Andréa Kotarac : "Bruno Retailleau et LR ont refusé la double peine à l'Assemblée !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui risque dans la loi française pour un enfant de 12 ans tueur à gage ?
- 9:03OuverteRéponse directe
Est-ce que la loi est adaptée à la situation actuelle des mineurs violents ?
- 18:10OuverteRéponse directe
Est-ce que vous le faites dans les écoles ?
- 18:44RelanceRéponse directe
Pourquoi vous ne le faites pas ?
- 33:11OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez à cette initiative de Bruno Rotaillot ?
- 39:20FerméeRéponse partielle
C'est un échec provoqué ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09PrésentateurFait
« on voit 20 ou 10 barbares s'attaquer à une personne avec tant de lâcheté »
- 0:16PrésentateurFait
« Le vrai problème là-dedans, c'est que quand le Rassemblement National parle d'ensauvagement de la société, on nous dit non, vous êtes d'extrême droite »
- 0:44PrésentateurFait
« Il avait dit, je veux des centres militarisés pour les mineurs multirécidivistes »
- 1:49PrésentateurFait
« On a retrouvé quelqu'un attaché sur des palettes avec sa maison brûlée »
- 6:15PrésentateurFait
« À 12 ans, c'est un enfant qu'on recrute pour être tueur à gage »
- 7:11PrésentateurFait
« le 4 octobre dernier. À Marseille, un chauffeur VTC est tué par un adolescent de 14 ans, recruté via Internet »
- 8:11Locuteur 9Fait
« On ne peut pas l'incarcérer. On ne peut pas le poursuivre comme un adulte, en fait »
- 8:36Locuteur 9Fait
« La sanction pénale ne peut intervenir qu'à partir de 13 ans »
- 14:11Locuteur 2Fait
« Je veux simplement dire à ces gens qui croient qu'il ne faut pas enfermer loin de la France dans des quartiers de haute sécurité des gens qui recrutent des gamins de 14 à 15 ans qui les font se tuer, s'entretuer »
- 22:59PrésentateurFait
« Bruno Rotaillot souhaite généraliser la prise en chasse sur l'ensemble du territoire »
- 24:26Locuteur 6Chiffre
« Les auteurs de ce type de délit peuvent recevoir une peine d'un an d'emprisonnement, de 15 000 euros d'amende, ainsi que la perte de 6 points sur le permis de conduire »
- 25:15PrésentateurChiffre
« En 2023, près de 80 000 opérations anti-rodéo ont été menées par les forces de police »
- 32:27PrésentateurFait
« Juin 2020, Voix-en-Velin, un enfant de 5 ans fauché par un rodéo »
- 34:13Locuteur 7Fait
« Il y a un décret qui est sorti en avril 2023 sur l'utilisation des drones »
- 42:07PrésentateurChiffre
« Il est à 9%, monsieur Rotaillot. »
- 42:26PrésentateurFait
« Il voulait interdire le voile à l'université. »
- 42:32PrésentateurFait
« Interdire le voile pour les sorties scolaires. »
- 42:34PrésentateurFait
« Accélérer les OQTF. »
- 45:09PrésentateurFait
« Quand le Rassemblement National propose à l'Assemblée Nationale la double peine. »
- 45:33PrésentateurFait
« Un clandestin arrêté pour un crime ou un délit, on l'emprisonne et on l'expulse. »
- 45:37PrésentateurFait
« On a proposé ça en novembre dernier. »
- 45:45PrésentateurFait
« Les LR sont arrivés à la tribune, notamment M. Rotaillot, et ont expliqué que c'était une formidable idée. Ils votent contre. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Locuteur 918 %
- Locuteur 77 %
- Locuteur 56 %
- Locuteur 14 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ça c'est une nuit, c'est pas exhaustif, mais c'est chaque nuit comme ça. Et moi ça me surprend pas. Alors effectivement, ça me fait mal au ventre de voir ces images que vous avez publiées où on voit 20 ou 10 barbares s'attaquer à une personne avec tant de lâcheté. Effectivement ça fait mal, mais c'est pas la première fois. Le vrai problème là-dedans, c'est que quand le Rassemblement National parle d'ensauvagement de la société, on nous dit non, vous êtes d'extrême droite. On nous dit que c'est des mineurs, on veut abaisser l'âge légal pour les condamner. On nous dit non, vous êtes d'extrême droite quand on veut une présomption de légitime défense pour les policiers.
On nous dit non, vous êtes d'extrême droite quand on veut des peines automatiques pour les mineurs multirécidivistes. On nous dit non, vous êtes d'extrême droite. Et par ailleurs, puisqu'on a un représentant de M. Rotaillot, M. Rotaillot avait proposé quelque chose. Il avait dit, je veux des centres militarisés pour les mineurs multirécidivistes. Parce que l'ensauvagement a atteint un tel seuil qu'il faut agir franchement. C'est où ? C'est où ? Mais c'est nulle part. Donc tant qu'il n'y aura pas de rupture pénale, on n'y arrivera pas. Ludovic Thoreau, c'est effarant. La liste que vient de faire Amaury, elle est effarante. Mais Amaury pourra en faire une tous les soirs, tous les jours.
Oui, oui, mais il faudrait presque. Il faudrait presque, honnêtement. Moi, je pense que pour que les gens se rendent compte de la réalité, il faudrait presque avoir Amaury tous les jours et débuter l'émission avec la liste de tout ce qui s'est passé. Il y a un ministre qui a un sentiment d'insécurité en France. Oui, il y avait ça aussi. Qui l'ouvre juste le journal. Mais au-delà de ça, ça a un peu changé parce que maintenant, vous l'avez dit, Jean-Marc, c'est la volonté de tuer. Oui ? C'est-à-dire qu'il y a la volonté. Vous avez bien vu, ils veulent les tuer. Il y a même des morts. Oui. Et puis les bandes, de toute façon, c'est un sentiment d'appartenance.
Comme ils n'appartiennent plus à la République, il faut qu'ils appartiennent à quelque chose. Et ça va être de plus en plus. Les bandes ont été multipliées par deux en l'espace de trois ans. Donc il faut... Mais l'État est où ? Mais attendez, je suis d'accord avec vous. Je dis qu'en effet, il faudra qu'à un moment, l'État se réveille. Et j'espère que M. Rotaillou fera quelque chose par rapport à ça. Parce qu'il faut sanctionner. Parce qu'ils ont un casier comme ça tous, d'accord ? Mais attention, là, on veut tuer. On veut tuer. Et ce qu'a dit Amaury a raison, il y a des morts partout. Des gens brûlés, crucifiés sur des palettes. Non mais cet exemple aussi, il était fou quand même.
On a retrouvé quelqu'un attaché sur des palettes avec sa maison brûlée. Et lui aussi, apparemment. Et lui aussi. Christelle Niasme.
Oui. Je suis représentante de M. Rotaillou. Je suis déjà, avant tout, maire de ma ville. Je suis aussi une citoyenne de notre pays. Et comme vous, je constate la réalité et le quotidien. Donc déjà, la première chose, le phénomène de Rix, de Bande, il a toujours existé. Par contre, par contre, par contre, ce qui est vrai, c'est qu'on a un vrai sujet sur les nouvelles générations qui deviennent extrêmement, qui deviennent hyper violentes. Et c'est là où il y a un réel basculement, où finalement, il n'y a plus de cadre, il n'y a plus de limites. La vie n'a plus de prix. Et on a des nouvelles générations qui sont capables de s'entretuer. De s'entretuer réellement. Et c'est ce qu'on constate.
La réalité, c'est qu'on a toujours eu ces phénomènes. Maintenant, ils sont plus nombreux. Ils sont plus violents. Il n'y a plus de limites. Alors oui, il y a des vrais sujets. Et ils sont traités au fur et à mesure par le ministre de l'Intérieur. Et très fortement, à chaque fois qu'il a commencé à appuyer sur les sujets, on a eu des résultats. Mais là, je ne sais pas ce qu'il veut faire. Là, il va. Mais il faut y aller. Quand on entend la liste de minorité... Moi, je suis d'accord. Il faut arrêter avec les crises de minorité à un moment donné. Ce n'est pas possible de se dire que parce qu'on est mineur, on peut agir en toute impunité.
