La police à l'épreuve de la démocratie | conférence AMFIS 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« on déc classer notre pays comme étant potentiellement un pays en voie d'être transformé en en narco-état »
- 2:00Chiffre
« les 1500 magistrats en plus ils vont pas aller faire ça là lutter contre la délinquence économique et financière »
- 4:00Fait
« le procès verbal du policier a plus de valeur qu'une autre partie au procès »
- 6:00Fait
« le directeur territorial de la sécurité publique aujourd'hui qui va donc à chapauter tout le judiciaire avec la nouvelle réforme »
- 10:00Fait
« on a des lois qui passent par le Parlement qui vont servir un objectif qui est très précis qui est le fichage de masse »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et je vais tout de suite lancer euh donc cette cette conférence sur la police et et la démocratie qui sont des choses vous l'avez vu notamment depuis ce mois de juillet quelque peu lié euh et l'actualité est là pour le pour nous pour nous le rappeler avant qu'on démarre dans le le vif du sujet juste vous dire le mode opératoire sur comment je fonctionne d'habitude quand on fait des des conférence comme comme celle-là euh c'est que je fais en sorte que on puisse vous puissiez nourrir la discussion et le débat au fur à mesure de la conférence donc vous avez soleen qui est qui est là qui travaille avec moi par ailleurs et qui a des feuilles de papier si vous avez besoin des stylos et donc je vous demanderai au fur et à mesure de la conférence de faire remonter d'agiter vos papiers pour le faire remonter jusqu'à la table ici on s'enchera de les faire remonter pour vous puissiez poser des questions faire des remarques dire vous avez pas parlé de ça vous avez pas trop de s qu'est-ce que ça veut dire ça et cetera sachant qu'on va faire l'effort n'est-ce pas mesdames de ne pas donner de sigles ou en tout cas de les dire en toutes lettrre avec les mots qui vont avec pour que tout le monde comprenne bien de de quoi on parle et de pas de pas jargonner donc voilà donc je c'est comme ça qu'on va fonctionner pour interagir ensemble tout au long de cette conférence qui nous permettra de d'avoir les 1h30 pleine et entière sur le sur le sujet est-ce que vous'entendez bien tous faut que je parle plus près est-ce qu'on peut monter le le le son on va essayer de monter le son je sais qu'il y a un petit bouton derrière chacune des enceintes pour pouvoir faire le petit bouton peut-être que Raphaël pourra augmenter le le niveau sonore sur chacune des enceintes on va régler ça au fur à mesure parce que je sais que le vent du coup emporte le le son voilà ouis autant on emporte le vent certains diraient évidemment la police et et la démocratie vous savez que depuis plusieurs années je m'intéresse beaucoup à ce ce sujet on a beaucoup produit y compris de manière programmatique alors que bien souvent les thématiques de police de justice tout ce qui est sécuritaire autorité régalien c'est souvent dit comme étant le domaine réservé de la droite voire de l'extrême droite vous savez qu'avec nous il n'en est cure et que nous avons à cœur de traiter ces sujets de sorte à ce qu'il soit j'allais dire dans l'Arque républicain mais non parce que c'est pas de ça dont on va parler pas directement mais en tout cas qu'il soit raccord avec les principes de la République liberté égalité maternité ainsi qu'avec les grands principes démocratiques la séparation des pouvoirs notamment et l'État de droit et que nous avons produit énormément politiquement sur sur le sujet alors même que nos adversaires politiques les macronistes principalement Gérald daranin à l'heure actuelle mais souvenez-vous Gérard Colomb peut-être certains l'ont oublié c'est pas très grave d'autres aont souvenir peut-être de Christophe Castaner à qui on fait coucou voilà ça commence bien ils sont comme ça ici he quelle indignité VO donc euh Christophe Castaner euh qui je vous le rappelle a quitté le gouvernement après avoir réclamé une tolérance zéro sur les questions de racisme dans dans la police euh je pointe ça à ce moment du du du débat pour lancer le débat mais c'est pas complètement étranger de de la situation et maintenant Gérald daranin qui vous l'avez vu au gré des mouvements sociaux a utilisé la police pour préserver les intérêts non pas des Français et des français non pas les intérêts même du pays mais les intérêts de leur gouvernement leurs intérêts politiques particuliers en réprimant durement mais c'est aussi un malaise très fort dans la police qui a été visible à plusieurs reprises si je vous fais brosse le rebrosse le tableau très rapidement sous la macronie vous avez dès le début du précédent quinquenna d'Emmanuel Macron des manifestations de policiers en dehors du cadre syndical les policiers en colère qui qui poai les problèmes de souffrance au travail au sein de la police nationale et notamment la question du du suicide au sein de la police nationale vous avez eu ensuite une manifestation je encore je fais un bon de 2 ans directement mais la fameuse manifestation devant l'Assemblée nationale de l'ensemble des organisations syndicales d'abord soi-disant pour rendre hommage à à un de leurs collègues qui avait été tué assassiné par par un un un trafiquant dans un dans un quartier et puis très vite pour faire en fait une mise en cause en bonne et du faux forme de la justice et en fait en réalité de la séparation des pouvoirs de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens et de ce qu'elle implique derrière en terme de de droit et surtout d'obligation aussi pour les les fonctionnaires de de police donc on est dans dans ce moment où la police joue un rôle particulier dans le gouvernement dans la dans la macronie et dans le pays et puis là le dernier épisode je passe très en accéléré évidemment pour qu'on on puisse lancer le débat euh avec cette cette sortie on va dire ça comme ça du directeur général de la police nationale réclamant un droit spécifique pour les policiers c'est-à-dire je cite très clairement directement que lorsqu'un policier est mis en cause dans le cadre de ses fonctions qu'il ne puisse jamais à aucun moment être placé en détention provisoire pendant la durée de l'enquête voilà la la RC la revendication qui est maintenant sur sur la table interview qui semble-t-il avec été coordonné et cadré avec Gérald d'manin lui-même dans le dos de Macron mais bon ça à la limite c'est pas notre problème et que à la fin on finit par avoir cette ambiance assez problématique dans le pays où un certain nombre de de policières et de policiers d'organisations syndical finissent par défendre quelqu'un qui bien qu'il y ait présempption d'innocence vu que les PV fuitent dans la presse assez régulièrement et là c'est le cas aussi pour cette affaire finalement défendre un de leurs collègues qui a tabassé un jeune dans une ruelle parce que il portait un suite su à capuche les suites à capuches étant criminogènes par nature surtout quand il fait une chaleur comme celle-là évidemment j'avais d'ailleurs poter moi-même avec mes collègues les suites à capuche dans le cadre des débats sur les Jeux Olympiques sur la vidéosurveillance algorithmique puisque vous savez que la vidéosurveillance avec l'intelligence artificielle sera utilisée dans le cadre des Jeux Olympiques et même dès la Coupe du Monde 2023 de rugby et nous avionion pointé la question de est-ce que les suite à capuche être particulièrement suivi par ces caméras comme étant problématique et donc vous retrouvez le verbtim et et vous voyez bien que ça fait écho à la situation dans laquelle on se trouve et en même temps il y a des choses qui sont moins visibles et néanmoins déterminante pour la suite de l'histoire et de l'histoire du ministère de l'intérieur de son fonctionnement et surtout de la police nationale il y a eu de conduit une réforme qui est en cours d'ailleurs mais qui a suivi aussi un nouveau cap au 1er juillet avec des des décrets qui ont été qui ont été publié une réforme de la départementalisation de la police nationale de sorte à ce que on va faire en sorte que tous les services soient regroupés sous un même directeur départemental de la de la police nationale attends attendsends attends attends je vais préciser je vais préciser je me fais déjà engueuler vous avez vu non je refuserai pas d'obtempérer madame Nodin pas tout de suite donc de de la police nationale et tout regroué tous les services y compris les services de police judiciaire de sorte que la question s'est posée qui était le chef à ce moment-là c'est évidemment l'autorité préfectorale l'objectif est s'aligner avec l'autorité préfectorale et nous avions dénoncé le fait que le le la police judiciaire allait donc être plus directement parce qu'elle est déjà en partie on va pas se mentir mais plus directement au service de l'autorité préfectorale et surtout dans un objectif beaucoup plus courttermiste qui est celui de l'ordre public c'est comme ça qui qui' explique les choses et d'ailleurs on a eu le cas pendant les révoltes justement suite à la à la mort de de Naël où des effectifs dédiés uniquement à la police judiciaire ont été mobilisés sur le le terrain je pense notamment les brigades recherch et intervention j'ai disais pas de sigle charge à vous pour retrouver non BRI vous connaissez peut-être mieux finalement donc les briri ont été mobilisé par exemple dans le cadre d'un protocole exceptionnel parce que normalement elles ne sont censé être utilisées que dans le cadre de procédures judiciaair et uniquement judiciaire donc on est dans dans ce moment particulier où il y a eu justement une mobilisation des policiers de la police judiciaire pour préserver euh la leur capacité à faire valoir quoi la séparation des pouvoirs et le principe de sûreté c'est-à-dire qu'on puisse suivre une procédure pénale particulière que puisque c'est pas les policiers qui font la loi eux-même il y a un magistrat qui est là c'est il me semble qu'il y a des magistrats qui sont là pour contrôler la l'activité de la police mais aussi pour diriger les enquêtes et ce n'est pas le chef policier qui dirige l'enquête et donc pas non plus le préfet puisque en plus ça pourrait porter quelques problématiques de remonté d'information vous savez que je me suis beaucoup beaucoup penché sur les remontées d'information côté justice dans le cadre de la commission d'enquête sur l'indépendance les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire mais en réalité les plus problématiques sont au sein du ministère de l'intérieur où il n'y a aucun cadre aucune règle et j'ai vu plusieurs fois groner Éric Dupont Moretti alors très souvent effectivement en toute matière mais particulièrement pour ce qui concernait les remontées d'information puisque son collègue Géral Darmanin était au courant avant lui d'un certain nombre de choses ce qui se passait dans le pays j'imagine que ça doit pas être très agréable et là regardez ce qui vient de se passer à nî la fusillade et cet enfant euh qui euh qui est qui est mort d'une d'une balle qui passait qui d'une balle perdue comme on dit euh et je présente mes condoléances d'ailleurs à à à la famille et à et à ses proches personne ne devrait mourir de la sorte en aucun cas et qui intervient le premier ce n'est pas le ministre de la Justice responsable de la politique pénale de ce pays c'est Gérald d'Anin qui garantit euh qu'il aura pas d'impunité et cetera alors qu'il me semble encore une fois qu'il y ait une enquête est ouverte avec un magistrat qui lui dirige les les les investigations et qu'envoie-il sur place des CRS alors que le problème et sans doute de problème d'enquête judiciaire justement bon ok je vous ai brossé le tableau après moi je vais laisser parler nos deux intervenantes que je suis content d'accueillir aujourd'hui à no à nos amphis 2023 d'abord agès Nodin qui est capitaine de de police qui est membre du du syndicat de la plus maintenant Ahou plus maintenant bon qui était très membre du syndicat de la FSU capitaine non plus et ben mais ça tu expliqueras tu te débrouill donc à la FSU intérieure que vous avez peut-être vu passer d'ailleurs pendant C ce mois de juillet qui ont une communication un peu différente de celle