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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 novembre 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pensez que le budget sera mis au vote des députés dans les temps ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait que vous êtes certain que le budget sera battu à la fin ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le gouvernement peut réussir à rassurer son camp et obtenir l'abstention des socialistes ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous n'attendez rien du Sénat dans l'examen des textes budgétaires ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a promis un tableau de bord pour suivre le coût des mesures. L'avez-vous eu ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    L'objectif de 4,7 % de déficit est-il atteignable avec ce budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Éric CoquerelFait
    « « Je dis mon inquiétude parce que elle sera battue euh et ça peut être pratique pour le gouvernement de justifier qu'elle parte au Sénat sans vote. » »
  • 6:00Éric CoquerelFait
    « « Tout est parti avec de semaines de retard du fait du gouvernement par rapport même aux dates normalement de la loi organique. » »
  • 12:00Éric CoquerelFait
    « « Les socialistes ont dit "Ah super, on a gagné ça." Mais en fait, en réalité, c'était déjà battu. » »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Éric Cocrel. Merci d'être notre invité député la France insoumise de la Sé président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Orian. Éric Cocrel.

Bonjour. Bonjour Éric Cocrel. On va évidemment longuement parler du budget avant de parler du fond et des mesures.

Est-ce que vous pensez que le budget sera mis au vote des députés dans les temps à partis ? Non. Ça y est tacté.

B en tout cas les temps à partis qui étaient prévus pour la partie 1 recette, c'était demain. Donc ça c'est sûr. Euh et moi j'ai une grande alors pour l'ensemble du budget dans les temps imparti des 40 jours réservés à l'Assemblée nationale, c'est non.

Et moi ma mon inquiétude maintenant c'est même qu'on arrive à voter euh la partie 1 recette. Je dis mon inquiétude parce que elle sera battue euh et ça peut être pratique pour le gouvernement de justifier qu'elle parte au Sénat sans vote. Euh donc voilà, c'est donc même la partie recette sera pas mise au vote pour vous.

Ah bah si j'ai dit ça non, je dis qu'elle sera battue de toute façon mais là tel qu'on est parti aujourd'hui euh on leur a même pas examiné le 23 novembre. C'est pour ça que moi je tire des setettes d'alarme depuis maintenant une semaine. Alors faut rappeler déjà quelque chose que j'entends beaucoup les débats s'en lisent à l'assemblée mais rappelons quand même que tout est parti avec de semaines de retard du fait du gouvernement par rapport même aux dates normalement de la loi organique.

Alors le conseil constitutionnel l'an dernier avec le même problème a estimé que bon ça allait. On se demande bien pourquoi d'ailleurs ces dates maintenant sont dans la constitution puisque on a plus rien à faire mais on est parti avec de semaines de retard. Euh c'est vrai qu'en plus on a un nombre d'amendements euh anormal, j'allais dire de la part des groupes gouvernementaux.

En général, c'est pas eux qu'on dépose le plus là, c'est eux qu'on ont déposé le plus. Et puis vendredi, on a plus sa stratégie. Bah écoutez, moi je constate simplement qu'on va très lentement.

Il y a eu des suspensions de séances sans arrêt vendredi demandé par le gouvernement. Enfin bon, on va très lentement. Alors, on nous dit on nous dit c'est pas pour atteindre les 70 jours, vous savez, les 70 jours qui permettrai au gouvernement d'appliquer l'article 47 qui permet de faire des ordonnances sans vote.

Bon, et qui rétablit le taxe initial. Enfin, bon, on a tout l'air quand même. Donc moi, je tire la c d'arm.

Moi là, ce matin à l'Assemblée, je vais je vais proposer maintenant qu'on réduise le temps de défense des amendements. C'est pas terrible pour les députés, mais moi ma ma grande crainte, c'est qu'on arrive même pas à la partir en recette. Pourquoi ?

Pour notamment faire la démonstration qu'on bat on va battre ce budget. Ça c'est à plus mon certum. Vous avez un certain nombre de députés qui pourraient aussi prendre l'initiative de retirer leurs propres amendements.

Ça c'est possible. Ça ça été fait. C'està-dire qu'on on l'a demandé que possible aujourd'hui ?

Est-ce qu'il en reste 2000 à examiner ? C'est ça. Oui.

