Négociations Israël/Liban, Hezbollah, détroit d'Ormuz...Adel Bakawan est notre invité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut attendre des négociations Israël-Liban aujourd'hui à Washington ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette rencontre est-elle symboliquement importante malgré l'interdiction légale au Liban ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les autorités libanaises ont-elles les moyens de désarmer le Hezbollah ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les options pour régler le problème du Hezbollah ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Comment concrètement réussir les négociations sur la table ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut avoir confiance en un parti comme le Hezbollah ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Adel BakawanFait
« Beaucoup de choses et rien. [rires] Beaucoup de choses. »
- 1:15Adel BakawanFait
« C'est interdit par la loi. Et donc vous imaginez dans quelle situation on prépare cette rencontre. »
- 1:45Adel BakawanFait
« Le fait de rencontrer un Israélien, c'est lama, c'est déjà considéré comme un crime. »
- 7:30Adel BakawanChiffre
« 30 % de l'armée libanaise est composée des chiites. »
- 8:30Adel BakawanFait
« Le Liban et l'Irak, je les mets dans la catégorie décomposé, des États décomposés en cours de décomposition. »
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nous a rejoint en plateau notre invité pour notre grand entretien de 19h30. Bonsoir Adelle Bakawan. Merci d'être avec nous.
Directeur de l'Institut européen pour les études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Et je cite votre dernier ouvrage, la décomposition du Moyen-Orient aux éditions Talandier. se tiennent aujourd'hui à Washington des négociations entre la délégation libanaise et israélienne, réunion préparatoire pour des négociations directes.
Qu'est-ce qu'on peut attendre de ces rencontres aujourd'hui à Washington ? beaucoup de choses et rien. [rires] Beaucoup de choses.
Euh pourquoi vous allez nous expliquer alors beaucoup de choses ? Parce que tout simplement c'est une réunion euh symboliquement très importante entre deux pays qui n'ont aucune relation, zéro relation pour un libanais. Euh le fait de rencontrer un israélien, c'est lama, c'est déjà considéré comme un crime.
Pourquoi ? Parce c'est important de le souligner. Voilà, c'est interdit par la loi.
Et donc vous imaginez dans quelle situation on prépare cette rencontre. h le fait que un représentant d'ailleurs une représentante hein qui est euh qui a qui est d'origine de ruse qui est mariée à à une à un maronite c'est très important son parcours l'ambassadrice libanaise à Washington donc qui représente déjà socialement les deux grandes communautés où Liban rencontre un ambassadeur israélien qui n'est pas n'importe qui. l'ambassadeur d'Israël à Washington, c'est une grande personnalité et donc sous sert la main à face à face et non pas par intermédiaire de de n'est-ce pas dans comme les Ianiens et les Américains auparavant à Oman dans des pièces séparés.
Là, c'est déjà symboliquement quelque chose d'important, un événement, je dirais même une rupture très importante. Mais par contre, factuellement, le chemin est très très long parce que tout simplement les Israéliens réclament le désarmement total du Hizbou contre les 10 % du territoire libanais occupés. Et on sait très bien exactement.
Et donc, on sait très bien lorsqu'on entre dans les détails, il y a beaucoup beaucoup de diables dans ces détails. Alors, est-ce qu'on va on va reprendre les diables ? Rapidement, est-ce que le premier diable n'est-il pas que de toute façon les autorités libanaises n'ont pas les moyens de désarmer le esbola encore moins totalement que même partiellement et qu'il s'il y a pas une imixion dubola dans la population libanaise qui rend des choses très difficiles ?
Tant que le Hizbou comme le seul parti politique reste armé, je dis bien le seul et unique parti politique armé en dehors de l'État, voire contre l'État hein, contre l'État libanais. Il y aura jamais des accordas entre Israël et le Liban. Bon, le Hizbouah avant tout, c'est un problème des Libanais.
C'est un problème de l'État libanais et de la société libanaise. Et comment régler ce problème ? Il n'y a pas 1000 options.
Vous n'avez que 12 options. C'est lesquelles ces options ? La première option, c'est que on est passé, les libanais sont passés par les accardas du Taif, hein.
