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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 avril 2024 25 min

Projet de loi agricole : "C'est l'intérêt de tous d'essayer de trouver une majorité sur ce texte”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin c'est Marc F bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien Lescuyer de la voie du Nord bonjour Julien bonjour Orian bonjour monsieur le ministre bonjour et Marc F on va évidemment commencer par le projet de loi d'orientation agricole que vous avez présenté hier en conseil des ministres c'est Julien qui vous pose la première question oui et puis alors je vais reprendre les mots de de l'opposition alors vous m'en voudrez pas mais il disent rien sur les enjeux de rémunération manque d'ambition sur les défis de la transition face au changement climatique la gauche les ONG ont étrié le projet de loi que vous avez présenté hier en conseil des des ministres vous leur répondez quoi ils ont pas bien lu votre texte bah sans doute qu'il faudra qu'on lise ensemble le texte et qu'on puisse en partager le contenu d'ord il y a des choses qui étaient claires sur la partie de la rémunération il avait jamais été convenue et il n'était jamais été prévu c'est une loi d'orientation quand vous regardez les lois d'orientation elles ont souvent des thématiques la loi recard c'était plutôt sur l'enseignement agricole la loi le fol c'était plutôt sur l'agroécologie la loi de Stéphane travers cétait plutôt sur la question de la rémunération oui mais vousmême vous avez enrichi le texte au départ au départ c'était surtout sur les transmission la transmission des des vous avez enrichi pourquoi pas l'enrichir avec la rémunération parce queil y a un travail qui est en cours d'abord faut pas qu'on change la loi toutes les 5 minutes la loi Galim il y en a eu deux il y a une loi des cosailles qui a été mise en œuvre que cet automne dernier et que on a donné une mission à deux parlementaires Anor babo et Alexis Lizard de parlementaires députés pour nous faire un état des lieux de ce qui s'est passé dans la négociation de cette année quelles étaient les modifications qu'il fallait faire donc faut pas quand même comment dirais-je confondre vitesse et précipitation et ça veut dire juste que la rémunération elle ne sera traitée que via égalim il n'y aura pas d'autres mesures concernant la rémration essentiel du sujet de la rémunération c'est le sujet de qui est l'essentiel j'y reviens l'essentiel du sujet de la rémunération il est quand même dans la relation qu'il y a entre le monde agricole et les transformateurs les transformateurs et les distributeurs puisque c'est quand même là que l'essentiel des produits sont consommés la question d'galim c'est la question à la fois de quelles sont les filières qui rentrent dans égalim de est-ce qu'on fait bien la marche en avance c'est-à-dire qu'on construit le prix à partir des coûts de production et pas à partir du coût final du prix final que veul la grande distribution et donc c'est ce travail là qui va faire par ailleurs pour répondre à la question sur la transition c'est là que j'invite quand même à lire sur l'ensemble des articles sur la partie formation installation transmission la question est exprimée de faire face à la transition qui est nécessaire pour l'agriculture en particulier face au dérèglement oui oui ça c'est c'est on va dire c'est le cadre que que que vous fixez mais dans les mesures précisément ce que vous reproche l'opposition et les ONG écologistes c'est que vous ne vous n'impulsez pas via des mesures précises cette transition MoDC mesur précis j'en cite deux l'idée de faire qu'à l'installation il ce qu'on appelle un stress test climatique c'est-à-dire qu'on regarde à chaque fois qu'on installe quelqu'un un jeune ou un moins jeune d'ailleurs est-ce qu'il est le système dans lequel il s'installe il est capable de faire face au dérèglements climatiques à des épisodes de trop de pluie c'est plutôt ce qu'on a en ce moment sauf dans les pyèes orientales et des épisodes de sécheresse deuxième élément l'idée c'est de former les 50000 encadrants entre guillemets ou personnes qui travaillent dans l'écosystème agricole les