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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 18 février 2026 111 minContradictoireFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

🔴L’ONF, l’ANATEF & le GIP Ecofor sur l’adaptation de la gestion de la forêt au changement climatique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 20 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Quels sont les principaux indicateurs de dépérissement des forêts françaises ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment l'ONF compte-t-il adapter ses méthodes de gestion face à l'accélération du changement climatique ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    La forêt peut-elle s'adapter seule aux aléas climatiques ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Quels sont les effets des coupes rases sur la biodiversité et les sols ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment intégrer la gestion de l'eau dans la stratégie d'adaptation des forêts ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Comment garantir que les missions d'intérêt général passent avant la pression commerciale sur les forêts gérées par l'ONF ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30François BonetChiffre
    « 670000 hectares de forêt sont en état de dépérissement. C'est 66 fois la surface de Paris, 4 % de la surface forestière globale en France. »
  • 6:30François BonetChiffre
    « La France devrait connaître un réchauffement d'un degré supérieur à la moyenne mondiale à horizon de 2100. »
  • 24:00François BonetFait
    « La forêt française ne peut se regarder d'un seul bloc. Il y a d'un côté les forêts primaires et de l'autre les forêts façonnées de la main de l'homme qui sont elles majoritaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

commission issue de six groupes différents depuis une mission d'information en 2023 dont la rapporteur était Sophie Panonacle. Ce travail avait aussi débouché sur plusieurs propositions de loi. Nous accueillons donc ce matin François Bonet, directeur général adjoint de l'ONF accompagné de madame Claire Tolance, directrice adjointe des relations institutionnelles.

Emmanuel Nicolas, président de l'Anatef, l'association nationale des techniciens forestiers indépendants et Guy Landemman, ancien ingénieur à Rae et directeur adjoint d'un groupement d'intérêt public, le GIP EOFORT dont la mission est de développer des programmes de recherche sur des écosystèmes forestiers et la gestion durable des forêts. Vous avez en particulier mise au point des indicateurs de suivi. Le sujet monte, c'est ce qu'on peut lire sur le site de l'ONF dans un article du début du mois sur le changement climatique et le dépérissement de la forêt.

Et c'est le moins que l'on puisse dire, nous avons 670000 hectares de forêt sont en état de dépérissement. C'est 66 fois la surface de Paris, 4 % de la surface forestière globale en France. Plus de 80 % de mortalité des arbres constatées en 10 ans alors que la forêt et les sols forestiers compensent 9 % de nos émission de gaz à effet de serre.

Même s'il demeure encore des incertitudes sur l'ampleur et la rapidité de ces phénomènes, les mécanismes d'adaptation naturelle semblent en moyenne 10x fois trop lents au regard de la rapidité prévisible d'évolution du climat. Ainsi dans la dans le PNAC 3, la forêt apparaît à travers deux axes. D'abord la mesure 7, se préparer à l'augmentation attendue des incendies de forêt et de végétation.

Et ensuite la mesure 38, assurer la résilience des forêts, des services associés et de l'économie de la filière bois. Cette filière réunit en effet des milliers d'emplois qui doivent être aussi préservés. Vos diagnostics et recommandations seront donc très utiles et nous comptons sur vous pour prendre en compte autant que possible la variété de nos paysages forestiers puisque nous sommes l'un des rares pays à avoir une forêt tempérée tropicale et boréale.

Je vous laisse la parole pour une brève introduction et nous engagerons le dialogue avec les députés. Madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, je vous remercie d'avoir convié l'ONF à cette audition sur l'adaptation des fois au changement climatique car je dois le dire, c'est aujourd'hui le sujet de préoccupation numéro 1 de nos forestiers sur le terrain, voir un sujet quasiment exclusif de préoccupation compte tenu de la la gravité de de la situation et de l'état des dégradations de nos écosystèmes. Avec le changement climatique, je le dis avec une certaine gravité, avec 30 ans d'expérience de de pratique de la gestion forestière, les forestiers vont faire face là dans les années qui viennent aux plus grands défis qui'est jamais connu la foresterie française qui a une longue tradition depuis la création des eaux et forêt au 13e siècle sous Philippe Lebelle.

Je crois qu'on est face à un mur de difficulté auquel les forestiers vont devoir faire face. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs l'adaptation des fois au changement climatique devrait figurer parmi les priorités que le gouvernement devrait assigner à l'ONF dans son prochain contrat d'objectif 2026-2030 qui est en cours de négociation. Vous l'avez dit madame la présidente, l'accélération du changement climatique touche très durement les forêts françaises, non seulement dans l'hexagone mais aussi dans les outremères puisqu'on nous constate et on déplore déjà des dépérissements significatifs dans la forêt de Guyane et dans les forêts de l'île de la Réunion que nous n'avions jamais connu jusqu'à présent.

Ce dépérissement compromet progressivement la capacité des forêts à apporter les services attendus tant sur le plan économique, social et environnemental. Depuis 2018, parce que 2018 est un point de bascule, euh le constat est sans appel. Le taux de récolte des arbres dépérissant dans ce qu'on récolte chaque année, je prends ce que récolte l'ONF, environ 12 millions de m c dans les forêes et communales.

On a aujourd'hui un taux d'arbres dépérissants malade qui représente environ 30 % de la récolte. Alors qu'historiquement, on a les statistiques depuis le 19e siècle, le taux d'arbre d'périssant récolté ne dépassait rarement 5 % par an. Donc c'est un indicateur fort que du niveau de dépérissement de de nos de nos de nos forêts.

On estime aujourd'hui, vous avez parlé de 650000 hectares de forêt dépérissantes au niveau national hexagonal. Dans les forêts publiques, on estime 200 à 200000 hactares les surfaces de forêt très sinistrée, très dépérissantes avec des phases d'effondrement de de la forêt environ 5 % des surfaces que nous gérons hein, 25 % des surfaces de la forêt française hexagonale et ce taux est à peu près similaire sur les les forêts privées. Entre deux périodes décénales 2005 2023 la croissance des arbres c'est un are un autre indicateur fort la croissance des arbres a globalement baissé de 8 %.

Euh ça veut dire que les arbres croissent beaucoup moins vite, les cernes annuelles sont beaucoup plus serrées et ça c'est directement lié au manque d'eau et à l'accumulation des sécheresses caniculaires. Et parallèlement, autre indicateur, la mortalité dans les forêts à doublé entre ces deux périodes décenales. Pour donner un seul chiffre dans les forêts publiques, dans les seules forêts publiques, on a annuellement, on est passé de 1,3 million de m c de bois mort qui meurt chaque année à près de 3 millions de m c qui meurent chaque année du fait des dépérissements.

Cette forêt affaiblit et c'est un autre élément, une autre conséquence du changement climatique est beaucoup plus sensible aux attaques d'agents pathogènes dont le développement est accéléré par le changement climatique comme l'a montré la crise des des scolites de l'épistère dans le carnord-est. la crise du de l'encre du châteignier qui est en train d'affecter très durement les forêts d'Î-de-France ou la crise du Aneton à CompiNg ou à Chantill qui est en train de faire dépérir ces deux forêts emblématiques de française. Cette sensibilité exacerbée se double d'une exposition accrue à de nouveaux pathogènes produits de la mondialisation des échanges.

Je cible la Calaros du Freine qui est en train de faire dépérir cette essence feuillue de nos forêts qui fait la diversité de nos essences feuillues actuellement. Et par ailleurs, on a vu apparaître un foyer de nématode du pain depuis le mois de novembre dans le dans les landes euh qui est un redoutable ravageur des euh résineux. En 2025, l'ONF a procédé à un diagnostic des 125 plus grands de Chînet de France, le chaîn et l'arbre roi de de de nos forêts.

Et nous avons diagnostiqué une nette dégradation de l'état de santé de nos belles chaînes de l'Allié de du Valde de Loire avec des très forts pertes de feuilles et des périssements des des branches qui est extrêmement préoccupante. Après ce je je rajoute aussi que la France devrait connaître un réchauffement d'un degré supérieur à la moyenne mondiale à horizon de 2100. On a développé des outils pour essayer de projeter l'évolution des dépérissements et on voit que la carte de compatibilité climatique de nos essences montre que le tiers de la forêt actuel se trouvera en inconfort climatique à horizon 2050 et plus de 50 % de nos forêts devrai aussi se trouver en inconfort en difficulté climatique d'ici la fin du siècle.

Ce constat et ces perspectives ne sont guerres réjouissantes et sont un facteur de de de grande anxiété pour les forestiers de terrain qui voient le fruit du travail de leur des générations passées se dégrader sous leurs yeux et il devient chaque jour plus nécessaire d'accompagner l'adaptation de nos forêts pour les rendre plus résilientes afin de prévenir les phénomènes de rupture et d'effondrement de nos écosystèmes. J'évoquerai quelques mesures, quelques orientations que l'ONF a d'ors et déjà adopté au titre de la politique d'adaptation des fauchs climatiques. Face aux aléas et aux incertitudes qui se cumulent, il est important de développer des nouveaux outils de surveillance et de diagnostic en continu de nos forêts.

On avant 2018, on avait une forêt relativement stable qu'on inventoriait tous les 20 ans au moment de la révision des plans de gestion. Aujourd'hui, la forêt elle évolue, elle bouge, elle est affectée par des aléas quasiment tous les ans ou tous les à des fréquences infra de moins de 5 ans. Et donc, il nous faut renforcer les capacités de surveillance par des nouvelles technologies, la télédétection, le croisé à des placettes de terrain pour avoir un suivi renforcé pour pouvoir intervenir au bon endroit au bon moment avec anticipation et de façon raisonnée.

On a aussi un prérequis pour une gestion forestière adaptative réussie, c'est la préservation des fonctionnalités des écosystèmes existants. Je veux parler de la préservation et de la biodiversité et des sols qui est essentiel, je pense que Guuy reviendra, qui sont la base de la capacité de résilience de nos forêts. Plusieurs mesures ont été engagées en ce sens.

Notamment la généralisation dans les forêts publiques des cloisonnements d'exploitation pour que les engins forestiers ne circule pas partout dans les parcelles, ne tasse pas tous les sols parce que quand on tasse un sol, il a moins la capacité de retenir l'eau et on sait que c'est un enjeu majeur que de retenir l'eau dans les sols pour que les armes continuent à vivre, à fonctionner, à croître. Euh on a aussi on développe aussi des solutions alternatives de débardage par câblema qu'on utilisait beaucoup en montagne dans les Alpes et qu'on essaie de faire venir dans la plaine pour exploiter les parcelles sans impacter les sols notamment dans les chaînées qui sont actuellement extrêmement mouilleuses et inaccessibles pour les engemèmes. Je pense aussi à la restauration de l'équilibre forêt onulé qui est un sujet sensible et qui est un enjeu essentiel pour la résilience et la régénération de nos forêts, notamment la régénération naturelle.

Plus de 50 % des forêts d'Omagania sont en situation de déséquilibre et les coûts de protection majorent de plus de 30 % les coûts de reboisement. L'ONF confirme aussi son choix pour les civilicultures qui garantissent un couvert continu du sol forestier par la végétation. La civiliculture en futée irrégulière couvre déjà 30 % des forêts publiques que nous gérons et nous promouvons la la futée régulière par régénération progressive pour pouvoir maintenir un couvert des sols par la végétation.

Le débat public se focalise aussi beaucoup sur les plantations alors que tous les types de peuplement devraient pouvoir bénéficier d'actions d'adaptation par des actions d'amélioration, d'éclaircis, de de dos d'osage des essences pour orienter les peuplements existants vers des forêts plus euh euh résilientes. Le forestier sage sait désormais que doser le mélange d'essens est une mesure essentielle pour l'adaptation. Vous l'avez dit madame la présidente, les capacités naturelles des arbres à s'adapter qui sont réelles n'apparaissent pas suffisantes au regard de la rapidité et de l'intentification, notamment des sécheresses caniculaires telles qu'on en a connu deux l'été dernier et qui sont extrêmement délétaires pour nos pour nos forêts, pour nos arbres.

Aussi, le renouvellement forestier avec des essences plus adaptées, plus résistantes à la sécheresse sera un levier important de l'adaptation. Et la stratégie de l'ONEF en la matière est de promouvoir un modèle fondé sur la diversité des silvicultures et des essences adaptées à chaque parcelle, à chaque situation pour pouvoir trouver le bon dosage d'essence qui permet de résister à l'évolution rapide du climat. On ne pourra pas réussir le renouvellement forestier sans sécuriser un sujet qui est essentiel et dont on parle jamais, ce sont les semences forestières.

Il y a un enjeu majeur aujourd'hui d'assurer la souveraineté en matière de disponibilité de semences forestiers. On parle beaucoup de semence agricole aujourd'hui. Avec les besoins qui vont venir de disposer de plans pour adapter nos forêts au changement climatique, on fait pas de plan forestier sans avoir des semences adaptées.

Et donc, il nous faut rebâtir une filière de semence forestière pour faire face au défi de demain. En la matière, l'État a confié à l'ONF le soin de mettre en place cette filière des stocks stratégiques au cœur de la forêt de l'ajout où on a un centre névralgique pour produire et stocker les semences. Mais notre sujet c'est de trouver des des semences sur des essences nouvelles, des essences qui n'étaient pas traditionnellement produites comme le pain maritime, le Douglace.