Grâce à ces accards-là, la totalité des partis politiques libanais ont accepté rendre leurs armes à l'État, à part le Hizboullah. Hm hm. Les Libanais avec lesquels sur lesquels on fait des études nous disent "Mais au nom de quelle légitimité un seul parti politique garde ses armes contre l'État, contre le gouvernement et contre les autres partis politiques parce que vous avez vu le Hizbou a menacé le président de la République, n'est-ce pas ?
Alors donc la la il n'y a que deux options. La première option que le Hizbou sous libanise en se dépass d'aranise. Je m'explique ou traduction et on peut y croire.
Alors sous alors traduction déjà pour que tout le monde suive bien les pas les passes d'arin ce sont les gardiens de la révolution islamique. En 1982 les gardiens de la révolution islamique mettent en place 12 organisations miliciennes. La première c'est Badr en Irak l'organisation Badre contre le régime de Saddam Hussein même année.
Et la 12e organisation c'est le Hizbouah libanais. se sont considérés comme divisions des passes d'A gardiens de la révolution islamique en Irak et au Livan. Pour que lebola euh soit soit affaibli, il faudrait que l'Iran euh cesse de fournir des armes au Esbola.
C'est ce que vous voulez dire ou je voulais dire la première option d'une manière pacifique normale normalisé le Hizbou accepte à se libaniser à sous nationaliser à sous arabiser. Arabiser ça veut dire quoi ? dire les bases d'Aman, ce sont des perses là eux ce sont des arabes donc ne plus dépendre de l'Iran.
Ça c'est la première option corolaire sur votre première option. Est-ce qu'on peut avoir confiance à un parti terroriste ? Alors donc moi en gros alors vous vous appelez gros il y a une partie politique une partie militaire mais est-ce qu'on peut avoir confiance en alors donc la confiance c'est de l'ordre éthique et moral.
Moi, je vais vous mettre devant les données factuelles. Factuellement sous cette option n'est pas disponible. Pourquoi c'est pas disponible ?
Parce que tout simplement le Hizbou nous détient pas l'autonomie de décision. La décision est prise à Ter et nous pas chez Naï Kassim, le secrétaire général du parti politique. Le secrétaire général du Hizbouah reçoit l'ordre.
Il met pas l'ordre, il exécute l'ordre des passes d'alan. Je vous donne un exemple. On est toujours dans la première option. pendant cette guerre-là, cette guerre ce n'est pas la guerre des Libanais, c'est la guerre entre l'Iran d'un côté, les États-Unis et Israël, n'est-ce pas ?
Pourquoi le Hizbouah n'a pas Pourquoi Naim Kassim n'a pas consulté le président de la République, le premier ministre sinon ses propres partenaires à l'Assemblée nationale ? Oui. Ce que vous voulez dire c'est que le Sebbola c'est un adversaire de l'intérieur du président de la République des différents partis existants.
La question qui se pose, c'est comment concrètement réussir ce que vous disiez dans les négociations sur la table ? En fait, il y a deux points essentiels. Il y a désarmer le esbola et conserver l'intégrité territoriale.
Et si vous me permettez rapidement, la deuxième option, la deuxième option c'est que si jamais cette option n'est pas disponible, si jamais les gardiens de la révolution n'accepteront exactement n'accepteront pas par exemple désarmer le Rizbou pour sauver les chiites au Liban parce qu'il faut quand même les sauver hein. Les Iraniens n'accepteront pas ça. Dans ce cas-là, la responsabilité de la communauté internationale si jamais cette communauté souhaite avoir un État libanais souverain, une société libanaise, un gouvernement libanais souverain et autonome et ben la communauté aujourd'hui pour répondre à votre question, non, l'État libanais est en situation de faillite même avant cette guerre.
La faille totale. J'ai été à Byrout. Vous avez un ministère avec un ministre et deux trois employés.
Il y a rien. Il y a rien. Rien fonctionne.
