Budget 2026 : que nous concocte François Bayrou ? | Ça vous regarde - 10/07/25
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue dans Saourgarde. Au programme ce soir, sortez les calculatrices. Le gouvernement cherche 40 milliards d'euros, pas moins pour son prochain budget.
Les annonces du premier ministre sont prévues mardi. Entre-temps, spéculation, ballon d'essai et ligne rouge. On fait le point avec nos invités en plateau.
Évidemment, réchauffement entre Londres et Paris. dernier jour de la visite d'état d'Emmanuel Macron au Royaume-Uni, on reçoit le journaliste britannique évidemment Philippe Turl pour revenir justement et faire le bilan de cette visite d'État. Enfin, faut-il désarmer la police municipale ?
La proposition de l'insoumise Mathilde Panot a suscité de vives réactions à gauche notamment. Faut-il désarmer la police municipale ? C'est la question qui fâche ce soir dans cette émission.
Vous avez le programme, ça vous regarde. C'est parti. [Musique] Il ne se dérobera pas.
C'est la promesse de François Bairou sur le budget mardi. On devrait en savoir plus sur les arbitrages du Premier ministre qui joue rien de moins que sa place à Matignon. Alors, les pistes, les dernières informations, les lignes rouges des uns et des autres, on va voir ça ce soir sur ce plateau avec deux députés assidus de la commission des finances.
Jean-ren Casneu, député du GERS, du groupe Ensemble pour la République, bonsoir. Philippe Brun, vous êtes vous député socialiste de l'heure là toujours informé Fanny Guinochet, journaliste économique à la tribune et à France info. Et puis on compte sur vous François Girolf, économiste à l'OFCE pour les grandes données, les grands chiffres.
Alors, on va voir ce que vous savez, ce que vous souhaitez, ce que vous sentez sur ce budget 2026. Mais on commence avec le récap de Thbo Énoc. [Musique] Et donc, Thbo, le 15 juillet, Baou, François Baou va donc présenter ses choix budgétaires.
Oui, profitez bien du 14 juillet, la veille Elsa et vous tous. Du défilé, du feu d'artifice et de l'ambiance parce qu'elle risque d'être beaucoup moins festive. Le 15, le premier ministre a déjà préparé les esprits à dès lendemain qui déchange.
Florilège de ces déclarations sur le budget. Nous avons laissé monter la marée et des déficits. Nous sommes un pays en danger mortel.
J'ai évoqué un Himalaya composé d'une dizaine de sommets de plus de 8000 m. Alors dramatisation excessive ou justifiée ? Laissons parler le juge de paix, la Cour des comptes.
Nous sommes désormais oui le pays qui a le déficit le plus élevé de la zone euro. Nous risquons de nous trouver confronté si rien n'est fait pour le contre-carré, un véritable effet boule de neige, rien qu'en 2024, la charge de la publique augmenté de 7,3 milliards d'euros, soit 14 %. C'est dire que la boule de neige, elle commence déjà en fait à rouler.
Alors pour arrêter la boule de neige, il faut un mur de glace, un mur de 40 milliards d'économie, peut-être même 45, réclame Bery. De quoi ramener idéalement le déficit à 4,6 % en 2026 contre 5,4 % en 2025. Le tout en se fondant sur une prévision croissance optimiste de 1,2 %.
Alors, comment y parvient-on Thiba ? Quelles sont les les pistes sur la table ? Alors François Baou se montre énigmatique.
Les arbitrages sont gardés secrets jusqu'à mardi. Il faut donc se fier au ballon d'essai lâchés ces dernières semaines. Pour se faire une idée, ils volent tous dans la même direction, la baisse des dépenses publiques.
Première piste, celle qui revient le plus, celle d'une année blanche. Il ne s'agit pas d'une année neigeuse mais d'un gel de toutes les dépenses au niveau de l'année 2025 alors qu'elles sont normalement réhaussées de l'inflation. Les dépenses des ministères, le barême de l'impôt et les pensions de retraite pourraient ainsi être pris dans la glace.
Deuxième piste, le budget de la sécurité sociale. Un tour de vie s'est envisagé sur les arrêts maladies. Autre potion à mer, une nouvelle réforme de l'assurance chômage pourrait permettre d'économiser plusieurs milliards.
Mais ce n'est pas tout, Elsa. Comme si cela n'était pas assez compliqué, devinez qui vient rajouter une petite difficulté supplémentaire. Emmanuel Macron, le président de la République aurait acté une augmentation supplémentaire des moyens de la défense dès 2026 au-delà de ce que prévoit la loi de programmation militaire non négociable. la sécurité de la France et du continent en dépendante.
Alors, on le voit Thbo, l'équation budgétaire, elle est compliquée, mais l'équation politique, elle l'est tout autant. Oui, juger plutôt d'un côté une gauche qui ne votera pas de coup de draboot dans le modèle social et qui voudrait des hausses d'impôts. De l'autre une droite qui souhaite tout l'inverse.
Le 100 % de la restauration de l'équilibre budgétaire en France doit reposer sur des économies et aucune hausse d'impôts. 100 % d'économie, 0 % de hausse d'impôts. Aucune augmentation d'impôts, aucune.
Donc pour nous, c'est très simple, c'est aucune augmentation d'impôts. Alors au milieu de ces lignes rouges, comment trouver une ligne d'horizon ? Et bien François Bairou compte sur une chose, le sens des responsabilités, celui des Français et des parlementaires.
C'est le parlement qui choisira et je vous le dis, chacun prendra ses responsabilités. Le gouvernement n'éludera pas les siennes. Alors que le risque d'une motion de censure sur ce budget 2026 sans plus que jamais d'actualité, François Baou, on le comprend, pourrait jouer son vat tout en disant le 15 juillet, sa vérité du tel entraîner sa chute ?
Merci beaucoup Thbo. On va revenir ensemble sur ce qu'a dit Thba à la fois les pistes, à la fois ce qu'on peut attendre. Mais d'abord Fanny Guinochet, mardi, la presse est convoquée à 16h.
Est-ce qu'à 17h, on aura les grandes lignes du budget, les grands arbitrages où on pourrait rester dans des déclarations d'intention ? Ben écoutez, on espère qu'on aura quand même quelques quelques éclaircissements parce que c'est vrai que ça a été très bien rappelé, ça fait des semaines que on nous promet en qu'on entend cette cette musique, cette promesse et on va faire des efforts. C'est assez rare d'ailleurs d'avoir une présentation comme ça au cœur de l'été. auparavant euh enfin habituellement le budget c'est la rentrée hein, ça nous occupe à la rentrée.
C'est vrai que là François Baou a voulu euh alors pour associer tous les Français dit-il à l'effort mais euh en parler très tôt de ce budget avec foule de ballons d'essai. Donc euh tous les jours, on a une proposition, je caricature un peu mais quand même hein. Tous les jours, on a donc c'est vrai que pour les Français ce que l'on peut voir très concrètement c'est que ça suscite plutôt de l'inquiétude parce que il y a un indicateur par exemple qui progresse en France, c'est le taux d'épargne.
On est à quasiment 19 % donc en fait à force de se dire on va souffrir, on va avoir des efforts à faire, on va avoir probablement des hausses d'impôts, même si on a entendu donc il y aura pas de hausses d'impôts ou en tout cas nous on en veut pas machin. Les Français, ils se disent en fait le budget ça va être difficile donc on va mettre l'argent de côté. 19 % de taux d'épargne c'est plus élevé que ce qu'on a eu pendant le Covid alors que les Français ne pouvaient pas consommer puisqu'ils étaient confinés chez eux.
Et il y a aussi certains groupes qui font des propositions justement sur cette épargne. Je René Casinov. Vous vous soutenez le premier ministre, il vous a prévenu, il doit vous avoir dit quand même quelques grandes lignes ou alors mardi euh comme tous les Français, vous allez découvrir ce qu'il propose.
Votre journaliste a fait une description assez juste de ce qui allait se se passer. On aura quand même un certain nombre d'informations précises parce qu'il y a euh mi-juillet aussi les lettres plafond. Lettre plafond qui donnent par ministère, par mission, enfin soyons simple, par ministère qui donne le budget 2026.
C'est ce que Ber envoie voilà à chaque ministère en disant voilà votre argent pour l'année prochaine et au Parlement et donc on aura la visibilité sur probablement des baisses sur un certain nombre de ministères des hausses. l'avait dit, on veut préserver les dépenses de l'armée, vont même augmenter et comme on a dit que globalement les dépenses de l'État ne devait pas augmenter en valeur, ça veut dire que si on a un peu plus de dépenses militaires, si on a un peu plus de dépenses dans le domaine de l'éducation, si on a une une dette une charge à la dette hélas qui augmente, il faut qu'il y ait des budgets qui baissent et donc c'est quand même une information qu'on aura le 15 le 15 la semaine la semaine la semaine prochaine. Philippe Brun, vous les socialistes et les différents groupes d'opposition, vous avez été reçus à Bercery.