Il faut aller chercher des essences nouvelles notamment feuillues et donc disposer de vergrain sélectionné de peuplement classé avec des ressources génétiques diversifiées. Et tout ça c'est un sujet essentiel critique sur lequel il nous faut réinvestir. Et je terminerai, mesdames, messieurs les députés, par le sujet de la prévention des incendies qui constitue, du point de vue de l'ONF, le volet cardinal d'une stratégie d'adaptation des forêts au changement climatique qui a été renforcé par la loi et les budgets que vous avez voté depuis 2023 suite aux grands incendies de 2022.

En la matière, il il importe de de ne pas baisser la garde, de continuer à étendre les dispositifs de prévention plus au nord au-delà de la zone historique du sud et du sud-ouest. Euh et euh car le premier danger destructeur de la biodiversité du stock de carbone forestier face au changement climatique, c'est le risque de destruction par le feu. On l'a vu cet été euh dans euh euh les euh les corbières.

Et donc, je voudrais réaffirmer à cet égard que comme vous l'aviez mis dans le préambule de la loi voté en 2023, la gestion forestière constitue le premier levier de prévention des incendies car par l'exploitation, on maintient, on régule le volume de biomasse qui peut être le carburant pour les incendies. Une forêt gérée exploitée, elle est aménagée avec des pistes qui permettent la défendabilité par les pompiers euh des massifs. Des pompiers n'iront pas au sein des massifs s'ils ne sont pas bien équipés de pistes forestières adaptées à à la DFCI.

Donc je le dis, la gestion durable des forêts qu'il nous faut étendre, renforcer constitue la première mesure de prévention et la première mesure d'adaptation changement climatique. Et pour conclure mes proposiminaires, j'insisterai aussi sur l'importance de développer des espaces de concertation et de dialogue entre professionnels de la forêt et société civile à l'échelle des massifs. Car nos paysages forestiers, ils vont évoluer très rapidement.

On sait que nos concitoyens sont très sensibles à l'évolution du paysage qui va, on le voit quand on a le débat sur les couples, les coupes fortes ou les coupes rases, mais le changement climatique va modifier très radicalement à grande échelle les paysages forestiers et donc il est important de pouvoir en discuter, en dialoguer entre les professionnels pour éviter les incompréhensions. Et dans ce contexte de grande incertitude, des débats intenses sur autour de la gestion forestière, on porte la conviction que les élus des collectivités forestières et des collectivités sièges de forêt ont un rôle essentiel à jouer dans l'animation de cette médiation et de cette concertation. C'est en ce sens que nous travaillons avec la Fédération nationale des communes forestières au cœur et ce sujet est au cœur de notre partenariat.

Donc je vous remercie pour votre attention. Je me permets mesdames messieurs députés de vous signaler que l'ONF aura un stand au salon d'agriculture la semaine prochaine qui sera totalement consacré au sujet de l'adaptation au changement climatique. Vous êtes bien volontiers les bienvenus sur ce stand.

Je vous remercie. Merci monsieur le président. Allez-y madame la présidente.

Mesdames, messieurs les députés, je vous remercie pour cette invitation. Je suis le président de la NATEF, l'Association nationale des techniciens indépendants euh forestiers. Cette association a été créée en 93 et fédère des techniciens passionnés et indépendants surtout respectant un code de déontologie et des valeurs fortes.

Nous travaillons sur le secteur de la forêt privée. Mon monsieur Bonet vous a expliqué la la gestion en forêt publique. Nous nous travaillons exclusivement sur les propriétés privées.

La compétence en gestion forestière, l'indépendance vis-à-vis des activités de négoce de bois, la formation continue, la valorisation du bois et la préservation de l'environnement. font partie des valeurs du métier de gestionnaire. Notre métier consiste à assister les propriétaires privés dans la gestion et la mise en œuvre de leur patrimoine forestier.

Nous rédigeons les documents de gestion, mettons en œuvre les programmes de coupe et travaux et réalisons des estimations. Nous sommes donc des prestataires pour le compte des propriétaires. Le métier de gestionnaire demande des compétences multiples, bien entendu, des compétences qui sont en premier lieu basé pour la production de bois afin de répondre aux besoins de la société.

Mais pas seulement. Nous avons un rôle primordial dans la compréhension de l'écosystème, dans la préservation de celui-ci en pratiquant une récolte soutenable et améliorante. Cette activité de gestion doit également prendre en compte l'aspect social ou sociétal de la forêt.

Ces trois piliers, la production de bois, la prise en compte de l'écosystème et le rôle social des forêts sont indissociables pour obtenir une gestion à long terme. Notre métier est donc à la confluence de ces trois piliers. Nous devons acquérir toutes les nouvelles connaissances sur l'écosystème forestier, approfondir nos savoirs sur le monde végétal et prendre en compte toutes les modifications du changement climatique.

Intégrer la réalité courttermiste du monde économique actuel vis-à-vis du temps long de la forêt et accepter les demandes de société civile redécouvrant la forêt. Le forestier récolte du bois façonné par ses prédécesseurs et façonne le bois pour les générations futures. Notre action doit conduire à une amélioration continue de la ressource en bois en quantité mais surtout en qualité.

Notre proximité quotidienne avec l'écosystème nous conduit à observer le boulerement qu'apporte le changement climatique. Nous ne sommes pas des scientifiques, des gens empiriques. La nos qualités sont l'observation, la patience.

La compréhension du rôle du sol, du bois mort, du jeu de lumière, des chaleurs, des cycles, des cycles de l'eau au sein du peuplement nous permettent de modifier nos pratiques. Cette meilleure compréhension n'empêche pas que nous subissons avec nos clients les pertes économiques qui découlent du changement climatique. Et ces modifications doivent nous conduire à repenser la production de bois nécessaire aux besoins de la société en questionnant toutes nos pratiques.

Certaines de ces pratiques forestières altèrent et transforment durablement l'ambiance forestière, le microclimat forestier ou le sol par exemple. Il a été cité l'option de mettre des cloisonnements de façon systématique pour préserver le sol. C'est très important.

Nos connaissances font que nous ne pouvons plus promouvoir des méthodes qui détruisent notre outil de travail et tout forestiers doit en prendre conscience. Actuellement pour nous, la silviculture mélangée à couverte continue dite la SMCC nous paraît être la méthode la plus pertinente pour répondre à toutes les injonctions faites à la forêt. Une production de bois de qualité, un accompagnement de l'écosystème avec une prise en compte accentuée de la biodiversité et le respect du rôle social de la forêt.

Le forestier, qu'il soit gestionnaire ou propriétaire, décide des actions à mener sur sa forêt durant 25 40 ans en moyenne et ces pratiques auront une répercussion sur 100 à 200 ans. Nos pratiques engagent donc notre responsabilité et bien au-delà de notre parcours professionnel ou de notre vie. La diversité, le maintien du couvert, la régénération non naturelle complétée si besoin par la migration assistée et une stabilité politique de la politique forestière seront les bases de l'adaptation au changement climatique.

Merci de pour votre écoute. Merci beaucoup monsieur le directeur Oui, madame la présidente, mesdames et messieurs. Ça y est, ça y est, c'est merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés, euh bonjour. Alors Guinandman, je suis ingénieur forestier à la retraite depuis 3 ans et j'ai été entre autres à l'époque des pluies acides. Donc ça nous ramène à il y a plus de 30 ans où j'étais à la tête d'un programme de recherche sur les plu acides qui étaient à la cause en partie de dépérissement.

Mais je précise pour faire la transition avec l'exposé de François Bonet que les déplairissements n'avaient pas du tout la même ampleur que que maintenant. Euh deuxième remarque liminaire, c'est que je partage avec lui l'idée que les couperas ne sont pas le point cardinal de l'adaptation des forêts au changement climatique. Mais néanmoins, beaucoup de débats reviennent sur ce sujet.

C'est pour ça que je vous présente quelques illustrations, quelques que j'ai quelques présente quelques propos sur cette question. Alors, question des couperas, c'est une des modalités de renouvellement des peuplements forestiers et on a on va voir ce que ça implique en terme en sous le en contexte de changement climatique. Et euh pour illustrer ça, je me réfère à une expertise collective du nom de l'exposé que je présente sur les couperas et le renouvellement des peuplements en contexte de changement climatique.

Donc une expertise récente qui était collective avec à peu près 70 experts scientifiques et technique. Donc pour dresser un état des connaissances, c'est le but d'une expertise de ce type. La coordination a été faite par le JPOFORT par moi-même en lien avec le réseau mixte technologique à force dont le but unique est d'étudier non pas d'étudier mais mettre à disposition des gestionnaires des outils pour l'adaptation des forêts au changement climatique.

Projet soutenu par deux ministères de celui de l'agriculture et de la transition écologique l'ADEM et l'OFB. Alors pour illustrer mon propos, une définition simple de la coupe rase, c'est une coupe unique qui porte sur la totalité du peuplement forestier et qui précède généralement sa régénération artificielle, c'est-à-dire une plantation. La photo illustre un cas typique de coupe rase ici dans le livre à doigt.

Ces coupes ne sont pas distribuées de façon uniforme sur les territoires. Plus la couleur est verte et foncée, plus il y a de couperas, il y a de grandes disparités entre par exemple Provence Code d'Azure et la Nouvelle Aquitaine, c'est un rapport de 1 à 10. Donc c'est en Nouvelleakitaine et en aquitaèine que il y a le plus de coupeas.

Dans le nord du pays, les contrastes sont moins forts et les coupes rases généralement moins importantes. On peut aussi utiliser la télédétection. C'est fait depuis 2017 avec un un outil donc la télédétection et un projet financé par le ministère de l'agriculture et donc sur cette carte est représenté pour chaque commune de France la surface de coupe qui s'opère une année donnée.

Donc vous pouvez visualiser votre circonscription, la région que vous connaissez le mieux et portez attention à cette carte et aux cartes suivantes. C'est un thème qui a été très qui reste très médiatisé comme vous le savez. Et ici vous avez les articles de journaux qui relatent le problème des coupease.

Vous voyez que ça varie beaucoup selon les régions. Vous reconnaissez le Morvent, le plateau de 1000 vaches qui sont des zones à la fois où on coupe fait beaucoup de couperas et où il y a une forte mé médiatisation du sujet. Ici, ce sont les pétitions en ligne qui ont été opérées sur entre 2016 et 2021.

Il y a eu 68 pétition pour à peu près 860000 signataires. Donc là, on n'est pas près pas loin du million. C'est dire que ce sujet suscite beaucoup d'intérêt chez nos concitoyens. ici une courbe.

Alors la courbe en bleu euh c'est celle des articles de journaux entre 2000 et 2025. Vous voyez que pendant longtemps, c'est un niveau assez faible. de 22 articles en 2022, 44 en 2010, 109 en 2016 et puis une croissance exponentielle puisque'en 2025, il y en a eu pas mal moins de 668.

Donc ça suscite une certaine émotion, une polémique, une médiatisation, on vient de le voir, une mobilisation citoyenne. Là, vous avez une photo qui est assez connue puisque ce sont 500 euh adhérents d'une association qui s'appelle Canopé dont un des objets, c'est de faire connaître et et de lutter contre les couperas. Là, c'est une coupease du Morvent.

Il y a beaucoup de manifestations autour du thème des coupases et il y a eu bien sûr des propositions parlementaire par Anne Lor Catlot et Mathilde Panu. Propositions qui ont pas été euh qui n'ont pas eu de suite concrète mais le sujet reste toujours sur la table. Un dernier point et puis je j'en arrêterai là pour les illustrations, c'est que il y a aussi une polémique sur l'ampleur même de ces couperas.

Alors le total des coupases en France chaque année, c'est à peu près la taille de la forêt domaniale d'Orléan, la plus grande de France. Mais est-ce que c'est important à l'échelle de la France ? On peut dire que ça ne l'est pas au sens que si vous sautez en parachute sur la forêt française, vous avez 0,2 % de chance de tomber sur une coupe de l'année.

Par contre, si vous intéressez à la surface sur laquelle on récolte du bois une année donnée, là vous en êtes à 5 %. Si vous vous intéressez à la quantité de bois qui sort des coupeases, c'est quand même 1/5 de tout le bois qui est récolté. Et bien sûr, si vous faites un focus sur une petite région que vous connaissez, le plateau de Milvache ou le Montrent, pour prendre des exemples emblématique, là vous avez une image euh beaucoup plus sévère si le coupazes sont un problème pour vous.

Alors la nouvelle surprenante, une des nouvelles surprenantes de l'expertise qu'on a conduite, c'est qu'il y a pas eu d'évolution majeure sur une trentaine d'années. C'estàd il y a eu des reculs ici et il y a eu une augmentation des couperas sur d'autres territoires. Il y a eu une baisse très nette des couaces dans les forêts de l'État et une augmentation relative dans les forêts privées.

On pourra y revenir si vous avez des questions. Je j'en reste là pour mes diapo. Merci beaucoup.

Merci. Et attendez, je vais quand même tenir quelques propos sur la façon de Allez-y. de les réguler.

Alors, les effets de ces coupes sont nombreux. Ils sont physiques sur le confort euh des des plantations et le tassement du sol comme ça a été évoqué, les pertes de carbone. Donc on a on a un lien direct avec le changement climatique, l'érosion du sol quand il y a beaucoup de coupe en bassin versant et des effets complexes mais souvent négatifs quand même sur la biodiversité.

