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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 26 juillet 2024 67 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeNumériqueSolidarités & famille

J.O : à vos marques...prêts ? #cdanslair 25.07.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous ressenti sur le terrain?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez beaucoup d'énervement de la part des Parisiens et des touristes?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'un attentat est toujours possible avec un tel service de sécurité?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Il y a également des policiers sur les toits, des snipers?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    On a raison de soupçonner les Russes d'en vouloir à nos JO?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Ca voudrait dire quoi, une cyberattaque sur les JO français?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00A.de TarléChiffre
    « Nous sommes précisément à 1 journée, 1 heure, 49 minutes et 5 secondes du début de la cérémonie. »
  • 2:00A.de TarléChiffre
    « On compte 45 000 policiers et gendarmes. »
  • 4:00L.KebbabChiffre
    « Il y a des policiers sur la voie publique avec un volume horaire très important. Les journées peuvent atteindre 14 ou 15 heures. »
  • 10:00D.DelsenyFait
    « Il y a eu des interpellations préventives. Il y a eu des interpellations ces derniers jours, jusqu'à avant-hier, d'individus plutôt jeunes qui s'étaient radicalisés et tenaient des propos sur des messageries cryptées qui posaient problème. »
  • 13:00A.GoutardFait
    « Les consignes ont été très claires et ont été données par G.Darmanin: être bienveillant et amical. »
  • 15:00A.GrynbaumChiffre
    « Plutôt 5 milliards. »
  • 18:00A.de TarléChiffre
    « 2400 aviateurs sont mobilisés pour protéger le ciel parisien. »
  • 21:00A.de TarléChiffre
    « 13 000 ordinateurs sont déployés, 400 000 km de fibre optique posés et 7000 bornes wi-fi installées. »
  • 24:00A.de TarléChiffre
    « 8 Samu de province seront mobilisés pendant tous les JO, soit une centaine de soignants supplémentaires sur l'Ile-de-France. »
  • 27:00A.de TarléChiffre
    « 6 millions de Français ont pu voir la flamme passer. »
  • 30:00E.GirardChiffre
    « Il y a environ 30 000 fichés S et 150 assignations à résidence et pointages au commissariat. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Musique rythmée ... - A.de Tarlé: Bonsoir.

Ca y est, J-1 avant la grande cérémonie des JO. On va regarder le compteur. Nous sommes précisément à 1 journée, 1 heure, 49 minutes et 5 secondes du début de la cérémonie.

La tension est à son maximum. Dès ce soir, un grand dîner au Louvre avec 500 invités de marque, des chefs de l'Etat, des têtes couronnées. Le danger est partout et la crainte d'une attaque terroriste ou d'une intrusion malveillante est omniprésente.

Paris est quadrillée par un nombre de policiers et de gendarmes comme on n'a jamais vu. L'organisation dit avoir tout prévu avec à chaque fois de multiples plans de rechange. En matière de transport, V.Pécresse a affirmé avoir préparé 250 plans B en cas de problème.

La France sera scrutée par des milliards de téléspectateurs dans 24 heures. C'est notre sujet ce soir. Pour répondre à vos questions, nous accueillons D.Delseny, rédacteur en chef adjoint en charge du service police justice du "Parisien".

A la une aujourd'hui, cet article consacré au grand dîner organisé ce soir au Louvre. A.Goutard, vous êtes grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de société.

A.Grynbaum, vous êtes journaliste sportif. Vous avez coécrit un livre intitulé "La Face cachée du sport." E.Girard, vous êtes rédacteur en chef du service société à "L'Express".

A la une de votre numéro spécial, la France et les JO. Merci de participer à cette émission en direct. Jamais la Ville de Paris n'a été autant investie par des forces de l'ordre.

On compte 45 000 policiers et gendarmes. Nous allons rejoindre l'une d'entre elles, L.Kebbab.

Bonsoir. Vous êtes secrétaire national du syndicat Unité. Vous étiez sur le terrain toute la journée.

Qu'avez-vous ressenti? Quand on se promène dans Paris, on a parfois l'impression qu'il y a plus de policiers que de touristes. - L.Kebbab: Bonsoir.

C'est probable, qu'il y a plus de policiers que de touristes. Tout le monde est arrivé en renfort dès début juillet pour que la préfecture de police et que la direction nationale puissent mettre à l'épreuve les moyens logistiques, l'outil opérationnel, logiciel pour la gestion RH. Il y a des couacs.

Heureusement, la représentation syndicale dans la police est très forte. Beaucoup de policiers, 45 000. Moitié-moitié entre les policiers et les gendarmes.

Beaucoup de policiers sont depuis plusieurs jours cantonnés aux opérations de filtrage en amont de la cérémonie. - A.de Tarlé: Ils répondent à de très nombreux touristes étrangers. "Le Figaro" nous apprend que vous avez bénéficié de cours d'anglais de remise à niveau dans votre centre de formation de Clermont-Ferrand. - L.Kebbab: Oui.

Le discours institutionnel dira que tout a été fait. Il y a 3 mois, la police nationale ne savait toujours pas combien de policiers il fallait envoyer sur la région parisienne. Elle estime que les policiers ont été formés à un niveau d'anglais acceptable, non.

Ce n'est pas le cas. Les policiers bricolent avec leurs propres connaissances. On a l'habitude de bricoler, dans notre administration.

Nous sommes une administration française. Ca dépend de la résilience des agents. - A.de Tarlé: Vous étiez toute la journée sur le terrain.

Quels sont les types de questions? Que devez-vous faire concrètement? - L.Kebbab: Quand le ministre a annoncé, dans son point, que les policiers seraient privés de congés pour l'été 2024, ça a poussé nos collègues à se poser beaucoup de questions, notamment sur la manière dont ils allaient être mangés par l'administration pendant cette période.

A ce moment-là, la contrepartie n'était pas évoquée. Nous nous assurons que tout ce que nous avons obtenu de notre administration soit respecté. Les conditions d'hébergement, de prise en charge alimentaire, mais surtout...

Il y a des policiers sur la voie publique avec un volume horaire très important. Les journées peuvent atteindre 14 ou 15 heures. Ces collègues sèchent sur un point fixe pour filtrer les QR code.

Notre travail est de nous assurer qu'ils soient traités dans de bonnes conditions. On fait un travail de syndicaliste. - A.de Tarlé: Est-ce que vous sentez beaucoup D'énervement de la part des Parisiens et des touristes?

Ou au contraire, une certaine joie de vivre face à un événement hors normes? - L.Kebbab: Pour avoir fait le tour de Paris et notamment autour de la zone la plus restreinte, il y a beaucoup de compréhension.

Mais il y a peu de touristes. La grande inquiétude, quand on fait un service d'ordre au ministère de l'Intérieur, c'est le flux. Eviter les amas de foules.