d'alliance police nationale comme chacun aura peut-être pu le remarquer et surtout agès a été co-auteur avec Fabien bilrand d'un d'un livre qui s'appelle police la loi de l'omerta qui raconte le parcours de sil lenceurs d'alertes au sein de de la police sur le le malaise policier puisque il y a il y a quand même des des policières des policiers qui essayent de faire leur travail consciencieusement en fonction des principes républicains et qui se retrouve confronté à une hiérarchie qui finalement préfère faire valoir d'autres profils sans doute plus plus brutaux et plus allant sur la politique du chiffre voilà pour agès qui est à ma droite et à ma gauche Sarah pibaro qui est membre du Syndicat de la magistrature du du euh du secrétariat national secrétaire national du syndicat de la magistrature elle est aussi trésorière mais ça ça n'a pas grande importance pour le débat euh d'aujourd'hui euh tes tes dernières fonctions c'était juges des enfants euh exactement et euh elle est un peu la spécialiste par la force des choses euh des questions de police pour le syndicat de de de la magistrature et d'ailleurs on avait eu le plaisir d'être ensemble au côté de l'association nationale de la police judiciaire euh au plus fort de leur mobilisation pour alerter euh Gérard d'armanin et des pouvoirs publics sur les dangers de la réforme de la départementalisation de la police nationale dont je vous évoqué tout à l'heure et si vous voulez creuser il y a un excellent rapport qui a été commis par un certain Hugo bernalici à l'Assemblée nationale sur le sujet alors malheureusement j'ai dû le faire avec une macroniste bon c'est comme ça mais il y a des passages qui sont de moi donc normalement ça devrait ça devrait aller dans la bonne dans la bonne direction mais il y a quand même des passages communs ce qui est quand même assez cocas dans ce genre de de de moment parce que eux-mêmes confrontés au sujet finissent par admettre que il y a il y a un sujet bien évidemment donc ce que je vous propose de faire c'est que on va laisser Sarah prendre la parole en premier pour un petit propos liminire sur l'analyse qu'elle fait de de de la situation et peut-être évoquer des pistes de de ce qui conviendrait de changer et puis agè prendra le relais derrière et je vous invite du coup à me faire remonter au fur à mesure sur un bout de papier vos remarques vos questions ce que vous voulez pour nourrir et moi-même je je faeris en sorte de leur couper la parole très régulièrement comme il est d'habitude de le faire pour nourrir le le débat donc je te laisse la parole Sarah je me lèveou bonjour à toutes et à tous comme Hugo l'a dit juste avant j'étais juge des enfants à Toulouse mais auparavant j'étais magistrate du parquet substitut du procureur de la République non mais je le dis parce que c'est aussi ce qui fait que j'ai une connaissance en interne des relations entre la justice euh par le biais du procureur de la République et la police et c'est ce qui fait aussi que je vais prendre la parole debout comme un magistrat du parquet euh euh bon c'est un vaste sujet la police à l'épreuve de la démocratie euh moi je voulais pas me concentrer sur les faits d'actualité même si évidemment on peut y revenir et qui sont des symptômes de des dysfonctionnements structurels euh mais mais du coup j'ai j'ai voulu apporter quelques éléments sur euh en fait le contrôle de la police par la justice il y a aussi la direction de la police par la justice et sur le fait que et le contrôle et la direction sont insuffisants ineffectifs en tout cas qu'il y a un certain nombre de de difficultés et euh pour moi il y a deux axes importants il y a l'axe institutionnel l'axe des relations normales en fait he entre la justice et la police puisqu'on travaille ensemble au quotidien et l'axe des comment dire du contrôle de la police par la justice sur le biais des dérives de la police donc notamment des violences policières donc la justice va venir contrôler ce qu'il y a d'anormal dans l'action de la police par rapport au aux relations institutionnelles entre euh la police et la justice euh je pour pour essayer d'être assez schématique et hésitez pas à poser des questions effectivement si les choses ne sont pas claires pour vous mais le procureur de la République il est en charge de l'action publique et il est en charge de la direction des enquêtes pénales quand une infraction est commise et en fait il y a un déséquilibre de fait par rapport au rôle du procureur de la République et ce qui se passe concrètement dans les faits puisque euh normalement c'est le procureur de la République qui décide de la politique pénale qui va dire sur mon ressort ma priorité enfin qui décline en tout cas la politique pénale nationale il va dire sur mon ressort la priorité c'est les violences conjugales il pourrait dire aussi sur mon ressort la priorité c'est les infractions économiques et financières par exemple euh la difficulté c'est que le procureur va se confronter à la hiérarchie policière et que les policiers enquêteurs même ceux qui veulent parfaitement faire leur travail ils sont confrontés d'une part à ce que leur demande le procureur et d'autre part à ce que leur demande leur hiérarchie euh et la hiérarchie bien sûr sous l'impulsion du du ministère de l'Intérieur bah est complètement prise par la politique du chiffre et vous n'êtes pas sans savoir que interpeller un jeune qui fait le GER en bas d'un immeuble pour du trafic de stupéfiant ça fait une interpellation une garde à vue une convocation devant le tribunal ou en tout cas une réponse judiciaire pour un fait élucidé ça fait beaucoup de bâton ça prend pas beaucoup de temps c'est très facile alors que par contre enquêter des mois même sur le trafic de stupéfiants enquêter des mois faire une enquête extrêmement approfondie pour remonter ceux qui sont haut du trafic de stupéfiants euh et ben en en concret en rentabilité immédiate ça va être beaucoup moins efficace alors évidemment si je reprends l'exemple des infractions économiques et financières on comprend bien en quoi c'est beaucoup beaucoup beaucoup moins rentable donc il y a cette politique du chiffre et en parallèle en regard de cette politique du chiffre euh et bien il y a l'affectation des effectifs de police euh le procureur il a beau dire moi ma priorité ça va être telle infraction euh et ben en fait c'est pas lui qui va va décider dans quel service on met les effectifs de police le ministère de l'Intérieur a un budget euh énorme plus élevé que jamais euh 15 milliards 15 milliards sur le quinena ou ouiou euh qui a un budget extrêmement important euh mais ce budget là euh il ne va pas demain être dédié principalement à des enquêteurs spécialisés et du coup la réforme de la police judiciaire dont vous a parlé Hugo bah ça va tout à fait dans ce mouvement-l c'est des budgets qui vont pour faire de la voie publique pour qu'il ait des policiers dans les rues et pour qu'on traite de la petite délinquance de voie publique et donc en fait le procureur face à ça très concrètement il ne peut pas grand-chose j'allais dire il ne peut rien en tout cas il ne peut pas grand-chose ça c'est sur le volet politique pénal où en fait on voit que les règles ne s'applique pas et qu'il y a un réel déséquilibre et que le procureur lui-même va être dépendant des décisions euh bah du ministère de l'intérieur du directeur départemental de la police nationale sur la direction d'enquête on observe servve un on va dire un quelque chose d'assez similaire euh puisque le procureur alors quand je dis le procureur c'est le parquet c'est tous les magistrats quand on est substittu du procureur ça marche aussi euh bah c'est lui qui contrôle la garde à vue c'est lui qui dit qu'est-ce qui se passe à la fin de la garde à vue c'est lui qui dirige les actes d'enquête sauf que dans la réalité euh parce que on devient aussi des gestionnaires de flux et ben on délègue beaucoup de ce pouvoir là aux policiers c'est les policiers qui nous rendent compte par téléphone on prend des décisions sur ce que nous disent les policiers au téléphone euh alors évidemment il y a des enquêtes où on relit les PV et cetera mais la plupart des enquêtes ce n'est pas le cas donc il y a une relation de confiance aussi qui se crée avec les enquêteurs mais ça illustre le fait qu'on on délègue vraiment cette direction d'enquête on ne voit plus les garder à vue parce que la loi nous permet de ne pas les voir tu peux nous expliquer un petit peu le le là cette histoire de téléphone c'est-à-dire c'est quoi moi j'ai entendu parler du TTR alors très concrètement le TTR c'est le traitement en temps réel quand on est substitut ou vice-procureur reur de permanence on a un casque téléphonique on est un réel opérateur téléphonique on a un casque téléphonique sur la tête et on est appelé en permanence par des policiers alors aussi oui quand je dis police c'est aussi gendarmerie en tout cas pour la plupart des sujets par des policiers ou des gendarmes qui nous rendent compte des garde à vue en cours et on prend appel après appel et on répond à leurs questions à leurs demandes et cetera dans les très gros parquets les parquetiers n'ont même pas connaissance de toutes les gardes- à vu en cours alors qu'ils sont censés en contrôler la légalité donc c'est vraiment une une dégradation de la manière d'être procureur de la République ça n'a pas toujours été le cas mais maintenant ça fait un moment que c'est mis en place de cette manière-là voilà pour répondre à ta question euh simplement encore un mot sur les rapports institutionnels mais je vais pas en parler beaucoup c'est le fait que le procure il y a une sorte de confusion des places aussi et que le procureur parfois joue un peu au super flic que le procureur il est invité en salle de commandement quand il y a des grosses manifestations quand il y a a des gros événements et qu'en fait le procureur se retrouve mêlé à l'ordre public là où en fait il devrait être en charge seulement de l'action publique c'est pas sans lien avec la judiciarisation de l'ordre public voilà la répression des mouvements sociaux tout ce qu'a un petit peu évoqué Hugo tout à l'heure euh par rapport à ça nous on a des propositions euh simplement pour dire pardon quand même que on n pas zéro pouvoir euh sur la police euh malgré tout et ce sont les procureurs généraux qui qui décide de l'habilitation et du retrait de l'habilitation des OPJ donc des officiers de police judiciaire qui sont nécessaires pour effuer un certain nombre d'actes d'enquête et aussi qui sont en charge de la notation des officiers de police judiciaire mais ce pouvoir en fait est réduit bien souvent à une formalité administrative et on ne se sert pas de ce pouvoir-là comme on pourrait s'en servir genre le procureur général il il regarde chaque officier de police judiciaire chaque notation de tous les policiers de son ressort ou ou ou c'est plutôt un bureau qui fait ça dans un coin et de manière semi-automatisé dans les fait ça va dépendre des parquets moi j'ai été dans un parquet où le procureur nous demandait notre avis sur les OPJ on pouvait faire remonter en tout cas s'il y avait des difficultés et lui-même les faisait remonter au parquet général mais c'est pas forcément le cas de partout et est-ce que derrière il y avait des conséquences côté police du coup aucune idée aucune idée ou aucune bah nous en tout cas on avait aucun retour et on n jamais vu aucune conséquence ah voilà ok merci merci ça euh par rapport à tout ça et ça rejoint aussi le sujet de la départementalisation de la police judiciaire nous on demande en fait que la police judiciaire met dans son ensemble he pas que les services de police judiciaire euh la donc quand je dis la police judiciaire là c'est pour dire la filière investigation tous les enquêteurs on demande qu'il soit rattaché au ministère de la Justice et que ça ne soit pas qui ne soit pas sous l'autorité du ministère de l'intérieur ce qui permettrait de résoudre un certain nombre des problèmes problématique que j'ai évoqué mais bien sûr l'autre revendication importante qu'on a c'est l'indépendance du parquet parce que chez nous aussi on a des problèmes effectivement de remontée d'information et de