Donc il s'agit pas exactement de destruction comme on l'entend parfois des écosystèmes, mais plutôt d'altération plus ou moins grave, généralement réversible mais uniquement sur le long terme, pas sur le court terme. Ces effets augmentent pour certains, pas tous avec la surface. Donc l'entrée surface est pertinente mais pas résout pas tous les problèmes et comme ça a été dit les conditions d'exploitation sont absol d'exploitation forestière sont absolument euh essentielles.

Donc pour limiter les effets négatifs des coupe, il y a toute une panoplie de mesures que je vais pas lister qui sont connues dans leur principe mais qui sont parfois complexes à mettre en œuvre. c'est il y a une phase d'exploration de ces façons de réduire les effets et euh il faut aussi euh tester ces ces ces mesures euh avant de les appliquer et bien entendu c'est une précision utile, beaucoup de ces mesures visant à atténuer les effets ont un coût et un coût qui peut ne pas être négligeable. Donc pour aller de l'avant, il y a effectivement des recettes assez classiques pour limiter les polémiques, c'est de partager les connaissances comme ça a été dit, c'est d'établir des plans stratégiques, à l'exemple du plan d'action euh sol forestier qui vient d'être approuvé en 2025. l'accent sur le terrain doit pouvoir s'appuyer sur des guides, des guides techniques comme il en existe déjà et aussi faire l'objet d'un contrôle.

Je mets ça entre guillemets mais néanmoins comme un travail qu'on ferait en laboratoire. Dans le laboratoire de la forêt, il faut aussi être bien conscient de l'accent qu'on mène et de la du caractère satisfaisant ou moins des accents qu'on qu'on a. Alors, en terme de renouvellement des forêts, c'est vrai que les coupras ne représentent qu'une des façons de renouveller la forêt et pas la principale en France.

C'est comme l'a dit François Bonet, la régénération naturelle obtenue par coupe progressive des peuplements. Il y a aussi la forêt à couvertin qui a été mentionnée, qui est encore assez peu présente, quoi que de plus en plus et notamment aussi dans les forêts de l'État. Et et donc dans ces différentes façons de renouveler, il y a des façons qui doivent évoluer et avec le changement climatique, c'est vraiment une nouvelle donne.

On est amené à réviser très fortement les pratiques qu'on mettait en œuvre jusque-là. Donc les idées bah sont très nombreuses dans le domaine, elles sont même un peuonnantes et donc il faut arriver à cadrer tout ceci et à mettre sur le marché entre guillemets des pratiques qui sont validées. Faute de quoi on risque de faire un certain nombre d'erreurs qu'on pourrait payer encore assez cher à l'avenir.

Alors, quatre messages clés pour résumer mon propos. Euh prévenir ou à défaut limiter les effets négatifs des coupases, c'est possible, mais ça nécessite un travail important, concerté et des moyens aussi. Légiférer, c'est possible mais ça ne résout pas tout.

Loin s'en faut. Encadrer techniquement, c'est nécessaire. Renouveler la forêt pour l'adapter au changement climatique, c'est une question centrale, je ne reviens pas là-dessus, sur laquelle il faudrait pouvoir avancer vite et bien parce que le paradoxe, c'est que le temps presse. et la place des coupe dans ce contexte forestier peut pas être anticipé précisément même s'il est souhaitable que leur utilisation soit moins fréquente.

Alors pourquoi on peut pas dire précisément ? Parce que s'il y a des dépérissements massifs, il faut bien reconstituer ces peuplements et là on sera dans une situation de couper obligatoire et de reconstitution par plantation. Merci pour votre attention.

Merci beaucoup. Je pense qu'on pourra peut-être transmettre votre diaporama au députés. Euh donc on va démarrer les orateurs des groupes et donc je donne la parole à Emmanuel Blier.

Oui. Merci madame la présidente. Messieurs, refuge des animaux, régulateurs thermiques et boucliers contre les alléas climatiques.

La forêt regorge de capacités extraordinaires. En matière de biodiversité, la France a toujours été pionnière. Il y a déjà longtemps que nos dirigeants ont tacté des travaux d'une part pour la comprendre et d'autre part pour la conserver.

Et tout ceci, on ne le doit pas à quelques extrémistes écolo mondialistes mais bien Philippe Lebel qui crée en 1291 l'administration des eaux et forêts. Puis plus récemment à Colbert qui sous Louis XIV rédige l'ordonnance des eaux et forêts, véritable base réglementaire au futur code forestier. J'ai envie de dire si cette commission existe, laquelle nous vivons aujourd'hui, on le doit en partie à ces deux instigateurs.

Je profite pour rappeler qu'en France, il n'y a pas de domaine public forestier. Par conséquent, toutes les forêts se relèvent de la propriété privée. Donc elle ne se partage pas.

Mais on a la volonté sur ces propriétés privées effectivement de faire cohabiter un peu les usagers, les promeneurs, les cuilleurs, les chasseurs, les silviculteurs. Le tout en agissant par la voix du dialogue et du discernement. La forêt française ne peut se regarder d'un seul bloc.

Il y a d'un côté les forêts primaires et de l'autre les forêts façonnées de la main de l'homme qui sont elles majoritaires. Dans tous les cas, la forêt la forêt évolue déjà par elle-même mais aussi au fil du temps sous l'effet des tempêtes, des maladies ou des incendies. La forêt est une force de régénération qui nous dépasse tous.

L'exemple de la tempête de 99 nous éclaire. Plus de 100 millions de mètres cubes de bois sont abattus en quelques heures. On annonça une catastrophe durable.

Pourtant, 25 ans plus tard, un peu plus d'ailleurs, les massifs ont repoussé par régénération naturelle pour une part importante. Messieurs, les réelles questions qui se posent sont les suivantes, même si vous avez répondu en partie à ces questions, mais merci d'y d'y revenir. La première, la forêt évolue-t-elle d'elle-même pour s'adapter aux aléas climatiques ?

En d'autres termes, est-ce que les expériences scientifiques menées par les forestiers nous éclairent sur l'adaptation des forêts aux aléas climatiques ? La seconde en contradiction avec la première, est-ce que la forêt face aux aléas climatiques pourrait disparaître si l'homme ne lutte pas ou si l'homme ne l'adapte pas aux alléas climatiques ? Puis permettez-moi une question importante en matière de prévention d'incendies en milieu forestier.

Bien que à 90 % ils sont d'origine humaine, les 10 % restants sont d'origine généralement de de la foudre. Que pouvez-vous nous dire de la complémentarité vigne forêt ? penser que le milieu forestier est un allié pour la vigne.

De sa préservation dépend l'équilibre des vignobles exposés au vent, à la chaleur et à l'érosion. Mais on sait que les vignes ont joué un rôle important de coupe-feu, notamment lors des incendies de l'été 2025 dans l'Oude. On a fait le constat que la nature pouvait se rendre service mutuellement.

Je vous remercie. Merci beaucoup. Je sais pas qui monsieur monsieur le directeur, je vais peut-être monsieur le député répondre d'abord à la question de la DFCI.

Effectivement, je le disais la la première mesure de prévention c'est la gestion du territoire et la gestion du territoire de la forêt pour la rendre plus défendable et la rendre plus plus robuste face au risque incendie. Euh et on l'a vu dans le cas de de l'incendie de l'aude. Euh il y a besoin de créer des zones de coupeu.

Euh et et ce qui a été très préjudiciable dans le cas de l'OD, c'est toutes ces zones en déprise euh où on n pas vement de la forêt mais on a de de la friche euh qui euh être là aussi un gros combustible à incendie et qui permet d' qui qui participe à l'accélération du phénomène de propagation du feu. Et donc il y a un enjeu dans les régions qui sont de plus en plus sensibles, avoir un aménagement du territoire, une gestion du territoire. qui évite les les zones en désérance qui sont euh des facteurs de risque euh additionnels.

Et naturellement la vigne euh des espaces euh cultiver la vigne constitue un élément et un facteur de prévention des risques. raison pour laquelle dans dans l'eau de là, il y a un sujet de de repenser l'aménagement du territoire en trouvant une vocation à ces terrains pour qu'il soit entretenu, gérer et exploité parce que c'est un facteur de prévention sur la la régénération naturelle de ou pas des forêts avant le changement climatique 2018, moi je vous aurais dit bah la forêt dans tous les cas elle se régénère effectivement on sait que la forêt n'a pas besoin de l'homme. La forêt elle pousse, elle repousse toute seule.

Voilà, l'homme a besoin de la forêt et et comme vous l'avez dit, elle est multifonctionnelle et on a besoin c'est c'est un support d'une économie, c'est une économie importante, c'est une économie non délocalisable pour nous qui est assez stratégique hein, qui est desc qui décarbone qui voilà, on a pas de pétrole mais on a du bois et autant l'exploiter au mieux pour notre économie et nos et nos territoires. Depuis 2018 avec cette accélération extrêmement rapide du climat, effectivement quand des forêts vont vont être détruites, il y aura une dynamique naturelle qui reprendra peut-être un peu à certains endroits. La difficulté, je vous donnerai un exemple, c'est que on va avoir une une espèce qui va revenir naturellement mais qui sera peut-être pas adaptée au climat futur.

Je donne un exemple. Vous avez cité 99, les tempêtes. Après 99, dans le carnorest notamment, on a eu une très forte dynamique de régénération naturelle avec le être.

Le être est une essence très dynamique pour le et qui se régénère très bien, qui est une essence d'ombre aussi qui pousse sous et qui s'en sort bien. Aujourd'hui, le être c'est une des essences les plus sensibles parce qu'elle a besoin de beaucoup d'eau. Elle est en train de mourir en Normandie alors qu'on a des traites historiques en Normandie.

Elle est en train de dépérir sur les sols les plus les plus calcaires dans les dans le carne nord-est. Donc elle est très sensible mais elle se régénère bien. Et donc on va avoir sous des êtres qui meurent euh des jeunes êtres qui vont pousser.

Sauf qu'on sait que ces êtres-là et ben ils vont mourir très vite derrière parce qu'ils sont plus adaptés. Ce qu'il nous faut c'est des forêts plus mélangées. Notre difficulté c'est qu'aujourd'hui les forêts, elles sont peu mélangées.

Les traits, c'est des choses importantes de nos forêts en France, elles ne sont plus mélangées parce que euh la diversité, elle a été beaucoup broutée par nos ongulés. Faut avoir ça en tête. Des fois, vous voyez des forêts, euh il y a beaucoup de de êtres, mais il y a plus la diversité. dans les traits il y a 50 60 ans, il y avait du cormier, il y avait de la lisier, il y avait un peu de chaîne, il y avait euh des essences diverses.

Aujourd'hui, il y a que du être. Pourquoi ? Parce que le être, il est pas pétant pour le gibier.

Le ser, le chevreil, il aime pas le être. C'est une une feuille très vernissée. Donc, on a beaucoup deêtres.

Ça va se régénérer même dans les endroits où où ça meurt, hein. Je aller visiter la forêt de Compiègne aujourd'hui, c'est une catastrophe. Les êtres sont en train de s'effondrer dans une forêt historique roboisée sous François Ier.

Euh euh elle est en train de s'effondrer. Il y aura des petits semis de êtres, mais ces êtres, ils n'ont aucun avenir contre une perspective climatique. Donc il faudra accompagner et planter, enrichir avec d'autres essences autant que puisse en trouver adapté au contexte et au climat.

Donc sur la partie des incendies, je crois que ça c'est vraiment une politique nationale qui doit être établie. Il y a déjà eu une loi mais je pense qu'il faut aller plus loin et être plus intrusif, insistant sur le domaine du privé pour implanter des réseaux fonctionnels pour les pompiers si on veut vraiment sauver les forêts. Et donc tout ce que ça impacte.

A au niveau de l'évolution naturelle des forêts, je ne saurais pas dire si elles vont s'adapter, résister ou pas. Moi, je suis pas scientifique. Je constate juste une évolution. et la régénération a été expliquée très bien par monsieur Bonet comme quoi l'impact des servidés un problème que ça on pourrait régler hein si on si on veut régler le problème de servidé je crois qu'on peut le on peut le régler cet impact là des des servidés il ne nous permet pas de constater réellement tout ce qui peut se passer en forêt et toute la vie qui existe.

Voilà. Et donc augmenter la biodiversité, augmenter le mélange d'essence, faire des écosystèmes complexes, ça c'est une possibilité de faire des choses résistantes et résilientes surtout parce que si vous avez une essence qui disparaît, si vous en avez qu'une seule, ces fichus vous repartez à zéro. Si vous en avez 10, il y en a peut-être une qui s'adaptera.

Merci. Oui, je n'ai pas grand-chose à rajouter parce que les réponses précédentes sont très satisfaisantes. Effectivement, est-ce qu'elle va se régénérer celle ?

Oui, en règle générale, mais avec un gros bémol, c'est qu'on a déjà constaté qu'avec le changement du climat, ben la régénération naturelle est moins bonne, moins fréquente et que ça va obliger les forestiers à être beaucoup plus attentifs et beaucoup plus ciblés dans leurs actions. Donc bon, pour répondre à la deuxième question, on n'irait pas vers une disparition de la forêt éventuellement dans les zones les plus éprouvées par quelque chose qui ressemblerait plus à de la step que de la forêt. Et bon dans les ceci souligne que effectivement si on veut garder un certain potentiel de production et alimenter une certaine économie qui est importante en France, il faudra à minima accompagner comme ça a été dit le mouvement.

