Crise politique : Emmanuel Macron "est échec et mat politiquement" (Alexandre Malafaye)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Édouard PhilippeFait
« Je ne suis pas du tout sur la ligne des insoumis qui expliquent qu'il faut une destitution du président de la République. »
- 3:00Alexandre MalafayeFait
« On aura jamais vu un président de la République coûter aussi cher à notre pays sur le tel de son ego. »
- 3:30Alexandre MalafayeChiffre
« Le budget 2026 sera un budget de petite marge de manœuvre, de compromis qui fera pas grand-chose. »
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Édouard Philippe qui suit les traces, j'allais dire, de Gabriel Atal hier soir. Gabriel Atal qui disait "Franchement, je ne comprends pas les décisions de d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, Édouard Philippe appelle à une présidentielle anticipée, écoutez-le, c'était ce matin.
Je ne suis pas du tout sur la ligne des insoumis qui expliquent qu'il faut une destitution du président de la République. Je ne suis pas pour sa démission immédiate, brutale. Elle aurait un impact terrible. elle interdirait une élection présidentielle qui se passe dans de bonnes conditions, mais je crois qu'il doit prendre une initiative et il me semble qu'il s'honorerait si euh il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget, de faire adopter ce budget et qu'à l'issue, dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.
Ce que vous Alexandre Malafaille, ça serait vous qui auriez dit ça. J'aurais dit bon bah voilà, c'est un patron de ST qui dit ça. Là, on a un candidat qui est candidat depuis quoi ? 4 ans ?
Oui. Bon, est-ce que c'est crédible ? En tout cas, ce qui est ce qui est crédible c'est que on aura jamais vu un président de la République coûter aussi cher à notre pays sur le tel de son ego.
Ça, c'est la réalité à laquelle on est aujourd'hui confronté. Euh et quand Édouard Philippe euh trace ce scénario, il dit "La seule chose qui devrait être aujourd'hui mise en œuvre par le président de la République, je je peux envisager qu' démissionne qui démissionne, mais il le fera jamais. Euh tout le monde devrait le pousser à ça.
Il est échec ma politiquement, il devrait tirer les leçons de de son de ses échecs successifs sur un plan électoral et et et du fait qu'il est rejeté par les Français. Il ne le fait pas. Et il le ne fait pas en tordant les institutions euh non pas l'esprit mais en tordant les institutions pour se préserver jusqu'à la fin.
Donc si en effet euh il décide de lancer de faire une dissolution dans quelques semaines, ça le met à l'abri de tout renversement avant les présidentiels. Euh le jeu ne permettra plus de le faire. Donc il s'achète un temps qui lui permettra de garantir qui restera jusqu'à la mai 2027.
Ce qui veut dire que ce pays, même si un gouvernement sort des urnes, il y aura pas de majorité absolue. Ce sera très difficile. On va perdre, je le redis, on va perdre 2 ans.
Pourquoi on va perdre 2 ans ? Parce que le budget 2026 sera un budget de petite marge de manœuvre, de compromis qui fera pas grand-chose et puis surtout dans le dur. Non, non, puis il y a surtout il y a pas de vision, il y a pas de cap, il y a pas stratégie.
C'est ça qui est le pire. Qu'à la limite un budget, on peut s'en accommoder mais aujourd'hui tous les textes sont bloqués. Vous prenez sur l'industrialisation du pays.
C'est c'est un champ de non pas de ruine mais c'est un champ c'est un champ de friche. Vous prenez les grands enjeux liés au numérique, au cyber, à la sécurité. On est dans le même état.
Vous prenez les grands enjeux liés à la sécurité, on peut en parler, la cybersécurité, le le le narcotrafic, les problématiques migratoires, on ne les traite pas. On ne les traitera pas jusqu'à septembre 2027, le temps qu'une nouvelle assemblée, en espérant qu'elle soit à peu près alignée avec le gouvernement puisse faire le job. Donc c'est dramatique.
La seule bonne solution en effet de voir Philippe raison, c'est rare que je sois avec lui, c'est dire voilà le président devrait tirer toutes les bonnes leçons de ce qui se passe et démissionner maintenant. Alors il peut éventuellement le faire juste après la dissolution mais mais ça n'aura pas de sens puis qu'il faudrait le faire avant pour qu'il y ait un enchaînement logique pour dire je démissionne, il y a un président et derrière il y a une assemblée qui essaie de s'aligner le fasse pas. C'est pas dans sa nature semble-t-il.