C'est là que le danger survient. On n'a pas ce type de situation jusque-là. Il y a une forme de fluidité.

En direct, on voit les gens qui se présentent auprès des policiers, qui n'ont pas de QR code et qui acceptent de faire demi-tour. Ca demande beaucoup de pédagogie. Ce qui est cocasse, c'est de voir des policiers qui viennent de régions lointaines et qui doivent indiquer le chemin à des Parisiens pour trouver un itinéraire bis. - A.de Tarlé: Il y a des policiers qui viennent d'Ardèche ou du Cantal et qui disent: "Les Invalides, c'est par là?" - L.Kebbab: Evidemment, les policiers font comme ils le peuvent.

Il y a un gros problème de communication entre l'administration, la hiérarchie et les effectifs. Ils n'ont pas d'indication. Il y a des policiers chargés de filtrer les QR codes sans les scanner.

Ils vérifient que les gens ont un QR code. - A.de Tarlé: Où dorment ces policiers et gendarmes qui viennent de la France entière? - L.Kebbab: Côté police, dialogue social et syndicale oblige, on a obtenu de l'hébergement hôtelier.

Il y a du Crous, avec une prise en charge alimentaire du début à la fin de la mission. Il y a des problèmes de salubrité, notamment dans les Crous étudiants. On découvre que malheureusement, les étudiants vivent parfois dans des taudis avec des zones insalubres.

Je pense au Crous-Poissonnier dans le 18e, dont on a obtenu la désinfection. A Antony, les cafards pullulent. Là-dessus, on obtient très vite du relogement pour nos collègues parce qu'on est très réactifs.

Notre unité de coordination des grands événements est efficace. Pour les gendarmes, c'est différent. Il y a un peu d'hôtelier, un peu d'internat.

Les armées Sentinelle ont des barnums avec 500 ou 600 effectifs de gendarmes. Je veux avoir un mot pour nos collègues militaires qui n'ont pas de syndicat. Quand il y a 600 personnes dans un barnum, ce n'est pas top. - A.de Tarlé: Merci de nous avoir rendu compte du travail des policiers et gendarmes qui assurent la sécurité des JO.

On a 30 000 policiers, 10 000 militaires chaque jour, 22 000 agents de sécurité privée pour toute la durée des JO. C'est beaucoup. On a l'impression qu'il y a plus de policiers que de touristes.

Est-ce qu'on n'est pas proche d'un Etat policier? Est-ce qu'on n'envoie pas l'image d'une France totalement sous la coupe des forces de l'ordre? - E.Girard: J'ai regardé les précédents JO.

Les seuls JO comparables en termes d'effectifs policiers, c'était ceux de Sotchi, les JO d'hiver de Sotchi en 2014 en Russie. On se compare à un Etat policier. Cela dit, les policiers français n'ont pas les mêmes méthodes, les mêmes capacités de surveillance de masse que les policiers russes.

On vit dans un pays de liberté. S'il y avait eu moins d'effectifs, on aurait eu le discours inverse: "Il n'y a pas assez de policiers pour protéger Paris et la France." Paris n'a jamais été aussi protégée. - A.de Tarlé: Depuis la Seconde Guerre mondiale. - E.Girard: C'est inédit. - A.de Tarlé: Il y a beaucoup d'assignation à résidence préventives. - E.Girard: Un peu plus de 150.

Ces gens ne sont coupables de rien. Certains ont déjà été condamnés pour terrorisme, pour autre chose. Certains n'ont jamais été condamnés.

C'est le principe des fichages administratifs. On considère qu'ils peuvent être dangereux. Certains sont islamistes, certains sont à l'ultradroite, certains sont considérés comme étant à l'ultragauche.

On considère qu'ils pourraient poser des problèmes de sécurité. Il a été décidé de les assigner à résidence. Le dispositif est en réalité à la mesure de la menace.

La menace est aussi inédite. Elle n'a jamais été aussi importante. Menaces d'attentats, de sabotages, de faire virer ces JO au cauchemar. - A.de Tarlé: Est-ce qu'un attentat est toujours possible avec un tel service de sécurité? - D.Delseny: Il y a 2 notions et 2 vertus en matière de terrorisme: être prudent et être modeste.

Tout le travail des services français depuis plusieurs mois, c'est de faire que ce risque soit le moins important possible. Mais il existe. Un groupe constitué comme on a connu en 2015 avec des gens formés à l'étranger, projeté depuis l'étranger sur la France, si ça arrive pendant la cérémonie d'ouverture, ça voudra dire qu'il y a eu une grosse faille.

En revanche, le terroriste solitaire, la menace endogène, ce type qui, demain matin, va se lever et s'est radicalisé dans sa chambre, qui va prendre un couteau et qui va décider d'aller poignarder un policier ou n'importe qui...

Qui va agir seul...

Il aura autant d'impact qu'un attentat constitué. Cette menace endogène est quasiment impossible à assurer à 100 %. Il y a eu des interpellations préventives.

Il y a eu des interpellations ces derniers jours, jusqu'à avant-hier, d'individus plutôt jeunes qui s'étaient radicalisés et tenaient des propos sur des messageries cryptées qui posaient problème. On a pris zéro risque. Il n'y avait pas le début du commencement d'un projet mais on ne voulait pas les laisser dans la nature sans intervenir.

Sur le déploiement policier exceptionnel sur Paris, il tient beaucoup à la physionomie de la cérémonie d'ouverture. Si elle s'était tenue dans un stade, il n'y aurait pas eu un déploiement tel dans Paris. On a des kilomètres de quais à surveiller en amont, pendant la cérémonie.

Il y a des immeubles, des toits, où on peut intervenir et perturber la manifestation. C'est le côté exceptionnel de la cérémonie qui rend le dispositif exceptionnel. - A.de Tarlé: Les journées doivent être longues pour ces policiers.

Il ne se passe pas grand-chose. Quand un touriste se présente, ils sont 4 à vouloir l'aider. - A.Goutard: Ils sont dans leur rôle de gestion de l'ordre public.

C'est une des vraies missions des policiers. Les voir le faire avec le sourire...

On a tous noté, nous, Parisiens...

Les consignes ont été très claires et ont été données par G.Darmanin: être bienveillant et amical. Il y a un effort.

Il y a un effort pour parler anglais, pour donner des indications...

Les scènes peuvent être cocasses. Lorsqu'on est un gendarme de province, on ne connaît pas obligatoirement Paris et on doit en plus parler anglais...

Les QR codes, ça a été un micmac à mettre en place. Néanmoins, ça se fait dans une ambiance bonhomme et sympathique, qui doit être l'ambiance des JO. On est en train de préparer une fête.

