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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 21 janvier 2025 58 minComplaisantDivertissement

Et si les trois mousquetaires avaient été des femmes - C à vous : l’intégral - 21/01/2025

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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Nous sommes avec notre cheffe, P.Trâm. - E.Tran Nguyen: Ca sent la nourriture diététique, avec des herbes.

Je n'ai jamais vu un truc aussi sophistiqué chez moi! - P.Trâm: On essaie de faire une cuisine un peu bistrotière avec des classiques de la cuisine française et des notes sud-asiatiques. - E.Tran Nguyen: C'est quoi, cette dentelle? - P.Trâm: C'est de la crêpe de riz.

Ca donnera un petit côté croustillant. - E.Tran Nguyen: C'est une belle chips de riz.

Que puis-je faire? - P.Trâm: On peut commencer le dressage avec une salade de radis et des betteraves.

On pose un petit crudo de daurade. - E.Tran Nguyen: Je vais mettre des petits oeufs et ce sera parfait. - A.-E.Lemoine: Merci.

A tout à l'heure. C'est l'histoire d'une journaliste mariée, mère de famille, dont la vie bien remplie bascule un matin en plein confinement. Elle promène son chien avec son autorisation de sortie.

Elle croise un homme qu'elle reconnaît immédiatement derrière son masque, un avocat qui avait accompagné l'un de ses clients, un braqueur repenti. Une rencontre anodine, une 1re conversation banale. Pourtant, les répercussions sont inattendues, avec des rendez-vous comme un rituel sur le même passage piéton les jours qui suivent, au point d'oublier principes et méfiance, pour basculer dans la dissimulation amoureuse.

Bonsoir, L.de Luca. On est ravis de votre présence à l'occasion de ce 1er roman, "L'Amour et autres mensonges", qui met en scène Lucie.

Cette femme devient infidèle en dépit de tous ses principes. Elle s'était juré d'être fidèle. Son excuse, c'est de dire que c'est dans ses gènes. - L.de Luca: Oui.

Elle s'était juré d'être fidèle. Elle voulait absolument faire le contraire de ce qu'avait fait sa mère. Elle ne voulait pas tomber dans l'adultère, comme sa mère, qui avait rencontré un médecin uruguayen dans les années 70, alors qu'elle était déjà mariée.

Lucie avait bâti toute sa vie en se disant qu'elle ne le ferait jamais. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas tellement l'infidélité qui se transmet de mère en fille, mais le mensonge. - L.de Luca: C'est un peu ce que j'ai voulu montrer dans ce livre.

Ce sont des secrets de famille. Nous en avons tous, dans nos familles. Mon héroïne apprend, vers 20 ans, qu'elle n'est pas la fille de son père.

Elle est la fille de ce grand amour de sa mère, dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle avait vécu une passion avec un Uruguayen, une culture, un pays, une langue qu'elle ne connaît pas. Elle est le fruit d'un gros mensonge. - A.-E.Lemoine: Vous racontez ces 2 histoires d'amour parallèles, celle en 2020 et celle dans les années 70.

Ce sont 2 époques différentes, mais avec un point commun. Les 2 histoires naissent d'une frustration chez les 2 femmes. La société leur impose un rôle, et elles essaient d'y échapper. cet Uruguayen et vivre cet amour avec lui.

Elle était prise dans un carcan. La fille aussi est prise dans un carcan. Elle s'est imposé elle-même un carcan pour ne pas reproduire le schéma de sa mère. - A.-E.Lemoine: Dans les 2 cas, les hommes sont assez décevants.

En tout cas, ils ne sont pas à la hauteur du fantasme dont ils sont l'objet, sans trop en dire. - L.de Luca: Quand on vit une histoire d'amour, on ne vit pas forcément la même histoire.

En l'occurrence, ni la mère ni la fille ne vivent avec ce qu'elles pensent être leur grand amour, une histoire qui ira forcément au bout. - E.Tran Nguyen: En racontant l'histoire de la mère avec l'Uruguayen, vous nous permettez de revivre une époque un peu oubliée, celle des réfugiés politiques sud-américains forcés de fuir la dictature à partir des années 60.

Certains se sont installés en Europe, notamment en France, comme Luis, qui était médecin dans son pays d'origine, mais qui souffre du déclassement social, du rejet en France. - L.de Luca: Effectivement, c'est un sujet que j'avais envie d'évoquer.

Ca se passe en Uruguay, mais ça pourrait se passer aujourd'hui en Syrie ou en Iran. Aborder le thème de l'exil, avec des réfugiés politiques qui quittent leur famille, leur pays, leur culture...

Ils portent en eux la culpabilité d'avoir abandonné les autres derrière eux. Ils doivent se réintégrer dans une société qu'ils ne connaissent pas, pour un temps donné. Dans les familles, ça crée des failles qui peuvent se transmettre de génération en génération. - A.-E.Lemoine: Mathilde n'éprouve pas exactement le même type de déclassement social.

Mais à cette époque, en tant que femme, on n'est pas considérée. - L.de Luca: Dans le livre, elle dit qu'elle a toutes les tares: elle est femme, secrétaire, elle vient d'un milieu modeste, n'a pas d'éducation.

Elle est confrontée au mépris des hommes, dans son travail. Pour la 1re fois, elle rencontre un homme, cet Uruguayen déclassé, intellectuel dans son pays, qui l'écoute, qui lui parle, qui l'élève. Elle fonce à coeur perdu dans cette histoire, quitte à causer quelques dégâts autour d'elle. - M.Bouhafsi: Le point de départ de votre roman, c'est l'histoire d'une femme qui promène son chien et qui fait une rencontre anodine, mais qui bouleverse sa vie.