Mais alors déjà il y a eu un effort fait par plusieurs groupes. Déjà il y a plus des groupes qui rendonsleur quand même le rendons-leur ce qu'ils ont fait. C'estàd le parti socialiste et Rassemblé national.

On avait fixé des cibles avec le rapporteur général. Il les il les avait atteints. Depuis France insoumise en a enlevé.

Les républicains en ont enlevé un peu mais il en reste énormément. Donc on pourrait en enlever encore, vous avez raison. On pourrait réduire les défenses et puis et puis essayer de d'avoir peut-être des des des je sais pas une présidence plus active mais surtout il faut qu' le gouvernement arrête aussi de de gagner du temps.

Les ministres prennent beaucoup de temps pour répondre. Enfin bon voilà, moi je pense qu'il joue la monte. Voilà mon avis c'est qu'il joue la monre certitude.

C'est votre conviction. Ouais c'est ma conviction. Je pense que ce gouvernement a deux façons de faire passer son le budget.

Soit par ordonnance, soit la loi spéciale. Voilà aujourd'hui parce que le buget sera battu à la fin. Donc je crois que c'est les deux options qu'il a en tête et pour l'instant c'est ces deux de sécurité.

Il en jou si l'examen de l'ensemble des des amendements ou des articles qui restent n'est pas terminé d'ici demain 15h parce que le vote de la première partie ça devait être demain 15h. C'est bien ça. Oui.

Et demain 15h çaend donc ça va reprendre après le 12 novembre. On va passer au projet de loi de France de la sécurité sociale et ça va reprendre après le 12 novembre. Bon, moi j'espérais qu'on finisse vers le 15 16 mais là euh on n pas là vous dites même le 23 16 vendredi on était à je pas rentrer dans les détail enfin on était à 8 amendementur il il faudrait qu'on soit à 20 amendementur depuis des jours.

Il est le problème. Qu'est-ce qui fait que vous êtes vous avez la certitude aujourd'hui que le budget sera battu à la fin ? De toute façon il y a il y a pas de majorité pour parce que en fait si vous voulez il y a aucune majorité déjà il y a pas de majorité.

Ce gouvernement n'a pas de majorité. D'ailleurs ce qui a reconnu l'autre jour monsieur le cornus ce qui est bizarre on est dans on est quand même dans un pays où depuis un an on a des gouvernements qui ont pas de majorité. Ils sont minoritaires.

Mais il y a pas de compromis possible sur le budget entre les différentes forces politiques à l'assemblé et au Sénat ? Non, il y a pas de compromis possible parce que en réalité ce qu'on veut continuer à imposer c'est un budget macroniste. Alors on veut en gros leur idée je résume, on passe leur compromis pour eux c'est dire on passe l'avant-garde, on passe le gros de la troupe et puis l'arrièregarde, on peut réformer ce budget à la marge.

Bon, ça c'est pas possible. Ce budget globalement ne va pas parce qu'il continue à exonérer et on l'a vu vendredi les ultra riches euh de l'effort qu'ils doivent consentir qui est simplement de payer les les impôts normaux comme le paye la plupart des gens dans ce pays et puis d'un autre côté de faire peser les dépenses euh la baisse des dépenses, les efforts sur l'ensemble des Français. Ça un c'est pas bon, c'est de l'injustice mais en plus d'un point de vue économique c'est un effet récessif sur l'économie au moment où notre économie va mal notamment en terme de consommation intérieur.

Donc ça ce budget il essaie de garder cette structure. Donc si vous voulez le gouvernement d'ailleurs le compromis qui aurait été possible c'est que monsieur Macron il y a un an appelle ceux qui avaient gagné les élections et non pas les minoritaires comme il le fait depuis. Mais là vous pensez parce que on Sébastien Lecnu, il était présent vendredi dans l'hémicycle, il discute avec les différents groupes parlementaires qu'il va encore recevoir aujourd'hui.

Il discute notamment avec les socialistes. Vous pensez que c'est pas possible pour lui de réussir à la fois rassurer son camp et à obtenir l'abstention des du Parti socialiste ? Alors euh plusieurs questions.