dépendance de l'exécutif et que une réelle indépendance du parquet permettrait aussi d'avancer de manière positive sur ces sujets là continue merci c'est comme tu veux ça que tu juste c'est peut-être je je veux pas être trop longue pour ce propos introductif le le deuxème axe c'était sur le contrôle des des dérives dans l'action de la police un mot des contrôles d'identité des contrôle d'identité au fciè des discriminations euh pour vous dire qu'on a on peut à tout le moins euh intervenir en prononçant la nullité euh des procèsverbaux quant les contrôles d'identité n'ont pas de base légale mais bien souvent euh les procèsverbaux font apparaître une base légale euh après est-ce qu'elle correspond à la réalité ou pas c'est une autre question euh et là-dessus je je voudrais même vous dire qu'on est plutôt complice en fait de ces contrôles d'identité offacièe puisque les procureurs prennent de manière très très large des réquisitions qui autorisent les contrôles d'identité euh sur le fondement de deux articles du code de procédure pénale et qui les autorise sans qu'il y ait de soupçon de commission d'une infraction et il y a de nombreuses études qui documentent le Défenseur des droits le rappelle régulièrement euh qui documente le fait que c'est dans le cadre de ces contrôles d'identité là donc pas quand on voit que quelqu'un est en train de commettre un vol qu'on voit que quelqu'un est en train de commettre une infraction mais simplement les contrôles d'identité où les policiers sur une zone déterminée peuvent contrôler tout un chacun bah évidemment c'est dans le cadre de ces contrôles là que qu'il y a les contrôles les plus discriminatoires puisque c'est à la tête du client donc là on est complètement compiss et nous on essaie de d'attirer l'attention de nos collègues sur le fait que ces réquisitions là extrêmement larges sur les les lieux et les la durée sont extrêmement problématiques l'autre volet enfin et les violences policières euh peut-être qu'on y reviendra sûrement au cours du débat mais euh là aussi la justice a beaucoup beaucoup de travail à faire pour s'améliorer on est beaucoup trop peu saisi des des violences policière trop peu saisi parce que pour une victime de violence policière c'est extrêmement compliqué de déposer plainte bien entendu trop peu saisi aussi parce que il y a pas assez de personnes qui vont même qui ont été témoins qui vont les dénoncer et le parquet le procureur peut se saisir d'office et le fait extrêmement rarement donc nous c'est quelque chose sur lequel on a pu interpellerer la procureur de de police voilà bravo la procureur de Paris on l'a interpellé fin mars suite bah au très nombreuses interpellations qu'il y a eu dans le cadre des manifestations et et surtout de toutes les vidéos qui tournaient où on voyait des violences policières on l'a interpellé pour lui demander pourquoi vous ne vous saisissez pas d'office sur toutes ces vidéos alors évidemment ça va nécessiter une enquête on dit pas que ça va se résoudre mais en tout cas on peut partir de ces vidéos pour mener des enquêtes sur violance policière et elle a répondu que ben c'était trop compliqué et pas le temps et queil fallait que chacun elle a répondu qu'il y avait une section dédiée aux violences policières au parquet de Paris et qu'il faisait du mieux qu'il pouvait voilà et qu'il fallait déposer plainte parce que sinon il s'en sortirait pas en tout cas là-dessus il y a une réelle problématique sur notre saisine et il y a aussi une réelle problématique sur quel service d'enquête ont saisi puisque bien souvent c'est le commissariat local donc c'est les collègues du policier mis en cause qui vont faire l'enquête contre leurs propres collègues et bien souvent c'est des enquêtes qui ne sont globalement pas faites ou très très très peu fait évidemment très bien faite selon agès ils sont tous d'accord ils se mettent tous d'accord ils écrivent tous la même chose c'est carré on a quand même des enquêtes où le policier mise en cause n'est même pas entendu en tant que mise en cause puisqu'il a été entendu en tant que victime des outrages ou rébellion de celui qui se plaint des violences policières donc il a pas besoin d'être réentendu en tant que mise en cause euh donc on peut quand même qu'est-ce qu'on peut faire face à ça alors de fait les 10 % d'enquêtes qui sont confié à l'IGPN ou à l'iggn sont un peu mieux traités même si nous on estime que c'est très insatisfaisant puisque on estime qu'il faudrait un organe indépendant extérieur au ministère de l'Intérieur pour enquêter sur les faits commis par les policiers ça existe par exemple au Royaume-Uni c'est pas une lub hein de le demander et autre volet parce que on voilà on critique ce qui se passe au ministère de l'intérieur mais aussi chez nous euh nous on a la possibilité les procureurs généraux ont la possibilité de dépayser les enquêtes euh donc de faire que l'enquête n'est pas traitée par le procureur local mais par le procureur d'à côté qui va travailler quand même moins directement avec les policiers concernés et c'est quand même assez rare qu'il y ait des décisions de dépaysement euh donc comme l'institution ne joue pas le jeu nous on demande que ce soit obligatoire euh que c'est ce soit des dépaysements systématiques voilà pour dépaysement concrètement c'est le un autre tribunal qui prend c'est un autre tribunal qui dirige l'enquête mais du coup d'autres enquêteurs aussi bah de toute façon il faudrait que ce soit d'abord d'autres enquêteurs et en plus un autre parquet d'autres juges pas des gens qui sont habitués à travailler avec les policiers mis en cause et bon tous les chiffres vous les connaissez certainement tous les chiffres démontrent que d'une part on est très peu saisi mais qu'il y a quand même très très très peu de condamnations ce qui s'est passé cet été deux policiers en moins d'un mois placer en détention provisoire pour des faits de euh violence ou d'homicide euh euh c'est extrêmement extrêmement rare en fait et donc quand on voit la réaction des policiers c'est assez effroyable mais en tout cas voilà c'est ça n'arrive quasiment jamais que des policiers soi ça arrive mais c'est très rare que des policiers soient placés en détention provisoire euh et alors je dis pas moi je suis pas là pour promouvoir la détention provisoire loin de moi cette idée mais en tout cas c'est quand même symptomatique du fait que c'est des enquêtes qu'on ararrive pas à mener de manière égalitaire par rapport aux autres enquêtes merci euh Sarah pour euh ce premier propos et je laisse la parole à bonjour à tous euh alors pour l'affaire courte moi j'ai été capitaine de police pendant 12 13 ans je suis rentrée en 2010 j'ai fait un petit parcours à la police aux frontières ensuite en brigade des mineurs et après j'ai je suis sortie pendant 2 ans et demi j'ai été mise en disponibilité enfin je me suis mise en disponibilité toute seule et j'ai écrit des livres et ensuite je suis revenue à l'intérieur de la police et effectivement j'ai été ces derniers mois années euh porte-parole dans un dans une grosse fédération la FSU mais effectivement les policiers étaient euh sous représentés donc voilà on a essayé de travailler à ça ça a pas été évident et euh et voilà et j'ai été révoqué donc par Monsieur Darmanin euh là euh début août donc euh donc donc donc voilà bon c'est en cours en non c'est pas en cours c'est fait mais voilà après c'est toujours pareil on reçoit un arrêté et puis on sait pas ce qui se passe derrière donc est-ce que tu as commis des violences policières non pour viol violation du secret professionnel dans le cadre du premier livre que j'ai écrit en 2018 voilà pour la faire très courte et puis c'est pas l'objet de de la de la de la discussion la question qui est posée ici c'est de savoir si c'est la démocratie à l'épreuve de la police sous la police à l'épreuve de la démocratie on sait pas trop quel que soit le bout par lequel on le prend je vous le dis c'est la police qui a gagné c'est clair et ça c'est on pourra vous dire tout ce que vous voulez il y a plus de démocratie enfin il y en a déjà peu on va dire dans toutes les instances euh je pense que dans la police euh encore moins euh et ce n'est pas le fait des policiers je pense que c'est le fait des institutions et donc si on relève plus haut du fait de l'État et ça c'est très important de le comprendre parce que c'est important de le comprendre parce que dans le débat et dans les médias je ne citerai pas de nom on ira toujours chercher la responsabilité individuelle du policier qui a commis et non pas la responsabilité collective de l'institution police nationale et derrière donc de l'É on va dire de l'État français parce que il y a le gouvernement mais il y a aussi je veux dire tous les détracteurs l' i les extrêmes les machins tout le monde est dans le même bateau et on sert la même sauce parce que ce qu'on ne veut pas régler c'est la responsabilité collective donc si je reprends c'estàd que une fois que j'ai posé ça je vais expliquer en essayant de reprendre par le début à quel moment on a plus de démocratie et ça c'est quelque chose qui est très dans les détail il paraît que le diable se cache dans les détails et donc pour moi ça commence au niveau institutionnel par un truc qui est très simple parce qu'on va revenir à quelque chose qui est élémentaire c'est la préservation de l'intérêt individuel c'est humain que vous soyez dans le privé dans le public dans vos familles ou que vous soyez la préservation de l'intérêt individuel quand on est un policier l'intérêt individuel ça veut dire une mutation ça veut dire une prime ça veut dire ne pas être sanctionné ça veut dire ne pas être bamani ça veut dire tout ça donc et ça c'est valable aussi pour les magistrats c'est valable pour tout le monde donc il faut le prendre de manière très global donc si on veut que les institutions changent il faut déjà commencer par changer tous les individus ça changera pas sinon sa pas il faut pas se leurer là-dessus donc préservation de l'intérêt individuel bien évidemment le système fait tout ce qu'il peut pour laisser les individus dans cette emprise là et le système ça veut dire le système de notation ça veut dire que si pour pouvoir être muté ou avoir des primes il faut être bien noté et comme c'est très en vertical chez nous chez les magistrats aussi ça veut dire que il va falloir faire plaisir au chef alors n + 1 N + 2 enfin peu importe le nombre qu' en a voilà il faut faire plaisir au moins à celui qui est auudessus et celui qui note il faut être aussi syndqué non aussi ça peut aider mais généralement eux ils ont les passes droit donc noter pas Notter de toute façon après c'est la popotte en interne ce qu'on appelle de la cogestion comment c'est possible non mais je reviendrai après là-dessus ça c'est le collectif on est à l'individuelle là je suis sur la base donc il y a déjà il y a ça et effectivement des notations découlent toute la carrière du fonctionnaire donc sa carrière sa vie de famille tout ce qui va autour une fois qu'on a compris ça et que le policier donc fort de toute son envie de vouloir sauver la veuve et l'orphelin rentre en école de police là de manière complètement insidieuse et et et bien évidemment souvent de manière pas consciente en fait on va lui expliquer que lui ce qui va servir c'est les intérêts du chiffre les intérêts alors du chiffre du chef et compagnie et que s'il ne on lui dit pas s'il le fait pas il se passera ça ça on en parle jamais on dit simplement que voilà on est en ordre vertical et d'ailleurs la première chose qu'on nous apprend en école de police comme chez les militaires c'est à marcher au pas et ça et le corps du coup se met aussi là-dedans le je marche ou pas au MO vas-y Paris que j'ai passé j'ai eu la privilège la chance l'honneur d'être 2 mois en école de police quand j'étais attaché d'administration j'ai fais mon stage là-bas en tant dans les services administratifs de l'école de police de de roubé et un des policiers m'avait dit Hugo tu connais le le proverbe ici dans l'école de police ben non dit ben réfléchir c'est commencer à désobéir et il y en a un deuxième c'est que la meilleure arme du policier c'est son stylo et donc là et