L'économie, le politique, le social, tout est en situation de le pouvoir libanais. Le pouvoir libanais est trop faible pour faire pour désarmer le si jamais la communauté internationale souhaite avoir un état libanais autonome souverain et ben cette communauté internationale on promet les États-Unis doivent se réengager à la fois financièrement parce que l'armée libanaise le salaire d'un dans d'un dans d'un dans d'un dans d'un dans d'un dans d'un soldat libanais n'est même pas un/4 de salaire d'un combattant de Hizbouah donc financièrement et surtout militairement pour renforcer l'armée libanaise afin que cette armée là et de quoi on va aller c'est c'est une vision afin que cette armée-là désarme le Hizboullah par la violence. Il n'y a pas d'autres option.
Vous n'avez pas d'autres option. Israël ne pourra jamais les États-Unis ne pourra ne pourront jamais la France ne pourra jamais le royaume. Personne aucun État même les Iraniens, personne peut désarmer le hizboullah.
Le seul qui peut désarmer le ce sont les Libanais. Et les Libanais il faut les armer et il faut les financer. Or nous la communauté internationale nous n'avons jamais assumé notre responsabilité.
Alors simplement vous dites mais on dit qu' aussi qu'il y a une un mélange dans la population c'est-à-dire il y avait un article dans libération dans le monde disant qu'il y a des gens de l'armée libanaise et ils ont leur cousin qui est dans le ha qui doivent aller neutraliser que tout est embriqué qu'il y a des chies des deux côtés que c'est extrêmement compliqué. Est-ce que c'est simple ? Non.
Non mais pour répondre à votre question. Oui, bien évidemment, 30 % 30 % de l'armée libanaise est composée des chiites. Et à l'intérieur de la base sociologique chite, il y a une bonne partie qui adhère au Hizboullah. 1 2 à l'intérieur de cette armée libanaise, il y a encore des acteurs qui pensent que le Hizbouah est un parti d'où la résistance.
Et ensuite, oui, la la scène libanaise est très complexe, mais ce n'est pas parce que la scène est complexe, la communauté internationale doit abandonner. En fait, nous n'avons que deux choix ou bien laisser le Liban comme l'Irak en décomposition. Vous avez cité mon livre, c'est en fait on a trois catégories d'étapes du moyen on a trois catégories d'étail.
Je rentre pas dans les détails. Le Liban et l'Irak, je les mets dans la catégorie décomposé, des états décomposés en cours de décomposition. Ou bien on laisse cette pardonnez-moi cette décomposition arrive à terme, donc on aura trois états ou quatre un état maronite, chiit, sunnite, rus et cetera comme en irak chiit, sunnite, kurde ou bien la communauté internationale malgré la complexité doit assumer ses responsabilités et intervenir fortement.
Et le seul qui peut intervenir vraiment factuellement et concrètement et qui peut sauver le Liban, ce n'est pas les Européens, ce sont les États-Unis. Adel Bacan, euh rapidement pour conclure sur ce point, est-ce que aujourd'hui vous êtes inquiet d'une potentielle reprise de la guerre civile au Li ? Ah oui, absolument.
Pourquoi ? parce que le Hizbah n'est absolument pas disposé à se libiser, à se nationaliser, à s'intégrer dans le champ politique. Et ensuite le Hizbouah menace lourdement le premier ministre, le président de la République.
Vous savez le gouvernement libanais pour la première fois depuis toujours a émis à un décret en interdisant les activités militaires de Hizbouah. Or le Hizbouah a une représentation à l'Assemblée nationale, n'est-ce pas ? Et ça c'est dans la constitution.
Voilà. Donc bien sûr, mais je voulais dire c'est un événement majeur et le président de la République parce qu'ils se sentent menacé par rapport à cette négociation à Washington. Pour la première fois, le président de la République demande à sa base sociale à la fois maronite, soit et Drus de descendre dans la rue pour apporter leur soutien pour apporter leur soutien à ces négociations.
On va avancer en ce 55e jour de guerre au Moyen-Orient. euh l'Iran et les États-Unis euh se rendent coup pour coup et avec toujours ce conflit qui se cristallise hein autour euh du D3 d'Ormouse. On est dans une situation ni de guerre ni de paix.
