Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 mars 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Laurence Rossignol est l'invitée politique de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan d'étape tirez-vous du premier tour des municipales pour le PS ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Olivier Fort affirmait qu'il n'y aurait pas d'accord national PS-LFI. Comment interprétez-vous les accords ville par ville ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que 2027 se joue dans ces municipales. Pourquoi ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi rejetez-vous toute alliance avec la France insoumise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les insoumis ne semblent pas pénalisés par les polémiques. Comment l'expliquez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurence RossignolFait
    « Le PS est la première force de gauche incontestablement dans ces élections municipales. »
  • 4:00Laurence RossignolFait
    « Si on réinstalle Jean-Luc Mélenchon comme étant une solution quelconque pour la gauche, nous perdrons cette élection présidentielle et l'extrême droite la gagnera. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mais d'abord l'invité politique de la matinale. Bonjour Laurence Crossignol, soyez la bienvenue. Vous êtes sénatrice PS du Val de Mar et vous répondez aux questions d'Alex Bouaguer.

Bonjour Laurence Rossignol. Bonjour. On va entrer dans le détail des résultats du premier tour des municipales.

Mais d'abord juste un mot euh dimanche soir, le PS est arrivé en tête dans 80 villes de plus de 3500 habitants, notamment à Paris et Marseille. Quel bilan d'étape, si je puis dire, avant le second tour vous vous tirez de cette élection ? Bah d'abord que le PS est la première force de gauche incontestablement dans ces élections municipales, que la France insoumise par les tours de pass-p qui qui sont leur habitude qui consistent à venir sur les plateaux télé raconter qu'ils ont gagné alors que ils n'ont pas gagné euh avec cinq villes simplement dans lesquelles ils sont en tête euh en fait ces frites depuis les précédents scrutins.

Ils ne retrouvent pas leur score ni des européennes qui est probablement le scrutin le plus comparable ni bien entendu des présidentielles de Jean-Luc Mélenchon et ils sont arrivés, ils sont parvenus à s'imposer dans l'édition de 2e tour d'une manière qui est disproportionnée par rapport à leur réalité. Alors justement dimanche soir Olivier Fort affirmait qu'il n'y aurait pas d'accord entre le PS et la France insoumise au niveau national. Une formulation qui finalement laissait la place à des négociations ville par ville.

C'est ce qui s'est passé euh à Toulouse où le candidat socialiste s'efface au profit du candidat insoumis qu'il a advané euh alors même que la patronne socialiste de la région Carole Delga incarde justement la ligne ferme vis-à-vis de la France insoumise. Euh pour certains, c'est de la compromission et pour vous c'est surtout un manque de confiance dans les électeurs et un une négligence forte à l'égard de la crédibilité de la parole publique. Je crois qu'on ne peut pas venir le dimanche soir dire qu'il n'y aura pas d'accord national.

On n'est pas on n'est pas naïf. On comprend bien. Ça veut dire que dans certains endroit dans des circonstances particulières, il peut y avoir des rapprochements pour ça aurait été dans quelles circonstances par exemple ?

Alors, il y a une circonstance dans laquelle on peut vraiment qualifier ça de nécessaire, c'est quand il y a un risque d'extrême droite. Mais j'observe quand même qu'à Nice, où il y a un risque d'extrême droite réelle, la liste conduite par une écologiste a décidé de se maintenir mais ce qui est pas très cohérent. Mais ceci dit, on peut pas venir le lendemain, le lundi soir expliquer qu'en fin de compte tout va bien dans un bon nombre de villes et qu'on peut sans difficulté.

Les électeurs n'y comprennent rien et je pense que déjà on est dans un monde trouble sur le plan géopolitique international national qu'on a l'échéance majeur de 2027 et on peut pas donner l'impression que les socialistes sont des gens soit confus eux-mêmes, soit qui ne respectent pas leurs paroles de la veille, soit prêt à des arrangements pour simplement conquérir ou conserver des mairies. On joue autre chose. La partie qu'on joue est beaucoup plus importante que celle-là.

Parce que si on regarde dans le détail, le candidat à Toulouse, hein, le candidat socialiste François Brillançon alors qui dénonçait il y a une semaine encore l'antisémitisme de Jean-Luc Mélenchon, euh euh là, il a affaire non pas au Rassemblement national mais à un maire sortant de Toulouse qui est quand même un républicain bon et d'ailleurs qui a même quitté les républicains parce qu' il trouvait que c'était il y avait une droitisation. Donc ça veut dire quoi ? Que l'Union de la gauche, elle est plus forte que les valeurs, elle est plus forte que les principes.

Ça veut dire qu'on n'est pas soucieux et soigneux. de des de nos électeurs qu'on ne leur fait pas confiance à Toulouse. Je pense que les auraient pu se retirer et faire confiance aux électeurs de gauche qui aurait choisi s'il voulait ou non un maire proche de Jean-Luc Mélenchon.

