc on voit qu'elles sont à l'aise. On fait un vrai travail pour que l'encadrement aussi soit féminin puisque on s'est aperçu que bah c'est beaucoup plus simple et beaucoup plus pour les filles d'avoir aussi une image sur laquelle s'identifier, d'avoir des dirigeantes, des encadrantes.

Et donc là aujourd'hui par exemple à Vitrie, on a un projet avec une école où on va un peu dans toutes les écoles primaires un peu porter la bonne parole pour pour féminiser le ce sport puisqueaujourd'hui encore dans l'esprit dans la mentalité de notre société, le foot c'est un sport de garçon ce qui est complètement faux. nos jeux sont beaucoup plus pertinentes et intelligentes. D'ailleurs nous à Viter, nos nos deux meilleurs résultats cette saison, ce sont nos U18 et nos U15 féminines qui montent en régional alors que les garçons, bon alors ils ont fait plein d'efforts mais et ça chambre un peu du coup.

Oui. Puis voilà. Donc voilà, il y a il y a une vraie attention à porter sur les filles.

On voit que c'est quand même on voit que dans la société faire du foot quand vous êtes une fille, c'est pas encore rentrer dans les mœurs. Voilà. et c'est ça une problématique.

Donc effectivement nous on fait ce travail là. Après je voulais juste rebondir ce que nous sur Coffice que disait vous voyez nous on n pas du tout on est deux clubs on a un peu les mêmes valeurs. Mais nous notre cotisation elle est à 180 €.

Elle est à 180 €. Pourquoi ? parce que on a de la chance d'être soutenu par la mairie de Viter qui nous met en plus des subventions des installations à titre gratuit nous comme aux autres clubs de de Vitrie sur scène.

Donc on a de la chance mais vous voyez on n'est pas logé à la même enseigne et en fait on peut pas péréniser. Donc il faut vraiment que ça devienne au niveau des des gouvernements de tout. Est-ce qu'on a envie que ce soit centralisé à Paris tout ça ?

Est-ce qu'il faut que ça reste du ressort des collectivités locales ? Alors oui, ça crée des inégalités parce que on le voit bah Kofi loyer du terrain pour le weekend prochain et pas Marco. Non mais la question à quel échelon ça doit être la question du service public elle empêche pas une décentralisation derrière.

On peut avoir un service public national du si c'est au bon vouloir de la mairie. Ça crée des inégalités. Ben effectivement, il y a une question puisque selon la couleur de la majorité ou selon l'appartenance politique, on peut avoir du jour au lendemain la veille d'une élection au lendemain, le coût d'une salle euh qui change.

Donc ça, il faut est-ce qu'il faut réfléchir euh à l'échelon national de savoir qu'on met à disposition des salles ou pas ? Je pense que ça ça se réfléchit. Moi, j'ai pas de de réponse magique ici, mais je crois que la question de l'accès aux infrastructures, par contre, ça c'est une réponse nationale et peut-être qu'une des réponses, c'est d'avoir plus d'infrastructure, de les entretenir, de les rénover, pas simplement celles qui sont le bijou visible du territoire national, mais de permettre qu'il y ait plus d'infrastructure parce que ça résoudra à la fois le problème de créneau qui fait que bah les filles on les fait jouer en dernière, que on refuse des licenciés parce qu'on a plus de de créneaux disponibles sur un terrain de foot.

Donc je pense qu'il faut avoir une politique à minim au niveau des infrastructures qui là est une politique nationale. Alexandre mais oui et c'est un sujet c'est un sujet de politique nationale. Les vous savez on a tendance aujourd'hui à avoir comme politique sportive uniquement des réactions de tweet.

Alors c'est vrai il y avait eu des moyens qui av été mis pendant les JO. Il y avait ces 357 sportifs qui ont pu vivre de leur sport. C'était une première pour les JIO de 2024 et les GIO de 2026 et JIO d'hiver.

Il y avait tout un projet financier par rapport à ça. D'ailleurs, ça a marché, on peut le constater aujourd'hui. Euh mais dans les années 60 par exemple, vous aviez eu un énorme plan Airzog qui avait donné la la Halmro qui est devenue l'INSEP, euh un gymnase à côté de chaque collège, chaque lycée.