Euh c'est un entre deux qui peut durer longtemps selon vous. Écoutez, le président Trump, on peut bien évidemment critiquer sa communication qui il n'est absolument pas cohérente, mais par contre, il a une stratégie cohérente. Je dis pas la c'est la bonne stratégie mais il a quand même une stratégie.
Je m'explique. Lorsqu'il était à Oui. Aidez-nous parce que c'est vrai que parfois ici on est un petit peu perdu dans la lecture de la stratégie du président américain.
Lorsqu'il était à la table de négociation il y a 56 jours. Hm hm. 56 jours, il voulait absolument faire capituler les P d'aran, les gardiens de la révolution.
Oui. Pas négocier les maîtres à gen exactement. Il est pas venu pour négocier, il est venu avec cinq cin cinq exigences très importantes.
Je vais pas les citer, on n' pas le temps. Alors donc il demande au pass d'A si vous acceptez les cinq exigences, je vous propose la levée des sanctions. Je vous propose vous réintégrer au sein de la communauté internationale et je vous donne la garantie de la non agression.
La prochaine vous serez jamais agressé. Les pas d'Alan n'acceptaient pas ça. Ils voulaient négocier sur la durée parce que la dernière fois sur un seul élément, il y a eu la négociation entre la communauté internationale et les iraniens sur le programme atomique.
Vous savez, ça a duré 20 mois de 2013 à 2015. 20 mois. Et là, Donald Trump, il voulait en 24 he faire plier les passes d'Adam.
Il a pas réussi, c'est pas leur manière de négocier. Il a pas réussi. Et parce qu'il a pas réussi, il a gardé sa stratégie.
Il s'est dit "Je vais frapper lourdement frapper je vais décapiter les têtes les plus importants du régime." Et c'est vrai aussi en quelques secondes quand même 42 personnalités dans le guide suprême dont le guide suprême en frappant lourdement je les oblige revenir à la table de négociation pour mieux capituler or Islamabad exact je dirais méthodologique c'est la méthode qui fonctionne pas sa stratégie est toujours là faire plier les passes d'alan lorsque les pass reviennent à islamabad ils sont beaucoup plus exigeants qu'il y a 55 jours. Et donc maintenant pour répondre à votre question, qu'est-ce qui se passe ? il change le paradigme, il change la méthode.
Désormais, il abandonne l'eau militaire pour adopter comme méthode ce qui est économique parce qu'il sait très bien que 90 % de l'économie iranienne, c'est du pétrole et 90 % du pétrole iranien pass passe par l'odroit d'ormose. En bloquant l'odit d'hormose, il bloque 90 % du pétrole de l'économie iranienne. Et sur les 90 % depuis de l'économie iranienne, vous savez la part des pasdaran, la part des gardiens de la révolution qui négocie, c'est 60 %. 60 % de cette économie appartient au Basan.
Et donc là, Donald Trump frappe lourdement le cœur existentiel de Islam. Ça peut marcher. Alors, est-ce que ça peut marcher ?
Alors, ça donc ça c'est une très très question. C'est une question très importante. Pourquoi [rires] ?
Je voudrais juste vous faire réagir à une information qui vient de nous parvenir à l'instant. Il y a des explosions à Terrienne a été activé selon des médias iraniens. On peut assister là maintenant à la décision de Donald Trump de reprendre la guerre parce que vous étiez en train d'exprimer cette volonté de de faire capituler le régime iranien d'y aller par la force.
Est-ce que là ça peut être une option prise ce soir par Don ? Entre la question de Nathalie et votre question, est-ce que ça peut marcher ? On sait pas, nous n'avons pas de garantie.
Euh ça dit que l'inflation et l'inflation est monstrueuse en Iran et qu'au bout d'un moment la population pourrait se révolter. Voilà, ça c'est la le la le paris de Donald Trump. Est-ce que ça marche ?
Et si ça marche pas, Donald Trump n'est pas un structuraliste, c'est un interactionniste. Je m'exprime. Un structuraliste est là avec une méthode, une stratégie, elle ça change jamais.