Voilà. Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Nathalie Cogia.

Merci madame la présidente. Chers collègues, messieurs, je tiens tout d'abord au nom du groupe PR à vous remercier de votre présence pour échanger ensemble sur un sujet qui nous concerne toutes et tous. Les forêts occupent une place centrale dans l'équilibre écologique, économique et social du pays et rendent de multiples services : production de bois, préservation des sols et de la qualité de l'eau, maintien de la biodiversité, protection contre les risques naturels, stockage de carbone.

Elles joue un rôle déterminant dans le cycle de l'eau. Nous le savons, les forêts sont désormais confrontées à une accélération et une intensification des effets du changement climatique. Le constat est largement partagé.

Ces évolutions climatiques fragilisent les peuplements, fragilisent les essences forestières et rendent plus incertain l'avenir des équilibres forestiers établis jusqu'à présent. Les services écosystémiques rendus par les forêts s'en trouvent affaiblis. Comme le soulligne les différents documents stratégiques, le PNAC, le programme national forêt bois, l'adaptation suppose de préserver la multifonctionnalité des forêts, voire de la renforcer.

Il est donc nécessaire d'organiser de manière cohérente et ambitieuse la transition de la gestion forestière française. Par ailleurs, les épisodes répétés de sécheresse et l'augmentation du stressique compromettent les services écosystémiques rendus par la forêt en matière de régulation du cycle de l'eau et de préservation de la qualité des sols. Dans ce contexte, comment intégrer pleinement la gestion quantitative et qualitative de la ressource en eau dans la stratégie nationale d'adaptation des forêts ?

Pensez-vous nécessaire d'aller vers une planification territorialisée et une coordination plus étroite entre les politiques forestières, les politiques de l'eau et l'aménagement du territoire afin de renforcer à la fois la résilience des massifs forestiers et la sécurité hydrique et la sécurité hydrique des territoires à l'horizon 2050. Merci. Merci beaucoup.

Je vous laisse répondre madame le la député. Effectivement le la planification forestière est un sujet majeur. On a on on comme je le disais, on passe dans un système instable, incertain, alors qu'on était dans un système stable avec une planification dont le dont les les schémas ont été conçus en grande partie au début du au milieu du 19e siècle où on avait une planification long terme de de l'aménagement forestier des forêts à l'échelle des massifs forêts et aujourd'hui raisonner une planification tue des aléas, des incertitudes, ça devient de plus en plus compliqué.

Euh et donc il nous faut faire évoluer les concepts. Là, tous les référentiels, tous nos guides là, les forestiers doivent tout repenser dans un contexte incertain. Euh je prendre l'exemple des forêts Colbert Colbert a été évoqué.

On a nos forêts, nos grandes forêts, nos chaînet de futé cathédrale qui sont géré sur des cycles de 200 ans dont les plans de gestion, ils tournent, ils fonctionne depuis plusieurs siècles dans certaines forêts avec une des des perspectives qui étaient stables, qui étaient connues, avec des techniques connues. Aujourd'hui, la forêt de Troncée, forêt emblématique de l'allié ou la forêt modèle Colbert est en train de dépérir, on est en situation de d'aménagement, de gestion de crise et donc raisonner la planification long terme de la forêt devient très compliqué. Euh donc il faut repenser le concept et effectivement penser aussi euh intégration dans les territoires parce que comme on le disait ces évolution très rapide ces modifications de paysage génère des questions dans les territoires.

Il y a des interactions avec la politique de l'eau. On voit bien qu'il nous faut essayer de retenir l'eau dans les massifs pour que cette eau, ben elle sert au bon développement de la de la forêt mais qu'elle régule aussi le régime des eaux par rapport à ce qui se trouve autour des forêts. Donc on a un enjeu de d'articulation effectivement entre la politique de l'eau et la politique de la forêt et il faut que cette gestion et cet aménagement se raisonne à l'échelle territoriale au niveau des au niveau des massifis forestiers.

Mais je le redis, ça devient très compliqué. Là, faut rester du long terme de raisonner une planification traditionnelle sur le long terme, sur des pas de temps historiquement qui étaient de 20 ans. Aujourd'hui, il nous faut faire autrement un peu autrement.

Et je reviens à ce que j'ai évoqué dans les propos liminaires. Pour que ça fonctionne, il nous faut des systèmes, des capteurs de surveillance des forêts beaucoup plus réactifs, beaucoup plus continu euh que nous nous n'en avions dans le passé pour pouvoir ajuster malgré tout euh au fil de l'eau les actions en fonction de ce qui va arriver, de ce qui va frapper nos euh nos forêts. On a actuellement une tempête qui a touché le sud de la France. sensiblement beaucoup l'héros, le PO et l'ode avec des gros dégâts dans l'héros dans les contreforts du massif central dans les landes.

On avait une crise, je le disais nématode qui qui nous amène à faire des coupes sanitaires du côté de SOS dans les landes. Tout ça n'était pas prévu dans les plans forestiers dans notre planification. Et donc tout ça bouleverse en permanence euh nos les plans forestiers, ce qui est une grosse difficulté pour préparer l'avenir.

En en forêt privée, nous nous réalisons des documents de gestion de planification sur 10 à 20 ans. Aujourd'hui, il faut avoir une sacrée boule de cristal pour dire ce qui va se passer dans 10 à 20 ans. Donc pour nous, ce qui peut être important, c'est d'apporter de la souplesse dans le cadre justement juridique, réglementaire parce que on n pas on sait pas ce qui va se passer.

Donc si un programme de coupe est établi, il faudra il serait souhaitable d'avoir une possibilité de l'assouplir ou de le compléter assez facilement. Et tout ça aussi pour les agents d'État qui nous contrôlent euh parce que sinon on va aller à à l'encontre de ce qu'il faudrait faire. Donc au niveau vous vous parlez de la ressource en eau, de la gestion de la ressource en eau et de l'adaptation avec la politique forestière.

Je pense qu'on pourrait essayer d'avoir encore une vision plus globale puisqu'on a le plan de décarbonation. On a aussi des plans pour la diversité. Tout ça c'est lié et c'est et c'est ça repose en partie sur la forêt.

Donc ça serait peut-être d'essayer d'avoir une vision plus globale à sur tous ces plan là euh au niveau national. Voilà. Merci.

Oui, j'aurais pas grand-chose à rajouter. Si j'ai bien compris, la question était spécifiquement sur l'articulation des politiques forestières, de l'eau, du territoire. Euh je ne les connais pas assez pour donner des réponses précises.

Euh ce qui est clair, c'est que ça me paraît euh indispensable euh comment dire au niveau euh au niveau de la planification, au niveau stratégique. Après, il faut pas peut-être complexifier à l'extrême au niveau des gestionnaires de terrain. Il serait souhaitable bien entendu d'intégrer plus ces différentes politiques mais de garder quand même au niveau du terrain des conseils relativement cadrés.

Merci beaucoup. On poursuit. Je donne la parole à Hercilia Souet.

Merci madame la présidente. Messieurs, donc en France, on souhaite atteindre la neutralité carbone en 2050. on est plutôt mal parti puisqueen 2023, on a baissé nos gaz à effet de serre de 6,8 % mais chute libre en 2024 1,8 % seulement.

La forte enfin ça s'explique notamment par la forte baisse des pit de carbone je pense division par 2 entre 2010 et 2020 du fait de sécheresse de scolide d'incendie et cetera et si rien n'est fait concrètement avant 2030 pour inverser la tendance nos forêt pourraient émettre globalement plus de CO2 qu'elle n'absorbe. C'est déjà le cas dans le grand test ou encore en Corse. Alors si on écoute Emmanuel Macron, le la solution ce serait de replanter.

Alors en octobre 2022, il nous a dit ainsi qu'il fallait replanter 1 milliard d'arbres en 10 ans. Alors bon déjà concrètement en 3 ans, on en a replanté que 80 millions donc on est très loin du compte. Mais en plus comme l'a rappelé le CAE du 77 que j'ai eu l'occasion de de rencontrer pendant ma permanence vendredi, tous les arbres ne se valent pas.

Un mauvais arbre au mauvais endroit peut nuire au climat et à la biodiversité même. Enfin, des coupes rases sont faites pour ensuite replanter, ce qui est complètement aberrant. Il me semble que ce qui est important, c'est de protéger les forêts existantes et pour se faire de protéger l'ONF qui en 35 ans a perdu la moitié des effectifs.

Et donc moi ce que je crains à terme, c'est qu'on finisse par le démanteler. Ce qu'il faut aussi à mon sens pour atteindre cet objectif, c'est de contrecarrer une vision capitaliste des forêts qui sont vues à mon sens un peu trop comme des usines à bois où on peut multiplier les plantations industrielles, les couperases alors que ce qu'il faudrait privilégier c'est la régénération naturelle des forêts. Cette gestion capitaliste n'est même pas rentable économiquement.

C'est ça qui est fou parce qu'on voit qu'en 50 ans, on est passé de 15000 Syries à 1500 seulement au détriment des petites Syries locales. Dans ce contexte, moi ma question elle est double. Comment garantir que les missions d'intérêt général et la protection du climat passent avant la pression commerciale sur les forêts gérées par l'ONF et quelles mesures concrètes sont prévues pour que les financements publics encouragent la protection et la gestion durable des forêts existantes plutôt que la coupe et la replantation systématique ?

Merci beaucoup. Je vous laisse répondre à cette question. Comme la madame la députée, comme l'a dit Guillandman le la coupe et la plantation en plein, c'est pas le c'est pas le mode de gestion traditionnel des forêts en France en dehors peut-être de la zone des landes de Gascogne où on a une silviculture de la plantation qui est traditionnelle et adaptée à ce contexte et et si on a réalisé ces dernières années des plantations l'emplin c'est dans les zones qui avaient été détruites par notamment l'escolites ou d'autres maladies de façon systématique et où il y avait un enjeu reconstitué le régime de la plantation copra, c'est pas le régime traditionnel à telle enseigne que par exemple pour les seules forêts publiques, la plantation avait quasiment disparu ces dernières décennies après la période postgerre de du fond forestier national où il y avait eu des plantations notamment des plantations importantes dans le limousin ou dans le morvent mais il y a très peu de forêts publiques dans ce secteurlà.

On était quasi exclusivement sur la régénération naturelle. Toutes nos chaînées, toutes les forêts fu, elles sont traditionnellement régénérées par la régénération naturelle. Donc attention, aujourd'hui on a cet effet d'optique que ces trois qu dernières années, il y a eu beaucoup de plantations effectivement dans les zones qui avaient été sinistrées et qui ont été nécessairement euh reboisés.

Ces reboisements, ils ont été faits aussi avec une exigence de l'État de diversifier. Il y avait des quotas de de nombre d'expances à mettre par parcelle pour pousser la diversification d'aucun considère que c'est pas suffisant. Après, on a comme je le disais, on n pas forcément les disponibilités d'essence diversifié aujourd'hui et de graines pour pouvoir offrir une gamme très large de de de d'essence différentes pour les plantations, mais ça il faut y travailler, c'est un enjeu majeur pour diversifier les forêts.

Euh vous avez évoqué les moyens et les effectifs de de l'ONF. Effectivement, l'ONF a perdu 40 % des effectifs là depuis depuis les 25 dernières années. Mais il faut quand même souligner que depuis 2023 le parlement et le gouvernement ont stabilisé les effectifs de l'établissement ce qui a permis de de déployer redéployer des effectifs pour faire face notamment aux missions d'intérêt général en croissance.

Je pense à la défense des forêts contre l'incendie sur lesquels nous avons redéployé des effectifs à la à la demande de l'État. Je pense qu'en matière de politique d'adaptation, ça a été dit par mon collègue, ce qui serait nécessaire, c'est d'avoir de la visibilité sur à la fois les moyens, les moyens humains. Il y a besoin de moyens humains pour expertiser sur le terrain, mener les actions, des actions fines adaptées euh et des moyens pour accompagner le renouvellement, le l'adaptation des forêts.

C'est ce sujet de visibilité à moyen terme qui permet d'organiser les choses. Je je donne un exemple. Quand on raisonne plantation, pour planter une année, il faut avoir 5 ans auparavant récolter des graines, mis en production des plans, ça met 2 ans pour produire un plan forestier dans une pépinière, organiser le chantier de préparation de d'exploitation parce qu'on plante pas s'il y a pas un peu d'arbre coupés, soit pour des coupes sanitaires, soit dans le câble de coupe de renouvellement.

Donc ça veut dire que le forestier pour raisonner un renouvellement, il s'y prend normalement 4 ans avant de faire les travaux de reboissement. Et donc il faut de la visibilité sur les moyens techniques humains pour pouvoir organiser tout ça. Et donc c'est important qu'on ait une politique forestière continue avec de la visibilité pour éviter les stops and go qui sont préjudiciables à la montée en charge qui est nécessaire de des capacités d'accompagnement de gestion et de et de renouvellement des forêts.

Euh la question était posée pour la forêt publique, mais je me permets de compléter. Euh donc, ce serait pour moi intéressant de remettre euh des moyens humains dans les services publics de l'ONF, du CNPF, des DDT, pas nécessairement pour du contrôle ce qu'on a voulu faire pour contrôler les plans de gestion ou c'est ou les aménagements ou autres. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a 25 ans, quand j'ai commencé mon métier, tous ces services là, c'étaient des partenaires.

