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ChroniqueAvec Édouard (Horizons)· 10 février 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

« Trump se dégonfle toujours. » — Nathalie Loiseau

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Nathalie LoiseauFait
    « Trump n'est pas notre allié parce qu'il n'a aucun allié. Il a, si j'ose dire, des partenaires de passage, je parle du sur le plan diplomatique, le reste ça m'intéresse moi. »
  • 2:00Nathalie LoiseauFait
    « Trump comme tous ceux qui ont une vision impérialiste de leur pays et de leur politique étrangère respecte le rapport de force. »
  • 3:00Nathalie LoiseauFait
    « Certains fonds de pension européens ont commencé à dire qu'ils allaient vendre des bons du trésor américains. Wall Street s'est inquiété. »
  • 4:40Nathalie LoiseauChiffre
    « Par tête d'habitant, on fait beaucoup moins qu'un pays comme le Danemark et ça tout le monde le remarque. »
  • 5:00Nathalie LoiseauFait
    « La crédibilité du Rassemblement national en matière d'écologie est égale à zéro. Ça ne les a jamais intéressé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'abord euh la première chose c'est sortir du déni ou sortir des illusions. Trump n'est pas notre allié parce qu'il n'a aucun allié. Il a, si j'ose dire, des partenaires de passage, je parle du sur le plan diplomatique, le reste ça m'intéresse moi.

Il y a des gens avec qui peut éventuellement faire un deal un jour et puis se fâcher le lendemain. C'est pas la définition d'un allié. Donc l'alliance transatlantique gravée dans le marbre, c'est fini au moins pour le temps de la présidence Trump et c'est durablement abîmé.

Une fois qu'on a compris ça, on peut se dire qu'on fait le daron et qu'on attend, ça ne marchera pas. On peut se dire comme l'ont fait les Européens pendant 1 an, qu'on apaise la bête, que euh on se comporte comme avec un enfant turbulent, on le laisse s'énerver et il se calmera après. Ça n'a pas marché.

C'était l'année 2025. Ça a été le mauvais accord commercial conclu par Oursol Vanerlion entre l'Union européenne et les États-Unis. Un accord où les produits européens prennent 15 % de droite douan quand ils arrivent sur le sol américain.

Les produits américains qui arrivent sur le sol européen, 0 % de droite douine, c'est un mauvais accord. Ça veut pas dire qu'il faut être en guerre avec les États-Unis en permanence. Ça veut pas dire qu'il faut s'opposer pour le plaisir de s'opposer.

Mais il faut se faire respecter. Il faut être ferme. Trump comme tous ceux qui ont une vision impérialiste de leur pays et de leur politique étrangère respecte le rapport de force.

Le rapport de force au niveau national. Ça peut se tenter mais c'est pas facile. Il n'y a que des puissances moyennes en Europe.

En revanche, l'Union européenne quand elle est unie et quand elle s'y prend bien arrive à faire reculer Trump. C'est ce qui s'est passé sur le Groenland. Il y a eu un certain nombre de signaux qui ont été envoyés en même temps, pas très fort mais suffisamment avec suffisamment d'unité et de fermeté pour que Trump les entende.

Certains fonds de pension européens ont commencé à dire qu'ils allaient vendre des bons du trésor américains. Wall Street s'est inquiété. Les députés européens dont je suis ont suspendu la ratification du fameux mauvais accord de Tem Mury.

Ça voulait dire qu'on éétait pas content. Les dirigeants européens ont commencer à parler d'utiliser des instruments qui pouvaient nous permettre de fermer nos marchés à des entreprises américaines. Ils n'ont pas eu besoin de le faire.

Ils ont eu simplement à l'évoquer et puis des petits contingentsents militaires sont partis au Groenlande depuis plusieurs pays européens simplement pour dire notamment aux membres du Congrès ce que vous voulez vraiment envahir militairement le Groenland et entrer en confrontation directe avec des pays alliés de l'OTAN. Tout ça a dégonflé la baudruche Trump. Il y a cette formule américaine Taco Trump always chicken out, ça veut dire Trump se dégonfle toujours.

C'est pas une règle des reins, mais en tout cas si on veut protéger nos intérêts, se faire respecter, il faut assumer le rapport de force, il faut assumer la prise de risque et puis ensuite on désescalade parce queon n'est pas non plus les ennemis des États-Unis. Édouard Philippe l'a expliqué et je partage son point de vue. Tant qu'on a'ura pas restauré nos contres, notre compétitivité économique, on aura moins d'impact au niveau européen et au niveau international.

Je le vois, je le vis aujourd'hui en Europe. On écoute moins la France pour deux raisons. Parce que on est en déficit, parce que notre dette augmente parce que on n' pas toujours les moyens de nos ambitions.

Par exemple, on a des très beaux discours d'Emanuel Macron sur le soutien d'Ukraine, mais derrière par tête d'habitant, on fait beaucoup moins qu'un pays comme le Danemark et ça tout le monde le remarque. Donc il faut nous remettre en ordre de bataille économique. La deuxième raison pour laquelle on nous écoute moins, c'est la crainte d'une victoire du Rassemblement national.

Et aujourd'hui, c'est palpable. La plupart de nos partenaires nous disent "Vous avez des idées intéressantes, vous avez des projets intéressants." On reviendra en parler avec vous en 2027 quand vous aurez élu quelqu'un d'expérience et quelqu'un de fiable.

Si vous écoutez les extrêmes à l'Assemblée nationale, vous avez l'impression que tous les Français détestent l'Union européenne. Comme tous les populistes, ils vous disent le peuple français dont nous sommes les portees-paroles ne veut plus de votre Union européenne. D'abord, c'est pas ni la mienne, c'est la nôtre.

C'est pas un élément extérieur, c'est notre copropriété. Les Européens, de mon point de vue, ont des attentes fortes vis-à-vis de l'Union européenne. Ça veut pas dire qu'ils sont forcément satisfaits de la manière dont elle agit aujourd'hui, mais ils ont compris que euh face à au retour des empires et au retour de politique prédatrices, que ce soit aux États-Unis, en Russie, en Chine, on ne s'en sortira que si on est davantage unis.

Et je pense qu'aujourd'hui les les les peuples européens sont un peu déçus par des dirigeants qui ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux, à la hauteur du moment historique et à la hauteur de l'histoire. Comme tout, il ose tout. C'est à c'est à ça qu'on le reconnaît.

Venir parler d'écologie quant au Parlement européen où il lui arrive d'être, pas très souvent mais quand même. il avait fait campagne tout seul et il a d'ailleurs perdu en race campagne pour qu'on annule le Green Deal, c'est-à-dire qu'on sorte de nos objectifs de neutralité carbone en 2050, de tout ce qui a été mis en place pour nous approcher de cette neutralité carbone dont la planète a besoin, dont nous avons besoin. La crédibilité du Rassemblement national en matière d'écologie est égale à zéro.

Ça ne les a jamais intéressé. D'ailleurs, dans ce malheureux sommet, j'allais dire le malheureux Barlet là, même si je ne le plains pas, répond sur l'écologie en disant qu'il faut plus d'usine et que ce qui est important, c'est de défendre le beau hors sujet, peut mieux faire. pas prof, il est pas élève mais je suis pas étonnée queil a eu du mal à poursuivre ses études.