Lui, c'est un interactionniste qui entre dans une situation, il regarde les acteurs, il regarde les situations, il regarde les scènes et en fonction de tout ça, il s'adapte. Et là, par exemple, si jamais l'oblocus ne fonctionne pas, il n'aura que 12 choix, 12 options. Blocus, donc des ports iraniens.
Voilà. Et 12 options. La première option, une action militaire radicale.
Il a déjà il a déjà moné, n'est-ce pas ? Une action militaire radicale. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire c'est la destruction de toutes les centrales élect électriques, les ponts, les infrastructures militaires économiques, les universités et cetera et cetera pour mettre en panne la totalité de la République islamique. Ça c'est la première option. La d'ailleurs je vous arrête sur cette option là parce qu'il y a eu une autre dépêche qui nous est parvenue en fin de journée avec Israël qui a dit attendre le feu vert de Donald Trump pour ramener l'Iran à l'âge de pierre.
On est là dans cette poussée peut-être ce soir de la part et des Israéliens et donc des Américains. Ça c'est la première option. J'ai j'ai discuté avec un diplomate moyen-oriental ce matin en détail par rapport à tous ces sujets.
Il me disait ça c'est la première option. La deuxième option de taper fort fort. Ça c'est la première option c'est vraiment il faut qu'il rase il rase c'est sinon il s'en sortira pas et ça il restera encore des mois et de mois on arrive au mois de novembre élection mi-mandat et il est encore dans cette guerre.
Non mais je vous arrête sur la première option. On va avoir le temps de parler de la deuxième option, mais cette première option est absolument terrifiante pour la population iranienne. Ah bah dans tout dans dans tous ces rapports de force, le la le facteur le plus oublié, le plus perdant, c'est le peuple iranien.
Personne parle du peuple iranien, ni Donald Trump, ni les Pasdalan, ni les pays arabes, ni les Pakistanais, ni les Turcs, ni les Égyptiens, personne. Non, le peuple iranien est abandonné. Le la 2e option là aussi c'est vraiment très pertinente, je l'ai déjà abordé sur plusieurs plateaux, c'est euh le retour à aux assassinats ciblés.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire je une action militaire radicale qui rase tout me coûte politiquement très cher, me coûte militairement très très cher. Mais par contre si j'élimine les éléments au sang du régime qui bloque la négociation alors là on a l'impression qu'ils sont que que tous est sur la même ligne c'est qu'on n pas été capable ou alors vous pensez ou vous savez qu'il y a déjà une un embryon d'opposition en Iran.
C'est quelqu'un qui est susceptible de pas être abattu justement pour qu'on puisse s'appuyer sur lui ou est-ce que est-ce qu'il y a une diversité de personnes parce que si on le cible et qu'on tue tout le monde, je vais simplifier les choses. Euh souvent on me demande qui prend la décision en Iran depuis la disparition de Khamnai Ali Khamn. Ben écoutez, personne autant que personne mais une institution, il y a une institution qui s'appelle le Conseil suprême de la sécurité nationale.
Dans ce cette institution, il y a quatre tendances vraiment antagoniste, he antagoniste. Certes, le régime n'est absolument il est tout sauf démocratique par rapport au peuple, mais à l'intérieur de cette institution parce qu'ils ont le même objectif, sauver le régime, sauver la République islamique, il y a une liberté de parole. La première tendance, c'est la tendance des passarin, des gardiens de la révolution islamique, hein.
Et ça, c'est la tendance la plus dure, la plus dure, la plus radicale qui refuse la négociation, qui pensent que ils ont gagné la guerre. Il faut continuer et qui est incarné aujourd'hui par Ahmad Vaidi. C'est bien ça, le nouveau chef des gardiens de la révolution.
Vaidi, c'est c'est et c'est lui qui a fait la guerre Iran Irak. C'est lui qui dirigeait la force alcode qui est responsable des opérations extérieures. C'est lui qui était le ministère de l'intérieur.
C'est c'est lui qui était responsable de la répression du peuple. Lui, il est pour que la guerre dure. Il ne veut pas de négociation.
