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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 11 mai 2023 223 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSantéNumérique

Pollution plastique : enjeux du traité international

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 15 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment diffuser cette connaissance aux décideurs et citoyens pour une prise de conscience ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les pistes futures de recherche sur les microplastiques ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Existe-t-il un GIEC de la pollution plastique ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Quelles solutions techniques existent pour remplacer le plastique dans les usages alimentaires ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Les bioplastiques sont-ils une vraie solution ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment documenter rapidement les milliers de substances chimiques problématiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:40Fait
    « Parmi les trois limites planétaires dépassées figurent la pollution par des substances nouvelles notamment en raison de l'explosion de la production des plastiques. »
  • 0:15Fait
    « les polymères en fait sont exemptés de la réglementation puisqu'ils ont exécuté de l'enregistrement et de l'évaluation dans le cas du règlement »
  • 0:45Chiffre
    « la majorité vous avez vu que la majeure partie du bispinola n'est pas concernée par cette réglementation de fait c'est moins de 5% »
  • 2:00Fait
    « le bisphénolA par d'autres bispinoles donc majoritairement le bistinoles en particulier dans les papiers thermiques »
  • 4:30Chiffre
    « les enfants qui étaient nés des femmes les plus exposées les 10% des femmes les plus exposées avaient un risque trois fois plus important d'avoir un retard dans l'acquisition du langage »
  • 5:00Fait
    « le plastique est un matériau qui dure très longtemps »
  • 12:30Fait
    « le plastique n'est pas un matériau inerte »
  • 14:30Fait
    « la consommation de plastique est parfaitement corrélée au PIB d'un pays »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

chers invités bonjour à tous je vous souhaite la bienvenue pour cette audition publique qui va permettre à l'office de retrouver un sujet qu'il connaît bien et dont il va aujourd'hui aborder une dimension spécifique je veux parler du sujet de la pollution plastique en décembre 2020 nos collègues Philippe Bollot et Angèle Préville on présentait devant l'office un rapport dont on peut dire qu'il a fait date nourrit par de très nombreuses auditions et un travail extrêmement approfondi bon j'ai prévu les Philippot sont devenus en quelque sorte les spécialistes parlementaires de la pollution plastique et ils sont désormais très souvent sollicités pour présenter les analyses de l'Office que ce soit dans les médias dans les enceintes scientifiques ou ailleurs ils ont d'ailleurs été invités à participer en début de semaine prochaine un séminaire franco-américain sur la recherche scientifique dans ce domaine comme il l'avait été d'ailleurs l'an dernier c'est là une marque de reconnaissance quant au sérieux de nos travaux nous pouvons donc que nous en réjouir et vraiment merci à tous les deux pour votre implication au sein de l'office en décembre 2020 donc je le disais le rapport de l'Office préconisé la négociation d'un traité mondial en vue de réduire la pollution plastique en mars 2022 l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement réunis dans le cadre du Programme des Nations Unies pour Environnement a adopter une résolution prévoyant que serait élaboré un instrument international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique 5 réunions du Comité international de négociation son programmées d'ici fin 2024 et la France accueille la deuxième réunion à la fin du mois c'est la raison pour laquelle l'Office a décidé d'organiser une audition publique sur les enjeux scientifiques liés à ce projet de traité international une première table ronde traitera des raisons scientifiques qui poussent à l'élaboration de ce traité je laisserai mes collègues présentés l'ensemble des intervenants et une seconde s'intéressera aux enjeux scientifiques des propositions en discussion bien ben écoutez sans plus tarder je laisse la parole à Angers Preville pour lancer la première table ronde la Mercedes vous avez la parole merci merci monsieur le Président donc merci d'ores et déjà tout nous intervenants et pour aller très vite je vais présenter les les intervenants de la première table ronde vous avez 10 minutes pour un propos liminaire afin que nous puissions avoir le temps après d'échange donc notre première intervenant est Monsieur Andrès del Castillo avocat senior au centre pour le droit international de l'environnement qui va évoquer la pollution plastique sous l'angle du dépassement des limites planétaires en ce qui concerne les polluants chimiques environnementaux dont font partie les plastiques je rappelle qu'en 2009 paraissait une étude scientifique qui identifiait 9 limites planétaires à ne pas dépasser pour que l'humanité continue à vivre dans un écosystème sûr il s'agit de la pollution atmosphérique par aérosol la perturbation du cycle de l'eau de l'eau douce l'appauvrissement de la couche d'ozone la signification des océans le réchauffement climatique bien sûr le changement d'affectation des sols les flux biochimiques l'érosion de la biodiversité et la pollution par des substances nouvelles parmi les trois limites planétaires dépassées figurent la pollution par des substances nouvelles notamment en raison de l'explosion de la production des plastiques monsieur del Castillo vous avez la parole merci Madame prévu sénatrice Monsieur Henri député et président de l'office monsieur longer sénateur président première vue s'est passé dans de l'office et collègue je suis reconnaissant de pouvoir me rendre à Paris pour cette séance pertinent et à la fois nécessaire comment une véritable prélude à la Réunion qui est Paris accueillira dans presque deux à trois semaines donc plus de 2003 experts vont se réunir de plus de 163 pays pour discuter ce qui sera approchant instrument juridiquement contraignante donc c'est passé là bon je pense que oui mon intervention et notamment ça sera tout d'abord on peut sans une première idée de qu'est-ce qu'on parle lorsqu'on parle des pollutions plastiques parce que il y a une évolution du terme de ce qu'on comprend par pollution plastique en commençant par lycée que c'est une accumulation des débris plastique dans l'environnement physique plus la biota mais on est maintenant dans un stade dont la même définition il apportait même de qu'est-ce qui pourra être couvert par un instrument et peut-être défini avec ce qu'on comprend par la pollution plastique déjà il y a deux rapports phares présentés par là au-dessus de en 2022 que ont déjà démontré il donnait une définition qui pourrait être la définition décidé à pareil pour travailler il sait qu'est-ce qu'on comprend pas plastique je me permets de lire de manière générale toutes les émissions et tous les risques résultant de la production de la utilisation et de la gestion des déchets et des fuites des matières plastiques il faut bien souligner ici que l'État émission puis peut-être est plus vu aussi comme les rejets il essaies nous comprenons les émissions plutôt sur l'atmosphère atmosphérique et sur l'air des des particules des gaz et des gaz effets de serre puis les rejets quand lorsqu'on parle de l'écosystème aquatique plus le sol et là quand on parle des fuites aussi il faut voir que les fuites juridiquement c'est quelque chose que limite un peu la définition et on voit que parler des rejets c'est plus convenable et prochain donc pour comprendre la pollution plastique il faut la mettre en perspective avec ce que madame privilat a bien dit sur les 9 processus biophysiques cargoût la stabilité il la résilience du système terrestre ou c'est connu comme limite planétaire on est en train de passer à l'anthropocène donc une période actuelle des temps géologiques et où les activités humaines ont une forte répercussion sur les écosystèmes de la planète la bienfaits donc déjà il y a une évolution de cette cadre qui était posée sur la table en 2009 on descend on avait déjà transgresse c'est trois limites planétaires à 2022 on part déjà qu'on a les données pour constater que on a transgresser 6 de 9 dans l'année dernière on a eu un nouvel sur ce qu'on appelle la contamination par des produits chimiques qui ont compris maintenant par les nouvelles Saintes en disant que cette dimension était transgressée il son évolution d'un document sorti en 2018 qui dit si on est un risque d'être limite planétaire à dire on a la traversée l'année dernière c'est c'est un peu les constats que que je viens à partager avec vous et pourquoi on la tracer qu'est-ce qu'il faut faire pour essayer de résoudre cette problématique est-ce que c'est possible d'aller en arrière à lecène en nouveau on sait que selon ces documents c'est plus possible mais c'est possible de d'un peu arrêter les dommages et les qui pourront être causés donc qu'est-ce qu'on considère peut-être prochaine des positif par de nouvelles syndiqués on parle de nouvelles substances de nouvelles formes des substances existants ils forment des vies modifiées on parle des produits chimiques idiotes des nouveaux types de matériaux odeur organismes manufacturés inconnues auparavant du système terrestre et on parle des éléments naturels par exemple des méthodes et mobiliser par les activités entre anthropiques il a il y a un graphique fait par un des scientifiques dans un document que en train de dépasser tous les tous les étapes des rémission des pères qui ont l'appelle la tête de la Méduse mettant les 8 planétaires tout autour et au centre les plastiques il interaction entre les plastiques il commande finalement les plastiques exacer les autres limites planétaires donc on n'aura pas le temps de voir de tous les intersections mais je vais me centrer surtout sur la partie correspondant au changement climatique prochain et si on prend l'exemple du changement climatique et vous voyez dans un graphique c'est que un coton gablégation marquez mes amis l'ampleur de notre solitude en regardant les graphiques qui étaient présentés dans les 6e rapport de valuation du groupe d'experts sur l'évolution du climat ça montre les changements de température mondiales et on ne s'est pas remis en terre pensée en haute graphie fait par la OCDE et montrant le mutation la perspective qui va tripler la production annuelle des plastiques on est à une production annuelle de 400 millions de tonnes par année et on va passer d'ici à 60 à 1,10 milliard de tonnes des productions par année si on n'arrive pas à gérer ses propres produits maintenant pouvez-vous vous séminiser dans un monde plus chaud puis avec plus d'un milliards de production de plastique par année et de notre contrée on ne s'imagine pas donc il faut agir il sait ça que les Nations Unies il est ensemble d'État ont fait l'année dernière en donnant un pas en décembre plastique d'une façon holistique pas seulement se concentrer sur les détritus sur les sous les déchets plastiques mais sur toute son cycle de vie donc un prochain il a continué sur les questions du changement climatique on sait que les plastiques en effet sur les climat il menace la possibilité de invisager en monde en dessous des 1,5 degrés Celsius pourquoi un rapport qu'on a fait dans notre centre dit que d'ici à 2050 les émissions des gars de gaz à effet de serre provenant du plastique ou de toutes les cycles de vie du plastique pour en attendre plus de 56 gigatonnes ce qui représente des 10 on parle maintenant déjà de 13% de l'ensemble de budget carbone restants et il y a certains études qui dit que pour s'approcher au budget carbone de l'entreprise l'industrie du plastique en général au lieu de maintenir des 4% par année la production on devrait rétrograder et diminuer la demande des matières plastiques des trois portions par année et pour arriver à couper on a à la moitié d'ici à 2050 y rester dans dans le budget carbone attribué à cette à toute l'industrie du plastique et là je suis navré c'est tellement petit mais vous serez la question de revoir un peu toutes ce qui concerne les cycles de vie des plastiques les différents états parce qu'on part des plastiques à différents matières premières utilisées pour les plastiques on part des plastiques leur compare des précautions plastiques et il a une butane il est chimiques basiques sont utilisés pour la préparation des des monomères puis polymères plus les additifs que sont nécessaires et on part déplacer lorsque on part des racines ou des matières plastiques elles-mêmes là on connaît les 7 les pets on connaît les numéros 2 puis les produits plastiques eux-mêmes donc il faut bien faire la différence lorsqu'on part de plastique entre matières plastiques c'est abstriment et les produits plastiques puis les déchets plastiques qui sont un peu plus sympa du cycle de vie donc à droite il s'est un peu impossible de voir pour vous déjà les Nations Unies a récolté et qu'est-ce qu'on dit 67 pays au groupe des pays pour ce qui devrait contenir les prochains international mais ça fera fait plutôt des douzième panel de cette de cette journée et le prochain et un peu pour finir il y a un rapport qui vient de sortir la semaine dernière et on est au milieu presque à la fin de la négociation de la Conférence des Parties pour les conventions de balles rotterdamnés donc il y a un rapport que c'était fait par rapport au plastique pas dans la dimension climat mais cette fois dans la dimension chimie qui démontre qui a plus de 13000 produits chimiques qui sont utilisés pour la production des plastiques IDC 13000 on n'a pas donné presque la moitié de 6000 mais c'est qu'on est à donner c'est presque 7000 on peut dire que la moitié que presque 3200 produits chimiques sont des substances de préoccupations selon les scientifiques on sait qu'un niveau mondial si on prend ensemble la conversion des Mina Mata les protocoles de Montréal puis la conversion des Stockholm il y a que 128 produits qui sont régulés de cette 3200 que ceux qui sont des produits chimie des hautes préoccupations quand vous voyez ça peut-être on peut vous donner une bonne nouvelle maintenant on parle pas des 128 mais des30 parce que la semaine dernière la conversion des Stockholm a décidé de prendre considération de produits chimiques M+ qui sont utilisés comme retard dans des flammes puis comme filtre UV c'est le UV 328 que c'est une vraie nouvelle parce que ça permet un peu de voir que les critères pour les polluants organiques persistants et au les véhicules qui fait que les polluences c'est sont partout dans la planète sont aussi et les plastiques eux-mêmes parce que ça peut être ici mais d'ici à quelques semaines ça peut se retrouver dans différents coins de la planète donc mais si on continue avec cette approche en en prenant deux trois quatre cinq ans à évaluer à classer les différents substances va finir d'ici je ne suis pas qu'on a pas fait les calculs mais pour les traiter le plastique ça sera important de voir comment la simplification chimie il sait très gros prénom et étudier comme on déjà l'Union européenne les faits commence à les faire avec les pie face pour plus de 10000 substances que par appartient à la famille de pie face pour BPA qui l'a fait avec plus d'essence 56 substances ça permet un peu d'aller plus loin de ce que les marchés fait parce qu'on sait qu'il y a plus de 350 000 produits chimiques on était produit et que 2000 sont des polymères donc en barre des chiffres très soft il faut un peu l'aide de droit et de la volonté politique pour arriver à combler ça on ne part pas d'éliminer les plastiques mais on part des contrôler une substance qui est hors contrôle aujourd'hui dernière diapositive s'il vous plaît donc là il y a les dossiers rapports qui étaient sortis qui ont par des 10 groupes des Soustons chimiques donc il faudra s'attaquer au niveau du traité pour voir comment contrôler ce genre de substances là je vais pas les lire mais j'ai déjà mentionné les bisphénols les pie face les filtres UV et il est biocide prochain il a qu'est-ce que la science nous dit certains scientifiques nous dit deux choses supplément plafonder la production des plastiques vierges c'est une des options sinon la première option qui est qui est documenté par l'ONU qui sera mis sur la table lors de la discussion à Paris il parlait de la simplification chimique donc finalement c'est limitant les nombres des substances qui sont mis qui sont mélangés ils sont sur le marché sur une logique des non datanes s'il y a pas de données il y a pas de marché pour introduire des systèmes chimiques qui en regroupant l'évaluation et le contrôle de produits chimiques est utilisé dans les matières plastiques et avec ça j'ai fini mon intervention merci beaucoup merci beaucoup nous allons passer maintenant deuxième intervenant Monsieur Hervé corvelec professeur à l'Université de lutte en Suède la pollution plastique résulte de l'extraordinaire succès rencontré par le plastique dans tous nos usages pour lutter efficacement contre cette pollution nous ne pouvons pas nous contenter d'essayer d'améliorer la gestion de la fin de vie des plastiques il nous faut réduire drastiquement sa production et par conséquent notre consommation pour cela il est indispensable de comprendre les ressorts économiques qui nous poussent à consommer toujours plus de plastique et à s'intéresser aux usages c'est le sujet de l'intervention de Monsieur corvelec à qui je laisse la parole merci je vous remercie merci beaucoup pour votre invitation et je vais essayer donc de cadrer pourquoi tant de déchets plastiques diapositive merci entendez-vous oui très bien est-ce que vous pouvez passer la prochaine diapositive s'il vous plaît merci on connaît on sait exactement où va le plastique à peu près 40% dans les emballages à peu près 20% dans la construction à partir de ça on peut essayer de se poser la question que faire à ces choses la prochaine diapositive s'il vous plaît parce qu'il y a un paradoxe à la consommation plastique les plastiques sont omniprésents pourtant ils sont rarement activement choisis par le consommateur c'est à dire que le plastique est un accompagnateur discret diapositive s'il vous plaît le plastique suit par exemple si vous achetez un concombre mensuel ou j'habite si ce concombre est par exemple écologique ce qui est paradoxal et ben il se rend il sera emballé individuellement dans du plastique de la même manière si vous utilisez une automobile et bien vous utiliserez énormément de plastique par exemple comme cette cette photo de plastique omium des montres que ce soit les pare-chocs que ça soit les protections cette fois de latérale au-dessus etc le plastique est omniprésent d'ailleurs la part des plastiques est passé à 30% du poids du véhicule contre 17% 2011 donc c'est augmentation de la présence du plastique et finalement somme toute assez récente s'il vous plaît moi j'aime diapo il y a quelques exceptions quelques exceptions par exemple on peut effectivement choisir des jouets en bois plutôt géoplastiques on peut choisir par exemple des fenêtres en PVC plutôt que des fenêtres en aluminium ou par exemple certains produits par exemple comme des lavettes on peut choisir des lavettes en tissu par contre bon comme nous connaissant pas ce produit particulièrement je soupçonne par contre le produit des lavés en tissu d'être emballé dans du plastique mais ça ce n'est qu'un des paradoxes de plus diapositive s'il vous plaît donc à part à part ces exceptions qui sont à le plastique suit et là je vais vous simplement commenter une photo ça c'est un œuf qui a un œuf qui a été Pâques qui a été offert à mon épouse cette année du 2 mars qui s'appelle Antoine Berg les petits œufs en participant étaient à emballés dans un des petits sacs en plastique vous voyez sur le dessus de l'image les gros yeux en participant est en pleine dans un autre sac en plastique lesquels étaient tous les deux placés dans le sac en tissu à gauche le tag en tissu noir lequel ça en tissu et plein d'élastic de m'attirer élastique qui sont eux-mêmes des plastiques et le sac en tissu noir était placé à son tour dans l'oeuf que vous voyez en couleur en couleur dorée qui était installe neuf en plastique qui était donc embalège sur pas et sur cette emballage là était attaché une petite étiquette avec donc la marque le nom du producteur par un petit fil que vous voyez au dessus de l'oeuf de la du demi oeuf à droite qui est tout lui-même en plastique bon je pense que si vous venez d'après ça je pense que cette image illustre quand même assez bien que la présence du plastique dans les produits est un choix de designer de producteur et de distributeurs surtout que cette offre là a du très beau gosse être en plus comme on dit enrobé par du plastique supplémentaire lors de la distribution donc en ce sens ce qui est intéressant c'est que pour reprendre un petit peu les termes de Michel Serres c'est un parasite c'est-à-dire le plastique les chevilles se nourrit de la présence des autres produits en le permettant à ces autres produits de fonctionner prochaine diapos s'il vous plaît merci c'est un pour ça que j'appellerai un passeur de qualité prochainement s'il vous plaît ça à partir de qualité et là quand je parle de patients de qualité je me réfère à la notion d'économie des qualités de Michel Callon qui explique que en fait les produits sont qualifiés représentent une certaine nombre de qualités que c'est pour ça qu'en fait ils sont sur le marché et donc les qualités du plastique et bien c'est d'agir par exemple comme produit barrière c'est par exemple la légèreté de la commodité au sens de l'anglais comme vignettes c'est donc la possibilité pour le plastique de permettre à ces produits là que par exemple que ce soit l'automobile que ça soit que ça soit un œuf de Pâques que ça soit du chocolat que ça soit un concombre de passer de passer ces produits de passer ses qualités tronçonneuse prochaine diapos s'il vous plaît par exemple le plastique permet de passer la qualité d'abondance par exemple là une la photo à gauche démontre par exemple une étagère vous voyez cette omniprésent des emballages plastiques ou chaque produit représenté plusieurs fois pour pouvoir augmenter la durée de vie la distribution ayant horreur du vide sur les étagères on représente on emballage on emballe chaque produit plastique chaque produit végétal dans du plastique pour produire cette impression d'abondance ou de commodité par exemple d'individualisation des choix qui fait que au lieu d'avoir un seul produit offert et bien on va voir un produit offert dans un dans une FLA dans un goût rouge un goût bleu un goût orange etc donc on a toutes ces qualités là mais il y a d'autres qualités par exemple le plastique permet de transfert permettre de passer la qualité de rapidité et on sait combien la rapidité est essentielle à la mod ernité et ça c'est ça depuis Paul virio par exemple l'omniprésence de la consommation qu'on connaît quand même depuis très longtemps ou de l'hyperm mobilité des matériaux des produits et des gens le plastique permettent en permanence de passer ces choses là de passer ses qualités prochaine photo s'il vous plaît donc la mobilité est sécurité sont parmi les qualités essentielles de consommer en mouvement de se protéger on se protège par exemple avec un casque mais on ne se protège pas de la même manière des risques plastiques bien mis en avant par le précédent intervenant prochaine photo s'il vous plaît parmi ces qualités là il y a une qualité qui est essentielle chez le plastique c'est ce que j'appellerai la jetabilité si le plastique est aussi intéressant c'est parce qu'il est jetable c'est parce qu'on peut le jeter si l'idée d'avoir de vendre si on peut arriver à vendre 1,3 milliards de bouteilles d'eau chaque jour un amas de qui montrait jusqu'à la moitié elle Tour Eiffel c'est parce qu'on peut jeter après l'usage cette cette bouteille la jetabilité est une une condition et c'est intéressant parce que cette présence du plastique comme jetable et déjà à l'origine du plastique lorsque les archéologistes de les décharges par exemple Radji et Murphy ont creusé selon la technique de l'archéologie les décharges publics aux États-Unis les produits produits non plus précis qu'ils ont découvert étaient des cols plastiques en défaut colle en celluloïde c'est des choses qui étaient faites déjà pour être jetés et on a une expression qui à mon avis est très intéressante par l'anthropologue australienne Hawkins c'est mate to be wasted ce sont des choses qui sont produites qui sont dessinés qui ont le destin de pouvoir devenir un déchet c'est à dire qu'elles sont elles sont pour être jeté et à ce sens là je voudrais la prochaine diapos s'il vous plaît le plastique participe très très largement à ce qu'on appellerait la normalité du déchet c'est bien parce qu'on a cette jetabilité qui est omniprésente dans