C'est la promenade matinale du chien. Certains Parisiens ne ratent jamais ce rendez-vous pour rien au monde. - Avoir un chien, ça permet de s'ouvrir un peu plus vite. - Je rencontre plein de gens qui me disent qu'il est mignon.

Ca me permet de raconter son histoire. - On connaît plus les prénoms des chiens que les prénoms des maîtres! Avoir un chien nous rend plus séduisant. - Un ami me disait que c'était très bien pour draguer! - Oui, on doit pouvoir le faire, mais je ne me permettrai pas! - M.Bouhafsi: Pour faire des rencontres dans les grandes villes où on est en manque de relations sociales, le chien, c'est la botte secrète. - L.de Luca: J'ai un chien magnifique.

Tout le monde me parle de mon chien quand je le promène. Ca crée du lien, parfois. - M.Bouhafsi: C'est comme le bébé.

C'est un attrape-coeur. - A.-E.Lemoine: On vient de comparer un chien et un bébé!

Tu veux trimbaler un chien dans une poussette? Il veut louer des bébés! - M.Bouhafsi: Quand j'avais 20 ans, c'était formidable d'aller au parc avec un neveu ou une nièce! - A.-E.Lemoine: Les secrets de drague de Mohamed!

Laetitia, vous avez quelques points communs avec votre héroïne, le fait d'être originaire du Nord, le chien...

Comment on se lance dans le roman, alors qu'on a déjà une carrière? C'est très intimidant de se mettre devant un ordinateur et de tenter de raconter son histoire. - L.de Luca: C'est très intimidant.

C'est pour ça que j'ai mis 20 ans à oser franchir le pas. Comme toujours, dans la vie, c'est une histoire de rencontres. J'ai rencontré une jeune femme tout à fait par hasard.

Elle m'a dit de lui envoyer ce que j'avais écrit. Il se trouve que cette jeune femme travaillait chez une très grande agence littéraire. Elle a aimé le manuscrit.

Elle l'a présenté à un certain nombre d'éditeurs. - A.-E.Lemoine: C'est Robert Laffont qui a décidé d'éditer ce 1er roman, "L'Amour et autres mensonges".

Quand on envoie des manuscrits, parfois, il y a des refus, et parfois, ça marche. Il faut oser! Et il faut promener son chien!

Vous restez avec nous pour L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Normalement, on ne le fait pas pour une femme, mais néanmoins, je vous dis que B.Spears a 43 ans.

On l'a surtout connue enfant-star, idole adolescente, jeune adulte déglinguée et en danger. 43 ans, ce n'est pas vous qui allez me dire le contraire, ça laisse encore une vie devant soi. On le lui souhaite.

Arte TV vient de sortir une mini-série qui raconte le phénomène Britney jusqu'à ses 40 ans. Elle revient sur l'enfant-star, vedette du "Club Mickey" américain. ... - P.Lescure: Depuis S.Temple, l'Amérique a toujours mis une sacrée pression sur ses enfants-stars, comme M.Jackson, N.Portman ou D.Barrymore.

Certains y ont laissé des plumes. Pour B.Spears, on a vite laissé la jeune adolescente être mise à nu, littéralement. ... - P.Lescure: Vous savez comment sont les journalistes.

On laisse une presque enfant être sexualisée, et après, on la harcèle de questions. - J'étais en train de devenir l'une des artistes les plus populaires de tous les temps. Tout ce qui intéresse les journalistes, c'était de savoir si mes seins étaient refaits et si mon hymen était intact.

Et ça, ce n'était que le début. - P.Lescure: La série revient sur tout ça, mais aussi sur la Britney qui craque, qui fait n'importe quoi, qui flanche, quand on évoque sa rupture avec J.Timberlake, sur fond d'infidélité. - P.Lescure: Vous retrouverez les grands tubes, mais aussi les grands scandales, y compris le moment où elle s'est rasé la tête. - Ca faisait des années que j'étais la gentille fille bien sage.

Je souriais poliment aux présentateurs qui mataient mes seins. Mon père et ma mère me traitaient comme si j'étais le diable. Me raser la tête, c'était une manière de dire "merde" à tout le monde. - P.Lescure: Cette mini-série parle de Britney, mais aussi de nous, de notre voyeurisme, et un peu de B.Spears comme d'un cobaye de la célébrité moderne dans les années 2000.

Ca s'appelle "Britney sans filtre". Maintenant qu'elle est libérée de la tutelle de son père, elle est libre, à 43 ans. - A.-E.Lemoine: L.de Luca, merci.

Longue vie à votre nouvelle carrière de romancière. Dans un instant, un quatuor d'actrices vibrantes, qui manient aussi bien l'épée que les mousquetaires. - Attends.

Il est nouveau, ce canapé. On ne l'a pas encore testé. Il est trop confortable.

Viens. Tu as 30 secondes. C'est bon. - Je l'ai essayé, c'est très bien.

C'est vrai qu'il est confortable. - J'ai l'impression d'être dans les bras de Babette. On y va. - Je n'arrive pas à me lever.

On est trop bien, en fait. Je n'arrive pas à me lever, vraiment. Pousse-moi un peu.

Pousse-moi! Pas dans ce sens, dans l'autre sens. Tu m'enfonces encore plus.