Bon, d'abord ce qui s'est passé vendredi, c'est assez intéressant quand même parce que tout le monde disait c'est le monet time. C'est comme ça que les socialistes l'avaient appelé. Ils étaient prêts à des compromis.

C'est-à-dire en gros il y a tax duukman ça tout le monde savait que le gouvernement serait contre et en plus le est contre parce qu'il est contre toucher les patrimoines des ultra riches lui aussi. Donc après, il y avait l'idée de dire "Bon, on est prêt à des solutions dégradées." He le gouvernement, le seul compromis qu'il a trouvé vendredi, il faut quand même le dire, c'est avec monsieur Voquet.

C'est pas avec monsieur Fort. Il a passé la matinée à discuter avec monsieur Voquet pour affaiblir l'article 3 qui est une taxe sur les holdings. Bien.

Donc, c'est ça la réponse qui a été donnée. Euh alors maintenant, est-ce que il oui manifestement il veut continuer à imaginer qu'il y a une négociation possible ? Il a fait un truc extraordinaire vendredi.

Il faut vraiment être les socialistes pour mordre un lameçon. Il a proposé comme concession ce qui était déjà en train d'être battu sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale en commission. C'est il a donné quelque chose qu'il n'avait plus, c'est-à-dire le gel des retraites, le gel des minimas sociaux.

Alors, les socialistes ont dit "Ah super, on a gagné ça." Mais en fait, en réalité, c'était déjà battu. Bon, alors ils ils ont ils ont un bon public avec les socialistes qui manifestement veulent absolument trouver un compromis.

Est-ce que ça va permettre d'aller jusqu'au bout ? Moi, j'en doute peut-être sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale puisque les socialistes l'ont voté avec des horreurs à l'Assemblée. C'est la seule opposition qui est en commission à l'Assemblée nationale avant que le texte vienne cette semaine en séance à voter une partie de ce budget qui entérine la loi la retraite à 64 ans qui sanctionne les soignants, les établissements qui suspend la réforme de retraite.

Non, qu' le décale. Il le suspend pas justement, il le décale et c'est monsieur Macron a bien dit que c'était juste un décalage. C'est-à-dire que on entit une capata de les gens on est en 69, on reprendra la réforme des retraites et les autres ont un décalage de 3 mois qui en plus ils payent avec le est bloqué à 62 ans et 9 mois jusqu'au début 2028.

Non mais pas bloqué l'âge l'âge est annoncé repartir en le 1er janvier 2028 et cet effort là est compensé par une baisse des pensions. C'estàd que les retraités vont vont payer par la baisse des pensions et les retraites complémentaires vont payer ces 3 mois qu'on leur offre en surcis. Vous vous me direz vous je pense que le progrès social c'est pour ça que vous vous y êtes opposé les députés sont pas c'est pas c'est ni une abrogation ni même une suspension.

Il y a pas que nous dire vous avez vu que les syndicats CGT et cetera sont exprimés contre. Bon et et les oppositions la plupart des oppositions ont voté contre. Mais je je reviens là-dessus, ils ont ils ont quand même enfin les socialistes vendredi ont quand même fait l'exploit de 1 voter euh un amendement euh de Jean-Paul Mathiai Modem en l'amendant ce qui fait que c'est ça revient à faire un compromis avec le Rassemblement national sur le programme du Rassemblement national.

C'est plus tout à fait l'IFI, ça affaiblit l'IFI et c'est même pas l'ISF. Voilà ce que ce que la ministre sur la fortune voilà ce que la ministre Montchalin a appelé un objet hybride voilà qui est est est inférieur aujourd'hui à l'FI existant sur l'immobilier et qui n'est qui ne qui n'est que qu'un ISF modéré. Après, ils ont réussi l'exploit, je vous le dis, de voter ce projet de loi de finance de la sécurité sociale et plein d'horreur dedans.

Diminution des admissions des des maladie longue durée, gel adoption limitation des arrêts de travail prescrit à 15 enfin plein plein de choses. Ils ont il a pas encore discuté en séance, il peut s'il peut être modifié. D'accord.

Oui, d'accord. Mais ce qui m'intéresse c'est qu'en commission euh ils ont quand même voté cet ensemble de choses pour dire qu'il vote le PFSS. Donc je sais pas jusqu'où ils vont aller.