là et là et ça je l'ai entendu en école d'officier quand on disait la meilleure arme du policier c'est son cilot je comprenais pas à moi bon et c'est après une fois qu'on est dans les services d'enquête et qu'on se retrouve à devoir écrire les PV parce que toutes les procédures judiciaires qui arrivent chez les magistrats elles partent de nous et donc c'est là que la meilleure arme du policier c'est son stylo parce que même s'il a une arme qui fait une erreur ou qui a une bavure si derrière il sait écrire et ben il y aura pas de problème voilà donc sur l'intérêt individuel il y a une question là-dessus si je je t'embête comment comment on peut faire ça pour pour éviter que les policiers puissent mettre n'importe quoi sur un procèsverbal qu' changer les individus comme tu le disais ou ou c'est un ensemble ou bah c'est beaucoup de choses c'està dire que il y a au niveau individuel à partir du moment où parce que si un policier il fait un faux PV vous pvez être sûr que le chef qui est a dessus il est au courant parce qu'ils vont tous faire en fait des faux PV pour se couvrir c'est un peu le but du jeu donc si le chef est au courant et que le chef c'est lui qui note forcément ça pose problème si on change et qu'on met une notation à 360 et que le policier surtout les intermédiaires he parce que celui qui est en bas bon ben forcément comme il est en bas il aura personne en dessous de lui pour le noter mais moi je je je souhaite ardemment que les officiers et les commissaires soient notés aussi par leur subalterne pourquoi parce que s'ils sont notés par ceux qui sont censés manager déjà ils oseront parler parce que forcément leur notation dépendra aussi de ceux qui sont en dessous et donc là ça change tout ça change tout mais parce que forcément le comportement devient différent parce que quand il faudra aller défendre les gardiens de la paix parce que le commissaire a fait si le commissaire a dit ça parce qu'on a pas de moyen parce que ceci ou parce que cela et ben il fera attention en fait au aux deux et donc il change son comportement et si on change les comportements après c'est quelque chose qui se c'est c'est une conséquence qui se diffuse en fait naturellement sans qu'il ait besoin de de de de de de rien enfin en tout cas moi je suis convaincue de ça donc déjà commencer par ça sortir effectivement ce phénomène d'emprise qui est en verticale et de toute façon ils tiennent tout le monde que par ça au niveau collectif on a les syndicats et on a la politique du chiffre donc la policti du chiffre ça alors ça tout le monde y contribue tout le monde est manipulé vous en premier tout simplement parce que la violence sur la voie publique elle est constatée forcément par nous donc en gr en gros je vous dis on en fait ce qu'on veut on lui fait dire ce qu'on veut et et ça c'est quand ça part de la base mais bien évidemment ce qui est valable c'est aussi quand ça part d'en haut c'est-à-dire que quand on a un gouvernement ou l'état français qui dit euh qui dit voilà sur telle période ou tel endroit et donc la politique pénale en plus va en découler bien évidemment il y a trop de il y a trop de cambriolage donc il faut qu'on met plein de fi là-dessus ou alors les stupéfiants enfin généralement on a droit ou les stupéfiants ou le ou les cambriolages qui est-ce qu'on sert en définitive parce que je sais pas si vous avez déjà été cambriolé je laisse les trafi de stup de côté mais sur les cambriolages bien évidemment généralement quand on porte plainte c'est uniquement pour une chose c'est les assurances voilà et les assurances alors eux on les voit jamais mais en réalité plus il y a de cambriolages qui sont constaté sur une commune plus les redevances ou je sais plus quel est le nom qu'on utilise pour ça ça les les cotisations voilà les cotisations d'assurance sont élevées donc en réalité ça c'est ce qui permet encore une fois de payer de enfin en gros de vous piquer votre pognon c'est-à-dire que on vous met en retraite plus tard l'idée générale qu'il faut que vous compreniez c'est la popérisation de la population et la police elle contribue aussi à ça par les chiffres qu'elle va amener alors d'un côté il y a les assurances et puis de l'autre côté il y a un énorme lobby qui est celui effectivement de la vidéosurveillance du tout connecté du fichage en masse et parce que là ça sert les intérêts des grosses entreprises et des multinationales et donc on a des lobbyistes qui vont aller voir le gouvernement en leur disant ce serait bien de faire monter un peu le truc ici et ça redescend ils s'en mettent plein les fouilles sachant que la vidéo surveillance elle ne fonctionne jamais jamais le nombre d'enquêtes que j'ai pu faire ù c'est elle était pas alors soit je sais pas dans les manifestations le gros truc c'est oh là là la caméra tout d'un coup on sait pas pourquoi elle est montée elle était au ciel ça mais ça on l'a vu c'estàdire que moi j'ai entendu des gens me dire en étatmajor dans les manifestations où on enlevait les caméras c'est-à-dire qu'on faisait en sorte comme c'est des caméras qui tournent et ben on va les envoyer à un autre endroit quand on sait ce qu'il se passe quelque chose à droite on va vous l'envoyer à gauche et c'est de ça dont on parle et après c'est inexploitable dans les procédures judiciaires donc là déjà on a deux gros business he on a la vidéosurveillance les assurances on est déjà pas mal et le problème c'est que c'est que il y a pas un lobby pour tout on va dire tout ce qui concerne les violences physiques c'est que si demain on imaginait quelqu'un qui pour gagner de l'argent avait besoin que nous on compte et qu'on passe du temps sur les victimes d'agression sexuelle de viol ou dans les manifestations ou autres mais on en aurait plus on aurait plein de flic pour travailler là-dessus et on ne les a pas on ne les a pas parce que de la politique des chiffres découle exactement comme il a été rappelé tout à l'heure le le le les effectifs c'estàdire que en gros il y a un commissaire qui va dire moi j'ai besoin de je sais pas 10 policiers de plus sur ma commune donc je vais envoyer le paquet sur le stupéfiant s'il y a pas de point de Deal c'est pas grave on va les créer c'estàd qu'on va prendre un mec tout seul qui a une barrette de chit sur lui donc en gros on parle de rien et ça va devenir un point de Deal véridique je je je peux le dire parce que j'ai pas été encore attaqué pour diffamation tu dire donc et ça c'est voilà donc ça donc ça c'est du vécu nommer la personne juste pas nommer la personne non non je l'ai pas non mais c'est raconté dans le bouquin on o c'est conse magistrat on a aussi des des camaradesavocat si tu veux he oui oui c'est gentil donc on a donc effectivement on a on va inventer des points de Deal et et donc forcément ça fait augmenter la délinquence sur la commune et donc quand on augmente la délinquence et ben c'est comme ça qu'après on va voir Monsieur narmmanin et qu'on lui dit on a besoin d'effectif en plus et c'est là que les syndicats bon ils sont ils sont partout mais je vais les intégrer à cet endroitlà précisément parce que alors eux font de la cogestion depuis de très nombreuses années déjà j'ai vu des petits papiers passer la faspe alors du coup ça me je trouve ça je trouve ça cool oui c'est vieux mais c'est pas parce que c'est vieux que c'était pas bien et et et on l'a perdu c'est terminé ça aussi c'est pareilfin je la face vous oubliez ça n'existe plus et ça ne peut plus exister depuis que ça c'est quoi la FAS parce que moi je suis pas vieux je suis désolé hein pas encore assez alors j'ai plus les acronym parce que je les ai pas retenu mais la face c'était un regroupement de tous les syndicats où il y avait plus de Corp il y Ava les commissaires les officierstion autonome syndicat de police voilà merci exactement et qui était effectivement à l'époque qui était un vrai contrepouvoir et qui ne faisait pas de cogestion avec l'administration et c'est comme ça que ils obtenaient énormément de choses et et d'ailleurs c'est de là aussi que les policiers tirent leur force et c'est un peu eux qui font comme l'a rappelé Hugo au début qui font la pluie et le BE temp parce que effectivement si monsieur cassaner a sauté c'est bien évidemment grâce grâce à nous grâce à nous non non non non non non grâce au syndicat et donc le problème des syndicats aujourd'hui c'est que comme ils font de la cogestion ils sont partie intégrante de la mutation les carrières tout ce qu'on veut mais aussi de qu'est-ce qu'on va faire des effectifs et de comment est-ce qu'on va les employer de où est-ce qu'on va les diriger et cetera et cetera et donc forcément on a les plus gros budgets mais pourquoi on a les plus gros budgets vous avez plus gros muscles non plus parce que mais non mais parce que il faut nous payer cher pourquoi il faut nous payer cher parce que après la police il y a plus personne entre vous et le gouvernement parce que voilà vous êtes le dernier rempart du gouvernement pas le dernier rempart du pays des institutions du gouvernement au sens très direct et immédiat donc on a d'un côté le discours qui dit oui il faut faire du rapprochement police population mais kenini ENF c'est pas du tout ça l'objectif l'objectif c'est bien de mettre la police entre l'État français le gouvernement et les citoyens donc en fait vous serez toujours face à nous moi j'ai encore nous parce que j'ai un peu du mal à je pas encore digérer le truc mais et et et ça le problème et c'est pour ça que j'ai commencé à écrire c'est parce que les policiers ne s'en rendent pas compte il faut ça ça c'est important que vous vous le compreniez quand vous êtes dans les manifestations en face vous avez des personnes qui sont habituées à obéir à ne à à juste en fait à ne pas voilà à ne pas forcément réfléchir et aller plus loin que ce qu'on leur demande parce que de toute façon quand ils commencent à réfléchir ils se font écraser d'ailleurs c'est déjà pas mal merci agès mais mais en plus j'ai cru comprendre qu'il y avait aussi pas mal de qu' avait pas mal de de départ de la police c'est il me semble l'IGPN qui a pointé qui avait une augmentation du nombre de démissions spontané chez les policiers al ça c'est les bilans sociaux que Monsieur Darman cache dans son bureau donc le dernier bilan social il date de 2020 on avait déjà explosé les corps en les SCOR en terme de de démission effectivement mais ce que ce que ce que l'on ne veut pas que vous sachiez et que les policiers sachent aussi parce que souvent on se dit je suis tout seul je suis dans mon coin sauf qu'en réalité c'est pas vrai les arrêts maladies il y en a en masse et pas seulement que pour voilà on va pasire hisoire donc il y en a en dehors et ça cache en fait d'ailleurs c'est un peu l'arbre qui cache la forêt il y a énormément d'arrêt maladiie il y a énormément de gens qui partent en disponibilité qui démissionne et tous ceux dont on ne parle pas qui une fois qu'il sont en arrêt maladie un peu trop longtemps genre au bout d'un an et qu'on sait pas quoi en faire on va les mettre en disponibilité pour raison de santé demi-traitement et là il y a plus personne circuler il y a rien à voir on vous c'est que à un moment donné vous devevenenez vous éayz complètement on vous voit plus et ça c'est la réalité et et et c'est quelque chose qu'on ne qu'on ne et alors pour les Joos du coup ça va être drôle parce que plus ça va aller plus ils vont se mettre en arrêt maladie c'est aussi leur force forcément et pour les gios et ben c'est pas grave on ira chercher les agents de sécurité privé voilà donc ils sont pas plus ou moins formés que la police non je déconne ils sont pas formés voilà ou alors si ils nous sont sortis un truc c'est la réserve opérationnelle et ça c'est magnifique donc réserve opérationnelle tous les citoyens peuvent devenir des policiers en 2 mois de formation cliquez c'est parti si seulement c'était de moi Madame non c'est même pas un mois non c'est d'abord 10 jours c'est 10 jours et après quelques jours qui font bout à bout un mois éventuellement à la fin mais c'est d'abord au bout de 10 jours c'est bon on peut déjà être envoyé sur le terrain 10 jours avec la ceinture hein arme à feu mais mais rassurez-vous comme