On va se faire engloutir. On ne pourra jamais livrer les colis. - J'ai une idée. - Tire! - Tire! - En vrai, même comme ça, il est super confortable. - P.Lescure: Ils sont mignons. - A.-E.Lemoine: Et si les trois mousquetaires avaient été des femmes et D'Artagnan une musulmane expulsée d'Espagne.

Pourquoi pas. Autant de faits imaginés par A.Dumas qui n'ont pas pu être prouvés, ni l'inverse.

Prologue amusant qui nous présente l'histoire d'Aramitz, Athos et Portau qui assurent la protection de la reine Anne d'Autriche sans que personne ne sache qu'elles cachent leur poitrine sous un corset et que leurs barbes sont des postiches. Elles portent même des faux pénis. Musique oppressante. - Elle n'est pas à vendre. ... ... - Les mousquetaires...

Ce sont des femmes... - C'est la reine que vous recherchez?

Je peux vous aider. Vous savez ce qu'on fait aux femmes déguisées en hommes? On les pend. - Déshabille-toi. - Il faut souffrir pour être un homme. - Pourquoi elle s'est enfuie comme ça, la reine? - C'est à cause de Richelieu.

Il sait que la reine s'est enfuie vers l'Espagne. Il a envoyé 50 mercenaires pour la tuer. - Il faut rattraper la reine avant les mercenaires.

Une pour toutes, et toutes pour une. - A.-E.Lemoine: C'est en salle demain.

C'est un projet audacieux signé H.Benyamina, qui a triomphé il y a 10 ans avec "Divines". Un road movie historique qui casse les codes.

Le courage, la liberté, l'humour et le panache se déclinent très bien au féminin. Avec O.Amamra, D.Lukumuena, S.Ouazani et D.Patakia.

Elles sont toutes les 4 nos invitées. ...

Les folles! Oh, l'équipe! Bonjour, Daphné.

Je me fraie un chemin. Asseyez-vous. On est ravis de vous recevoir pour ce film qui ose.

Personne ne s'était autorisé ça avant. Peut-être que personne n'avait pensé à ça avant. Ca part d'un principe qu'on partage: tout ce qu'un homme peut faire, une femme peut le faire aussi.

L'histoire de ce film est née d'une jalousie: votre soeur était très jalouse que les femmes n'aient jamais de rôles au cinéma. - O.Amamra: Elle était fan de films de cape et d'épée et elle trouvait que nous n'avions pas de représentation.

Elle pensait qu'on pouvait aussi prendre les chevaux et les armes. - A.-E.Lemoine: Vous trouviez l'idée un peu ringarde au début. - O.Amamra: Moi? - A.-E.Lemoine: De féminiser les trois mousquetaires. - O.Amamra: Non. - A.-E.Lemoine: J'ai lu dans le dossier presse que vous trouviez l'idée un peu ringarde au début. - O.Amamra: Pas du tout.

J'ai dit ça? - A.-E.Lemoine: Moi, avoir de fausses informations?

Jamais. En vrai, vous étiez comme une dingue. - O.Amamra: J'étais comme un enfant.

Je me disais que j'allais jouer D'Artagnan. - A.-E.Lemoine: Vous avez toutes grandi avec Cyrano de Bergerac, des films de kung-fu, mais encore fallait-il se mettre dans la peau d'un homme.

Ca a commencé par un travail sur la voix pour toutes les 4 avec une obsession de la réalisatrice. On va venir aux techniques de chacune pour vous mettre dans la peau d'un homme. Vous, il fallait appeler des bowlings en permanence pour réserver une piste. - O.Amamra: La voix, c'était ce qui trompait le plus.

C'était dur de trouver une bonne voix sans que ce soit caricatural. On a travaillé avec une coach en voix. - S.Ouazani: Moi, j'avais moins de problème à ce niveau-là.

J'ai déjà une voix très masculine. Il fallait que je travaille un peu sur mes intonations féminines. - A.-E.Lemoine: Ca ne suffit pas.

Elle vous a demandé d'être des espionnes. Dans la rue, vous deviez regarder les hommes, les espionner, comment ils fument, comment ils marchent. - D.Patakia: Ca rejoint le côté cour de récré.

La rue est une cour de récréation pour les hommes. Il y a de la place. - D.Lukumuena: Quand on se croise sur un trottoir, les gens ont tendance à ne pas se pousser.

On a fait une immersion déguisées en hommes. Il y a eu des échauffourées, des jeux d'épaules, des regards. Ca pouvait arriver jusqu'à la bagarre. - M.Bouhafsi: Je vous vois sur le trottoir, je me pousse direct. - A.-E.Lemoine: Quand vous étiez avec vos postiches, les fausses barbes, déguisées en hommes, lâchées dans le 10e arrondissement de Paris, j'aime bien votre réflexion: vous avez commencé à vous comporter en dragueurs. - S.Ouazani: On interpellait les demoiselles par des accessoires: "Eh, veste en jean!" Je me demandais pourquoi je me comportais comme ça et ce que je devais déconstruire en moi. - D.Lukumuena: C'est symptomatique de la vue qu'on a des hommes.

On voit ça comme quelque chose de très hostile. Dans la rue, 10e arrondissement, samedi soir, tout le monde sort, tu vois des mecs cagoulés. La réaction et l'action qu'on a eue est symptomatique de la vision qu'on avait des hommes. - A.-E.Lemoine: Qui est un peu caricaturale.

Quand on est un homme, on est un peu les rois du monde. - S.Ouazani: On se sent fort.