Je sais pas, je sais plus où ils habitent les socialistes réellement. Je pense que tous les groupes Non, c'est pas ce que je vous dis. Je dis, je ne sais plus en ce moment où ils habitent parce que ils sont tellement dans l'idée de trouver à tout prix un compromis pour éviter un retour aux urnes, qu'ils en arrivent finalement à être accompagné le gouvernement dans cette espèce de théâtre d'Ede qui laisse penser que un compromis est est possible alors qu'en réalité ils essayent de passer leur budget.

Ouais. par différentes manières soit par ordonnant soit par loi spéciale soit même en espérant que les socialistes finalement votent pour le projet de loi de sance de sécurité sociale et permettre de passer ça c'est possible et le le budget pourrait passer si les votes des socialistes qui moi moi mon mon ma conviction c'est que le gouvernement vise à essayer de faire passer le projet de loi de finances de la sécurité sociale dans lequel il y a il y a les pires des horreurs et dans lequel il y a il y a le plus de baisse de dépenses là le le vote des socialistes peut le l'encourager à ça c'est-à-dire que il il essaye ça et Puis parallèlement, je pense qu'il a il a compris qu'il ne passerait pas le projet de loi de finance. Ça c'est à mon avis dans sa tête.

Et donc je vous dis, il va soit tenter la loi spéciale, c'est être battu mais imposer le budget de l'an dernier qui sera une espèce d'année blanche et soit jouer les ordonnances. Moi je pense qu'il a il a ça en tête et il peut le jouer aussi sur les le PLFSS. Voilà un peu le la manière dont il avance.

Et donc pour tout ça pour dire au début de la faut gagner du temps, faut être très lent, faut faut laisser du temps au temp mais pas de la bonne manière. Voyez ce que je veux dire ? adopté par ordonnance en fait ce serait pire que passer par le 493 aujourd'hui puisque on reviendrait au texte initial il y a plus il y a plus il y a plus il y a plus de compromis il a plus rien plus de négociation c'est le texte initial dans ce caslà vous votre réaction à vous ce serait de ce serait de ser alors je vous le dis nous ça va si on voit arriver tout ça nous on va déposer une motion de censure c'est clair entre entre fin novembre mi-décembre on va on va essayer d'éviter le pire et celle elle serait votée et ben justement la question faut la poser au socialiste parce que c'est là-dessus que mise le gouvernement c'est d'espérer que les socialistes ne votent pas cette motion de censure.

Et donc tout ça, tout en rebage cadeau qui laisse qui laisse qui prend des vess pour des lanternes qui proposent comme concession déjà des choses qui ont été adoptées pour l'assemblée avec les socialistes qui on les a obtenu. Tout ça à mon avis participe à ça. Mais ceux qui veulent éviter très clairement que le PLFS et le PLF passent que ça soit par ordonnance ou spéciale ou bah à un moment donné il faudra censurer sinon on n arrivera pas.

Vous n'attendez rien du Sénat dans les examens des textes budgétaires sur des est-ce qu'il y a des des avancées qui peuvent être proposées par les sénateurs ? Agraver le texte, ils vont aggraver le texte mais ils peuvent pas l'améliorer ou peuvent pas le Mais vous pensez qu' il y a chose qu'ils vont faire de la même manière que ce qui a été à l'Assemblée. Je le sais parce que les républicains l'ont fait donc je sais qui est majoritaire au Sénat.

Je pense que comme à l'Assemblée ce qui est gel des pensions de retraite, gel des minimats sociaux va être va être enlevé. Je pense aussi que tout ce qui était l'exonération de certaines niches fiscales qu'on a battu à l'Assemblée aux commissions qui va être à nouveau battu là, c'est-à-dire sur les malades de longue durée, sur les retraités et cetera sera battu. Je pense que l'indexation euh la nonindexation des barêes d'impôts sur le revenu sera battu, ça on le sait.

Mais en dehors de ça, par contre, on nous annonce euh je je pense que ce texte radurci, on l' on en a vu d'ailleurs la couleur euh euh à en commission et ça on l'a pas encore examiné en séance sur par exemple les étrangers avec une remise en cause de l'AME, sur euh euh le le l'attaque sur le logement social. Il y a eu des des des abonnements qui ont été proposés par monsieur Casbarion absolument terribles, qui prennent des centaines de millions d'euros aux bailleurs sociaux et cetera et cetera. Ça, je pense qu'on va avoir des choses assez graves qui vont venir du Sénat.