l'usage du plastique et qui fait partie par exemple même de l'offre parce que lorsqu'on achète une bouteille d'eau en plastique on achète tout autant la mobilité la possibilité de se déplacer la possibilité d'emmener l'eau avec soi qui est rendue possible par la bouteille plastique que l'eau et c'est assez paradoxal parce qu'on achète pas le plastique on achète l'eau mais le plastique est en fait ce qui permet de consommer l'eau selon les politiques de gestion souvent les stratégies des entreprises et cette politique de gestion de gestion des entre gestion des entreprises et de distribution de l'eau et entièrement basé sur le fait qu'il est normal il est considéré comme légitime à la fin de l'usage de jeter cette bouteille donc de la disponibilité la prochaine fois s'il vous plaît et dans cette normalisation du déchet le recyclage joue un rôle clé par exemple si on prend une des grandes entreprises des grands par exemple le lobby européen comme plastique Europe en plastique Europe est un supporter très actif du recyclage de plastique par exemple ils insistent toujours sur le potentiel l'importance de développement par exemple le recyclage chimique qui permettra de contourner un des grands problèmes des recyclages mécaniques du plastique en particulier les additifs et considérer en que ceux le recyclage est un élément clé du passage à l'économie circulaire elle-même faisant partie de la de la stratégie verte de l'Union européenne c'est très intéressant c'est un petit peu comme à l'époque du Moyen-Âge lorsque les indulgences permettaient de s'affranchir de la responsabilité donc de ses péchés et bien le recyclage permet de sept de ne pas poser la question de pourquoi le déchets plastiques le recyclage permet de ne pas se poser la question de pourrait-on faire autrement pourtant au contraire ça permet de maintenir l'illusion qu'il est possible de contrôler le déchet voire d'en faire une ressource et ça participe à les limitations de la responsabilité des producteurs des distributeurs et des consommateurs en matière de production du déchet le déchet considéré comme normal et ce sens-là le recyclage joue un rôle de légitimation très important et ce prochain diapos s'il vous plaît ce alors même qu'il y a un problème fondamental dans le recyclage du plastique et dans d'une manière générale le traitement du plastique au niveau du déchet c'est que toutes les qualités qui font du plastique quelque chose est très intéressant pour la production s'inverse plus ou moins lorsqu'on parle de de recyclage et du traitement de déchets c'est à dire que lorsque le plastique par exemple qui est léger sa légèreté combiné à son faible coût rend la collecte du plastique peut rentable parce que ce qui va tirer les coups de la collecte ça sera le kilomètre et l'heure alors que ce qui va tirer les revenus de cette collecte sera le poids et la valeur au kilo le prix au kilo et donc lorsqu'on aura des plastiques qui prennent beaucoup de volume et qui sont légers et qui sont pas chers et bien il est très très difficile pour les entreprises de collecte de déchets de pouvoir financer leur collecte des déchets en revendant les produits donc là il y a même un problème assez fondamental il y a un un petit exemple fait que le plastique est en très malléable on va le retrouver partout même à l'intérieur des choses on va le trouver comme par exemple enrobant du métal ou enrobant du vert ce qui va permettre s'il ne va pas forcément permettre de le recycler ou de le retraiter ce qui pose des problèmes de déchets difficiles à traiter de la même manière la résistance du plastique par exemple à l'eau au base aux acides aux ultraviolets entraîne une durabilité qui fait que il est très très difficile de pouvoir le traiter et qu'on le retrouve dans la nature pendant très longtemps donc il y a une espèce d'un certain version du plastique des qualités du plastique lorsqu'il devient un déchet quitte à mettre en perspective par rapport à la légitimité justement de jeter du plastique et quelque part le déchet nous renvoie avec une espèce de violence lent de violence lente à la confiance que nous apportons au plastique pour notre bien-être parce qu'on a cette confiance permanente que nous accordons au plastique justement avec la jetabilité et cette confiance nous revient dans son contraire lorsque c'est le plastique devient des chefs prochaine s'il vous plaît et là il y a un cas d'urgence c'est la cigarette électronique à usage usine unique parce que la cigarette outre d'être un défi à la santé à la santé publique en particulier chez les jeunes génère un déchet plastique très très déchets plastique des chaînes métal d'échelle électroniques très très difficile à gérer et là on a un excellent exemple de la question de la légitimité de mise sur leur marché de quelque chose qui génère du déchet systématiquement là on a la question à se poser comment peut-on accorder une autorisation de mise sur le marché d'un produit qui va générer du déchet en particulier du déchet plastique qui ne sera pas facilement traitable voire même carrément un traitable acceptez de mettre sur le marché des produits tels que la cigarette électronique à usage unique c'est accepter que le traitement du déchet sera toujours à la traîne par rapport à la mise sur le marché de produits et encore une photo s'il vous plaît diapos s'il vous plaît et donc ce qui est intéressant c'est que le déchet plastique et là je suis le raisonnement d'Amanda boite caisse qui est une professeur d'art dans son livre classique capitalisme que le déchet plastique est une condition de possibilité du système économique contemporain que ça soit pour la mobilité la gestion du risque l'adaptabilité ou la globalisation il n'y a aucun trait du système économique contemporain qui soit pas dépendant d'un usage intensif du plastique ce qui explique très bien pourquoi l'usage intensif du plastique se retrouve partout avec les conséquences démontré par le président intervenant et donc l'apparition a plus ou moins interne de plus de déchets plastiques cette croissance parce que il est la présence du déchet plastique est consubstantiel à au développement de la d'activité économique en général et le déchet plastique nous renvoie en permanence ou non pensées de la production de la distribution de la consommation pour tout ce qui est après le premier usage ce n'est pas pensé c'est-à-dire que il y a cette idée que quelque part les personnes et la personne suivante va pouvoir s'occuper du déchet le déchet va quelque part pour être traité neutralisé contrôler mais ce n'est pas le cas et c'est exactement le défi de l'anthropocène et le défi par exemple de la pollution plastique dans les mers ou dans les montagnes ou dans l'air que on sait très bien aujourd'hui qu'on ne va pas arriver à gérer ce plastique si on continue à en générer la production à ce rythme là mais quelque part cette espèce de non pensée de la production distribution à consommation pour le déchet nous renvoie à notre appétence pour ce qui est rapide c'est léger c'est coloré c'est bon marché c'est pratique et une illusion du sans souci et que le déchet plastique est intimement lié à nos préférences à nos pratiques à la production et que si on veut traiter le déchet plastique mais il va falloir détricoter le maillage très serré que l'industrie du plastique a fait de nos sociétés je vous remercie de votre attention merci beaucoup pour cette intervention nous allons maintenant passer à notre troisième intervenant qui est Monsieur Gérone sonke directeur de recherche au CNRS les microplastiques ont envahi tous les compartiments environnementaux on les retrouve dans les océans dans les fleuves dans les sols mais également dans les airs au sommet des montagnes sur les glaces et même dans les fausses marines les plus profondes comment modifier ces flux de plastique pour endresser un bilan global à l'échelle planétaire c'est à cette tâche que c'est atelier votre équipe pour établir le premier modèle compréhensif du cycle de vie des plastiques et de microplastiques je vous laisse la parole pour 10 minutes pour expliquer votre modèle et les résultats obtenus merci d'avance merci Madame c'est une actrice vous m'entendez bien j'entends très bien bonjour à toutes et à tous je vais donc faire aujourd'hui un point sur le cycle de vie du plastique et les microplastiques vraiment à l'arche du ciel échelle de la planète avancer s'il vous plaît [Musique] [Musique] [Musique] donc les chiffres voici les statistiques de production des plastiques depuis les années 50 donc une croissance en continu pour aujourd'hui un chiffre des 450 millions de tonnes par an donc une tonne représente le poids d'une petite voiture donc l'équivalent des 450 millions de voitures en poids de plastique produit chaque année se faire à base de pétrole si on regarde la production du pétrole on divise les deux on s'est réalise que 12% du pétrole chaque année est converti en polymère majoritairement pour les emballages à usage unique prochaine diapo donc depuis les années 50 une totalité de 8300 millions de tonnes de plastique ont été produits ça suffit pour tapisser la France entière avec 50 cm de polymère ou encore comme le couple de cristaux tristement prévu peut-être une couche de 8 mm sur toute la terre prochaine il y a pas donc ici à gauche c'est à nouveau les 8300 millions de tonnes de plastique produit depuis tout les temps on estime aujourd'hui que 30% mais ce plastique est toujours en utilisation dans les pare-chocs de voitures les coques de nos ordinateurs et téléphones par exemple 2/3 de ses plastiques ont été laissés à usage unique et de celle du tiers la moitié se trouve en décharge parfois à ciel ouvert parfois manager correctement l'autre moitié est rejeté directement dans l'environnement une petite pourcentage 10% et incinérer aujourd'hui pour générer du CO2 c'est pas bon non plus et environ 8% est recyclé mais dans ce diagramme vous voyez bien que après recyclage un ou deux fois ça rejoint ça rejoint l'incinérateur la décharge ou rjt dans l'environnement donc quand est-il à la dispersion de toutes ces plastiques jetés dans l'environnement ou présent dans les décharges prochain diapo donc je vous inviter à réfléchir avec moi à un cycle de plastique à l'échelle de la planète une dispersion qui va de compartiment à compartiment un peu comme ce cycle de l'eau que vous connaissez bien avec précipitation évaporation depuis etc avec plein de chiffres prochain diapos donc voici un concept du cycle du plastique à l'échelle de la planète on va distinguer dans ce cycle et les macropastiques qui sont plus larges que 5 mm les bouteilles les plus grands objets mais aussi les microplastiques de un micromètre à 5 mm il y a les microplastiques primaires qui sont produits pour être utilisés tel quel dans les produits cosmétiques dans la peinture par exemple donc à droite dans la boîte verte on va trouver toutes les plastiques en utilisation et elles sont rejetées vers la gauche il y a les flèches vers les déchets les décharges et le milieu urbain industriels laissant l'agricoles qui reçoivent les microplastiques qui chutent des bouts de station d'épuration toutes les textiles qui sont lavés toutes ces fibres terminent finalement dans les boues et les sols agricoles et ensuite les flèches rouges les fleuves qui lentement vont amener disperser ces plastiques et microplastiques vers le milieu marin d'avoir la surface de l'océan ensuite c'est plastique qui flottent pour le moment elles vont sédimenter pénétrer dans l'océan profond et vont se retrouver finalement dans les sédiments côtiers ou être déposés sur les plages on sait aujourd'hui également qu'il y a un cycle atmosphérique qui a l'abrasion des pneus par exemple et tout ce qui est émis également par l'océan vers la concerne va se reposer plus loin sur l'océan ou sur les sols naturels les glaciers toutes les milieux terrestres précis donc l'enjeu ces dernières années a été de mettre des chiffres sur les quantités de plastique dans ces compartiments et sur les flux sur toute la flèches que vous voyez prochain donc j'ai rajouté encore quelques flèches pour la fragmentation des macroplastics en microplastiques dans ces compartiments à la fois terrestres marins ou sur les plages donc pour mettre des chiffres dessus on a besoin d'observation avec nos équipes à l'observatoire midi-pyréné on a surtout travaillé sur l'atmosphère sans rentrer dans des détails on a regardé la neige au-dessus les Pyrénées l'air en haute altitude sur le pic du Midi ou encore la brume marine sur la façade atlantique prochain d'autres collègues ont exploré l'océan profond on travaille depuis longtemps à la surface mais les profond c'était assez inconnu et que les études des cinq dernières années illuminent les quantités de plastique présentes dans cet océan profond à droite une figure avec les teneurs les concentrations à microplastiques jusqu'à 10 mm de profondeur dans la fosse des Mariannes et on en trouve partout prochain et donc ce type d'études des centaines d'études permettent donc aujourd'hui d'affiner et de comprendre la dispersion des plastiques et microplastiques vers les milieux prestines le chiffre qu'on connaissait bien déjà depuis 10 ans c'est la quantité qui flotte à la surface de l'océan ici en 0,3 millions de tonnes c'est une petite chiffre finalement quand on se rend compte avec les nouveaux chiffres que dans l'océan profond se retrouvent autour des 82 millions de tonnes 300 fois plus qu'à la surface également dans les sédiments côtés ont été déposés déjà plus de 100 millions de tonnes de plastique on découvre aussi que les émissions marines étaient restres ont alimenté les sommes naturels pourris retrouver 28 millions de tonnes qui finalement avec la pluie et les flèches rouges vont rejoindre l'océan dans une sorte de boucle infernale de microplastiques jusqu'à ce qu'elle dépose dans les sédiments marins on savait déjà je l'avais dit au début un peu plus de 8000 millions de tonnes ont été produits sont aujourd'hui présents dans le milieu terrestre prochain diapo et donc si on fait le bilan de ce bilan il y a des chiffres en bas de ce diapo on observe 97% des plastiques produits se retrouvent toujours en milieu terrestre dans les décharges dans la nature ou en utilisation et seulement 3% des plastiques et microplastiques ont été mobilisés vers le milieu marin ou encore les sols naturels prochain diapo nous avons ensuite traduit ce premier bilan en modèle numérique mathématique pour regarder les échelles de temps impliqués dans la dispersion et fragmentation des microplastiques dans ces écosystèmes et donc on est obligé dans ce dans ce modèle de simplifier on a supposé une taux de fragmentation de 3% par an donc une bouteille au cours de 100 ans disons valent lentement fragmenté en microplastiques donc vous avez un exemple de simulation de modèles ici avec sur X le temps de l'anémie 1950 vers l'an 2000 2040 on simule un scénario d'arrêt de production 2040 des plastiques sans doute irraisonnable mais juste pour vous donner une idée de cette échelle de temps et après on simule jusqu'à l'an 3000 le prochain millénaire et donc vous voyez le la croissance de ce réservoir en bleu les déchets plastiques terrestre jusqu'à 2040 on arrête de produire ensuite il y a des croissances à cause de cette fragmentation à microplastie et donc on va retrouver un pic en verre des déchets de microplastiques un siècle après qui à son tour va mobiliser disperser vers l'océan et via lammaire vers les sols naturels en parallèle les prochains siècles vous allez voir une croissance de présence de microplastiques dans le milieu marin l'océan profond ici et dans les sols naturels et donc cette simulation finalement il faut le prolonger jusqu'à 20 000 ans pour pour que toutes les microplastiques finalement [Musique] se dépose dans les sédiments marins et ce stabiliser en dehors d'un vécu system de surface donc cette échelle de temps à cause de cette fragmentation très long et donc le risque se pose réellement que pendant des millénaires nous devrons faire face à des plastiques qu'on a déjà pollué aujourd'hui ça c'est quand on arrête de produire en 2040 pour changer diapo et c'est le dernier donc quelques chiffres à retenir 12% du pétrole est converti chaque année et polymères c'est vraiment une quantité extraordinaire et ça risque d'accroître encore finalement 3% des plastiques ont donc été mobilisés du milieu de terrestre vers le milieu marin et les sons de Christine la majorité des plastiques se trouvent toujours en milieu terrestre à cause de cette fragmentation lente ça peut aggraver leur impact pendant les millénaires et il est clair qu'en fin de limiter ces dispersion et fragmentations il faut absolument limiter la production revenir à zéro c'est probablement irréaliste mais on peut énormément limiter il faut améliorer la gestion des déchets dans les pays du Sud mais aussi chez nous et probablement il faut assainir les déchets déjà présents dans le milieu terrestre afin que ça ne se disperse pas pendant des millénaires pour causer toute une tas de problèmes toxiques merci pour votre attention merci beaucoup pour votre présentation et nous allons passer à notre quatrième intervenant Monsieur Xavier cousin chercheur à l'inrae affecté à l'unité mixte de recherche marbec pour Marine bio diversity exploitation les images choc de mammifères marins étranglés par un engin de pêche ont révélé au grand public l'impact de la pollution plastique sur la faune marine pour autant ces images ne sont que la partie visible de l'iceberg de la pollution plastique qui touche toute la chaîne trophique c'est ce que va nous expliquer monsieur cousin à qui je laisse la parole merci d'avance merci madame la sénatrice si bonjour à tous si je peux avoir les diapos oui donc effectivement les images de d'animaux marins prisonniers ou asphyxier par les déchets plastiques on fait le tour du monde ça a offert une très grande visibilité à la problématique des déchets dans le milieu marin on a encore des images là sous les yeux se passent de commentaires et c'est une problématique qui reste une réalité puisque lors des de campagnes qui ont été réalisées sur ça n'arrive pas si ça arrive qui ont été réalisés sur les côtes des Pays-Bas par exemple pour certaines espèces de phoques il y a 20% des individus qui sont qui ont été identifiés comme étant associés avec des fragments plastiques de grande taille des cordages etc et ça peut monter jusqu'à 60% pour certains pour certains stades comme comme des juvéniles donc vous allez directement à la deuxième et donc comme présenté par girouen à l'instant en fait c'est gros objets ne représentent qu'une partie une partie du problème puisque voilà il se fragmente en micro plastique en plus des microplastiques primaires qui ont déjà qui ont été déjà été évoqués donc diapositives s'il vous plaît donc il faut bien parler des micro plastiques parce que donc il y a une très très grande diversité de taille johann a évoqué les la gamme de taille entre 5 mm et un micromètre grande variabilité de forme comme vous pouvez le voir sur les images qui sont présentées ici et aussi une grande variété de composition ça a été évoqué dans la première dans la première présentation grande variété aussi bien en termes de polymère que en termes d'additifs qui contribue à la définition des des caractéristiques des plastiques diapositive s'il vous plaît mais tous ces plastiques ont un point commun c'est la capacité d'être ingéré donc là je vais vous présenter je vais survoler les effets des microplastiques j'ai choisi d'utiliser différents d'illustrer ça avec différents niveaux de la chaîne trophique plutôt que de focaliser sur un sur un niveau et donc tous les tous les organismes de la chaîne trophique qui sont qui sont capables d'ingérer ce nourrir ont la capacité d'ingérer des microplastiques en tout cas ça a été démontré pour tous les organismes chez lesquels on a regardé évidemment il y a une relation entre la taille des des organismes et la taille des microplastiques qu'ils peuvent ingérer donc là typiquement sur les diapositives sur les images qui sont montrés là on parle de microplastiques de quelques micromètres ingérés par des organismes de quelques centaines de micromètres pour les deux à gauche des artemias ou des ou des larves de mollusques ou quelques millimètres comme présenté à droite pour des larves de poissons si vous cliquez normalement la vidéo se lance voilà par contre il y a un élément qui est essentiel à prendre en compte c'est qu'il n'y a pas d'accumulation des microplastiques donc là on voit le tube digestif de ça a été assez brutal donc le tube digestif des on voyait le plastique dans le tube digestif des poissons et en fait le tous les tous les plastiques ingérés finalement sont évacués donc il y a pas de d'accumulation et la translocation c'est à dire le passage dans les tissus en fait n'est limité que au tout petit micro plastique ou au nanoplastiques cependant comme la source et ça a été bien démontré par gerwan à l'instant la source et permanente et pratiquement infinie en fait les organismes sont soumis à un flux continu de plastique qui les traverse en permanence donc ce qui revient en fait à une exposition permanente il y a positive donc maintenant je vais vous illustrer quelques [Musique] les impacts des microplastiques sur quelques niveaux de la chaîne trophique donc en commençant à la base sur le plancton donc vous avez la chaîne trophique qui est rappelé en haut en haut à droite donc le plancton ici du ici du zooplancton donc différentes deux expériences sont rapportées ici sur le tableau de gauche vous voyez ne rend pas la peine de rentrer dans le détail mais en fait l'idée est de souligner le fait que dans des expériences que nous avons réalisées avec des expositions aiguës qui correspondent à des tests réglementaires nous n'avons mis en évidence aucune toxicité pour ces différents organismes là qui sont tous des eaux plancton y compris à des concentrations qui sont sans commune mesure avec ce qui est observé dans l'environnement par contre quand on réalise des expositions de plus longue durée donc c'est ce qui est présenté sur la partie de droite de plusieurs jours et bien donc c'est des collègues anglais qui ont réalisé ça avec un copie pod et bien on observe au bout d'un certain nombre des altérations physiologiques ici une diminution du taux d'ingestion de nourriture par les copeuds explosé au microplastiques et puis sur le le graphe qui est en bas une diminution de la taille des œufs qui apparaît progressivement au bout du septième jour et ce n'est pas visible avant donc pour le zooplancton il y a pas de toxicité ces exemples montrent qu'il n'y a pas de toxicité pour des expositions de courte durée mais que celle-ci apparaît progressivement pour des expositions plus longues diapositives donc on monte un petit peu dans la chaîne trophique cette fois-ci on s'intéressant à des à des mollusques en l'occurrence des huîtres donc deux expériences ici sont présentées pour présenter les effets à l'échelle individuelle des organismes c'est-à-dire au niveau du fonctionnement des organismes donc dans les graves du haut représentent les effets d'une exposition à des lixivia de pneus donc c'est à dire des ça revient en fait des extraits des composants qui sont présents dans les pneus qu'on peut en chimiques et donc là vous voyez l'exposition qui met en évidence des altérations physiologiques donc de gauche à droite le la capacité de filtration le taux de respiration et puis une variable qui est assimilée au potentiel de croissance donc vous voyez toutes les trois conditions en bleu foncé et sur les deux graphes qui sont présentés en dessous ce sont des huîtres perlières qui ont été exposées à des particules extraits enfin résultant du broyage de matériaux plastiques utilisés en perliculture donc leur environnement non naturel mais habituel et donc cette exposition produit à une malformation à l'apparition de malformations au niveau de la coquille et une diminution de la qualité des perles donc sur le graphe qui est présenté à droite donc cette ces exemples là montrent que la toxicité peut être liée soit à l'ingestion des microplastiques soit au chimiques qu'ils contiennent diapositives un deuxième exemple sur sur les huîtres donc en haut pour illustrer en haut à droite enfin en haut pardon à l'apparition de malformations au niveau de la coquille et une diminution de la qualité des perles donc sur le graphe qui est présenté à droite donc cette ces exemples là montrent que la toxicité peut être liée soit à l'ingestion des microplastiques soit au chimiques qu'ils contiennent diapositives un deuxième exemple sur sur les huîtres donc en haut pour illustrer en haut à droite enfin en haut pardon mais ce qui me paraît intéressant ici c'est de regarder le tableau du milieu où on voit à chaque fois deux lignes avec un figurer noir foncé et puis un figuré clair et en fait cela représente les lixivia obtenus à partir du matériau 9 ou du matériau vieilli et donc systématiquement que ce soit pour les pneus le terrain de sport ou les élastiques on voit que le matériau 9 entraîne une toxicité plus