Est-ce qu'on vous a quand même répondu à certaines de vos questions ? Est-ce que vous vous avez pu donner vos lignes rouges ? Mais est-ce que vous avez obtenu des réponses, des informations sur ce budget ?
Non, pour une raison simple, c'est que les arbitrages n'ont pas été pris par le Premier ministre pour l'instant. Les ministères font des propositions. Bercy a fait bien sûr des propositions.
Ce qui a été décrit par le journaliste juste avant est vrai. Donc la fameuse année blanche euh un certain nombre de réductions de crédit pour les ministères, pour les opérateurs, les agences. Euh 5 milliards demandés aux collectivités locales, des coupes aussi dans les budgets de les hôpitaux.
Enfin bon, on a des choses qui sont déjà sorties dans la presse d'excellents journalistes économiques qui en ont parlé jusqu'ici. On n' pas davantage d'information. Nous les socialistes, on s'est préparé.
On a fait aujourd'hui un séminaire pour préparer nos propositions budgétaires qu'on révélera après le discours du premier ministre pour réagir très vite. On imagine François Girofle, on entend énormément parler ce chiffre 40 milliards d'euros. Est-ce que il y a déjà un accord sur ce chiffre ?
C'est ce qu'il faut économiser pour atteindre l'objectif de 4,6 % en 2026 et donc la trajectoire 3 % en 2029. Oui, c'est c'est l'objectif qui est en tout cas affiché par le gouvernement, compatible avec nos engagements européens et il faut se rappeler que c'est 40 milliards cette année, mais en réalité, on va faire un effort similaire, c'est ça qui est prévu dans les 5 années qui viennent. Donc en fait euh l'effort auquel on s'attend, en tout cas la loi de programmation pluriannuelle annonce un effort budgétaire de l'ordre de 100 milliards à 150 milliards d'euros plutôt 140 milliards.
C'est qu'on peut même pas dire ça va être douloureux l'année prochaine et ça ira après. C'est sur plusieurs années. Et moi c'est ça qui m'inquiète un petit peu pour être honnête.
Je me demande si on fixe pas des objectifs quand même un petit peu ambitieux. Alors on va voir ce qui ressort effectivement le 15 juillet. Moi, je m'attends à ce que ce soit pour être pour être honnête un petit peu en dessous de de 40 milliards parce que 40 milliards, c'est très difficile à économiser.
On a rappelé qu'il y a des budgets qui sont en hausse. Il y a un certain nombre de lignes rouges qui ont déjà été fixées par un certain nombre de partis politiques. Les retraites par exemple, or c'est les lignes rouges sur les grandes masses par définition.
Donc si on reste sur les petites masses et qu'il faut faire des économies sur des petites masses de l'ordre de 40 milliards d'euros, c'est extrêmement difficile à faire. Fanny Guinochet, on dit peut-être un petit peu moins mais peut-être aussi un peu plus puisque'après pour se donner des marges de manœuvre, on sait comment ça fonctionne hein, c'est des compromis. On va donner un milliard à quelqu'un, un milliard à un autre groupe.
Il pourrait annoncer 45 milliards d'euros d'économie. Surtout qu'on attend avec impatience le discours d'Emmanuel Macron dimanche soir qui on a peu d'informations là aussi mais on a visiblement une piste qui se dessine c'est que en prenant sa casquette de chef des armées Emmanuel Macron va demander à ce que le budget de la défense qui est déjà sanctuarisé en quelque sorte parce que vu la menace dans laquelle on se trouve je crois qu'il y a un consensus sur le fait de pas y toucher mais le président de la République demanderait aujourd'hui c'est au conditionnel mais c'est un conditionnel quand même qui semble qui va certainement se fermer qu'on fasse un effort supplémentaire pour les armées donc forcément si on fait un effort supplémentaire et bien et c'est pas un petit effort parce que là on parle de de milliards d'euros la loi de programmation militaire elle serait on attend on a déjà prévu de faire 3 milliards d'euros de plus l'année prochaine on doublerait l'effort. Donc il faut les trouver quelque part ces milliards d'euros.
Donc c'est forcément en prenant ailleurs, en taillant dans la dépense ou alors en augmentant les impôts. Mais ça semble être une ligne rouge du côté de la majorité. Vous en parliez Jean-René Kaz9 de cette loi de programmation militaire.
On sait déjà, vous avez l'information comme quoi Emmanuel Macron va annoncer quelques milliards supplémentaires et que bah par voie de cause à effet, il va falloir trouver quelques milliards de plus. On a cette information. Je suis évidemment incapable de dire de combien et c'est lui qui le qui le dira. peut-être préciser pour que ce soit clair pour tout le monde, on parle de 40 milliards d'économie par rapport à un budget qui augmente.
Donc c'est c'est une moindre augmentation. Il faut toujours le rappeler parce qu' l'impression que ça va baisser de 40 milliards. Non, c'est par rapport à une tendance si on ne faisait rien.
Donc globalement si on fait rien, on va faire plus 60 milliards, on va retirer 40 milliards. Donc on va faire plus 20 milliards. Donc les les dépenses publiques va augmenter comme elle a fortement augmenté l'année dernière et les années précédentes.
François Girop, est-ce que l'économiste est d'accord ? Quand on parle de 4 milliards d' 25 milliards qu'il faut faire comme comm comme est-ce que ça veut dire que c'est un budget austéritaire quand il y a 40 milliards d'euros d'économie ou comme explique Gené 159 comme c'est une moindre hausse on peut pas parler d'austérité. Bah si on prolonge vraiment cet effort pendant 5 ans, oui, on va pouvoir commencer à parler d'austérité.
Je veux dire 125 milliards sur enfin 25 milliards même sur 5 ans, c'est absolument considérable. On ne l'a jamais fait. Donc oui, ce serait un budget austéritaire.
Et voilà. Et la question aussi je pense qu'il faudrait poser, c'est est-ce que c'est ce qu'on a envie de faire dans les c prochaines années ? C'est justement justement Philippe Brin, j'ai le sentiment que c'est pas forcément ce que les socialistes veulent faire.
Déjà sur ce constat de 40 milliards d'euros, vous vous dites la marche elle est trop haute et je rajoute qu'il y a en plus une condition, c'est 40 milliards sans hausse de fiscalité. Oui, en fait c'est une marge qui n'est pas atteignable en vérité. On parle de l'année blanche blanche l'année blanche là dont on parle, on en parle beaucoup sur les plateaux, on a invité ballé, c'est maximum 6 milliards ce que ça rapporte.
Donc vous rendez compte qu'il y a une différence entre 6 et 40. Et même si on enlève un peu des choses de collectivité pour 5 milliards, on arrive péniblement à 11. Pour arriver à 40, ça sera très difficile.
Et la vérité c'est comment vous arrivez à 40 ? Bah c'est des choses qui font mal parce que vous faites pas des grosses économies en la première année. La première année, vous tapez dans ce que ce qui vous avez à disposition, vous sabrez des budgets d'investissement.
Ça veut dire qu'on peut pas faire des réformes de structure qui vont rapporter de l'argent. Ce qui a facilement savable. Vous supprimez le fond vert, vous supprimez la prime rennove, euh vous limitez les retraites, voilà, vous faites des franchises médicales, vous remboursez des médicament.
Bref, ça c'est ce qui permet de faire 40 milliards en année. Donc ça va faire très très mal aux Français. Nous ce que nous disons c'est que ça risque de porter atteinte à la croissance.
Pourquoi ? Parce qu'on a un problème de consommation. La consommation est très faible dans notre pays.
On a une croissance qui est à peu près à 0,6 peut-être même 0 anné par beaucoup. Et donc il faut qu'aujourd'hui on relance la consommation. Moi, j'ai pas les supermarché dans ma circonscription.
Ils me disent un phénomène de déconsommation. C'estd que les gens ils achètent moins les et il partent de partent de la marque distributeur à au premier prix et de la marque à la marque distributeur. Donc aujourd'hui, il faut qu'on relance la consomtion.
Nous, on pense qu'il faut allonger la durée. On dirait des études très intéressantes qui ont été faites. Et pour revenir sur l'année blanche, je vais citer une étude.
Alors, ne revenez pas sur l'année blanche parce qu'on en parlera après, mais sur ce risque récessif, on en entend beaucoup parler. C'est aussi ce que pointe le président de la commission des finances Éric Coel. Bah oui, parce que les en fait les ménages français, ils éparnent beaucoup déjà.
Donc on on dit effectivement l'État vit au-dessus de ses moyens, c'est vrai, mais la France au global ne vitessus de ses moyens. C'est-à-dire les ménages français en fait compensent presque exactement à travers leur épargne. Il y a trois points de PIB de plus d'épargne par rapport à 2017. en fait l'équivalent du déficit public presque.