Darmanin a payé les flics sur la dernière sur la dernière réforme qu'il y a eu donc bien avant la réforme de la dtpn parce que celle-là elle était dans les tuyaux mais elle était quand même un peu mise sous voilà caché euh avant la réforme des retraites parce que c'est comme ça que Monsieur Darmanin a payé les les les flics et donc les syndic les les avec l'accord bien évidemment des syndicat qui n'ont rien dit euh il a mis un million sur la table et comme ça il s'est dit ben c'est cool on va faire passer tous les brigadiers on les faire passer brigadier chef peu importe s'il passent pas du V s'ils sont pas compétents rien à faire on les fait passer et ils ont fait passer à peu près 3000 majors donc dans les grades c'est major c'est celui qui est au-dessus de dans dans le corps d'encadrement et d'application donc des gardiens de la pai on en a fait passer 3 min000es sur 2 ou 3 ans je sais plus enfin un truc genre du jamais vu mais c'est bien parce que du coup on va avoir plein de chefs et à un moment donné on se dit ouais ok mais chef de qui parce que s'il y a plus personne à la base on fait quoi et ben la réserve opérationnelle et voilà et après et après qu'est-ce qu'on fait on fait la départe alors effectivement la départementalisation de la police nationale celle-là elle existait déjà mais on rajoute le judiciaire et donc là on termine complètement le le voilà la bouclée bouclée parce que c'était ça qui leur manquait en réalité la police judiciaire jusqu'ici elle était quand même encore on va dire dans une relation de confiance avec la magistrature ah ben non benah ça va pas parce que du coup délinquent sont colle blanc parce que c'est eux qui s'en occupe hein c'est pas nous dans les commissariats la délinquence en col blanc donc délinquence en col blanc et la pédocriminalité ce ce sont des offices centraux qui font partie de la police judiciaire qu'on va démanteler et on va refourguer tous les effectifs de la police judiciaire 5000 on va les remettre dans les départements pour aller traiter des violences urbaines pour aller des cambriolages pour aller et puis vous tous là qui êtes en manif c'est ça qui est en train de se passer tant que je t'ai sous la main agè question là je la fait direct je la lis parce que voilà que conseillerez-vous d'un jeune qui rentre un jeune qui rentre en école de de police qui voudrait être un bon policier humainement afin de pas se faire broyer par le système tu peux répondre voter pour nous hein c'est alors faut faire du sport faut méditer euh il faut avoir je pense être bien soutenu autour parce que quand on n'est pas soutenu autour de soi c'est laingolade euh il faut avoir la foi très important je pense avoir la foi je pourrais trouver d'autres choses hein mais mais là je je je vois pas plus et bien en fait il y a un truc moi qui m'a sauvé c'est le fait de me dire que ce que je faisais je le faisais parce que c'était en adéquation avec mes valeurs et ça c'est ce qui fait que j'arrive encore à peu près bon ce moment c'est un peu compliqué mais à peu près à dormir le soir et à me réveiller le matin à me regarder dans la glace enin tous ces trucs dont on parle là qui font partie de l'estime de soi parce que le jour où on perd les ses de soi en fait on perd tout et il y a plus personne derrière et on termine et ben comme on le sait dans les suicide donc c'est pour ça que je dis la foi c'estàd la foi en ses valeurs dans ce qu'on veut faire et dans le fait que de toute façon la seule chose qu'on peut faire c'est se changer soi et si on rayonne à l'endroit où l'on est c'est les gens qui sont autour qui en profitent et c'est comme ça qu'on finit par contaminer en fait VO soyez des lumières et même si je sais que c'est un peu bisounours moi j'essaie de contaminer Gérald Darmanin comme un dingue je rayonne je rayonne je Rayne mal tu fas mal mais pour l'instant ça prend pas je comprends bah déjà tu es un homme donc oui bon bah fa ce que je peux hein euh il y avait autre chose que je voulais dire sur euh et après on redonne la parole au parquet hein oui vas-y redonne la parole au parquet non bon alors on a on a dit déjà beaucoup de choses moi j'aimerais j'aimerais un peu que tu nous en dises plus Sarah sur on a parlé de la politique du chiffre côté côté police et mais qu'est-ce que ça veut dire côté magistrature la politique du chiffre ça existe pas la politique du chiffre dans la magistrature est-ce que ça a un impact est-ce qu'il y a une autre politique du chiffre au ministère de la Justice que c'est la continuité de celle du ministère de l'Intérieur vous avez 5 he non c'est vrai qu'on se cache un peu derrière la politique du chiffre du ministère de l'intérieur mais euh tout ce que vient de dire agès je vais arriver sur cette politique du chiffre ça fait écho aussi chez nous de d'une grande souffrance on parle de souffrance éthique au travail du fait qu'il y a des démissions de magistrats qui se faisaient quand même beaucoup moins avant beaucoup de gens en arrêt beaucoup de gens en dispo beaucoup de gens en détachement ailleurs et tout ça c'est en lien avec cette politique du chiffre parce que oui on en a une chez nous on appelle plutôt ça la pression des statistiques mais on est tout c'est beau mais on est tout à fait dans cette logique de rentabilité et c'est là aussi où il y a un problème au niveau de la politique pénale c'est que au lieu de faire des choix politique pénale qui serait de dire euh voilà quelles sont les atteintes importantes à notre pacte social euh quelles sont les atteintes auxquel on veut s'attaquer euh contre quoi on veut lutter euh bah au lieu de ça euh c'est tout asimu tous les robinets sont ouvert donc on traite tout on donne des réponses pénales à toutous ce qu'on attend de nous c'est de donner des réponses pénales ce qu'on attend de nous c'est de faire du jugement c'est de sortir des dossiers euh et le tribunal il va gagner des effectifs aussi s'il a des bonnes statistiques et cetera on est tout à fait dans dans une gestion des stocks dans une gestion des flux et en fait on oublie toutes les questions derrière de à quoi sert la justice quelle est la place de la justice en démocratie euh quel est notre rôle dans tout ça et en fait peut-être que on pourrait arrêter de condamner ou de mettre des amendes par ordonnance pénale parce que surtout ce qu'on aime faire c'est juger sans voir les gens parce que ça va plus vite euh donc on a quand même maintenant beaucoup beaucoup de décisions qui sont rendues sans audience sans que les gens puissent s'exprimer euh mais ça ça rentre tout à fait dans cette logique de rentabilité là et c'est aussi ça ce qui cause C souffrance que nous on a au travail qui est que notre travail n'a plus de sens on n'est pas devenu magistrat pour être des machines enregistreuses on n pas devenu voilà magistrat pour faire du chiffre et pourtant au quotidien c'est ce qu'on fait très clairement par qu'il y a quand même un petit sujet de de de stock de flux de sinon après les gens ils attendent leur jugement pendant des années et des années oui alors après ça c'est le résultat d'années et de décennies de bon bizarrement les politiques n'aiment pas trop la justice comprend pas pourquoi donc en fait ils savent très bien casser la justice ça fait bon pour le coup c'est quand même quelqu soit les gouvernements il y a bon parfois il y a eu un peu plus de recrutement de magistrats oui non mais attends parce que tu dis ça tu dis du mal des politiques mais bon je le prends pas pour moi déjà premièrement et deuxièmement quand même du pont Moretti là 7 milliards non mais il vous a redonné 7 milliards là 1500 magistrats et il vous crée des attachés de justice à auprès de vous pour avoir une véritable équipe autour du magistrat je le fais bien bien ouais c'est flippants bien et mais comment ça se fait que vous vous plaignez encore là non mais je comprends Pasi oui du coup je pense que monsieur le député qui a voté peut-être contre l'article 1 et le rapport annexé je ne sais pas possible possible qui détaille cette les augmentations qui détaille aussi tout ce qui va aller à l'administration pénitentiaire pour construire des places de prison et pas pour faire de la bonne justice au quotidien par exemple euh après il y a un vrai il y a une c'est vrai euh que le budget est plus haut que ce qu'il était avant c'est vrai qu'on va recruter des magistrats on va en recruter de manière insuffisante et surtout on va recruter des magistrats qu'on va former plus vite alors ce sera pas en 10 jours heureusement euh mais on va quand même les former en euh euh bon on sait pas parce que il y a la commission mix paritaire qui va arriver on n' pas l'état définitif du texte euh mais en tout cas euh on aura des magistrats potentiellement formés en 9 mois euh il viendront magistrat euh bon euh nous on a été formé en 2 ans et demi euh et pour autant on a beaucoup de choses à apprendre en arrivant en juridiction euh voilà donc on a quand même un sujet euh aussi de on recrute vite et mal euh parce que il faut atteindre cet objectif annoncé publiquement 2500 magistrats et puis on va nous mettre des attachés de justice c'est-à-dire des gens qui vont euh nous aider à faire notre travail mais ça veut dire que là aussi on va plus euh on va plus le faire correctement parce que c'est des gens qui n'ont pas les garanties d'indépendance que nous on a euh un petit peu même si notre indépendance c'est parfois mise à mal mais on en a quand même des garanties et donc des gens qui seront simplement des contractuels de la fonction publique pour en tout cas une partie d'entre eux et ben c'est eux qui vont lire les dossiers c'est eux qui vont lire les dossiers de divorce c'est eux qui vont lire les dossiers aussi au pénal ou d'enfant placés et c'est eux qui vont rédiger les décisions et le magistrat il sera juste au-udessus en train de dire bah tiens fais ci Fais ça c'est un petit peu ça le modèle qu'ils veulent et nous c'est le modèle contre lequel on se bat mais on s'éloigne un petit peu du sujet non non on s'éloigne pas du tout du sujet moi j'ai j'ai encore plein de plein plein de questions parce que on a on a parlé tout à l'heure de la délinquence économique et et et financière on est sur un sujet sur la police à l'épreuve de la démocratie on voit bien que la démocratie elle peut être aussi mise à la mal et parce que j'avais une question sur le sujet évidemment d'un d'un camarade Corse sur la question des mafias mais ça pour moi c'est pas propre à la Corse même s'il y a un côté emblématique autour de la Corse mais on voit bien que l'ffet de de de corruption bah commence à gagner du terrain il me semble que dans des des des organismes internationaux on déc classer notre pays comme étant potentiellement un pays en voie d'être transformé en en narco-état certains diraient comme peu ce qui se passe en Belgique chez nos voisins qui ont fait une réforme similaire à la nôtre euh c'est-à-dire la la départementalisation de la police et de mettre tout le monde sous une même autorité et on voit bien qu'à la fin je vais un peu vite en besogne mais c'est la tentative d'enlèvement du ministre de la justice par par la par la la la mafia local quoi euh donc est-ce que est-ce que la la magistrature est consciente de ça qu'est-ce qu'il faudrait faire côté magistrature autorité judiciaire pour renforcer la démocratie parce que j'ai l'impression que les 1500 magistrats en plus ils vont pas aller faire ça là lutter contre la délinquence économique et financière et tout ça ou je me trompe peut-être hein non mais en fait si vous voulez les 1500 magistrats en plus c'est un peu une on nous agite ça là sous le nez comme si ça venait résoudre quelque chose mais on part de tellement loin et quand on se compare aux autres pays européens le nombre de magistrats du siège et du parquet encore plus par habitant le nôre il est ridicule on est extrêmement mal classé par rapport aux autres pays européens donc en fait ces 1500 magistrats ça ça veut rien dire ils vont juste venir combler quelques post vacants ce sera largement insuffisant donc effectivement ça résout aucunement le problème et je voulais juste réagir à quelque chose parce qu'il y avait une question et que tu en a parlé agès