Mais vous pensez à un compromis possible en commission mix paritaire ou pas du tout ? Bah écoutez, vu la situation aujourd'hui entre les Républicains qui votent contre le texte et le socle commun, je sais pas très bien comment ils vont s'entendre mais de toute façon admettons même qu' qu' a qu'ils arrivent à s'entendre à l'Assemblée ça sera battu. C'est pour ça que je vous dis que le PLF peut pas être peut pas passer, sauf en dépassant les les délais et en jouant sur ces ordonnances qui vous l'avez dit tout à l'heure serait comme une première et un vrai problème.

C'est que ces ordonnances, ils ont été inspirées du régime de VMAR en 1930 en 1932 euh de façon à imposer des budgets qui n'avaient plus de majorité à l'assemblée. On sait comment tout de dérive autoritaire s'est terminé. Le gouvernement a promis un tableau de bord pour suivre en temps réel le coût des mesures.

Est-ce que vous l'avez eu ce tableau de bord ? Euh non, on l'a pas eu. Alors, il y a il y a un tableau de bord qui a été sorti par le rapporteur général, mais qui est vraiment euh euh qui est vraiment à la loue, qui exclut certaines certaines taxes qu'on a imposé.

Parle, moi j'ai proposé une taxe sur les multinationales qui rapportent 26 milliards, elle est pas dedans. Alors, le gouvernement, Philippe Juvin, il dit que ça rapporte zéro lui. Oui, mais oui, mais je vous dis toutes les taxes ont été les il y a une taxe sur les rachats d'action, elle est exclu, la taxe sur les multinationales, elle est exclu.

La taxe sur les super dividendes est exclu. Alors à ce compte là effectivement ça rapporte zéro. En réalité si on intègre toutes ces taxes, on a voté pour 35 à 40 milliards de recettes en plus.

Ça c'est la réalité. Et le gouvernement à jour nous dit c'est pas légal puis le lendemain il la compte. Bon vous voyez donc vous n'y croyez pas à ce tableau de bord.

C'est pas que j'y crois pas, c'est que je je ce gouvernement fera en sorte qu'à la fin ça ne soit pas dans le budget. Je vous le dis quitte. Et je pense qu'il préféra se faire battre sur le budget.

Il préférera essayer d'avoir une loi spéciale plutôt que d'entériner des choses sur lesquelles il est radicalement désaccord puisque ça attaque ce qu'il a protégé depuis 2017, c'estd les ultra riches. Sébastien le Cornou, il avait un objectif de 4,7 % du déficit. Avec ce budget, il laissait au députés une marge de manœuvre pour aller jusqu'à 5.

Avec le budget tel qu'il est aujourd'hui, vous estimez à combien l'objectif du je peux pas vous dire, on a on a on n pas fini la discussion. Euh par exemple, si vous entérinez les taxes qu'on a fait voter 35 milliards, bah on l'a descendu le déficit. Bon donc le gouvernement calcule pas comme ça.

Vous voyez ce que je veux dire ? Mais le 47 il est atteignable pour vous ou pas ? Le 4,7 il est atteignable.

Nous on a fait un contrebudget là je parlais les filles, d'accord ? Dans lequel on va chercher pour 180 milliards de recettes nouvelles uniquement ciblé sur les ultra riches, sur les très grandes entreprises, en rabotant des niches, en en en les taxant à la hauteur où sont taxés les Français. Encore une fois, je rappelle, c'est pas les surtaxés, c'est que simplement les ultra riches payent ce que les Français payent en terme de pourcentage de leur revenus ou de leur patrimoine.

On a été cherché 180 milliards de recettes. Euh, ça nous permet de notre budget d'estimer qu'on peut faire 160 milliards de dépenses pour répondre aux besoins sociaux, besoins écologiques et de descendre et de descendre les déficits. Donc moi, je pense qu'il y a moyen de faire, mais c'est pas ce que je prépare à faire le gouvernement.