Donc si vous voulez, il y a eu une politique je pense euh voilà qui qui a qui a qui a été assumé euh de baisse des impôts euh sur les catégories moyennes et moyennes supérieur voire euh euh les plus riches qui forcément ces gens-là ils éparnent beaucoup. Euh moi je trouve qu'on s'inquiète peut-être un petit peu trop de d'un déficit public très élevé dans un contexte où l'épargne privé est quand même très importante et il y a personne pour le rappeler. Et justement sur cette question avant de parler de la piste de l'année blanche, Fanny Guinochet, on le disait François Baou, il veut prendre l'opinion à témoin, il veut essayer d'embarquer un peu les Français parce qu'il sait qu'il peut pas compter forcément sur une majorité ici et en même temps on est quand même dans un contexte très anxiogène.
C'estàd qu'on répète à longueur de temps que ça va être difficile et cetera. Oui. Et puis il a un c'est un autre point de son discours, c'est de dire tout le monde fera des efforts et dans le pays dans lequel nous sommes, qui est extrêmement soucieux de la justice euh sociale et fiscale, euh vous pouvez être sûr que euh ce que vont pointer les Français qui sont pas contre toutes les réformes, ils sont ils ont bien conscience que dans le monde dans lequel on vit, effectivement, il y a une menace géopolitique qui est très forte, qui est anxiogène aussi.
Mais c'est vrai que la difficulté pour François Baou et les et tous les groupes politiques d'ailleurs, ça va être de dire bah écoutez, on fait tous des efforts et vous pouvez pas demander des efforts de la même façon aux plus aisés, aux entreprises. Donc ça va être compliqué de voir un peu la composition parce que les Français vont dire "OK, moi je veux bien me prendre une petite hausse d'impôt" ou qui peut passer par des niches fiscales, qui peut passer par une hausse de mutuel. Ça aussi c'est des hausses de prélèvement.
Mais de l'autre côté, si on les entreprises elles font pas euh leur part, si euh les politiques ils font pas leur part, si les collectivités font pas leur part, ça risque d'être compliqué. Justement, c'est le risque gené 159, on a le sentiment que cette piste de l'année blanche, celle qui la pousse beaucoup chez vous et vous nous direz si pour vous c'est une option, c'est une manière de dire "Allez mais en gros, on gèle un peu pour tout le monde, vous vous la défendez cette piste de Dan Blanche, je rappelle c'est on gèle les budgets, on gèle pas de réindexation du barême de l'impôt sur le revenu, pas de revalorisation des retraites, pas de revalorisation des prestations sociales. Après, on verra dans le détail qu'on peut bouger certains curseurs.
Est-ce que pour vous c'est voilà un petit effort pour tout le monde ? je la défends. Alors, c'est pas la plus intelligente quand on va comme ça.
On préférerait effectivement jouer sur tel ou tel levier et je suis aussi d'accord sur le fait qu'il y a toujours un risque récessif. Mais je voudrais aussi avant de revenir sur la l'année blanche dire que euh on ne peut pas continuer à creuser un déficit indéfiniment. Donc euh François Baou, il dit pas "On va faire 40 milliards d'économies pour faire le malin, pour se se différencier les hommes politiques qui depuis des dizaines d'années font le contraire." Non, c'est parce qu'on est maintenant d'eau au mur. 60 milliards d'intérêt de la dette.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le 1er janvier, vous faites un chèque, vous êtes ici, vous allez faire un chèque de 60 milliards. 60 milliards, c'est c'est c'est terrible.
Bon, donc je crois qu'il faut absolument refroidir l'augmentation des dépenses publiques. L'intérêt de l'année blanche, vous l'avez dit, c'est que elle concerne tout le monde. On voit bien sur les pistes qui sont lancées, à chaque fois ceux qui sont visés disent pas question que moi je fasse des efforts, mes voisins doivent aussi en faire ou c'est pas juste que ce soit moi.
Bon, l'intérêt de l'année blanche ce point de vue là, c'est que évidemment chacun fait des efforts. Il faut que ces efforts soient justes. Il faut que Voilà.
Est-ce que c'est à proportion aussi pour chacun ? Faut oui quand on quand on gèle si c'est si c'est retenu hein, j'ai pas de scoup là-dessus. Si on gèle le barême de la peau sur le revenu, c'est par définition les Français les plus aisés qui vont être touchés par cette mesure, c'est-à-dire à peu près 43 45 44 % des français les plus riches qui vont être touchés.
Donc oui, il faut absolument que dans ces cette année blanche, il y ait un effort proportionné et que ça touche aussi les plus aidés de nos concitoyens. Philippe Brin, est-ce que vous avez parlé de l'année blanche lors de vos séminaires ? Est-ce que les socialistes pour vous c'est une ligne rouge ou est-ce que elle peut voilà exister si on enlève par exemple je sais pas les retraites par exemple ou voilà certaines conditions ?
Donc il y a une très bonne étude de l'OSCE que je voulais citer, c'est pas François Gérol qui l'a faite, c'est monsieur Madeek, Pierre Madeek, dans laquel il explique euh les effets sociaux de l'année blanche et il montre que l'effort est 2,7 fois plus violent euh pour les 10 % les plus pauvres que pour les 10 % les plus riches. C'estàd que l'année blanche, c'est avant tout un impôt sur les pauvres. Est-ce qu'on peut la corriger justement un petit alors ?
Nous, on sait qu'on on y a un problème de toute façon aujourd'hui, on est favorable à une désindexation mais pas des des petites retraites, pas des moyennes retraites et donc on est prêt à discuter la négociation sur un certain seuil qu'on a pas fixé aujourd'hui mais qui permet d'éviter l'effet sur la consommation et surtout d'éviter l'injustice du système. Quand vous êtes à la multié sociale agricole avec une retraite à 700 € ne pas d'excès sur l'inflation, c'est très cruel et très difficile de survivre et ça a fait baisser la consommation. Après les retraités à 5000 € qu'on les réindexe pas, je pense qu'ils s'en sortiront et en plus et pour le barême de l'impôt sur le revenu par exemple parce que ça ça concerne un ménage sur deux qui paye l'impôt mais faut faire attention aux entrées dans le barem c'estd qu'il y a des gens qui ne payaient pas d'impôts sur revenu qui vont se mettre en payer donc il faut qu'on fasse mais donc vous regardez dans le détail on a le sentiment chez les socialistes c'est pas non d'office notre ligne directrice je permets de le dire un peu en avance parce qu'on va en parler mardi mais c'est de dire on ne veut rien qui fasse du mal aux classes populaires et aux classes moyennes on veut exonérer des forts les classes populaires et les classes moyennes et mieux répartir Ça l'f, on a un de propositions fiscales aussi car faire aucun impôt au moment où on demande des efforts à tout le monde, c'est pas acceptable.
On peut discuter sur cette année blanche Jean-René Casneu ou l'année blanche si on commence à trop la négocier, elle rapporte plus rien à la fin. Je pense que c'est notre intérêt, l'intérêt du gouvernement, l'intérêt de notre pays et je crois donc l'intérêt du Parti socialiste que de discuter. Et donc je crois que les socialistes ont sont face à à ce choix.
Effectivement, soit ils font le choix de la de la raison et ils rentrent dans cette phase de négociation, soit ils font le choix de l'alignement sur la France insoumise, ce qui me paraît pas une bonne idée. Pan Guinochet, est-ce que les Français peuvent entendre cette histoire d'année blanche en disant en gros on gèle tout puisque de toute façon personne ne sera d'accord sur il faut faire les économies. B on les fait un peu partout.
Il ils peuvent l'entendre, c'est un coup de rabau aveugle, hein, en fait, une année blanche. Euh mais c'est vrai que de d'augmenter les prélèvements ou en tout cas de baisser les prestations sociales pour ceux qui vivent à l'euro près à la fin du mois, c'est extrêmement compliqué. Et je parle sous votre contrôle, mais je crois qu'on ne l'a jamais fait. quand vous vivez avec euh le RSA ou bon bah une année blanche une nondexation euh c'est ça se ressent tout de suite.
La difficulté aussi on voit dans ce budget et c'est intéressant de de vous entendre c'est qu'il y a un gros sujet aussi qui va se poser sur les retraites. C'est quand même un de nos premiers postes de dépenses les retraités. Alors, je sais que quand je dis ça, je je pas du tout populaire, mais il y a encore eu l'INC il y a 2 jours qui a sorti une étude qui montre que le niveau des de pauvreté est plus élevé dans la enfin en moyenne française et notamment il est très élevé par exemple chez les familles par monoparentales que chez les retraités.