techniciens de chamb les techniciens dans des autres structures pour les les accompagner dans une formation sur qu'est-ce que c'est que la transition et quels sont les défit climatiques ça c'est concret et ça ça va avoir ses effets sur le terrain dans l'accompagnement des agriculteurs alors sauf que alors encore une fois je me fais l'avocat du diable mais vous êtes dur avec eux évidemment je suis dur avec tout le monde Greenpeace c'est signalé que l'introduction de la notion d'intérêt général dans le texte pourrait servir de base pour déroger à la législation environnementale il prennent un exemple cette notion de présomption d'urgence qui qui est notée dans le dans le texte qui permett qui favoriserait selon eux la mise en place de projets à l'impact environnemental majeur il pense évidemment au mégabacin ou au projet de ferme usine là encore vous leur répondez quoi oui alors d'abord la terminologie mégabassine ou fermeusine une bassine c'est une dizaine d'hectares euh une réserve de substitution serponçon c'est 3000 hectares j'imagine que maintenant il serait contre le la retenue de serponçon deuxème élément c'est pas parce qu'on raccourcit les délais qu'on a rabat sur les études préalables simplement il y a un certain nombre de gens et d'associations qui se servent des procédures non pas pour juger et jaoger du sujet environnemental mais pour planter les dossiers faut qu'on se dise les choses très clairement c'est-à-dire qu'on sait que au bout de 3 4 5 7 ans 8 ans il y a il y a pas un pays au monde où vous avez un projet on vous dis oui ou non d'ailleurs mais en 7 ou 8 ans c'est impossible parce que ça c'est une façon dépouoner les les porteurs de projets je je suis assez régulièrement en Bretagne pour suivre un certain nombre de dossiers les projets de bâtiment d'élevage projet de bâtiment d'élevage il y a des départements on ne peut plus sortir un bâtiment d'élevage et alors les mêmes nous expliquent qu'il faut la souverineté qu'il faut pas qu'on ait de la volaille qui viendrait du Brésil qui viendrait de je ne sais où et ils empêchent les projets de bâtiment d'élevage il y a un moment ça c'est l'intérêt général majeur qu'on nourrisse plutôt les Français avec de la volaille française et à ce moment-là je vais vous dire il y a un truc qui est pas compliqué c'est qu'il faut des bâtiments d'élevagees et donc on peut pas avoir des procédure non pas qui on rabatte sur la question environnementale quand vous regardez dans le texte on raccourcit les délais c'està-dire que personne ne peut jouer avec les Procé dur parce que c'est ça ce à quoi un certain nombre de gens jouent pour faire en sorte de planter les dossiers mais ça veut dire qu'il sera plus difficile de contester la SER plusile Bâ on sera pas plus difficile de contester on est juste dans un régime où on se dit on peut pas attendre vous êtes chef d'entreprise n chef d'entreprise ou même il y a pas besoin d'être chef d'entreprise pour le comprendre ne peut pas attendre 4 5 ans pour savoir si son projet il en il montte son plan de financement il a un taux d'intérêt 5 ans après on lu dit ah le taux d'intérêt a changé la contexte et la conjoncture a changé donc ça ça n'en rabat pas sur le sujet et les procédures les procédures resteront les mêmes simplement le les contentieux peuvent pas durer autant de mois pour pas dire plutôt d'années pour faire en sorte de planter les projets mais est-ce qu'il y a pas quand même la la volonté une explication de texte à avoir entre l'intérêt général que vous fixez autour de la la souveraineté alimentaire et l'alimentation de de manière générale et les impératifs environnmentaux ce que vous reprochent les les les associations ou les ONG c'est que la l'intérêt gén général concernant la souveraineté alimentaire prime uneé par rapport aux enjeux environnementaux non c'est il faut qu'on trouve un point d'équilibre mais pardon il est d'intérêt général de pouvoir nourrir sa propre population si quelqu'un vient contester sur un plateau ou ailleurs l'idée que l'objectif c'est que non pas qu'on nourrisse notre population mais simplement des enjeux écologiques et qu'après tout c'est pas très grave si on respecte tout mais que tous les produits viennent de