Aujourd'hui, c'est mes contrôleurs. C'est pas ça le l'objectif. dans ce qu'on va euh affronter demain, il vaudra mieux qu'on soit tous partenaires.

Et donc, si on pouvait remonter en puissance ces services-là qui nous apportent leurs compétences, leurs connaissances, leur regard extérieur, leur vigilance en tant que représentant de l'État, et ben ça serait bénéfique. Merci beaucoup. Je donne la parole à Chantal Jourdan.

Merci madame la présidente. Les forêts représentent un/ers du territoire français et jouent un rôle écologique majeur. Elles séquestrent le carbone, sont un rempart contre le changement climatique, protège des alléas climatiques et abritent une bonne partie de la biodiversité française.

Cependant, nos forêts sont aujourd'hui grandement menacées. Vous l'avez dit avec gravité. Plusieurs habitats forestiers sont en mauvais état.

La mortalité des arbres augmente avec les années sans parler des pressions perpétuelles sur la faune et la flore. Vous avez donc mentionné les rapports donc de madame Cathlot et madame Panou. Il y a aussi le le rapport de la mission d'information de madame Panonacle et madame Couturier qui donc a été produit il y a 3 ans maintenant.

Et euh donc je crois qu'on peut dire que tous ces rapports en fait donnent des préconisations communes. Les première préconisation c'est le contrôle des couases. Euh voilà, vous avez fait tout un un chapitre effectivement sur le enfin du moins la vision que l'on a des coupases sur le territoire français.

Ce qui est dit dans ces rapports, c'est que on doit absolument les contrôler, se préoccuper donc de l'impact qu'elles ont sur l'écosystème, sur la biodiversité et surtout aussi qu'il y a des méthodes pour éviter les les coupeases. Alors, on entend bien qu'il puisse y avoir des coupases pour raisons sanitaires, mais il y a aussi donc des des méthodes de régénération qui sont proposées. Et donc voilà, je voudrais savoir si vous pouvez nous en dire quelques mots et si euh voilà, vous vous travaillez donc en ce sens.

Par ailleurs, ce rapport préconise évidemment la diversification des des essences et d'aller le plus vite possible vers une sylviculture mélangé. Donc face au dépérissement accéléré des forêts, il nous faut encourager les pratiques vertueuses et cela ne pourra se faire que par le biais d'une cylviculture mélangée et plus respectueuse de l'écosystème forestier. Au total, je je voudrais vous demander donc vous avez évoqué à un moment donné éventuellement la question de la législation pour vous pour vous préciser quelle législation donc serait nécessaire et puis par ailleurs bien sûr les moyens vous avez déjà répondu en partie effectivement sur les moyens humains nécessaires.

Peut-être pourriez-vous aussi nous préciser quels seraient les moyens nécessaires en matière de formation, en matière d'accompagnement, vu les les enjeux importants hein qui sont devant nous. Et puis aussi selon vous, quelles sont les priorités que l'on doit mettre queon doit mettre dans les politiques publiques pour préserver donc nos forêts. Je vous remercie.

Merci beaucoup. Je vous laisse répondre à ces questions madame la député. Je laisserai mes collègues revenir sur sur les coupras même si je dis que aujourd'hui le la plus grosse partie du du renouvellement forestier se fait déjà par régénération naturelle ou par coupe progressive en fué régulière ou par civiliculture à couvert continue avec quand même la difficulté d'acquérir la régénération naturelle quand on a une pression forte du gibier notamment en civiculture à couvert continue où la régénération elle est diffuse et donc elle ne peut on ne peut pas la protéger par des clôtures ou beaucoup plus difficilement donc aller plus vers la silviculture à couvert continue mélangé il faut faire attention Attention, qu'on ait les conditions requises pour qu'elles puissent fonctionner et que la régénération des petits semis puisse se faire sans qu'on ait besoin de mettre des clôtures, ce qui ne sera pas possible puisque tout est tout est diffus.

Euh sur la les mesures législatives, c'est mal passé pour en tant que représentant des tapissements publics pour dire ce qui qui sur quoi il faudrait les différer. Ce que je peux dire, c'est que actuellement vous avez un une un projet de loi qui est en discussion, je crois, au Sénat, la loi d'Adu qui transpose la directive RAID 3 qui emporte les dispositions pour encadrer les grandes coupases puisque c'est une exigence de la directive Red 3. Donc, il y a déjà une disposition qui est en cours d'être qui est en cours de de de discussion.

Mais je rebondirai sur ce que disait le le collègue tout à l'heure. Attention, on est à un moment donné où il va falloir mobiliser, fortement mobiliser, les propriétaires forestiers, les gestionnaires euh et éviter de prendre des mesures qui désincitent à l'action, à la gestion. Euh aujourd'hui, un propriétaire forestier, un gestionnaire euh s'il y a trop de complexité, s'il s'expose trop à des risques de voilà, il il peut ne plus avoir intérêt à agir à gérer sa forêt.

Donc attention de de de bien prendre en compte cet élément-là et que les dispositions d'encadrement de telle et telle pratique ne portent pas atteinte trop significativement à l'équilibre économique d'une filière qui reste fragile. On sait que notamment les acteurs qui agissent sur le terrain, qui exploitent par exemple, qui font les chantiers d'exploitation, ce sont des petites entreprises. C'est généralement des ETF, des entrut forestiers qui sont un personersonnels, qui ont fait des gros investissements, qui sont fragiles, qui ont besoin d'être accompagnés, soutenu.

Attention à ne pas rajouter des dispositions qui les fragilisent un peu plus et qui leur fassent perdre leur équilibre économique. sur le besoin de formation, il est essentiel effectivement comme les méthodes forestières vont évoluer, il va falloir déjà avoir des capsés de conception de de nouveaux guides de civiculture, de nouvelles civicultures, les transmettre par de la formation initiale et par de la formation continue et donc réinvestir dans la formation forestière est essentiel. C'est dans cette perspective là par exemple que l'ONF d'une part a passé des conventions de partenariat avec les écoles forestières du niveau ingénieur comme du niveau technicien forestier. a mis en place depuis maintenant 5 ans une politique très ambitieuse d'apprentissage puisque nous accueillons 400 apprentis par an euh que nous formons.

Donc c'est aussi nos personnels qui investissent dans l'accompagnement formation de ces apprentis parce qu'on pense que c'est une bonne manière de former sur le tas par la pratique et c'est important aussi. On a réintégré une part de la formation initiale de nos du jeun technicien en réinvestissant un département de la formation pour adapter un peu la formation aux bonnes pratiques euh pour les prises de postes de nos techniciens forest. Mais la formation est quelque chose d'essentiel sur lequel il va falloir effectivement réinvestir en celluulture mélangé à couvertur continue, on on n'est pas obtu à dire c'est la régénération qui va faire le renouvellement nécessaire de la forêt.

On utilise aussi les méthodes d'enrichissement ce qui nous permet face à nos incertitudes et ben d'ouvrir un maximum de portes et on fait des plaçaux. Ce qu'on appelle des plos, c'est des petites bandes de 4 m par 4 m, 5 m par 5 m on va aller introduire de nouvelles essences sous le couvert existant, donc un peu à l'abri, un peu dans l'ambiance forestière afin de bénéficier de ce microclimat. Et au lieu de faire des des plantations d'un hectare d'une même essence, on va aller planter des plceaux de 30 plans de cèdre, de seoya, de je ne sais quoi, n'importe quel essence parce qu'on ne sait pas laquelle sera adaptée demain.

Donc on se on se on s'autorise des des possibilités comme ça. Ça c'est sur le plan de terrain. au niveau des retours qui nous seraient intéressants, c'est nous on est des des gens de terrain, on est le nez dans le guidon en entreprise individuelle pour la plupart, on doit gérer la compta tout le terrain, toutes les demandes de nos clients, toutes leurs peurs, toutes leurs craintes.

N'ayant pas de réponse, ça simplifie pas. Donc ce qui nous serait intéressant, c'est d'avoir des retours synthétiques de la science parce que on étudie quand même beaucoup le changement climatique et donc si on avait des retours là-dessus, ça serait intéressant. Euh des bases de données.

Aujourd'hui, il y a des bases de données euh il y a des chiffres à ne plus à voir qu'en faire sur les prévisions simplifiées euh de pluviométrie, de température à l'échelle locale assez simplifiée pour des gens comme nous qui ne sommes pas des ingénieurs. Voilà, ça c'est sur le le plan scientifique. Et puis en terme juridique, c'est si vous avez une attaque de scolite, vous faites une demande de coupe sanitaire, elle va prendre 3 semaines en moyenne.

Si vous l'avez con, si vous l'avez fait rapidement, ça va. Et bien, c'est sur ce genre de poste où je crois qu'on pourrait encore assouplir un petit peu si le prélèvement il est fait toujours dans une réflexion d'amélioration du peuplement, de sauvetage de de de l'écosystème, on pourrait assouplir ces ces choses-là. Voilà, c'est des propositions, c'est pas c'est à étudier.

Merci. Merci. On va poursuivre.

Je donne la parole à Vincent Descœur. Merci madame la présidente. Merci messieurs pour votre présence ce matin devant notre commission.

Le changement climatique n'est ni une vue de l'esprit ni le résultat de projection hasardeuse. C'est une réalité, une triste réalité qui transforme en profondeur la vie de nos forêts et interroge sur l'évolution de leur gestion. La multiplication et l'intensification des feux en sont l'illustration la plus visible.

Et la plus dramatique à ce titre, l'incendie majeur qui a frappé les corbières l'été dernier a marqué un tournant. En moins de 24 heures, il a parcouru une surface équivalente à celle de la ville de Paris. Nous faisons face à des feux plus précoces, plus rapides, plus étendus, plus difficiles à maîtriser.

Nous devons tirer les leçons de ces événements dramatiques qui se répètent. L'avons-nous fait ou plutôt l'avons-nous fait suffisamment ? La prévention est essentielle, vous l'avez rappelé.

Des gestes simples mais efficaces peuvent faire la différence. n'en demeure pas moins que la réponse ne peut pas être uniquement citoyenne. Elle doit aussi être institutionnelle et stratégique et elle passe par une gestion forestière adaptée.

Vous avez monsieur Bonet évoqué la loi de 2023 et et indiquer d'ailleurs que la prévention devait maintenant gagner euh le nord du pays. À ce titre, considérez-vous que les moyens alloués, tant matériel qu'humain, sont euh sont suffisants. Autre sujet que je souhaitais aborder ce matin, la capacité de stockage du carbone de nos forêts.

On pourrait évoquer la la question de j'allais dire du rôle des spécimens les plus les plus âgés et et l'adaptation de la gestion de nos forêts pour faire face au dépérissement, vous l'avez évoqué, la diminution de la croissance qui est corrélée au manque d'eau ou encore une plus grande vulnérabilité au pathogène. Le défi que nous devons relever, celui du renouvellement des peuplements. Alors, vous avez, monsieur Bonet, fait référence à la forêt publique et aux actions que vous préconisez et conduisez.

Ma question s'adresse plutôt à monsieur Nicolas. La question est de savoir comment peut-on s'assurer que la gestion des forêts privées, souvent morcelé avec un nombre de propriétaires considérable, puisse s'inscrire dans cette dynamique. Vous avez esquissé des pistes en imaginant pouvoir s'appuyer sur des données scientifiques et pas succines mais mais condensé et puis pouvoir rassurer les propriétaires.

J'aimerais que vous puissiez développer et et nous dire si vous êtes optimiste quant à la capacité d'embarquer la forêt privée. Et une question enfin, monsieur Landeman qui a abordé la question des coupe rases. Vous avez insisté sur la nécessité de prévenir les effets négatifs légiférés tout en rappelant que ça suffit pas.

Vous avez raison. la nécessité aussi d'encadrer techniquement au regard du rapport avantage inconvénient par rapport à la régénération naturelle dont on a évoquer les limites, diriez-vous que que voilà qu'elles sont judicieuses ou ou préjudiciables ? En un mot, doivent-elles être mises en cause ou sont-elles une réponse parmi d'autres mais mais avec la nécessité tout de même d'en d'en mener à bien un certain nombre ?

Je vous remercie. Merci beaucoup. Si voulez répondre monsieur le directeur.

Merci. La dernière question était sur euh l'utilisation de la régénération naturelle comme un outil dominant ou avantage inconvénient des coupes. Ah ben l'avantage historique c'est que ça permettait de surveiller ce qui se passait en terme de récolte puisque on neutorisait plus les coupes dispersé mais tout se faisait à un à des endroits précis.

Bon, cette justification euh à sauter. Euh il reste euh l'argument de la simplicité, mais celui-là il saute aussi parce queon sait quand même gérer de façon plus euh complexe les écosystèmes. Il reste l'argument économique mais il vaut plus à mon sens pour la mobilisation et la transformation du bois que pour le propriétaire qui n'est pas nécessairement mieux rémunéré dans un système de couperase. les experts en économie, dont je fais pas partie, mais disent que globalement on peut pas trancher entre les performances économique d'une gestion à base de régénération naturelle de coupe progressive et une économie qui serait basée sur les coupes rases et un système qui voit succéder les les coupes.