Aujourd'hui, on peut regarder que notre pays a fait le choix politique social ces dernières années de maintenir le pouvoir d'achat des retraités aussi peut-être. Donc ça ça va être un vrai sujet sur l'indexation ou pas des retraités, des retraités aisés à partir de quel niveau ? Ça risque d'être des vrais sujets de polémique.
Et sur cette question François Girolphe de l'année blanche déjà combien ça rapporte ? Est-ce que vraiment ça rapporte quelque chose ? Est-ce que en gros on peut le faire qu'une année et on peut pas le faire partout ?
Et pardon, je rajoute, mais on dit beaucoup que comme l'inflation est pas très élevée en ce moment, voilà, c'est peut-être le moment de le faire puisque elle est un elle sera pas complètement indolore mais en tout cas avec une inflation autour de 1 % ça reste raisonnable. Oui, ça reste raisonnable. D'un autre côté, ça va pas rapporter beaucoup comme comme rappelé Philippe, c'est c'est plutôt l'ordre de 5 6 milliards d'euros que de l'ordre de 40 milliards d'euros.
Donc, faudrait le faire 6 ou sep fois pour obtenir 40 milliards. On est très loin du compte. Euh et puis comme vous l'avez dit, il y a certaines prestations, je pense qu'il va être impossible euh de geler euh les gens effectivement qui qui ne peuvent pas s'en sortir.
Faut rappeler que l'incé vient de sortir le taux de pauvreté qui est augmenté qui a un niveau historique depuis euh 1996. En gros, depuis Clinc mesure cet indicateur. Donc on est déjà dans une situation très difficile du point de vue du pouvoir d'achat pour euh énormément de familles.
Et il y a aussi un affichage, je voudrais mettre en garde parce qu'il y a quand même un débat euh peut-être un petit peu trop fort sur est-ce qu'on va augmenter les impôts ? est-ce qu'on va baisser les dépenses. En fait, quand on met des franchises médicales, par exemple, ça ressemble beaucoup à une hausse d'impôts.
De même quand on choisit de ne pas indexer les pensions ou choisir de mettre une CSG sur les retraités plus importantes, c'est la même chose du point de vue du pouvoir d'achat. Donc il y a un affichage quand même politique de dire on va pas augmenter les impôts, on va faire que sur les dépenses. Encore une fois quand de dérembourser des médicaments, ça fait moins de pouvoir d'achat pour les Jean René Casneu.
Vous vous êtes pas d'accord mais si on prend voilà un français lambda si on lui augmente pas ses impôts, très bien mais si à la fin quand il est malade un jour il n'a pas de jour de carence ses indemnités journalières. Si quand il a un employé à domicile, il a pas le crédit d' il a une baisse de crédit d'impôts. À la fin, si c'est je paye un peu plus en impôt ou si j'ai un peu moins, ça revient à peu près au même.
Ça fait une baisse de pouvoir d'achat au global. Si on dit effectivement euh tout ce qui est du domaine médical, c'est gratuit, que dès que je mets 1 € c'est un impôt. Si c'est ce que vous me dites, la franchise médicale, ça consiste à dire que on paye un tout petit peu de ce que coûte. un tout petit peu hein, un tout petit peu donc c'est pas un impôt c'est un prél c'est un prél mais c'est quelque chose que par du principe que c'est tout est gradu je vous prendre un autre exemple quand même si sur les indemnités journalières est-ce que aujourd'hui on considère normal que l'absentisme est augmenté dans notre pays de 7 % depuis le début de l'année est-ce qu'on considère normal que dans les collectivités territoriales on ne travaille pas sans 35 heures non ça n'est pas normal qu'il faut aussi prendre des mesures pour lutter contre ça normal non en tout cas quelque chose Ce qui est intéressant, c'est qu'on se focalise sur le budget de l'État.
Donc effectivement, il va y avoir chaque ministère qui va recevoir sa lettre, qui va lui dire faut faire tel et tel niveau d'économie. Mais le gros le gros de la dépense et là ça va être le le le point le plus dur, c'est du côté de la dépense sociale et là c'est le le projet de loi de la sécurité sociale. Voilà.
Parce qu'on rappelle, il y a deux budgets discutés différemment. Le projet de loi de finance et le projet de loi de financement de la société. Voilà.
Et sur c'est dans cette partie là que ça va être le plus difficile. C'est là où il y a effectivement une augmentation de la dépense qui est extrêmement importante que ce soit sur les arrêts maladie mais pour plein de raisons, pour des organisations du travail pour une histoire de conditions de travail mais aussi de vieillissement de la population. C'est là où on a le bloc retraite.
Vous voyez c'est dans les dépenses sociales que c'est finalement notre modèle social que l'on va questionner aussi à travers ce budget. Qu'est-ce que vous en dites vous sur ces dépenses sociales les socialistes ? Est-ce que vous êtes prêt à regarder la question des arrêts maladie, la question des médicaments, du remboursement de certains médicaments ou est-ce que pour vous ce sont des lignes rouges ?
Bon, sur le remboursement des médicaments, il y a un problème, c'estd qu'on peut pas demander aux gens de payer des cotisations sociales importantes, des mutuelles importantes et puis des remboursés ensuite. En revanche, nous ce que nous disons, c'est qu'il y a un travail énorme à faire sur la fraude notamment des professionnels de santé. C'est un rapport du haut conseil au financement de la protection sociale, consensus 13 milliards, on a 13 milliards aujourd'hui parce qu'il y a une fraude massive.
Vous savez qu'il y a un réseau là de de chirurgiens dentistes qui a été suspendu la semaine dernière parce qu'il facturait des fausses prothèses et vous rendez compte qu'il y a 13 chaque année de que les gens ils payent comme cotisation il peut avoir un consensus politique sur cette article qu'on avait fait adopter dans le préjo financement la sécurité sociale qui permettait les échanges d'information entre mutuel et la caisse nationale d'assurance maladie pour éviter la fraude. Ça a été censuré pour des raisons de procédure et nous on souhaite vraiment qu'il soit adopté parce que là il y a une source d'économie gigantesque. Quel pourquoi les dépenses de santé elles explosent ?
On en parle jamais. C'est pas parce que les gens un peu plus d'arrêt maladie mais pourquoi elles explosent ? parce qu'on a une financiarisation incroyable de ce secteur aujourd'hui.
Il y a quatre aujourd'hui groupes de biologie médicale. Quand on était gamin et qu'on faisait nos prises de sang, on avait le biologiste en bas de chez soi. Bon, il y a aujourd'hui pareil pour les radiologues, pareil pour les cliniques privées et cette financiérisation amène des méthodes prescrites par les fonds de pension américains avec des agents qui sont là pour suroptimiser les résultats et avec une fraude qui est aujourd'hui gigantesque de la sécurité sociale qui explique en partie l'explosion des dépenses.
François Girophe, c'est vrai que c'est sur le budget de la sécurité sociale qu'on va devoir concentrer les efforts. C'est là où selon vous, il y a les dérapages les plus importants et lespage. Il s'agit pas de dire que il y a pas de dérapage et qu'il faut faire aucun effort.
Il faut la bonne gestion. Je pense que tout le monde est d'accord avec le fait qu'il faut bien gérer l'État et qu'il faut faire très attention à l'argent. Mais je suis assez d'accord, c'est vrai que il y a peut-être un problème avec le fait de mélanger un système presque gratuit pour les usagers et une financiérisation avec des acteurs qui essayent de faire du profit.
Donc ils surprescrivent effectivement, qui font des bilans peut-être à des gens pour qui ce ne ce serait pas nécessaire et cetera et peut-être qu'on a du mal à trouver l'équilibre entre les deux effectivement avec un système quasi gratuit et qui est en train de se privatiser. Donc là, je pense qu'il y a effectivement un sujet euh à regarder, mais je pense que la CNNAM essaie de le faire, fait son travail le plus possible. C'est pas facile aussi hein de contrôler parce qu'il y a pas beaucoup de contrôleurs.
Voilà. Euh mais je pense qu'on est tous d'accord avec ça. Il y a un autre sujet dont jeis parlé, c'est euh par exemple la transition enfin la euh le la rénovation énergétique des logements.
Le gouvernement vient de prendre à mon avis une bonne décision en choisissant de faire donc de faire descendre le coefficient d'énergie primaire. Donc c'est un petit peu technique de 2,3 1,9 qui fait que l'électricité va être moins défavorisée. Donc ça c'est très bien.
Voilà les DP voilà pour acheter un appartement tous d'accord, on sera tous d'accord autour de la table pour dire que c'est une bonne mesure. Ça va dans le sens à la fois de la transition écologique et de moins d'argent dépensé. Donc c'est plutôt ça va dans le sens de l'efficacité de la dépense publique et je pense qu'il faut aller dans ce sens-là le plus possible.
Fanny Guinochet sur cette question, il y a aussi la question des niches fiscales. On en a beaucoup entendu parler ou raboté crédit d'impôt par exemple. Euh c'est une manne financière.