Alors, on va en parler dans un instant parce qu'on va parler des tueurs à gâche qui ont 12 ans maintenant. 12 ans ! C'est sur la liste. Ryan Chaybi.
Je suis d'accord avec l'analyse qu'a faite Christelle, en plus en connaissance de cause, vu qu'elle est mère.
C'est-à-dire vivre une Retailleau, c'est ça ? Son analyse était vivre une Retailleau, vous êtes d'accord avec ça ?
Non, non, non. Je ne faisais pas allusion à ça. Je faisais surtout allusion. Je ne vais pas dire ce que je n'ai pas dit. C'est une pompante, justement. Oui, ben je suis un peu basique comme garçon. Vous êtes venu dessus, d'accord avec Christelle ? Je suis tout à fait disposé à éclairer votre lanterne et à ceux qui sont à mes côtés. Non, non. Par rapport au phénomène de RICS qui existe depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'on semble découvrir ça. Mais effectivement, ça prend une proportion qu'on n'a jamais vue, ou qu'à titre personnel, je n'ai jamais vue. S'agissant de ce qui s'est passé à la Courneuve, moi, ça m'a profondément choqué parce que j'ai vu un bout de la vidéo.
Je trouve vraiment courageux, bravo, de s'attaquer à 20 sur une personne. J'espère d'ailleurs que... Pensez pour ce jeune qui, apparemment, le pronostic vital est engagé. La réponse qui doit être apportée, c'est de la fermeté. Maintenant, sur les moyens, c'est au ministre d'État, au ministre de l'Intérieur, d'apporter les solutions nécessaires parce que c'est son job. Avec une réponse pénale aussi adaptée, c'est le boulot de l'autre ministre d'État chargé de la Justice. Mais je voudrais aussi également, si vous me le permettez, Jean-Marc, dire que ce genre d'image ne redorra pas le blason de la Seine-Saint-Denis. Et c'est vraiment dommage.
Parce que moi, ce que je voudrais dire, c'est que la Seine-Saint-Denis, ce n'est pas ces images-là. C'est aussi des acteurs de terrain, des médiateurs, des acteurs qui font aussi un gros travail. Je suis d'accord avec vous. Je veux aussi qu'on le mette en avant à la Courneuve.
C'est vrai qu'on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure.
D'accord, mais j'insiste là-dessus. À la Courneuve, comme à Drancy, par exemple, notamment il y a quelques semaines, on a eu une arrestation qui avait mal tourné à Drancy. Eh bien, c'est le travail des médiateurs de la ville à Drancy, notamment, qui a permis d'éviter à ce que ça s'entraise. Et ça, je veux qu'on le mette aussi en avant.
On fait le CNews Info, on reparle de tout ça dans un instant. Et dans un instant, on va vous parler des tueurs à gage recrutés à 12 ans, 12 ans en Europe. On vous parle de ça dans un instant. Restez avec nous, le CNews Info. Sommay, à la midi.
Au lendemain de sa victoire écrasante à la tête des Républicains, vous découvrez les images de l'arrivée de Bruno Retailleau au siège du parti. Le ministre de l'Intérieur, qui était l'invité de Sonia Mabouk, ce matin a déclaré vouloir bâtir, je cite, un projet qui ne sera pas de l'eau tiède ni de la rustine, mais un projet de rupture en vue de la présidentielle 2027. Dix départements placés en vigilance orange-orage et un pour inondation. L'Occitanie devrait être balayée par des orages accompagnés de fortes précipitations, de grêles, de bourrasques, d'une activité électrique importante et de fortes rafales de vent pouvant atteindre 80 à 100 km heure.
Et puis Israël va prendre le contrôle de tout le territoire de la bande de Gaza, déclaration ce matin de Benyamin Netanyahou dans une vidéo publiée sur son compte Telegram. « Les combats sont intenses et nous progressons », ajoute le Premier ministre israélien. Toutefois, il précise qu'Israël compte éviter la famine pour conserver le soutien de ses alliés.
11h04 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va maintenant vous parler de ces tueurs à gage recrutés à 12 ou 13 ans. 12 ans, c'est un enfant. Il ne faut pas employer d'autres mots, ce n'est pas un jeune homme. À 12 ans, c'est un enfant qu'on recrute pour être tueur à gage. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Europol qui a lancé une vaste opération pour lutter contre le recrutement de ces très jeunes tueurs.
Des exécuteurs mineurs à bas coût avec peu de risque judiciaire, c'est l'un des moyens utilisés par les trafiquants de drogue pour éviter la prison. Et c'est pour lutter contre ces filières de recrutement qu'Europol a lancé une task force inédite, regroupant plusieurs pays européens alors que le phénomène se répand.
La Suède a fait procéder à l'arrestation l'année dernière d'un jeune de 15 ans qui, tenez-vous bien, n'était pas un exécutant, mais un recruteur, un intermédiaire entre les mafias du sud de la Suède et de jeunes tueurs de 13, 12, 13, 14 ans. On commence à voir des jeunes filles qui sont arrêtées avec des armes sur le point d'aller commettre un meurtre sur commande.
Cette task force a été déclenchée après un assassinat survenu en France le 4 octobre dernier. A Marseille, un chauffeur VTC est tué par un adolescent de 14 ans, recruté via Internet.
C'est un processus qui est très similaire à ce qui se passe dans le terrorisme. Un rajeunissement avec soit un recrutement qui se fait de manière tout à fait virtuelle via les réseaux sociaux, les messageries qui accompagnent les plateformes de jeu, soit à l'intérieur de gangs, et là il y a une montée en puissance. On commence par engager un jeune qui va être chouf, et puis le stade ultime, c'est les utiliser comme tueurs.
En France, ces derniers mois, plusieurs dizaines de mineurs ont été identifiés. Parfois âgés de seulement 12 ou 13 ans, certains ont pu être interpellés avant de passer à l'acte.
Alors, avant de débattre en plateau, je voulais qu'on ait tous les éléments précis. Donc on est avec maître Alexia Descamps qui est avocate. Bonjour maître, merci d'être en direct avec nous. En fait, je voulais vous avoir pour comprendre vraiment que risque un jeune garçon, un enfant de 12 ans qui devient tueur à gage. Qu'est-ce qui risque dans la loi française ?
Alors, la loi française, on ne peut pas l'incarcérer. On ne peut pas le poursuivre comme un adulte, en fait. La majorité pénale se situe à 13 ans. Donc à 12 ans, on ne peut envisager que des mesures d'éducation judiciaire, à savoir des couvre-feu, des interdictions de s'approcher des victimes, interdictions de rester dans un certain périmètre, réinsertions. Mais on ne pourra pas envisager une mesure pénale de sanction, en fait. La sanction pénale ne peut intervenir qu'à partir de 13 ans.
Ça veut donc dire qu'il reste en liberté ?
Oui. Oui, il va rester en liberté ou être placé dans un centre, éventuellement qui s'appelle des centres éducatifs fermés, qui vont essayer de le réinsérer, en fait, et de lui redonner une seconde chance, entre guillemets, pour se développer. Mais la sanction la plus lourde, effectivement, n'est que le centre éducatif fermé. Il n'y a pas de prison, pas d'emprisonnement, pas de placement en détention.
Mais est-ce que le problème, c'est que la loi, quand elle a été faite, on ne pensait pas qu'un gamin de 12 ans puisse devenir un tueur à gage ? Est-ce que ce n'est pas ça, le vrai problème ?
Non, mais le vrai problème, c'est que ce n'est pas du tout adapté à la situation actuelle. Il y a eu, comme vous le disiez, un rajeunissement d'un point de vue des tueurs à gage, des recrutements, etc. C'est vrai que ça n'existait pas. Enfin, on n'entendait pas parler, en tout cas, lorsque la loi a été mise en place. Donc, il faut peut-être faire une révision, du moins essayer de trouver des solutions adaptées, en fait.