sur la question des faux procèsverbaux des policiers et juste parce que c'est vraiment quelque chose quand on est magistrat et quand on doit juger des gens et que on veut le faire correctement qui est une question très très problématique qui est que si j'arrête de faire confiance complètement en la police et en ce qu'écrivent les policiers je ne peux plus juger personne enfin c'est peut-être un peu caricaturale mais c'est quand même une vraie problématique on est complètement dépendant de ce qu'écrivent les policiers maisce que est-ce que en théorie en droit est-ce que le procès verbal du policier a plus de valeur qu'une autre partie au procès non et c'est là où je voulais envenir et où on peut un peu lutter contre ça mais encore faudrait-il qu'on ait le temps de juger les gens correctement le procèsverbal en soit même si on veut comment dire tout le monde a un peu dans l'idée que le procès-verbal pèse plus fort de fait il y a une hiérarchie dans la crédibilité de fait mais même inconsciemment c'est-à-dire que entre le jeune interpellé en bas de son immeuble qui dit mais non mais il s'est trompé c'était celui d'à côté et le policier qui a écrit noir sur blanc que il a vu qu'il le décrit précisément que c'est la bonne tenue et cetera on va toujours accorder plus de crédibilité à ce que dit le policier mais en soi c'est un problème disons que la manière qu'on a de lutter contre ça c'est de ne jamais se satisfaire de juste un procès verbal ou des procès verbaux et de toujours aller chercher des éléments extérieurs avant de condamner quelqu'un mais en fait c'est assez difficile parce que vu la pauvreté des procédures pénales bah on prononcerait beaucoup de relaxe peut-être qu'il faudrait le faire mais de fait nos collègues ne ne sont pas du tout euh ne sont pas du tout aussi à à à à se poser toutes ces questionsl au quotidien et le fait qu'on soit noyé sous la masse et ben c'est en fait c'est un peu la même chose que chez les policiers on arrête de réfléchir nous aussi parce qu'en fait on a une masse à abattre on a tant de dossiers tout l'après-midi on sait qu'on va juger les derniers à 22h ou à 2h du mat ou même cet été à Paris à 6h du matin on juge les derniers qui attendent depuis 13h30 ou depuis 14h donc en fait si vous voulez on fait de la masse et on on ne réfléchit plus et dans ce que disait Sarah aussi au début le le le rapport entre le policier qui est OP PJ et ce et le magistrat il travaillent ensemble tout le temps alors au départ effectivement à un moment donné j'ai noté dans ce que elle a dit elle dit qu'effectivement ils travaillent ensemble et cetera et cetera alors moi je suis complètement d'accord ça va même jusqu'à la collusion c'est-à-dire que à un niveau supérieur c'est je parle pas forcément des magistrats les substitut procureurs enfin voà tous ceux qui sont là je vais aller dans le haut du panier le le le directeur territorial de la sécurité publique aujourd'hui qui va donc à chapauter tout le judiciaire avec la nouvelle réforme tous les lundis tous les vendredis il est en réunion avec le préfet donc en réalité c'est pas le DTS qui décide c'est le préfet mais il y a aussi les réunions les réunions parquet des TSP donc le procureur général il est en fait il travaillent ensemble c'està dire que au-delà de travailler ensemble en fait ils boivent leur parole comment est-ce que je fais si mon le le le directeur territorial de la sécurité publique et ça on l'a déjà vu c'est ce que je raconte aussi notamment dans dans dans une des histoire du livre il y en a un qui porte plainte pour harcèlement contre son supérieur donc contre le commissaire qu'est-ce que fait la procureur parce que là en l'occurrence maintenant je peux le dire procureur du 92 elle va aller demander au directeur territorial de la sécurité publique un rapport administratif on est en procédure judiciaire un rapport administratif sur le comportement de cet effectif là qui sera fait par le commissaire en question qui est mis en cause dans les cas de harcèlement et la procureur va classer du coup sans suite donc il n'y a pas d'enquête qui est faite il y a un rapport administratif et c'est classé et on en parle plus donc et c'est là où je parle de collusion parce que ça permet de vider les stocks c'est que tu tu vois pas faut donc après qu'est-ce qu'on fait on est obligé de passer par bah donc par la voie qui est pour nous plus indépendante c'està-dire les magistrats du siège juge d'instruction porte plainte constitution de partie civile qu'est-ce que fait le juge d'instruction la première chose qu'il fait au lieu d'entendre le fonctionnaire de police qui est donc là en l'occurrence en C la victime et ben il demande une expertise psychiatrique parce que on va toujours passer par les expertises psychiatriques pour décrédibiliser la parole de celui qui dénonce et et ça et donc donc c'est pour ça que moi je vais sur sur le travailler ensemble sur la manière de le faire c'est ce qu'on appelle de la collusion et effectivement je pense que alors je suis d'accord sur ce que disait Sarah sur le fait de mettre le judiciaire sous la entre guillemets sous la responsabilité des magistrats mais moi pour moi c'est pas suffisant parce que comme les magistrats sont pas indépendants on n reviendra pas à un système démocratique et donc il me semblerait que un moment donné dans démocratie il y a citoyens et que si dans démocratie il y a citoyens c'est aussi à vous de vous impliquer là-dedans et potentiellement alors je sais que c'est un peu à l'américaine et qu'on aime pas trop les États-Unis mais le fait de de de délir c'est-à-dire que ce soit les citoyens qui élisent les magistrats qui sont pour moi le dernier rempart en fait contre l'arbitraire et la dictature si ça vient de nous et ben après vous savez quoi on a la police et la magistrature qu'on mérite à vous de voter comme il faut mais ça on ne vous le on ne vous le on est pas sûr d'avoir envie d'avoir la police à la magistrature qu'on mérite mais euh si on vote j'ai dis si on vote à partir de ce je dis on n'est pas sûr non plus juste parce que du coup ça ça c'est en lien avec ce que tu viens de dire agès il y a une question qui dit confirmez-vous la test de fouo et autres qui définissent la justice au service de la police donc ça ça revient à ça juste vous dire qu'il y a on anime une revue délibérée et que le numéro 12 s'intitule la police dans tous ces états et qu'il y a un des articles justement qui parle de ça et oui qui confirme un petit peu cette thèse là que la justice dépend de la police et en fait dans grand nombre de ses actions bah quelque part estêtre au service de la police alors évidemment c'est une thèse qui est enfin en tout cas c'est une idée qui est hautement problématique puisqu'on est censé rendre nos décisions au nom du peuple français mais voilà ouais donc moi je vais je vais abonder dans cette direction parce que pour vous donner des exemples très concrets de la soumission de la magistrature à la police ça peut commencer par des choses qui vous sembl vous anecdotique vous vous entendez passer à la télé que le problème quand il fait chaud il fait beau c'est non pas la chaleur non c'est pas ça le problème le problème ce sont les rodéos motorisés dans nos quartiers alors c'est vrai j'avoue c'est chiant là-dessus je su d'accord c'est vrai mais là vous avez Gérald Darmanin qui dit oui c'est un gros problème nous allons mettre un grand grand plan en place de lutte contre les rodéo motorisés et il y aura des points de contrôle un peu partout dans le pays et ben c'est ce qu'ils font sauf que la politique pénale c'estàdire de savoir quelle infraction on va poursuivre qu c'est la quelle est la priorité des infraction qu'on va poursuivre on vous l'a dit tout à l'heure c'est censé être le garde des saut le ministre de la Justice qui l'a défini alors qu'est-ce que vient faire Gérald Darman là-dedans on se le demande et ben juste cet exemple là montre la soumission du ministère de la Justice a pas Éric du pomoréti qui va dire ah non non non ah non moi j'ai dit que la la priorité c'était pas ça euh j'ai dit que la priorité c'était la lutte contre la délinquence économique et financière et donc je demande d'avoir tous les enquêteurs qui soient au service de cette lutte essentiel et que les rodéo motorisés bah on verra plus tard euh et puis d'abord ils sont déjà poursuivis et ça puis en plus quand les policiers sont là de toute façon il y a plus de rodéo motorisé donc c'est pas très malain non plus j'ai j'ai en mémoire une scène à monsarel sur ma circonscription d'une descente de Gérald d'manin pendant les élections législative justement sur un point sur les rodéos motorisés c'était d'un calme olympien il est reparti je vous jure 15 minutes après il y avait les moteurs qui rambissaient dans tous les sens alors ça vous fait marer c'est pas très rigolo en fait pour les gens il compris dans le quartier parce que je vous dis c'est vraiment pénible mais c'est ça ça vous montre en plus l'inefficacité de ce genre de chos mais c'est efficace dans une seule et unique direction pour BFM TV C news LCI TF1 pour faire le point presse à la télé et pour la rent électorale sur une partie de l'électorat et c'est ça la difficulté à laquelle on est confronté et c'est la même chose sur les points de Deal ça a été dénoncé par par agès dans son propos sur comment on fabrique le fait qu'il on montre mécaniquement une augmentation de la délinquence et comment il faut s'y attaquer du coup mettre des moyens supplémentaires là-dessus et cetera sachant qu'en plus ces infractions en général c'est la police qui va les chercher elle-même qu' pas il y a il y a des gens qui peuvent se plaindre du trafic de stupéfiant mais ça reste pas du tout le mode classique de de de fonctionnement sur ce genre de d'infraction et donc et sur la délinquence économique et financière j'en parle même pas vu que il y a même pas vraiment on sait même pas qui est vraiment laésé dans l'histoire qui s'est vraiment fait voler du coup enfin si à la fin on le sait c'est vous nous moi et l'État bon mais je veux dire spontanément comme ça il y a pas de victime qui vient se présenter disant bonjour il y a eu un détournement de fond public quoi puisque les les fonds publics ne ne sont pas des personnes qui vont déposer bon bref vous AZ compris et et surtout que des fois il y a de la col puis que ce sont des personnalités politiques on revient aux difficultés auxquelles on est confronté c'est pourquoi il nous faut régler les problématiques dans chaque domaines qui ont été évoqués là ça part pour la police dès le recrutement j'ai une question sur les recrutement est-ce que c'est vrai qu'ils sont pris à 6 ou 7 de moyenne ou oui bah oui ou mais oui parce que et pour les gios ce sera 3 oui mais il faut dire qu'il y a pas d'épreuv de police au j sinon il prendrait plus haut voilà sin jamais de médaille donc non mais bien sûr que c'est vrai et Gérald dermanin il a dit lui-même au Sénat au mois au mois de juillet alors il s'est pris une volée de bois vert sur par les les corporations policières pendant l'été à ce moment-là puisquil a dit bah écoutez moi j'ai des petits jeunes là ils débarquent ils ont pas de diplôme on les prend assez bas ils font qu'un an d'école c'est pas évident c'est la première fois j'ai dit mais qu'est-ce qu'il raconte il dit la vérité il est pas bien celui-là il est fou évidemment ça fait mal comme ça et pareil on a eu le même débat sur la question judiciaire pour pour valider le fait qu'il fallait une réforme de la départementalisation de la police et créer une filière investigation une filière judiciaire entière et qu'on puisse par la police judiciaire d PJ la PJ au sens vous l'entendez dans les séries télé et cetera que qu'on puisse arnacher ceux qui font du petit judiciaire dans les commissariats à l'élite ceux qui font le le haut du spectre comme on dit la criminalité organisée pour les tirer vers le haut lui-même était obligé de dire que bah oui il y avait un sujet c'est que quand alliance police nationale vous explique c'est pas normal on on interpelle des nuisibles et l'après-midi séance tenante il sort du tribunal libre mais pourquoi pourquoi il y avait quoi dans le procèsverbal il y avait