Le risque zéro n'existe pas mais en même temps, il y a cette volonté des pouvoirs publics de limiter au maximum tout risque d'attentat endogène ou exogène. - A.de Tarlé: Cette sécurité, c'est le prix à payer selon E.Macron. "Si on pourra être fiers collectivement, c'est parce que vous faites le sacrifice d'avoir renoncé à vos vacances." 2 milliards de téléspectateurs potentiellement pour nous regarder demain? - A.Grynbaum: Plutôt 5 milliards.

L'émission a commencé depuis une dizaine de minutes et on ne parle que de sécurité. - A.de Tarlé: On va parler d'autre chose!

C'est une émission sur la sécurité. - A.Grynbaum: Evidemment qu'il faut rendre hommage aux 45 000 gendarmes et policiers qui vont assurer la sécurité des Français, des Parisiens, des touristes et des spectateurs.

On est à J-1 du début d'une fête qui est extraordinaire, qui va nous animer pendant 2 semaines, 2 semaines et demie. Il va y avoir un engouement populaire, quelque chose autour du vivre-ensemble qui va se créer. Il va y avoir un tas de rebondissements qui vont être extraordinaires.

Bien sûr qu'il faut assurer la sécurité. Il y a cette cérémonie qui s'inscrit à l'intérieur de la ville. C'est aussi pour ça qu'on va avoir une gigantesque carte postale par rapport aux événements...

Le beach-volley au pied de la tour Eiffel, l'équitation à Versailles...

Les Jeux ne seront réussis que si la sécurité est assurée. Mais c'est formidable qu'on ait autant de forces de l'ordre et qu'à J-1, on se sent aussi rassurer par leur présence autour d'un événement tel qu'on n'a pas eu depuis 1989. Il y a cette espèce de communion entre les sportifs et la liesse populaire autour. - A.de Tarlé: Dès ce soir, E.Macron reçoit 500 invités pour un grand dîner au Carrousel du Louvre.

Un événement sous très haute sécurité. Pendant toute la durée des Jeux, sur la Seine, sur terre ou sur dans le ciel, les forces de l'ordre seront sur les dents à chaque instant. Sirène. - Alerte sur la base aérienne 107. ... - On part sur une mission sur un hélicoptère détecté au sud de Paris.

Le but va être premièrement de se rapprocher de lui, être prêt à répondre face à une potentielle menace. - A 3 minutes de vol du coeur de Paris, l'aéroport militaire de Villacoublay est le plus proche des sites olympiques. C'est l'un des derniers exercices avant la cérémonie d'ouverture, pendant laquelle l'espace aérien parisien sera totalement verrouillé. ... - L'hélicoptère est prié de quitter la zone.

En cas d'absence de réponse, le tireur embarqué effectue des tirs de sommation. Une manoeuvre délicate. ... - La dernière étape en cas de refus de coopérer est la destruction de la cible.

Si besoin, l'armée de l'air tient ses avions de chasse, des Rafale, prêts à intervenir. Au total, 2400 aviateurs sont mobilisés pour protéger le ciel parisien. Ils viendront s'ajouter aux 45 000 gendarmes et policiers et aux 10 000 militaires présents au sol.

Un dispositif hors normes. Cette jeune femme nous emmène dans ce qu'elle appelle la "salle chaude", dans les sous-sols de la préfecture de police de Paris. - Ils ont des trucs orange tous les jours? - Pour elle, ces Jeux olympiques sont l'aboutissement de 3 ans de travail. - On compare les JO avec cette analogie d'une quarantaine de Coupes du monde.

Une Coupe du monde de tir à l'arc n'a pas la même ampleur qu'une Coupe du monde de football, mais on gère l'ensemble en même temps. - Toutes les informations de terrain remontent dans cette pièce. C'est ici qu'on décide comment réagir, qu'il s'agisse d'un incident météo ou d'un attentat. - Le risque terroriste, qui est présent chez nous depuis plusieurs années maintenant, qui est la première source de notre dispositif de sécurité aujourd'hui, peut aller d'une attaque individuelle à des attaques plus organisées. - L'un des moments les plus à risque: la cérémonie d'ouverture.

Pour sécuriser la Seine sur 3 km de long, le bataillon d'Ivry est entré en action. 800 hommes dont la plupart sont des légionnaires. Première difficulté: la visibilité. - 1 m, max. - Tous les bateaux qui seront en place pour le défilé et tous les bateaux comme les péniches-restaurants qui ne peuvent pas sortir de la zone seront soumis à un contrôle. - Objectif: déceler des éventuelles explosifs glissés sous les coques des 180 bateaux qui transporteront les athlètes. - Ils essayent de prendre le maximum d'informations sur ce qui se trouve sous le bateau.

En fonction de l'information, on pourra régler la situation. Ils sortent à l'avant du bateau et c'est bon. - Pour éviter toute intrusion une fois la cérémonie lancée, une sorte de porte a été installée dans la Seine. - La partie mobile est actuellement devant l'hôtel.

On peut la rabattre pour fermer complètement la circulation. - Jamais un tel dispositif de sécurité n'avait été mis en place sur les quais de Seine. Pourtant, à la veille de la cérémonie d'ouverture, 68 % des Français se disent toujours inquiets quant à la sécurité des JO. - A.de Tarlé: Il y a également des policiers sur les toits, des snipers? - A.Goutard: Oui.

Il y aura des tireurs d'élite qui seront là pour quadriller toute la cérémonie sur la Seine. L'enjeu pour eux va être terrible. Les gens seront aux balcons, sur leurs terrasses.

Il faudra identifier ce qui représente un danger et ce qui ne représente pas un danger. Le mot d'ordre est clair: un danger, un homme armé sur un toit, on neutralise. Ca doit aller très vite.

Pas de sommation, pas de discussion. Pas de sommation non plus pour les drones ou pour ce qui est dans l'air. Les militaires comme les policiers ont une sorte de blanc-seing pour, en cas d'urgence maximum, réagir tout de suite sans demander à Tartempion s'ils ont droit de le faire. - A.de Tarlé: Pour ajouter à la difficulté, votre journal raconte ce matin par le menu que ce soir, au Louvre, E.Macron reçoit 500 chefs d'Etat et têtes couronnées.

Votre journal nous décrit un dîner sous cloche. Il y a des goûteurs qui vont tester les plats avant. On n'en est là, dans le souci du détail? - D.Delseny: C'est un bon échauffement avant la cérémonie de demain.

C'est moins compliqué...

Il y a beaucoup de monde. Ce qui crée la complexité de l'exercice, c'est qu'il y a beaucoup de délégations, de gens qui n'ont pas les mêmes pratiques en termes de sécurité. Madame Biden viendra avec le secret service, des éléments américains chargés de sa protection personnelle. - A.de Tarlé: Chacun va venir avec son service? - D.Delseny: Les Américains, ou qui ce soit, quand ils se déplacent, ont un service de protection qui accompagnent le président.