élevée l'exposition au lixivia de batailles en 9 entraîne une toxicité plus élevée que celle des matériaux vieillis donc la toxicité dépend de l'âge des matériaux ça c'est le premier conclusion de cette diapositive et la deuxième diapo la deuxième partie c'est la partie du bas ou en fait ce sont des gamètes d'huîtres cette fois-ci qui ont été exposés à des particules de taille différente pour le graphe de gauche 500 nanomètres et pour les 3 grappes de droite des particules de 50 nanomètres donc là on est dans le domaine des nanoplastiques et vous voyez une diminution du taux de fécondation qui est une diminution du Trophée fondation n'est observé que pour les particules de 50 nm et pas pour celles de 500 nm donc cet exemple précis illustre le fait que la toxicité dépend de la taille des particules avec une tendance au fait que les particules plus petites sont plus toxiques que les particules plus grosses diapositives merci donc maintenant je vais vous présenter quelques résultats que nous avons obtenus au laboratoire avec des collègues de l'Université de Bordeaux sur des poissons donc nous avons exposé des poissons deux espèces de poissons une d'eau douce et une marine à 4 plastique de polymère industriels le PE le PVC et puis des plastiques collectés sur deux plages de Guadeloupe de plages différentes et pour les plastiques industriels nous les avons en plus enrobés avec des chimiques et donc nous avons exposé nos poissons pendant plusieurs mois en commençant au premier stade de développement et donc là je vous présente les résultats de croissance donc premier mois pas de différence deuxième mois pas de différence mais finalement au bout de quatre mois et demi d'exposition en particulier pour les femelles nous avons mis en évidence une diminution significative de l'ordre de 15 à 20% de de la croissance diapositive donc un effet qui apparaît au bout d'une exposition d'une exposition chronique et qu'on ne peut pas imaginer en tout cas sur les premiers les premières mesures que nous avons faites diapositives donc je vous avais dit qu'on a utilisé deux espèces donc on observe les mêmes effets pour les deux espèces donc il y a pas de relation il n'y a pas de dépendance par rapport à l'espèce ou au milieu au dos au eau de mer diapositives indépendant du polymère là je vous présente l'exemple pour une des espèces pour le PVC qui est comparé au PE donc pas de différence et dernière voilà merci et ici on a l'exposition au plastique collecté sur les sur les deux plages donc manifestement ce que nous avons observé chez les poisons résulte les poissons pardon résulte d'un effet générique qui est indépendant du polymère qui est indépendant des chimiques absorbés ou de l'origine il y a positive nous sommes également intéressés aux effets que cette exposition pouvait avoir sur la reproduction et donc nous avons mis en évidence une diminution du nombre de ponces qui illustré par les barres bleus mais par contre cette fois-ci il y a des différences entre les polymères pour les polyéthylène par exemple semi observé que quand le polyèdre polyéthylène est absorbé avec un chimie par contre pour le PVC qui est un des plastiques contenant le plus additif il est observé quel que soit enfin avec ou sans la présence de chimie 400 B et dans le cadre des plastiques collectés sur sur les plages on nous l'avons observé que avec un un plastique donc manifestement des mécanismes les mécanismes mis en jeu sont différents des mécanismes mis en jeu pour la réduction de la croissance diapositive et un dernier exemple donc on utilisant pour illustrer cette fois-ci un des plus hauts maillons de la chaîne de la chaîne trophique donc un oiseau le plus fin c'est un article qui a été publié récemment et qui a été assez commenté donc des donc c'est un oiseau marin donc qui se collecte qui se nourrit pardon de de poissons qui va pêcher et à cette occasion il ingère il ingère des micros et macropastiques et donc des collègues australiens ont analysé le contenu de l'estomac et du gésier en termes de micro plastiques chez les jeunes oiseaux pardon de 80 à 90 jours donc juste au moment où ils vont sortir du nid donc ça veut dire que c'est ces jeunes oiseaux n'ont été nourris que par les parents donc pas de nourriture indépendante de leur part donc ça veut dire que ça reflète ce que les parents ont mangé dans leur dans leur environnement proche et donc les collègues ont établi une corrélation entre le nombre ou la masse de plastique présente dans donc dans les dans ces oiseaux là et la présence d'une fibrose au niveau de l'estomac et également une corrélation entre outre la présence la sévérité de la fibrose et à l'inverse ils ont mis une évidence en évidence une corrélation négative entre la quantité de plastique identifiée dans ses oiseaux là et la masse corporelle qui pouvait avoir au moment où ils ont été analysés diapositives donc pour conclure une exposition chronique à des micro plastiques conduit à des effets à long terme c'est perturbations touchent notamment la croissance et la reproduction ça a été identifié aussi bien chez les copepotes que chez les huîtres que chez les poissons donc ça touche tous les niveaux de la chaîne trophique il y a des différences en termes de toxicité puisqu'elles dépend de la durée d'exposition on a vu qu'une exposition longue entraînée des effets plus importants ou des effets tout court par rapport à une exposition courte la toxicité dépend également de la nature des plastiques de l'âge des matériaux de leur taille les mécanismes restent néanmoins mal connues puisque [Musique] il y a à la fois une participation des faits physiques comme on l'a vu avec la fibrose par exemple mais ça c'est pas forcément invisible c'est toutes les espèces il y a des effets chimiques qui peuvent défendre dépendre à la fois des polymères et des additifs une des hypothèses et que cette une partie des effets observés dépendent enfin résulte d'une perturbation de l'équilibre énergétique qui pourrait impliquer une partie passion du microbiote mais je vais pas en parler plus puisque Muriel va faire ça dans quelques minutes et diapositive donc ça c'était une diapositive de perspective mais on voilà comme présente ici les gens qui ont participé à ces projets et toutes les sources de financement qui ont pu donc on a pu bénéficier pour réaliser ses projets sachant qu'il reste encore pas mal d'inconnus je vous remercie merci beaucoup pour cette présentation et notre dernière intervenante dans cette première table ronde et Madame Muriel Mercier Bonin directrice de recherche à l'inrae dans l'unité mixte de recherche toxalim un centre de recherche en toxicologie alimentaire nous avons vu que la pollution plastique affecte les écosystèmes elle a également un impact négatif sur la santé humaine voilà merci Bona va nous expliquer comment l'écosystème digestif humain est exposé au microplastiques et potentiellement au nanoplastiques et quels sont les impacts potentiels merci merci madame la sénatrice donc bonjour à toutes et à tous et donc comme ça a été dit je vais aujourd'hui vous présenter un exemple en fait de recherche interdisciplinaire que qu'on mène à toxalisme et avec nous nos collaborateurs sur l'impact en fait des micros voire des nanoplastiques dans l'environnement digestif humain donc par rapport aux trois sources en fait d'exposition potentielle chez l'homme ingestion inhalation et contact par la peau donc mon exposé va se centrer plus particulièrement sur la voie orale donc l'ingestion diapositif suivante donc ce qui est bien de passer après mes collègues c'est de voilà c'est que ils ont déjà donné des notions en fait des concepts de base par rapport à qu'est-ce que un micro plastique et qu'est-ce qu'un anneau plastique donc on a beaucoup parlé de de la question de taille c'est-à-dire que un micro plastique il est défini entre une taille de 1 micromètre jusqu'à 5 mm donc là j'ai illustré une un travail que j'aime bien qui qui montre que c'est vrai que c'est il y a des travaux justement qui sont pas forcément consensuels sur ces notions de taille notamment par rapport aux nanoplastiques qui sont définies de manière récente comme une particule qui a une taille inférieure à un micromètre parce que un anneau plastique ce n'est ni un micro plastique ni une nanoparticules au sens des nanopatériaux par exemple que comme le dioxyde de titane mais comme la souligner un Xavier juste avant un micro plastique ou un anneau plastique ce n'est pas qu'une question de taille mais c'est également une question de de type de polymère qui va composer ces particules plastiques la notion d'additif la notion de morphologie mais également la notion de de vecteurs parce que un micro ou un anneau plastique il va pouvoir aussi le durant le son cycle de vie absorbé certains toxines certains composés chimiques que ce soit des polluants environnementaux ou des métaux lourds donc diapositive suivante s'il vous plaît donc par rapport à la problématique qui nous occupe maintenant autour de la santé humaine santé humaine pardon pour moi en fait je la qualifierais de thématiques très émergentes mais très active au niveau français mais également européen voire international donc pour illustrer en fait cette problématique de l'impact en santé humaine j'ai choisi de vous présenter sur la sur la partie de gauche une enquête qui avait été réalisée par lève ça en 2019 pour essayer de voir en fait la perception des citoyens européens sur la sécurité sanitaire des aliments donc c'est un neurobaromètre qui portait sur une quinzaine en fait d'objets d'études donc que ce soit des additifs ou des contaminants alimentaires des pesticides des nanomes matériaux et donc en fait ils avaient interrogé donc les ben voilà le panel de de citoyens sur leur perception de la de la présence des microplastiques dans l'alimentation et ce que vous voyez dans la dans la cartographie c'est qu'il y avait vraiment une répartition qui dépendait des pays certains pays notamment donc en Europe du Nord les citoyens étaient vraiment très conscients des enjeux autour de la présence des microplastiques dans l'aliment contrairement à d'autres pays comme par exemple la Grèce ou Chypre et ce qui est dans cette étude qui était aussi intéressant c'était que le niveau d'éducation pouvait intervenir dans la perception de la présence de ces microplastiques dans dans les aliments alors cette thématique de la des micros et nanoplastiques dans en santé humaine donc j'aime à dire que que c'est une thématique qui est en lien avec des enjeux politiques économiques et sociétaux autour de la pollution plastique donc je vous ai illustré en fait dans un dans le graphique en bas à droite l'état des connaissances scientifiques sur les impacts avec un focus la plus particulièrement sur la santé digestive qui est le cœur de l'exposé aujourd'hui où on voit que en 2015 on avait aucune connaissance sur les impacts anciennes des microplastiques donc ça ce sont les barres en bleu et on voit que depuis 2017 il y a un accélération de la connaissance dans le dans le domaine et en rouge c'est la thématique des nanoplastiques où on voit que là c'est un embryon en fait de recherche les communautés commencent à se structurer mais c'est vraiment très très émergent donc cette connaissance scientifique pour moi elle doit aussi s'articuler comme je l'ai dit sur les enjeux politiques économiques et sociétaux qui sont déclinés à la fois à l'échelle européenne via lève ça par exemple sur ces sur les rapports qui peut faire sur la présence des microlanoplastiques dans l'alimentation également tout ce qui est stratégie européenne pour l'économie circulaire le pacte vert de manière plus récente mais également au niveau français avec ses lois la loi AGEC le rapport du CESU plus récemment et aussi l'ambition en fait en 2040 d'avoir voilà le zéro déchet plastique et aujourd'hui on s'inscrit également dans cette dans cette négociation autour d'un traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique et voir voilà de prendre en compte les enjeux qui sont autour de des impacts en santé humaine diapositive suivante s'il vous plaît donc quand on s'intéresse en fait à la santé humaine et bien on veut savoir quel est le voilà quel est le risque pour notre santé d'être exposé quotidiennement au micro et au nanoplastiques et là force c'est de constater que pour l'instant l'évaluation du risque elle est à ce stade des connaissances scientifiques impossibles donc là c'est ce que je vous ai illustré dans une voilà dans un dans une une article qui est parue récemment pour l'instant en fait en termes de d'évaluation du risque c'est tout simplement pas possible parce qu'il y a des gros verrous scientifiques encore à lever donc là ça fait l'objet en fait d'une parution dans un dans un journal enfin voilà dans un article antique dans Science en 21 c'est qu'on a encore des des verrous cognitifs méthodologiques et scientifiques autour des dangers liés à l'exposition aux effets toxicologiques à la difficulté de détecter les micros et les nanoplastiques de petites tailles dans les fluides biologiques donc tout ça ça ce sont des encore des des freins à la connaissance et on espère que voilà la Commission européenne en 2020 elle a financé 5 projets qui qui auront pour objectif justement d'aller vers une meilleure évaluation du risque en santé humaine donc un risque c'est l'association d'un danger donc d'un effet toxicologique mais aussi d'une exposition humaine donc là je vous ai je vous ai mis un petit peu un historique en fait depuis 2019 par rapport à cette fameuse histoire de la carte de crédit qu'on serait amené à consommer par semaine donc c'est 5G par semaine rappelez-vous il y a eu un impact un écho médiatique mais vraiment extraordinaire très fort mais pour nous en tant que scientifique la concrétisation elle passe par la publication de la de l'article qui fait référence à ces 5 grammes par semaine donc en 2021 donc soit deux ans après est paru l'article et là en fait les conclusions sont un peu plus mitigés en ce sens ou en fonction des scénarios d'exposition on ne serait plutôt dans une fourchette qui va de 0,1 à 5 g par semaine donc c'était une première pierre à un édifice c'est à dire que pour pour les designer en fait des expérimentations il faut connaître en fait ces doses à laquelle on serait amené à être exposé mais en fait récemment depuis un an ou deux ces chiffres là de 0,1 à 5 g par semaine ils sont discutés et donc je trouvais important aujourd'hui de vous de vous donner aussi cet éclairage à propos de cette voilà de cette carte de crédit et voir qu'on n'est pas peut-être pas amené à consommer une carte de crédit par semaine mais plutôt 23000 ans dans le cas d'un d'une d'un article qui a été publié très récemment en fait par par un collègue autrichien et qui dit que voilà c'est pas une semaine mais c'est 23000 ans dans une vie ça fait peut-être un petit peu long pour ingérer 5 g donc il y a d'autres travaux qui sont sur voilà plutôt sur enfin à gauche là où ils ont fait à partir de différents types de d'aliments donc l'étude en fait de Nord en 2021 c'était sur les poissons les mollusques les crustacés l'eau du robinet l'eau en bouteille la bière le lait le sel et l'air Isaac isestime en fait que ce serait plutôt de l'ordre de 4 microgrammes par semaine donc voyons on est loin des 5 g par semaine et une étude plus récente encore en 2023 là plus sur une population coréenne donc avec un régime alimentaire adapté à la Corée donc là ils étaient sur 80 produits issus de différents types de de d'aliments comme les sols le sel les sauces les fruits de mer les algues le miel le bière et les boissons donc là ce serait plutôt entre 140 et 310 microgrammes par semaine donc proche en fait du même de grandeur que l'étude de Nord donc là ce qu'il faut garder à l'esprit aujourd'hui c'est qu'on a encore de grosses incertitudes en termes d'exposition parce que en fonction des sources de données à laquelle on fait référence ou aux méthodes d'estimation on peut avoir des gros écarts dans les dans les dans les doses à laquelle nous sommes exposés de manière quotidienne diapositive suivante donc là je vous ai remis en fait un petit une petite synthèse de qu'est-ce qui est connu actuellement sur l'exposition orale et l'impact donc là on est plus sur les micro plastiques dans le tractus gastro-intestinal donc chez l'adulte ce qui est connu en fait c'est même si les travaux ils sont en train d'être complétés pour les différentes matrices ou aliments à laquelle auxquels enfin lesquels on ingère quotidiennement dans ce qu'on sait c'est qu'on va les retrouver dans l'eau et les boissons mais également un certain type d'aliments donc on en a parlé tout à l'heure les produits de la mer les poissons mais également le sel la bière les fruits et légumes on va les retrouver aussi dans dans les emballages qui sont une source directe d'émissions de microplastiques un micro plastique on l'a dit c'est un polymère c'est un additif mais c'est seulement un vecteur d'autres polluants par rapport à l'effet cheval de Troie donc chez l'enfant qui a une population chez laquelle on a aussi travaillé donc là les sources de d'exposition elles sont aussi présentes parce qu'on peut en retrouver dans les biberons dans les tétines dans les jouets dans la dans la poussière mais également il y a des travaux récents qui tendraient à démontrer qu'on retrouve des microplastiques dans le lait maternel donc une fois qu'on va ingérer en fait ces micro plastiques donc ce que je vous ai pas dit c'est que sur les nanoplastiques donc là il y a encore très très peu de données il y a un article récent qui est paru sur sur l'eau du robinet et également au niveau de certains emballages mais c'est vrai que là pour l'instant les données sont très très peu documentées mais une fois qu'on va ingérer en fait ces micro plastiques ce qu'on sait c'est qu'il y a une diversité de polymère une diversité de taille et de forme une fois qu'on va être voilà on va ingérer ses formes il va y avoir au niveau de la digestion les premières étapes de la digestion donc de la bouche jusqu'au parti haute de du tractus Gastro Intestinal on va avoir une dégradation physico-chimique ou pas en fonction du type de polymère ce qu'on sait c'est qu'on peut avoir aussi une formation autour de autour de ces mic pratique d'une couronne biomoléculaire qui peut aussi après avoir un impact sur les mécanismes de translocation au niveau d'une barrière intestinale ce qu'il a été montré une vitraux c'est qu'on peut avoir aussi une altération de la digestion des lipides ce qui peut aussi avoir un impact après sur l'homéostasie au niveau de au niveau de la digestion si on regarde après en bout de chaîne entre guillemets ce qu'on va scruter au niveau des sels humaines donc ça c'est des travaux qui ont été menés à partir de 2019 où on va retrouver en fait ça c'est avéré des particules de microplastiques avec différentes chimies donc du PET du polypropylène et ce qui est aussi très intéressant c'est que dans certaines populations sensibles notamment en fait chez les enfants on va retrouver une augmentation des microplastiques notamment sur des microplastiques en PET et on a retrouvé également une augmentation des microplastiques chez certains patients donc là je vous ai mis les patients Miki donc Miki ça veut dire maladie inflammatoire chronique de l'intestin donc ça concerne en fait des pathologies de type maladie de Crohn ou rectocolite hémorragiques et là chez ses patients on a retrouvé plus de microplastiques donc nous au niveau du laboratoire on travaille sur la barrière intestinale donc c'est ce que je vous ai présenté donc c'est c'est le la barrière en fait protectrice au niveau de notre homoteasie et donc cette barrière intestinale elle est elle est composée de trois acteurs que sont l'épithélium le mucus et le microbiote donc dans la littérature également laboratoire on travaille sur des modèles in vivo donc animaux mais également des des digesteurs in vitro donc c'est ce que je vous présentais aujourd'hui et on a travaillé à la fois chez l'adulte et chez l'enfant donc quand on a commencé notre étude il y avait une seule étude qui portait sur des des digesteurs à partir de celle humaine et donc là en fait c'était uniquement un modèle colique avec une des micro plastiques en polyéthylène téréphtalate et ils avaient montré en fait dans le cas d'une exposition aiguë des effets compartiments et donneurs dépendants donc nous par rapport à cette à ce à cette synthèse une diapositive suivante on a travaillé en fait dans des modèles in vitro donc ces modèles in vitro c'est globalement un bioréacteur instrumenté où on va réguler en fait l'ensemble des paramètres physico-chimiques et microbiens qui régissent le les l'écosystème digestif humain au niveau de notre colon donc on a appelé ça le muco mucosal artificial colon donc on a travaillé chez l'adulte et chez l'enfant donc pour ça on a appris en fait deux enfin quatre donneurs de femmes et et deux hommes ou deux filles et deux garçons on a travaillé en fait sur des microplastiques en polyéthylène dans de d'origine commerciale donc ces microplastiques ils avaient une forme sphérique et on était à une dose journalière de l'ordre de 21 mg par jour et comme l'a dit tout à l'heure Xavier vous savez que c'est important aussi d'avoir une exposition chronique donc nous on a fait 14 jours d'exposition avec une administration quotidienne dans le bioréacteur et on a pu regarder au niveau du microbiote intestinal donc le microbiote c'est l'ensemble en fait des micro-organismes qui sont abrités dans notre dans notre côlon donc on a travaillé à la fois sur la composition du microbiote donc sa structure c'est à dire l'ensemble en fait des bactéries qui qui composent notre microbiote mais également sur son activité métabolique c'est à dire que en fait le microbiote il va produire des métabolites qui peuvent avoir des effets positifs ou négatifs sur notre santé et donc là s'il faut retenir en fait deux choses qui sont importantes quand on compare l'adulte et l'enfant c'est qu'on va avoir des signatures microbiennes communes c'est à dire qu'on a eu une augmentation des patobiantes alors un patobiante c'est une des bactéries qui sont potentiellement pathogènes sous certaines conditions et donc nous plus particulièrement au niveau d'un microbiote luminal c'est-à-dire le microbiote qui est au niveau de la de la lumière donc à l'intérieur de tube digestif on a on a détecté en fait une augmentation de deux populations les détient sur le stuffyonacées et les entérobactér quartiers qui sont des patobiantes et ce qu'on a trouvé également de manière très intéressante c'est qu'on a des signatures microbiennes vraiment spécifiques de l'adulte et de l'enfant c'est à dire que chez la population adulte on a on a vu en fait une augmentation d'un composé organique volatile qui s'appelle le scatole et qui avait été déjà décrit chez certains patients qui sont atteints de encéphalopathie hépatiques et chez les enfants on a contrairement à l'adulte où on a rien n'avait été modifié on a mis en évidence une diminution du butyrate donc en fait le but irate c'est un acide gras à chaîne courte qui a un effet bénéfique pour notre santé donc c'est vrai que cette diminution du butyrate pose question on sait aide par rapport à l'impact des microplastiques et donc diapositive voilà donc ce qui est aussi important dans cette communication entre des microplastiques et et le microbiote c'est que effectivement le microbiote il peut être impacté par les micro plastiques mais lui il peut également avoir une mais également les le microbiote il peut en fait aussi avoir des capacités de dégradation de biodégradation des des plastiques des microplastiques en polyéthylène donc on a commencé par faire de la microscopie électronique donc là vous voyez les images où on voit les grosses billes en fait ce sont nos microplastiques et les petites billes ou les petits bâtonnets ce sont les bactéries en fait qui sont adhérer à la surface des microplastiques et donc on s'est dit ces bactéries adhérer est-ce qu'elles peuvent dégrader en fait le polyéthylène sachant que le polytyrène c'est quand même très très stable donc pour ce faire en fait on a fait de la spectroscopiemment avec des collègues qui sont voilà qui sont chimistes et analyticiens donc la spectroscopie ramasse une spectroscopie vibrationnelle qui permet d'avoir une signature chimique des microplastiques et là en fait ce qu'on a obtenu c'est que globalement dans le cas du polyéthylène on avait très peu de modifications physico-chimiques des microplastiques liés à l'interaction entre les microplastiques et les bactéries et on a également fait en fait des contacts de nos digestats sur des modèles cellulaires qui miment en fait la barrière mucus épithélium et là on a observé des effets mineurs mais qui était aussi d'honneur dépendants sur l'épithélium et le mucus alors juste voilà diapositive suivante et ce sera ma diapositive de conclusion et proposer quelques pistes futures de recherche donc ce qu'il faut garder à l'esprit par rapport à cette thématique de micro et nanoplastiques et santé digestive