Merci beaucoup, Maître Alexia Descamps. Merci pour cet éclairage. André Akotarac, 12 ans, 12 ans, tueur à gage. C'est la même chose, c'est-à-dire qu'on court après les idées des réseaux criminels. Ils se disent, à partir de 13 ans, vous pouvez être incarcéré, on va chercher des tueurs à l'âge de 12 ans. La réalité, et vous, vous parlez par exemple de Seine-Saint-Denis en expliquant qu'il y a aussi des médiateurs, certainement. Mais le problème, c'est que ce n'est pas qu'en Seine-Saint-Denis, c'est sur tout le territoire national aujourd'hui. Même en Nouvelle-Calédonie, il y a des morts avec des trafiquants, même en Guadeloupe, à Lyon, à Marseille, à la partout. Donc, il faut changer la loi ?
Le monopole de la violence, ça doit être à l'État. C'est-à-dire que... Non, c'est parlé d'accord. On parle des gamins de 12 ans qui deviennent des tueurs à gage. Qu'est-ce qu'on fait ? Il faut couper à la racine les réseaux criminels, je suis d'accord. Il n'y a plus de frontières. Non, mais d'accord, mais parlons du sujet. Parlons du sujet. Vous revenez sur les frontières, ce n'est pas le sujet. Moi, je dis, qu'est-ce qu'on fait avec un gamin de 12 ans ? Aujourd'hui, la loi le protège. Aujourd'hui, la loi... Alors, j'ai récupéré le texte. La justice considère qu'un mineur de moins de 13 ans qui commet une infraction n'est pas capable, par principe, de mesurer la portée de son acte.
Il s'agit d'une présomption de non-discernement afin de protéger les plus jeunes. Est-ce qu'on change la loi ? Mais si vous mettez à l'âge de 10 ans, ils vont recruter à partir de 9. Moi, ce que je vous dis, M. Morandini, c'est que dans les assassinats et les tueurs à gage, il y a par exemple des armes, des armes de guerre. Il y a des analyses de la gendarmerie nationale qui vous expliquent qu'il n'y a plus de frontières. Et donc, les armes arrivent des Balkans, elles arrivent d'Ukraine, elles arrivent de Turquie, des Etats-Unis. Vous me parlez des gens qui font le trafic. Non, je ne parle pas de ça, je vous parle des jeunes de 12 ans. Mais pourquoi vous n'êtes pas sur le sujet ?
Je suis sur le sujet, M. Morandini. Mais non, vous êtes à côté de la plaque. Excusez-moi, André Cotarac. Vous avez dit tout à l'heure qu'il fallait une révolution pénale pour s'attaquer aux mineurs. Donc, en particulier à des tueurs à gage. Là, c'est autre chose que les mineurs. On est sur les 12 ans. Je vous dis, M. Morandini, qu'il faut s'attaquer à la racine au réseau criminel. D'accord, mais ce n'est pas le sujet. Je le sais bien, mais ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est les jeunes de 12 ans qui deviennent des tueurs. Le sujet, c'est que ce sont des réseaux criminels qui peuvent les engager, qui ont des idées pour pouvoir faire en sorte que ces gens échappent à la justice.
Ils font la même chose sur les armes. Ils font la même chose même sur la technologie. Ils ont aujourd'hui une masse financière qui est supérieure à celle de l'État français. Ils ont la capacité de corrompre des juges. Ce n'est pas moi qui le dis. Vous parlez d'autre chose, encore une fois. Excusez-moi. Ils sont coupés à la racine des réseaux criminels. D'accord, essayons d'être sur le sujet dont on parle. Vous pouvez abaisser à 8 ans, si vous voulez, la majorité. Christelle Miasme, sur le sujet. Sur le sujet, je crois que la réponse,
elle est à plusieurs étages. 12 ans, enfin, qui pouvait se dire qu'en 2025, on est sur des enfants soldats, en fait. Ça, des thématiques d'enfants soldats, ce n'est pas chez nous, c'est loin, c'est ailleurs. On y est aujourd'hui. On est sur des enfants qui sont avec des mortiers, des armes à feu, du paintball, qui sont capables de se tirer dessus, qui n'ont plus de mesures sur le quotidien. Mais où sont les parents ? Excusez-moi, quand à 12 ans, quand à 12 ans, on devient plus ragage, où sont les parents ? Où sont les parents ?
À quel moment on donne les moyens à nos forces de l'ordre, qui sont complètement démunies, quand on va pour sanctionner toutes les autorités, parce que là, c'est de manière générale. L'éducation nationale, les moyens qu'on donne aux professeurs, les moyens qu'on donne à notre police. Quand vous avez un enfant qui est en toute impunité, parce que ce sont des enfants à 12 ans encore, savent très bien que leur rapport à l'autorité, y compris leur rapport aux parents, la parentalité, ça questionne. Quand un parent essaie de corriger, essaie de redresser la barre, parfois, non, je ne dis pas qu'il faut revenir.
Excusez-moi, si on n'est pas capable de tenir un enfant de 12 ans, on n'est pas parent. Excusez-moi de le dire aussi brutalement, mais franchement, quand vous avez un gamin de 12 ans, si vous êtes parent, vous n'êtes pas capable de faire attention à lui, de ne pas laisser sortir à minuit, etc.
Et que vous êtes un petit peu trop durs avec vos enfants.
Ce côté laxiste, au bout d'un moment, les beaux parents, ils sont débordés. Excusez-moi, quand votre gamin a 11 ans ou 12 ans, si vous n'êtes pas capable de le tenir, vous n'auriez jamais dû être parent. Excusez-moi, c'est super violent, je vais me faire allumer en disant ça, mais je le pense. On a des parents qui vont même mettre des coups. Ludovic Thoreau. De toute façon, les gangs vont s'adapter à la loi. Vous avez vu pour la drogue, vous mettez des mineurs, et maintenant, ils vont détruire. Le problème, vous l'avez dit, Jean-Marc, à 12 ans, on est fait la responsabilité des parents doit être engagés, c'est clair. À 12 ans, c'est un enfant.
Si les parents n'ont pas réussi à le tenir, c'est eux qui sont responsables. Ils sont responsables, on ne fait pas les enfants comme ça. On doit les dire. À 16 ans, 17 ans, peut-être que ça échappe, mais à 12 ans, ça n'échappe pas. Donc, les parents doivent comparaître.
C'est clair. Je suis d'accord. Rayet Chahili. Là aussi, je vais être d'accord avec Ludovic Thoreau. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas ce qu'il dit. Mais oui, je pense qu'il faut un nouvel arsenal juridique et surtout engager la responsabilité des parents. Vous l'avez dit justement, Jean-Marc. Quand on a des parents qui ont des enfants de 11-12 ans qui se retrouvent à être... Je veux dire... Parce que s'ils sont recrutés, ça veut dire qu'ils sont dehors le soir. Excusez-moi, ça veut dire qu'ils sont dehors avant 2h, la responsabilité des parents doit être clairement engagée.
Écoutez ce qu'on disait Bruno Rotailleau ce matin. Il est avec Sonia Mabrouk.
Je veux simplement dire à ces gens qui croient qu'il ne faut pas enfermer loin de la France dans des quartiers de haute sécurité des gens qui recrutent des gamins de 14 à 15 ans qui les font se tuer, s'entretuer. Les tuers à gages aujourd'hui, c'est cela. Pour quelques milliers d'euros, pour quelques dizaines de milliers d'euros. Je me souviens d'un jeune, un adolescent de 15 ans à Marseille. Il a fait l'objet d'un règlement de compte. 50 coups de couteau, il était toujours vivant. Ils l'ont achevé, achevé en le brûlant vif. Et ces gens-là, je les ai vus, moi, les Insoumis, d'ailleurs, entre nous, à l'Assemblée nationale, qui ont lutté pour que la loi narcotrafic soit neutralisée.
Vous vous imaginez, vous vous rendez compte ? Non, Gérald a raison. Je lui redis mon entier soutien. Eh bien, les narcotrafiquants doivent être traités comme tels, sans aucune commissération.