rien dans le procèsverbal alors on est encore dans un état de droit les magistrats il font quoi ils relâchent c'est normal c'est normal donc ils le savent bien qu'il y a des tas de procédures où il y a peut-être des gens qui ont vraiment fait des infractions qui sont vraiment pas poursuivi parce qu'ils sont vraiment pas fichus de le faire dans le cadre de la procédure voilà c'est la vérité et qu' y a des procédures qui tombent pour ces raisons là donc il y il y a un sujet de de formation de recrutement ensuite de formation passer à 2 ans ça me semble être le minimum syndical et au Canada c'est 3 ans 3 ans avant que vous puissiez être sur le terrain donc bon et on vous apprend tout tout un tas de choses et c'est normal parce que c'est un métier compliqué policier vous êes confronté à des tas de situations différentes et puis une fois que vous êtes en fonction bah ceux qui déconnent il faut que on ait les moyens de traiter le problème problème individuel s'il est individuel problème collectif s'il est collectif il y a des problème collectif hein euh les contrôles offaciel c'est un problème collectif en plus d'être un problème individuel qui se traduit par des comportements individuels mais là on coutouche au cœur de l'IGPN ça a été dit tout à l'heure il nous faut un un organe indépendant de contrôle externe de la police bonne nouvelle il existe déjà et de la gendarmerie de la gendarmerie bonne nouvelle il existe déjà ça s'appelle la Défenseur des droits et c'est service attends j'ai pas fini j'ai pas fini j'ai pas fini j'ai pas fini je veux donner un peu de courage aux gens qui nous écoutent oh vous êtes désagréable donc bonne nouvelle ça existe mauvaise nouvelle ils ont pas de moyens déjà premièrement he ils ont ils sont une vingtaine là à leur section pour gérer ça et encore je crois que 20 en disant 20 je grossis je grossis un peu les chiffres 17 on me dit dans l'orillette qui me dit oui ça doit être ça ENF par là environ et et alors que les mêmes effectifs au sein l'IGPN et au sein de l'iggn chargé de faire les enquêtes individuelles sur les enquêteurs vous avez plutôt entre 150 et 200 personnes et eux-même sont pas assez nombreux enfin je veux dire bon donc vous vous rendez compte de de ce qu'il faudrait de ce qu'il faudrait faire ne serait-ce que et quand bien même ils arriveraient à faire des enquêtes et à trouver des choses qui sont problématiques au regard de la déontologie policière souvenez-vous de l'épisode pendant les gilets jaunes où le Défenseur des droits était alors Jacques Toubon avait pointé le fait qu'il y avait eu 36 enquêtes qui avaient été transmises au ministre de l'Intérieur pour demander des sanctions vous avvez fait l'enquête vous avvez trouvé que c'était déconnant qu'il y avait un problème et qu'il fallait prendre des sanctions combien de sanctions ont été prises par le ministère de l'Intérieur sur les 36 zéro voilà donc bon donc il faut changer le rôle aussi du Défenseur des droits et faire en sorte que ce ne soit plus l'IGPN qui soit en responsabilité pour mettre des pour des pour répondre des actes individuels des agents mais que ce soit bien un contrôle externe qui est les moyens de mettre directement les sanctions avec un collège spécifique indépendant et loin de moi l'idée de mettre les les gendarmes et les policiers à l'écart de cette institution il faudra qu'il qu' y en ait dedans mais qui devront être minoritaires et pas du tout présent dans la formation de sanction c'est ce qu'on fait les Anglais en fait et et les Anglais ne sont toujours pas à la France insoumise voilà non mais je veux dire quand même parce que j'ai j'ai vu un un un un philosophe qui qui réfléchit sur ces questions de police sous pseudonyme d'ailleurs s'appelle Paul rocher vousz le connaissez peut-être qui nous a un peu interpellé sur Twitter disant ouais les gars vous êtes sympa mais une fois que vous avez fait votre réforme de lgpn comme en Angleterre ça r pas le problème toujours des cont l'aciè et cetera et il a raison c'est tout un ensemble de de de prérogatives et de de modifications qui sont opérées donc on est pour mettre en place le récipicé sur le contrôle d'identité et Paul rocher me dirait oui vous êtes bien gentil mais savoir en donnant un récip pissé qu'on a bien été victime d'un contrôle faè ça nous fait une belle jambe parce que l'objectif c'est qu'il y ait pas de contrôle au fciè il a raison encore une fois donc on va tester aussi ce qu'avait réclamé cleredon en arrivant et elle s'était pris aussi une soufflante par la macronie c'était d'avoir des zones sans contrôle identité et il y a des pays où vous ne pouvez pas spontanément demander l'identité à quelqu'un en fait faut d'abord qu'il ait commis une infraction c'est c'est ça paraître logique et le minimum mais c'est c'est dans ce sens là où il faut retrouver remettre les choses à l'endroit et les policiers je pense que pourquoi ils font bien souvent des contrôles au faciè qu'est-ce qu'il cherchent sur les contrôles au faciè quelles sont les infractions les plus poursuivies par contrôle au faciè madame Noda mais c'est sur réquisition du proc oui mais quelles infractions poursuit on s'en fout infractions il y en a pas forcément on dit à ma gauche bah bonne nouvelle contrôle à la gare vous vous mettez là vous restez pendant une demi-heure et puis vous contrôlez tout le monde stupéfiant et et et et les étrangers en situation irrégulière principalement ou ça c'est les infractions qui récupèrent mais au départ c'est pas du tout celle-là qu' qu'on constate c'est pas c'est pas l'OB non non non on constate pas ça mais c'est ça qu'on récupère et c'est ça qui permet de faire plein de bâton stup et étranger en situation régulière et vous et vous arrivez à lier à la question du contrôle au faciè assez rapidement c'est pas trop compliqué donc on voit VO bien que si on change de politique si on change tout de la cave au grenier comme certains diraient je dirai pas qui je donnerai pas mes sources on peut peut-être réussir à faire à faire quelque chose recrutement formation le contrôle interne les objectifs et donc la politique du chiffre il faut supprimer la politique du chiffre question et après je vous repasse la parole à toutes les deux pour la conclusion mais qui dire quand est-ce qu' a été inventé la politique du chiffre alors oui et non non s il l'a généralisé avec il généralisé mais elle existait déjà c'est déjà un truc qui est dans le fond de l'air qui s'appelle le New public management qui a été appliqué à 100 % des administrations publiques dans le pays sous l'impulsion des libéraux américains qui est de dire il faut chiffrer notre activité pour ensuite faire des économies rationaliser mutualiser vous connaissez tout ça et et effectivement le point de bascule on peut le dire c'est Nicolas Sarkozi a généralisé la politique et moi ça me faisait marrer quand les socialistes avaient dit il n'y a plus de politique du chiffre et quand Darmanin je lui ai dit oui je pensais que la politique du chiffre é avait disparu il m'a dit mais non jamais disparu qui vous a dit ça il m'a dit ça dans l'hémicycle je savais je connaissais la réponse mais c'était juste pour pour l'effet pour qu'il le disent quoi tout simplement effectivement c'est vrai il a dit encore une fois la vérité décidément génal nous étonnera toujours donc oui la politique du chif est tout le temps là et est assise sur des choses extrêmement concrète et matérielle ça a été dit par agès votre carrière votre prime de fin d'année ce que vous allez avoir pour faire les cadeaux de Noël dans la famille et donc et puis votre confort est-ce que vous allez pouvoir avoir vos weekends parce que vous avez suffisamment de bâton et que le chef il a suffisam bon pour avoir lui-même sa prime c'est ça concrètement que auquel auquel on on doit s'affronter donc on connaît à chaque fois les problématiques précise à nous d'avoir des propositions concrètes sur chacun de ces items et qu'elle fasse corps et qu'elle fasse sens et moi je pense pour répondre pour terminer là-dessus on dit mais ouais mais si on fait ça si comment on va faire demain avec alliance SGP Police FO c'est impossible ils vont ils vont pas ils vont refuser faire 592 il vont être en arrêt maladie ils vont refuser d'obéir la police c'est pas vraiment complètement un bloc il y a quand même des cultures professionnelles différentes ça vous a été dit sur les questions de police judiciaire c'est le cas le fait qu'on a été au cœur de la mobilisation au côté des policiers de la polil judicière devant les tribunaux qui était une première au côté des magistrats aussi ils en auront fait des trucs les macronistes des premières en avant-première la fusion police justice devant vos tribunaux non mais pourquoi parce que c'est des c'est des impératifs démocratiques et donc je sais qu'à la police judiciaire nous avons des points d'appui pour appliquer ce qu'on est en train de vous raconter et qui seront volontaires pour le faire et pour tous les autres ils verront bien l'objectif c'est aussi d'améliorer le le quotidien de des des agents des policières et des policiers qui sétait fait se dire bah finalement avec eux mon boulot est moins pénible voilà donc c'est ça aussi l'objectif politique qu'on qu'on qu'on qu'on s'assigne pour faire en sorte de changer la police de la cave au grenier et je vous dis pas que ça va être fait facilement qu'il a pas de trois virages difficiles qui part de trois problèmes quelques manifestations d'alliance police et DGP police et faux bien sûr qu'il y aura ça mais j'ai souvenir d'un pierre Jo qui avait réglé ça tranquillou il avait pris les 100 premiers là hop radiier alors pas comme toi pas pour les même raison évidemment mais ça avait permis de rappeler aux autres que d'abord on leur avait demandé d'obéir avant de réfléchir là pour le coup ça nous servira ponctuellement pour pour la cause et pour la pour la suite des événements mais donc on a je crois tout tous les ingrédients il faut qu'on ne désarme pas sur le sujet pour reprendre des mots et et vous avez vu que dans le sondage qui a été commandé par la France insoumise deux questions on été posées sur la question du retour à la police de proximité qui est largement publicicité à plus de 90 % moi-même j'ai j'ai débloqué sur les chiffres euh dis donc on va gagner à 90 % les prochaines élections oh là là bon c'est pas exactement comme ça que ça va se passer mais je me suis dit que c'était vraiment pas mal et il y avait même une question aussi sur la réforme de l'IGPN et pareil on a sur sur des scores extrêmement élevés plus de 75 % je crois de de mémoire et puis il y a cette mobilisation qui sera faite le 23 septembre pour rappeler que l'État de droit c'est important que le racisme on n pas d'accord et qu'on est pour une police qui qu'on appelle républicaine c'est-à-dire qui qui qui confirme les principes de la République alors je sais bien qu'elle s'appelle d'abord police nationale c'était marqué sur un papier mais enfin et on connaît l'histoire qui va avec mais enfin la le projet politique c'est sur luilà puisqueon a une nécessité moi je crois en ça et je m'arrête là d'une professionnel enfin d'une police qui soit professionnelle et professionnalisée pour faire face à la difficulté euh que que que concerne ce métier et ses pratiques sous le contrôle de l'autorité judiciaire moi je dirais même du pouvoir judiciaire mais ça faudra faire une autre conférence Agnès tu tu voulais réagir je je va trépigner c'est ma contribution au [Applaudissements] débat alors tout ça c'est euh tout ce qu'il dit c'est pour moi l'arbre qui cache la forêt parce que en réalité notre problématique aujourd'hui je pense qu'on l'a on le sait pas mais en fait on l'a dépassé depuis un certain temps et notamment 2015 le Bataclan et derrière on a fait une super loi antiroriste dans lequel on a permis le fichage de masse qui dit fichage de masse et alors après on en a rajouté un 2021 Bam Bam Bam aujourd'hui j'ai donc appris très récemment et j'en suis tombée du placard parce que je je pensais pas qu'ils oseraient aller jusque là mais je dire tout est possible c'est qu'il fiche aussi les policiers donc ça veut dire qu'on a des lois qui passent par le Parlement qui vont