que c'est vraiment un challenge interdisciplinaire que là en fait j'ai choisi d'illustrer à cette interface entre la toxicologie et la chimie donc au niveau de la toxicologie il va falloir en fait aussi qu'on pourra aller au-delà de ce que je vous ai présenté aujourd'hui c'est avoir des nouveaux modèles expérimentaux pour justement mieux appréhender cette problématique qui est vraiment complexe aussi mimer en fait d'autres problématiques autour de la communication entre les organes parce que l'intestin en fait il est central il communique avec le foie il communique avec le cerveau il communique aussi avec le poumon donc cette problématique en fait autour de l'intestin elle se décline aussi dans une communication avec d'autres organes et l'autre chose qui est vraiment importante à aborder au-delà de ce que je vous ai présenté aujourd'hui sur les enfants c'est qu'on doit aussi s'intéresser à des populations à risque avec la notion d'exposome c'est à dire que durant tout le cycle de vie l'humain est exposé à un certain nombre de facteurs environnementaux et donc là on a un projet qu'on espère sera financer par la NR autour de regarder l'impact en fait chez des populations qui sont soumises un régime occidental et qui ont à la fois une variable fragilisée au niveau de l'intestin et un microbiote 10 biotique c'est-à-dire un microbiote déséquilibré et au niveau de la chimie ce qui est vraiment important par rapport à la chimie la chimie de synthèse la chimie analytique c'est d'avoir accès aux différentes sources de contamination par les microplastiques mais également par les nanoplastiques pour avoir des meilleures données d'exposition humaine comme je vous l'ai dit c'est vrai que le champ il est complètement en fait encore ouvert par rapport à ces doses à laquelle on est exposé il faut également travailler avec nos collègues chimistes sur des modèles représentatifs en termes de forme en termes de taille en termes de polymère et de d'additifs mais également l'effet vecteur c'est vraiment quelque chose d'important à creuser et également aussi développer des méthodes analytiques qui soient fiables qui soient robustes pour dans les milieux complexes que sont les fluides biologiques les petites particules et là par rapport à ça donc on a une collaboration dans le cadre d'un cosplay avec des collègues en Sicile également je vous ai mis un petit focus sur les grands instruments c'est à dire les rayonnements synchrotron qui a Gif-sur-Yvette pas très loin d'ici en au synchrotron soleil pour justement sonder sonder la matière par la lumière il y a beaucoup beaucoup de de d'exploration possible par rapport à ces grands instruments voilà et oui pour finir en fait moi j'aime bien cette phrase donc je voulais vous la livrer aussi c'est que voilà dans une dans une logique interdisciplinaire since happenwhen we share or vision voilà donc je trouve que c'est vraiment ce qu'il faut faire pour pour la suite au niveau de la recherche scientifique voilà et je voudrais juste faire terminer par par les collègues avec qui on travaille voilà et notamment les doctorants qui sont les forces vives de la recherche d'aujourd'hui et de demain voilà merci beaucoup merci beaucoup pour toutes ces présentations alors c'est vrai que à la lumière de tout ce que vous venez de nous exposer on est avec Philippe bien sûr complètement dans le sens de ce qu'on avait mis comme titre c'est à dire une bombe à retardement et on envoie à l'époque quand on avait fait nos notre on a eu mené notre rapport on avait un petit peu moins de connaissances là vous nous avez donné encore plus de raison en fait à ce titre qui s'avère presque une apocalypse plastique par l'accumulation et surtout ce qu'on vient de découvrir que que enfin je pense à Philippe on ne connaissait pas c'est l'impact millénaire que vont avoir les plastiques avec leur fragmentation en morceaux de plus en plus petit et on vient de voir que les impacts quand les plastiques sont plus petits des impacts en tout cas santé chez nous mais bien évidemment sur toute la biodiversité ce qui est déjà documenté alors moi je vais pas mobiliser puisque on a des collègues qui sont là et qui voudront peut-être poser des questions on commence donc à se faire une image plus nette de la réalité de la pollution plastique mais on n'est pas encore arrivé au bout peut-être quand deux trois mots même si notre dernière intervenante a déjà esquissé le futur des recherches possibles ce qui serait nécessaire de faire et parce que très clairement parce qu'on est nous sommes des politiques de comment diffuser cette connaissance au niveau de des preneurs de décision que nous sommes même si nous avec Philippe on est bien évidemment on a on a bien compris les choses et comment faire aussi et ça a été un peu évoqué avec les citoyens pour leur faire prendre conscience et peut-être les amener dans leur consommation à être plus regardant parce que comme vous l'avez dit le flux plastique est très très enfin énormissime que toutes ces matières ont été mises sur le marché avec des produits chimiques les additifs les plastifiants sans qu'on ait mesuré l'impact salé à voir et parce qu'on pensait ou pas qui n'allait pas être relié mais là maintenant on est devant le fait accompli ces produits sont relargués ils posent de gros problèmes et puis le flux tellement important du plastique évidemment un impact sur la biodiversité sur notre santé qu'on ne peut plus ne pas voir voilà donc juste si vous voulez intervenir rapidement puis après je demanderai à mes collègues s'ils veulent donc vous poser des questions répondre sur la suite qu'il faudrait donner en fait est-ce qu'il y a encore des choses à documenter même si on a déjà documenté beaucoup pour que la prise de conscience à tous les niveaux citoyens politiques décideurs soit à la hauteur des enjeux de cette pollution beaucoup de temps ou peut-être l'espace pour dire qu'est-ce qu'il faut comme recherche une typhique mais la discussion en internationale qui se pose c'est surtout que l'approche prend au niveau des politiques prends un approche accès sur les risques même au sur la dangerosité dont les principes de précautions et important il s'avère nécessaire donc j'avais donné un exemple de non data sans donner il y a pas marché et il y a certains de ces simples chez les plastiques par exemple par quand le plastique est en contact avec les avec les avec les aliments il y a des approches qu'on appelle des listes positives c'est à dire c'est que les substances qui se trouvent pas que se trouvent dans la liste c'est le substances qui sont permis pour utiliser quand les matériels les produits et contrairement à la liste négative que on voit normalement chez chez les lois de des plastiques à ustache unique donc mais aussi dans la liste des produits chimiques qui ont dit c'est ça qu'on peut utiliser on appelle des blacklist de liste noire mais on approche un peu hybride ça par intéressant en disant on peut commencer on n'a pas encore tous les données et ça c'est un problème d'un approche accès sur les risques il accessibilité de ces données mais ce que doit agir maintenant au niveau des précautions et c'est dans ces débats qu'on se trouve en niveau international on pense que ça c'est c'est un peu la voix et les schémas merci est-ce que je peux intervenir ah oui bien sûr oui pour avoir une métaphore simple si votre baignoire déborde la première chose que vous faites c'est pas d'aller chercher des serpillières c'est de fermer l'eau et c'est peut-être c'est simpliste je pense que il faut vraiment se poser la question là lorsque g Owen nous explique que même si on arrête tout en 2040 ça va continuer pendant des centaines et des milliers d'années et que on voit le chiffre que ça va non pas s'arrêter en 2040 mais ça va augmenter de manière exponentielle là on est dans une situation où ça déborde il y a un risque direct pour la santé à tous les niveaux et on est en train de continuer à rajouter du plastique donc ça c'est à mon avis la première chose à laquelle il faut s'attaquer c'est-à-dire s'attaquer à l'augmentation de la production et de l'utilisation du plastique parce que autrement on va se retrouver à vouloir mettre des des feux de réparer des choses qui c'est pas possible c'est ça ne fera pas suffire parce qu'on sera on sera à la traîne on sera la remorque donc je pense qu'il faut se poser la question de où peut-on commencer à supprimer le plastique ou peut-on continuer à supprimer le plastique et éventuellement arriver quels sont les endroits où le plastique est quand même bien plus intéressant que risque qu'un risque il y a des collègues qui veulent merci qui veulent poser des questions moi j'aurai une question à poser sur justement la liste des produits chimiques qui sont donc maintenant interdit ou limité il y en a apparemment beaucoup d'autres que faudrait-il faire à votre avis sur comment documenter tout cela puisque il y a des milliers de substances chimiques qui posent problème comment faire pour aller suffisamment rapidement par rapport aux risques que nous prenons tous finalement dans ce dans cette optique là avec tous ces produits et notamment également avec les secrets industriels qui font que nous ne connaissons pas forcément tous les produits qui sont ajoutés au plastique et qui pourtant vont arriver dans l'environnement où vont impacter la biodiversité lorsque ces produits sont reliés donc voilà je sais pas si quelqu'un peut répondre la parole mais il y a déjà des exemples nouvelles de Laos ce qu'on appelle mat omnito le secteur data acceptation des données au niveau mutuelle qui permet en fait transposer ce qu'on trouve dans des recherches que c'est fond dans certains juridictions peut-être au niveau régional Union européenne au niveau national des quels sont les données pour permettre croisser ces données et voir qu'est-ce qui est interdit d'entendre juridiction il pourrait être interdit dans un niveau global peut-être et aussi déjà on parlait bien tout à l'heure qu'il avait 128 130 substances qui sont contre la niveau internationale mais on sait qu'au niveau national est plus au niveau régional il y a peu près 1000 substances de ces 13000 substances qu'on parle qui sont qui sont contrôlés dont c'est approche des groupes de voir les substances par une par une mais par groupe permettra aussi de mettre l'accent sur la rapidité nécessaire pour combler la problématique merci merci beaucoup et je laisse la parole à Philippe merci même la sénatrice une question qui le fruit de différentes présentations que vous nous avez fait vous avez montré plusieurs constats de vous avez fait plusieurs constats d'incertitude de la recherche de d'obstacles qui sont face à vous qui permettent pas d'aller au-delà sur un certain nombre de conclusions vous avez aussi pour certains présenter des protocoles expérimentaux qui montrent qu'il s'inscrivent dans un champ très particulier et qui ne couvre pas l'exhaustivité de tout ce qu'on peut imaginer et donc ma question concerne le travail en commun des équipes scientifiques et l'intelligence collective de la recherche qui permettrait selon moi de lever les freins d'élargir les champs des protocoles et de d'aller vers des faisceaux convergents à plusieurs et donc des démonstrations plus rapides et plus robustes qu'en est-il de ce travail en commun existe-t-il un GIEC de la pollution plastique comme on a le GIEC du climat je sais qu'en France on a la chance d'avoir le GDR polymère et océan mais qu'en est-il au niveau international du croisement des recherches au niveau européen ou plus largement au niveau mondial n'existe pas exactement de structures qui soit apparentées au GIEC on l'état actuel mais on voit bien que le fait que le traité les discussions sur le traité visant à résoudre la solution la pollution plastique entraîne finalement le regroupement d'un certain nombre de scientifiques et donc il y a une coalition de scientifique qui travaille ensemble qui voilà donc c'est une ça n'existe pas encore mais c'est quelqu'un une structure une instance qui est en train de se formaliser ou en tout cas de s'organiser avec la participation d'ONG aussi dont au ciel par exemple et puis organisation voilà qui fait intervenir différents acteurs au-delà du monde scientifique voilà pour répondre à ces questions là après ce coup ce que je peux rajouter en fait par rapport à ce que dit Xavier c'est que globalement il faut trouver les espaces ou les créer nous en tant que scientifique pour décloisonner en fait parce que c'est vrai qu'on travaille souvent dans un dans des silos disciplinaires thématiques et ses espaces en fait de co-construction de discussions d'échanges il faut arriver à les à les fédérer donc déjà au niveau français enfin voilà c'est des choses qui est peut-être travail différemment donc vous avez parlé d'intelligence collective dans le dans la recherche et je trouve que moi c'est son voilà c'est c'est des valeurs de fonctionner différemment de travailler avec les intelligences des uns et des autres pour avoir un effet plus plus quoi c'est à dire que 1 + 1 n'est pas égal de Mégal à 3 en intelligence collective donc tu as tous très super si on arrive à le mettre nous en œuvre en tant que scientifique et donc il faut que voilà il faut créer des des espaces donc le GDR au niveau français même s'il y a des même s'il y a des enfin voilà des des liens forts avec notamment le les États-Unis pour essayer de travailler ensemble sur des problématiques autour de la pollution plastique et des impacts donc ce GDR c'est qui s'appelait polymère et océan et donc il était vraiment centré sur les océans comme son nom l'indique mais la globalement les le renouvellement de ce GDR a pour ambition a pour envie de d'aller au-delà et donc il y a la santé humaine qui a été intégrée il y a aussi la santé des sols parce qu'on en a beaucoup parlé voilà que la pollution c'est pas que la pollution des océans et des et des il y a aussi la pollution au niveau des écosystèmes terrestres continentaux et donc les sols c'est vraiment une une ressource malheureusement forte de microplastiques vont donner nos plastiques avec des impacts sur la sur la santé environnementales donc on décline en fait le concept de wannels dans ce GDR et une seule santé et donc c'est vrai que c'est des c'est des questions qui nous ont qui vont nous occuper et après la dimension internationale c'est vrai que ben voilà elle est nécessaire parce que ça s'arrête pas aux frontières de notre territoire voilà je pense qu'il y a un enjeu également sur lequel on peut en partie répondre à au questionnement notamment de l'interdiction c'est surtout les questions de des alternatives à ces usages je pense que on l'a vu notamment dans les exposés des surutilisation de plastique notamment pour les emballages alimentaires et peut-être un enjeu qui est scientifique mais qui est aussi culturel et et à la fois dans les dans les habitudes de consommation mais mais aussi à prendre en compte aussi dans dans l'utilisation plus globale de des plastiques et de ses alternatives pour pour pouvoir mettre en avant l'ensemble des solutions qu'on pourrait envisager à l'avenir je pense que traiter purement et simplement la question de l'interdiction c'est comme revenir dans les impasses en tout cas d'un point de vue politique que l'on a sur d'autres sujets notamment concernant les intrants alimentaires je pense qu'on a vraiment tout intérêt à valoriser ces alternatives et moi ma question c'est est-ce que aujourd'hui on a des solutions techniques qui permettent de faire en sorte que les usages notamment de sûreté alimentaire puisse permettre ces alternatives c'est transition et aussi pour que les décisions politiques puissent être assurés derrière face à ces enjeux oui pour compléter la question de monsieur le Président il y a parce qu'en fait ça fait écho à des questions qui ont été posées par les internautes qui nous suivent c'est l'un d'entre eux nous dit il y a aussi la solution des bioplastiques qui permettrait d'adresser notamment un certain nombre de réponses par rapport à tout ce qui est utilisation du pétrole et vous l'avez souligné à deux reprises mais est-ce que c'est une vraie ou fausse bonne idée et puis dans le sud sur le sujet de l'interdiction il y a une autre question qui revient en lien avec qui peut être lié à cette cette famille de questionnements c'est il y a un domaine qu'on a pas évoqué qui est un domaine on utilise beaucoup le plastique celui de la santé et donc dès qu'on parle d'interdiction de substitution quid des impasses qui peut y avoir dans le dans le domaine de la santé avec la une approche peut-être un peu coût bénéfice quel est le coût pour le patient d'utilisation du plastique par rapport au bénéfice du sauver la vie si on utilise une poche de sang en plastique suite à un accident de la route je crois que l'idée c'est pas de dire le plastique c'est très mauvais il faut interdire tous les plastiques il y a certainement des conditions ou des situations donc pour lesquelles le plastique ne peut pas être remplacé facilement par contre pour le revenir sur votre histoire sur l'autre question à propos des bioplastiques en fait bioplastiques c'est souvent un mélange de deux choses les plastiques dont la matière première est d'origine non pétrole donc en général d'origine végétale et les plastiques de dégradables donc les plastiques dont l'origine et non non pétrolières en fait finalement produisent le même type de plastique donc la question est enfin voilà il y a pas de différence là-dessus et après la question des plastiques biodégradables donc il peut avoir différentes sources différentes origines une des questions essentielles c'est que le rhinocuité pour l'instant n'a pas réellement été démontré donc l'aspect bénéfice en termes industriel et en termes théorique oui d'accord mais présentement et il y a un certain nombre d'études qui commencent à être réalisé et dont à propos desquels on se rend compte que finalement les plastiques biodégradables ne sont pas enfin entraînent une certaine toxicité donc n'apparaisse pas nécessairement comme une solution et ensuite sur ces aspects là mais on est un petit peu en dehors largement en dehors de mon domaine de compétence donc ça pourrait être complété par d'autres mais il y a un seul plastique biodégradable pour l'instant qui se doit des grades en milieu marin c'est le phbb ou cette famille de de plastique les autres ne se dégradent pas en milieu marin ce qu'il faut des conditions extrêmement particulières pour que la biodégradation ait lieu donc finalement c'est pas nécessairement une solution à court terme sachant que c'est c'est une c'est un sujet c'est un sujet que nous voulons aborder dans un projet c'est à dire que oui dans le cadre des plastiques biodégradables donc c'est qu'on a fait une demande de financement commune avec avec Xavier autour de justement cette fragmentation de ces impacts sur sur les modèles sur lesquels ils travaillent voilà dans une problématique plutôt marine mais c'est vrai que ça pose aussi des soucis il y a les c'est un grand sujet je pense que si on commence à l'ouvrir c'est une boîte qui est importante c'est vrai que le biodégradable il faut juste rappeler quand même que le plastique pose problème parce qu'il n'est pas biodégradable et que souvent on a tendance à l'oublier qu'il y a eu une grosse confusion au niveau des thermes employés et notamment de la définition des biodégradables il se rappeler surtout qu'il y a un biodégradable qui ne l'est pas c'est qui est appelé biodégradable mais qui n'est pas biodégradable en conditions naturelles c'est le plat c'est l'acide polylactique après le terme bioplastique je pense qu'il a proscrit complètement parce que donc ça je crois qu'on a une bonne explication il peut être tout simplement biosourcer et auquel cas ça n'a strictement aucun intérêt vis-à-vis de la pollution plastique puisqu'on a les mêmes problèmes en termes de pollution par contre un vrai biodégradable oui bien sûr et c'est pour ça qu'on a remplacé les sacs plastiques par des sacs papier par exemple dans les supermarchés parce que le papier biodégradable il s'accumule pas comme le carton comme bois etc donc il faut pas avoir peur du terme biodégradabilité je pense mais il y a eu une confusion qui entretenue et je comprends pas pourquoi est-ce qu'il n'y a pas eu une révision de cette définition de biodégradabilité puisque actuellement il y a des matériaux qui sont appelés biodégradables alors que il doit monter à des températures très élevées de 60 degrés pour pouvoir l'être or il faudrait un sacré réchauffement climatique pour espérer qu'il soit dégradé entre environnement alors après on va me répliquer oui mais l'objectif c'est pas de les jeter dans l'environnement sauf qu'on verra peut-être dans la deuxième table ronde que malheureusement même si on a l'impression qu'ils sont pas jetés parce qu'ils sont bien traités parce qu'ils sont enfouis parce qu'ils sont recyclés en réalité ils vont finir par se retrouver dans l'environnement pluralisi mais vous posez la question mais par exemple avec 40% des plastiques des usages qui proviennent des emballages c'est une question des choix qui ont été faits en matière de distribution des produits c'est une question par exemple de de présence dans les rayonnages d'absence par exemple le fait que on veut que les produits durent plus longtemps et c'est pour ça qu'ils sont emballés ils sont emballés par exemple que on va emballer un concombre qu'on va emballer un bout de viande dans une barquette avec un film par dessus mais ça c'est un choix qui est délibéré parce que par exemple on veut que les rayons nages soient plein par exemple un dimanche soir jusqu'à la fleur de fermeture bon je prends je parle de dimanche parce que j'ai mis dans un pays où les choses sont ouvertes le dimanche et jusqu'à 22h le dimanche soir tout doit être plein même si on sait qu'il y aura un réapprovisionnement le lundi parce qu'il y a un refus de présenter des étagères vides et ça ce sont des choix mais très très simples qui sont des choix de stratégie commerciale des choix de rapport de marketing des choix de rapport à les clientèle on est arrivé à une sur un emballages un sur emballage encore un sur emballage par des choix qui ont été faits en matière de distribution de la même manière que ces choix ont été faits on pourrait faire d'autres choix alors évidemment ça sera d'autres constantes peut-être que ça demandera plus de manutention une manutention qui sera peut-être plus prudente qui sera peut-être peut-être moins directe dans l'accès beaucoup de choses dans les emballages par exemple parce que ça permet aux consommateurs d'aller le prendre donc vous avez un petit objet et puis vous avez un emballage plastique qui permet de l'accrocher sur un croissantoir et ça ce sont des choses et ce sont des choix des choix de design des choix de distribution des choix stratégiques des choix commerciaux des choix marketing qui ont été faits et donc ce sont pas des choses qui arrivent par hasard après on va arriver progressivement aux déchets plastiques et on verrait la pollution plastique mais de la même manière lorsque par exemple les municipalités décident d'installer un terrain de sport un terrain par exemple un terrain de foot en plastique on sait très bien que ça va mener des déchets plastiques dans dans les systèmes dans les systèmes de récupération des eaux et donc c'est un choix qui est fait et c'est à ce moment d'ailleurs à mon avis sur ces choix là qu'il faut être fait on sait on sait que c'est bout de plastique finissent on nous a très bien expliqués là dans les communications donc la question se pose pourquoi continuer à construire des terrains de sport en plastique oui merci je vais donc vous proposer d'enchaîner avec la deuxième partie de notre audition publique et la seconde table ronde la première table ronde a montré pourquoi un traité international visant à mettre un terme à la pollution plastique était indispensable et nous allons maintenant en questionner les enjeux scientifiques du traité dans la France accueille la deuxième réunion de négociation du 29 mai au 2 juin prochain le rapport que nous avons remis en décembre 2020 avec Madame sénatrice Angèle Préville comportait 49 préconisations dont l'une soutenait le traité international qui va arriver donc à Paris prochainement j'avais alors présenté à l'Assemblée nationale à l'été 2021 une proposition de résolution invitant la France à soutenir les initiatives internationales pour mettre fin à la pollution plastique cette proposition de résolution avait été consignée par plus de 400 collectes députés à adoptés à l'unanimité le 29 novembre 2020 témoignant que tous les groupes politiques étaient engagés autour de cette action de lutte contre la pollution plastique et je me réjouis donc aujourd'hui que nous puissions évoquer concrètement ensemble ce traité international c'était un honneur je trouve pour la France d'accueillir les délégations de plus de 160 pays qui souhaitent faire avancer le sujet la science est indispensable à l'éclairage des enjeux du traité qui considèrent le sujet d'une manière holistique ça a été rappelé à toutes les