Juste, Christelle Néas, je pense qu'il y a une différence en même temps entre 12 ans et 15 ans, par exemple. On peut comprendre qu'à 15 ans, un jeune homme soit plus compliqué à gérer. Mais 11, 12 ans, je pense qu'il y a une distinction sans doute à faire dans les lois sur la responsabilité des parents. Peut-être faut-il dire que moins de 14 ans, la responsabilité des parents est automatiquement engagée. Mais il faut faire bouger les choses.
On a dans des villes où certains collègues maires mettent des couvre-feux sur leur ville.
Moi, je dis bravo. C'est très bon, en général, ce qu'il y a fait. Je trouve ça très bien.
Et ça fait partie des solutions qui sont possibles à mettre en place.
Et on rappelle que c'est un couvre-feu, en fait, pour les moins de 13 ans, seuls. C'est-à-dire qu'ils peuvent sortir avec leurs parents, si les parents ont envie d'aller sortir. Mais ils peuvent sortir en famille, mais pas seuls. Et c'est normal. Andraque-Otaraque, sur le sujet. Non, mais sur le sujet, pardon, j'ai dit à peu près la même chose. En tout cas, je tape la même chose que M. Rotaillot. Ah ben oui. C'est-à-dire que vous pouvez... Je retrouve toujours. Non, mais vous pouvez... Lui doit faire ce qu'il est au pouvoir. C'est le bon sens. Vous pouvez toujours mettre du coup en couvre-feu. Vous pouvez toujours sanctionner les parents. Bien évidemment que les parents sont responsables.
Bien évidemment. Mais M. Rotaillot parle de ceux qui les engagent. Les narcotrafiquants, les réseaux criminels. C'est ça. Le cœur du problème, il est là. C'est s'abattre et attaquer les réseaux criminels qui sont en train de pulluler sur l'ensemble du territoire. C'est ça le fond du sujet. C'est ça le cœur du sujet. C'est certainement pas hors sujet. Et puis, il y a un problème d'éducation aussi. Un problème d'éducation donné par les parents et un problème d'éducation donné par l'école. Moi, j'ai vu... Je ne sais pas si vous avez vu à Marignane, par exemple, la mairie a décidé que tous les lundis, on levait le drapeau français, on chantait la Marseillaise. Moi, j'ai trouvé ça formidable.
Je me suis dit que ça va faire l'unanimité. Et quelle surprise quand notre équipe est allée sur place et elle a rencontré la gauche et les communistes en particulier qui sont outrés, qui trouvent que c'est un scandale. Regardez le reportage des équipes de CNews.
Un mât a été dressé dans chaque cours d'école de Marignane. Depuis la rentrée des vacances de Pâques tous les lundis matin, les écoliers sont rassemblés pour hisser le drapeau et chanter la Marseillaise. Cette mesure inédite, initiée par le maire de la commune, se déroule sur le temps périscolaire.
Ça se fait dans tous les pays, ou quasiment tous les pays du monde. Et il n'est pas normal que les enfants ne se réunissent pas pour le lever des couleurs au moins une fois par semaine en chantant à l'unisson la Marseillaise. On oublie trop souvent ces valeurs de la République qui font qu'un pays reste uni.
Les parents d'élèves saluent la démarche.
On est en France, donc autant respecter notre drapeau. C'est bien, les enfants sont contents.
Oui, c'est important. Mais du côté des élus, cette initiative ne fait pas l'unanimité. Je pense que ce n'est pas utile, que c'est électoraliste,
que c'est une instrumentalisation des enfants, parce que c'est quelque chose qui est étudié dans les écoles primaires.
Je pense que les professeurs des écoles sont tout à fait qualifiés pour le faire. L'inspection académique a rappelé que le temps périscolaire est géré par la mairie et non par l'éducation nationale. Pour l'heure, cinq établissements sont concernés. D'ici quelques semaines, tous les écoliers de la ville participeront à ce rituel.
Cet élu communiste, excusez-moi, mais c'est surréaliste. On a deux maires sur le plateau, c'est intéressant. Ludovic Thoreau, maire de UDI de Coubron. Est-ce que vous le faites dans les écoles ? Pendant le temps scolaire, on ne peut pas. Non, dans le temps périscolaire. Non, pendant le temps scolaire, on ne va pas lever les drapeaux parce que les drapeaux sont partout et la Marseillaise, ils le connaissent. C'est la loi française. Donc vous ne le faites pas ? Vous êtes contre ? Non, je n'ai pas dit que j'étais contre. J'ai dit que je ne le faisais pas aujourd'hui. Mais pourquoi ?
Parce que pendant le temps périscolaire, on a tellement peu de gens dans le cadrement aujourd'hui qu'on ne peut pas mettre ça en place. Mais théoriquement, attendez, le temps scolaire, c'est le temps national. On doit apprendre la Marseillaise. Non, mais l'apprendre, ce n'est pas l'apprendre. C'est lever les drapeaux et ils font ça une fois par semaine. Excusez-moi, c'est facile de dire aux autres qu'il faut faire. Ludovic Thoreau, pourquoi vous ne le faites pas ? Parce qu'aujourd'hui, je ne l'ai pas fait. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'à chaque commémoration, les enfants viennent chanter la Marseillaise. Et tous les couples aient la Marseillaise et ils lèvent le drapeau.
À chaque commémoration. Et nous, on a le conseil municipal des enfants qui font ça régulièrement. Voilà. Si vous voulez me poser la question du périscolaire, c'est ça la réalité sur ma ville. Et comme dans beaucoup de villes aujourd'hui, où les enfants, parce que là, les anciens combattants disparaissent peu à peu, c'est les enfants. Mais attendez... Et vous ne pouvez pas ça bien de faire une fois par semaine ? Ça ne vous donne pas une idée, par exemple ? Bien sûr que ça me donne une idée de le faire. Mais il faut que le conseil municipal des enfants l'accepte et on le fera. Bien sûr que c'est une bonne idée. Mais pourquoi c'est une bonne idée ?
Parce que je disais tout à l'heure, le sentiment d'appartenance, on ne l'a plus. Et pour ceux qui faisaient le service militaire, on le levait tous les matins. Oui, mais attendez, mais perdez-moi. Oui, mais vous êtes dans la théorie, vous ne le faites pas. Excusez-moi, Ludovic Thoreau. Vous êtes que tous ces politiques. Jean-Marc ! Vous êtes que tous ces politiques. L'idée, le truc. Jean-Marc, c'est de la fuite. Jean-Marc, c'est de la théorie, ça va. Jean-Marc, écoutez-moi, à chaque commémoration, tous les enfants, j'en ai marqué, et ils lèvent le drapeau d'accord. Une fois par semaine, une fois par semaine à l'école. Bah oui, on le fera et on mettra un poteau, ça ne me pose aucun problème.
Je suis complètement en bleu, en rouge. Mettez un poteau. Christelle, est-ce que vous allez mettre un poteau ? Vous le faites ou pas ?
Non, pas encore, tout simplement parce que je n'y avais pas pensé. Je trouve que c'est une très bonne idée. Par contre, ce que je regrette, ce que je regrette, c'est parce que je veux.
Parce qu'elle, elle dit que c'est bon. Mais je voulais dire. Merci, Christelle.
Ce que je regrette, par contre, c'est effectivement qu'il faille que moi, maire, j'y pense parce que je vois une initiative prise par un autre collègue. Je pense qu'à un moment donné, on est dans effectivement le temps scolaire, les valeurs de la République, l'éducation nationale, c'est comme l'uniforme, c'est comme chanter la Marseillaise, se lever, respecter le professeur. Ça doit faire partie de ce qui est cohérent et logique dans ce qu'on donne dans l'éducation nationale.
L'uniforme, c'est un peu différent parce qu'il y a des gens pourris, il y a des gens cons de moi. Mais vous avez mis l'uniforme ? Dans ma ville, on a mis l'uniforme pour tous les enfants. Oui, mais on est tous humeurs, seuls, face à ses... Oui, mais on est tous humeurs, seuls, face à ses...