l'extérieur alors à ce moment-là je veux bien avoir ce débat là la question c'est trouver un point d'équilibre euh entre des nécessités de transition et je le répète dans le texte il y a beaucoup de choses et par ailleurs je je rappelle que dans les crédits du ministère de l'Agriculture cette année il y a plus d'un milliard d'euros supplémentaires qui sont consacrés à la transition la plantation de ha la la diversification en protéin les les recherches alternatives au produits phytosanitaires donc la question n'est pas celle-là mais si la question c'est de dire après tout c'est c'est pas d'intérêt général d'assurer la souveraineté alimentaire du peuple français ou la sécurité alimentaire euh de nos de nos populations moi je veux bien qu'on ait ce débat là mais il fa que des gens soient responsables parce que c'est les mêmes qui nous ont expliqué qu'il valait mieux sortir du nucléaire et aller chercher du gaz russe ou du pétrole je je sais pas où vous avez vu dans quelle situation ça nous a mis et moi je pense que ça a mis le pays en situation de risque donc j'aime beaucoup tous ces gens qui nous expliquent qu'il y aurait des alternatives et qu'il faudrait faire avec leur simple principe et c'est comme ça qu'on est arrivé dans la situation dans laquelle on était quand le président de la République est arrivé sur la question du nucléaire l'objectif de Votex c'est de mettre la souveraineté alimentaire au même niveau que l'environnement c'est c'est c'est de combiner faut qu'on arrive à je vais vous dire il y aura pas de souveraineté si on arrive pas à lever le le un certain nombre de de transitions qui sont nécessaires il y a pas de souveraineté si on n'est pas économ en eau il y a pas de souveraineté si on arrive pas à restaurer la biodiversité il y a pas de souveraineté si on n arrive pas à faire face au défis climatiqu donc il y a besoin de faire la transition si on a plus 4 degrés demain on ne pourra pas assurer la souveraineté donc on a intérêt à faire notre part de la décarbonation doncbi sauf que la Charte de l'environnement elle a un niveau constitutionnel est-ce que du coup au final en cas de litige c'est pas toujours l'environnement qui l'emportera sur la souveraineté je je sais pas pourquoi on veut opposer les choses quand vous regardez dans le texte on allège des procédures en terme de durée on ne dit pas qu'il y a pas de procédure on ne dit pas qu'on se préoccupe pas d'environnement on ne dit pas que si on fait des réserves de substitution il y aura pas mais est-ce que la souveraineté alimentaire elle pourrait être effective à partir du moment où la Charte de l'environnement au niveau constitutionnel parce que je pense que dès lors qu'on dit que c'est quand même un intérêt et et et le juge constitutionnel moi je ne suis pas juge constitutionnel je laisse les juges constitutionnels trancher chacun doit être à sa place mais il me semble qu'on a besoin de se dire que la question de nourrir sa population c'est un enjeu c'est comme de défendre sa population mais est-ce que du coup il faut mettre la souveraineté alimentaire au niveau de la Constitution également moi je trouve queon a une petite maladie française quand vous regardez dans dans comment dirais-je dans les autres pays du monde qui ont des constitutions ils changent pas leur constitution en permanence et au gré de ce que serait le moment de mettre au rang constitutionnel et après on met au rang et au rang et au rang et au rang je je pense pas qu'il y a besoin de ça exactement ce que le président du Sénat vous vous reprochaz quand vous avez voulu inscrire l'IVG dans la Constitution oui mais je pense que là il y avait un sujet d'une autre nature mais à chaque fois qu'on a un sujet dire il faut le mettre au rang constitutionnel je pense que non mais sur la question d'IVG je pense que c'était une question qui permettait aussi de se prémunir en tout cas de faire en sorte de se prémunir d'un retour en arrière qu'on a vu dans un certain nombre de pays alors le le le texte pardon il va arriver au Parlement les sénateurs les républicains disent que le texte ne va pas assez loin notamment en matière de compétitivité que leur dites-vous alors je leur dis que moi j'ai débattu