étapes du cycle de vie des plastiques de la production des granulés industriels jusqu'à la gestion des objets plastiques devenus des déchets et cette transversalité intègre dès lors toutes les formes de pollution de la plus visible celle des mers et des rivières des images nous ont été montrées aux pollutions insidieuses et invisibles par les micros et nanoparticules dispersés dans tous les endroits de la planète mais cette transversalité rend l'approche du traité complexe en effet chaque pays est diversesment concerné par le pollution plastique en raison de son utilisation plus ou moins importante en raison de ces politiques publiques plus ou moins avancées en raison d'enjeux économiques différents en raison de la présence ou non d'infrastructures de gestion des déchets et en raison du niveau de vie de ses habitants ainsi la science à toute sa place dans l'aide à la décision sur les mesures les plus adaptées pour concilier conditions particulières des différents pays atteindre l'objectif central du traité celui de la fin de la pollution plastique en 2030 ainsi pour mieux appréhender les enjeux scientifiques du traité international notre premier intervenant et Monsieur Hugo Maria Shelly conseiller pour les négociations internationales à la direction générale de l'environnement de la Commission européenne il va nous expliquer la genèse de ce traité les objectifs poursuivis mais également la position des différentes parties prenantes monsieur Chali vous avez la parole pour 10 minutes et vous êtes en visioconférence merci monsieur le Président merci pour l'invitation de contribuer à cette position j'espère que vous m'entendez bien on vous entend très bien très bien j'ai suivi avec beaucoup d'attention les échanges dans le palais précédent et je crois c'est justement il y a beaucoup de défis qui ont été relevés par rapport à le réglementation au niveau global que pourrait être résultat de ces négociations qui vont continuer à Paris dans deux semaines et je crois qu'il est très clair que c'est un processus de longue date que la problématique de déchets marins de la police pollution pour les plastiques figurent à l'ordre du jour de l'Assemblée internationale de l'environnement depuis des nombreuses années et il y a eu des multiples efforts internationaux et nationaux pour lutter contre la pollution par le plastique et juste pour les mentionner évidemment aussi au sein de l'Union européenne avec la d'adoption des stratégies sur la matière plastique si que les efforts en matière de plastique à etsage unique d'emballage de déchets des causes conception des textiles microplastiques juste pour dire que l'action de l'Union européenne au niveau globale et se baser sur une base solide qui est un acquis très et très pendu dans le contexte des politiques que je législations européennes et c'est accompagné par un renforcement de la coopération internationale au moyen des partenariats des projets bilatéraux et des instruments régionaux alors comment est-ce que nous sommes arrivés à avoir cette négociation il faut dire que c'était une longue rue et depuis 2014 au sein de Linéa il y avait un accord politique que le maintien du statu quo n'était pas envisageable et qu'il était clair que même avec les politiques initiatives existantes le des matières plastiques en train de nauser aussi à 2040 et je crois que c'était ça qui a créé une dynamique croissante en faveur d'une action mondiale le premier essai a été fait lors de l'univers qu'en 2017 ou quand nous avions une première épauche de des résolutions qui auraient au compositeur l'adoption d'un mandat des négociations mais à ce moment-là ça échoué parce que des importante partenaires tels que la Chine les États-Unis et autres n'étaient pas prêts pour une telle décision mais après et jusqu'à la une A5 il y a une dynamique croissante en faveur d'une action moderne et plus de 140 pays en avant de la univers 5 en 2022 avait appelé un pour le début de négociation pour un accord mondial sur le matière plastique et les États membres de l'Union européenne étaient largement unis sur la question et c'était le sujet d'une large participation des États membres des ministres des pour des discussions en amont de la unie à 5 et qu'est-ce qui a été important dans ce contexte l'Union et ses États membres se sont engagés activement et ont joué un rôle du premier plan pour réunir de pays partageant les mêmes valeurs afin de préparer l'univers et la Commission européenne a coordonnée faciliter l'élaboration de résolution phare qui était présenté par le Pérou et les Rwanda très important que cette résolution a été présentée par deux pays du Sud de l'Amérique latine et du Rwanda c'est déjà un précurseur de discussion qu'on a qui a des approches différentes dans différentes continents et il faut dire que préoccupation qui était dans cette dans cette action il y avait évidemment l'action sur la pollution par les plastiques dans tous les environnements sans se limiter marin adopter une perspective de cycle de vie aborder les problèmes à sa source et pas seulement en aval et pas seulement sur une focalisation sur la gestion des déchets et évidemment aussi discussion sur le financement et les ressources financières nécessaires pour la mise en oeuvre d'un tel accord il faut dire que de ça il faut vraiment arriver à voir que les négociations étaient durs et c'était vraiment la coalition des pays ambitieux qui jouer un rôle déterminant dans l'adoption et la résolution 114 sur lequel se passe le mandat de négociations à permis d'établir un comité intergouvantable de négociation qui a commencé ses travaux à Punta delester Uruguay en novembre dernier on a eu un premier échange des positions et des ambitions entre les différentes partenaires et je crois qu'il est clair que on a en principe trois grands groupes dans ces dans ces négociations d'un côté il y a la un groupe de pays à haute ambition qui regroupe les pays européens les pays africains une bonne partie les pays de l'Amérique latine qui appelle pour un accord les juridiquement contraignant avec des objectifs et des obligations juridiquement contenantes pour tous les partis adoptant une approche cycle de vie c'est-à-dire avec des obligations et des objectifs concernant la production la conception l'utilisation la distribution et la gestion des déchets ainsi que la utilisation des produits des matières recyclées il y a un deuxième groupe qui regroupe en partie des pays ambitieux qui veulent quand même un certain focus sur la question geste de déchets couplés à la à des règles ou à des objectifs et des engagements par rapport à la ce qu'on appelle le Legacy plastique c'est à dire la pollution existante et de élimination de la pollution existante il y a un troisième groupe qui va jouer rôle déterminant qui est le groupe de pays qui sont dépendants de la des produits fossiles et qui ont ces dernières années grandement augmenté leur capacité de protection et là je parle évidemment des pays du Golfe et des pays tels que l'Arabie Saoudite Saoudite les Émirats les Émirats arabes unis et autres qui ont clairement fait entendre que ils étaient pas confortables avec l'idée d'un accord qui aurait pour but de limiter la production et la consommation de plastique en tant que tel il y a un autre problème dans ce contexte qui a les États-Unis qui en principe sont en faveur d'un accord juridiquement contraignant mais dû à leur contrainte constitutionnelle le du Sénat qui est dans la approbation des accords internationaux voudraient un accord type Paris c'est à dire sans des engagements juridiquement contraignants pour les parties ou tous les actions et tous les des engagements seraient volontaires mais compris dans un plan d'action nationale un petit peu comme on connaît de dans le sphère de climat les contributions nationalement déterminés évidemment il y a un grand débat sur la mise en la mise en oeuvre et la nécessité des la génération de ressources financières pour la mise en oeuvre surtout dans des pays on voit de développement et là évidemment il y a une question de qui on sera responsable et là il y a une grande différence à des discussions telles que au climat au leadersité lorsqu'on regarde le volume de production au niveau global il faut dire que une bonne partie ou je veux dire la majorité de la production maintenant et dans des pays soi-disant du Sud du sud alors que à ce moment-là pour en application du principe pollueur-payeur il faudrait prévoir que les pays qui sont les producteurs du plastique ou le producteur des produits plastiques prennent leur part dans la financement de cette mise en oeuvre de cet accord tout cela sera soumis à un premier discussion lors de la réunion de Paris cela base de cette discussion était un papier qui a été élaboré sur la dépasse des discussions à la première réunion en novembre dernier qui maintenant présente tous les options pour les éléments d'un tel traité et les États membres de des Nations Unies seront appelées de se prononcer sur les différentes options qui sont soumis à discussion l'étape a préparé sera la préparation d'un d'un premier draft d'après ma croquis de cette traité qui sera ensuite discuter lors de la troisième réunion d'une comité qui aura lieu en novembre en Nairobi au Kenya on a pour but de conclure négociation fin 2004 on a encore deux réunions du comité de négociation en 2024 avec le but d'une conférence diplomatique en Équateur en printemps 2025 où nous espérons avoir un traité ambitieux et traitant de tous ces sujets pour soumettre à la approbation de tous les parties et tous les États membres de Nations Unies voilà je me le mythe je suis certainement disponible pour répondre à tes questions des intervenants merci beaucoup je vous je vous remercie pour Monsieur Chali pour votre présentation précise et synthétique et qui tenait le temps imparti au niveau de la prise de parole un autre deuxième intervenantes et Madame Véronique Guérin professeur de physiologie à l'école nationale vétérinaire de Toulouse et membre de l'unité mixte de recherche toxalim afin de mettre fin à la pollution plastique certains pays souhaitent stopper la production et l'utilisation de certains polymères et produits chimiques dans la liste serait fixés dans une annexe ce pose alors la question la définition des critères pour identifier les polymères et les produits chimiques à mettre dans la dite annexe parmi les critères suggérés figurent leur dangerosité pour l'environnement ou la santé humaine en effet les matières plastiques sont une source importante de substance chimiques nous l'avons vu lors de la première table ronde et en particulier de perturbateurs endocriniens comme leftalat les bifenols ou les substances perfluoraux alkylées des études menées dans le monde entier ont documenté l'exposition généralisée aux perturbateurs endocriniens utilisés dans les matières plastiques et leur contribution à l'infertilité au mode maladie non transmissible comme le baisés le diabète de type 2 les maladies cardiovasculaires et certains cancers la législation européenne est considérée comme très protectrice vis-à-vis des consommateurs et pourrait servir de modèles pourtant l'exemple du bifignol a excusez-moi montre les limites de la réglementation européenne et les difficultés d'interdire des substances pourtant connues pour leur dangerosité madame Guérard vous avez la parole également pour 10 minutes merci pour cette introduction et pour votre invitation alors avant de décider de répondre à cette question je vais présenter quelques éléments de contexte donc [Musique] diapositivesment utilisé pour produire des polymères donc c'est un assemblage de bispinola en longue chaîne et c'est polymère donc rentre à la composition des polycarbonate qui sont à la base donc dans des plastiques qui sont durs transparents qui sont des bonnes alternatives au vert mais également dans les résines époxy phénoliques donc là le bispinola sert surtout dans ses résines à comme par exemple des revêtements internes des boîtes métalliques alors il faut savoir que moins de 5% du biscuit Nola et en fait utiliser comme onomer additif à des plastiques de type PVC additif à papier thermique pour réveiller l'encre mais aussi pour produire d'autres produits chimiques comme par exemple des retardateurs de flammes qui sont ajoutés au mobilier alors normalement à moins comme on l'a vu comme on dit mes collègues que les polymères soient fragmentés en micro nanoplastiques en fait des polymères ils sont pas considérés comme dangereux pourquoi parce qu'ils peuvent pas rentrer dans l'organisme par contre dans le cas des polymères de bisphénolA on peut avoir d'abord on a une polymérisation qui n'est pas complète et hydrolyse qui peut se produire et qui va libérer progressivement du bicynola dans les aliments dans les boissons et ceci de façon plus importante lorsqu'on est en présence par exemple de détergent qu'on chauffe ou lorsque le plastique usé et c'est ce qui est à l'origine de la image très choquante du du biberon polycarbonate donc il est chauffé au micro-ondes etc diapositive suivante il y a un rapport de l'Agence européenne des produits chimiques donc qui a montré donc là évaluer la production de bisphénolA dans le monde elle est actuellement en 2019 elle était de 7 millions de tonnes un petit peu plus et globalement en fait il y a production les besoins en bispinola va augmenter au cours du temps alors si on s'intéresse maintenant aux émissions dans l'environnement le graphique de droite montre les concentrations moyennes de bispinola dans les eaux de surface européenne on peut voir qu'il y a quand même une tendance à une diminution à partir de 2012 peut-être en raison des mesures de restriction mais globalement l'agence constate que en 2020 il y en a toujours donc le pisser dans la est toujours émis et que même si la contribution de chaque utilisation individuelle est faible globalement la totalité de toutes les utilisations conduit à une situation qu'elle le juge inacceptable un diapositive suivante nous sommes tous exposés au bisphénolA en fait exposition elle est d'abord orale elle est liée à la contamination des aliments donc des gestions d'aliments et de boissons contaminés par du bispinola qui relargué faut savoir que tous les biscuits dans la qu'on ingère rentre dans l'organisme parce que l'absorption est très efficace heureusement là est aussi très rapidement éliminé de l'organisme dans les urines et c'est pour ça que la quantité de bisphénol qui est dans les urines en osines c'est vraiment un marqueur de la quantité qui rentrait dans l'organisme alors qu'en est-il de la population donc qui a une étude Esteban qui étude française qui a été réalisée entre 2014 et 2016 elle a évalué donc l'imprégnation de la population française au bisminola 1900 adultes et 500 en France ce qui a été montré c'est qu'on retrouve du bispinola un total des échantillons d'urine donc si on peut aussi vous donner vos urines on retrouverait c'est tout le monde du bisphénolA alors comme ce comme ce bisphénol est éliminé très rapidement ça veut dire qu'en fait l'exposition elle est pas permanente mais elle est au moins quotidienne et à partir de cette étude donc les auteurs ont évalué la quantité moyenne de bisphénols qu'on absorbe quotidiennement alors elle paraît faible elle est de 0,005 microgrammes par kilogramme de poids corporel et par jour alors jusqu'à présent la considérer que c'était une quantité qui était sans risque parce qu'elle était trop faible pour présenter un danger mais dans sa récente évaluation l'Agence européenne de sécurité des aliments donc lève ça a abaisser très fortement ce qu'on appelle la dose journalière admissible c'est-à-dire la quantité qu'on peut ingérer quotidiennement sans danger pour la santé toute sa vie et maintenant en fait là on regarde la quantité moyenne qu'on absorbe quotidiennement finalement elle est 100 fois supérieure à cette nouvelle dose sans danger ce qui a amené les sac à conclure que l'exposition humaine au bisphénolA a été préoccupante diapositive suivante alors ces résultats la question sur l'origine de ce bisphénol puisqu'on sait qu'il y a eu beaucoup de restrictions et comme en tant que scientifique en fait travaillant sur les effets du bispinola je me suis demandé d'où venait cette qualité l'origine c'était exposition et est-ce que la réglementation qui n'a pas été suffisante alors le bispinola comme tous les produits chimiques relèvent du règlement européen riches donc riche et l'acronyme de enregistrement évaluation autorisation et restriction donc selon ce règlement tous les fabricants ou les importateurs de substances chimiques à hauteur de plus d'une tonne par an doivent enregistrer ces substances ils doivent en fait identifier les risques et transmettre leur dossier à l'Agence européenne de sécurité l'Agence européenne des produits chimiques qui va vérifier leur conformité et selon le risque s'il y a un risque donc il y a un plan d'action communautaire le Cora qui va demander aux États membres de lieu notamment d'évaluer cette substance et à ce moment là il peut y avoir donc une proposition de classification de cette substance dans la règlement CLP c'est-à-dire pour le classification étiquetage et emballage donc l'inclusion dans l'annexe 6 de cette réglementation permettra d'identifier de montrer vraiment aux utilisateurs quels sont les dangers si cette substance est soit cancérigène mutagène persistante ou perturbateurs endocriniens elle peut être identifiée comme substance très préoccupante une substance en voi concerne schc dans ce cas-là sur inscrit dans une liste d'autorisation de l'annexe 14 du règlement et à ce moment-là ne sera pas interdite mais elle sera soumise son utilisation sera soumise à autorisation en fait il était un membre sont équipés peuvent aussi proposer des restrictions particulières enfin la France a souhaité donc proposer une restriction donc qui est maintenant en œuvre depuis 2015 c'est une restriction de la teneur en bispinante dans les papiers thermiques voilà l'Allemagne en cours de en train de déposer notre d'autres restrictions diapositive suivante alors question finalement les qu'est-ce qu'on peut voir comme limite de la réglementation d'abord les polymères en fait sont exemptés de la réglementation puisqu'ils ont exécuté de l'enregistrement et de l'évaluation dans le cas du règlement pourquoi parce que les donc ça veut dire qu'en fait la majorité vous avez vu que la majeure partie du bispinola n'est pas concernée par cette réglementation de fait c'est moins de 5%. une même des substances qui sera importées en France ou fabriquées en France et qui seraient destinés être utilisé pour être polymérisé pour dire des polymères ne sont pas concernés par l'autorisation il y a pas besoin d'autorisation dans ce cas là la diapositive suivante en fait l'argumentation riche elle paraît en contradiction qu'un autre règlement qui règle en fait la les substances qui peuvent entrer dans la composition des matériaux en matière plastique destinées en contact avec les dents alimentaires donc c'est un autre règlement européen qui va lister des substances autorisées pour la fabrication de ce matériaux donc le bispinola fait partie de cette liste et donc il est autorisé à être utilisé et sur comme polymère avec une limite de migration spécifique qui a été fixée en 2015 à 0,05 mg par kg d'aliments diapositive suivante alors une autre limite la réglementation en fait c'est que reach la procédure d'autorisation elle a pour objectif quand même de remplacer des substances dangereuses par d'autres substances ou technologies moins dangereuses c'est la raison pour laquelle très précocement en fait les industriels ont remplacé le bisphénolA par d'autres bispinoles donc majoritairement le bistinoles en particulier dans les papiers thermiques et actuellement le bistinoles c'est identifié comme potentiellement donc un SVHC donc une substance très préoccupante et donc il devrait prochainement il pourrait prochainement rentrer dans l'annexe donc 14 donc être soumis à régulation dans notre dans notre équipe a montré en plus il y a en 2019 a publié une étude qui montrait que le bisphénolès est plus persistant dans l'organisme que le bispinola donc clairement dans ce cas là on est face à une substitution tout à fait regrettable diapositive suivante enfin limite de la réglementation c'est que la réglementation REACH elle évalue un seul composé à la fois donc déjà c'est ça prend beaucoup de temps et à évaluer les composés de façon individuelle et les toxicologues en fait sont estimes que cette évaluation elle est suffisante parce que d'abord on est exposé à de multiples composés midi et des milliers de composés et on sait que combinés même afin de dos certaines molécules va avoir leur effet nocifs non seulement s'additionner de fait mais aussi se renforcer ou simplifier c'est ce qu'on appelle l'effet cocktail et l'évaluation des risques associés aux effets cocktails c'est vraiment un enjeu scientifique un enjeu de santé publique qu'elle pourra répondre diapositive suivante alors je vais juste terminer justement par rapport aux effets cocktails en présentant les résultats d'une étude qui est paru l'année dernière dans Science qui a identifié en fait un cocktail de polluants du quotidien qui aurait des effets déléternes la construction du cerveau des jeunes enfants en fait une étude qui a été basée sur une courte suédoise mère-enfant et donc là on voit ici le cocktail de substances qui a été associé à un retard dans l'acquisition de langage chez des enfants de 2 ans et dans ce cocktail on retrouve comme d'habitude biscuit Nola mais aussi d'autres d'autres substances dérivés du plastique donc des talates des plastiques mais aussi des pie face donc qui sont en fait qui interviennent pour produire des primaires donc l'étude concluée que les enfants qui étaient nés des femmes les plus exposées les 10% des femmes les plus exposées avaient un risque trois fois plus important d'avoir un retard dans l'acquisition du langage que les femmes les moins exposées je vous remercie c'est mon tour de plus et moi j'avais coupé le micro c'est à mon tour de vous remercier Madame Guérard notre troisième intervenante et Madame Nathalie Gontard directrice de recherche l'inrae le futur traité international a vocation à prendre des dispositions pour augmenter la circularité des plastiques dans l'économie afin de réduire la production de plastique vierge c'est égard le recyclage est imposé comme la solution censée permettre la circularité des plastiques dans les pays développés des investissements considérables ont été consentis par les pouvoirs publics pour mettre en place des systèmes de collecte et de tri de plus en plus performants tandis que le recyclage chimique est présenté comme la solution pouvant parvenir enfin à recyclage infini des plastiques qu'en est-il en réalité je laisse la parole à Madame Gontard pour nous évoquer le sujet du recyclage ses atouts et ses limites vous avez la parole pour 10 minutes ok merci merci pour l'invitation aussi donc je ne vais pas vous présenter les activités de recherche de mon laboratoire mais plutôt les conclusions ou du moins un décryptage en tout cas de ce que nous avons compris des différentes stratégies et des efforts pour essayer de le comprendre donc je vais vous parler d'empreinte plastique de des cyclage et d'économie tire-bouchon ça changera un petit peu de l'économie circulaire et de prévention à la source donc on en a déjà parlé la fermeture de ce fameux robinet alors diapo suivante voilà donc ça on a bien vu on a eu des vraiment des super explications très très à jour sur le fait que le plastique est un matériau qui dure très longtemps le plastique c'est vraiment typiquement ce qu'on appelle s'inscrit en tout cas typiquement dans ce qu'on appelle une économie linéaire avec un épuisement des ressources et puis dans ce cas là un comportement très particulier qui est très différent de tout j'existe bien tous les matériaux que l'homme utilise l'humain on va dire l'homme et la femme bien sûr avec une accumulation dans tous les compartiments de notre environnement voilà on a une durée de vie très très élevée mais ça je vais parvenir dessus une fragmentation une sorption de polluants n'a pas beaucoup parlé mais c'est quand même quelque chose d'important une diffusion d'un autre écosystème et une trace une translocation possible dans les organes des êtres vivants voilà pourquoi on en retrouve un petit peu partout diapositive suivante voilà donc économie linéaire donc je pense qu'il faut faire attention déjà au niveau des termes de pas parler de cycle de vie pour le plastique mais plutôt de chaîne de vie puisque jusqu'à nouvel ordre le plastique en tout cas ça ça vie ne constitue pas un cycle donc on a quatre grandes étapes l'élaboration l'usage vous le savez tous l'usage on en a parlé c'est un moteur pour l'utilisation de ce plastique le post-usage qui consiste à essentiellement gérer les déçus donc entre autres avec des actions notamment de recyclage et puis surtout une quatrième et dernière étape qui est celle justement qui nous inquiète le plus qui s'est révélé de façon un petit peu