Idem pour la délégation israélienne qui fait l'objet d'une protection particulière à l'occasion de ce dîner et des JO. Il faut arriver à mettre en musique les services d'ordre personnels de chacun, faire transiter dans Paris les délégations de plusieurs centaines de personnes avec des gens qui sont dans des hôtels, les mettre dans des véhicules, les amener jusqu'au Louvre...

On peut mettre le Louvre sous cloche. Une fois qu'ils ont commencée à dîner, ils sont protégés. Il ne peut pas se passer grand-chose vu le nombre de policiers.

Mais ça rajoute...

Ca vient la veille d'une cérémonie d'ouverture qui mobilise déjà du monde. Ca fait un dispositif lourd à gérer qui est pas mal piloté par le service de protection de la police nationale, chargé de la protection au quotidien des chefs d'Etat qui viennent sur Paris. Ils sont tous mobilisés depuis plusieurs jours.

Il y a des chefs d'Etat ou de délégations qui sont arrivés en début de semaine. Il faut aller les chercher, les ramener sur Paris, sécuriser la soirée, le retour à l'hôtel ou à l'ambassade...

Ce sont des trajets qui se font dans un Paris un peu libéré des voitures, mais c'est déjà une répétition générale. - A.de Tarlé: Il y a aussi toute une organisation.

Ce matin, V.Pécresse, au détour d'une question, a révélé que pour organiser les transports en Ile-de-France, il y avait le plan A. Elle dit qu'ils ont imaginé pas moins de 250 plans B possibles. - V.Pécresse: Nous avons 250 plans B.

Ils ont été élaborés avec toutes les opérateurs au cas où il y aurait un problème dans les transports. On a travaillé pendant 8 ans. Tout le monde a travaillé! - A.de Tarlé: On a envie d'être fiers et d'applaudir quand on voit que la machine française est capable de créer une telle organisation. - A.Goutard: La France et l'administration française savent organiser ce type de choses.

C'est presque la formation de nos grandes administrations. La capacité à synthétiser et planifier. Ca fait 10 ans qu'ils planifient tout.

Il y a 1000 plans B en matière de sécurité. Pour chaque déplacement, il y a des plans B, des plans C. Pour l'hôpital, des études ont été faites d'impact.

S'il y a un écrasement, une panique de la foule...

S'il y a une épidémie ou le covid...

A chaque fois, des scénarios sont élaborés. Il y a plusieurs solutions selon le temps, l'ambiance, le lieu, les forces en présence. C'est un truc que sait faire l'administration française.

Je ne garantis pas l'absence de quoi que ce soit mais les Français sont connus pour savoir organiser, scénographier un événement tel que celui-là. - A.de Tarlé: Le 31 décembre, sur les Champs-Elysées, c'est une avenue de 2 km, il y a 1 million de touristes chaque année.

Ca se passe très bien. - D.Delseny: On sait faire.

On est un pays habitué au tourisme. Accueillir des masses de touristes, on sait faire. 2 choses rendent la situation...

C'est pour ça que la moitié des Français sont encore inquiets. C'est d'abord la scénographie de la cérémonie d'ouverture. C'est un choix sans doute artistiquement formidable mais qui, en termes de sécurité, a été un casse-tête absolu.

Et il y a le contexte. La France a été frappée en 2015 par une vague d'attentats historique. C'est toujours dans l'esprit des gens.

Ca s'est passé à Paris. On a aujourd'hui le conflit entre la Russie et l'Ukraine, le Proche-Orient. Tout ça a des impacts au quotidien en France.

On est baignés là-dedans. Ce contexte plus la physionomie de la cérémonie...

Je suis d'accord avec mon voisin. On parle d'une fête. Il va falloir archi sécuriser une fête.

On ne devrait pas se poser ces questions. Mais en France, ça fait quelques années qu'à chaque fois qu'il y a une fête, on a toujours le doute de comment ça va se terminer. Oui, c'est une fête, mais il faut la sécuriser pour que ça reste une fête. - A.de Tarlé: La fête a déjà commencé.

Est-ce que c'est très français...

A.Oudéa-Castéra, ce matin, était agacée qu'on lui pose la question sur les couacs qu'il y a eu hier à Saint-Etienne. Le stade a été envahi par les spectateurs pendant le match Argentine-Maroc.

Au Parc des Princes, à Paris, les spectateurs se sont plaints de files d'attente interminables pour voir le match Ouzbékistan-Espagne. On explique qu'on manque de femmes pour palper les spectatrices. - A.Grynbaum: Elle est dans son rôle. - A.de Tarlé: Ces couacs, ce sont des signaux faibles?

Il y a toujours de l'imprévu qui vient vous perturber? - A.Grynbaum: Toujours.

Pour suivre le championnat de France de foot, les problématiques en termes de supporters qui rentrent sur la pelouse, on en a beaucoup en Ligue 1 depuis des années. Il y en a eu hier soir. Il y a le problème d'accès au Parc des Princes.

Ce n'est pas comme si on organisait tous les week-ends ou tout les 2 week-ends des matchs du PSG au Parc des Princes. Souvenez-vous qu'on a organisé l'Euro 2016 après les attentats de 2015. J'avais interviewé un ancien membre du GIGN qui m'avait expliqué qu'il fallait toujours s'adapter à la menace terroriste.

Malheureusement, un homme a perdu la vie avant le match entre la France et l'Allemagne autour de l'attentat qu'il y avait eu au Stade de France. En 2016, on a été capables d'organiser sur tout un rayon de ville... - A.de Tarlé: On dit qu'en termes d'organisation, c'est 40 Coupes du monde. - A.Grynbaum: C'est surtout la disposition et la cartographie, la manière dont ces Jeux sont organisés qui crée encore plus de problèmes.

S'il y a un couac, ça va nous revenir en boomerang. - A.Goutard: Est-ce que la meilleure façon de lutter contre le terrorisme, ce n'est pas d'être audacieux?

C'est quelque chose que savent faire les Français. L'audace d'organiser un événement sur la Seine à ciel ouvert. Même pas peur!

C'est de l'audace, dans un monde où on voudrait enfermer et sécuriser au point de ne plus rien faire. Là, on fait! - A.de Tarlé: Question. - E.Girard: Ce n'est pas tout à fait vrai.

Beaucoup de policiers sont à Paris. En région, il y aura des effectifs constants parce que personne n'a pu prendre de congés. G.Darmanin a dit qu'il refusait toute demande de congés.

Concernant la criminalité classique, on peut considérer qu'il y aura à peu près autant de policiers. Il y a des endroits, c'est vrai, où il n'y aura pas autant de forces de l'ordre. Les maîtres-nageurs sauveteurs sont en renfort l'été dans les stations balnéaires.