Est-ce que le gouvernement pourrait limiter par exemple certains crédits d'apôt pour alors pas garde d'enfant, pas maintien à domicile des personnes âgées a priori ? Oui, mais par exemple sur le ménage ou sur d'autres prestations, c'est le cas, c'est la c'est une niche fiscale qui est très importante mais qui touche le quotidien des Français et effectivement c'est une piste qui a été mise sur la table par Amélie de Monjalin, la ministre des comptes publics en disant bah écoutez, il faut peut-être faire un effort de ce côté-là. Donc on concentre la difficulté, mais vous voyez typiquement c'est que les classes moyennes qui utilisent cette niche fiscale pour faire quelques heures de ménage et cetera euh bon vont râer.
On peut se dire qu'elles ont les moyens de de financer et de ne pas avoir d'aide pour financer des prestations de ménage. Mais la difficulté c'est ce qui guettete, c'est le travail au noir. On a pu le voir dans les années précédentes.
Qu'est-ce qui va se passer ? C'est que finalement il va quand même y avoir la prestation. Euh mais au travail au gris, c'est-à-dire on va déclarer tende d'heures et puis il y en a temps d'heur qui je sais pas 4h qui seront pas déclarés et finalement ça sera de la prestation sociale qui ne rentrera pas et du travail au noir ça veut dire des prestations aussi de retraite pour les agents qui font l'entretien. souvent ce sont des femmes.
Donc vous voyez c'est c'est jamais facile de s'attaquer aux niches fis et par ailleurs, il y a cette niche fiscale mais quit du crédit impôt recherche qui est quand même alors là en plus il y a pas longtemps cette semaine on a eu un rapport sur les aides aux entreprises. V ce qu'il en est ressorti. Alors c'était un rapport sénatorial mais finalement on sait pas exactement ce qui revient justement peut-être que les les téléspectateurs d'CP sont très assus sur parlementaire.
Mais qu'est-ce qu'il dit ce rapport ? Qu' a une opacité incroyable sur une manne financière qui est alors ce sont des aides, on mélange les choux et les carottes, mais n'empêche que c'est plus de 200 milliards d'euros. Le chiffre, il vous donne voilà, vous êtes à la renverse, que souvent il y a pas de contrepartie et surtout ce moi ce qui m'a frappé en tant que journaliste économique, c'est l'opacité en fait.
Sauf que ça Jean René 15, on a le sentiment que vous ne voulez pas y toucher. On ne regarde pas les aides aux entreprises. Pour vous, c'est une ligne rouge, il ne faut pas les raboter.
Si quelqu'un considère ici que la croissance du PIB est satisfaisante, qu'il faut serrer un petit peu la vie des entreprises, qui me le disent. Bon, si quelqu'un ici considère que le coût du travail en France est pas plus élevé qu'à l'étranger, qui me le disent et quoi qu'il faille non, je crois qu'il faut essayer de préserver autant se faire que peu. Mais ça fait pas un peu d'efforts pour tout le monde est sur ce débat ?
Écoutez, moi je suis le premier à avoir proposé des modifications pour lutter contre un certain nombre de tricheries qu'il y a sur le crédit impôt recherche. Bon maintenant c'est aussi quelque chose qui assure la compétitivité de notre pays qui permet un certain nombre de chercheurs de venir dans notre pays sur les niches fiscales. Moi je veux bien le rapport sénateur, il y a des chou et des carottes.
Il y a une TVA aujourd'hui réduite sur la restauration. C'est la plus grosse niche. Pratiquement la plus grosse niche.
Bon, est-ce que quelqu'un aujourd'hui, est-ce que les socialistes, est-ce que les insoumis, est-ce que le Rassemblement national dit il faut augmenter la TVA1 sur la restauration du jour au lendemain ? Mo je je suis pas certain avec la P. Alors, je vais vous donner la parole Philippe Brin avant mais parce que les socialistes surveillent évidemment le budget mais il y a aussi le Rassemblement national qui surveille qui donne ses lignes rouges.
Stéphanie Despierre et Juliette Prenier ont demandé au député Jean-Philippe Tangy dans quel cas le RN serait prêt à appuyer sur le bouton de la censure. On écoute. Aucune augmentation d'impôts directe ou indirecte sur euh les classes moyennes et populaires et les entreprises.
Et aucun effort injuste demander alors qu'il y a tant euh de réduction de dépenses à faire sur les grands tabou de la France, l'immigration, la contribution de la France à l'Union européenne, la bureaucratie, le mfel territorial, il faut s'attaquer au grand tabou et ne pas faire payer les Français. On va reparler de la censure. Philippe Brin, vous aviez été de ceux qui avaient négocié un pact de non censure avec François Baou.
On rappelle pour que le gouvernement tombe, faut les voix de la gauche et du rassemblement national. Est-ce que c'est ce qui va arriver à François Baou à l'automne ? Est-ce que ça vous semble inévitable ou il y a moyen d'éviter cette censure ?
Écoutez, en tout cas, il ne tient qu'à lui d'ouvrir très largement le débat euh et de l'ouvrir beaucoup plus largement que ce que cela a été fait jusqu'ici. Mais vos demandes, elles sont contradictoires entre celle de la gauche, celle du Rassemblement national. cho unenire négocier avec le rassemblement national c'est pas évidemment pas compatible puisquon propose pas les mêmes choses donc ce sera pas la même chose. choisi de faire comme la dernière fois, c'estd de se tourner vers la gauche pour obtenir un compromis et bien je dis on aura des exigences importantes en matière de fiscalité on a pas parlé on une fiscalité sur les haut patrimoines en matière pour vous la ligne rouge elle serait qu'il n'y ait rien sur la fiscalité des grandes entreprises ou des grandes supportable pour les gens de dire que là on va avoir un budget extrêmement dur pour eux et que de dans le même temps vont être exonérer des forts les très grandes fortunes de ce pays qui ont bénéficié des cadeaux fiscaux gigantesques depuis 2017 nous pensons qu'il appliquer la fameuse taxe Zukman ou en tout cas une taxe sur les hauts patrimoines et qui qui soient différentiel et qui permett de lutter contre cette optimisation.
Ce que vous dans le bloc central, on a entendu he Laurent Voquier lui c'est 00 d'impôt, il l'a répété. Est-ce que vous vous dites oui, il faut de toute façon négocier négociant avec la gauche, ça doit passer par la fiscalité des plus privilégiés. Bien bien sûr qu'il faut négocier avec la gauche et franchement ce petit calcul politicien des uns et des autres qui donneent des lignes rouges quand je vois le contexte international d'un point de vue sécurité d'un point de vue finances publiqu les les tensions avec les Américains, les tensions avec la Chine si vous voulez aujourd'hui ce petit jeu politicien n'est pas à la hauteur du défi qui qui touche la qui touche la France.
Donc vraiment les partis politiques vont avoir cette responsabilité s'ils sont sûr pour quelle alternative pour quel programme je n'en vois pas je n'en vois pas le mot de la fin fan Gch est-ce que François Bairou pourrait dire c'est à prendre ou à laisser sinon je m'en vais je n'en sais rien mais ce que je peux vous dire c'est que cette instabilité politique elle pèse économiquement c'est aussi ce qui fait économiquement que les Français ne sont pas rassurés et se disent "Oh là là si on a une motion de une motion de censure si on a encore un changement de gouvernement si on a une nouvelle dissolution on va mettre un peu de côté. Donc c'est un coût économique cette instabilité politique. Je sais pas si on les a rassuré ce soir.
Ça va durer encore quelques mois jusqu'à l'automne. On vous réinvitera pour reparler du budget évidemment, on suivra ça. Mais c'est été automne maintenant c'est les toutes les saisons, les quatre saisons du budget.
Merci beaucoup à tous les quatre. On va à présent traverser la manche pour s'intéresser au couple franco-britannique. Bonsoir Philippe Turle.
Vous êtes journaliste britannique évidemment correspondant international pour France 24 et on va faire le point ensemble sur la visite d'état du président Macron. Retour en image avec Ma Fremon. Si on vous invite Philip Turl, vous journaliste britannique, c'est pour nous parler de cette visite historique d'Emmanuel Macron Outre Manche.
Une visite de 3 jours qui a commencé par la forteresse de Winsor. Le président français reçu en grande pompe le NEC plus ultra Philippe Turl pour un couple présidentiel choyé par le roi Charles II et Camilla. une entente non seulement ancienne mais aussi actuelle et pour l'avenir pas seulement cordial désormais elle est amicale. 17 ans qu'un chef d'état français n'avait reçu l'invitation ultime, Emmanuel Macron doublant même Donald Trump attendu lui en septembre.