plus récente qui est sa fin de vie et son vieillissement sur le long terme avec ce fameux réservoir de micro et de nanoplastiques que nous sommes en train de constituer c'est-à-dire que tous les plastiques que nous n'avons pas détruit moléculairement vont forcément vieillir sur un temps plus ou moins long pour venir grossir se réservoir qui entre qui a déjà commencé à diffuser un petit peu partout alors je veux pas revenir sur le cette idée d'usage unique qui est enfin en tout cas ces matériaux jetables c'est vrai que c'est regrettable mais je voudrais quand même dire qu'il n'y a pas que les matériaux qui sont jetés ou qui ont une durée d'usage très courte qui sont dangereux et qui produisent des micro plastique tous les tous les plastiques vieillissent que ce soit après leur usage c'est à dire en tant que déchet par exemple lorsqu'ils sont mis dans des stations d'enfouissement ou pendant leur visage c'est à dire que les plastiques par exemple qu'on utilise dans les bâtiments durent très longtemps et pourtant ils vieillissent et pourtant il libère des micro-ondesoplastiques et et ce sont ces micro-innoplastiques que l'on retrouve aux côtés d'autres micro-henanoplastiques au fin fond des glaces de l'Arctique par exemple voilà donc ça c'est important prochain diapo on a bien parlé aussi de nos limites de connaissances et actuellement donc les limites de connaissance elle elle connaît à peu près bien les émissions en tout cas ce qui se passe et les conséquences de ce plastique sur une durée assez longue donc vous avez là en horizontal la durée de vie du plastique enfin des plastiques on va dire on a des outils des pour évaluation pour évaluer l'impact environnemental qu'on appelle des ACV des analyses de cycle de vie et qui nous permettent d'évaluer l'empreinte carbone d'un procédé d'un matériel etc sauf que les connaissances actuelles ne nous permettent pas de quantifier les impacts des plastiques et notamment donc de ces micros et de ses nanoplastiques et donc du coup le principal danger lié au plastique et qui est sa persistance sa fragmentation etc n'est pas comptabilisé dans les ACV or actuellement la grande majorité des raisonnements sont basés sur des empreintes carbones du plastique qui viennent des ACV alors c'est pas par mauvaise volonté c'est juste que l'on ne dispose pas des connaissances nécessaires pour quantifier ses effets pourtant ces effets on le sait ils sont là ils sont assez effrayants mais on ne les comptabilise pas donc du coup tout ce qui se passe sur le très long terme avec une accumulation dans l'Atmos dans tous les compartiments donc dans l'atmosphère la biosphère l'hydrosphère et y compris donc les sols constituent ce qu'on appelle une empreinte plastique et actuellement il y a pas mal de scientifiques qui se battent pour faire reconnaître cette empreinte plastique et pour dire attention on ne peut pas établir des raisonnements en ce qui concerne les matériaux plastiques sur une empreinte carbone et sur une ACV parce que on oublie le principal danger voilà ça c'est important et ensuite prochaine diapos voilà alors du coup les solutions on parle d'une économie linéaire donc avec ces problèmes d'empreintes plastiques alors au départ c'est des macros déchets puis après c'est des micros déchets puis après ça devient des nano déchets on sait pas tout on sait pas sur combien de temps on sait quand même on sait on sait qui sont là ces déchets mais on sait pas exactement parce que c'est très très compliqué voilà donc on essaie de trouver des solutions et on a construit un espèce de je dirais de oui de concepts autour de l'économie circulaire l'économie circulaire le plus bel exemple d'économie circulaire qui nous est offert c'est la nature qui qui nous l'offre avec toutes les matières organiques avec ces matières organiques qui sont biodégradées puis ensuite régénéré par photo synthèse à l'identique c'est la feuille d'arbre que vous retrouvez que vous avez au printemps qui tombent et qui ensuite régénéral identique etc donc on a construit ce concept et notamment la Stratégie Europe qui a été orienté essentiellement focalisé sur le recyclage et qui nous dit ben voilà on va mettre en place une économie circulaire et on va recycler c'est-à-dire qu'on va régénérer à l'identique une bouteille en plastique après usage elle va redevenir une même bouteille en plastique et puis comme ça on aura plus d'idées des déchets puis on aura plus de d'épuisement des ressources et puis on aura plus d'empreintes plastiques puis tout va bien alors on nous rencontre encore de l'empreinte carbone mais bon disons que quand même le principal danger sera écarté diapo suivante voilà alors ce qu'on sait faire le mieux c'est en termes d'économie en termes de recyclage donc on l'a là il vient d'être ajoutée c'est le recyclage des bouteilles en PET que l'on broie que l'on nettoie que l'on décontamine parce qu'il y a des aspects des histoires de sécurité parce que le plastique n'est pas un matériau inerte contrairement ouvert au métaux etc il y a des il y a des absorptions de polluants on les décontamine et on peut refabriquer une bouteille alors le plastique se dégrade c'est très compliqué il faut contrôler la chaîne d'approvisionnement bon je vais pas rentrer dans le détail c'est quelque chose de très limité on ne peut l'appliquer que pour les bouteilles en PET qui ne représentent qu'un 2% des plastiques on peut appliquer ça sur deux trois cycles ça permet de diminuer quand même la consommation de plastique Vierge et de déchets mais ça reste extrêmement limité l'impact sur l'empreinte plastique est très limité et donc du coup dans cette emballement pour l'économie circulaire et le recyclage diapo d'après on est parti sur ben on va recycler mais pas tout à fait en fait on va descycler et donc actuellement ce qu'on appelle recyclage c'est essentiellement du dessyclage c'est à dire qu'on ne retransforme pas la bouteille en bouteille la barquette embarquette on va retransformer en un autre objet qui va avoir trouvé une certaine utilité donc on va chercher des débouchés donc c'est typiquement par exemple la bouteille qu'on va transformer en pull la barquette qu'on va transformer en brique de construction ou en meuble pour remplacer le bois ou en ou en pot de fleur en terre cuite donc pour remplacer la terre cuite etc donc ça c'est du des cyclage diapo d'après et voilà et donc cette économie du des cyclage le problème c'est qu'elle ne contribue absolument pas à réduire la pollution plastique parce que tous ces nouveaux objets qui vont remplacer des matériaux qui ne posaient pas de problème environnementaux majeurs comme le plastique comme la laine comme le bois comme la terre cuite etc ils vont continuer à se dégrader ce pull que vous aurez acheté en polyester recyclé vous allez laver il va libérer et ensuite une fois des fibres et une fois que vous en aurez marre vous allez le jeter et il va continuer à se dégrader cette chaise en plastique recyclée elle va continuer à se dégrader en micro et en unoplastiques donc on ne fait absolument pas on ne réduit absolument pas la contribution à l'empreinte plastique et pour moi c'est encore plus grave parce qu'on se crée une dépendance aux déchets plastiques c'est-à-dire qu'on construit des filières entières sauf qu'après il faut les alimenter on se crée une double dépendance aussi parce qu'en fait disparaître des filières entières de matériaux locaux traditionnels qui ne posaient pas de problème actuellement la filière de la laine en souffre beaucoup la laine ne vaut plus rien elle est mise à dégrader dans des dans des endroits bon bref et parce que c'est un matériau biodégradable bien sûr et donc du coup finalement on se demande quel est l'intérêt de ce de cette économie du des cyclage sauf que voilà il y a une grosse confusion et ce qu'on appelle des cyclages et bien ce qu'on appelle recyclage en fait c'est du cyclage la preuve en est c'est que certains pays aux affichez des taux de recyclage de 50 % comme l'Autriche et l'Allemagne que l'on cite en exemple sauf que s'il recycle les 50% de leur plastique ils auraient pu diminuer ils auraient dû diminuer par deux tout simplement leur consommation de plastique bien sauf qu'elle n'a même pas commencé à diminuer elle continue à augmenter donc si ça c'est pas une preuve ben je sais pas je sais pas ce qu'il nous faut voilà donc attention à ces discours qui n'ont pas de prise avec la réalité qui ne sont pas ancrées dans la réalité des choses et là actuellement je trouve qu'on assiste un petit peu à cette espèce de décollage où on construit des concepts qui n'ont pas de prise avec la réalité alors je dis pas qu'il faut pas les construire je dis juste que on peux pas on peut pas construire des concepts si on n'a pas non plus les bases les principes de base que la matière que la réalité de la matière doit respecter diapo suivante voilà donc du coup le résultat c'est un exemple de résultat voilà où on en est là c'est juste un bilan d'après les chiffres de plastique Europe sur les emballages plastiques uniquement et en Europe bref donc si on fait le bilan on en a à peu près 34% qui sont incinérés donc là pour le coup pas d'empreinte plastique mais on contribue à l'empreinte carbone on en a 16% qui sont enfoui donc l'enfouissement c'est un grand trou avec avec un géotextile en plastique et qui va se dégrader au même rythme que les plastiques qu'il contient et donc ça contribue au réservoir un jour ou l'autre c'est plastique se retrouveront sous forme de particules plastique certes c'est pas nous qui allons souffrir ce sont les générations à venir mais bon voilà ensuite on en a à peu près 10% qui ne sont pas répertoriés donc forcément imaginez qu'ils vont grossir se réservoir et puis la grande majorité 32% qui sont déciclées en boucs donc qui vont servir à la production d'autres matériaux donc alors moi j'ai mis 5% de recyclage en boucle fermée là j'ai été très très optimiste les chiffres étant pas très précis ni très cohérent j'ai mis le maximum voilà voilà où on en est bon toujours éthique actuellement sur les plastiques que nous utilisons il y a 60% de ces plastiques qui viennent grossir le réservoir de micro et des nanoplastiques que nous sommes en train de constituer pour les générations à venir d'où je pense que le terme de bombes à retardement n'est pas n'est pas exagéré voilà dernière diapo alors peut-être juste je vais terminer sur celle-là juste pour dire qu'en fait on a vraiment tout tout on a ciblé le déchet on s'est focalisé là-dessus du coup on est parti sur des narratifs des commissaires et qui ne fonctionnent pas ce que je voudrais dire aussi c'est que le fait que cette empreinte plastique ne soit pas prise en compte elle est encore en train de générer des des effets secondaires notamment dans tous les efforts qui sont faits en termes de transition qu'elles soient numérique et qu'elle soit et qu'elle soit agroécologique qu'elle soit énergétique où là on assiste au développement de solutions technologiques qui cherchent à se libérer de l'empreinte carbone en s'engourant dans l'empreinte plastique mais mais sans le comptabiliser donc quand on quand on quand on réduit l'utilisation de pesticides le la rosace forcément on le fait avec l'utilisation de matériaux plastiques quand on les énergies vertes c'est pareil enfin bref bon voilà donc tout ça c'est important après dernière diapo voilà alors les solutions ben je pense qu'il est important que l'on sorte de notre Déni c'est à dire que toutes les solutions technologiques que nous sommes en train de développer et Dieu sait que j'y travaille dessus depuis plus de 30 ans puisque c'est sur ces solutions que j'ai investi toute ma vie professionnelle j'ai construit des gros projets d'élabos etc donc on travaille sur le recyclage on travaille sur le développement biodégradable on se travaille sur la réduction de l'utilisation de ces plastiques dans les secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire mais il faut quand même être bien lucide et savoir que même en mettant tout bout à bout toutes ces solutions on n'arrivera jamais à couvrir qu'une infime partie de l'inondation plastique que nous cherchons à éponger donc ces solutions continuons à y travailler dessus bien évidemment c'est ce que je fais mais par contre le combat doit maintenant avoir lieu en amont et j'espère que ce traité soit disant contraignant sera en mesure de mener ce combat en amont c'est à dire qu'on doit réduire notre consommation on ne fermera pas le robinet parce que le plastique est un matériau quand même qui nous a apporté des progrès mais il faut bien reconnaître que les trois quarts des plastiques qu'on nous utilise que l'on utilise actuellement en comble ils encombrent notre vie ils nous mettent en danger et il faut absolument réduire cette consommation et pour cela il ne faut pas nous détourner enfin détourner notre attention et nos moyens vers des solutions qui n'en sont pas du genre les filtres à la sortie des des machines à laver ok c'est très bien mais pourquoi on n'arrête pas tout simplement où on diminue pas notre consommation de de vêtements fibres synthétiques il suffirait de nous informer comment vous faites pour savoir ne serait-ce pour savoir ce que ce que vous achetez est en fibres synthétique c'est quasiment impossible les étiquettes c'est très compliqué donc voilà et puis il y a des tas de de voilà du des cyclage qui n'en est pas les les toutes les actions pour récupérer c'est bien d'aller récupérer le plastique dans les océans mais le problème c'est qu'il faut c'est qu'il faut mener justement ce combat en amont alors moi il y a une autre aussi mesure qui me semble importante c'est d'interdire les mouvements transfrontaliers de déchets plastiques et aussi pour nous éviter de penser qu'il suffit d'éduquer les pays du Sud pour qu'il n'y ait plus de problèmes dans ces pays-là je voudrais vous rappeler quand même que la consommation de plastique est parfaitement corrélée au PIB d'un pays et que donc plus nous sommes riches et plus notre empreinte plastique est élevée et que la grande majorité de ces déchets partent ailleurs et que lorsqu'on les voit ensuite il faut savoir que en grande partie ce sont nos déchets que l'on voit donc je pense que les déchets comme le plastique ne devrait pas avoir le droit de passer des frontières si on les a utilisés c'est à nous de les gérer on peut pas demander à des pays de gérer des matériaux que nous-mêmes nous ne sommes pas en mesure de gérer voilà ça c'est important informer le citoyen ça aussi très important qu'on ait les moyens de savoir où se situe ce plastique et puis bien entendu tout ne peut pas reposer sur les épaules du consommateur il faut encourager tous les secteurs industriels à se poser la question de la réduction de leur empreinte plastique et donc de l'utilisation du plastique et cette question n'a pas encore été posée voilà merci merci Madame madame Gontard notre quatrième intervenant et Monsieur Olivier Gabus professeur associé en sa Centrale Lille à l'Institut Centrale Lille en charge des matières éco-responsables pour le groupe Legrand l'augmentation de la circularité des plastiques dans l'économie des sites de revoir leurs conception afin de garantir leur recyclabilité mais également d'imposer l'intégration de matière plastique recyclée dans les nouveaux produits c'est ce qu'on appelle l'éco-conception toutefois il semble que la définition de ce principe des co-consception soit beaucoup plus large que ce qu'on peut imaginer au départ par ailleurs l'incorporation de plastique recyclé n'est pas sans poser d'autres problèmes le retour d'expérience d'un groupe comme le grand va nous permettre de mesurer les opportunités mais également les enjeux de l'éco-conception monsieur Gabus vous avez la parole et vous êtes en visioconférence merci monsieur le Président bonjour à toutes et à tous alors effectivement je précise une chose c'est que je vais intervenir avec une double casquette puisque effectivement je suis salarié du groupe Laurent au sein duquel je développe l'utilisation des matières plastiques et travailler et travaille depuis quelques années maintenant sur le recyclage des matières plastiques et cette activité là chez le grand est associée à une activité au sein de l'École Centrale de Lille où j'ai occupe le rôle d'enseignants associés voilà alors la diapositive suivante s'il vous plaît voilà alors le groupe le Grand en fait est une société française qui fabrique des équipements électriques et électrotechniques de différentes catégories de différents domaines qui est localisés à Limoges en France et avec la diapositive suivante s'il vous plaît c'est donc une société qui est largement spécialisé dans la transformation de matériaux donc des matériaux métalliques et des matériaux plastiques à partir desquels on va construire des sous-ensemble qui en étant assemblées vont finir par arriver à l'état de produits finis qui deviendront donc des composants électriques électrotechniques qui seront donc des produits finis commercialisés donc l'activité de Laurent est essentiellement une activité de transformation de matériaux métalliques et plastique alors depuis quelques années maintenant le grand est fortement orienté vers l'incorporation de matières plastiques recyclée dans ces produits alors pour un clin d'oeil à madame comptard je pense qu'on peut réellement parler de recyclage parce que à chaque fois qu'on a intégré la matière plastique dans des composants c'est des composants qui initialement été déjà fabriqués en plastique donc nous n'avons pas déplacé du bois ou des matériaux classiques par de la matière plastique et donc aujourd'hui nous avons différentes sources et différentes origines de matériaux recyclés qui nous permettent de fabriquer différents composants qui sont intégrés dans des produits finis qui sont donc porteurs d'une certaine quantité de matière plastique recyclées et aujourd'hui nous consommons à peu près 5000 tonnes de matière plastique recyclée avec l'objectif d'amener cette quantité là à 8000 tonnes d'ici 204 voilà pour les éléments de contexte en lien avec le grand et moi très clairement je travaille depuis 7 à 8 ans sur le développement et le déploiement de l'utilisation de ces matières plastiques recyclées dans le groupe alors on parle généralement d'écoconception et la question qui est soumis aujourd'hui c'est comment est-ce que les co-consception peut être quelque chose qui peut aider à l'incorporation de matières plastiques recyclée alors puisqu'on parle des co-conceptions il m'a paru important dans redéfinir un certain nombre de principes et en fait l'éco-conception c'est juste une démarche qui va consister à intégrer des considérations environnementales dès la conception d'un produit d'un bien ou d'un service et surtout de maintenir ses considérations environnementales tout au long de la phase de fabrication et d'utilisation alors généralement qui dit éco-conception dit analyse de cycle de vie on en a déjà entendu parler l'Analyse de Cycle de Vie étant une approche à travers de laquelle et bien on va considérer qu'un produit finalement né et finit par mourir avec des différentes étapes qui vont ponctuer sa vie donc il est étape où le produit est encore à l'état de matériaux brut il est fabriqué il est distribué utilisé il arrive en fin de vie et on va essayer de modéliser ou d'estimer l'ensemble des impacts environnementaux portés par ces différentes étapes et ceci donc au travers de différents indicateurs environnementaux alors la diapositive suivante nous montre quelques exemples d'indicateurs environnementaux qui seront donc tous plus ou moins en lien avec des impacts environnementaux donc on pourra considérer par exemple l'épuisement de ressources naturelles on pourra considérer la consommation énergétique on pourra consommer considéré pardon les consommations en eau on pourra considérer les impacts sur le réchauffement climatique au travers du Global warning donc on a à disposition tout un tas d'indicateurs environnementaux qui vont donc pouvoir être prises en compte dans la modélisation de type ACV la diapositive suivante s'il vous plaît donc l'Analyse de Cycle de Vie considère consiste à donc à croiser pour chacune des étapes du bien ou du produit considéré et bien la modélisation ou l'estimation de la valeur d'un impact pour que par une forme de cumul on puisse arriver à un total qui nous donnera finalement l'analyse de cycle de vie du produit au global alors un produit éco-conçu selon la CV c'est très simple à partir du moment où vous avez une analyse de cycle de vie sur laquelle au moins l'un des indicateurs a été amélioré vous pouvez prétendre que votre produit a été éco-conçu et vous pouvez choisir en gros n'importe lequel de ces indicateurs avec une seule règle c'est qu'il ne doit pas y avoir de ce qu'on appelle le transfert de pollution c'est-à-dire que ce qui aura été amélioré d'un côté ne doit pas avoir un préjudice négatif de l'autre par exemple sur la cycle de vie de mon produit je choisis d'améliorer mon procédé de fabrication et donc je diminue un certain nombre d'indicateurs environnementaux si la conséquence de ces améliorations là vont se traduire par une dégradation de ma face d'utilisation ben je vous régénérer ce que je rappellerai un transfert de pollution et je ne serai pas dans une démarche d'écoconception donc on doit améliorer un indicateur un ou plusieurs indicateurs mais sans transfert de pollution donc la démarche des coûts se limite à ça alors ça veut dire que en gros à partir du moment où vous avez quelque chose qui qui est d'impact amélioré l'éco-conception on pourrait être mise comme ayant été atteintes mais avec quand même un certain nombre de limites puisque comme je vous l'ai dit on va s'appuyer sur un certain nombre d'indicateurs environnementaux et c'est un petit peu ce que disait madame Gontard juste au préalable tout n'est pas modélisé dans cette analyse de cycle de vie il n'existe pas des indicateurs environnementaux pour tous les impacts environnementaux il y a plein de choses qui aujourd'hui ne sont pas prises en compte par l'Analyse de Cycle de Vie l'impact toxicologique sur l'humain l'impact sur la biodiversité l'empreinte plastique dont on a déjà entendu parler donc ça veut dire que en gros si on veut aller très loin et bien clairement la CV est un bon indicateur l'éco-conception est à bande indicateur mais il n'est pas toujours suffisant alors malgré tout est-ce que l'on peut quand même relier l'utilisation de matière plastique recyclée à une meilleure écho conception alors si j'utilise de la matière plastique recyclée ça veut dire que en gros je vais me focaliser sur la partie matériaux de mon analyse de cycle de vie on va faire l'hypothèse que cette utilisation de matière plastique recyclée n'aura pas d'impact ni sur la fabrication à la distribution sur aucune des autres étapes de du cycle de vie donc c'est sur la partie matériau brut alors en toute rigueur si on veut prétendre que l'utilisation de la matière plastique recyclée contribue à une meilleure éco-conception mais il faut disposer de la modélisation environnementale de la matière plastique recyclée c'est-à-dire qu'il faut disposer de la de l'Analyse de Cycle de Vie de votre propre matière plastique recyclée et aujourd'hui c'est extrêmement compliqué à atteindre et c'est extrêmement compliqué à établir parce que les données ne sont quasiment pas disponibles on peut malgré tout faire des hypothèses bien évidemment si on considère que la matière plastique recyclée permet d'éviter de consommer du pétrole et bien il y a le facteur consommation ressources épuisable qui va être améliorée le RMD risque d'être proche de zéro en revanche on sait que quand on recycle une matière plastique il y a des étapes de collecte il y a des étapes de tri il y a des étapes de lavage notamment et pour la vie de matière plastique il faut par exemple consommer de l'eau donc vous avez forcément un facteur des PlayStation qui va entrer en compte et qui aujourd'hui n'est pas toujours correctement prise en compte avec des centres de tri qui ne sont pas forcément équipés de centrales de de récupération et de traitement des eaux donc on aujourd'hui on est face à une certaine forme d'incertitude autour de l'impact réel en termes d'accv d'une matière plastique recyclée alors ça ne veut pas dire que les impacts sont négatifs je dis simplement qu'aujourd'hui ça n'est pas documenté c'est mal connu et c'est juste en train d'être construit alors ça c'est le premier élément le deuxième élément c'est que fonction des types de produits et bien le fait de modifier quelque chose sur la phase matériau n'aura pas forcément le même impact je m'explique au travers de la diapositive suivante et on va prendre un exemple c'est un exemple de système électrique donc c'est un système c'est une prise électrique donc avec l'ensemble des composants qui sont constituent la prise électrique et si on regarde l'analyse de cycle de vie d'un système de ce type là ce sera la diapositive suivante on voit que l'on arrive à ce tableau de données alors ce tableau de données ce qu'il faut considérer et bien c'est que quand on regarde par exemple