Dernière question sur le budget. sur le budget euh justement cet objectif de 4,7 millions de déficits euh euh 2 milliards de déficit pardon et euh et euh et être en dessous pardon 4,7 % du PIB en terme de déficit et être en dessous de 5 euh % l'année prochaine, ça plaide pour le le ordonnances à la fin de l'histoire et pas le la loi spéciale parce que la loi spéciale reconduirait le budget de l'année dernière. Or, le budget de l'année dernière, il nous fait terminer à 5,4 % de déficit.

J'imagine mal le premier ministre reprendre le même budget et ne pas être dans le dans dans ses propres objectifs. Alors alors vous avez raison de dire que la loi spéciale pour eux euh c'est vraiment passé par le trou de la souris. Je veux dire c'est pas c'est pas l'idéal par rapport au budget qu'il présente aujourd'hui.

Mais à partir du moment où vous faites une année blanche, tu la loi spéciale c'est une année blanche, rien n'augmente. Et que par contre le PIB lui augmente inévitablement votre budget représente ça pourrait ça pourrait passer. Oui.

C'est-à-dire qu'en fait il baisse c'est la croissance et toi on est où ? ces dépenses. En réalité, leur seul problème sur la loi spéciale euh c'est le budget des armées qui est prévu d'être augmenté à 7 milliards dans le dans le budget actuel.

Et là par contre, vous pouvez pas augmenter les les budgets de cette manière-là. ça serait leur problème. Mais moi, je pense que là où ils en sont, c'est-à-dire un gouvernement minoritaire, un programme minoritaire qui essaie de passer absolument force, bon si à la fin se termine en loi spéciale en se disant bon, on verra bien en 2026 de façon à revenir sur un PLF si les temps sont meilleurs et cetera pour eux.

Je pense que moi je monsieur le Cornu, il avance au jour le jour. Le problème c'est qu'il y a des oppositions qui laissent avancer au jour le jour et il se dit chaque jour chaque jour de de chaque jour d'avancer est un jour de gagner. Voilà, c'est comme ça qu'il avance avec les ceintures de sécurité dont je vous ai parlé, c'està-dire les ordonnances ou la loi spéciale.

Moi, je pense que c'est ça qui est en tête aujourd'hui. Un mot sur les découverts bancaires puisque il y a une directive européenne qui encadre ces découvertes bancaires qui a été transposé par le gouvernement. La France insoumise a lancé une pétition sur le sujet.

On va écouter ce qu'on dit la porte-parole du gouvernement Maon hier sur notre antenne. La France insoumise n'a pas lancé de pétition. La France insoumise a lancé une énorme fake news dans le débat public.

Les découvertes bancaires étaient en réalité déjà contrôlé. Ils continueront à l'être y compris pour des découverts inférieurs à 200 € ou inférieur à 1 mois. Mais donc on reste évidemment extrêmement vigilant à ce que ça ne n'entrave pas le quotidien du français.

C'est extrêmement grave ce qui s'est passé. Si je peux m'y arrêter une petite minute. La façon dont la France insoumise a instrumentalisé ce débat sur un sujet qui, on le sait, touche le quotidien de millions de Français qui parfois arrivés au milieu ou à la fin du mois ont besoin de ce découvert.

C'est honteux. Qu'est-ce que vous lui répondez à elle accumule vraiment l'effectueuse. Je l'écoutais juste avant dans votre émission en train de nous expliquer que la fortune des milliardaires était immatérielle.

Elle va bientôt nous dire que monsieur Arnaud est un train de vite micar aussi. Bon, donc là, elle en accumule une autre. Elle le dit d'ailleurs en sa phrase.

Vous écoutez ce qui se passe maintenant, c'est que pour les découverts en dessous de 200 € qui sont la majorité, et bien effectivement, ils vont être devoir être considérés comme des crédits à la consommation et donc les banques vont devoir faire en sorte d'interroger la solvabilité des clients au taux d'effort de 35 %. Mais ce qu' a dit, c'est que vous vous avez intitulé votre pétition interdiction alors qu'il y a pas d'interdiction. Interdiction.