On s'est mis un petit truc entre les jambes. On s'est senties puissantes, en sécurité. On s'est rendu compte qu'en tant que femme dans la rue, on ne se sent pas si forte. - A.-E.Lemoine: Daphné, la première fois que vous vous êtes vue en homme, vous avez ressenti quoi? - D.Patakia: J'ai adoré.

Je me suis trouvée très beau. Quand je passais les castings, je me disais que je ne serais pas prise. Quand on a mis la barbe, c'est 3 heures de maquillage, il y avait de la musculation tous les jours, on a pris 7 kilos, moi, c'était plutôt du gras...

On a fait toute une transformation. Dès qu'on nous a coiffées, maquillées, je me suis sentie si bien. Je me suis demandé pourquoi j'étais aussi exigeante avec moi-même en femme alors qu'en homme, c'était plus facile. - A.-E.Lemoine: Pour ce film et la préparation aux scènes de combat, vous vous êtes crues en train de préparer les JO. - O.Amamra: J'étais en mode sportif de haut niveau.

Il fallait qu'on soit crédibles. On a fait non-stop du sport. - A.-E.Lemoine: Les chorégraphes vous voyaient balancer des claques et ils pensaient que ce n'étaient pas des claques. - D.Lukumuena: On a été préparées par une famille qui a créé un style à chacune.

Mon personnage est celui qui allie l'arme et l'arme physique. C'est quelqu'un qui se lasse très vite des épées et qui se sert de ses mains. Chacun vient recevoir sa sentence.

Ce n'est pas elle qui charge. "Venez, j'en ai pour tout le monde." Quand elle est de bonne humeur, elle court un peu. - A.-E.Lemoine: C'est très drôle.

Ce n'est pas un film si féministe que ça. Ca interroge les clichés des 2 genres. - E.Tran Nguyen: "Avec un faux pénis, on a moins peur", "Quand on veut quelque chose, on ne le demande pas, on le prend", ce sont des phrases qu'on trouve dans votre film. - Tu as le droit d'avoir peur, tu sais.

Je vais même te faire une confidence, tu as le droit de pleurer. - Il ne pleure jamais avec toi? - Tu trouves ça normal?

Tu lui offre des bras auxquels s'accrocher? Quelque chose de chaud où se réfugier? Tu crois que c'est facile d'être meneuse du duc?

Depuis qu'il est petit, on lui met la pression. - E.Tran Nguyen: Vous avez réalisé qu'il y a certaines injonctions à la virilité... - D.Lukumuena: Il y a des hommes qui sont coincés dans ce concept de virilité.

Certains hommes sont coincés et voudraient ne pas répondre à des codes du patriarcat qui demanderaient à ce que ce soit le mâle dominant qui soit fort et qui ne montre aucune émotion. Notre chef, on découvre que c'est un jeu qu'il ne supporte pas. - A.-E.Lemoine: Sa femme est insupportable.

Elle ne bouge pas le petit doigt. - S.Ouazani: Elle attend qu'il prenne les choses en main. - A.-E.Lemoine: On est tous responsables. - D.Lukumuena: Certaines femmes ne voudront peut-être pas le comprendre, mais il y a beaucoup de diktats à être une femme.

On est venues aussi à la conclusion que c'est difficile aussi d'être un homme, à d'autres niveaux. - A.-E.Lemoine: On va leur faire un câlin. - D.Lukumuena: C'est aussi difficile d'être un homme. - A.-E.Lemoine: Un homme a la parole dans une seconde. - P.Lescure: On vous a découverte, Déborah, en 2016, dans le premier film de votre soeur, "Divines", qui avait raflé la Caméra d'or.

Vous avez chacune remporté des César pour vos rôles. - D.Lukumuena: Les plus grandes nouvelles, les événements liés au cinéma, je les ai reçus quand j'étais tranquillement installée dans mon train-train quotidien.

Je me séchais les cheveux quand on m'a annoncé ma sélection à Cannes. J'avais mis des toasts dans le four, je ne les ai jamais mangés! A chaque fois que j'essaie de retourner dans ma petite vie quotidienne, le cinéma me tapote sur l'épaule en me disant: "Viens, je t'emmène." - P.Lescure: Je crois que vous avez caché à votre maman que vous passiez des castings et des essais pendant 9 mois.

Quand vous lui avez dit que vous l'aviez, qu'a-t-elle répondu? - D.Lukumuena: Elle m'a dit: "J'ai perçu des soupçons de comédie chez toi." J'avais un voisin qui avait un berger allemand.

Pour faire rire ma mère, j'imitais le voisin qui se faisait promener par le chien! Elle a donc été surprise, mais pas tant que ça. - A.-E.Lemoine: Un mot sur vos débuts, Sabrina.

Votre mère a vu une affiche pour un casting sur un arrêt de tramway. Que vous a-t-elle dit? - S.Ouazani: Elle m'a proposé de passer ce casting, à mon frère et à moi, un peu comme une activité, comme si on allait à la piscine ou au parc d'attractions, sans croire que ça pourrait donner quelque chose derrière.

C'était pour m'occuper pendant l'été. J'y suis allée. Elle m'a dit que rien n'était impossible. - A.-E.Lemoine: Daphné, vous êtes au bout de la table, vous êtes loin!

On vous a découverte dans la série "OVNI(s)". La même année, vous étiez dans "Benedetta". Dans la série "OVNI(s)", c'était un rôle très décalé.

Vous êtes standardiste dans un bureau qui enquête sur les ovnis. - D.Patakia: Oui.

Elle est très décalée. Elle essaie d'être en empathie avec tout le monde. C'est le contraire du personnage d'Aramitz, qui est très ancrée.