On leur a demandé cette fois de venir à Paris pour faire le nombre. Ils ne seront pas là. Ils doivent être remplacés par des personnels formés de façon express.

Dans certaines stations balnéaires, on s'inquiète. Il y a aussi un sujet en montagne, où, de la même façon, un certain nombre de secouristes ont été redéployés vers Paris pour sécuriser les JO. Il y a un sujet autour des hélicoptères.

Ils ont été redéployés à Paris pour sécuriser les JO. En montagne, on se demande comment faire s'il y a besoin d'hélicoptères. Il n'y en aura pas autant que d'habitude pour secourir les gens.

On a eu vent de ces 2 exemples précis. Hors de ces cas spécifiques, on peut considérer que la police sera présente en région comme d'habitude. - A.Goutard: La présence massive des policiers en ce moment a fait baisser la délinquance des pickpockets à Paris.

C'est profitable sur Paris et la petite couronne, d'après les 1ers résultats de la préfecture de police. - A.de Tarlé: Au coeur des inquiétudes, il y a la cybersécurité.

Les JO de Paris pourraient être la cible de plusieurs milliards d'attaques. Comment la France se protège-t-elle des hackeurs et des tentatives d'ingérences étrangères? - Vous ne verrez pas son visage.

Question de sécurité. Voici l'une des spécialistes de la cyberdéfense déployée pendant les JO. Avec sa tablette, elle teste en permanence sur le terrain la sécurité informatique des réseaux. - Avec cet équipement, on s'assure que quand on est sur un réseau, connecté au réseau wi-fi du site, on ne va pas pouvoir interrompre le réseau de compétition, interrompre le réseau qui sert à faire les paiements en carte bancaire sur le site, interrompre le réseau qui a servi à faire l'affichage et la scénographie de la compétition. - Pour les JO, 13 000 ordinateurs sont déployés, 400 000 km de fibre optique posés et 7000 bornes wi-fi installées.

Dans ce monde olympique ultra connecté, la cybersécurité est une affaire sérieuse et les alertes nombreuses. Google s'inquiète dans un rapport. Pour se défendre, voici le centre des opérations ultrasensibles.

Il s'est installé dans un lieu tenu secret. Les autorités françaises anticipent plusieurs milliards de cyberattaques pendant les JO. Depuis 2 ans, on s'entraîne à affronter les pires situations. - Les scénarios auxquels on se prépare le plus, c'est à faire face à plein de choses qui se passent en même temps, plein de cyberattaques.

Pendant les JO et les Jeux paralympiques, il y aura des cyberattaques. Ca se déroule dans un contexte de pression cyber particulier, du crime organisé qui cherche à faire de l'argent, d'activistes qui cherchent à faire passer des messages. Tous ces acteurs vont se focaliser sur les JO. - La cérémonie d'ouverture, le moment le plus sensible, avec plus d'un milliard de téléspectateurs dans le monde.

Une attaque cyber réussie et c'est le coup d'éclat. Comme en 2016, en Corée du Sud avec une opération qui paralyse le wi-fi et des sites Internet à 45 minutes du début des JO d'hiver. - Nous enquêtons sur la cause et partagerons de plus amples informations dès que nous aurons plus de détails. - Après enquête, c'est bien la Russie qui serait derrière la cyberattaque.

En France, arrestation cette semaine d'un ressortissant russe. C'est un ancien participant à une téléréalité. Il se présente comme cuisinier privé.

Ce serait un agent du FSB. Accusé d'espionnage, il menaçait l'inauguration des JO. - G.Darmanin: Nous pensons fortement qu'il allait organiser des opérations de déstabilisation, d'ingérence et d'espionnage dans notre pays, qui peuvent être des cyberattaques, la manipulation d'informations. - Les réseaux russes ciblent les JO de Paris depuis plusieurs mois. - T.Cruise: C'est moi, T.Cruise, l'acteur. - Derrière ce faux documentaire se cache un film de désinformation. - Dans cette série, vous allez découvrir la face cachée de l'industrie du sport.

Je vais vous révéler la corruption du CIO. - Mensonge et complotisme, la voix de l'acteur américain est fabriquée par de l'IA. Le CIO est bien impuissant. - C'est de plus en plus sophistiqué, notamment avec ce film avec T.Cruise.

Mais j'ai peur qu'on doive vivre maintenant avec cela. - Dans le cyberespace, la trêve olympique n'existe pas, bien au contraire. - A.de Tarlé: D.Delseny, une question... - D.Delseny: En matière de cybercriminalité, tout est à peu près possible, la coupure de réseau, la coupure d'électricité. - A.de Tarlé: On a raison de soupçonner les Russes d'en vouloir à nos JO? - D.Delseny: En matière de cybercriminalité, les Russes ne sont pas les plus mauvais.

Ils l'ont déjà prouvé. Ils ont un mobile pour agir sur les JO. Ils sont vexés de ne pas y être.

On est en conflit ouvert avec eux. S'ils le peuvent, ils le feront. Ce n'est pas le seul pays qui maîtrise bien ces technologies, mais eux les maîtrisent très bien. - A.de Tarlé: Il y a un ressentiment des Russes de ne pas participer aux JO, où ils brillaient par le passé? - A.Grynbaum: C'est lié en grande partie aux JO de Sotchi en 2014, où ils avaient échangé des échantillons d'athlètes russes qui s'étaient dopés.

C'est pour ça qu'ils avaient été suspendus des JO à Rio. - A.de Tarlé: Là, c'est à cause de la guerre en Ukraine. - A.Grynbaum: Depuis, leur grande spécialité, c'est la cyberattaque.

A Rio, ils avaient attaqué le serveur de l'Agence mondiale antidopage et avaient révélé que tout un tas de grands sportifs internationaux, S.Williams, les nageurs américains, tout un tas de grands sportifs de pays occidentaux, prenaient des produits dopants alors qu'ils avaient une ordonnance. C'est une autorisation à usage thérapeutique.

Ils montraient au grand public que ceux qu'il idolâtrait prenaient de la Ventoline, des produits censés être interdits mais qu'ils prenaient ces produits parce qu'ils avaient un problème de santé qui leur permettaient de prendre tel ou tel produit. Ils sont moins d'une vingtaine. Le CIO...

Ils se sont dits qu'ils n'allaient pas autoriser ou refiler le bébé aux grandes fédérations sportives...

La fédération d'aviron va décider pour les athlètes russes et bélarusses... "On va leur laisser gérer la situation, notamment la Fédération internationale d'athlétisme qui a dit: "On ne veut pas d'athlètes russes qui aient participé de manière directe ou indirecte au financement de l'invasion russe sur le sol ukrainien." Pour eux, c'est une manière de se venger par rapport au coût terrible.