Et si on veut créer une unité, un sentiment d'appartenance, moi, il n'y a rien qui me fait plus mal que quand j'ai des enfants ou des jeunes qui viennent dire qu'ils ne se sentent pas français. Ils sont nés ici, ils ont la langue, ils ont la culture, mais ils s'identifient à l'histoire des arrière-grands-parents. C'est terrible. Pour créer ce sentiment d'unité nationale, ça ne se fera pas par chaque maire qui, de manière sporadique, prendra une décision. Un maire de droite prend une décision, un maire communiste à côté, on l'a vu, il prendrait une autre décision et il va créer ce sentiment de division sur le continent.
Mais André Cotard, je ne comprends même pas cet élu communiste qui vient à la télé et qui vient nous dire, ah non, franchement, monter le drapeau, chanter la Marseillaise une fois par semaine, non, c'est pas bien. Je vais vous dire déjà, je vais vous faire 10 secondes d'histoire, elle ne connaît même pas son histoire, puisque quand Lénine prend le pouvoir en 1917, qu'est-ce qu'il fait ? Il chante la Marseillaise. Donc en fait, même sa propre histoire est dévoyée et galvaudée. Mais ce que je vais vous dire par là, c'est que ce qui manque en France, c'est le sentiment d'appartenance. Pourquoi est-ce qu'on fait une tenue commune dans les lycées ?
C'est pour qu'il y ait un sentiment d'appartenance, de commun. Le drapeau bleu-blanc-rouge, la Marseillaise sont inscrits dans la Constitution française, c'est-à-dire la norme suprême. A l'époque, on avait ça lors des services militaires, lorsque l'école tenait encore debout, on avait un sentiment d'appartenance. Aujourd'hui, il n'existe plus, il faut le recréer, mais ce n'est pas qu'au maire de le faire, c'est au gouvernement aussi, c'est à l'État d'avoir la volonté d'imposer, ou en tout cas de proposer quelque chose qui fait commun. Il y a plusieurs lois qui ont été faites. Non, c'est pas imposé à l'école.
La loi Fillon, qui a été reconduite en 2011, il est indiqué qu'à tous les moments, pendant le temps scolaire, si on peut, on chante la Marseillaise. Le temps scolaire, le machin, le truc, c'est une volonté générale, monsieur Doron. Mais vous dites une fois par semaine, à 8h, tous les lundis, on lève les drapeaux, on chante la Marseillaise.
C'est une très bonne vision.
Je vous amèlerai la bille que portent mes enfants dans ma ville, d'accord ? Mais surtout, on viendra vérifier que vous le faites. Vous êtes tous invités à Couvron, avec le plus grand plaisir.
Non, je pense que pour sensibiliser justement nos enfants à ce sentiment d'appartenance aux valeurs de la République, je pense que ça doit être généralisé. Oui, je pense que ça peut être un beau symbole. Je salue d'ailleurs cette initiative du maire de Marignane, mais ça doit être une initiative qui, à mon sens, doit être généralisée.
Dans l'actualité également, alors Bruno Rotaillot était hier sur TF1. Alors il était invité pour parler de son élection, mais ça on y reviendra tout à l'heure, parce qu'on reste quand même sur la vie quotidienne. Et il a annoncé que dans les 48 heures, un texte serait pris qui va autoriser la prise en chasse des véhicules participant à des rodeos urbains partout en France. C'est ce qu'il a annoncé hier. Et ça, c'est une nouveauté parce que jusque-là, à part à Paris, en région parisienne, les policiers, les gendarmes n'avaient pas l'autorisation de faire ça. C'est une vraie nouveauté.
Dans Paris-Intramuros et la Petite Couronne, les forces de l'ordre sont déjà autorisées
à poursuivre des véhicules participant à des rodeos urbains. Bruno Rotaillot souhaite généraliser la prise en chasse sur l'ensemble du territoire. Le syndicat Alliance Police réclame des consignes claires. Mes collègues, comme d'ailleurs la société en général, veulent des outils administratifs et juridiques pour pouvoir travailler en toute sécurité, savoir ce qu'il est possible de faire, qui est la doctrine d'emploi. En une quinzaine d'années, ce fléau né dans les quartiers sensibles prend de l'ampleur et s'étend désormais dans des zones rurales. Le profil des participants, majoritairement des hommes âgés de moins de 30 ans.
Ce sont surtout des hommes, vous l'avez entendu, mais que dit la loi précisément sur les rodeos urbains ? Regardez. On les appelle les rodeos urbains et ils empoisonnent le quotidien de nombreux Français. Devant l'ampleur du phénomène ces dernières années, cette conduite particulièrement dangereuse d'un deux-roues a été spécifiquement qualifiée comme étant un délit routier.
Les auteurs de ce type de délit peuvent recevoir une peine d'un an d'emprisonnement, de 15 000 euros d'amende, ainsi que la perte de 6 points sur le permis de conduire.
Un texte de loi qui prévoit également la confiscation du véhicule ayant servi aux rodeos. Pour cet avocat, c'est avant tout cette disposition qui permet de lutter contre le phénomène. La mesure, à mon avis, qui me semble très importante à retenir, c'est la confiscation du véhicule en tout état de cause. Plus vous agissez, vous interpellez, plus vous confisquez, vous détruisez des véhicules, vous arrivez à endiguer ce phénomène. Du côté des policiers, on demande également davantage de moyens, notamment aériens, pour lutter efficacement contre ces rodeos motorisés.
Les drones peuvent nous permettre de mieux appréhender, de mieux identifier les auteurs, et même d'avoir également, on va dire, un sens dissuasif. En 2023, près de 80 000 opérations anti-rodéo ont été menées par les forces de police. Alors on est en direct avec Loïc Travers, secrétaire national du syndicat Alliance Police Nationale. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Vous avez sans doute entendu Bruno Rotaillot hier soir, qui a annoncé donc que dans les 48 heures, il allait autoriser les policiers, et les gendarmes à chasser, à prendre en chasse les véhicules qui participent à des rodeos urbains.
Vous dites bravo, vous dites attention, il va falloir bien encadrer ça, pour que ce ne soit pas le policier ou le gendarme qui se retrouve en garde à vue. Bonjour déjà à tous vos auditeurs, merci de m'avoir invité. Donc effectivement, deux phases. Premièrement, bravo, c'est obligé, puisque c'est une décision politique que l'on attendait depuis déjà quelques années, et qui correspond à une vieille revendication de notre organisation, puisque nous avions sollicité précédemment l'ancien ministre de l'Intérieur.
Donc ça met fin à une ambivalence textuelle, l'une, vous l'avez rappelé dans votre sujet, pratiquée en province par opposition à celle qui se faisait habituellement à la préfecture de police de Paris. Donc oui, pour ça, ça vient déjà dissiper deux façons de faire différentes, et ça vient harmoniser une pratique. Mais par contre, effectivement, vous avez raison, et ça c'est la deuxième partie de votre phrase, il faut le faire, mais pas n'importe comment. Donc cette autorisation, entre guillemets, administrative, elle doit s'accompagner d'une protection juridique, d'une protection fonctionnelle renforcée.
Parce que si on permet effectivement à nos collègues des forces de l'ordre, et des policiers en particulier, de pouvoir effectuer, entre guillemets, ces chasses, ou ces prises en charge de véhicules, pour mettre fin à des périples qui sont extrêmement dangereux, il faut protéger les policiers, et il ne faut pas que n'importe quel avocat puisse s'engouffrer dans la brèche, et faire des recours qui se retournent contre les collègues eux-mêmes. Mais nous, on va même plus loin. C'est-à-dire que ce qu'on réclame aujourd'hui, c'est ce qui est pratiqué outre-Manche, c'est-à-dire le fait du contact avec le véhicule, qui pourrait tout simplement le stopper.