Donc autant choisir le système qui est le plus naturel et qui sera à priori le plus apte à faire face au changement du climat. Voilà, je sais pas si j'ai tout à fait répondu mais c'était en tout cas un élément de réponse. Concernant le fait d'amener les propriétaires à renouveler leur forêt, à garantir ce renouvellement de la forêt, généralement, tout propriétaire forestier souhaite transmettre un patrimoine.

Qu'il soit petit ou grand, il aura fierté de transmettre un patrimoine. Et donc l'action qui li mène généralement c'est une amélioration. Voilà donc c'est pour moi pas une problématique.

C'est pas là-dessus que j'aurai une problématique. Mais la différence en forêt privée par rapport à mes confrères de l'ONF, c'est que toute prise de décision n'est pas réalisée par le par un gestionnaire. En forêt privée, un exploitant peut très bien vous proposer une coupe.

Il n'a pas le métier, il n'a pas les compétences et les connaissances ou enfin moins, je veux pas dénigrer, je veux pas. Mais en tout cas, c'est pas sa base de métier. Lui, l'amélioration du patrimoine forestier c'est pas son cœur de métier, c'est le nôtre.

Et donc euh proposer euh une une adaptation dans ce sens en disant toute coupe dans une forêt privée doit être euh soustraite de l'aspect financier de la récolte de bois aurait un autre impact. Voilà. Donc ce métier de gestionnaire, vous l'avez compris, il est il est complexe.

Euh on n pas le temps de faire autre chose. Nous, on n pas le temps de couper du bois. Voilà.

Donc si on veut garantir à la micropropriété une gestion, mettons des gestionnaires. Voilà. Merci monsieur le député.

Je vous répondrai sur les moyens de la défense des forêts contre les incendies. Effectivement, depuis 2023, suite au vote de la loi, les moyens de l'ONF ont été revalorisés significativement sur la mission intérêt général des FCI qui nous permet d'une part en appui à Météofance de mettre en place la prévision incendie qui était aujourd'hui étendue sur l'ensemble du territoire alors qu'elle était limitée au sud-est de la France. Elle permet de déployer les patrouilles sur le terrain en période sensible grâce à l'augmentation des moyens.

On a doublé les patrouilles sur le terrain depuis 2023 euh en mobilisant plus nos personnels et en redéployant des effectif conu de la stabilité que vous nous aviez accordé. On a redéployé 118 équilons temps plein sur cette mission là pour répondre à la demande à effectif constant. ce qui nous a amené à supprimer des postes notamment d'ouvriers forestiers et à sous-traiter et en à essayer de sous-traiter auprès d'entreprise de travaux forestiers les travaux d'entretien des plantations.

Euh et ce qui nous a permis donc d'augmenter très significativement la la présence sur le terrain. Euh je donne un indicateur, nos équipes en 2025 notamment des patrouilles nos patrouilles armées d'eau qui qui surveillent les massifs, elles sont intervenues sur 300 fenaissants, ce qui est une stratégie importante et qui est mis en œuvre aussi par bien évidemment par les 10. Euh 300 feux sur lequel on en a éteint 160 à la source nos équipes de forestiers 160 c'est 160 incendies évités et les coûts évités euh lié aux incendies qui sont assez considérables.

On l'a vu dans le cas de l'ODA. Alors après, est-ce que ces moyens sont suffisants aujourd'hui ? Euh on a franchi une marche qu'on a déployé depuis 2023.

On a mis en place des dispositifs dans des régions où elle n'existait pas, notamment en Pays de Loire dans le centre jusqu'au Carnorest. J'étais la semaine dernière à Verdun. Euh le préfet de la Meuse nous disait qu'on avait enfin était satisfait de du dispositif qu'on avait déployé notamment sur Verdun dans des zones rouges où vous avez des obus qui sont encore enfouis dans le sol quand il y a énorme d'obus.

Si on a un incendie, ça pose d'autres difficultés. Donc il faut renforcer la prévention des incendies dans ces contextes y compris dans le nord de la France. Pour autant, je pense que le le le climat le changement climatique ayant vocation à continue à s'aggraver, continue l'inertie du système.

Il faudra se poser la question là le contrat d'objectif de l'ONF va se renégocier. La question se pose de est-ce quelle est la perspective des moyens ? Ce que je constate, c'est que les préfets, puisqu'on réalise ces missions sous l'autorité des préfets, ont fait remonter des demandes pour 2026 et que le cumul des demandes dépasse l'enveloppe et la capacité d'intervention qui a été votée.

Merci beaucoup. Je donne maintenant la parole à Marie Pochon. Merci madame la présidente.

Messieurs Bonet Nicolas et Landemman. Permettez-moi de me réjouir de l'organisation de cette audition deux été après les immenses incendies de Gironde, un été après ceux de l'AUDE et à quelques semaines de la prochaine saison des feux comme on appelle désormais l'été. Mais ce dont nous souhaitons vous entretenir aujourd'hui, c'est de l'état de nos forêts.

Car souvent quand on en parle, on nous renvoie à cette fameuse carte qui montre que la surface forestière a augmenté en France en nous disant que tout va bien. Et puis on lève les yeux, on voit les parasites, les insectes et les champignons faire dépérir les peuplements forestiers, le brin prendre la place au vert sur les Sims, les arbres mourir sous l'effet de la sécheresse et des maladies. On voit les couperas alternées avec les monocultures.

On voit les efforts de replantation et de diversification des espèces mais qui ne vont jamais jamais assez vite pour faire face au changement climatique. On voit le manque de moyens de l'ONF ou du CNPF pour faire face à ces défis. Alors on regarde effarer les chiffres en disant le puit de carbone français qui a été divisé par 2 tandis que les prélèvements de bois ont augmenté de 10 %.

C'est tout simplement la mort annoncée de nos forêts. On se demande où est la cohérence d'une politique forestière actuelle nommée dans la SN dans la SNBC qui vient sacrifier le puit de carbone forestier au mépris de la politique européenne et des engagements internationaux de la France. Les exemples ne manquent pas.

Fabrication de biocarburants dans les Pyrénées Atlantiques, production de granulé de bois à guérer. Autant de projets qui mis bout à bout ça nos capacité de stockage de carbone et notre crédibilité climatique. Ce qu'on voit derrière ces forêts bien mal en point, ce sont les intérêts économiques courttermistes et qui privilégient le productivisme et un renouvellement des forêts par des plantations au monoculture qui gagnent encore la bataille par rapport à une politique d'adaptation ambitieuse.

Face à cette situation, il y a des chefs de l'État qui annoncent vouloir planter un milliard d'arbres et tant pis si c'est pour remplacer des peuplements existants, tant pis si c'est pour de la monoculture intensive, tant pis si près de 38 % des jeunes plans financés par le plan de relance n'ont pas survécu à la dernière sécheresse. Et puis il y a les solutions validées par la science que vous défendez. La promotion de la silviculture mélangée à couvert continue, respectueuse de l'environnement et de la biodiversité. la modification des principes et des critères du renouvellement forestier.

La sortie de la logique comptable du nombre d'arbres plantés pour privilégier la qualité des récoltes sans en augmenter le volume. Stopper les couperases et diversifier les essences et renforcer la résilience des écosystèmes. En bref, plutôt que planter plus à système continu, préserver au moins l'existant.

J'en viens donc à mes questions. Selon vous, comment faire pour concilier les engagements climatiques de la France avec la prévision dans la SNBC d'une hausse de la récolte de bois alors que le puit de carbone forestier se dégrade déjà ? Et quelle piste concrète proposez-vous pour résoudre cette contradiction et garantir une gestion forestière alignée sur les enjeux climatiques notamment en matière de silviculture, de diversification des essences et de préservation des forêts existantes.

Je vous remercie. Merci beaucoup. Je vous laisse répondre.

à madame la députée madame la députée sur sur la la cohérence entre la SNBC et la et la PPE enfin je faire attention à la question au sujet du puit de carbone parce que le puit de carbone il a été beaucoup utilisé instrumentalisé c'est c'est une notion un peu théorique le puit de carbone c'est un calcul d'un sol entre la croissance de la forêt ce qu'on exploite la mortalité et on l'a beaucoup utilisé pour équilibrer notre politique climatique parce que euh en Europe de l'Ouest et en France en particulier, comme vous l'avez dit, on sort de deux siècle continu de croissance de la forêt, non seulement de la croissance en surface puisqu'on est passé de 8 millions d'hectares au point bas forestier en 1820 à aujourd'hui 17 millions d'hectares sous l'effet à la fois de la déprise agricole et des reboisements de la fin du 19e siècle, mais aussi à une augmentation considérable, on en parle pas assez des volumes de bois dans nos forêts. qui ont jamais été aussi importants euh puisque euh au 19e siècle, le volume moyen de bois dans les forêts, c'était 30 m³ hectares, aujourd'hui c'est 180 m cb hectar. Donc nos forêts sont progressivement beaucoup développées avec un sol de net entre exploitation et croissance qui était positif et qui du coup mécaniquement jouait positivement pour un un puit de carbone positif. dans le dans ce calcul, il se trouve qu'aujourd'hui bah nos forêts, on a on a on a partagé le diagnostic, elles souffrent, elle croisent moins, elle meurt euh et du coup ben le calcul fait que le puit le le cet effet puit et ben il est euh négatif.

Et et moi je je vous dirais que quoi qu'on fasse dans les décennies qui viennent contenu de la vitesse de dépérissement et ben le puit de carbone forestier il il va il va se dégrader. Il va se dégrader. Et ce qui importe aujourd'hui les forestiers c'est pas de regarder c'est un indicateur théorique c'est de travailler à faire vivre nos forêts, régénérer nos forêts de façon très diversifiée, mélangée comme vous le dites pour pour qu'elle soit résiliente demain. et le ce qu'on fait aujourd'hui c'est pour dans 50 ans ou dans un siècle.

La deuxième action à avoir pour amortir ce choc, c'est d'avoir une filière bois bien organisée qui puisse valoriser tous ces bois qui vont mourir. Alors, en laissant un peu de bois mort en forêt parce que c'est bon pour la biodiversité, ce qu'on fait de plus en plus, mais on va en avoir beaucoup. Et donc l'important c'est de le valoriser dans une filière en substitution au bioc au carburant fossil en essayant de faire respect de la hiérarchie des usages du bois matériaux pour stocker restocker ce carbone dans nos bâtiments euh dans dans de voilà dans nos infrastructures.

C'est important dans la politique d'adaptation d' pour sortir ce bois là pour éviter aussi les risques naturels parce que si on laisse beaucoup de moim en forêt et ben le risque c'est alimenter les incendiés donc les surracidents en matière de destruction de stock de carbone. C'est ça qu'il faut mener. une politique d'accompagnement, de renouvellement effectivement adaptée, diversifiée et avoir une filière bois en capacité d'absorber ses chocs pour valoriser au mieux sur notre territoire cette ressource qui va être disponible, ressources subie mais qui va être disponible.

Là, nos forestiers aujourd'hui, ils sont en train de diagnostiquer, je disais, tous les bois qui sont tombés avec la tempête Nils. Euh et la priorité, ça va être de les valoriser rapidement en laissant effectivement un peu de boomb en forêt pour la fertilité des sols, en faisant en en ayant des exploitations bien organisées pour pas tasser les sols pour valoriser ce bois au service de la filière. C'est ça.

Nous, on est dans l'action, on n'est pas en train de regarder l'indicateur du puit de carbone qui reste très théorique par rapport à notre action opérationnelle. Merci beaucoup. On poursuit.

Je donne la parole à Sophie Mat. Merci madame la présidente. Merci messieurs d'être présent ce matin.

Comme j'ai eu l'occasion de le souligner dans un rapport d'information que nous avons récemment présenté avec mon coprapporteur sur la gestion forestière de l'État, nos forêts sont aujourd'hui directement confrontées aux effets du climat du changement climatique avec des dépérissements croissants et une intensification des incendies. Dans ce contexte, nous avons soutenu avec mon groupe les démocrates les crédits consacrés au renouvellement forestier. Ce renouvellement constitue un levier essentiel pour renforcer la résilience de nos massifs.

J'aimerais notamment insister sur les programmes de reboisement qui ont été financés dans le cadre de France Relance, France Nation Verte et France 2030 depuis 2021. Quel bilan tirez-vous aujourd'hui de ces dispositifs ? Permettent-ils réellement de préparer nos forêts aux conditions climatiques futures ?

Quels ajustements vous sembleraient nécessaires pour en renforcer l'efficacité ? Par ailleurs, la réussite de ces politiques repose pleinement sur les entrepris de travaux forestiers qui interviennent directement sur le terrain. Or, plusieurs acteurs alertent sur les difficultés liées notamment aux contraintes aux contraintes pardon réglementaires, au manque d'attractivité des métiers et à la fragilisation de leurs conditions d'activité.

Partagez-vous ce constat. Quelles mesures vous semblerait prioritaire pour soutenir ces entreprises ? Et enfin, j'aimerais prendre l'exemple de certains écosystèmes particulièrement sensibles comme la étrée du Siron en Gironde.

Vous avez parlé de de écolinaires. Elle constitue un écosystème forestier exceptionnel dont le microclimat et les caractéristiques génériques en font un site particulièrement précieux pour l'adaptation des forêts au changement climatiques. Selon vous, quel type de gestion forestière et de dispositifs de protection vous semblent les plus adaptés pour pour préserver ces écosystèmes et garantir le rôle dans la résilience de nos forêts ?