Le bloc soviétique, l'URSS, en période de guerre froide, c'était aussi une manière de montrer sa domination face à l'Occident. - A.de Tarlé: Ils organisent leurs JO à eux. - A.Grynbaum: Un peu plus tard.

C'est de la propagande de Poutine. - A.Goutard: La Russie ne se cache pas de commettre ce type d'attaques, de désorganisation. - A.de Tarlé: Ca voudrait dire quoi, une cyberattaque sur les JO français?

Qu'est-ce qui pourrait tomber en panne? - A.Goutard: On a bien compris qu'il y aurait une bulle au-dessus de Paris.

Aucun avion ne tombera, mais ça aurait pu être des scans...

On passe notre temps à montrer les QR codes. Tout le système des QR codes tomberait à l'eau. Ca peut être l'éclairage.

Tout est électronique. Après, il y a des pare-feu. Aux derniers Jeux de Tokyo, il y a eu près d'un milliard de cyberattaques.

Aux Jeux de Londres, 450 millions. On sait quand même gérer les contre-attaques. En plus, les attaques sont souvent primaires.

Ca se détecte rapidement. Mais ça sature. Ca crée de l'anxiété.

Il y a les attaques primaires dans les systèmes électroniques et la désinformation. On l'a vu avec ce faux film Netflix avec un acteur de Hollywood dont j'ai oublié le nom. - A.de Tarlé: T.Cruise. - A.Goutard: On voit bien l'enjeu pour les prochains JO.

A partir du moment où il y a l'IA, ça va être un festival de films et de désinformations de ce type qui peuvent nuire à l'image des JO. - A.de Tarlé: Les Russes et V.Poutine sont décidés à salir nos JO?

On a déjà eu des cas d'ingérence russe avérés, les mains rouges retrouvées... - E.Girard: C'étaient des avertissements avant les JO.

Le message sous-tendu, c'était: "On peut vous toucher." Ce que disent les services de renseignements, c'est qu'ils voient un avant et un après février 2024, quand E.Macron n'exclut plus d'envoyer des troupes au sol en Ukraine.

A ce moment-là, il semblerait qu'il y ait eu des consignes. Il y avait déjà des attaques et des fake news. Mais il semble qu'il y ait un vrai déchaînement depuis février avec l'idée de faire payer la France pour ce discours.

La France est la clé de voûte de l'Europe et du soutien à l'Ukraine en Europe. On veut faire payer Macron. Quoi de mieux que de gâcher les JO pour ce faire?

Le parquet de Paris a annoncé hier qu'une enquête était en cours parce qu'un réseau de machines zombies qui menaient des attaques informatiques tous azimuts avait été récemment démantelé. - A.de Tarlé: Les ordinateurs bombardent les systèmes de requêtes. - E.Girard: Ce n'est pas le type d'attaque le plus sophistiqué, le plus à même de perturber les JO, mais c'est chronophage.

Il y a énormément d'attaques en même temps. Ca occupe les services de sécurité informatique. Ca peut permettre à des hackeurs plus sophistiqués d'aller trouver là où il y a un point faible.

Ce ne sera sans doute pas l'éclairage du Stade de France. Ils iront chercher un sous-traitant, un fournisseur. - A.de Tarlé: Les hôpitaux disent être prêts à travailler avec la gomme et le crayon au cas où tous les systèmes informatiques tomberaient en rade. - E.Girard: Les hôpitaux, c'est un point faible du système informatique français.

Ca a été identifié par les services spécialisés et le ministère de la Santé. Il y a 250 millions d'euros pour 2024-2025 qui ont été investis par le ministère de la Santé pour contrer les cyberattaques dans les hôpitaux français. L'hôpital de Corbeil-Essonnes, en 2022, avait été paralysé plusieurs jours par une cyberattaque.

Le risque existe mais il est tellement identifié qu'on a des équipes qui regardent partout et qui seront à même de faire fonctionner les hôpitaux en cas de cyberattaque, c'est-à-dire d'isoler la cyberattaque pour qu'elle touche le moins de services possibles. Ca permettrait aux hôpitaux de fonctionner malgré la cyberattaque. - A.Grynbaum: Il y a eu le bug chez Microsoft.

C'était il y a 15 jours. - A.de Tarlé: Apparemment, c'était une mise à jour qui aurait mal fonctionné. - A.Goutard: Pour les Russes, dans leur arsenal d'armements, le cyber en fait partie.

C'est totalement assumé. C'est planifié, organisé, avec des entreprises qui travaillent pour les autorités russes, avec un PDG, qui sont des pirates et des hackers, qui ont énormément d'argent pour nous attaquer. - A.de Tarlé: Concernant la guerre en Ukraine, V.Zelensky était prévu ce soir dans le dîner organisé par E.Macron avec les 500 convives.

Finalement, il s'est décommandé. Est-ce que c'était sa place, en pleine guerre, de venir faire la fête à Paris? - D.Delseny: Pour la sécurité, ça peut se gérer, mais en termes d'image... - A.de Tarlé: C'est son ministre des Sports qui sera là.

Le secteur de la santé se prépare à un afflux de visiteurs pendant ces JO. Hôpitaux parisiens, cliniques privées et soignants de région vont être mobilisés, certains sur leur temps libre. - L'heure des derniers ajustements, du dernier check-up avant le grand départ. - En pratique, on a tous les pousse-seringues... - En termes d'oxygène, nos bouteilles. - Pendant toute la durée des JO, 26 agents du Samu du Mans vont se relayer à Paris.

Chacun sera mobilisé 1 ou 2 jours. - C'est des véhicules mis à disposition du Samu 75. Ce n'est pas au détriment de notre flotte.

C'est en plus des véhicules qu'on a ici. Le personnel qui va partir à Paris le fait sur son temps de repos, voire de congés. Ca n'impacte pas notre organisation. - Les équipes sont hébergées et rémunérées par l'AP-HP.

Dès vendredi, le Samu du Mans sera positionné dans le dispositif de la cérémonie d'ouverture. - Je ne pense pas qu'on ait les JO tous les ans en France. L'idée est de vivre un moment unique dans la vie de chacun, en être d'une façon ou d'une autre, être solidaire avec les autres et vivre quelque chose de collectif. - 8 Samu de province seront mobilisés pendant tous les JO, soit une centaine de soignants supplémentaires sur l'Ile-de-France.

Du renfort qui vient également des hôpitaux privés. 12 établissements de région parisien ont été mis à contribution. Dans cette clinique de Stains, c'est l'aboutissement d'un an de travail, de projections pour anticiper le pire. - On s'est préparés à des scénarios un peu catastrophes.

Depuis un an, on a eu 4 exercices et 2 exercices de cyberattaques. C'est important. Tout est informatisé.

Il faut être en capacité très rapidement de repasser au stylo et à la feuille blanche. Il faut pouvoir faire des examens sans que la prise en charge soit dégradée. - Malaises, insolations, entorses...