Il y a eu une vision aujourd'hui qui nous profite encore aujourd'hui. Et donc c'est très important je pense qu'on qu'on arrête de mettre de côté le sport comme si ce serait un domaine qui ne serait pas politique parce que c'est un domaine qui concerne beaucoup plus de français que d'autres sujets qui sont au cœur de l'actualité. Donc moi, je trouverais assez sain évidemment qu'on ait des débats, on va être peut-être en désaccord ou peut-être en accord sur d'autres points avec d'autres d'autres mouvements, mais qui a des débats sur ça parce que ça concerne beaucoup de gens.

Donc savoir quels moyens vont être mis en terme de politique sportive, quelles orientations on va on va on va on va choisir et et qu' a des des lois qui passent également sur du national, je l'ai évoqué tout à l'heure par exemple sur sur une uniformisation par exemple des sanctions qui peut qui peut y avoir sur ce qui était évoqué là par contre sur les le fait de de fournir les infrastructures. Moi je suis pas sûr que ce soit la la couleur politique du qui qui compte. En réalité, c'est souvent est-ce queil y a beaucoup d'infrastructure ou pas dans la ville ?

Et donc si vous êtes en concurrence avec un autre sport et bien euh et s'il y a plus de licenciés, bah il y a forcément il y a moins de créneaux et vous louz enfin voilà et donc et donc il y a cette il y a cette limite là mais c'est pour ça qu'aujourd'hui il faut un je pense un grand plan rapport à ça. Je crois beaucoup au synthétique par exemple parce que vous pouvez jouer l'hiver ça fait mal au genoux. Oui mais c'est honnêtement ça permet de jouer l'hiver.

C'est c'est ça permet de jouer l'hiver. C'est c'est relatif parce que ça fait moins mal que que les vieux sintés d'avant quand même. Et et c'est d'ailleurs souvent plus agréable, moi je trouve pour jouer même si certains disent qu'il y a plus de blessures.

Il y a pas d'étude qui confirme à 100%. Non mais moi je suis un vieux hein. Moi je suis habitué au gazon et mais je comprends l'idée que le synthétique effectivement c'est c'est moins coûteux en terme de en terme d'entretien mais d'avoir des services permanents qui vont des jardiniers des complexes sur le synthétique mais non mais sur le budget après évidemment que que ça soit national ou local directement de la part des collectivités évidemment qu'il y a une question là-dessus évidemment qu'il faut se poser des questions sur quel financement du sport on veut parce que ça a été rappelé ça a été dit effectivement on avait mis un très grand plan et un projet de construction d'infrastructure dans les années 60, c'était après les Jeux Olympiques de Rome en 60 où la France avait littéralement floppé au tableau des médailles en terminant 25e et la volonté de l'époque du général de Gaul était de mettre de faire en sorte que la France devienne pleinement une nation sportive à la fois par la formation, la détection et la performance.

Et on a eu des résultates aujourd'hui avec l'INSEP et avec avec l'excellence française qu'on a et qu'on a dans beaucoup de sport et beaucoup de sports collectifs notamment. Le souci, c'est qu'aujourd'hui la nouvelle philosophie qui a été mise en place par Emmanuel Macron depuis les Jeux Olympiques 2024 avec la NS, l'Agence nationale du sport et vous l'avez rappelé avec les 350 athlètes qui ont pu vivre de leur de leur de leur de leur loisir en tout cas de leur de leur activité sportive à travers les Jeux Olympiques, c'est de miser sur la crème de la crème, c'est de miser sur l'élite, c'est il y a 5000 athlètes de haut niveau recensés par le ministère des sports et on a sélectionné 350 qui vont certes toucher 40000 € par an pour pouvoir pleinement se consacrer à la formation olympique en délaissant sont tous les autres. Et si on mise tout sur l'excellence sur le projet élite de l'ANS en mettant de côté les budgets dédiés au sport amateur, on peut pas marcher sur les deux mêmes sur les deux gens c'est qu'il n'y a pas de corrélation entre sport qui se pratique et sport qui se regarde.