avec eux de une proposition de loi qui était celle émanant du Sénat ur du plomb j'ai le sentiment qu'une partie des propositions qui étaient dans cette proposition de loi c'est vous dire si on est ouvert alors on sait pas simplement qu'aler là-dessus elle relève de ce qui avait été proposé par le sénateur DUP plomb alors non content de sa première proposition de loi il en a fait une deuxième que on a regardé aussi avec attention il y a un certain nombre de mesures ENF il faut qu'on accepte d'être d'accord sur certaines choses et pas être d'accord sur d'autres par ailleurs la compétitivité c'est la question de la capacité à la transition la compétitivité c'est la simplification et donc il y a un certain nombre de Mure après j'entends les scén nous dire souvent que il y a trop de dépenses budgétairees alors si pour eux la compétitivité c'est de rajouter des milliards au milliards alors qu'on a rajouté un certain nombre de moyens déjà alors à ce momentlà on peut avoir un débat mais il faud qu'on ait un débat en conscience que les mêmes qui viennent nous reprocher budgétairement de pas être rigoureux comme eux le serait les uns ou les autres au Sénat comme à l'Assemblée nationale et quel que soit un certain nombre de partis faudra que chacun se se s'affronte avec lui-même et par ailleurs on a des mesures sur le te le travail occasionnel pour les demandeurs d'emploi qui vient renforcer le travail des saisonniers on a des mesures qui ont déjà été annoncé sur la question des services de remplacement avec des avantages fiscaux on a dit qu'on aurait un débat plutôt au PLF sur la question de la transmission et de la fiscalité de la transmission de la reprise il y a quand même un certain nombre de moyens mais je pense que quand vous regardez en France c'est valable d'ailleurs pour l'industrie l'essentiel du sujet de compétitivité c'est la question de l'incapacité à faire sortir des projets dans des délais qui soient compatibles avec le rythme de vie économique c'est la réponse dans le dans le projet de loi autre question qui est posée par le débat parlementaire à à venir à partir du 13 mai à la à l'Assemblée c'est que certains et je pense que c'est votre cas vous inquiétez de la masse d'amendements qui pourrait retarder une éventuelle adoption vous craignez quoi une obstruction non non d'abord je je untropisme sans doute de ministre des Relations avec le Parlement que j'ai été je crains ni le débat ni les amendements faut simplement qu'on fasse en sorte que c'est pas queil y ait de l'obstruction je crois pas ça vraiment il y a du temps qui est prévu dans les deux dans les deux assemblées pour faire en sorte qu'on prenne le temps nécessaire après il faut qu'on essaie de se retrouver dans les pures du texte c'est qu'il y a une cohérence et qu'on ne vient pas enfiler les amendements s sans lien direct ou très très très lointain avec la question du texte après moi je trouve que c'est bien si ça peut permettre de purger un certain nombre de débat et justement quel débat vous comptez purger le débat sur les phytosanitaires ou est-ce que ça par exemple sur l'usage des produits phytosanitaires ce sera complètement à part dans un texte je je trouve que c'est intéressant je réponds en deux temps à votre question qu'on purge le débat de ce que c'est la souveraineté qu'est-ce qu'on attend de l'agriculture française parce qu'une partie de la crise agricole qui s'est exprimée c'est une crise de sens c'est qu'est-ce que vous attendez de nous en fait vous vous attendez de produire ou vous attendez et c'est quel modèle et quel est le modèle qu' des alors moi j'aime bien le quel modèle euh moi je pense que et je dis pas ça parce que ça fait une figure de style je pense que tous les modèles doivent pouvoir cohabiter en agriculture il y a des modèles qui sont en situation d'aller sur les marchés mondiauxx il y a des modèles qui sont sous signe de qualité il y a des modèles qui sont plus vivriés si on peut dire les choses ainsi moi l'important c'est de faire estceil faut assumer de dire qu'il faut produire plus bah euh il faut déjà essayer de produire autant et Don le dérèglement climatique va nous poser des contraintes les paires de B diversité peuv nous poser