On fallait faire plutôt ça et alors qu'on les met dans un conflit de loyauté terrible nos électeurs socialistes parce que ils n'ont pas envie d'amérer les filles. En même temps, ils ont des amis à eux qui sont sur la liste, c'est terrible. Et donc je crois qu'aujourd'hui la gauche doit d'abord penser à 2027. 2027 c'est l'échéance majeure.

C'est celle dans laquelle l'extrême droite peut prendre le pouvoir en France. Et ce que l'on sait c'est que si on réinstalle Jean-Luc Mélenchon comme étant une solution quelconque pour la gauche, nous perdrons cette élection présidentielle et l'extrême droite la gagnera. Donc ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de créer, de reconstruire une gauche qui soit une gauche démocratique, écologiste et qui soit capable d'opposer à l'extrême droite autre chose que le bruit et la fureur.

Et ce qui se passe dans ces municipales n'est pas bon. Mais je voudrais à cet instant. Donc vous dites juste juste pour rebondir ce que vous dites.

Vous dites que cet endreour de tour de la municipale municipale c'est la présidentielle qui se joue, c'est-à-dire la capacité au Parti socialistes à avoir un candidat pour contrer Jean-Luc Mélenchon. au Parti socialiste mais tous les autres toute cette gauche qui est à la recherche d'un candidat d'une solution mais je voudrais à cet instant je voudrais pas qu'on se focalise exclusivement sur les villes dans lesquelles il y a des alliances et je voudrais saluer quand même tous les maires de gauche je pense à Emmanuel Grégoire à Paris je pense à Benoît Paillon à Marseille je pense à Pierre Humric écologiste à Bordeaux à Laurent Catala à Créteille dans mon département à Régis Joan Nico à Saint-Étienne à Michael de la Fosse à Montpellier à Nicolas Maer Rossignol, à Rouan, à Mathieu Clin maire de Nancy, à Hélène Geoffro, maire de Vavelin. Tous ceuxl ont fait le choix de ne pas faire d'alliance avec la France insoumise.

Ils sont cette semaine l'honneur de la gauche et de la gauche démocratique et écologiste. Mais c'est vrai que face à à cette liste, il y en a une autre hein, des accords à Vignon, à Besançon, à Brest, à Clermontferrand. Euh on a l'impression qu'fi est devenu vraiment l'arbitre de cette élection et que quelque part c'est aussi la dégringolade du Parti socialiste.

Et quand vous entendez Olivier Fortre parfaitement les choix des candidats s'aliant avec elle fille, euh vous vous avez quelle réaction ? Alors euh ça me désespère. Voilà, ça me désespère parce que en fait moi, je suis j'ai voté pour la première fois en 1981 et j'ai voté pour François Mitteran parce que le Parti socialiste allait changer la vie et il l'a changé.

On n'est pas là pour faire le bilan des des divers gouvernements socialistes, mais en 80, on a changé la vie. Et ce que je vois se profiler qui est très inquiétant en fait, c'est un retour à la SFIO. C'est quoi la SFO pour les les plus jeunes auditeurs et téléspectateurs ?

La SFIO, c'était un parti dont la seule ambition était de gérer ses positions locales et qu'avait renoncé jusqu'à ce que François Mitteran arrive pour redonner un espoir à la gauche et au socialisme qu'avait renoncé avoir un projet national. Donc la question qui est posée et qui nous sera posée au lendemain de l'élection municipale, c'est comment on reconstruit la gauche, une gauche indépendante de la France insoumise parce que la France insoumise a rompu gauche. La France insoumise est un parti qui aujourd'hui est antilaïque, conteste la loi de 1905, conteste la loi de 2004, promeut une vision ethnique de la République.

En fait, juste un mot là-dessus et je vais faire vite. Pourquoi quand même on veut pas de la France insoumise ? pas simplement parce que on les aime pas, qu'ils sont pas gentils.

Voilà, c'est parce qu'on est en désaccord profond. La France insoumise et le Rassemblement national ont une chose en commun, c'est de promouvoir une conception ethnique de la République. Quand j'entends une dirigeante de la France insoumise expliquée dans un meeting à Paris quel est pour un Paris racialisé, qu'est-ce que ça veut dire ?

Vous parlez de Sopia Chikirou, je crois que c'était Manon Aubri qui a dit ça. Manon Aubri, un paris racialisé, qu'est-ce que ça veut dire de faire rentrer le concept de race ? C'est même pas un paris métissé.

Moi, je suis pour une France métissée, un paris métissier. C'est juste donner le point à l'extrême droite en leur disant "Oui, le grand remplacement, vous vous en avez peur mais nous on le promeut." Donc la France insoumise donne le point à l'extrême droite en permanence.