Je suis plus liée avec ce type de rôle qui est un peu... - A.-E.Lemoine: Vous êtes la nouvelle légende.

En tout cas, vous nous faites un bien fou. La bande originale est géniale. Elle accompagne toute la modernité de ce projet, qui est un film d'époque.

On va passer à table ensemble dans une seconde. - P.Lescure: Il paraît que la réalisatrice prépare "La Comtesse de Monte-Cristo". - A.-E.Lemoine: Ah oui?

Premier degré! Ca va, toi! Ils se moquent, en bout de table. - M.Bouhafsi: Je ne me moque pas, je rigole!

On commence avec le mot du jour: "Solomoon". C'est la version solo de "lune de miel". De plus en plus de femmes préfèrent partir seules à l'autre bout du monde avant de dire "oui".

Une Américaine de 36 ans, qui en avait marre d'attendre qu'on lui mette la bague au doigt, a décidé de s'offrir une lune de miel en solitaire. Ce concept s'est invité jusque dans les couples. De plus en plus de femmes partent seules, juste avant ou juste après le grand jour.

Elles partent toutes seules. L'objectif est de se retrouver, de décompresser, de faire le point. - D.Lukumuena: Bien sûr! "Est-ce que j'ai pris la bonne décision?

Je vais me faire une semaine aux Seychelles!" Qui a inventé ça? - M.Bouhafsi: On a demandé aux Françaises ce qu'elles en pensaient. - Vous savez ce que c'est, la Solomoon? - Pas du tout. - Non. - C'est un DJ? - Non.

C'est le fait de partir toute seule en lune de miel. - Je ne connais pas. - Vous êtes prête à en faire une? - Je ne pense pas me remarier tout de suite! - Ce n'est pas intéressant. - Ce n'est pas dans la culture sud-américaine de partir toute seule. - Je trouve ça un peu bête. - Je comprends le concept, d'autant plus que je me marie cet été!

Peut-être que je vais le considérer! - Je pense que c'est mal barré pour la suite du couple. - C'est le moment. - Pourquoi pas? - D.Lukumuena: Ca s'appelle des regrets, c'est tout! - M.Bouhafsi: Des experts se sont penchés sur la question.

Ce serait une très bonne chose, juste après le mariage, pour l'équilibre et l'indépendance. Il faut d'abord être bien avec soi-même pour être heureux en couple. - A.-E.Lemoine: On peut le faire avant le mariage. - S.Ouazani: On recharge les batteries. - A.-E.Lemoine: On n'est pas convaincus, mais on ne demande qu'à l'être!

On part dans un aquarium au Japon. - M.Bouhafsi: C'est une histoire insolite.

Un poisson-lune a perdu le moral. Il ne recevait plus de visiteurs à cause de la fermeture de l'aquarium, pour des travaux. Pour pallier la solitude du poisson dépressif, les employés ont trouvé la solution.

Ils ont placé des mannequins avec des uniformes et des visages imprimés du personnel pour lui tenir compagnie. Ca a marché. Il ne mangeait plus depuis un mois.

Grâce aux mannequins, il a retrouvé l'appétit. Les employés de l'aquarium espèrent qu'à l'ouverture du lieu, les visiteurs seront nombreux à venir le saluer. - A.-E.Lemoine: Il a de nouveau agité les nageoires.

C'est comme la queue du chien! Je ne savais pas que c'était pareil. Qu'est-ce qu'on apprend, dans cette rubrique! - M.Bouhafsi: Ce soir, je vais vous parler d'une créatrice de contenus touche-à-tout.

Sa particularité, c'est de tester un nouveau métier tous les 3 mois. Dès qu'elle termine un job, elle pioche au hasard dans un bocal rempli de petits papiers. Ce sont les métiers qu'elle rêvait de faire en étant enfant. - Tous les 3 mois, je teste un nouveau métier.

Je suis en train de réaliser mon projet. J'ai commencé le concept il y a à peu près un an. Le premier, c'était photographe.

Je me suis retrouvée un peu par hasard dans ce métier. J'ai enchaîné avec de la peinture. J'ai fait du design graphique.

J'ai fait agricultrice, marin. J'ai commencé la couture il y a un mois. Ce projet est-il adéquat pour une débutante?

Absolument pas! J'ai passé du temps avec C.Dalin.

Il vient de gagner le Vendée Globe. C'est hyper excitant. - M.Bouhafsi: Passer de marin à couturière, le grand écart est assez fou.

Elle a un rêve tout aussi impressionnant qui vous concerne. - Mon rêve le plus fou, ce serait d'avoir un énorme budget et plein de temps pour faire un film, où je peux vagabonder dans toutes les étapes, la composition de la musique, voir s'il y a du doublage, des effets spéciaux, aller voir un peu partout, dans tous les domaines, et constituer une oeuvre en ayant tout appris. - M.Bouhafsi: Tout ce que les hommes font, les femmes peuvent bien le faire.

Passer de marin à agricultrice comme elle vient de le faire, c'est un signe. C'est le symbole du féminisme. - S.Ouazani: Oui.

C'est un peu notre vie. Nous, on traverse des personnages, des parcours de vie, à travers nos rôles et nos films. Je trouve ça génial.

C'est une super idée. - A.-E.Lemoine: Merci, messieurs!

Il faut aller au cinéma voir "Toutes pour une". C'est en salle mercredi avec ce quatuor absolument formidable. C'est forcément une émission que vous connaissez.