Et ça, c'est une évolution qui est extrêmement importante, qui n'est pas du tout le sujet aujourd'hui en France, mais qui pourrait être une opportunité, non pas seulement de poursuivre et de tenter de l'arrêter, mais de faire en sorte que l'on puisse arrêter le véhicule, de façon définitive, et stopper l'action de l'individu. Mais pour ça, il faut les renforts d'être en matière administrative, en matière judiciaire, mais aussi en termes de formation de mes collègues.
Je vous redonne la parole dans un instant, mais juste comme vous venez de parler de ce qui se passe outre-Manche, je vous propose de regarder justement précisément ce qui se passe outre-Manche, parce que c'est exactement ce que vous avez dit là-bas, on autorise le contact tactique avec les véhicules. Alors c'est un mot un peu complexe, donc on a décidé de vous l'expliquer, et on en repart juste après, Loïc. Regardez. François de Lecour est un pilote de rallye français. Pour lui, la méthode de la police anglaise est trop brutale. Elle peut en effet choisir de renverser volontairement des suspects à moto lorsqu'ils sont en fuite.
C'est des méthodes extrêmement dangereuses, je trouve qu'en France, on n'en est pas là, et c'est très bien, parce que je pense qu'ils vont avoir des problèmes dans ces pays, que ce soit les Etats-Unis et Angleterre, ça a déjà dû arriver de blesser d'autres personnes, d'être chères personnes. Pour le syndicat Unité, la mise en place du choc tactique en France est illusoire. Que se passerait-il en France si nos collègues occasionnaient des fractures ? C'est ça la réalité. Immédiatement, ça va être haro sur les policiers. Pour ce motard, cette méthode radicale pourrait être une solution contre les rodéos urbains. Moi, je suis plutôt d'accord. On sait très bien qui les fait.
Les bons motards ne font pas de rodéos urbains. On se fait sans cesse arrêter pour rien. Et ouais, c'est bien pratiquant. On a l'impression d'être des vaincants dès qu'on est sur une moto. En France, les participants à un rodéos urbain risquent près de 15 000 euros d'amende, la perte de 6 points sur le permis de conduire, mais surtout une peine d'un an d'emprisonnement. Loïc Travers, on l'a entendu, ce n'est pas évident, cette affaire de contact tactique, parce que ce qui a été dit dans le sujet, c'est vrai. Qu'est-ce qui se passe si, par exemple, le policier fait un contact tactique, la personne tombe à une fracture ? Est-ce que ça ne va pas se retourner, là encore, contre le policier ?
Bien sûr. À partir du moment où vous autorisez ce contact tactique, il faut toutes les protections, on va dire, juridiques et administratives nécessaires. Là, effectivement, notre pays, aujourd'hui, à l'heure actuelle de l'écriture des textes, on n'est pas du tout prêt. Et d'ailleurs, c'est ce qu'on réclame. À partir du moment où on prend en charge un véhicule et qu'on a décidé d'arrêter l'individu, il faut se donner 100% des chances ou rien du tout. J'entendais tout à l'heure dans votre sujet que les drones pouvaient y contribuer, mais quand on prend en charge un véhicule, c'est que c'est déjà très grave.
Soit le drone, il permet de voir combien il y a de véhicules, combien il y a de motos, etc. Et ça permet de dimensionner les forces. Et là, je suis d'accord. Mais à partir du moment où un débile a décidé de vous foncer dessus avec une moto, avec un scooter ou avec une voiture, le drone, il ne va rien faire du tout. Donc, ça veut dire que là, il faut trouver d'autres moyens de pouvoir intervenir. Et le choc tactique, qui est réglementé, très précis, effectivement, en Angleterre, outre Manche, est possible. Moi, on ne demande pas un permis de tuer avec ça.
On demande juste un permis d'agir, un permis de faire pour stopper des situations qui sont extrêmement dangereuses pour les policiers, accessoirement, et très souvent, d'ailleurs, pour les jeunes ou pour les citoyens qui sont dans les endroits où ces rodéos se pratiquent. – Oui, mais la seule question, Lélie Travers, c'est qu'hier soir, Bruno Rotaillot a dit « Dans les 48 heures, je vais autoriser ces poursuites ». Mais la loi n'aura pas changé dans 48 heures. Donc, est-ce que les policiers et les gendarmes vont quand même effectuer ces poursuites, même si la loi n'aura pas été changée dans 48 heures ? – Alors, ça a une vertu.
Comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est d'harmoniser deux pratiques et une qui est déjà autorisée de façon beaucoup plus élargie au sein de la préfecture de police de Paris. Tous les policiers de France vont à la même école. Donc, je pense qu'ils peuvent tous être en mesure de comprendre une note de service qui va harmoniser une pratique. Mais là où vous avez raison, c'est qu'il faut aller beaucoup plus loin.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait des protections pour encadrer davantage cette pratique, là, sur le plan judiciaire, et je dirais même, si jamais il y a des dégâts, entre guillemets, qui ne sont pas voulus par le policier, en matière de protection fonctionnelle, pour que le collègue ne se retrouve pas à devoir s'expliquer de la situation, de pourquoi il a utilisé la méthode de la poursuite, alors que derrière, malheureusement, il y aura peut-être eu une chute et quelqu'un qui se sera malencontreusement blessé, voire même nos collègues eux-mêmes, parce que ça peut aussi arriver, malheureusement, dans le cadre d'accidents.
Merci beaucoup, Loïc Travers, secrétaire national du syndicat Alliance, Police National Andra-Cotarac. Dans 48 heures, les poursuites seront autorisées, annoncées Bruno Rotaillot. C'est une bonne nouvelle ? Sur le fond, prendre en chasse des véhicules dangereux, oui, mais le problème, c'est qu'en disant comme ça, j'autorise en 48 heures, sans qu'il y ait de présomption de légitime défense pour les policiers, sans qu'il y ait de dispositions légales qui permettent de les protéger, je crois qu'on les met plutôt en danger, les policiers, parce que s'ils les prennent en chasse, mais que derrière, c'est eux qui vont en prison, pardon, je ne suis pas d'accord avec ça.
Par ailleurs, j'entends le pilote de rallye qui disait que c'est peut-être dangereux pour celui qui conduit la moto. Moi, j'ai une petite liste de toutes les victimes des rodéos dans notre pays. Juin 2020, Voix-en-Velin, un enfant de 5 ans fauché par un rodéo. Juin 2023, Beauvais, un enfant de 8 ans fauché par un rodéo. Pontoise, août 2022, deux enfants, 10 et 11 ans, fauchés par un rodéo. Quartier Beaulieu-Arène, un piéton fauché par un rodéo. Quartier des Mistrales, août 2022, un couple et son bébé fauchés par un rodéo. On ne va pas refaire ce qu'on appelle dans le métier une amorie bucco désormais. Ce que je veux vous dire, M.
Morandini, c'est que pour moi, quelqu'un qui fait du rodéo, quelqu'un qui fuit la police, qui refuse de s'arrêter, il peut le faire, mais c'est assez risque et péril. Là, on voit des images dans un centre commercial, par exemple. C'est assez risque et péril. C'est surréaliste, quoi. C'était Aïchirol. Il faut les arrêter. Et quand je vois qu'une partie de la classe politique française est complètement en dehors des réalités, comme M. Coquerel, qui dit que c'est la faute à Tom Cruise et au film Mission Impossible, pardon, on est vraiment à côté de la plaque. Raïd Chahibi, comment vous réagissez à cette initiative de Bruno Rotaillot ?
Dans 48 heures, la poursuite des véhicules sera autorisée en cadre de l'eau.
Enfin, puisqu'il y avait un espèce de dysfonctionnement entre zone préfecture, zone gendarmerie. Donc, c'était bien d'harmoniser un peu tout ça. Je pense qu'il faut faire attention, effectivement, à cette méthode dite du contact.
Elle n'est pas autorisée. Je précise que c'est bien de le dire pour les gens qui nous regardent. Bien sûr. C'est la poursuite qui va être autorisée et pas le contact. Oui, bien sûr. Mais c'est ce que réclamait Loïc Raver.