des contraintes et il y a un certain nombre de secteurs sur lequels il faut produire plus pardon en fruits et légumes faut produire plus pardon en volail il va falloir en produire plus ou alors on accepte que c'est de la volail brésilienne moi j'ai mais acceptons ce débat là donc il y a un certain nombre de débats la question de l'installation et de la transmission la question de la du foncier qui sera sans doute agrémenté d'un certain nombre d'amendements après sur la question des produits phytosanitaires enfin c'est une politique publique la politique échyo la trajectoire de réduction des produits phytosanitaires c'est une politique publique européenne donc on a besoin d'avoir un cadre européen à un moment le texte qui était sur la table n'a pas abouti mais il me semble qu'on a besoin on peut pas avoir un pays qui fait sa propre polique législation législation on peut pas avoir un pays qui fait sa propre législation ou sa propre réglementation ou sa propre politique publique de réduction de produits phyau quand on est dans le marché unique et le voisin fait différent parce que là on est quand même assez grotesque honnêtement que vous reprochez les en effet les syndicats de mais c'est pas que les syndicats enfin je veux dire c'est comme si on disait la norme des voitures elle est elle est moins contraignante en Allemagne qu'en France et qu'on disait maintenant produisez des voitures en France c'est exactement la même chose et alors personne ne viendrait contester devant moi l'idée que la norme des voitures allemandes doit être la même que la norme des voitures françaises et quand c'est l'agriculture on dit bah la norme française c'est la France qui seul décide alors qu'on est dans le même marché et donc pour les produits phytosanitaires c'est une question de politique publique c'est pas une question dans le dans un débat parlementaire politique de décider telle ou telle molécule il y a une agence de sécurité sanitaire LAN cette agence elle est elle est là pour sous égide de l'agence de sécurité sanitaire européenne donner des autorisations de mise sur le marché il y a des capacités de dérogation il y a un certain nombre des éléments c'est la science qui doit juger de ça vous voyez ce que je veux dire deuxième élément il y a une politique publique il y a 250 millions qui sont mis dans le budget pour les alternatives rechercher des alternatives aux produits phytosanitaires soit des produits phytosanitaires nouveaux soit des alternatives en biocontrôle ça c'est une politique publique qui est déjà sur la table il y a pas besoin de Mar le 13 mai on sera à moins d'un mois des élections européenne est-ce que vous est-ce que vous pensez que votre texte sera voté à l'assemblée seriez-vous à me dire que des gens pourraient se saisir de l'occasion pour faire de la démagogie je je garde une part non pas de naïveté il y a longtemps que je le suis plus mais pour faire de la politique ouais mais moi je ne je ne désespère pas que dans un débat c'est l'intérêt de tous que d'essayer de trouver un chemin de pas de consensus mais en tout cas trouver une majorité sur ce texte parce que pardon tous les hement dont on parle c'est pas pour le ministre de l'Agriculture c'est pas pour le président de tel ou tel groupe c'est pour les agriculteurs donc que certains viennent assumer après que ils veulent pas de simplification queils veulent pas qu'on parle de souveraineté alimentaire qui veulent pas qu'on parle de transmission très bien ça veut pas dire vous redoutez qu'il soit pas V redoute jamais les débats parlementaires euh je sais bien dans quel contexte on est à la fois préélectorale des élections européennes alors pardon de dire que ce texte là il vient pas percuter les enjeux européens parceque les enje Européens c'est la PAC et la politique agricole commune nous avons uvré collectivement la France a beaucoup uré par ma voix par la voix du prier président de la République pour simplifier la PAC mais mettons les sujets les uns pas au bout des autres ils sont pas de même nature après que certains essayent de s'en servir pour faire une tribune électorale mais à ce momentlà ils auront à rendre des comptes me semble-t-il mais devant le monde agricole