Elle a été lancée en 2006. Il y a 10 équipes de 2 candidats qui avaient pour mission, à l'époque, de relier Paris à Pékin en auto-stop avec seulement 1 euro par jour. C'était la 1re saison d'un programme très célèbre.

Il célèbre sa 20e saison, aujourd'hui. La notoriété mondiale rend bien des services. - Il y a une voiture qui passe, et on s'est dit qu'on allait tenter.

Le mec sort de la voiture et nous dit: "Pekino express?" Il est fan de l'aventure. - A.-E.Lemoine: Salut, S.Rotenberg! - S.Rotenberg: Salut!

Je me réjouis d'être là. - A.-E.Lemoine: Vous êtes très bien entouré. - S.Rotenberg: Bonjour, ravi d'être avec vous.

Dans ma loge, on m'a demandé d'imaginer qui, dans l'équipe, feraient les meilleurs candidats de "Pékin Express". Je me réjouis de ce jeu de l'esprit. J'imagine Babeth, avec son petit sac à dos! - A.-E.Lemoine: Mais avec qui?

Avec Sabrina, je veux bien! - E.Tran Nguyen: Mais elle n'est pas dans l'équipe. - A.-E.Lemoine: Je n'avais pas compris la question!

Alors, ce sera avec Patrick. Je crois qu'on s'auto-annulerait l'un l'autre. Je ne sais pas qui voudrait bien de moi. - S.Rotenberg: J'imagine la stature de P.Lescure en train de faire du stop, avec son autorité naturelle. - P.Lescure: Bien sûr, surtout avec mon accent pour les langues étrangères! - A.-E.Lemoine: Je ne suis pas tellement mieux.

Cette 20e saison se déroule en Afrique, avec un départ au pied du Kilimandjaro. Nous allons en parler en dégustant ce crudo de daurade préparé par P.Trâm.

On voyait la notoriété de "Pékin Express", une émission connue dans le monde entier. Ca risque de durer encore. Vous n'avez visité que très peu de pays. - S.Rotenberg: 45 ou 50, je crois. - A.-E.Lemoine: Il en reste je ne sais combien à parcourir! - S.Rotenberg: On a fait l'Australie et l'Amérique.

C'est un peu moins bien. Les candidats sont émerveillés par le luxe des habitations. Ils dorment super bien.

Il y a encore de quoi faire. - A.-E.Lemoine: Jusqu'en 2045.

Il y a encore 20 ans de "Pékin Express". - S.Rotenberg: On fêtera les 20 ans de votre présence à "C à vous".

Ce sera en 2037, c'est ça? - A.-E.Lemoine: Vous avez avalé mon Wikipédia, ou quoi? - S.Rotenberg: Rendez-vous en 2037. - A.-E.Lemoine: Je peux choisir ma destination?

Celle-ci est particulièrement difficile pour les candidats. C'est sublime. Les décors, La faune sauvage, les rencontres, les cultures qu'on traverse, tout ça est fascinant.

La difficulté est dingue. Vous leur faites traverser le Lesotho en auto-stop. C'est le pays où il y a le moins de voitures au monde par habitant.

Avant de faire du stop, il faut d'abord traverser un lac de Tanzanie sur un matelas gonflable. - Il est en train de se dégonfler de fou! - Oh là là!

Grosse galère! On est nuls. - A.-E.Lemoine: Vous testez de temps en temps les épreuves.

Celle-là, vous ne l'avez pas testée. - S.Rotenberg: Je n'ai pas eu le temps. - A.-E.Lemoine: Qui a eu cette idée vicieuse? - S.Rotenberg: Il faut savoir tout faire et il ne faut pas avoir peur du ridicule.

On caste les candidats comme ça. - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas avoir peur des petites bêtes et des grosses bêtes.

Je m'adresse à Sabrina, qui mange tranquillement. Le "Rendez-vous en terre inconnue", c'était en lien avec l'anaconda. - S.Ouazani: Je me suis retrouvée en face de lui et je me suis demandé jusqu'à combien une personne pouvait manger. 50 kg. - P.Cohen: Il y a quelque chose que vous aimez bien, Stéphane, ce sont les épreuves à l'aveugle. - J'ai marché dans le tout-à-l'égout.

A force de piétiner, j'ai dû mettre le pied dans le caniveau. Je sens un truc qui remonte, une odeur qui te monte jusqu'au pif. Il me pisse dessus.

Il y en a un qui m'a pissé dessus. - Tu t'es fait pisser dessus? Excellent. - P.Cohen: Avec les épreuves à l'aveugle, parfois c'est drôle et douloureux. - A chaque pas, c'est l'incertitude. - Baisse-toi. - Attends, je me suis pété une dent. - P.Cohen: On est tous les mêmes.

Depuis Laurel et Hardy, quand un mec se cogne, on se marre. - S.Rotenberg: On ne sait jamais ce qui va se passer.

Mais globalement, quand vous lâchez des gens dans une ville en Inde, ça crée des choses. - P.Cohen: Les 2 jeunes gens qu'on voit, vous appelez ça un duo d'inconnu/inconnu. - S.Rotenberg: Généralement, c'est à deux.

On a 50 000 candidatures. On a des gens qui se présentent tout seuls. On a toujours un binôme d'inconnus.

Cette année encore, ce sera un binôme culte. On a Ludovic et Mouhad, qui sont incroyables. Ludovic n'a jamais voyagé.

Il n'est jamais sorti le soir. Il vit avec papa et maman. Il a décidé de faire cette émission.

C'est la révolution. On aime bien les binôme d'inconnus. On aime rigoler.