Est-ce que vous n'avez pas été surpris justement par les résultats des des insoumis qui visiblement n'ont pas été pénalisés par les les récentes polémiques notamment celles concernant Jean-Luc Mélenchon et ses jeux mots douteux sur les patronymes juifs de Jeffre Epstein et Raphaël Guxman. Euh certains au au sein des socialistes partaient sur l'effondrement de ce parti et en fait il y a une percée. Alors, je crois que quand on aura fini d'analyser les résultats du premier tour et ça a commencé hier, un certain nombre de vos confrères et consœurs ont commencé à faire une analyse plus fine que celle de l'esbrouff de dimanche soir de la France insoumise, on s'apercevra que non, la France insoumise ne réussit pas de percer, qu'elle est toujours entre 10 et 11 % globalement, qu'il y a quelques villes dans lesquelles le Parti socialiste s'ffrite et la France insoumise peut passer devant le Parti socialiste, mais que globalement à l'issue de ces municipales, la France insoumise est toujours parti autour de 10 11 % que leurs scores sont bien moins bons que précédemment.

Prenons Saint-Denis dont ils sont très fiers. Saint-Nis sans le parti l'histoire des insoumis au premier tour. Oui.

Sans le parti communiste, les insoumis ne gagnent pas Saint-Denis. C'est le parti communiste autant que les insoumis qui gagnent Saint-Denis. Et avec combien de voix dans une ville de 150000 habitants ? 13000 je crois. 13000 voix.

Donc je voudrais dire une chose à ce propos. Jean-Luc Mélenchon a vendu l'idée que grâce à lui, les abstentionnistes allaient sortir de leur canapé le dimanche et aller tous en masse aller voter. Et bien c'est faux.

Il a perdu. C'est un échec pour lui. Les abstentionnistes ne sont pas venus voter pour la France insoumise dimanche dernier.

Donc là où ils sont élus à à Saint-Inis ou ce qui va se passer probablement à Roubay dimanche prochain. Roubé 8500 voix pour Daniel Guirot dans pour David Guirot 8500 voix pour David Guirot dans une ville où il y a 100000 habitants. Donc le pari de la de la revitalisation démocratique est un échec pour Jean.

On a quand même le sentiment que les insoumises ont réussi à inverser la rhtorique. C'està-dire qu'aujourd'hui ils disent le Front républicain, ils disent à Benoî Paan, il faut faire le front républicain. Donc donc il faut fusionner avec la liste des insoumises.

Vous dites quoi à Marseille ? Vous dites il faut Sébastien de Logu, il faut qu'il retire sa liste. La LFI c'est des forceurs.

Vous savez qu'un forceur ? C'est des gens qui poussent, qui vous forcent à faire ce que vous pouvez vous voulez pas faire. À Marseille, ils se comportent comme des forceurs avec des manifestations ridicules devant le cal du PS.

Donc, je pense que ils aiment pas les gens qui ont du courage. Ils aiment pas les gens qui sont droits dans leur position. C'est pour ça qu'il mettent la pression sur Benoît Paillant à Marseille et Benoît Paï sera élu à Marseille sans la France insoumise.

Euh, hier, on a entendu François Hollande qui est opposé à ses accords. On a entendu Raphaël Guxman qui dit que la gauche doit gagner sans se compromettre. Marine Tondolier, la patronne des écologistes, elle elle lui a répondu qu'il était hors sol et puis elle dit "Bah Hollande Guxman, ils sont les rois du cimetière." Oui, enfin c'est les formules Marine Tondelier, c'est beaucoup de formules, c'est beaucoup de punchlin euh les c'est c'est d'abord ça.

Moi je pense que François Hollande, Raphaël Luxman, mais beaucoup de militants socialistes, beaucoup dans le Parti socialiste, nous avons voté il y a 3 semaines en bureau national parce que nous avons encore un parti, on n'est pas à la France insoumise, des instances, des gens qui votent, nous avons voté, nous avons obtenu de d'Olivier Fort de ses amis un vote sur une résolution disant que nous ne ferions pas d'alliance avec la France insoumise que ils avaient dépassé les bornes. Je pense que il faudrait que le Parti socialiste respecte ses propres engagements et que Marine Tondelier se mêle de ses affaires et des écologistes à l'avenir. Par exemple, quand on voit aussi ce qui se passe à Nant où la mère sortante socialiste Johanna Roland va fusionner avec la France insoumise, elle est pourtant la numéro 2 du Parti socialiste.

Que voulez-vous que je vous dise ? Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je pense qu'en plus, elle n'en avait pas besoin pour gagner.

Je crois que la France insoumise est à 10 ou 11 % à Nant et je pense que Johanna Rolland est une excellente mère de Nantes, que les gens le savent et qu'elle avait pas besoin de ça pour gagner. Et je ne comprends pas ces histoires de fusion technique par ailleurs. C'est un un terme que Mélenchon a imposé dans le débat du deuxème tour.

Ça ne veut rien dire si ce n'est à importer dans les conseils municipaux le bazar qu'ils ont déjà largement contribué à développer à l'Assemblée nationale parce ça veut dire qu'il y a des conseils municipaux qui ne sont liés par aucun engagement mais qui vont siéger au conseil municipal dans la majorité municipale. Ça n'a pas de sens. Merci beaucoup Laurence Rossignol.

Bonne journée à vous. He merci Laurence Rossignol. Et vous parlez de Raphaël Gluxman.

Il sera notre invité à 8h30 dans le 830 France info.