Je vous remercie. Merci madame la députée. Messieurs, je vous laisse répondre.

Madame la députée sur le renouvellement forestier la forêt publique en a bénéficié des trois dispositifs successifs qui ont été mis en œuvre. France-Rance, France 2030, France France Nation Verte. Euh et grâce à ce dispositif en forêt publique, nous avons pu renouveler 30000 hactares sur les 200000 hactares que je vous signaler comme des périssants ou très sinistrés.

Euh c'est ça en cas en 4 ans. Euh par ailleurs, on continue à réaliser le renouvellement normal des forêts. Euh pour vous donner un chiffre, en en forêt euh domaniale, on renouvelle 10000 hactares chaque année par essentiellement la régénération naturelle dans les endroits où elle fonctionne euh par régénération progressive ou siliculture à couvert continu.

Et grâce au financement de l'État, on a pu régénérer entre 3 et 4000 hectares chaque année pour essentiellement dans les zones sinistrées. Et ce soutien, il est essentiel, je prends sur le modèle économique de l'ONF. La Cour des comptes a rappelé que si l'ONF avait la responsabilité de réinvestir le le le le chiffre d'affaires réalisé à partir des des ventes de bois pour assurer le renouvellement normal, la Cour des comptes a souligné que l'ONF ne serait pas en capacité avec son modèle économique qui reste fragile, même si il a été consolidé ces quatre dernières années puisque le le le nous avons réussi à à assurer à désendetter l'établissement en divisant la dette par de en 4 ans et avoir un solde positif depuis 4 ans, ce qui n'était pas arrivé depuis très très longtemps.

Euh pour autant euh ça a été possible aussi parce que l'État a qui ne peut pas être assumé par le modèle économique de base et c'est vrai aussi pour les propriétaires forestiers ou pour les communes forestières. Donc ce soutien renouvellement, il est il est essentiel. Les ETF, je l' évoqué, c'est central.

On ne fera rien en forêt si nous n'avons pas des entreprises, des hommes et des femmes qui vont faire les travaux de plantation, d'entretien, de dégagement des seminaturelles, d'exploitation des bois. Or aujourd'hui, c'est un segment de la filière qui est assez peu considéré euh qui est fragile, je le disais, parce que ce sont des petites entreprises qui lorsqu'elles font de la mécanisation, aujourd'hui, on est obligé pour exploiter de façon pertinente sur plan économique de mécaniser, il y a de gros investissements pour des petites entreprises et et donc il méritent beaucoup d'attention et de considération. Et je dirais même qu'ils sont en première ligne des réactions négatives de la société parce que quand le bûcheron il est sur la la parcelle et qu'il a des gens qui réagissent et qui lui cassent le matériel parce que on accède pas les coupes parce qu'il y a un discours parfois un peu ambiant qui décrédibilise les coupes de bois, ce sont nos bûcherons, nos entreprises qui sont en première ligne et qui subissent cette agressivité contre laquelle il faudrait pouvoir lutter, avoir un discours positif sur l'exploitation et les le travail des forestiers sur le terrain.

Et donc du côté de l'ONF, alors il y a certainement des mesures à réfléchir en terme de politique publique sur ce segment essentiel essentiel et derrière c'est une attractivité de métier pour que nos jeunes aillent vers ces métiers qui sont difficiles he qui sont parmi les plus accidentogènes de en France he le métier de bûcheron c'est le plus accidentogène le plus dangereux mérite un soutien une attention particulière du côté de l'ONF d'honneur d'ordre pour ces petites entreprises on a pris une mesure on a décidé de passer nos commandes à cette entreprise dans le cadre de contraturiannuel puriannuel pour leur donner la visibilité sur la commande et les aider à investir. Et on a pris la décision aussi notamment en période d'inflation d'indexer tous nos prix pour pouvoir adapter les prix de prestation au contexte pour les accompagner dans leur leur développement. Euh voilà et sur la traité du siron que je connais bien.

Alors est très important la du siron parce que c'est des traits rélictuels qui sont dans le sud. On en aussi dans la sainte baum qui sont qui sont très importantes en terme de ressources génétiques pour adapter les traits de demain. Et donc on a à l'ONF développé un projet gion avec l'INRAE pour aller chercher des graines des fenes de ces traits réduictuels qui sont au sud et pour pouvoir les tester les implanter dans le nord de la France.

Euh ça c'est la migration assistée mais avec une espèce locale mais avec des provenances qui sont adaptées qui sont aujourd'hui présentes en zone méridionale ou en zone sud-ouest le et donc on a l'ambition de travailler sur la du civon la conservé al des politiques de conservation de protection qui sont menées avec les ONG locales mais aussi d'en faire une zone de ressources génétiques forestières pour l'adaptation des forement climatiques. Avez-vous des compléments à apporter ou on passe à l'orateur suivant ? OK.

Donc je donne maintenant la parole à Benoît Blanchard. Merci madame la présidente, monsieur le directeur général, monsieur le président, monsieur Landemman. Je souhaite tout d'abord vous remercier messieurs pour votre présence ce soir ce jour devant notre commission et saluer votre action en faveur de la protection des forêts publiques.

La forêt occupe une plaque une place essentielle dans notre pays. Elle est à la fois un patrimoine naturel, un espace de biodiversité, un atout économique pour nos territoires ruraux, mais aussi une réponse concrète aux défis climatiques. Elle protège nos sols et particip à l'équilibre des paysages.

Pourtant, cette forêt que nous connaissons change rapidement. Le dérèglement climatique transforme déjà les conditions de croissance des arbres. Les sécheresses fragilisent les massifs, les températures élevées favorisent les ravageurs et l'alternance d'épisodes extrêmes bouleverse les cycles naturels.

Les bilans climatiques récents montrent que la France connaît des années de plus en plus chaudes et des épisodes de pluie intenses, plus fréquents. Dans ce contexte, les intempéries, tempêtes, pluie violentes, inondation constituent un enjeu majeur pour la gestion forestière. Les vents violents provoquent les déracinements.

Les fortes précipitations déstabilisent les racines, érodent les sols et fragilise les jeunes plantations. Et les inondations prolongées asphyxie le système racinaire entraînant des mortalités différées souvent sous-estimées. Les événements récents nous rappellent que ces phénomènes s'accélèrent comme dans le Lotégaron ou la Gironde avec des sols saturés qui n'absorbent plus l'eau des rivières qui sortent rapidement de leur lit.

Cela impacte directement les forêts rivraines, les dessertes forestières et plus largement la capacité des gestionnaires à intervenir. Face à cela, notre responsabilité collective est double. comprendre les nouveaux risques et adapter nos pratiques pour également mieux anticiper, notamment par le choix des essences et la diversification afin que les forêts puissent pleinement jouer leur rôle pour protéger les populations des catastrophes naturelles.

Dans cette optique, pouvez-vous nous indiquer comment la gestion publique des forêts évolue-tellement pour intégrer l'augmentation des épisodes de pluie extrême et d'inondation ? Observe-t-on déjà des changements dans le choix des essences ou dans les plans d'aménagement ? Enfin, comment mieux articuler prévention des risques d'inondation et gestion forestière afin que la forêt soit pleinement reconnue comme une infrastructure naturelle de protection de nos territoires ?

Je vous remercie. Merci monsieur le député, monsieur le directeur. Je je crois déjà indiqué un peu les évolutions dans la gestion des forêts, notamment la diversification des essences.

Je reviens sur l'importance d'avoir un suiv des dispositifs de surveillance et de suivi pour justement ajuster cette gestion au fil de l'eau en temps réel à en fonction des aléas et et des et des difficultés. On on doit repenser tous nos guides de gestion. Actuellement, on remet sur la table tous nos guides.

Il va falloir faire progressivement tous nos schémas d'aménagement. falloir réviser nos cadres généraux d'aménagement et comme le disait le collègue euh il va falloir peut-être assouplir. Alors c'est c'est difficile d'assouplir parce que la la gestion durable des forêts est très encadrée.

En France, il y a un cadre euh voilà qui est fixé par le code forestier qui est important pour garantir le sérieux la gestion. Il y a aussi des systèmes de certification avec des engagements qui nous obligent et qui sont contrôlés par des auditeurs. Mais on voit bien qu'avec le changement climatique, il faut aussi accorder trouver un équilibre et accorder un peu de souplesse pour qu'on soit réactif. parce que s'il faut euh pour modifier enfin un plan de gestion qui prévoyait une coupe à tel endroit mais il y a des aléas dans la parcelle à côté, c'était pas dans le plan de gestion, il nous faut pouvoir ajuster et et accorder un peu de souplesse.

Donc il y aura peut-être à réfléchir à aux souplesses réglementaires, je pense dans un premier temps, à apporter pour faciliter et et et inciter les propriétaires à faire lorsqu'il y a lorsqu'il y a besoin de de faire. Et et euh comme je le disais, c'est important de donner de la visibilité euh au au aux professionnels et et aux gestionnaires pour pouvoir raisonner cette gestion et pouvoir l'adapter euh l'adapter au au fil de l'eau. Euh on a aussi la diversification des essences qui est engagée euh qui est engagé.

On a beaucoup mélangé les essences dans les plantations qui ont été faites ces cinq dernières années. On fait de l'expérimentation, on teste, on n'est pas certain que tout va fonctionner, mais on se dit que face à l'urgence et à la puissance du phénomène, on doit passer à l'action et accepter de mener des actions sans regret pour trouver des solutions. Il faut relativiser aussi he ce qu'on plante chaque année.

Je le disais hein, en 5 ans on a reboisé en forêt publique 30000 hectares, il y a 200000 hectares qui sont des périssants. 5 ans, c'est 3 4000 hectares par an. La forêt française, c'est 17 millions d'hectares, hein.

Donc voilà, c'est c'est me permet de redire que le sujet de la plantation du boisement, c'est pas le c'est pas le problème de la forêt française aujourd'hui. On en fait peut-être pas assez parce qu' il faut qu'on ait des pépiniistes bien organisés qui puissent produire. Il faut qu'ils aient aussi des perspectives de la visibilité, des gens qui leur commandent par des contrats pluriannuels pour qu'ils puissent raisonner la production.

Faut qu'on mette ça en place. Et pour mettre ça en place et que ça fonctionne dans la durée et il faut avoir de la visibilité sur les moyens euh et la politique publique de l'adaptation des faux changement climatique. Je me permets un petit complément.

Vous demandez à la forêt de retenir l'eau en période hivernale très pluvieuse. Il y a il y a pas de d'activité racinaire suffisante pour pomper l'eau. Et donc ce service là demandé à la forêt, il est un peu compliqué.

On peut en période sèche euh laisser du bois mort en forêt pour absorber de l'eau, faire de la rétention d'eau qui sera rediffusé plus tard, avoir des rémanents plutôt perpendiculaires à la pente pour que lorsqu'il y a une petite pluie, elle s'imprègne de façon maximale. Mais en hiver, sur des peuplements feuillus même résineux, l'action racinaire est trop faible pour retenir l'eau. Il il y a quand même en complément on on travaille beaucoup sur la restauration des zones humides et des cours d'eau dans les massifs.

On vient de mener deux opérations avec l'agence de l'eau. C'est emblématique en forêt de Compiène et en forêt de chaud dans le jurat. On a restauré tout le réseau en reméandrant.

Il avait été euh calibré dans les années euh 60 50. Et donc là, on a et là ça participe de la restauration de l'écosystème et la rétention à nous. On a aussi un faut qu'on travaille sur la restauration des tourbières intraforestières qui participent à la fois au stockage du carbone et à la rétention à nous.

Euh c'est souvent des châteaux d'eau de voilà de dans nos forêts. Donc là, il y a un effort de restauration de la nature sur les tourbières euh et les zones les zones humide. Oui, je peux juste rajouter un mot.

C'est vrai qu'après les grosses sécheresses notamment de 2003 et plus récentes, on a beaucoup travaillé sur les effets sur les forêts. On intègre ces connaissances, comme l'a dit François Bonet au niveau du choix des espèces qu'on va implanter. On a par contre très peu de connaissance sur la façon enfin sur les impacts des hivers très pluvieux, les inondations que vous avez mentionné.

C'est un sujet très actuel notamment en ce moment où les collègues chercheurs utilisent la barque pour aller vérifier l'état de leurs essais euh scientifiques et il est sûr que là 2026 ça va être probablement le point de départ de l'acquisition de connaissances parce que historiquement ça a plutôt été dans le nord-est de la France euh puisque suite à des coupes de taï remonté alors ça ça a été un peu étudié par contre par ailleurs la prévision de ces événements reste maigre et pour l'adaptation, on voit pas a priori effectivement de solution simple ni enfin demain de remplacement des essences par rapport à leur tolérance à l'endroement. Mais bon, on va laisser la question un peu ouverte aujourd'hui. On n pas trop parlé des outremères, mais les gros dépérissement qu'on a constaté en Guyane, on a plus de 12000 hectares de forêts qui ont dépéri dans un secteur de la Guyane.

C'était lié à de l'endiment. C'estàd que une saturation à eau des sols qui ont fait mourir les arbres. Aujourd'hui, on a une forêt, une grande forêt domaniale aux portes de Nantes, la forêt du Gavre, qui débérit de façon préoccupante et nos équipes nous disent que euh ce serait lié à l'alternance qu'on a eu ces derniers temps de période de sécheresse sur des sols qui comportent un peu d'argile, période de sécheresse avec des grosses périodes d'apport d'eau très important.