en disant vous vous êtes vous avez pris en otage ce qui était nos besoins de vos intérêts électoraux et moi je je ne désespère pas qu'on évite ça un un un mot puis qu'on a parlé tout à l'heure des Galim mais sur la question des prix planchés il y a aujourd'hui un texte dans une une niche pardon écologiste à l'Assemblée sur la question des prix planchés est-ce que le gouvernement va le soutenir non parce que c'est pas la formule que que nous souhaitons en revanche qu'on discute de prix à partir duquel appelons les prix plancher si on veut via lescoup production on calcule on fait la marche en avant du prix c'est c'est un alors ça ça permettra de nouveau avoir le débat à l'Assemblée nationale je répète je pense qu'on a plutôt fait un bon travail d'ailleurs majorité opposition sur les lois à égalim prenons le temps et ne son soyons pas simplement dans dans l'air du temps et du moment où il faudra dire on a réglé il y aura ou il y aura pas des prix planchés parce que c'est Emmanuel Macron quiise Desbat sur la table ça ça ne m'avait pas échappé mais l'idée c'est de regarder les coups de production et à partir de là appelonsles prix planchés à partir de là se construit le prix c'est-à-dire queon ne peut pas acheter un producteur en de d'un coup de production qu'on peut appeler prix plancher effectivement mais ça ça arrivera sous quel calendrier l'objectif c'est que les parlementaires doivent rendre leur copies je crois fin mai enfin je crois pas je sais fin mai l'objectif étant qu'on puisse avoir un texte à l'été et qui puisse être débattu dans dans après je suis pas maître du calendrier par une question sur la restauration collective et les cantines scolaires puisque mardi vous avez tenu la conférence des solutions sur la restauration collective oui parce que vous avez vous évoquez he toujours cette notion de patriotisme alimentaire et PL pour la transpar c'est la provenance des aliments dans les cantines scolaires alors question comment comment on peut faire ça euh alors moi je crois pas principalement à la coherition je pense je crois l'ffit d'entraînement d'où cette conférence des solutions qui a montré des régions des départements des collectivités du bloc communal qui ont uvré pour intégrer des produits bio ou des produits sous signne de qualité je pense à l'émulation collective je pense qu'on a besoin de donner des cl des clés parce qu' un certain nombre de collectivités disent j'ai un problème je sais pas comment faire mon marché public je veux pas évidemment enfreindre la loi des marché public oui parce qu'il y a des règles normalement on n pas bah oui mais pardon dans les marchés publics il il y a des règles et dans les marchés publics il y a la capacité à mettre un certain nombre de critères qui viennent plutôt encourager le bio ou les produits locaux donc il y a des collectivités qui le font donc si c'est possible pour les uns ça doit être possible pour les autres je pense qu'on a besoin d'avoir une prise de conscience collective la restauration horors domicile c'est-à-dire celle qu'on achète pas dans les supermarchés parce que parfois il m'arrive d'avoir quelques débats avec la grande distribution comme vous le savez c'est 30 35 % à peu près de la consommation de produits alimentaires c'est 4 milliards de repas par an qu'on se dise que là aussi on a un acte majeur à poser en terme de transition et de stabilisation d'un certain nombre de filière c'est important si nous respections égalim en France aujourd'hui restauration public en particulier état collectivité c'est 1,2 milliard de plus qui sera injecté dans les filières agricoles c'est une façon de parler de rémunération et nous n'aurions pas sans doute de crise du bio parce que ça fait comment dirais-je un fond de cuve pardon de l'expression de commande publique qui permet au producteurs de s'assurer que sur la durée ils auront bien la commande qui correspond question sur parce qu'évidemment il y a des choses qui jouent au niveau national mais beaucoup se jou au niveau européen sur la question agricole est-ce que vous êtes sûr que les 26 autres pays mes vont vont suivre votre ligne et sur l'Ukraine puisqu'il en a été beaucoup question lors de la crise agricole sur