Les premières années, on me demandait d'animer des choses serrées. Il y avait de l'enjeu. - A.-E.Lemoine: On n'était pas sûrs qu'ils arrivent à Pékin, la première fois.

Vous pouviez perdre le contact avec eux pendant plusieurs jours. - S.Rotenberg: C'était en 2006.

Il n'y avait pas de liaisons aussi élaborée qu'aujourd'hui. Maintenant, on se marre bien. On a bougé le curseur.

Maintenant, c'est un programme d'aventure, mais de divertissement. - A.-E.Lemoine: Ce qu'on aime bien aussi, ce sont les embrouilles.

On fera difficilement mieux que l'embrouille de 2010 entre Hoang et Quyen. - S.Rotenberg: Frère et soeur. - Tu crois que ça ne m'énerve pas de te voir comme une folle?

Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça. - Si j'ai un couteau, je te plante. - S.Rotenberg: Ce sont des chamailleries entre frère et soeur.

Il y a une pression. La compétition peut éventuellement rendre certaines personnes un peu à cran. Quand vous avez un binôme qui vous double et que vous savez que si vous êtes dernier, vous rentrez à la maison, parfois, il y a des réactions excessives. - M.Bouhafsi: Vous jouez le jeu aussi dans "Pékin Express". - S.Rotenberg: Je suis à fond. - M.Bouhafsi: Si je vous parle d'une séquence en 2012 avec une caméra embarquée... - S.Rotenberg: J'ai l'air d'un guignol.

Envoyez. Préparez-vous, c'est un peu violent. Putin de merde! - M.Bouhafsi: Vous vous en tirez seulement avec quelques points de suture au front et votre conducteur avec quelques côtes cassées. - S.Rotenberg: C'est moi, les côtes cassées. - M.Bouhafsi: On est sur un petit miracle.

Vous dites ça comme si ce n'était rien. - S.Rotenberg: Je comprends que j'ai du sang partout et que ça va se voir et je me demande qui peut me remplacer.

Je pense à F.Bollaert. A l'époque, elle est sur M6.

Elle a été passagère mystère. Elle a fait "Pékin Express" où elle a accepté d'être filmée sans maquillage. Je sais qu'elle est tout-terrain.

J'ai un réflexe. Quand vous êtes sur un fil...

J'ai l'esprit d'équipe. Je me demande comment on va faire. On est 140.

Très vite, je comprends que je suis vivant. Je sais que je ne peux pas tourner, je suis balafré. Le producteur me dit: "On va te mettre un pansement gras et une casquette." J'ai eu un pansement. - A.-E.Lemoine: Déborah veut bien vous remplacer.

Vous êtes dingue de cette émission. - D.Lukumuena: J'ai des questions.

Pourquoi on continue à vous prendre en photo? - A.-E.Lemoine: Quel est le dingue qui ne pense pas à sauver une vie? - S.Rotenberg: C'est un photographe que j'adore, un photographe de guerre.

Il a toujours le réflexe de journalistes de choper le truc. Je ne l'ai pas pris mal. C'est un pote.

Il a fait tous les conflits mondiaux. Il a eu un réflexe de reporter de guerre. Ce n'était pas la guerre. - D.Lukumuena: Je suis trop contente de vous rencontrer.

Je suis depuis longtemps. On dirait que vous ne sortez jamais de cette émission. On dirait qu'il faut aller faire du stop, là.

Il aurait pu nous entraîner. - S.Rotenberg: Je recrute pour la saison 21. - E.Tran Nguyen: C'est une émission qui compte beaucoup sur les candidats et les binômes.

Certains sont devenus cultes. On se souvient des Belges, Ludovic et Samuel. Un moment, ils ont eu un trou de mémoire face à 3 frères philippins quand on leur a demandé de chanter l'hymne belge.

Ils ne s'en souvenaient pas. - J'ai un trou de mémoire dans la tête. Enfants de la patrie... - Non, ça, c'est la France. - Je croyais chanter la bonne, mais c'était "La Marseillaise". - J'arrive à me glisser juste avant que les portes ne se referment. - On s'est dit: "Pourquoi pas Calogero"? - EN APESANTEUR... - E.Tran Nguyen: Calogero ou l'hymne national belge. - S.Rotenberg: Il paraît que c'est assez fréquent que les Belges ne connaissent pas leur hymne.

Les Philippins sont au premier degré. - A.-E.Lemoine: La 20e saison de "Pékin Express", c'est tous les jeudis à 21h10 sur M6.

Merci, Stéphane, d'être venu ce soir en parler avec 4 jeunes femmes passionnées, qui buvaient vos paroles, et qu'il faut aller voir au cinéma demain, "Toutes pour une". Merci. C'était un dîner tellement joyeux.

Un plaisir. On conclut toujours avec plaisir avec les Actualités de Bertrand...

Je ne suis pas foutue de faire un lancement. Comment je peux faire "Pékin Express"? Les Actualités de P.-A.Damecour.

Salut, Pierre-Antoine. - P.-A.Damecour: Bonsoir.

J'ai suivi toute la soirée la crémaillère de D.Trump. J'ai chopé une accentéite aigue, un peu comme les journalistes qui couvraient l'événement. - L'intérêt de la population noire des Etats-Unis, c'est que ce ne sont pas des "rappers rappers"... - P.-A.Damecour: Il y avait du beau monde à cette crémaillère.

Vous n'étiez pas invitée, Babeth. Pourtant, il y avait B.Arnault, qui a réussi à choper son carton d'invitation. - Bernard est là.