servir un objectif qui est très précis qui est le fichage de masse pourquoi fichage de masse c'est qu'une fois qu'on met en place le fichage de masse on éétait pas encore arrivé à ce moment-là aux objets tout connecté à tout connecté machin et CETA et C et donc en fait si on met bout à bout tout ça en gros ça veut dire que on est en train de faire de vous des moutons il y en a beaucoup qui le sont déjà qui n'en ont pas conscience vous participez également à ça par les votes par tout ce qu'on veut et cetera et cetera et l'aboutissement je pense de ça alors si après on va crédit social à la chinoise mais bon pourquoi pas je crois que vous êtes même d'accord avec ça vous par là-bas non ok on a de la chance parce que euh Infiné le contrôle il passera encore une fois par la préservation des intérêts individuels et donc qu'est-ce que je vais faire pour préserver mon intérêt individuel qu'est-ce que je vais accepter de subir pour préserver mon intérêt individuel et on est déjà dedans on est c'est déjà là donc en fait la PJJ le tout ça et cetera bon ça ça va servir certaines personnes euh ça va être la délinquence au CAL blanc ça va être les pédocriminels comme je l'ai rappelé tout tout à l'heure donc ça bien évidemment on va les écarter ne me demandez pas pourquoi mais ce qui est sûr c'est qu'on ne mettra jamais des effectifs là-dessus parce qu'on ne veut pas savoir ce qui s'y passe ou parce que on veut cacher ce qui s'y passe et de la même manière si grâce à des lois antiterroristes on en vient afficher des flics qui n'ont bien évidemment pas commis d'actes terr et ça on est d'accord sur le sujet mais qui ouvrent trop leur gueule ça veut dire qu'après derrière là on est déjà plus en fait en démocratie c'est simplement que on vous le cache voilà après ce constat un peu noir il y a des vrais problèmes démocratiques avec tout ce qui est en train de se prer effectivement si vous voulez avoir une vidéosurveillance algorithmique intelligente il faut bien que ce soit sur une base de données de quelque chose voilà donc faut bien nourrir grâce au GI ah oui parce que c'est ça les j c'est l'expérimentation et après on généralise on est d'accord faites gaffe parce que du coup l'algorithme il va apprendre à poursuivre les sportifs principalement donc à suite à capuche donc mettez des chaussures de ville c'est très important tu voulais euh ben juste il y avait des nouvelles questions une question par rapport à la prise en charge des violences sexuelles et sexistes dans la police et la justice je on est censé conclure donc je vais pas développer cette question maintenant mais c'est clair que les services spécialisés sur la question des violences intrafamiliales sur la question des murs de manière générale sont extrêmement sousdoté en effectif c'est clair qu'il y a un déficit de formation dans dans la police et dans la justice c'est clair que côté justice on a beaucoup de progrès à faire sur les affaires pour lesquelles on est saisi parce que on considère toujours les viols comme des sous-crimes que la réforme des cours criminelles départementales donc on pour les viols il n'y aura plus de cours d'assise enfin il n'y a déjà plus de cours d'assise pour les viols parce que c'est des sous-crimes bon voilà ça soulève toutes ces questions là mais ça mériterait une conférence à part entière et euh il y avait une autre question par rapport au au garde- à vue qui n' qui n'avaient aucune légitimité notamment les garde à vue lors des manifestations euh et qu'est-ce qui se passe pour les personnes qui ont été privées de leur liberté sans raison c'est une excellente question et de manière très concrète on pourrait envisager des procédures pour détention arbitraire parce que c'est de la détention arbitraire mais alors là ça va être un voilà il y a du boulot encore plus que pour les violences policières si on commence à vouloir s'attaquer à ça mais c'est un vrai sujet nous c'est un ça veut dire s'attaquer à la police quoi enfin je dire concrètement ça veut dire s'attaquer à la police ça veut dire attaquer au magistrats qui n'ont pas levé les gardes à vue en temps voulu euh ça veut dire de toute façon remettre en cause complètement le fait queon utilise des gardes- à- vu préventives ce qui n'est pas prévu par la loi une garde à vue c'est censé être un moyen d'enquête c'est pas censé priver quelqu'un de sa liberté alors que peut-être il aurait commis une infraction mais en fait on n sait rien ça reviendrait à suto incriminé de toute façon en tout cas c'est sûr que c'est pas pour demain mais je trouve que c'est un bon moyen de soulever la question et nous on l'a fait auprès de nos collègues on a fait une sorte de contrecirculaire par en réponse à la circulaire du garde des saut pour justement appeler l'attention des collègues sur tous les sur un certain nombre de points dont on a parlé aujourd'hui par rapport à la répression des manifestants et sur le fait que bizarrement la circulaire de notre ministre de la Justice ne parlait pas de comment il fallait s'occuper des violences policières donc nous il y a une partie violence policière dans notre contre-circulaire et il y a une petite partie qui parle de ça parce qu'on on essaie de semer des graine dans l'esprit de nos collègues et donc il y a une partie qui parle de ça du fait qu'en fait c'est garde à vue préventive c'est de la détention arbitraire c'est une infraction et que nous magistrats on est quand même garant de la liberté individuelle et qu'on devrait se questionner là-dessus il y avait une question un peu similaire aussi quand dans un procès on apprend qu'un policier finalement a menti a fait un faux procès verbal et qu'on relaxe celui qui était mis en cause indument par les policiers est ce qu'il est lui-même poursuivi systématiquement on pourrait saisir d'office c'est un crime écriture en faux en écriture publique c'est c'est c'est criminel je je suis pas sûr qu'il y a beaucoup policier je sais même pas si ça a déjà existé bah si certainement en en infraction connexe peut-être mais oui non on ne s'en occupe pas et juste pour terminer euh parce qu'au final on en a très peu parlé de de ce qui s'est passé au mois de juillet des déclarations de veau et surtout des réactions politiques euh nous on a trouvé que l'heure était quand même extrêmement extrêmement grave euh parce que les policiers font de manière très forte pression sur la justice enfin le sujet c'était quand même libérer euh notre camarade policier euh et il y avait quand même une cour d'appel saisie il y a quand même des magistrats qui devaient se prononcer euh et en fait c'est complètement anormal que la justice doit prendre des décisions avec une telle pression euh en sachant très bien que s'il le maintenait en détention provisoire ça avait des conséquences importantes dans tout le pays c'est une pression qui est qui est scandaleuse euh et euh ce qui est évidemment scandaleux et ce qui nous nous préoccupe beaucoup euh c'est que c'est une réelle remise en cause de l'état de droit de l'égalité devant la loi euh de demander un régime spécial pour les policiers alors c'est pas nouveau hein mais ce qui nous a effrayé peut-être c'est les réactions politiques c'est l'absent enfin la fausse réaction du président et du garde des saau juste dire nul n'est audessus des lois et puis c'est tout et puis on désavoue surtout pas ce qu'a dit le directeur général de la police nationale Darmanin qui le soutient et ça c'est ça c'est vraiment effrayant parce qu'en fait la réponse aussi elle elle doit venir du champ politique c'était le champ politique qui devait se saisir de ça alors il y a eu des réactions bien sûr du champ politique de l'opposition mais on attendait quand même autre chose enfin on attendait on n'est pas naïf hein mais disons que dans un état de droit on était en droit d'attendre autre chose de Macron du garde des saau et c'est quand même très très inquiétant pour la suite merci Sarah et pour pour conclure moi je je pense que dans dans les mois à venir il y aura une une nouvelle loi parce parce que quand ils disent quand Dupont moréti sur pour terminer là-dessus dit nul n'est au-dessus des lois il insinue aussi que si c'était dans la loi ce que réclam les policiers c'est-à-dire de ne pas pouvoir être mis en détention provisoire dans le cadre d'acte qu'ils ont commis dans le cadre de leur fonction il ne seraiit pas au-dessus des loi puisque ce serait la loi reste à savoir ce que penserait le Conseil constitutionnel d'une loi pareille et et là je vous avoue que bah normalement c'est contraire à un paquet de choses mais il y a tellement de chos normalement il y avait un paquet de choses qui était contraire à un paquet de choses et pourtant c'est passé quand même moi je suis pas voilà on mènera la bataille on fera tout ce qu'on a à faire le le moment venu mais il faut bien comprendre que la situation dans laquelle on se trouve beaucoup de questions tourné autour de ça pourquoi je sais pas pourquoi l'État ne poursuit pas le syndicat Alliance pour le son trac sur les nuisibles et cetera mais pourquoi vous connaissez la réponse camarade quand vous posez la question vous connaissez absolument directement et déjà la réponse c'est qu'ils ont besoin d'eux ils dépendent d'eux on a commencé par là entre nous le peuple je vaux dire ça comme ça de manière un peu pompeuse et eux le gouvernement qui mène une politique contre le peuple la seule chose qu'il y a entre les deux c'est l'outil de répression VO et dans l'outil de répression il y a la police évidemment mais il y a aussi la justice évidemment qui doit être la courroie de transmission on a expliqué comment l'inertie le fonctionnement faisait que c'était mécaniquement la courroie de transmission donc c'est contre ça contre lequel on se bat politiquement c'est à ça qu'on doit trouver des alternatives c'est pourquoi il faut que en bon militant politique que vous êtes vous soyez les plus forts dans ce domaine à bien comprendre les mécaniques pour les expliquer autour de vous on peut pas bouder les sujets régaliens les sujets de police et de justice en disant ouais mais l'important c'est quand même le social ou les mergises j'en sais rien voilà bon mais non tous les sujets sont sont importants et doivent être traités à leur juste mesure et là il en va de l'État de droit et de l'équilibre des pouvoirs et donc du caractère démocratique de notre de notre notre régime donc c'est pourquoi il nous a semblé important de tenir ces conférences là que vous puissiez avoir tout ça évidemment on peut pas répondre à toutes les questions franchement vous avve beaucoup trop posé et merci encore Deir faire monter et j'essaierai de faire comme chaque année un live twitch de débrief dans de TR semaines où on reprendra toutes les questions une à une et ça me prendra 3 He et ce sera sympa et et et puis et puis surtout il y a quand même beaucoup de de choses qui ont été mis noir sur blanc ici c'est peut-être pour vous donner l'appétit le goût sur le sujet ou peut-être mise à jour il y a la revue délibérée évidemment il y a le livre la police la loi de le merertage je vous invite à vous le procurer à à à le lire il y a évidemment le rapport qui a été commis sur la sur la police judiciaire avec la la députée macroniste Marie gevennou je vous assure que euh ça vaut le coup de le lire et de le regarder si ça vous intéresse de creuser ces sujets-l beaucoup de choses il sont dites y compris sur l'histoire de pourquoi on en est arrivé là pourquoi ben parce qu'il y a une réforme en 1985 pour supprimer les enquêteurs et les inspecteurs de police on est parevenu jusque là mais en fait ça c'est un acte qui est fondateur dans les problèmes qu'on a aujourd'hui en 2023 et cetera et cetera pour ceux qui suivent les conférences que je fais depuis plusieurs années ici on on y revient souvent et ça a jamais eu autant d'acuité que qu'aujourd'hui donc voilà euh lisez regardez les les les les livrets thématiqu euh renseignez-vous continuez de suivre le Syndicat de la magistrature la FSU intérieur et puis et puis évidemment les les députés insoumis à l'Assemblée nationale et ceux de la commission des lois qui je le rappelle sont évidemment les meilleurs merci [Applaudissements]
Ugo Bernalicis