Cette alternance situation accélérer le dépérissement des chaînes. Merci beaucoup. Nous avons trois questions de minute.

Je donne la parole à Bermont. Merci madame la présidente. Messieurs chers collègues, aujourd'hui près de 8 % des arbres en France sont altérés par les sécheresses et les incendies.

Dans le même temps, nos forêts constituent le deuxième plus grand pluit de carbone de la planète après les océans. Elles sont donc au cœur de notre stratégie climatique. Pourtant, toutes les méthodes de reboisement ne se valent pas.

Les forêts diversifiées sont jusqu'à 70 % plus efficaces que les monocultures pour stocker du carbone sur le long terme, notamment parce qu'elle résiste mieux au ravageur, aux maladies et au choc climatique. Les mélanges de quatre essences apparaissent comme les plus performants tandis que les monocultures restent beaucoup plus vulnérables dans des territoires comme le sud-ouest, fortement touchés par les incendies et les coupes massives. La question du modèle de replantation est donc décisive.

Dans ma circonscription, on trouve un autre bon exemple de diversification, la forêt de Sénard. Malgré une replantation de plus en plus verticale et linéaire, la forêt ne doit pas être transformée en un alignement uniforme où chaque arbre serait identique et placé au centimètres près. La nature, ce n'est pas une plantation industrielle, millimétrée, standardisée.

C'est avant tout une imprécision, une diversité et un équilibre vivant. en ce moment d'urgence climatique et la dégradation de nos écosystèmes accentués par les périodes d'incendie. Pouvez-vous préciser quelle méthode de diversification préconisez-vous dans la plantation des arbres tout en évitant des plantations linéaires ?

Je vous remercie. Merci. Je donne la parole à Sylvie Ferrer.

Merci madame la présidente, messieurs, chers collègues, je souhaitais vous parler d'un projet industriel sur le site de l'Acc dans les Pyrénées Atlantiques. C'est un projet d'étude ICO qui veut donc Io oui, c'est ça. Qui veut sacrifier la forêt pyrénéenne pour faire voler des avions.

C'est un projet industriel titanesque estimé à 2 milliards d'euros visant à produire du carburant d'avion d'aviation de synthèse à base de biomasse. Outre une consommation énergétique et un besoin à nous considérable, ICO nécessitera un volume de bois colossal 500000 tonnes par an, soit environ 2 millions d'arbres abattus chaque année pour répondre à 1,5 % du besoin national en carburant d'aviation. Compte tenu des besoins en bois, le projet ICO impactera toute la chaîne pyrénéenne et au-delà car la zone d'exploitation forestère envisagée pourrait s'étendre jusqu'à 400 km autour du site de Lac.

Ce projet prétend répondre aux défis environnementaux actuels mais interroge sur son véritable impact écologique, sur sa viabilité économique et sur sa pertinence fant besoin de des populations locales. Son modèle économique est guidé par des objectifs de rentabilité, de consommation et d'utilisation des ressources insoutenables pour la forêt pyrénéenne, son écosystème et sa biodiversité. Ma question est simple.

La forêt et le poumon des Pyrénées devons-nous la sacrifier pour faire voler des avions ? Merci madame la députée Ferrer. Je donne la parole à Julie Ausen.

Merci madame la présidente. Bonjour messieurs. Donc là, j'ai une question euh un peu technique.

En fait, je voudrais savoir euh com je voudrais connaître en fait la procédure qui permet de coordonner, d'autoriser un forestier indépendant à effectuer ses coupes de bois et comment les forestiers sont organisés justement pour contrôler par la suite. Parce que souvent quand on est des collectifs et on participe à la à la charte charte forestière, on n pas suffisamment d'informations pour ensuite nous avoir des avis un peu plus solides. Donc est-ce que vous pouviez est-ce que vous pouvez nous me dire un peu comment on fait ?

Merci beaucoup madame la députée et je donne maintenant la parole à Vincent Tibébot. Oui, merci madame la présidente. Bonjour messieurs, je suis député du Barin donc dans le Grand Test et en Alsace et j'ai la chance d'avoir une des plus grosses forêts dommaganial aussi de la forêt de Agueno.

Deux questions très rapides. première où en sommes-nous des assises de la forêt qui avaient lieu à l'époque sous l'ég de Julien de Normandie qui avait déjà défini un certain nombre d'action de mise en œuvre et de au vu de l'ampleur aujourd'hui du phénomène et du euh du comment dire de sur la forêt, est-ce qu'il faudrait pas définir des zones prioritaires s je sais pas si c'est une logique de bassin forestier ou où on peut mixer privé public et l'ensemble des collectivités avec les compris pour avoir des actions directes sur d'urgence que ce soit en terme de de gestion de replantation de éventuellement même si personne ne l'aime mais vous l'avez très bien expliqué des fois il nécessaire aussi des fois des coupas je vois dans dans mon secteur où c'est des hectares entiers d'arbres qui sont qui sont défréchis et qui font qu'aujourd'hui on ne peut plus pratiquer ce massif donc voilà est-ce que je voulais avoir un peu votre votre opinion là-dessus et comment du coup mobiliser l'ensemble de ces acteurs sur des points très précis. Merci beaucoup messieurs.

Je vous laisse répondre à à ces quatre questions. Alors, je suis pas spécialiste des biocarburants, mais ce qui est certain que nous sommes important de respecter la hiérarchie des usages qui est fortement mise en avant dans euh dans la SNBC. Euh et l'ONF ne contractualise pas pour fabriquer des biocarburants puisque on s'attache à d'abord mettre en place des civicultures de bois d'œuvre.

Alors la civilicure de bois d'œuvre est produit du bois énergie hein qu'il y a les houpieders il y a les éclaircis mais l'objectif c'est de produire du bois d'œuvre pour nos s pour produire des du matéri du matériau bois pour la construction pour les parquet pour les tonneaux et effectivement il faut être attentif à ce que ces grands projets énergétiques ne déstabilisent pas les filières du bois matériaux euh nos donc attention au au au maintien des équilibres et et que la filière bois traditionnelle qui a vocation être consolidée la SNBC notamment d'augmentation de la part du bois dans la construction qui est un bon usage du bois pour stocker le carbone poursuivre la sanction de carbone soit soit privilégié monsieur le député sern il me semble la forêt de scénar comme toutes les forêts d'Île-de-france sont gérées aujourd'hui en futé à couvert continu mélangé. Donc on a on a opté de façon généralisée dans les forêts de Manalde-France pour cette méthode compte tenu des réactions sociétales que généraient les les les coupes. Il n'en demeure pas moins qu'il faut continuer à expliquer l'intérêt des coupes parce que même dans cette civiculture, il faut faire des coupes et qu'aujourd'hui parfois on nous dit "Vous faites des coupes rases alors qu'on fait une coupe jardinatoire parce que les les la société admet mal les coupes de bois aujourd'hui. la coupe d'arbres, quel que soit le type de coupe, d'ailleurs au-delà de la question des des courages, on un travail de pédagogie important à à mener pour que on assume la responsabilité de produire du bois à partir de nos forêts autour de chez nous plutôt que d'importer du bois.

Il y a quand même cet enjeu-là hein. Notre objectif c'est aussi de lutter contre la déforestation dans le monde. On déforeste pas en France, on déforeste pas dans mer, mais on a de la gestion durable et c'est là-dessus qu'il faut appuyer une filière, le développement d'une d'une filière.

Euh et effectivement les plantations, elles doivent être dit quand il y a pas une destruction totale du couvert plus par enrichissement par zone. Après il faut aussi tenir compte pour les travaux forestiers aux conditions de travail de des salariés, des ouvriers parce que certes, il faut pas trop planter en ligne mais c'est quand même plus pratique de planter en ligne hein parce que pour accéder aux parcelles, faut dégager un peu le cheminement. il y a des questions de santé, sécurité au travail des salariés.

Euh et donc il y a un enjeu aussi à faire des choses de façon un petit peu rationnelle, même si elles sont plus fine et euh et plus et plus diversifié. Euh pour répondre à à monsieur Tierbau, euh effectivement les les mesures des les assises de la forêt et du beau ont été un moment fort pour les pour la les forestiers euh qui ont permis de de définir une feuille de route qui était assez consensuelle entre toutes les parties prenantes, les ONG, la filière, les euh et et le l'essentiel de la feuille de route a été a été mise en œuvre aujourd'hui, hein. Pour le coup, on a une séquence qui a été très productive et et après sur la la coordination publique privé, alors déjà nous l'ONF, on assure cette coordination entre les forêts domien et les forêts communales, les cheles de massifis qui sont plutôt cohérents, plutôt grands et et on a ce rôle de de d'organisation de l'approvisionnement à partir de la ressource publique qui est plutôt bien assumé.

Euh après, il y a la question de comment à l'échelle des massifs avec la forêt privée quand il y a une mixité de forêt, c'est surtout comment à l'échelle du on organise les dessertes, la DFCI euh voilà, une fois qu'il y a la desserte, la DFCI, son un peu rationnel, après l'exploitation, elle relève quand même des gestionnaires et des propriétaires. Il y a toujours le propriétaire qui décide, hein, ça a été dit, c'est quand même le propriétaire qui le code civil, est-ce qu'il est qui décide s'il exploite, comment il exploite, à quel moment. Euh mais je pense qu' aujourd'hui avec les enjeux de de risque euh de de besoins de dessertes pour gérer mais aussi pour prévenir d'incendie, il serait bien de pouvoir coordonner euh entre propriétaires la dessert et l'aménagement des massifs.

Euh monsieur le député CERN, donc au niveau des plantations diversifiées, euh lorsque on réalise une plantation euh même en monoculture, en monoculture, euh on peut appliquer un traitement irrégulier, c'est-à-dire que tout ce qui va pousser naturellement à l'intérieur, on peut conseiller à au propriétaire et à son gestionnaire d'aller conserver tout ce qui veut bien s'implanter naturellement à l'intérieur afin de diversifier au maximum. Nous, on aura choisi une essence, peut-être que la nature en choisira d'autres. Et s'appuyer sur les dynamiques naturelles, c'est la base de la SMCC. au niveau de la société ICO, euh le projet pardon le projet ICO, la priorisation des usages devrait nous être imposée par le changement climatique d'ici peu.

Et pour nous gestionnaires, la production de bois énergie, de biocarburant ne doit pouvoir se faire qu'avec les déchets de la gestion forestière. L'objet, il est bien de faire du bois d'œuvre. Si il sort du bois énergie, de la pâte à papier dans nos éclaircis et il en sort, qu'on l'utilise.

Mais raser des peuplements pour faire ça, c'est pas de l'amélioration du potentiel forestier français. concernant la question de madame Ousen, c'est ça un propriétaire privé lorsqu'il a une parcelle, il peut consulter en premier lieu le Centre national de la Propriété Forestière, le CCNPF, qui va être un conseiller gratuit. C'est son premier conseil.

C'est lui avec lui avec qui il doit rentrer en contact en premier lieu. Et celui-ci va lui donner une liste de gestionnaires, que ce soit les coopératives, les experts, les indépendants comme nous et à lui ensuite de se rapprocher de ces personnes-là. Voilà, je sais pas si ça répond à votre question.

Et voilà pour le reste, allez-y pour compléter juste couper votre micro. Voilà, je crois qu'il faut en terminer. Oui, concernant le mélange d'essence, il y a pas de chiffre magique, hein.

Quatre essences, c'est déjà beaucoup. Et euh effectivement, il faut vraiment qu'il y a un un vain entre la science qui est quand même en pleine évolution sur cette question et et la gestion et et les conditions pratiques de de l'exercice. Donc euh renoncer au aux plantations monospécifiques, c'est bien et je crois queon est tous d'accord. euh sauter trop loin en misant sur une complexification totale, je souhaite quand même attirer l'attention sur euh l'imprudence qu'il y aurait à faire ça.

Euh quant au projet que je ne connais pas hein de d'utilisation des biomasses pour l'aviation, c'est c'est très grand projet comme la centrale de Gardane qui a fait couler beaucoup d'encre puisque elle voulait mobiliser 1 million de de mètres cubes. Ils entraînent effectivement sur réserve qu'ils existent des ajustements assez considérables et pas forcément qui vont pas forcément dans le dans le sens que qu'on souhaite. Donc il me semble qu'en effet au minimum il faut regarder ça de très près et mettre la biomasse en avant dans les conditions françaises me paraît pas tout à fait justifié.

Merci beaucoup. Je voulais vraiment vous remercier en tout cas pour toutes les informations, analyses et recommandations que vous nous avez fait ce matin et je retiens en particulier s'agissant de la protection de la biodiversité, cette nécessité d'encadrer les coubrases et de soutenir la diversification pour des forêts mosaïques et puis le lien entre diversité, robustesse des forêts, préservation des puits de carbone. Je pense que c'était nécessaire de vous entendre ce matin et je vous remercie d'avoir répondu à cette invitation.

Vous avez aussi un Pour ceux qui s'intéressent, il y a la synthèse de l'expertise que j'ai mentionné. Ici, on une quinzaine d'exemplaires. On pourra en fournir plus si c'est souhaité.

Merci. Merci beaucoup. Merci à vous.