l'importation de produits Ukrainiens il y a eu des restrictions qui ont été mises notamment sur la volaille on en est où sur les céréales alors sur la question de la révision de de la PAC en terme de simplification on s'est exprimé à tous les pays et je peux dire qu'on était quasiment à l'unanimité pour dire la même chose sur les nécessités de simplification c'est rare que dans l'enceinte du Conseil des ministres de l'Agriculture on arrive à ce degré d'unanimité et tout le monde a dit la même chose c'est la pack est trop compliquée elle est incompréhensible elle ne tient pas compte des réalités de terrain et donc faut qu' vous la simplifier en un temps record ce qu'on a fait en un mois ça se fait généralement en un 2 ou 3 ans mais c'est de la simplification donc je ne doute pas que le Parlement se saisira de la question et suivra ce qu'a dit la commission ce qu'a dit le Conseil des ministres il me semble qu'il y a une logique qui est intéressante à suivre deuxième élément sur la question de l'Ukraine on partait d'un d'un d'un schéma qui était de de de réintroduire des droits de douane sur volail UF et sucre on avait un problème de démarrage c'est que l'année de référence l'année 2023 c'est-à-dire l'année où on a le plus d'importation ce qui voulait dire que on actait quelque chose qui était alors d'une déstabilisation des marchés on a réintroduit d'abord 22 et dans la proposition qui est sur la table là aussi le trilogue comme on dit doit aboutir on a réintégrer une partie de 21 et si on peut intégrer 21 complètement ça permettra quand même de pondérer les choses et de faire en sorte que dire qu'il y a un seuil au-delà duquel ça peut pas se produire sans droit de douan deuxième élément c'est les céréales la France a fait la demande à plusieurs reprises qu'on puisse intégrer notamment le blé tendre et l'orge alors j'ai avance pour l'instant c'est pas c'est pas c'est pas sur la table on continue nous on est 27 il faut trouver des majorités je les ai trouvé sur la jacher je les ai trouvé sur la pack on les a trouvé sur l'année de référence il nous reste cette question centrale des des des céréales ukrainienne euh qui permettent de pas déstabiliser les marchés on a besoin d'avoir quelque chose qui déstabilise pas trop puissamment les marchés alors et ce d'autant que désormais la voie de la la voie maritime est réouverte et que l'essentiel des céréales ne sont plus obligé de passer par la voie terrestre et donc on a besoin de trouver un point d'équilibre il y aura des décisions je pense la semaine prochaine en tout cas il faut qu'on ait des mesures soit dans ce type de registre soit dans d'autres types qui permettent de faire en sorte qu'on régule le flux des céréales question sur le setage JI bien oui c'est accord de de libre échange avec le Canada qui continue de de de faire parler le gouvernement a refusé he de transmettre le projet de loi adopté au au au au Sénat qui refusait lui-même l'accord de libre échange l'opposition a évidemment dénoncé un dénis de de démocratie cela dit c'est vrai que ne pas transmettre un projet de de loi du Sénat à l'Assemblée nationale pour semble constituer une forme d'obstruction c'est pas une drôle de pratique quand même non c'est pas une drôle c'est une drôle de pratique de se saisir du moment politique pour faire du CAT le comment dirais-je l'épouvantail de ce que doit être les relations commerciales hier rel AC le par la présidente de l'Assemblée du Québec imaginez imagineosition et que vous voyez le gouvernement qui refuse de transmettre un projet de loi parce que ça ne lui convient pas vous créz de la j'éta ministre de relation avec le Parlement il est arrivé qu'on pren du temps sur un certain nombre de textte et que il soit pas transmis immédiatement parce qu'on estimait que et vous le vous leur refusez le droit de faire de la politique ils ont voté à l'Assemblée nationale pardon une première fois en 2019 oui mais c'est le même accord he rien n changé c'est pas la même majorité oui on peut aussi rever on reprend tous les textes qui ont été votés par les majorités précédent question la question c'est simple est-ce que c'est pas un dénis de démocratie non je pense pas que ce soit un dénis de démocratie