Exactement. Ou négociation à condition avec des conditions iraniennes. Face à lui, vous avez la tendance nationaliste au sein de son régime.
La tendance nationaliste, il n'est absolument pas pour cette guerre-là. ni pour le Liban, ni pour Gaza, ni pour S Jordanie, ni pour l'Irak, ni pour le Yémen. Il pense que cette ces acteursl pense que l'Iran doit être au centre de toutes les gravités.
On négocie avec le diable en personne pour sauver l'Iran. Nous, notre Iranité, c'est notre bien commun. Ça c'est Mohamed Galibaf.
Non non non, c'est Sari, c'est Abas Archi, le ministre des affaires étrangères, c'est Rohani. C'est une grande tendance. Il existe grande tendance entre les entre les deux entre les deux là vous avez la trè tendance c'est Kalibaf.
Kalibaf c'est un général qui vient des du corps des gardiens de la révolution islamique. C'est quelqu'un qui a fait la guerre Iran Irak. C'est c'est quelqu'un qui est qui est proche de la famille de Mtaba. avec Mtaba ils étaient le nouveau ils étaient enfant lui maintenant exactement et j'y arrive et lui il navigue entre les deux tendances et la 4e tendance c'est le bureau guide historiquement le bureau guide est là pour pour avoir une seule mission c'est exactement trancher trancher entre les différents groupes or aujourd'hui le guidea on l'a jamais vu, on l'a jamais entendu On sait pas s'il est vivant, on sait pas ici il est dans le com, on sait pas si pour des raisons sécuritaires personne n' a accès à lui ou pas.
Donc il y avait des [raclement de gorge] informations aujourd'hui du New York Times en disant qu'il était vif d'esprit et actif, qu'il allait qu'il a subi trois interventions chirurgicales à une jambe, qu'il attend une prothèse, voilà qu'il est grièvement blessé mais en vie. Quel crédit vous donnez-vous à ces informations par eux dans la presse américaine ? Ce que je sais c'est que les Passaran ou même les gardiens de la révolution ont reconnu que Murtada a été blessé dès le premier jour le matin du la même attaque contre son père et et ses compagnons.
Donc ça ou moins on a cette information que Murtada est blessé à quel degré maintenant on a beaucoup beaucoup d'informations. Moi cela ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c'est que Mtada n'est pas accessible.
On le voit pas, on l'entend pas. Et même, on dit même les passes d'ara ne peuvent pas avoir accès à à à à maba et parce que Maba n'est pas là, personne est là pour trancher pour personne est là pour arbitrer et donc c'est les rapports de France. C'est très étrange.
C'est une sorte de guide suprême fantôme. Exactement. Exactement.
Exactement. Et c'est dans la traduction chite, vous savez c'est c'est connu comment on appelle l'imam caché qu'on le voit pas, qu'on l'entend pas et on attend toujours son retour. Donc est-ce qu'il pourrait être mort ?
C'est possible. C'est possible. C'est possible.
Moi personnellement, je n'ai aucune information, ni moi ni vous, mais c'est une hypoète tout à fait favorable, tout à fait accessible, je voulais dire tout à fait traitable mais ce n'est pas le sujet. Le sujet c'est quoi ? C'est que en son absence là, les différents groupes euh gèrent les rapports de force en terme de domination.
Qui est le plus fort ? Bah aujourd'hui, ce sont les gardiens de la révolution islamique qui sont les plus forts. Juste une toute petite question sur les gardiens de la révolution.
Est-ce que c'est par idéologie, par islamisme radical ou c'est aussi pour des intérêts financiers ? Quelle est la part de de religiosité et la part de gens qui veulent qu'on pourrait éventuellement atteindre par les bien les biens ou tous les comptes qui ont été disséminés ouvert au Qatar, ouvert ailleurs et tout ça ? Quelle est la part de entre les deux ces gens qui croient vraiment à ça ?
Écoutez euh euh on m'a posé la question ce matin euh comment on devient passdar ? Comment on devient membre du gardien de la révolution islamique ? Il y a plusieurs étapes.