le premier indicateur qui est la contribution réchauffement climatique et bien on voit que en gros c'est la partie utilisation qui pèse le plus 77% de la contribution de ce système là au réchauffement climatique est porté par la phase d'utilisation et vous pouvez voir que cette phase d'utilisation et bien dans la plupart des cas dans l'un pour la plupart des indicateurs c'est elle qui pèse le plus dans l'Analyse de Cycle de Vie global alors la conséquence est assez direct ça veut dire que en gros si vous fabriquez cette prise avec une matière plastique recyclée et que vous cherchez à capitaliser l'utilisation de cette matière plastique recyclée au travers de l'Analyse de Cycle de Vie le résultat sera maigre c'est à dire que la phase d'utilisation étant la phase la plus impactante mais en gros vous pouvez faire tout ce que vous voulez en amont il y aura pas de changement majoritaire et très impactant alors ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas utiliser de matière plastique recyclée pour fabriquer une prise électrique ça veut simplement dire que si l'on veut valoriser l'utilisation de cette matière plastique recyclée dans la prise électrique et bien il faut choisir d'autres vecteurs de consolidation et de capitalisation que l'Analyse de Cycle de Vie ou que l'éco-conception et ça ce constat là il est valable finalement pour tous les produits pour lesquels la phase de vie et la phase la plus impactante alors est-ce que les coûts conception permet de mieux recycler une matière plastique d'un produit en fin de vie donc dit autrement est-ce que on choisissant correctement la manière dont je vais concevoir mon produit est-ce que je vais être susceptible de favoriser un traitement optimal de sa fin de vie avec idéalement des opérations de recyclage facilité alors très clairement ça va dépendre de la durée de vie du produit si vous êtes sur un produit avec une durée de vie courte on peut se dire que l'on va facilement pouvoir anticiper ce qui va se passer dès la phase de conception puisque finalement on se projettera sur quelques semaines quelques mois quelques années peut-être et en gros vous allez assez facilement pouvoir penser un produit pour vous dire je vais faire en sorte que quand il va arriver à l'état de fin de vie et bien on puisse le recycler et le valoriser la meilleure manière qui soit c'est le cas le plus facile quand vous êtes sur un produit avec une durée de vie longue je parle durée de vie de plusieurs dizaines d'années là s'oppose à notre problème très clairement une matière plastique n'est pas un matériau inerte une matière plastique est un matériau qui avec l'effet du temps avec l'effet des contraintes environnementales avec l'effet des événements climatiques divers et variés va avoir tendance à se dégrader elle va vieillir donc avant qu'elle ne devienne un microplastic elle reste un objet compact mais qui aura vécu et qui se rapporteur de petites dégradations et lorsque ce matériau là va arriver en fin de vie et qu'il sera récupéré et bien la dégradation dans la plupart des cas sera tellement avancée que en gros ça deviendra assez compliqué à recycler mes à cette dégradation là va potentiellement s'ajouter des phénomènes de contamination la matière peut être souillée elle peut avoir rencontré des événements des environnements agressifs ou plutôt polluants donc être porteuse d'huile des choses comme ça et donc tout ça conduira finalement à ce que cette matière là va soit difficile à recycler et là vous pouvez envisager toutes les modalités des cours conception que vous voulez vous pouvez faire en sorte que la le produit soit démantelable le plus facilement possible que les choix matériaux aient été faits de la manière la plus judicieuse possible et bien à cette étape après plusieurs dizaines d'années d'utilisation et c'est le cas en fait un des produits électrotechniques et bien le matériau sera partiellement dégradé alors ça ne veut pas dire que tout est perdu non ça veut tout simplement dire que on doit bien avoir en tête que l'ensemble des matières plastiques que l'on consomme aujourd'hui n'ont pas été pensées dans une logique de recyclage la pétrochimie a développé plein de solutions pour servir un certain nombre de besoins mais jusqu'à il y a très peu de temps personne n'a réellement pensé recyclage dès la phase de conception ou de fabrication ou de synthèse d'une matière plastique recyclée le hasard fait que il y en a certaines qui s'avère être plus apte que d'autres à des formes de recyclage chimiques on peut parler de recyclage chimique avec des polystyrènes des polémides des pets des PVT avec des entités qui sont déjà aujourd'hui en train d'utiliser ces technologies là je peux citer Michelin par exemple qui aujourd'hui est en train de s'équiper d'unités de dépoliérisation pour récupérer du sirène et réintégrer ce styrène là dans des pneus on a des unités ou en Italie qui sont aujourd'hui capables de dépoliériser des polyamides on a entendu parler autour de Clermont-Ferrand également de structures qui sont en train de se déployer pour dépoliériser des pet par voie enzymatiques donc on sent qu'il y a des matériaux qui aujourd'hui sont aptes et capables recyclage chimiques on sait aussi qu'il y a d'autres matériaux qui sont aussi en gestation et qui probablement seront pensés pour être recyclés chimiquement mais si on veut aller vers ces approches là il pas forcément des compromis acceptés c'est-à-dire qu'il faudra peut-être accepter des émissions environnementales supplémentaires par rapport à la valorisation des déchets parce que je le rappelle l'exemple de l'arbre que cité madame comptard est un système qui fonctionne très bien tout simplement parce que l'ensemble des entrants sont des entrants gratuits l'arbre il bénéficient de l'énergie du soleil et c'est une énergie gratuite il bénéficie de l'eau qui est une énergie gratuite et en plus il est aidé par des multitudes de travailleurs indépendants qui sont dans le sous-sol qui sont des micro-organismes et qui ne demandent pas de salaire donc il faut simplement se dire que si l'on veut reconstruire le même mode de circularité basé sur l'arbre et bien il faut simplement accepter de payer la totalité de ce qui va être en lien avec ces activités là et risque donc de ce fait là de se poser un problème de coût c'est à dire le coût de ces solutions là à recycler chimiquement et autres comparativement à celle des solutions issues des technologies pétrochimiques classiques voilà je vous remercie pour votre attention et je reste à votre écoute pour toute question éventuelle je vous remercie monsieur Gabus et les deux dernières interventions montrent bien les différences de position et de point de vue qui peut y avoir autour d'un sujet qui est suit du recyclage nous avons une dernière intervenante qui va présenter ses idées c'est Madame Valérie Guillard qui est professeur à l'Université Paris Dauphine alors les précédentes étapes du traité international ont mis en évidence que la lutte contre la pollution plastique serait efficace que si nous arrivons à réduire la production de polymère plastique primaire cela signifie concrètement une diminution drastique de la consommation des plastiques à l'échelle planétaire comment y parvenir quelles sont les freins à lever qu'est-ce que va nous expliquer madame Guillard alors malheureusement madame Guillard était retenue de longue date à la date d'aujourd'hui donc ce qui l'empêche d'être physiquement présente avec nous aussi nous allons écouter une contribution qui a été enregistrée avant l'audition publique monsieur le député madame la sénatrice chers collègues je vous remercie de votre invitation à parler de la réduction de la consommation de plastique je tiens tout d'abord à m'excuser dans mon absence ne pouvant pas déplacer un engagement à l'université que j'ai ce jour en préambule je précise que je parle du prisme des sciences de gestion puisque c'est un champ dans lequel je m'inscris je le mobilise plus particulièrement par l'angle du comportement du consommateur et notamment l'analyse de ces pratiques puisque c'est là que ce niche mon expertise je vais vous présenter donc une dizaine de minutes les difficultés des consommateurs à réduire leur consommation de plastique je parlerai essentiellement en fait des plastiques non ou peu réutilisables ceux qui crée davantage de déchets et ce dans essentiellement deux domaines l'alimentaire et le textile donc l'alimentaire je vais donner quelques exemples plutôt sur les emballages plastique à usage unique et puis au niveau et donc de l'emballage d'ailleurs alimentaire et au niveau du textile je vais plutôt me focaliser bien entendu sur la face fashion mais ce sont vraiment deux domaines puisque voilà le temps et contraint bien sûr il y a bien évidemment bien d'autres domaines dans lesquels on pourrait avoir ce type de réflexion je vais structurer mon propos en trois points mais finalement ces points seront assez j'ai envie de dire presque interconnecté les freins des consommateurs à changer leurs habitudes de consommation l'offre des entreprises et bien entendu le rôle des pouvoirs publics des politiques publiques plus précisément et notamment aussi le rôle des territoires en effet je pense qu'une réduction de la consommation de plastique passe par l'interaction entre ces trois parties prenantes de plus la prise en compte de ces trois acteurs permet un partage de responsabilité il faut savoir en fait que que quand on interroge des consommateurs et bien souvent dans les discours on a oui mais il faut arrêter nous culpabiliser il y a pas que nous entre guillemets qui devons agir pour la transition écologique et donc ils se sentent un peu culpabilisés par les discours sur les enjeux écologiques et puis de toute façon d'une façon extrêmement concrète c'est vraiment l'interaction dans la vie sociale entre évidemment organisation entreprise envisations non marchande entreprise consommateurs pouvoirs publics etc et c'est vraiment toute cette écosystème toute cette jambe bien cette analyse systémique qui va nous permettre évidemment d'avancer ensemble alors tout d'abord quels sont finalement les fonds à changer les modes de vie vers moins de plastique de consommation plastique mais en fait au lieu de vous présenter en fait les raisons un peu de façon un peu linéaire les raisons matérielles ou logistiques sociales en rapport avec les normes économique en rapport avec les prix culturels en des habitudes psychologiques en rapport avec la non envie de faire des efforts et d'envisager d'autres façons de faire finalement toutes ces raisons je les ai structurées en trois étapes en trois étapes voilà qui vraiment qui caractérise si vous voulez la façon de consommer le savoir le vouloir et le faire et dans le faire finalement il y a surtout le pouvoir faire donc toutes ces étapes sont finalement je trouve des étapes en vue de la transformation des modes de vie alors tout d'abord pendant la première étape le savoir la question qui se pose en fait c'est est-ce que le consommateur il sait qu'il consomme du plastique question peut-être un peu stupide mais qui je pense que c'est une vraie question en fait et au-delà de ça finalement est-ce que le consommateur il a conscience qu'il consomme du plastique et surtout de ce qui génère en consommant du plastique je prends un exemple parce que évidemment l'information pas bien sûr la même chose le même concept que la prise de conscience je vais prendre un exemple dans le domaine donc du textile le consommateur cette île que ces vêtements de fast fashion contiennent du plastique il y a un vrai travail quand même des marques et aussi des organisations je pense notamment à l'éthique sur l'étiquette par exemple il y a un vrai travail sur les étiquettes il y a une vraie travail sur l'information parfois cette information elle est pas vraiment comprise voilà donc la question c'est dire est-ce qu'il fait ce travail de réflexivité est-ce que il sait des conséquences que ça sur le vivant de consommer certains vêtements entre guillemets plastiques et aussi est-ce que le consommateur sait que l'usage de matière recyclée dans ses vêtements n'est pas nécessairement meilleur et plus écologique en effet en fait j'imagine que Monsieur Gabus donc avant moi la sans doute évoqué mais dans la mode il y a un discours aujourd'hui sur le recyclé on vient certainement de mieux expliquer au consommateurs parce que ce qu'il faut faire alors quand je dis il faut faire c'est vraiment dans un dans une vision pour la transition écologique pour un mode de vie plus sobre et pour réduire les conséquences de notre consommation sur le vivant donc il faut faire c'est ce que ça signifie c'est vraiment restreint notre consommation aux besoins et ne pas utiliser des détours par exemple la mode avec du textile recyclé pour se donner un bon argument et pour effectivement j'ai envie de dire consommer des choses continuent à consommer dans le même rythme que précédemment donc en fait ça pose une question notamment pour les pouvoirs publics je pense c'est celle de l'information du consommateur et une information claire voir une orientation pour j'ai envie de dire faire des pratiques qui sont meilleures pour le vivant et donc en termes écologique et social donc ça c'est la première étape c'est vraiment la question du savoir la deuxième étape c'est le vouloir le consommateur souhaite-il utiliser moins de plastique alors je pense que c'est vraiment une question importante que la transformation des modes de vie elle demande un effort elle demande un effort cognitif donc s'informer chercher à substituer le plastique pardon de matière elle demande un effort physique le plastique c'est pratique il est léger il donne confiance avec la crise de la covid on a bien vu qu'on avait une résurgence par exemple d'emballage plastique et ça donnait confiance aux consommateurs qu'est-ce qui pourrait être alternatif à effectivement le plastique si on prend l'alimentaire faire des courses dans un magasin de vrac il faut le dire c'est un peu plus contraignant que dans un magasin où disons le concrètement dans une grande surface où effectivement il y a plus de d'emballage plastique dans un magasin de vrac on pense à apprendre c'est ça qu'il faut c'est ça qu'on craft si on veut être logique jusqu'au bout il faut prendre c'est pour en verre donc en fait il faut vraiment il y a une logistique à repenser et là la question c'est de savoir est-ce que le consommateur est prêt à repenser sa logistique qu'est-ce que et surtout qu'est-ce comment on fait les organisations donc les entreprises les grandes surfaces peuvent l'accompagner dans ce changement pour pas qu'il soit justement tout seul et qu'il en perçoivent tous les coups est-ce que si on prend la grande surface par exemple et on sait que surface il y a beaucoup de suremballage que fait la grande surface pour aider la grande distribution pardon pour aider les consommateurs à l'encourager à prendre ses propres contenants tout cela semble assez finalement évident mais quand on est dans ce type de lieu de distribution on voit bien que la grande surface ne fait pas énormément d'efforts pour effectivement faciliter en fait l'initiative de consommateur à venir avec ses contenus donc en fait est-ce que d'ailleurs la grande surface doit même valoriser ce type de de comportement avec une gratification par exemple c'est pas une gratification sur la carte de fidélité ou je ne sais quel outil de bien marketing donc en fait le consommateur aujourd'hui il est dans un quand même dans un certain confort dans une certaine habitude changer il faut toujours se dire que changer n'est pas sa priorité au quotidien parce que ça demande du temps ça demande une vraie réflexion donc comme je vous l'ai dit ça dans des efforts ça demande une réflexion aussi j'aime bien sur sur la valeur temps est-ce qu'on prend le temps de repenser son mode de vie pour moins de plastique et donc pour d'autres formes alternatives de consommation donc je pense qu'il faut que ce soit facile il faut que ça soit proposé il faut que ça soit un véritable accompagnement par notamment les entreprises puisqu'encore une fois le consommateur seul ne pourra pas entre guillemets changer et tout faire et parvenir en fait à changer ses modes de consommation dernière étape j'ai envie de dire il y a le pouvoir faire et le pouvoir faire en fait la question c'est le consommateur peut-il changer son mode de vie pour moins de plastique alors effectivement là ça pose la question des raisons matérielles et économiques alors déjà parfois il y a une absence de dispositif qui rendent possible autrement dit qui rendent possible le changement de consommation par exemple aujourd'hui je pense un exemple très trivial mais si on ne veut plus utiliser un style en plastique alors bien sûr mais non il y a de plus en plus d'offres de stylos qui ne sont pas en plastique mais il y en a pas non plus enfin spontanément c'est pas encore facile de trouver la bonne marque et le voilà le bon produit aujourd'hui en fait la solution je vous l'ai dit enfin c'était une solution possible la solution alternative au plastique on a parlé du vrac le vrac reste cher le wrap reste coûteux parce que soit vous avez du vrac qui est bio soit vous avez du vrac qui est vendu donc par exemple magasin de centre-ville et on peut légitimement penser que de par la question des loyers et bien il y a une répercussion sur le prix des produits et les plus chers en effet qu'un produit qui n'est pas vendu en vrac donc déjà le consommateur a beaucoup de difficultés à comprendre déjà cette différence de prix alors bien sûr vous trouvez du vrac sur les marchés etc ou qui sont quand même moins coûteux mais si on veut orienter ces consommations et notamment même réattirer le consommateur dans le centre-ville enfin voilà repenser effectivement cette façon sa logistique et sa façon de faire de les courses alimentaires et bien voilà il est peu encouragé de par des prix souvent plus chers donc en fait il y a une et c'est vrai aussi dans le domaine du textile dans le domaine du textile effectivement on a parlé de face fashion mais effectivement le fast fashion évidemment on sait que elle est beaucoup moins coûteuse qu'un vêtement de mode plus éthique plus durable on sait qu'un sort de Fat fashion c'est 6 euros et un t-shirt de mode durable ça peut être 18 et 20 euros donc voilà toutes ces questions posent toute la question sous-jacente qui est posée c'est celle de la justice sociale et voilà et comment effectivement permettre aux différentes catégories sociales un accès autre que un accès avec des alternatives un accès pardon aux alternatives qui utilisent moins de plastique et qui sont beaucoup plus coûteuses beaucoup plus cher pour le consommateur donc ça je pense qu'il y a une vraie question ici ça pose une vraie question encore une fois de justice sociale voir parfois même presque de démocratisation par exemple du vrac ça pose une question du territoire est-ce que le territoire encourage certaines initiatives je pense notamment une initiative qui s'appelle la tournée qui est dans la région parisienne et qui permet aux consommateurs par exemple d'avoir des courses livrées et des en fait avec des contenants en verre c'est pas du tout j'imagine la seule initiative on va voilà comment valoriser ce type d'initiative qui va vraiment dans le sens de la diminution des plastiques et comment valoriser en fait ces initiatives tu parles les territoires par exemple voilà donc je vais effectivement peut-être conclure cette que j'arrive au bout du temps un parti cette petite présentation donc je pense vraiment qu'une diminution drastique de notre consommation de plastique passe par un accompagnement du consommateur en termes d'information notamment et je pense vraiment que c'est une question qui est systémique c'est-à-dire qui est questionne certes le consommateur ça remise en cause effectivement de ces modes de vie mais aussi l'offre des entreprises comment les entreprises elles peuvent qu'elles offrent et à quel prix elles peuvent proposer des alternatives ça pose bien sûr la question aussi pour les pouvoirs publics certainement en termes d'information voire un peu en termes d'orientation parce que une fois le consommateur il est un peu perdu il aimerait pour certaines catégories évidemment j'en garde mieux consommer mais je pense qu'il faut parfois lui indiquer quel chemin prendre pour mieux consommer et puis bien sûr ça pose aussi la question de la valorisation par les territoires comment les territoires peuvent t'aider la mise en place de ces pratiques alternatives bien évidemment je reste à vos dispositions pour des questions complémentaires sur ces changements de mode de vie et par plus particulièrement sur les plastiques n'hésitez pas à me faire parvenir vos questions je serai vraiment ravie de d'y répondre voilà et bien écoutez je vous remercie de votre attention je vous remercie effectivement de votre invitation à parler assez rapidement effectivement de ces changements de mode de vie pour des modes de vie plus sobre en plastique et encore une fois je répète je reste à votre dispositions pour voilà davantage de questions par mail ou autre pour répondre à votre question voilà merci et très bonne journée je vous remercie madame Guillard pour cette présentation de cette dimension qui est souvent oubliée mais qui est essentielle cette dimension sociale et de justice enfin une société elle est de justice sociale et qui est de mon point de vue particulièrement important surtout lorsque ça intéresse à un traité international sur la pollution plastique on sait que les niveaux de vie sont dans les niveaux de développement économique des différents pays sont loin d'être comparables entre eux et c'est surtout important de le présenter en mettant en évidence c'est-à-dire en corrélant ce rôle important de la dimension sociale dans le corrélan ou au rôle essentiel du monde économique et de celui des pouvoirs publics si vous ne permettez monsieur le Président je voudrais poser quelques questions à certaines nous intervenants je vais les prendre dans l'ordre monsieur Chali en premier lieu vous nous avez parlé du positionnement d'un certain nombre de pays et j'ai alors sauf erreur de ma part j'ai pas entendu quelle serait la position dans les négociations actuelles d'un grand pays qui est la Chine et des évolutions de du dans le positionnement par rapport au traité d'autres pays qui sont devenus aujourd'hui les destinataires de de déchets plastiques justement suite à la fermeture des des frontières chinoises et d'autres pays asiatiques voilà pour pour vous j'ai peut-être posé toutes les questions et puis chacun pourrait y répondre dans l'ordre ensuite une question pour madame Guérard oui qu'en est-il des réglementations ailleurs dans le monde on a vu vous nous avez fait une démonstration de ce qui existe en Europe qu'en est-il ailleurs et les fringues que vous avez démontré dans les réglementations enfin les limites que vous avez démontées dans la réglementation européenne avec donc en fonction de ce qui existe d'ailleurs d'aventuelles incohérence est-ce que tout cela n'est pas finalement une sorte de talon d'Achille dans le traité international des possibilités justement de ne pas aller aussi loin que que l'on voudrait quoi ensuite j'ai une question pour Madame Gontard alors donc la vision nationale et européenne vous l'avez bien mis en évidence du de l'écho de l'économie circulaire elle est très centrée sur le sur le recyclage en oubliant d'autres dimensions c'est les trois heures quand même l'économie circulaire et c'est les autres r C'est la réduction leur emploi la réutilisation ou la réparation voilà donc ça c'est c'est important de le signaler mais alors que va-t-il se passer maintenant je reviens aussi sur la dimension internationale de notre traité on sait que tous les pays n'en vont pas avoir cette même capacité à investir des moyens importants dans le dans le recyclage et pour autant certains sont destinataires de quantités importantes de déchets donc que vont-ils en faire et finalement est-ce que faut pas lire dans ce cas une sorte de de notre d'espoir où finalement ceux qui auraient des déchets à gérer importants mais pas les capacités à développer des infrastructures de recyclage deviendrait les promoteurs de des autres r que je viens de citer ceux du de la réduction du réemploi de la réutilisation et de la réparation et puis dernière question pour Monsieur Gabus donc vous nous avez présenté la CV au-delà de l'exemple que nous avait présenté vous nous avez bien mis en évidence les complexités d'analyse de cycle de vie et je voudrais savoir parce que je me positionne toujours dans cette perspective du traité international a bien vouloir faire donc on a vu qu'il y avait une limite déjà ce qui avait pas la dans la CV il y avait pas les microplastiques et donc d'autres impacts des plastiques au-delà du carbone mais si on voulait vraiment rendre une ACV puissante au niveau international il faudrait donc qu'elle puisse il y a une notion d'échelle géographique et il faudrait qu'au-delà de l'échelle de ce que du produit qu'on qu'on soit pour le marché et