il y aura un vote à un moment sur le CAT voyez bien qu'il y a un certain n de G euréenes en fait c'est ça qui vous gênait voyez bien qu'il y a un certain nombre de gens qui en ont fait oui mais mais voyez bien qu'il y a un certain nombre de gens qui se sont saisis de la question pour sur refaire la Quan pardon de l'expression sur le dos des Canadiens et lacord du sé le CTA c'est un bon accord d'un point de vue général c'est un bon accord d'un point de vue agricole si on ne sait pas avoir un accord avec les Canadiens qui sont ressemblants d'un point de vue social ressemblant d'un point de vue économique ressemblant sur un certain nombre de normes alors il faut dire tout de suite mais il faut que tout le monde l'assume qu'on ne veut plus d'accord de libre échange et qu'on décide que la France est une a une agriculture qui est une agriculture autarcique et vivrière je crois pas que ça soit l'intérêt des céréaliers je crois pas que ce soit l'intérêt des laitiers je crois pas que ça soit l'intérêt des filières vin et spiritueux et d'ailleurs un certain nombre d'entre eux à bas bruit ou à haut bruit ont dit attention à ne pas faire un épouvantail avec ces sujets là faut essayer de les regarder en conscience donc mission parlementaire c'est ce que vous mission parlementaire pour que on puisse reéclairer parce qu'il y a eu des tas de fausses informations pas compris non c'est pas ça ce que je dis mais il faut qu'on puisse mettre dans le débat public je suis jamais comme ça je pense pas que je pense qu'on a besoin de remettre dans le débat public la réalité de cet accord et la réalité dont il la façon dont il s'applique parce que j'ai entendu des choses qui sont fausses un mot sur une autre actualité rapidement Marc fen c'est c'est la grippe avière puisque on a appris qu'aux États-Unis il y avait eu un casadre de transmission à l'homme or vient un beau vin vient un beau vin or il a toujours été dit que la grippe aviè n'était pas transmissible à l'homme est-ce qu'il faut s'en inquiéter est-ce qu'il y a une mutation du virus pardon il a il a jamais été dit ça dès que vous avez une maladie animale pourquoi on lutte contre les maladies animal par tes les autorités se sont voulu rassurante oui parce qu'il y avait pas de transmission à l'homme mais on ne sait jamais dans une mutation de virus si à un moment ça peut pas arriver donc est-ce que là il y a une mutation du virus est-ce qu'il faut on est en train d'abord il y a une vigilance depuis le début sur la gripe aviaire parce qu'on sait que ça peut être un des facteurs de risque au-delà de la la filière elle-même c'est pour ça que la France c'est le seul pays du monde à avoir vacciné dans des bonnes conditions disons aussi les train carvealeur on a vacciné plus de 20 millions de volailles on avait 350 cas à la même époque l'an dernier cette année on en a eu 10 et en même temps il faut être tout à fait vigilant d'un point de vue sanitaire Lans la direction générale de l'alimentation au ministère de l'Agriculture suivent les dossiers pour regarder s'il y a des risques ou pas là c'est un cas euh parfois ça saute les espèces comme on dit ça veut pas dire forcément que c'est ça va se reproduire mais en tout cas il y a toujours un mesures supplémentaires su mais il y a une vigilance permanente sur les animaux sur les cas pathologiques humains s'il y en a il y en a pas en France il y a un cas de transmission de mammifère à mammifère puisque là c'est de beau vin à être humain il faut toujours être vigilant les maladies animales c'est pour ça qu'on travaille beaucoup sur les maladies animales parce qu'on sait qu'il peut y avoir des risques un jour dans 10 ans dans 100 ans de transmission et donc c'est pour ça qu'on a besoin de les contenir et qu'on a besoin d'avoir une politique sanitaire sérieuse merci Marc F merci beaucoup d'avoir été notre invité c'est Julien la une de la voie du Nord réseau d'eau un entretien très coûteux oui avec la montée des des prix de l'énergie les les sociétires ont du mal à faire les travaux merci merci beaucoup on passe au club des territoire

Projet de loi agricole : "C'est l'intérêt de tous d'essayer de trouver une majorité sur ce texte” — Marc Fesneau · Pourquijevote