C'est vrai qu'il nous a toujours désarsonné, toujours surpris par des décisions qui ont souvent été à contre-courant. Il manquait peut-être ou alors ça m'a échappé quelque chose dans le dans le discours d'Edouard Philippe ce matin. Euh c'est l'intérêt supérieur du pays.
Il s'agirait pas de faire pression sur le président pour dire partez partiz comme la France a soumise l'a fait et d'autres le font ou le feront. Mais est-ce que ça pourrait pas être de la part du président lui-même le constat que son notamment le 2e quincana mais pas seulement euh hélas est une erreur tragique que le bilan de sa gestion est calamiteux que l'État est dans un état dramatique et que dans l'intérêt supérieur du pays, il décide de fixer la présidentielle à une date antérieure à celle de 2027. Je rêve sans doute.
Les débats vont reprendre dans quelques instants. Je vous signale que Sonier Mabrou vous attend bien sûr dans rep matin pour la grande interview. Chaque matin à 8h10 demain.
Philippe Devilier ancien ministre écrivain auteur de Populicide. C'est le dernier livre à lire absolument aux éditions Fillard. À tout de suite pour le rappel de titre de l'actualité.
Europein soir 19h 21h Pierre de Villau dernière partie d'Europe un soir avec Jean-Claude d'cier et avec Alexandre Malafaille. Et puis dans tout ça, parce qu'il y a toujours un un comment dirais-je un psychodrame dans le psychodrame, c'est l'affaire Bruno Lomer. Alors Bruno Lomer, il a pris la parole chez nos confrères de Brut et il y a eu d'abord le fameux "Mais si je suis un problème, je me casse." On écoute.
Donc quand je vois que je suis le problème, bah j'appelle le premier ministre et je lui dis "Je me casse, pas de problème." Et j'appelle le président de la République et je lui dis "Je me casse, pas de problème." C'est pas moi le sujet.
Moi ce qui compte pour moi c'est que ça marche. C'est que ce gouvernement soit en ordre de marche. C'est que nos institutions fonctionnent.
Et si je suis un grain de poussière dans ces institutions, mais le grain de poussière va se retirer. Je peux pas être un problème pour les Français. J'ai consacré toute ma vie à m'engager pour les Français.
C'est pas pour devenir tout d'un coup un problème alors que je suis venu avec les meilleures intentions du monde pour dire je vais servir et je vais remplir une mission. Bruno Lemer qui a également raconté l'histoire d'un coup de fil raté avec Bruno Rotaillot. Il essaie de joindre Bruno Rota.
Je dis quand même aucun sujet. Moi j'ai excellent relation avec Bonou Rotaillou depuis des années. Il y a pas de difficulté.
Je l'appelle une fois, il répond pas. J'appelle une deuxième fois, il répond toujours pas. J'envoie un texto, euh pas de réponse.
Je me dis bon bah au grand mot les grands remèdes. Donc je prends mon téléphone, je regarde sur Google et je trouve le numéro du ministère de l'intérieur. Donc j'appelle au ministère de l'intérieur.
Et là je t mon standard sur un garçon très sympathique qui devait être l'agent de permanence. Je dit "Bonjour, c'est Bruno Lemire au téléphone, j'aurais parlé au ministre de l'intérieur." Dit écoutez monsieur, je sais pas qui vous êtes, mais on est dimanche 22h donc c'est pas l'heure des blagues.
Et il a raccroché. C'est énorme. C'est énorme.
Vous savez ce que ça me rappelle ? Ça me rappelle une anecdote que racontait Régine. origine quand Thierry Leluron appelle euh non quand pardon quand Valérie Giscardestin appelle chez Régine pour dire je sais plus quoi, je crois que c'était une histoire de vœu où il voulait parler à Régine et euh le standard répond donc la standardiste de Régine, la boîte de nuit à Paris hein pour ceux qui voilà et elle dit "Bon voilà, écoutez c'est très c'est très drôle, vous imitez très Bien le président Giscard destin bonne nuit au revoir.