Alors, il y a Philip Tur le fast de la royauté et puis des séquences politiques très denses. Emmanuel Macron à Donning Street ce matin, première visite d'un dirigeant européen depuis le Brexit, signe de la volonté du gouvernement de Kirstarmer de rétablir des relations fortes avec l'Union européenne avec d'abord cet accord pour lutter contre l'immigration illégale. J'ai le plaisir d'annoncer aujourd'hui notre accord sur un projet pilote inédit.
Pour la première fois, les migrants arrivant par petit bateau seront arrêtés puis renvoyés en France dans les plus brefs délis. En échange de chaque retour, un individu différent pourra venir via un itinéraire contrôlé et légal. Et puis l'autre annonce, ce renforcement inédit de notre alliance militaire.
Nous faisons passer cette force conjointe du niveau d'une brigade à celle d'un corps d'armée, c'est-à-dire pouvant aller jusqu'à 50000 hommes capable d'être employé dans un engagement majeur, ce qui représenterait une multiplication par 5 avec la France et le Royaume-Uni noyau dur capable d'agréger d'autres partenaires européens et d'être mis à la disposition de l'alliance. Un signal fort à Moscou. Alors, l'Europe serait-elle prête à défier Poutine ?
Philip Turl à vous la parole. Bonsoir Philippe Turle. On revient sur cette visite d'état.
C'était vraiment welcome Mrter Macron. Il y avait le roi, il y avait Katé William, la Calèche. L'onde n'a vraiment pas lésiné sur les moyens pour accueillir le président français.
Vous savez euh c'est de mise souvent euh que il y a rien de mieux pour un chef d'état que d'être reçu par les Britanniques en visite d'État parce que c'est un peu la série sur le gâteau d'une carrière politique d'être reçu avec cette face avec cette pompe avec cette circonstance en Grande-Bretagne d'être reçu par le roi par le prince William par Kate par toute le go de la famille royale. C'est c'est vrai que c'est très impressionnant mais c'est pas seulement la pompe et circonstance, il a le débat politique qui pour le relais tout de suite derrière et c'était une volonté de rapprochement des deux pays de tourner cette page d'année de tension. C'est vraiment le signe d'un réchauffement.
Absolument. Je pense que les mauvaises années du Brexit, les mauvaises années d'incompréhension avec le Parti conservateur euh sont derrière nous aujourd'hui. Il y a toujours beaucoup de choses qu'il faut régler.
Mais du côté de britannique, de ce qui est Storm le premier ministre et du côté français de Emmanuel Macron, il y avait une vraie envie de reconstruire, de redémarrer un nouveau partenariat entre la Grande-Bretagne et la France. C'est exactement ça. Le président parle d'un reset bilatéral, une réinitialisation, un redémarrage et Cocorico, c'est avant Donald Trump.
Alors ça c'est important pour les Français, ça compte c'est euh le le timing qui a voulu cela. Je pense pas, j'ai pas la confirmation he mais je pense pas que c fait exprès pour nuer à Donald Trump parce queil faut quand même 1 an de travail pour préparer une visite d'état pour quelque chose qu'on fait en 5 minutes. Et il y a un an quand les préparatifs ont été euh qui ont commencé pour Emmanuel Macon n'était pas de retour à la maison blanche.
Donc il faut pas y voir forcément un signe de préférence mais je pense le fond ni ce qui est Storm ni Emmanuel Macron sont trop déçu que la visite de la France de Emmanuel Mac en Gatan précède la visite de Donald Trump qui aura lieu probablement en septembre. Alors, on va parler de l'Ukraine. On a vu un couple franco-britannique très à l'offensive, hein, tous les deux à la tête de cette coalition des volontaires.
Ils disent en cas de cesser le feu, on est prêt. Euh, les forces à la fois britanniques, françaises sont prêtes à être sur le terrain pour garantir ce cesser le feu en Ukraine. Alors sur le fond, cette idée euh a été euh a gmée sur le fait que il y a une grande inquiétude en Europe, de plus en plus grande d'ailleurs euh sur euh le les États-Unis et le rôle futur des États-Unis euh comme un un pays qui pourrait protéger l'Europe en cas d'attaque russe et pour aider l'Ukraine.
Et je pense que c'est une idée qui vient du conjointement de la France et de la Grande-Bretagne pour avoir une alternative pour dire "Nous ne pouvons pas toujours dépendre des États-Unis parce que on a le show le froid de Donald Trump. Il est tout à fait capable un jour de dire je quitte le temps et donc les Européens se trouvent tout seul. Donc il faut que qu'on ait quelque chose d'autre pour remplacer le temps et remplacer les États-Unis s'il faut.
Et donc l'idée à Germ est venue de créer cette coalition des volontaires. Il y a une trentaine de pays euh qui sont intéressés d'y partenir, pas seulement en Europe, mais en Australie. On a peut-être aussi un jour le Japon euh avec euh en but la protection future de l'Ukraine et seulement après la signature d'un accour de paix.
Voilà, c'est pas des soldats qui réfèent la guerre, mais c'est des soldats pour maintenir la paix. Emmanuel Macron l'a dit, les mobilitaires sont mobilités mobilisés, l'État-major est bâti. Est-ce que c'est un avertissement à Moscou ou est-ce que c'est une manière de convaincre Moscou en disant on peut assurer aussi la sécurité de l'Ukraine ?
C'est un avertissement ou c'est une conviction ? Je pense honnêtement pour le moment Mosc s'en manque un peu euh parce que ils savent que c'est uniquement après la la signature d'un accord de PA, on est loin encore euh et que tout ce qui est proposé est une ligne rouge pour Mosco. Euh vraiment la la l'idée d'envoyer des troupes au sol en Ukraine juste pour jouer un rôle de protection mais pas de de confronter les Russes.
C'est déjà une ligne rouge pour pour Vladimir Putin comme la l'appartenance de l'Ukraine à l'Union européenne ou de l'OTON. Donc nous n'y sommes pas encore mais je pense que c'est un projet européen qui verra peut-être le jour un jour quand il y aura un cesser le feu et un processus de paix. Ils disent aussi vouloir accroître la la pression sur le président russe.
Vous disiez sur cette question de coalition des volontaires, ça fait pas forcément ça n'inquiète pas forcément Vladimir Poutine. Est-ce que cette pression que veut exercer à la fois Emmanuel Macron et Kir Starmer, est-ce que ça peut inquiéter Vladimir Poutine ? Je pense que s'il y a deux personnes en Europe qui pourraient éventuellement pas inquiéter mais fait réfléchir à Vladimir Poutine, c'est qui est Stormer et euh le président français euh aussi parce que pour qu'il le fasse conjoitement, ça compte.
Oui, parce qu'on est quand même tous les deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations- Unies comme la Russie. D'ailleurs, on est les deux pays nucléaires de l'Europe comme la Russie aussi. Donc c'est pas des petits pays qui n'ont rien à à à proposer.
Et euh le problème c'est que sur le fond, la la personne qui a le plus de poids dans cette histoire, c'est pas ni Kest ni Emmanuel Macron, c'est Donald Trump. Et on sait pas comment Donald Trump va réagir si Donald Trump va imposer des sanctions, mettre la pression. Il semble que pour le moment il commence à remettre la pression sur Vladimir Poutin.
C'est seulement dans ce cas-là que nous verrons, je pense les Russes aller plus vers une négociation, pas nécessairement un processus de pays, mais pour le moment, je pense que Vladimir Poutin croit toujours qu'il a plus à gagner sur le terrain que devenir la table des négociations. Et justement, vous le disiez, la France et le Royaume-Uni sont deux puissances nucléaires. Là, on parle de coordination.
Alors, on reste indépendant mais il y a une coordination. Tout adversaire menaçant les intérêts vitaux du Royaume-Uni ou de la France pourrait être confronté à la puissance des forces nucléaires des deux nations. C'est une déclaration symbolique ou ça compte vraiment ?
C'est important cette coordination ? Non, c'est important et c'est c'est quelque chose de tout nouveau. Alors, il y a des nuances des nuances quand même parce que la la dissuasion nucléaire français est indépendant.
La France est toujours un petit peu secré sur exactement ce qu'il possède comme système nucléaire. Alors que le système britannique dépend de l'OTON et dépend donc des États-Unis qui est le moteur de l'OTON pour la dissuasion nucléaire militaire. Donc là ce qu'on a vu aujourd'hui c'est cette déclaration Northwood Declaration, on appelle en anglais euh par Emmanuel Macon et ce qui est Stormer euh pour annoncer cette union des forces nucléaires.
Euh pour dire deux choses, premièrement, on est plus fort ensemble. Euh s'il y a une attaque contre une quelconque pays de l'Union européenne, il y aura un retour conjointement et de la France et de la Grande-Bretagne. Et euh c'est aussi une façon de dire que les Britanniques ont un rôle à jouer indépendamément des États-Unis et indépendamment de l'OTAN si jamais l'occasion arrive.