Il vivait sa meilleure vie. Il prend en photo le plafond. Un autre qui regardait dans une autre direction, M.Zuckerberg.

Ca va pas? Je le signale immédiatement sur son compte Facebook. H.Clinton s'est régalée. - A.-E.Lemoine: Ca la faisait rire? - P.-A.Damecour: C'est très nerveux.

Celle qui a attiré tous les regards, c'est la femme de D.Trump, qui a trouvé la technique pour éviter la grippe et les relous. Ils font chambre à part, je pense.

Le chapeau de M.Trump est incroyable. Elle n'a pas vu grand-chose de la cérémonie.

Je me suis procuré ce chapeau, que j'ai pu tester à la rédaction. Ce n'est pas génial au quotidien. Salut, l'équipe.

Quelqu'un veut un petit café? Cette machine déconne encore. J'ai ramené des petites chouquettes.

Non? Merci, Anne-Elisabeth. Rires.

Ils n'ont pas mis le chauffage dans la cantine! On se les caille. Crissement de pneus.

Les chaînes d'information en continu avaient dépêché leurs meilleurs envoyés spéciaux sur place, comme A.Monier. - Vous avez des images exclusives, A.Monier.

Vous allez nous faire vivre les coulisses de cette cérémonie tout au long de la journée. - Imaginez que la rotonde où la cérémonie d'investiture de D.Trump se passera ressemble à peu près à ça. - P.-A.Damecour: Parce qu'il a à peu près reçu son accréditation.

Je suis allé voir du côté de CNews, il y avait du lourd avec les meilleurs journalistes non accrédités. - A chaque fois qu'on tente d'entrer dans un périmètre interdit, on se fait refouler tout de suite. Ils ont bien noté qu'on n'était pas munis de la précieuse accréditation pour entrer à l'intérieur. - P.-A.Damecour: T'es pas invité, t'es pas invité.

Babeth a fait une soirée champagne-saucisson, je n'étais pas invité, je n'y suis pas allé. LCI nous a trouvé de belles images, enfin. - Et ces images de Blair House, l'endroit où se trouve actuellement D.Trump. - P.-A.Damecour: On est sur de la belle bâche.

C'est du nylon avec du polyéthylène. Une bâche de 4 m sur 8 m. - A.-E.Lemoine: Collection Roland-Garros. - P.-A.Damecour: On a fait avec les moyens du bord.

Quand on ne sait pas quoi dire, on ouvre le magasin de meubles. - Il va y avoir un thé ou un café. - Les Américains aiment bien la fanfare et les drapeaux. - Dans le coffre, vous avez traditionnellement des poches de sang du groupe sanguin du président. - P.-A.Damecour: Passionnant...

Je ne l'avais pas. On la note, on pourra briller à la machine à café demain matin. Direction D.Pujadas, qui a fait son duplex visiblement depuis les toilettes.

Avec un écho. - Merci, A.Monnier.

Nous y sommes. - P.-A.Damecour: Il était speed.

LCI nous a offert des commentaires très pointus. - On voit...

Il bafouille. - P.-A.Damecour: Ce sont juste des gars qui marchent dans un couloir.

Une investiture, c'est tous les 4 ans. Il y a un protocole très organisé, comme hier. Ils sont au cordeau, les Américains. - Mesdames et messieurs, accueillez le juge pour le serment. - P.-A.Damecour: Ils sont jeunes, les juges, aux Etats-Unis.

J'ai des images exclusives de D.Trump qui signait des décrets. Il en a signé des dizaines et des dizaines devant une foule en délire.

Acclamations. Tout va bien pour lui. Une autre cérémonie, peut-être avec un poil moins de monde, les voeux d'E.Macron aux forces armées.

Il a repris un de ses jeux préférés, le jeu des triptyques. On avait "Je baisse, j'éteins, je décale". - Sa capacité à anticiper, préparer agir.

Pour nos intérêts notre sécurité, nos valeurs. Il faut investir, simplifier, protéger et avoir une préférence européenne. - P.-A.Damecour: Non!

C'est un quadruplé. Il innove. Stéphane, après le Népal, la Chine, Mexique, la Birmanie, cette 20e saison nous emmène en Afrique.

Vous êtes peut-être à court d'idées pour la prochaine saison. Heureusement, Manu va vous aider. - E.Macron: Du Caucase à nos amis baltes, de l'est et du nord de l'Europe, la Pologne, la Grèce, la Suède, la Norvège, le Liban, la mer Rouge, les plages de Normandie, la Provence, l'Alsace, sur notre territoire métropolitain, dans nos outre-mer ou dans d'autres géographies... - S.Rotenberg: 30 épisodes. - P.-A.Damecour: Le président prépare sa reconversion en influenceur motivation.

Si vous vous sentez un peu flagada en janvier, il vous motive. - E.Macron: L'investissement, le travail de chaque jour, la capacité à nous appuyer sur nos forces et à réparer nos faiblesses.

A nous d'aller de l'avant. A nous de nous réveiller. Il nous faut aller plus loin et plus vite.

Nous devons encore faire mieux. - P.-A.Damecour: Si vous avez la flemme, écoutez plutôt le conseil de V.Moscato, qui recevait des lycéens dans son public. - A.-E.Lemoine: Bravo.

On vous retrouve tous les soirs et chaque jour à 13h45 sur RMC Story avec E.Denis. Merci à tous d'avoir accepté notre invitation à dîner.

On débriefe? Tout de suite, le Doc conso du mardi. La face cachée de nos produits de consommation.

Ce soir, c'est "Ca chauffe à la montagne".