La clinique prévoit de soigner la petite traumatologie et, au besoin, se tient prête pour prendre en charge des cas plus graves. - Les 12 lits dans ce service, on les ouvre à partir de demain. Le service de médecine au 4e étage, on a rouvert lundi 17 lits et les 5 lits du service également. - Nécessairement plus de soignants.

Ici, 30 personnes supplémentaires ont été sollicitées pour l'été avec le souci de préserver les congés des équipes. - Prendre soin des soignants, c'est très important. C'était aussi un des éléments importants dans le post-covid, de faire attention à notre denrée la plus rare, les professionnels. - Des professionnels épuisés qui n'ont pas la même chance que le public.

Dans ces hôpitaux, comme Georges-Pompidou, les soignants n'ont pas pu prendre plus de 15 jours de congés consécutifs cet été. En contrepartie, des primes JO de 800 à 2500 euros brut par semaine ont été prévues, mais seulement pour certains et sous conditions. Trop restrictif et injuste, selon les syndicats. - Des collègues ont décalé leurs congés en pensant obtenir la prime et ne vont pas la percevoir.

Des collègues des urgences à l'hôpital Pompidou ne vont pas avoir la prime alors qu'ils sont au coeur du dispositif. Il y a une débauche de moyens à l'occasion des JO. On met le paquet partout, y compris pour le sécuritaire.

La santé n'est pas la priorité de nos décideurs. - Les autorités de santé s'attendent à une activité hospitalière supérieure de 3 à 4 % par rapport à un été habituel en Ile-de-France si les Jeux se déroulent sans encombre. - A.de Tarlé: C'est comme pour la sécurité.

En matière sanitaire, il faut se préparer à toutes les catastrophes. - A.Goutard: C'est la prévention et la préparation.

Une petite clinique se prépare depuis plus d'un an à toutes les possibilités, y compris le cyber. Les instances sanitaires ont, depuis 10 ans, commencé à imaginer des scénarios d'épidémie, covid, dengue...

La dengue est une problématique. Nous sommes en période d'été. Il va y avoir des déplacements de foule.

Ca rend très malade. En traumatologie, les mouvements de foules...

C'est une problématique importante et un risque important, sans parler du risque d'attentat. C'est une machine administrative qui s'est mise en route. Depuis le covid, il y a beaucoup de progrès.

Les hôpitaux travaillent avec les cliniques. Les cliniques se sont mises en branle. Lors du covid, Les cliniques n'étaient pas dans la boucle quand il y a eu un afflux de malades.

Petit à petit, chacun apprend. On est assez opérationnels. On a réussi à débloquer 3500 lits.

C'est une puissance de frappe et la possibilité de parer à différentes éventualités. - A.de Tarlé: C'est la tuile, pour un athlète testé positif au covid la veille d'une compétition?

Il serait disqualifié? - A.Grynbaum: Il serait obligé de sortir de l'équipe.

Il y aurait un risque de contamination dans le village olympique. - A.de Tarlé: Donc il ne peut pas participer à l'épreuve. - A.Grynbaum: Il devrait sortir.

Si vous avez un nageur ou un boxeur positif, il va contaminer toute la délégation, son environnement proche. Ca peut être un gros souci. 3500 lits débloqués, mais on part de tellement loin par rapport à cette problématique de politiques publiques sur la santé en France, avec toutes ces urgences qui ont fermé, ces déserts médicaux.

On se rappelle de l'époque covid où on envoyait des gens contaminés d'Ile-de-France en province. Là, ce sera plus compliqué. - A.de Tarlé: Concernant le covid, il s'est invité lors du Tour de France. 15 millions de touristes à Paris qui ne vont pas respecter les gestes barrières, est-ce que le covid pourrait gâcher la fête? - A.Grynbaum: Je ne pense pas.

On a des vaccins. Sur le Tour de France, des coureurs ont dû abandonner parce qu'ils étaient positifs. Pogacar et les grands leaders ont fait les interviews avec les masques.

On a vu toute la caravane du Tour de France, gigantesque, avec toutes les équipes. Ils ne seraient pas disqualifiés mais ce serait tout comme car l'équipe devrait sortir de la compétition. Ce serait un drame.

Ces athlètes se préparent depuis des années. Aujourd'hui, il y a toute une préparation. Il y a la gestion du sommeil, de la nutrition, le physique, beaucoup de choses.

On ne leur souhaite pas ce drame. C'est le rêve d'une vie. Imaginer qu'ils en soient privés, ce serait catastrophique. - A.de Tarlé: Question.

On a tous été étonnés de voir des véhicules blindés du Qatar patrouiller dans les rues de la capitale française. - D.Delseny: Je ne crois pas qu'il y ait besoin de renforts médicaux venus de l'étranger.

Les renforts policiers des pays étrangers...

Ce n'est pas nouveau. C'est arrivé sur d'autres événements internationaux. Ce ne sont pas des renforts terriblement opérationnels.

C'est presque du symbole ou de l'image. - A.de Tarlé: Pour montrer que c'est un folklore... - D.Delseny: Les policiers sont susceptibles de renseigner des gens, de prendre des plaintes en espagnol ou en anglais.

Des commissariats internationaux se mettent en place pendant les événements d'ampleur. C'est un événement un peu anecdotique sur le dispositif. - A.Goutard: Concernant cette coopération avec des polices ou des militaires étrangers...

Lorsqu'il a fallu déminer l'ensemble du village olympique, plusieurs hectares, les Américains et les Canadiens nous ont aidés. Ca permet d'alléger les forces de l'ordre. Est-ce qu'il y a des étrangers parmi les médecins?

Non, ce n'est pas prévu. - A.de Tarlé: On revient à vos questions.

Question. D.Delseny? - D.Delseny: Si on se fie à ce qui se passe depuis plusieurs mois en France, la principale menace terroriste en France est endogène.

C'est-à-dire quelqu'un qui se radicalise en France, qui ne s'est pas formé à l'étranger, qui n'est même pas téléguidé par quelqu'un ou qui est téléguidé par des réseaux, mais de manière diffuse et lointaine. Il prend la décision seul d'agir. - A.de Tarlé: Pourrait-il entrer dans les zones rouges ou grises avec un couteau? - D.Delseny: Il peut essayer.

On peut foncer sur le 1er barrage qu'on trouve sur son chemin. Je ne souhaite pas faire peur à tout le monde. Dans cette matière-là, en France, on a assez pris de coups pour ne pas se permettre de dire: "C'est carré et il ne se passera rien demain." Tout le monde le souhaite, moi le premier.

On a été tellement frappés par des choses très différentes...