Qu'ils y sont prêts à tourner le dos aux États-Unis, on voit le Royaume-Uni a encore acheté des F35 américains. Dépend encore beaucoup des États-Unis. il est un peu entre les deux. il sait pas s'il choisit les États-Unis ou l'Union européenne.
Alors, je pense que pour les Britanniques, euh il y a tellement de doutes actuellement sur Donald Trump, sur le rôle futur des États-Unis, c'est plutôt euh un réveil euh pour euh dire aux gens euh fait "Faites attention parce que si jamais euh on est attaqué pas nécessairement les les Britanniques, mais un autre pays dans l'Union européenne, euh, un autre pays de l'OTAN, il faut que nous on soit prêt euh pour contrer cette attaque. Il faut aussi prêt à aider l'Ukraine à se reconstruire, à retrouver sa souventé si jamais on a un processus de PA avec les Russes. On va parler maintenant de l'immigration.
C'est un dossier qui fâche entre les deux pays. On a la proposition d'un projet pilote un pour un. Expliquez-nous.
Alors euh pour le moment depuis des années, il y a toujours des bateaux qui arrivent comme ça tous les jours qui traversent la Manche depuis la France jusqu'à la Grande-Bretagne. Le Royaume-Uni accuse la France de pas les intercepter et la France dit au Royaume-Uni, vous êtes trop attractif et vous ne luttez pas contre aujourd'hui. Emmanuel Macron est allé plus loin en disant c'est à cause du Brexit, c'est vous qui sont les fautifs. vous avec le Brexit qui a coupé les ponts avec l'Union européenne pour toute politique migratoire, vous êtes indépendant.
Donc vous êtes tiré un ball dans le pied en quelque sorte et donc maintenant on essaie de trouver une solution. Alors le 1 pour un un 1 pour un, c'est-à-dire que pour les migrants qui viennent d'une façon illégale dans ces bateaux en Grande-Bretagne, il en aura un qui sera renvoyé en France et un migrant qui n'a pas essayé de traverser la Manche avec un bateau peut éventuellement être accueilli en Grande-Bretagne pour remplir un poste notamment s'il a de la famille aussi et pour un poste où on trouve personne et où on est demandeur de quelqu'un. Sauf que là, on dit au Royaume-Uni à cause du Brexit, vous pouvez pas avoir un accord européen de lutte contre l'immigration, mais nous on négocie en direct avec le Royaume-Uni sur un accord.
Est-ce que les autres pays de l'Union européenne vont pas nous en vouloir d'avoir négocié directement ce cette capacité de retour dans les pays ? Sur le fond, il y a des des différences entre Emmanuel Macron et et Kestor les Britanniques parce que les Britanniques accusent la France régulièrement de ne pas faire assez. La France euh répond, "Nous ne pouvons pas intervenir pour arrêter les bateaux.
Nous pouvons intervenir uniquement si un bateau est en détresse ou risque de couler. Donc une fois qu'une bateau est parti de la France, il faut la laisser aller jusqu'au bout. Cette politique pourrait changer.
Voilà. Et donc là la politique pourrait échanger. Euh ce que les Britanniques veulent c'est que les France les Français interviennent pour arrêter les bateaux ce qui est un une fin de nous recevoir de la part de la France.
Donc là on a trouvé une nouvelle solution. Le problème est euh que ça concerne que un migrant sur 17, si on euh fait un un schéma sur la totalité des migrants qui qui traversent la manche, on a une faute augmentation du nombre de migrants qui ont traversé la Manche depuis le Brexit. Il y a quatre fois plus de migrants aujourd'hui que au moment du révérendum 2016.
Donc le Brexit n'a rien fait pour changer la situation. Et justement sur ce Brexit, quand on envoie les conséquences aujourd'hui, est-ce que les Britanniques regrettent ? Il serait 55 %.
Je dirais qu'il y a encore plus de Britanniques qui regrettent aujourd'hui, même plus que 55 % qui trouvent que c'était une mauvaise idée, que ils étaient laisés sur la marchandise et que la Grande-Bretagne est plus pauvre aujourd'hui que le pays était avant avant le Brexit et qui aimerait bien que nous rejoignons nous rejoignons l'Union européenne. problème là, il y a un autre problème, c'est que K le premier ministre britannique n'est pas prêt à à lancer des négociations pour revenir dans l'Union européenne parce que une bonne partie de ces électeurs ont voté pour partir et ils comprendront pas aujourd'hui l'idée que le gouvernement fait marche arrière pour dire ah bah finalement on on s'est planté, on va retourner dans l'Union européenne donc il va perdre du soutien en faveur de réforme la partie de Nigo Farage d'extrême droite qui est plus haut dans les sondages et donc qui qui risque de gagner les prochaines élections et c'est Nigo Farage le faire de lance de Brexit qui sera le prochain premier ministre. Merci beaucoup.
Thank you en version originale Philippe Tur. Merci. Dernière partie dans cette émission avec la question qui fâche. [Musique] [Applaudissements] [Musique] Et cette question elle oppose ce soir Gerlove Yokota.
Bonjour, vous êtes directeur de police municipale à Saint-Gratien dans le Valdoise et en uniforme. Face à vous en vis confonférence, Adrien Clouet, député la France insoumise de Haute Garonne et présentement en Haut de Garonne. Alors, vous l'avez compris, j'imagine, on va s'intéresser ce soir aux armes dans la police municipale.
Sont-elles indispensables ? C'est la question qui fâche posée ce soir par Hélène Bonduel. La question qui fâche ce soir concerne les 28000 policiers municipaux déployés sur tout le territoire.
Le ministre chargé de la sécurité du quotidien François Noël Buffet veut renforcer leur pouvoir. Il présentera un projet de loi en ce sens en septembre. Il faut étendre leur prérogativ administrative et judiciaire et mettre à disposition des maires une boîte à outils qu'ils auront le choix d'utiliser ou pas.
Il pourrait par exemple inspecter les véhicules, fouiller les bagages ou saisir des objets dangereux. Pour cela, les policiers municipaux doivent-ils être armé ? 80 % le sont aujourd'hui.
C'est à chaque municipalité de le décider et ce depuis 1986. Dimanche, la chef de fil des insoumis à l'assemblée Mathilde Panneau a tiré à boulé rouge sur les propositions. Les municipales sont dans moins un an.
Est-ce que ça veut dire que dans toutes les communes où demain un maire de la France insoumise serait élu, la police municipale ne sera soit pas armée si elle ne l'est pas, soit désarmée si elle l'est jusqu'à maintenant ? Oui, ça fait partie de de notre programme. De quoi faire bondir le garde des saut, Géral Darman, avec cette gauche, vous n'aurez plus le droit à la sécurité, la gauche sans le peuple.
Sauf qu'à gauche, justement, à moins d'un an des élections municipales, le patron des socialistes fustige lui aussi la position de LFI. jamais en fait je n'accepterai sur une liste des gens qui enfin je ne me mettrai pas derrière un maire insoumis qui annoncerait que il va supprimer la vidéo protection ou qu'il va supprimer l'armement des policiers. Ça n'a aucun sens.
Enfin, comment peut-on même l'imaginer ? D'autant que plusieurs villes de gauche comme Bordeaux, écologistes ou Saint-Denis socialistes ont fait le choix d'armer leur police municipale. Selon un sondage d'aujourd'hui, 67 % des Français seraient d'ailleurs favorables à une police municipale armée.
Alors, la question qu'on vous pose ce soir, elle est simple. Faut-il désarmer la police municipale ? Guerlve Yokota, vous êtes donc vous policier municipal.
Pourquoi considérez-vous que vous devez être armé ? D'ailleurs, vous l'êtes ? Est-ce que ça vous sert ?
Pourquoi il faut être armé ? Ah, dans un premier temps, j'aimerais dire, je suis je représente également le syndicat national des policiers municipaux puisque vous avez invité Frédéric Biedac qui n'a pas pu venir sur votre plateau. Aujourd'hui, l'insécurité, on ne peut plus nier, est tandémique.
C'est limite une caractéristique structurelle dans le territoire. Ne désarmer les policiers municipaux, ça sera accroître l'insécurité parce que l'arme prouve son utilité dissuasif. dans un premier temps, c'est priver les agents d'une protection supplémentaire parce qu'on a beau pensé que face à un couteau, un pistolet impulsion électrique peut suffire, ce n'est pas du tout le cas.
Voilà, parce que vous avez des armes qu'on appelle les armes intermédiaires, vous avez des bâtons, vous avez les pistolets à impulsion électrique. Ça ne suffit pas d'après vous. Non, c'est c'est bien là là il faut faut bien prendre la nuance.
Les armes intermédiaires, ce sont pas des armes à forte vitalité. Euh je pourrais vous donner des exemples de policiers nationaux. Moi, je suis en la police nationale et j'ai eu un collègue qui a dû faire usage de son pays qui n'a pas fonctionné.
