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Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 15 décembre 2025 3 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Pour le RN Christopher Szczurek, un budget qui "illustre l’échec de ces deux quinquennats"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30inconnuChiffre
    « La dette publique s'élevait à 2000 milliards d'euros et l'on s'inquiétait déjà de son poids. »
  • 7:30inconnuFait
    « Plus de gouvernement, plus de parlement et plus d'État. seulement des arrangements de couloir entre un gouvernement sans cap et un PS trop heureux de sursoir à la sanction électorale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

À part le temp notre collègue Christopher Zurk pour la réunion administrative des sénateurs ne figurant sur la liste d'aucun groupe. Vous avez la parole monsieur le président, monsieur le président de la commission des finances, monsieur le rapporteur du budget, madame monsieur le ministre. Comme chaque année, le SNA examine le projet de loi de finance dans un contexte toujours plus incertain, toujours plus contraint, marqué par l'affaiblissement progressif de nos marges de manœuvre budgétaire et par une situation politique devenue profondément instable.

Nous n'avons eu de cesse de le répéter. Ce budget est le dernier de la Macronie et il illustre, s'il le fallait encore, l'échec économique, financier et infini et institutionnel de ces deux quinquenas. Mes chers collègues, en 2017, la Macronie triomphante entamé 5 années d'un pouvoir sans partage.

Le gouvernement disposéait d'une majorité plétorique à l'Assemblée nationale. Le Parlement était réduit au rôle de chambre d'enregistrement, validant sans sans cesse toutes les prétendues réformes et tous les abandons assumés. Seul les révoltes sociales puis la crise sanitaire sont venus troubler cette domination.

Dans le même temps, le Rassemblement national voyait ses résultats électoraux croître inexorablement. À cette époque, la dette publique s'élevait à 2000 milliards d'euros et l'on s'inquiétait déjà de son poids. La 5e République paraissait encore dotée de l'architecture institutionnelle la plus solide du monde occidental tandis que les vieux partis gonflés d'orgueil et de conformisme semblaient promis à une disparition annoncée.

Près de 10 ans plus tard, où en sommes-nous ? Depuis 3 ans, le pays n'a plus de majorité, plus de gouvernement, presque plus d'État. Des apparentements électoraux inniques ont brisé la belle mécanique institutionnelle hérité du général de Gaulle.

Les tensions s'accumulent, les conflits menacent. La France est surendettée, économiquement à tonne et socialement fracturée. Alors, il faudrait évidemment parler du budget que nous votons ce jour, de l'obstination jamais démentie de la majorité sénatoriale, de son refus de voter le moindre amendement même de baisse des dépenses publiques quand il est proposé par le Rassemblement national.

Mais enfin, nous connaissons le caractère factise de l'exercice du jour. Sitôt le texte adopté, voilà qu'il reviendra sur le bureau d'Olivier Fort qui opérera son tri un vague pouvoir de circonstance en total inadéquation avec ce que le Parti socialiste pèse encore au niveau électoral. Plus de gouvernement, plus de parlement et plus d'État. seulement des arrangements de couloir entre un gouvernement sans cap et un PS trop heureux de sursoir à la sanction électorale que lui infligeront sans doute bientôt les électeurs.

Alors entre l'entêtement des uns et la bassesse des autres, notre choix est très clair. Bien évidemment nous votrons compte ce budget. Merci.

La parole est à notre collègue