Il y a l'attentat coordonné, ce qui s'est passé à Nice, la Promenade des Anglais, un type et un camion, 90 morts. La menace principale est là. - A.de Tarlé: Un loup solitaire? - D.Delseny: Il ne faut pas mettre de côté le pays qui peut vouloir nous attaquer.

On a parlé beaucoup des Russes. C'est une donnée importante. - A.Goutard: Je suis d'accord.

En plus, il y a l'aspect pour lequel on ne peut rien faire. Un attentat peut avoir lieu dans une petite ville qui ne profite pas de la masse de policiers qu'on a sur Paris et la région parisienne. Saint-Etienne-du-Rouvray, c'était improbable qu'un attentat se déroule à cet endroit.

Le risque n'est pas un attentat dans Paris mais plutôt à côté, qui déstabiliserait la joie des JO. - A.de Tarlé: Question.

En 1996, à Atlanta, il y a eu un attentat mené par un jeune Américain d'extrême droite, qui voulait dénoncer le complotisme de Washington. - A.Grynbaum: Ca peut venir de tous les côtés.

Il y a la menace du loup solitaire. En 96, c'était cet étudiant. Lors du marathon de Boston, un étudiant américain avait créé des dommages incommensurables avec des personnes décédées...

Lors d'un match de foot en Belgique, il y a 2 ans, des personnes ont perdu la vie. Il y a toujours un risque. Les forces de l'ordre sont là pour gérer ça.

On sait faire. Ca peut très bien se passer et ça va très bien se passer. On se projette sur quelque chose de beau et de positif. - E.Girard: Tout est possible mais il y a des degrés de probabilités...

Un attentat venu d'une personnalité d'ultradroite ou de l'ultragauche, c'est moins probable. Ca n'a pas eu lieu dans l'histoire récente de notre pays. Le modus operandi de l'attaque avec un couteau est très lié aux thèses djihadistes.

C'est le type d'attentat le plus craint. C'est très difficile à repérer. Venant de l'ultragauche, il y a un type d'acte qui est craint, le sabotage.

Il y a déjà eu de petits actes de sabotage repérés et jugulés par les forces de l'ordre. C'est plutôt des clous disposés sur les routes, les branchements électriques manipulés pour perturber les épreuves. - A.de Tarlé: Du sabotage... - A.Goutard: Il y avait une vraie crainte d'actions commises par des associations d'extrême gauche ou d'extrême droite pendant le circuit de la flamme.

Finalement, il ne s'est rien passé. Il n'y a pas eu d'action qui ait éteint la flamme. - A.de Tarlé: En 2008, lors du passage à Paris... - A.Goutard: La flamme avait été attaquée.

Des associations voulaient se faire voir. Il y a un repérage beaucoup mieux fait, une prévention beaucoup mieux faite. Sur la flamme, c'était exemplaire.

Les gens n'ont pas senti la pression des forces de l'ordre. C'est resté bon enfant et convivial. La flamme est passée tout près des spectateurs.

Il ne s'est rien passé ou pratiquement rien. - A.de Tarlé: 6 millions de Français ont pu voir la flamme passer. - A.Grynbaum: En 2008, les enjeux géopolitiques n'étaient pas les mêmes.

C'était le passage de la flamme des JO de Pékin. C'était des associations pro-Tibet qui avaient manifesté. - A.de Tarlé: Là, ce sont des activistes du climat qui se sont promis de perturber les JO en dénonçant les sponsors.

Question. G.Darmanin s'est vanté d'avoir refusé 100 % des demandes de congés. - E.Girard: Un plan est prévu de baisse du nombre d'effectifs qui travaillent après les JO.

Là, on est à quasiment 100 %. - A.de Tarlé: En septembre, on aura beaucoup moins de policiers en France. - E.Girard: Le sujet est en septembre.

Aujourd'hui, tous les personnels en contrat travaillent. En septembre, tout le monde prendra ses congés. Normalement, il y a un étalement prévu.

En septembre, il y a un point faible repéré. On sera au maximum du moment où le plus d'effectifs prendront leurs congés. Il y aura moins de policiers. - D.Delseny: En France, on a eu des émeutes l'an dernier après la mort de Nahel.

On a eu la Nouvelle-Calédonie qui a mobilisé d'importantes forces mobiles. On souhaite que l'automne soit tranquille, ce qui n'est pas politiquement garanti ni acquis. Si on a de nouveau des mouvements sociaux forts à partir d'octobre...

Vous ne pourrez pas repousser tout le temps les congés et le travail supplémentaire. On est un pays qui vit une succession de crises sécuritaires en permanence. On a parlé beaucoup de sécurité pour la fête, mais on parle tout le temps de sécurité, maintenant.

Les "gilets jaunes", c'était un mouvement social pendant 15 jours et c'est devenu un problème de sécurité pendant 6 mois. Notre pays a un petit problème avec ça. Tous les événements, sportifs, festifs, des concerts...

La 1re question qu'on se pose tous, c'est: "Qu'est-ce qui va arriver et comment on va sécuriser tout ça?" - A.de Tarlé: C'est la violence qui monte ou notre tolérance à l'insécurité qui est plus basse? - A.Goutard: Il y a une tolérance à l'insécurité qui est plus basse. - A.de Tarlé: On voit la violence sur les réseaux sociaux. - A.Goutard: La violence est devenue une arme de revendication.

Malheureusement, une partie de la population a l'impression que si elle veut être entendue, elle doit passer par une action virulente et parfois violente, et qui sera en plus relayée par les médias que l'on connaît ou par les réseaux sociaux. C'est devenu une arme de contestation. L'expression de cette violence fait peur.

C'est devenu un enjeu pour les pouvoirs publics à gérer. Est-ce que c'est faute de débat social ou parce que notre société est plus violente? Je n'ai pas la réponse. - A.de Tarlé: Question.

Les assignations à résidence Ont augmenté avec l'arrivée des JO. - E.Girard: Tous les fichés S ne sont pas assignés à résidence ni invités à pointer au commissariat.

Il y a environ 30 000 fichés S et 150 assignations à résidence et pointages au commissariat. Cela dit, on peut largement penser que chaque fiché S est sous surveillance, en prévision de la cérémonie d'ouvert d'une façon ou d'une autre. Ca veut dire beaucoup de choses et pas grand-chose.

Il y a énormément de fichés S qui, demain, pourront sortir de chez eux de façon libre. Est-ce qu'un fiché S pourra pénétrer dans la zone des festivités des JO? Non.

C'est tout le principe des périmètres de sécurité. - A.de Tarlé: Question. - A.Goutard: Les Chinois. - A.de Tarlé: L'Iran. - E.Girard: La Corée du Nord a des services de cyberattaques réputés. - A.de Tarlé: Question.

Jusqu'à présent, on a tout bon. La panne de Microsoft...

La France a plutôt mieux résisté que les autres. Merci. France Télévisions propose une chaîne numérique.