Sur cette méthodologie du contact tactique britannique, comme on l'appelle, pourquoi pas à titre expérimental, mais ça nécessite effectivement une formation extrêmement pointilleuse des forces de police, un encadrement juridique, parce qu'effectivement, si demain, comment dirais-je, un fonctionnaire des forces de l'ordre l'utilise, il ne faut pas que ce soit lui qui en devienne l'accusé et celui qui pratique le rodéo, la victime. Mais je pense aussi qu'il faut expérimenter aussi les technologies modernes. Avec les drones, par exemple. À l'instar, les drones. Et je voudrais juste insister là-dessus.
Il y a un décret qui est sorti en avril 2023 sur l'utilisation des drones, ce qu'on appelle les aéronefs dans le décret. Alors, il y a vraiment des choses que je ne comprends pas, parce qu'il n'y a pas de reconnaissance faciale. On est obligé d'informer le public de l'utilisation de ces drones. Et l'application dépend des justifications du préfet. Je pense qu'il faut revoir complètement... Il y a une demande à faire à chaque fois.
Il faut complètement revoir la loi. Christiane, un mot, et puis après Ludovic Thoreau, peut-être.
Oui, deux aspects. Effectivement, le premier, c'est la protection de nos agents de police, parce qu'effectivement, on le sent, ils ont envie de faire leur métier. Mais aujourd'hui, comment eux-mêmes sont protégés dans leurs fonctions ? C'est toute la difficulté. Et c'est pour ça qu'ils nous parlent de protection fonctionnelle. Je rappelle que la protection fonctionnelle, c'est la capacité d'engager des frais d'avocat et d'aller en justice pour défendre les agents de police. Alors après, ça, c'est tout le sujet de fond. Mais le vrai, vrai sujet, là où il y a un vrai débat, c'est qu'il faut que...
Et là, on disait tout à l'heure, il faut qu'il y ait une cohérence dans le discours de la classe politique. On ne peut plus tolérer, et ça, ça doit aller...
Mais Rotaillou, il est cohérent là-dessus.
Oui, on est d'accord. Mais quand j'entends, et ça, je suis tout à fait étonnée, ça me fait presque sourire, quand j'entends que M. Coquerel, comme vous l'avez très bien dit, dit que c'est de la faute à Mission Impossible, enfin, c'est quoi, on arrête, on interdit le cinéma maintenant ? Enfin, je veux dire, c'est trop. Donc il faut que l'ensemble de la classe politique prenne ses responsabilités, et surtout particulièrement à gauche.
Justement, en termes de responsabilité, Rédo Urbain, ça pourrit les week-ends de tous les citoyens. Au-delà de la dangerosité, il y a un bruit énorme. Qu'est-ce que j'ai décidé, moi, il y a huit ans, que ma paix...
Ah, vous décidez des trucs, des fois ! C'est bien, j'en marque ! Qu'est-ce que vous avez contre moi, aujourd'hui ? Dites-moi ! Il n'y a pas de ta la fin.
Vous ne devrez pas apporter chez lui. Il y a huit ans, j'ai décidé d'équiper ma police municipale, le moto, pour les appréhender, et ils les appréhendent, ils les poursuivent, ils prennent le véhicule. Ah, mais ils les poursuivent, donc ? Bien sûr qu'ils les poursuivent. Bah, c'était pas possible, sinon. Oui, mais en contradiction avec le préfet du canet... Laissez-moi finir, laissez-moi finir. Non, mais vous n'avez pas le droit d'en avoir raison. Je suis chef de la police municipale. Ah, c'est juste la municipale, oui, d'accord. Ah oui, c'est ma police municipale. Oui, bien sûr, bien sûr, c'est la vôtre.
Donc, ils ont deux motos, et ils peuvent les appréhender, ils immobilisent le véhicule et le mettent à la fourrière. Ça, c'est très bien. Ça, c'est ce qu'il faut être efficace. Et c'est vrai, il y avait une discordante par rapport à la police nationale. Maintenant, ça va être réglé, mais la problématique, je vous le dis, je remarque comme je le pense, dès le lendemain, ils seront tous en garde à vue, ces policiers, c'est une chose... Voilà ce qu'on a dit. En cas d'accident, qu'est-ce qui va se passer ? En Angleterre, il y a eu quand même... Je ne dis pas qu'il faut mettre ça en place. Il y a eu 40% d'amélioration par rapport au vol de tir à Pélicane.
En termes d'efficacité, à un moment, vous le disiez peut-être tout à l'heure, il faut peut-être être aussi dur que les durs. On va faire une pause et puis on se retrouve dans un instant, on parlera de Bruno Rotaillot, justement, qui a affirmé qu'il voulait défendre la France, des honnêtes gens. Donc, c'est vrai qu'on est tous d'accord pour ça, mais comment le faire ? Et est-ce qu'il est assez efficace ? Non, on nous dira, Andréa Cotarac, c'est que des mots... Non, on dirait les Français. Oui, on dira Christelle Niaz. Il est formidable. Voilà, je vous fais l'émission à l'avance. A tout de suite en direction.
Bonjour, Margot de Carglass. Avec une fissure comme ça, vous voulez gîte à nouveau pare-brise ? Pas seulement un qui lui ressemble, mais un qui a les mêmes caractéristiques que l'original. Sur carglass.fr, votre numéro d'immatriculation nous donne les options que vous avez. Et votre pare-brise est prêt pour être installé avec les mêmes options que l'ancien. Mais si je vous dis que plus de 8 pare-brises différents auraient pu convenir ? Capteur de pluie, de lumière et des caméras ici, toujours recalibré une fissure, Elle est directement sur carglass.fr
Carglass répare, Carglass rampe.
Certains doivent cartographier. Vision éale comprend. Le robot tondeuse le plus vendu dans les magasins de bricolage en Europe.
Les sénateurs mettent au jour un scandale d'État. L'affaire des traitements illicites utilisés pour certaines eaux minérales révélées par la presse début 2024 a fait l'objet, je cite, d'une dissimulation par l'État relevant d'une stratégie délibérée, estime la commission d'enquête sénatoriale et souligne également le manque de transparence de l'État vis-à-vis des autorités locales et européennes et vis-à-vis des Français. 15% des vols annulés à Paris-Orlia la demande de la direction générale de l'aviation civile et des retards. En perspective, en cause, une panne de contrôle aérien survenue hier et qui n'a pas encore été résolue.
Les passagers sont donc invités à se rapprocher de leur compagnie pour connaître l'état de leur vol. Et puis un Algérien devant les assises de Chambéry pour l'incendie en 2019 qui a fait deux morts et de nombreux blessés à Courchevel. L'accusé soupçonné d'avoir agi par vengeance envers une ex-petite amie logée dans cette résidence, ni l'est fait depuis son placement en garde à vue en 2019. Le verdict est attendu le 30 mai prochain.
37 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va donc parler de Bruno Rotaillot, de ses actions et puis de son avenir. Sans doute, hier, il a été élu par les militants républicains avec 74,31% des voix. Christelle Lias, vous êtes chez les Républicains. C'est un échec provoqué ?
Non, je ne parlerai pas d'échec. Langue de bois, bonjour. Bonne chance ! Je ne s'en comprends pas. Non, c'est massivement, on a eu un retour de beaucoup de... Moi, ce que je note, c'est qu'on a eu beaucoup de nouveaux adhérents, des gens qui sont venus parce que ça correspond à... Bruno Rotaillot, ça répond à une ligne qui est attendue sur la stratégie sur les valeurs. Ma question, c'était un échec provoqué ? Non, non, je... C'est un succès provoqué. C'est pas un succès. C'est pas un succès. Maintenant, c'est plus l'heure du rassemblement. C'est effectivement, ça dit qu'aujourd'hui, il y a une préférence marquée et je pense que c'est ce qu'il faut retenir plutôt que de dire que non, M.
Laurent Wauquiez fait partie de notre famille politique. Il faut reconstruire, il faut construire demain. Et c'est là, je vois qu'on a les images du discours d'hier qui est absolument incroyable parce qu'il dit les choses. Il dit ce qu'on... Les orientations, cette volonté de construire. Il a très largement salué M. Laurent Wauquiez et ses électeurs parce que c'est quand même 25 000 adhérents qui ont choisi de voter pour Laurent Wauquiez. Donc au contraire, c'est une partie...