sans le territoire de ce marché là il faudrait aussi qu'on soit en capacité d'avoir des ACV qui nous indiquent quels sont les impacts que ça peut avoir dans d'autres pays plus lointains éviter qu'ils soient négatif voilà je sais c'est plus une remarque d'ailleurs qu'une qu'une question à ce propos là quoi merci à vous qui veut commencer alors est-ce qu'on a toujours monsieur Chali avec nous d'accord ok les yeux merci [Musique] j'ai l'impression de pas là la Commission européenne je me permets un peu de représenter de ce que la Chine où est-ce que se trouve la Chine et on sait déjà que depuis la l'adoption de la loi qui s'appelle la loi de la PP national de la Chine il a eu une interaction de l'importation des dossiers plastiques en Chine ils savent bouleversé le monde et on sait que c'est une politique nationale que a accéléré les questionnements et aussi les démarches à niveau régional au niveau internationaux et grâce à ça on a obtenu au moins de 1 an en amendement de la Convention des valves sous les contrôles de déchets donc ça c'est une première chose à remarquer on s'est déjà aussi que la Chine a aussi envoyé une contribution pour la deuxième rang de négociation en qui s'éteindra à Paris et dans cet ordre d'idée et là envoyer un brouillon des objectifs pour les traiter que c'est assez particulier parce qu'il prend deux dimensions tout d'abord c'est une dimension des protéger les ceintures liés à l'environnement il adoptieme c'est la dimension de la santé humaine donc ça on voit une avancée par rapport à ces discussions là après elle part des à niveau des objectifs ou des mesures contraignantes promouvoir la production et la consommation durable du plastique et mais quand il s'agit des mesures plus concrètes elles pensent à des mesures volontaires au niveau des restrictions des plastiques des additifs des produits qui certains applications de plastique mais déjà on voit une évolution si on voit deux trois jours on avance la Chine ne voulait pas parler de des prévisions des restrictions donc on voit déjà que dans les débats il est prêt à la discussion donc j'aimerais être là même merci pour la question je vous en prie prenez la parole pour le donc je n'ai pas beaucoup d'éléments de réponse à votre question qui est vraiment très intéressant je sais qu'il y a le système REACH est vraiment tout à fait unique au monde puisqu'il y a vraiment fournit une base de données très importante sur les sur les produits chimiques et les risques associés alors au niveau de la sécurité qui est particulière qui concerne la sécurité des aliments la présence de substances chimiques dans les aliments on a d'autres systèmes équivalents à vivre ça comme la FTA et au niveau des tous les pays c'est que le CDE offre vraiment pour aider les pays justement à mettre en place en fait à élaborer vraiment des stratégies pour réduire les risques liés à l'exposition produits chimiques mais je suis désolé de ne pas avoir plus d'éléments oui question ah c'est bon tout va bien question sur les sur les la dimension internationale je suis pas sûr d'avoir bien compris en fait niveau question ni peut-être le raisonnement qui a derrière je vous la formule vous nous avez mis en évidence le fait qu'ici on avait un centré de notre approche de l'économie circulaire autour du recyclage ok on a la perspective d'un traité international qui s'ouvre devant nous et le sujet du recyclage est évidemment sur la table tous les pays ne pourront pas disposer de l'infrastructure qui est la nôtre en matière de geste de tri de collecte de tri puis de recyclage et certaines de ces produits ces pays-là reçoivent d'autant plus des quantités de plastique donc est-ce que ça va pas être finalement pour eux l'occasion de réaffirmer qu'au-delà du recyclage il y a d'autres r dans l'économie circulaire qui sont ceux de la réduction ça éviterait d'avoir des déchets qui arrivent chez eux du réemploi de la réparation de la réutilisation etc oui peut-être qu'on va pouvoir faire la démonstration alors bon déjà au niveau des r sur le réemploi c'est c'est très difficile pour le plastique il a pas été conçu non plus pour ça il peut être employé mais de façon très limitée c'est pas du vert le vert est un matériau densinerte le plastique c'est pas du tout le cas donc là aussi miser sur le réemploi pour réduire significativement la pollution plastique que je pense que non c'est pas enfin c'est pas raisonnable quoi c'est pas c'est pas un matériau qui est fait pour ça donc dans les dans les trois heures justement bon voilà on est dans le premier actuellement il y a alors la dimension internationale le problème c'est que nos déchets voyages et puis nos déchets voyagent aussi par la mer c'est-à-dire très souvent ce pays-là lorsqu'on a par exemple des déchets qui franchissent tout un tas de frontières et qui se retrouvent au fin fond de la Chine bah finalement ils finissent se jeter dans les océans ou brûler ou enfouis alors on a cette problématique qui se pose énormément pour les îles pour les étincellaires parce que eux se retrouvent à devoir gérer des déchets qui ne savent même pas d'où ils viennent c'est-à-dire ou alors ils voient qu'ils viennent de très très loin et donc se retrouve là avec la problématique ça sert à quoi de réduire leurs déchets puisque de toute façon ce ne sont pas les leurs et pour beaucoup de pays c'est le cas sauf que ce qu'on appelle recyclage comme je vous l'ai expliqué c'est du des cyclage c'est à dire qu'en gros on met en place des filières entières pour tapisser le pays de tous ces déchets plastiques donc on sait pas quoi faire ou on va les stocker sous forme de tout un tas d'objets qui vont paraître comme écologique et vertueux alors qu'ils ne le sont pas alors nous bien entendu alors chez eux évidemment la réduction elle est elle est encore plus importante mais je le répète encore une fois la production la consommation de plastique est parfaitement corrélée au PIB donc nous sommes parmi les pays les plus consommateurs de plastique les seuls pays qui décrochent justement ce sont les décroches ce sont les les pays du Golfe parce qu'ils ont des revenus tellement élevés que de toute façon la consommation de plastique ne suit pas derrière mais vraiment c'est parfaitement corrélé donc ça veut dire qu'un pays qui pas les moyens c'est de traiter des déchets plastiques c'est aussi un pays qui en consomme beaucoup moins après il y a il y a par exemple la Convention de Bâle qui régit les mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et le plastique en fait partie en fait sauf que à partir du moment où le pays peut démontrer qu'il est capable d'appliquer une gestion écologiquement responsable de ce déchet et bien le déchet n'est plus dangereux et pour le plastique c'est très simple il suffit de collecter de trier et de déceler donc infini le plastique passe au travers de la convention de balles complètement voilà parce que on demande et moi je vois pour être engagé dans pas mal de projets qui qui sont actifs autour de ce problème de comment on gère la pollution plastique dans les pays du Sud et ben actuellement à part le des cyclages il y a pas beaucoup d'autres solution et d'autres supports sachant que la réduction elle a un impact est limité dans la mesure où pour beaucoup des déchets qu'ils ont à gérer c'est des déchets qui ne viennent qui ne sont pas les leurs donc ça pose quand même un problème et là je pense qu'il faut qu'on il faut vraiment qu'on prenne nos responsabilités moi ça c'est quelque chose qui me paraît vraiment très très important il faut vraiment qu'on regarde les choses en face et qu'on et qu'on interdise ces mouvements transfrontaliers de plastique les déchets plastiques que nous produisons nous devons les gérer nous-mêmes et ne cherchons pas à les aider des pays allégé puisque nous-mêmes je le répète encore nous ne savons pas les gérer correctement merci Philippe et justement je vais rebondir sur ce sujet en parlant de de la pollution qui est due à l'usage du plastique qu'on fait dans les textiles nous avons ces dernières années multipliées en France par deux notre 15 ans notre consommation de textile et qui sont majoritairement fait à base de plastique et je rejoins ce qui a été dit dans la dernière intervention à savoir que certainement que les citoyens enfin les consommateurs ne savent pas que leurs vêtements sont en plastique et que donc ça pose un problème cette surconsommation parce qu'il y a très concrètement une surconsommation de vêtements ces dernières années en plastique et justement je voudrais mettre le focus sur une matière qu'on avait étudié déjà dans notre rapport qui s'appelle le tissu polaire qui est un matériau textile qui résulte des cyclages comme ça a été dit qui va relarguer dans l'environnement des quantités phénoménales de microfibres et justement peut-être de demander à Monsieur onkeux sur le bilan qu'il fait de l'arrivée dans l'environnement s'il y a s'il y aura un sujet sur ces microfibres parce qu'on va les retrouver dans l'air également parce que c'est tellement léger qui pourront poser éventuellement d'autres problèmes de santé comment on les documents dans l'air et puis après qu'on les retrouve partout au sommet des de l'Everest par exemple dans dans les grands fonds marins partout on va retrouver ces microfibres textiles et est-ce que ça ne va pas poser un problème particulier de par leur forme de par la façon dont elles pourront être ingérées par même des organismes comme des vers de terre et sur le sujet que on a contrairement à pas mal d'autres matériaux en plastique pour ce tissu là une arrivée dans l'environnement qui est phénoménale et je rejoins ce qui est ce que ce qu'a dit Madame Gontard tout à l'heure à propos des machines à laver sur les filtres qui hypothétiquement enfin on ne sait pas potentiellement serait capable de moi j'ai des gros doutes là dessus et en plus qu'on a mis la charge sur les fabricants de machine à laver et pas pour ceux qui sont à l'origine de la mise dans l'environnement de ces micro-fibres donc voilà ce sujet et le sujet du fait que les consommateurs ne savent pas moi j'avais fait voter dans la loi climat et résilience au Sénat un amendement qui obligeait à les metteurs en marché de ces produits textiles à inscrire qu'il relargue dans l'environnement des microfibres tout au long de leur cycle de vie et je pense que pour le traité international il faudra certainement intégrer cette nouveauté en fait de du de l'arrivée dans l'environnement de façon très massive de ces microfibres qui va poser peut-être d'autres problèmes que ceux qu'on a envisagé jusqu'à présent donc voilà Monsieur Zonko éventuellement si vous avez une réponse et je ne sais pas si d'autres personnes par rapport au traité veulent intervenir sur ce sujet de l'arrivée massive dans l'environnement des microfibres textiles et je voudrais bien dire que la remarque de danger de prévu de ma collègue est particulièrement pertinente parce qu'il y a une autre façon de lire le sujet du textile dans la perspective du traité c'est qu'on sait très bien aujourd'hui que les filières d'exportation des déchets textiles chez nous c'est surtout l'exploitation et donc des pays qui vont recevoir tous ces tissu là et je rajoute que nous envoyons vous savez qu'on fait le tri on commence à instaurer ça maintenant en France le tri des textiles et qu'on envoie énormément de vêtements en fait en Afrique et que sous couvert humanitaire qu'évidemment là-bas avec cette nouveauté des de ces textiles en plastique mais les Africaines disent très concrètement qu'elles ne peuvent rien en faire et que c'est en train de s'accumuler et je rejoins ce que vous avez dit à propos de notre responsabilité parce que là pour le coup ça passe ou les radars c'est des envois de vêtements mais qui finalement finissent par du stockage un petit peu partout sur les plages ou dans sur des terrains en Afrique et très concrètement nous nous savons pas non plus recycler ses vêtements nous n'avons même pas encore envisagé très concrètement de le faire donc voilà on a une responsabilité aussi à ce niveau là merci Madame prévu pour pour ces multiples questions je vais essayer de répondre partiellement les fibres vous avez aujourd'hui dans l'atmosphère généralement c'est en milieu urbain ou elles ont une taille une longueur de 200 à 2000 micromètres c'est-à-dire de 0,2 à 2 mm c'est relativement large observable parfois à l'ail nu je soupçonne par exemple que les microfibres observés au mont Everest simplement la pollution locale des milliers d'alpinistes qui qui montent le mont Everest chaque année les mesures de toute microplastiques et microfibres dans l'environnement c'est extrêmement difficile finalement on passe des années au labo a peaufiner ses analyses on a très vite des problèmes de contamination de nos échantillons de par nos vêtements qui sont faits en fibres n'est ce pas donc les micro prendre l'atmosphère je pense il y en a un milieu urbain elles vont pas voyager très loin on peut pas parler de transport Intercontinental des microfibres comme on peut pour vraiment les microparticules les plus fines au Pic du Midi par exemple les microplastiques les plus fines entre 3 et 10 on va dire entre 3 et 20 micromètres c'est là son subissent le transport Intercontinental peuvent être émis par les océans et c'est vraiment les plus petites donc je pense aussi bien que je suis par expérience les microfibres plus longs ne vont pas non plus pénètre dans nos poumons on les respire pas parce qu'elles sont trop larges pour pour pénétrer les particules les plus fines jusqu'à 10 micromètres font partie des fameuses P indice qui peuvent pénétrer dans nos poumons donc en termes de exposition de l'homme [Musique] c'est pas la plus grande préoccupation peut-être mais peut-être les collègues toxicologues peuvent apporter des éléments aussi les aspects impacts et effets mais juste pour dire quand même qu'il y a pas mal de pays africains qui se sont élevés contre justement ces arrivées massives de vêtements usagés en fibres synthétique qui qui portait atteinte au à leur marché à leurs produits locaux et notamment le coton alors parmi tous ces pays-là parce qu'il y en a eu pas mal il y a eu notamment donc Ronda Tanzanie Ouganda Kenya etc il y a eu notamment le Rwanda qui a qui avait commencé à interdire l'arrivée de tous ces textiles des USA il y a eu ensuite une bataille assez importante avec une menace de représailles commerciales vis-à-vis du Rwanda sur ces pays locaux et du coup ils ont ils ont été obligé de reprendre de réaccepter à nouveau ces déchets pour ne pas pouvoir en souffrir ensuite au niveau économique voilà donc ça c'est pour ça c'est une chose qui est importante c'est à dire qu'il y a pas mal de pays africains qui se sont qui se sont élevés contre de ces pratiques là et ensuite aussi que les fibres synthétiques et c'est pas seulement les textiles mais c'est aussi la construction il faut quand même le savoir et que par exemple parmi les premières publications mais c'est pas très vieux ça juste quelques années qui ont analysé les les particules plastiques étaient retrouvés dans les glaces de l'Arctique et qui ont essayé de tracer leur origine la première origine semblerait être l'usure des de certains matériaux utilisés dans les bâtiments l'usure de matériaux inter à l'intérieur mais aussi à l'extérieur avec tout ce qui est revêtement de protection juste en se rappelant quand même que actuellement une maison écologique bien isolée et fourré de plastique de la tête aux pieds est-ce que je peux juste refaire voilà par rapport à l'inhalation et par rapport à justement aux conséquences que ça peut avoir d'un point de vue toxicologique donc en fait ce que je peux que je peux vous apporter aujourd'hui comme éclairage c'est qu'il y avait une étude en 2019 au niveau d'une étude d'une équipe canadienne qui montrait que ils avaient comparé en fait le nombre de microplastiques qui étaient consommés donc par l'alimentation par rapport au nombre de microplastiques qui pouvaient être inhalés et les niveaux étaient relativement équivalents voilà donc ça c'était une étude enfin j'ai celle là en tête après j'ai pas forcément en tête d'autres travaux parce que moi je travaille plus sur le voilà sur l'écosystème intestinal mais il faut savoir voilà que au niveau pulmonaire mais il y a des barrières il y a il y a un épithélium pulmonaire il y a du mucus qui peut aussi jouer un rôle de protection il y a un microbiote pulmonaire voilà donc peut-être par rapport à tout ce que je vous ai tout ce que je vous ai présenté aujourd'hui sur l'écosystème intestinal il y a aussi des travaux qui peuvent être menés alors c'est vrai qu'il y a souvent un décalage entre l'écosystème intestinal écosystème pulmonaire les collègues qui travaillent sur le poumon ils sont peut-être un peu moins avancés sur cette thématique là des microplastiques mais c'est vrai que par rapport à ces enjeux de voilà de de captation de franchissement de barrière de translocation éventuelle pour les plus petites particules moi je suis d'accord enfin voilà c'est c'est quand même voilà plutôt sur des petites particules mais il faut aussi avoir la métrologie pour les détecter ces petites fractions il y a aussi peut-être voilà des conséquences en termes de particules inhalées et par rapport aux communications des organes comme je vous ai dit entre voilà intestins et poumons il y a aussi peut-être des choses qui peuvent se passer à ce niveau là beaucoup j'avais autre chose aussi à évoquer mais bon la dernière personne n'est plus n'est pas en communication avec nous donc on peut pas le lui demander sur le savoir et le savoir le vouloir et le faire des consommateurs je sais bon peut-être demander un peu tout le monde parce que moi il me semble c'est vrai comment faire des choix par rapport au vrac ou aux emballages à quel moment je c'est une question que je pose comme ça l'emballage plastique deviendra impossible pour le consommateur parce qu'il saura tous les effets et comment faire pour enfin pour introduire la notion complète de ce qu'est de ce que représente l'utilisation l'usage de cette emballage plastique une barquette de jambon par exemple par rapport à du jambon à la découpe donc deviendrai je rappelle que dans la loi on l'a mis on peut venir avec son propre contenant pour se faire servir à la découpe en France c'est autorisé c'est même voilà il y a pas de publicité qui est faite là dessus mais on l'a mis dans la loi et c'est applicable depuis le 1er janvier l'année dernière comment faire pour que le consommateur soit je dirais j'ai pas d'autres mots soit écœuré en quelque sorte d'avoir recours à la barquette de jambon en plastique et ils se disent c'est pas possible que j'utilise ça je vais venir avec et c'est tout l'enjeu c'est dommage qu'on n'est pas qu'on puisse pas discuter avec elle parce que sur les mécanismes qui font que le consommateur serait dans mais sans avoir besoin de ce de ce contraindre en aucune manière mais qui n'aurait pas du tout envie d'avoir recours donc il faudra voilà expliciter tout ce que représente l'image réelle de ce qu'est la pollution plastique pour que chacun ait en tête sans avoir besoin de faire des efforts mais se dire ça non je risque pas d'utiliser ça parce que voilà c'est une question que j'ai comme ça peut-être un élément de réflexion sur ces plastiques je crois qu'en termes de communication le plus difficile et de communiquer lorsqu'on lorsqu'on explique l'impact des plastiques on a bien conscience que ça se passe longtemps après notre utilisation et que et que je crois que c'est aussi sur ce point-là qu'il faudrait faire un effort de communication sur ces sur ces aspects bombards retardement et réservoir c'est à dire que là on est toujours en train de se dire bah finalement on mange l'équivalent d'une carte de bleu ou l'équivalent d'un petit grain de riz de plastique on s'en fout mais quelque part nous on parle mais nous on n'a pas d'effet là actuellement et et le plus difficile c'est d'arriver à dire mais comment pouvons-nous imaginer qu'il n'y ait pas d'effet vu les quantités de plastique qu'on a accumulé dans notre environnement et qui sont en train de se dégrader et je crois que c'est là où réside la plus grande difficulté en termes de communication et puis une autre chose aussi que je voudrais dire c'est qu'on parle beaucoup de consommateurs moi j'aimerais que on parle un petit peu plus aussi des acteurs très très actifs que sont les industriels comment les sensibilise comment on leur donne envie comment et je pense que c'est avec eux que le gros du travail devrait aussi se faire et que sans eux on peut rien faire c'est pas la peine merci peut-être que pour être bref ça relié à une question qui a fait sur les précédents en début des alternatives que un éventaire national une taxe de la conférence de nation unis sur les commerces parlent de remplacement il est divisions très substituts et alternatif il a fait une liste des codes douaniers on dit sans qu'il y a plus de 300 remplacements déjà là avec des avec des barrières au niveau de commerce parce que les taux douaniers sont plus élevés parfois que les mêmes produits plastiques donc c'est un rapport qui était qui était présenté la semaine dernière et ça c'est intéressant à savoir pour parce que il est un travail qui commence à avancer par rapport à cela et on sait que dans les traité internationale il y aura cette question de remplacement mais aussi par rapport à la matière plastique de transparence c'est qui qui de recevoir quoi tout d'abord c'est pas si un consommateur très intéressant par les filtres UV 320 28 mais est-ce que c'est l'autorité publique c'est le utilisateur en tant que dans la chaîne de d'approvisionnement c'est-à-dire la pas les producteurs de la précurseur mais c'est qu'il utilise qui doit savoir qu'est-ce qui a beaucoup beaucoup d'entreprises ne connaît pas même pas qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y a dans le matériel qui s'utilise mais il y a des sectes déjà au niveau automoteur des voitures qui commencent à se mettre d'accord pour avoir des bases de données de tous les matériels il est polymère que ceux utilisent dans la production des voitures et les pets l'exemple des bouteilles pète c'est un exemple qui on parle beaucoup de ça mais c'est parfois les seuls exemples qu'on a entre guillemets des réussites il s'était parce que ce met d'accord le centre industriels pour avoir un certain degrés des transparence donc là ça sera bien de différencier savoir qu'est-ce que j'ai commun ique c'est là qu'on parle je voyais les verres là qui dit recyclables là mais c'est cette partie de leyble qu'il faudra faire attention plutôt avec les consommateurs mais avec l'utilisateur cette idée de consolidation des données de qu'est-ce qui sera possiblement utilisable avec une liste positive merci alors on va tranquillement se diriger vers la fin de cette de cette audition publique et en profiter pour vous remercier toutes et tous et particulièrement ceux qui ont participé en direct en visio ou en présentiel à cette seconde table ronde vous dire que vous avez adressé un certain nombre de messages essentiels et que c'est son très importants cette notion de flux et de stock ce stock qui est important donc des images nous révèlent l'ampleur de la pollution plastique et ce flux qui continue à se poursuivre venant alimenter un stock déjà important donc il faut qu'on agisse là dessus on a bien compris vous avez bien mis en évidence les choses la prise de conscience je pense est désormais réelle et des leviers pour réduire ce flux existant son nombreux et son globaux ce qui marque aussi c'est que finalement certaines objets plastiques produits à un endroit de la planète peuvent faire de la pollution ailleurs votre la pollution globale donc c'est pour ça qu'on attend beaucoup de ce traité international et je voudrais terminer en remerciant notre président d'avoir accepté que l'Office parlementaire d'évaluation des choses scientifiques et techniques s'emparent de ce sujet là ce qui montre que les les parlements français sont attentifs à ce traité international et que ça nous permettra de faire une contribution au travers des résultats et de la synthèse de la Table Ronde merci monsieur le président merci à tous nos intervenants pour votre contribution adressée cette image plus réelle de ce qu'est la pollution plastique je vais pas être plus longue merci chaleureusement vraiment pour vous être déplacé et puis avoir permis des éclairages encore supplémentaires à nos connaissances merci encore merci à vous bien écoutez merci à vous également et on va pouvoir clore cette séance et encore une fois on voit bien tous les enjeux et tous les intérêts que nous avons au sein de l'office par l'auteur de l'action des choix scientifiques et technologiques de faire rentrer continuer à faire rentrer la science au sein des décisions politiques notamment sur cet enjeu majeur donc on compte sur vous comme on compte sur l'ensemble des parlementaires mobilisés au sein de l'office pour poursuivre ce combat que ce soit au niveau international comme au niveau national et partout où champs le permettra merci à tous [Musique]