Sport qui se regarde, sport d'excellence. Et alors j'ai envie de vous contredire Pierre, pardonnez-moi, vous êtes l'arbitre, je vous respecte infiniment mais même Cofi tout à l'heure il il a fait référence d'un mot il a dit "On verra ce qui se passe." selon la coupe du monde, selon ce que fait l'équipe de France en Coupe du monde, est-ce que ça peut changer les choses Je peux vous assurer que dès la rentrée prochaine des septembre 2026, si la France encore plus va en finale voir remporte la Coupe du monde, il va avoir une demande en en augmentation de la part de petits qui vont vouloir ressembler à Dembélé ou ou Bappé évidemment.

Mais le souci c'est que un euh parce que il y a des problématiques d'infrastructure, parce qu'il y a des problématiques budgétaires, parce qu'il y a des problématiques de pouvoir d'achat, parce qu'il y a des problématiques oui de violence ou de problématiques sociétales ou autres, le le la pérénisation de la hausse de licencié euh n'est pas durable. Il y a pas une en gros si vous voulez, vous allez avoir un pic comme on l'a eu après les Jeux Olympiques. D'ailleurs, après les Jeux Olympiques, on a eu un pic de la pratique sportive qui ensuite est retombé au quasi même niveau que 2023 un an plus tard.

Parce que par exemple pour les piscines, on était en admiration devant Léon Marchand. Tout le monde a voulu se mettre à nager, pas assez de piscine. Le pingpong, les frères Lebrin, tout le monde était en est en admiration devre eux.

On a voulu jouer au pingpong, pas assez de gymnase. C'est une aussi une réponse de politique publique. Donc en fait là, les patrons de club, les managers, les entraîneurs, vous redoutez une victoire de l'équipe de France.

Non, parlez dans le micro. Cofi problème. Oui.

Ben on sait que comment on va répondre à l'explosion des demandes d'adhésion en club à la rentrée si la France est en finale voir en en 3e étoile. Sa oui, nous on sait que de toute façon notre capacité d'accueil sera très limitée parce que voilà, on n' pas les le le budget euh pour accueillir 1000 1200 licenciés. nous en tout cas notre club euh parce que les infrastructures parce que les les euh les les bénévoles qui sont pas là, les arbitres et autres.

Donc il faudra trouver des des solutions. Donc le problème du budget c'est vraiment Quel est le rapport entre les B entre le budget et les bénévoles si je peux me permettre parce que je je moi mon fils fait du foot du rugby, du judo. Il fait trois sports.

Non mais oui, désolé. mercredi, le samedi oui, il enchaîne les trois le mercredi puis le souvent le samedi les les matchs mais euh et je et je ne vois pas les mêmes problématiques par exemple et c'est sur les infrastructures, je suis d'accord mais sur l'engagement bénévole je moi j'insiste et c'est je je pas forcément la la solution précise comment on peut adapter pour créer cet engagement en terme de communication ou autre mais je constate qu'il y a beaucoup plus de de jeunes U18 et seniors en rugby. filles qui s'engagent dans le club et qui vont aider même chez chez les filles par exemple et qui vont aider chez catégorie jeune que que dans le foot et il y a un vrai freines pour lui répondre parce que notre temps est écoulé, c'est la fin de la partie Cofi, allez-y.

Nous en fait pour les petits comme le stade est éloigné du du lieu d'habitation des des enfants, nous on a des bénévotes qui les accompagnent. Donc euh si on passe de 600 licenciés à 1000 licenciés, il faudra plus de bénévoles. Et si on n'a pas cette capacité-là euh de bénévole, on pourra pas prendre tous ces enfants.

C'est ça le de rapport budget euh bénévole. C'était ça ma question. D'accord.

Je siffle la fin de la partie. Je vous remercie infiniment d'être venu parler de ce sujet ce soir sur le plateau de chaque voix compte pour nous montrer que ben le vrai cœur du foot français, c'est chez vous qu'il bat tous les weekends. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.

Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr. Merci à mon arbitre Pierre Rondeau d'avoir été là ce soir dans chaque voix compte.

Si vous aussi chez vous, vous voulez venir assister à cette émission, voir y participer, interroger vos élus, vos députés, vous flashz le petit QR code, vous vous inscrivez sur lcp.fr pour la prochaine émission. Chaque voix compte revient mardi à 19h30.

Passez une belle fin de semaine. Prenez soin de vous. Ah. hey.