Vous attendiez à ce score de 74% ?
En fait, je pense que oui. Peut-être pas 75%, mais on a vu les gens se réinscrire dans les fédérations... Pour Rotaillot. Pour, tout à fait. Les gens sont venus pour lui, pour ses idées, pour sa personnalité parce que les idées finalement d'un candidat ou de l'autre sont les mêmes. On est dans la même famille politique. C'est une question de personnalité et de celui qui, au sens de notre famille politique, incarne mieux exactement.
On écoute un certain militant hier qui était satisfait de l'élection de Bruno Rotaillot.
Bruno Président !
Bruno Président ! Son nom est scandé devant le siège des Républicains. Les militants célèbrent le nouveau président, Bruno Rotaillot. Joie et fierté se lisent sur les visages.
Je suis ravie, d'autant plus que je me suis engagée aux Républicains parce que c'était Bruno Rotaillot. C'est extraordinaire. Et puis c'est vraiment la personne qui va redresser le parti. Avec joie, et vraiment, en plus que joie, je pensais qu'il allait gagner,
ça j'étais presque sûr. Un sentiment de fierté, beaucoup de joie.
Une large victoire, sans surprise pour cette adhérente. C'était un petit peu les chiffres que l'on s'était donné en coulisses. C'était les chiffres que nous espérions en tout cas avoir. Donc beaucoup de joie, un grand soulagement et beaucoup d'espoir surtout pour la suite. Les militants le décrivent comme un homme à l'écoute et structuré. Tous comptent désormais sur lui pour donner un nouveau souffle à un parti malmené ces dernières années.
André Acotarac, porte-parole du Rassemblement national. Quelle mauvaise nouvelle pour vous ? Non, pas du tout. Pas du tout. Je veux dire, c'est une démocratie interne à un parti. Alors on dit 74%, etc. Moi je regarde ça de l'extérieur, donc je regarde les sondages à la présidentielle. Il est à 9%, monsieur Rotaillot. Juste pour... On est à deux ans. Voilà. Maintenant, son discours, il parle bien sur la sécurité, monsieur Rotaillot. Mais il ne fait rien. C'est ça que je lui reproche. Il ne fait rien. Et quand on parle de... Je vais vous faire la petite liste. Non, non, non. Vous allez me couper la parole. Juste pour terminer.
Vous pourriez dire qu'il en fait passer, mais pas qu'il ne fait rien. Excusez-moi, il voulait interdire le voile à l'université. Il n'a pas interdit. Il voulait faire des centres pour délinquants mulitaires et sédivistes. Il ne l'a pas fait. Interdire le voile pour les sorties scolaires. Il ne l'a pas fait. Accélérer les OQTF. Il ne l'a pas fait. Le bras de fer avec l'Algérie. Ça marche super bien. Voile M. Sansa, elle est certainement libre. Bon. Donc, simplement, moi, ce que je reproche, c'est que regardez, Mme Le Maire, vous avez dit que le discours était extraordinaire. Moi, je regarde l'image. Et j'invite les téléspectateurs à regarder. À côté de M. Rotaillot, Gérard Larcher.
C'est la rupture Gérard Larcher. Ça fait 20 ans qu'il est président du Sénat. Qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. Jean-François Copé. Qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. Michel Barnier. Qu'est-ce qu'il a fait ? C'est ça, la rupture ? Alors, Christelle, vous répondez peut-être ça. Non, je le vois, les gens... Non, mais, monsieur. Non, mais, c'est à fait. C'est simplement pour vous dire. C'est qu'il y a des gens, peut-être, qui se disent, ben, voilà, ils nous refont le coup. C'est la droite de retour. Et c'est ça, le chemin. Moi, je pense à un proverbe chinois qui dit que quand vous êtes dans la forêt et que vous tombez deux fois sur le même arbre, ben, c'est que vous êtes perdus. Christelle.
Quel sens de la formule ? Non, effectivement. Vous avez votre analyse. J'ai la mienne. Écoutez, moi, je fais partie de la...
Est-ce qu'il ne fait rien ? Parce qu'il vous a dit, Bruno Rotaïoun, il ne fait rien.
Ben, ça, c'est votre opinion, monsieur. J'ai la ministre. Non, mais c'est des faits. Ce n'est pas des ministres de l'Intérieur. Au contraire. Moi, je crois qu'on lui a reproché d'être ministre au sein d'un gouvernement macroniste. Il a réussi à, justement, démontrer qu'on était en capacité d'avoir une ligne claire, à la défendre, à apporter du résultat en tant que ministre de l'Intérieur. Et ça, c'est remarquable. C'est remarquable dans le contexte particulièrement difficile dans lequel on est.
Aujourd'hui, si on a été en capacité, quand on a Mohamed Amra qui est au fin fond de la Roumanie et qu'on arrive à le récupérer, c'est parce qu'on a un élu, un ministre de l'État qui a fait preuve d'une volonté sans faille qui accompagne l'ensemble des forces de l'ordre.
Surtout des policiers qui sont en lien. Oui, mais il faut leur donner les moyens,
il faut leur donner une ligne et il faut les orienter. Et ça, c'est le ministre de l'Intérieur qui le fait et ça, il l'a fait avec beaucoup de réussite. Et aujourd'hui, notre famille politique, alors oui, il faut une base. Il faut une base. Et il l'a dit, et tant mieux, on a des figures politiques comme les M. Wauquiez, comme les M. Barnier, comme les M. Larcher. Ça fait rêver. Non, mais peut-être. Ce que je vous ai dit à parler, c'est que vous êtes soumis. Est-ce que je fais partie de la nouvelle génération ? Vous êtes soumis. Et oui, monsieur. Vous êtes soumis. J'en fais partie.
Et aujourd'hui, comme là, on vient de réélire notre président, eh bien, aujourd'hui, nous avons chacun, au sein de notre famille politique, la responsabilité de construire, d'écrire les nouveaux dogmes et d'écrire la France de demain. D'accord. Et c'est précisément ce qu'on va s'attacher.
Moi, je ne veux pas de dogme, je veux des idées, des solutions. Et je veux surtout un changement. Que des solutions. Monsieur Sarkozy, comme il cartera, il l'a laissé au placard. Pourquoi ? Parce que les LR sont aussi soumis à l'Union européenne. Quand M. Rotaillot... Vous serez aussi. Attendez, attendez, calmez-vous. C'est un cadre. Quand M. Rotaillot lutte contre l'immigration, il dit des choses très justes. Il dit des choses très justes. Mais c'est lui qui est à l'initiative, avec votre famille politique, du pacte d'immigration à l'Union européenne, vous avez voté pour, vous l'avez rédigé, qui sanctionne financièrement un État qui veut refouler un clandestin.
Quand le Rassemblement National propose à l'Assemblée Nationale la double peine, c'est-à-dire que quand un étranger clandestin sous OQTF, eh bien, commet un crime... Attendez, attendez, attendez. Notre famille politique qui travaille sur le narcotrafic et qui met enfin en place des solutions
qui sont efficaces. Ça va vous déranger ce que je dis. Alors laissez-moi finir la phrase. Parce qu'on a le mérite de mettre le doigt dans la plaie et d'avancer et de parler des problèmes. Moi, je préférais
que vous mettiez le doigt sur le vote pour quand le RN propose la double peine. Un clandestin arrêté pour un crime ou un délit, on l'emprisonne et on l'expulse. On a proposé ça en novembre dernier. Les LR sont arrivés à la tribune, notamment M. Rotaillot, et ont expliqué que c'était une formidable idée. Ils votent contre. M. Rotaillot veut défendre les agriculteurs. Mais Mme von der Leyen qui multiplie le têté de libre-échange, qui noie nos agriculteurs français sous l'eau, c'est votre famille politique. Donc, on ne peut pas être pyromanes à Bruxelles et jouer les pompiers.