Il y a un vrai programme de socialisation et de ressocialisation. D'abord, vous devez passer par la base Bassiji. Les Bassij sont à peu près 600000 personnes.
C'est la milice de de de de la République islamique d'Iran, hein, qui se déploie un peu partout dans toutes les villes, tous les villages. Une fois vous passez par le filtre des BCJ, eux ils viennent à l'âge de 14, 15, 16, 17, 18 ans. Voilà, on vous met dans un programme d'éducation et c ça c'était avant.
Bon, mais pour répondre à votre question, depuis la fin la fin de la guerre Iran Irak, les pasarans, ils se sont embourgeoisés. Orgeoisé, ça veut dire quoi ? Ça veut dire ils ont, je l'ai dit tout à l'heure, ils ont 60 % de l'économie iranienne.
énorme de l'on 60 % de c'est c'est pas n'importe quel état c'est une grande partie de de l'économie iren et des ressources une grande partie 60 % 60 % de l'in et c'est l'Iran c'est un c'est un état l'Allemagne la France le Royaume-Uni réunit 90 millions d'habitants donc c'est encore vous lors vous avez 4 70 % de de 60 % de de l'économie c'est que vous avez des là c'est ce n'est absolument pas pour rien quand vous étudiez le parcours des jeunes généraux, ils sont tous des généraux mais ils ont obtenu des doctorats en économie, en géopolitique. Ils sont en même temps le président des universités et ils ont ils gèrent en même temps des entreprises multinationales un peu partout. Maba lui-même avant devenir le guide, il était un businessman et son père avait placé aussi pas mal de jeux et voilà.
Et donc oui pour répondre à votre question, qu'est-ce qui est au centre de gravité ? L'idéologie ou l'économie ? C'est économie qui est au centre de gravité. frappe pas là.
Pourquoi on peut pas les frapper là ? C'est ce qu'il fait Donald Trump. Oui, mais frapper avec les les biens qui peuvent avoir euh les les les comptes qui peuvent avoir dans placé.
Vous avez entendu Donald Trump hier après-midi a dit clairement aujourd'hui il y a un bloc sur le détroit d'Ormose. Si ils reviennent pas à Islamabad pour négocier, il est fort probable que j'empose un embargo total sur cette économie iranienne. Vous pensez que là peut-être les Iraniens sont allés trop loin dans son rapport de force avec Donald Trump en allant pas au Pakistan.
On ne sait pas, peut-être qu' se rendront mais là ça fait plusieurs jours qu'on attend. Est-ce que ils ont eu finalement la la patience de Donald Trump arrive là ce soir à ses à ses limites avec, je le rappelle, ces explosions qui ont retenti ce soir à Ter ? Écoutez, Donald Trump a un vrai problème.
Son problème, c'est que les Iraniens sont entrés dans cette guerre totalement. Ils sont dans dans la guerre totale. Donald Trump n'est entré dans cette guerre que partiellement.
On connaît tous la capacité militaire américaine. C'est la première armée au monde, la première puissance militaire au monde. Est-ce que les États-Unis disposent les moyens nécessaires pour détruire la totalité de la République islamique d'Iran ?
Oui. Est-ce qu'ils l'ont fait ? Non, il l'a pas.
Et Donald Trump ne souhaite pas entrer en chair et en ce comme on dit dans cette guerre là. dans l'entendre sa politique c'est faire plier capituler les les passes d'alan seulement les pass malgré 40 jours de bombardement ils sont encore là ils frappent non seulement Israël mais aussi l'Arabie Saoudite le tous les tous les t tous les pays du alors donc personnellement je pense que Donald Trump n'aura pas le choix ou bien il doit lui-même capituler ou bien il doit passer par une action radicale sinon à un moment donné la négociation doit arriver à terme. Merci Adel Bakawan d'avoir été notre invité ce soir.
Merci Nathalie Saintcric d'avoir été à mes côtés pour cette interview. Je le rappelle donc cette information ce soir des explosions ont retentiant. Le système de défense antiérienne a été activé.
On va suivre cette actualité de très près sur notre antenne et pour le moment c'est l'heure du JT monde.