Voilà et puis en fait il il s'y est repris à trois fois et finalement la standardis passe le téléphone à Régine et Régine dit "Ah mais c'est vous et donc c'est elle qui le reconnaît. Non mais c'est voyez on en est là quoi. On en est là.
Rotaillo Rotaillo a pas été très sérieux je trouve. Non mais après attends c'est Bruno Lemer qui le raconte. Moi je mets ni en cause Bruno Lemire ni Bruno Rotaillot.
On les connaît tous les deux suffisamment euh très bien quand je dis tous les deux, c'est nous tous dans ce studio, nous les connaissons tous les deux parce qu'ils viennent à Europe. Bruno le maire quand il était ministre, Bruno Rotaillot était encore là ce matin avec Sonia. Euh mais c'est c'est pas le genre.
Mais là là on sait on sait pas qui qui a raison qui qu'est-ce que vous vous pensez quoi vous ? On est on est en train de parler de conneries quand même. Non mais on est sérieusement làdotique mais soir c'est une émission sérieuse mais non on est complètement dans le canular.
C'est c'est c'est étonnant enfin ça c'est amusant de commenter un truc pareil parce que le fait que des gens de ce niveau qui ont exercé de telles fonctions se livre à ça il y a quelque chose d'assez pitoyable. Alors après le pourquoi ça s'est passé, je sais pas si on le saura un jour, on peut imaginer, c'est ce que j'entendais hier soir dans la bouche d'un d'un analyste politique disant finalement on peut imaginer que Bruno Rota qui a peut-être forcé le le fait qu'on restait au gouvernement avec sa petite équipe quand on a vu le casting et puis surtout le nom de Bruno Lomer, c'était trop quoi parce que ça fait vraiment le dernier carré présidentiel sur les fonctions stratégiques régaliennes qui sont essentielles pour le président pour ne toucher à rien les armées. Bery, les affaires étrangères et Matignon.
Là, c'est le cœur du cœur des derniers des derniers si je des gr. Voilà. Et donc en fait là, c'était trop.
C'était trop parce que j'imagine qu'entre 20h42 où on a annoncé ou 19h42, on a annoncé le gouvernement et puis l'heure qui est suivie, ça a dû exploser au niveau de la messagerie et du téléphone de Bruno Rota pour dire ça va quoi, on va tout perdre. Vous êtes trop macronien, trop macroniste, vous pouvez plus continuer comme ça. Je pense que l'explication politique, elle est là et il a remobiné.
Donc il a pas été très stratège sur ce coupl. a raison. L'explication politique, c'est que le gouvernement et notamment Sébastien Lecnu en tête était beaucoup trop entre guillemets vendu à Macron.
C'était le gouvernement de Macron et c'était la politique de Macron qui allait se mettre en place. La meilleure preuve entre guillemets, c'est que lorsqu'on parle du ministère des armées, Sébastien Lecnu refuse de dire à à Retaillot, bah ça sera Mesmer Bruno Lemire, pardon, je confond les ministres. Ben je confond les ministres.
Enfin bon quand même. Oui mais c'est pas si vieux. Enfin quand même si un peu hein Bruno Le bref et ce qui a pas bien peut-être Masser Antoine Pinet.
Ce qui a pas bien convenu à Bruno à Bruno, c'est que il s'est pas rendu compte à quel point il avait incarné le le milliard ou le milliard et quelques de déficit du gouvernement euh quand on compte de loin hein et que c'était plutôt le président qui emportait qui portait le chapeau d'un tel déficit et il a pas vu que c'était devenu un personnage que les Français considéraient comme responsable de ce déficit. Bon, c'est juste ou c'est injuste mais c'est ainsi. Écoutez, dire a quand même eu tort de de se comporter comme il s'est comporté à mon avis, vous savez, ça me fatigue.
Donc on va arrêter de parler de ça. Donc je pense ça fatigue les Français aussi. Euh on va attendre ce qui quelle est la suite.
Résumé juste des épisodes précédents, le président a reçu les deux présidents de chambre. Bon là les préfets ont info de se préparer pour 16 et 23 novembre à toute éventualité. Bon, moi j'ai une information qui me vient à l'instant de mes propres sources qui me dit qu'il y a visiblement peut-être une prise de parole demain du président de la République.
Bon voilà, arrêtons là pour aujourd'hui. Il y aura la matinale demain surin pour vous informer. Il y aura sans doute d'autres informations.