Il y a pas une interdiction mais de fait ce qui se enfin de fait si à partir si jusqu'à 200 € de découvert et tous ceux qui m'écoutent savent que c'est par exle la moyenne en gros pour 45 % des Français ils sont un dans dans l'année ils sont à découvert à un moment donné 223 € d'accord c'est la moyenne. Donc ça veut dire que vous avez énormément de personnes qui sont en découvert en dessous de 200 €. Et ben ce qui va se passer que à partir de là, avec la transcription de cette directive européenne, à partir de là, les gens vont les banques vont être obligé de vérifier la solvabilité des clients et donc potentiellement de d'interdire ce découvert, donc potentiellement de refuser les paiements qui sont liés à ça, d'interroger la Banque de France au-dessus de 200 €.

Ça c'est nouveau par rapport à ça. Donc en réalité des découverts qui jusqu'à aujourd'hui n'entraînaient pas une situation dramatique vont potentiellement être dramatique aujourd'hui. Mais pourquoi vous êtes allé jusqu'à parler d'interdiction ?

Parce que de fait c'est une interdiction de fait c'est un contrôle plus strict. Ah bah oui mais enfin un contrôle plus strict qui qui se termine au fait que vous pouvez pas le faire. Comment vous appelez ça vous ?

Bon donc la réalité c'est qu'ils ont décidé de transcrire et moi ce que je veux revenir c'est qu'il faut l'abreger. Il faut abroger cette ordonnance au plus vite parce que là je le dis aux Français qui nous écoutent mais comment fait une directive européenne ? Mais la directive européenne figurez-vous sur la requalification des travailleurs ubérisés en en salarié.

Je voudrais bien savoir pourquoi celle-là on nous la propose pas à l'Assemblée. Elle a été adoptée au Parlement européen il y a maintenant un an ou 2 ans. 2 ans je crois sous les efforts de ma camarade la chabi.

Pourquoi celle-là ne vient pas et pourquoi celle-là vient très vite ? C'est une question que je pose. Un dernier mot sur un sondage qui a été publié hier par la tribune dimanche qui met sondage pour la présidentielle he qui met Jean-Luc Mélenchon Raphaël Luxman au coude à coude.

Est-ce que Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui il est plus le vote utile de la gauche ? Enfin c'est marrant parce que il y a deux façons de voir ce sondage hein. Je dans ce sondage Jean-Luc Mélenchon il y a un mois était à 9 % et là il est il est à il est devant monsieur Glman.

Donc moi je vois plutôt une progression très forte de Jean-Luc Mélenchon. Bon, moi nous on se méfie des sondages qu'il soient bon qui soient pas bon, je pense que mais ce que j'observe c'est que pour avoir suivi toutes les campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon, euh c'est les meilleurs résultats un an et demi avant une élection qu'on ait jamais eu dans des sondages. Voilà ce que j'observe que c'est lui qui est en progression et que ça correspond un peu à ce qu'on ce qu'on ressent sur le terrain et ce qu'on ressent notamment budgétaire.

Tous les gens nous disent heureusement que vous êtes là que vous tenez. Bon bah ça se voit à un moment donné dans les sondages je pense. Un dernier mot Stéphane.

Bah juste une question sur les sondages. Enfin les sondages je je je j'entends vos prévenances par rapport au sondage mais vous avez pas Pascal Perino qui qui a fait une conférence à Science Po dans lequel il prend différents différentes données et qui explique que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner la présidentielle. Le dit il a tort.

Bah écoutez euh jusqu'au le 2e tour des élections c'était le 7 juillet législatif, c'est ça ? Non, c'est jusqu'à 19h55 le RN était en tête dans les sondages. Qu'est-ce qui s'est passé dans les urnes ?

C'était des législatives, c'était pas une présidentielle dire, je vous dis juste relons le côté puis un an et demi avant effectivement ça pas ça a pas grand sens. Il n'empêche que il y a quand même il y a quand même une une un niveau de détestation et de rejet de Mera et j'espère avec Jean-Luc Mélenchon au deuxème tour des élections présidentielles et vous verrez que dans ces cas-là face au Rassemblée national les choses la messe ne sera pas dite. Merci Rico Crel, merci d'avoir été notre invité la une de Westfance.

Stéphane, c'est la délicate mission des professeurs contractuels à la une de votre journal. [musique] He.

Éric Coquerel : « C’est pratique pour le gouvernement que le budget passe au Sénat sans vote » — Éric Coquerel · Pourquijevote