Heureusement que le collègue derrière avait son âme à forte létalité pour neutraliser la personne. Et ça, il faut il faut vraiment le conceptualiser, le penser. Alors Adrien Clouet Guerlo Yokota dit "On est obligé, vu l'insécurité aujourd'hui d'avoir l'arme arme dissuasive et puis en cas de légitime défense, en cas vraiment d'insécurité de s'en servir." Bon c'est une approche que je ne partage pas personnellement mais il faut qu'on a un débat démocratique en France et c'est une bonne chose qu'on a une discussion sur la sûreté publique.
À mon sens, il y a deux questions. D'abord, concrètement, y a-t-il une différence en matière de délinquence et d'insécurité entre les villes où il y a un armement de la police municipale et les villes où il n en a pas ? Je ne crois pas qu'il ait de différence.
D'ailleurs, on ne le constate nulle part sur le terrain et c'est le cas non plus à l'étranger. Des villes comme Londres ou des grandes métropoles comme celle en Allemagne n'ar pas la plupart des agents et réservent les armes aux agents qui sont destinés à l'intervention pour la criminalité dangereuse et cetera et cetera. Et deuxièmement, est-ce que c'est une bonne chose que de risquer de mélanger les tâches de la police municipale et de la police nationale ?
D'autant que votre invité connaît très bien, c'est votre parcours, vous avez vous-même exercé dans dans les deux corps et la police municipale, elle a des fonctions de prévention, surveillance, tranquillité, sécurité, célébrité publique. Est-ce qu'on pense que ces compétences là, ces tâches requièrent une arme à feu ? Moi je ne pense pas parce que du coup ça revient comme très souvent à sous-traiter une tâche de police nationale à la police.
Alors on va vous poser cette question sur est-ce que dans les villes où vraiment la police est armée, ça va mieux. Dans certaines grandes capitales, la police n'est pas armée et puis également sur cette question de police de proximité et cette question de différenciation. La police nationale est armée, il faudrait que la police municipale ne le soit pas.
Alors pour reprendre votre exemple sur les bobis sur les policiers anglais, euh moi je suis président de l'Association nationale des quat territoires de la sécurité en France. Je suis donc en contact avec mes collègues anglais. C'est une des premières demandes qu'il faut aujourd'hui à être armé.
Une revendication parce que les attaques au couteau sont comme en France, elles sont légion et ils sont obligés d'attendre les personnes armées avant d'intervenir. Et donc il y a des blessés supplémentaires voire des morts. Je pense pas que c'est ce que monsieur le député qui en face de moi euh désire.
Ça c'est la première chose. Deuxièmement, il n'y a pas d'observatoire des polices municipales en France. Euh on on ne peut pas quantifier l'action.
Mais une chose est sûre, si vous enlevez demain l'armement des polices municipales, là on aura une réaction de la part des personnes qui ne respectent pas les lois de la République, qui se sentiront encore plus en impunité sur le domaine public et agiront encore plus. Et là, on aura des chiffres bien négatifs. Il faut prendre le problème à l'envers et pas dans le sens que dit monsieur le le député.
Alors Adrien Clouet, on voit 67 % des Français sont favorables à l'armement de la ponif municipale en se disant quand même s'il arrive quelque chose serait mieux protégé si le policier municipal peut intervenir. D'accord. Ben moi je suis pas d'accord avec ça.
Donc c'est je je suis dirigeant politique et pas sondeur. Mais ce que disait euh monsieur en face est vraiment intéressant parce qu'on a un point d'accord, c'est que il y a des données qui existent en France, ministère de l'intérieur sur les le lien entre les équipements de police national ou municipal et les progressions des formes de délinquence. Ces chiffres, ces données ne sont pas publiques ni publiées.
C'est un problème parce que par ailleurs, on pourrait se fonder sur des choses d'autant plus robustes si on avait ces chiffres qui étaient publiés. J'ai tendance à penser que s'ils allaient dans le sens de ce que veut le gouvernement, ils seraient publiés. Mais enfin, ça c'est une supposition.
Maintenant, on se pose la question de savoir ce qui à mon sens marche en matière de sûreté publique. Je pense que ce qui fonctionne, c'est d'abord une police de proximité et peut-être qu'on sera d'accord là-dessus aussi. Typiquement que le commerçant du coin et le numéro de téléphone portable en fait des agents ou de l'agent responsable de son secteur pour le faire intervenir très rapidement ou lui faire remonter une information.
Deuxièmement, ce qui marche aussi, c'est les patrouilles, notamment les patrouilles à pied en matière de publique pour opérer la prévention làdessus. Donc peut-être qu'on sera d'accord. Est-ce qu'on peut faire de la prévention de la police de proximité en ayant un revolver, une arme à feu à la ceinture ?
Bah, du temps où c'était la police nationale qui faisait la police de proximité, ça les gênait pas d'avoir une arme à feu. Pourquoi les policiers municipaux seraient moins bien l'utilis ? C'est la première chose.
D'autre part, la proximité, on y croit beaucoup, on croit même à l'hyperproximité. Mais vous faites une patrouille au niveau des commerces, vous êtes témoin d'un acte qui nécessite un moyen de défense adapté. Et là, vous dites quoi au commerçant ?
Je suis parmé. Vous appelez la police, ça va mettre 15 minutes. Pendant ce temps-là, le méfet aura été aurait été accompli.
C'est on peut pas avoir cette réponse là à nos administrés qui attendent beaucoup beaucoup de nous. Et Adrien Clouet, un mot vous voulez distinguer toujours la police municipale de la police nationale ou vous voulez réintégrer la police municipale dans la police nationale ? Parce que si les policiers municipaux réintègrent la police nationale, ils seront armés.
Ils pourront l'être. Bien sûr, nous on est favorable à maintenir une séparation entre les deux corps parce que ce ne sont pas les mêmes missions et c'est normal que ce soit pas les mêmes missions. En revanche, on peut pas demander aux agents, aux policiers municipaux qui sont moins bien payés que leurs collègues de la nationale d'aller opérer des missions qui seraient les mêmes ou qui seraient comparables.
Moi, je pense que c'est sous-traiter une tâche de police nationale, ce qui n'empêche rien par ailleurs au fait qu'il faut revaloriser les salaires, les traitements et payer les heures sud parce que bon, là-dessus aussi, on pourrait être d'accord, je pense, sur le traitement assez désastreux métropole. de de ce que disait Adrien Clou. Est-ce que vous avez l'impression qu'on vous en demande de plus en plus vu policiers municipaux ?
Est-ce que c'est une bonne chose pour vous d'avoir plus de missions ou est finalement est-ce que vous voulez quand même garder un rôle spécifique ? Non, on a on aura toujours un rôle spécifique tant qu'on sera sous les instructions d'un maire qui est proche de ses habitants comme c'est le cas d'ailleurs à Saint-Gracien. Un maire qui se préoccupe réellement de la sécurité de ses citoyens.
Voilà, on sera on sera toujours là. En ce qui concerne l'émission, il y a ce qu'on appelle un continuum de sécurité en France. chacun du simple citoyen jusque force d'intervention, on est ciblé, on sait exactement ce qu'on doit faire.
Donc on ne déborde pas des missions et ce qu'il faut surtout pas, c'est encore une fois opposer proximité et armement. Ça c'est un faux débat. Ce sera le débat des municipales Adrien Clouet.
On a bien vu que la déclaration de Mathie Panot a fait beaucoup collé beaucoup d'entres. Dans le débat des municipales, la question de l'armement de la police municipale sera une question importante. Ah ben, ce sera un débat mais ça l'a toujours été.
D'ailleurs, je je rappelle qu'on fait toute une polémique aujourd'hui, mais enfin en 2012, c'est le Parti socialiste, hein, qui défendait le fait de retirer absolument partout des armes à la police municipal. Donc, apparemment, c'est certains découvrent leur propre programme il y a 10 ans. Mais je mets ça de côté.
Je finirai juste ça s'appelle Garlova, ça s'appelle l'évolution de la de l'insécurité. Je vous rappelle qu'il y a eu des attentats en 2015 et qu'on est toujours en vigipirat urgence attentat. Ça faut pas l'oublier.
Allez, merci à tous les deux. Merci Adrien Clou, je suis pardon. Non, je disais les attentats qui ont eu lieu à Nice ont eu lieu dans une des villes avec le plus d'armements policiers et plus de vidéos surveillance.
Ça du passage avec des armées d'adaptés à l'époque, c'est pour ça qu'on est passé au 9 mm. Monsieur, merci beaucoup Adrien Clou, merci Gerl Yokota, merci beaucoup de nous avoir suivi. Cette émission est à retrouver sur la chaîne YouTube de la chaîne parlementaire évidemment demain dernière émission de la saison avec Clément Mérique évidemment.
Bonne soirée à tous. [Musique] He.
François Bayrou