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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 octobre 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Budget : "On sait très bien qu’on va nous faire le coup des ordonnances", estime Hervé Marseille

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment cette situation politique est-elle vécue par la majorité de la droite et du centre au Sénat ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que le gouvernement mise plus sur l'Assemblée que sur le Sénat pour obtenir un accord sur le budget ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le Premier ministre vous a répondu sur le soutien au Sénat ?

  • 3:01RelanceRéponse partielle

    Donc pour vous, aucun compromis budgétaire n'est possible entre socialistes et Républicains ?

  • 4:01OuverteÉludée

    Sur la taxe Zukman, les socialistes proposent une version allégée. Vous êtes favorable ?

  • 5:01FerméeRéponse directe

    Bruno Rotaillot a appelé à une démission du président. Vous aussi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:01Hervé MarseilleFait
    « Il réclame l'attaque Zukman et on est en train de trouver une espèce de Zucman soft qui ne dit pas son nom. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, comment cette situation politique est-elle vécue par la majorité de la droite et du centre ici au Sénat ? On va le voir les réponses d'Hervé Marseille, président du groupe centrist au Sénat et président du parti UDI. Il est à votre micro Stéphane.

Bonjour Hervé Marseille. Bonjour. Merci d'avoir accepté euh cette interview.

On a appris que le vote solennel sur la première partie du budget à l'Assemblée nationale pourrait être reporté, repoussé à plus tard que mardi prochain. Est-ce que ça veut dire que finalement le gouvernement mise plus sur l'Assemblée que sur le Sénat pour obtenir un accord sur le budget ? Malheureusement, on observe depuis déjà quelques semaines que une fois encore le Sénat est plutôt maltraité.

Moi, j'ai rencontré avec mes collègues président de groupe du socle au Sénat, majorité sénatoriale, euh le premier ministre il y a quelques jours, on lui a fait part de notre regret et on souhaitait une autre méthode, une autre démarche et j'observe que pour l'instant il y a pas beaucoup de suite ni de conséquences. Qu'est-ce qu'il vous a dit le Premier ministre ? Il vous a assuré de son soutien justement.

Vous ne voyez vous ne le voyez pas venir ce soutien ? Ben c'est plutôt lui qui a besoin de soutien. Euh nous ça va très bien ici au Sénat hein.

Il y a une majorité, ça fonctionne. Euh on peut pas en dire autant euh à l'Assemblée nationale. Donc euh tout ça c'est un peu du cinéma.

C'est un peu du cinéma en ce sens où l'assemblée vote des choses complètement délirantes, des taxes, des impôts, on est à plus de de 20 25 milliards de euh d'impôts. Il a eu une taxe qui a été votée sur une taxe sur les multinationales qui rapporterait 26 milliards d'euros d' pourquoi pas le double et puis le triple. Non, mais tout ça c'est n'importe quoi.

Donc euh je veux dire euh à partir du moment où il y a pas de 493, ça part d'un bon sentiment mais euh ça devient tout et n'importe quoi l'assemblée. Donc on va voir arriver ici un budget à un moment donné euh soit il aura été voté, soit il l'aura pas été. Je pense qu'il ne le sera pas euh voté à l'Assemblée.

Mais quoi qu'il en soit, on va voir arriver à un budget ici au Sénat. il y aura une CMP non conclusive et puis on sait très bien qu'on va nous faire la CP le coût des ordonnances. Donc tout ça c'est du cinéma.

Euh chacun fait ce qu'il veut à l'Assemblée, au Sénat et le gouvernement attend de façon Raminagrobis à la sortie pour régler l'affaire. C'est intéressant ce que vous dites. Vous dites pas de 493 donc on ira aux ordonnances.

Ce qui permet he je je résume pour les téléspectateurs qui nous regardent au gouvernement finalement de mettre en place son budget sans prendre en compte ce qui a été voté ou non à l'Assemblée nationale. C'est finalement un super 493. Est-ce que vous déplorez cette méthode ?

J'en prends acte. C'est tout. C'est la procédure, on va voir.

C'est un sentiment que j'ai. J'espère me tromper mais quand je vois ce qu'on vote à l'Assemblée nationale qui ressemble à n'importe quoi, j'attends ici qu'on puisse sérieusement reprendre le budget au Sénat. Ce qui m'inquiète, c'est après ce qui se passera-à-dire à la CMP puis après la CMP.

Et c'est là où je serais curieux de savoir ce qui va se passer. Et sur les ordonnances, le premier ministre, est-ce qu'il vous en a parlé ? Est-ce que c'est un sujet qu'il évoque ?

Non, non, pas du tout. Vous lui avez posé la question ? Non, parce qu'on en était pas là.

Euh mais euh quand on voit ce qu'on voit, qu'on entend ce qu'on entend, on a raison de penser ce qu'on pense. Bon, est-ce que donc pour vous, si si je comprends bien ce que vous vous nous dites sur Public Sénat aujourd'hui, il y a aucun budget de compromis possible entre ce qui satisfait à la fois le Parti socialiste et à la fois les Républicains. Ce n'est pas possible.

Écoutez, je moi je je crois au dialogue. J'ai proposé que s'il y avait un compromis, ce qui est important et nécessaire, on le fasse de façon publique, qu'on dise ce que chacun amène. Aujourd'hui, je vois ce qu'exigent les socialistes.

Je vois pas très bien ce que eux amènent. Tous les jours, ils amènent des menaces euh de censure. Ils ont voulu qu'on euh n'actionne pas le 493, ils l'ont obtenu.

Ils ont souhaité qu'on euh abroge la réforme des retraites. Elle est suspendue, elle est décalée d'un an. C'est de la sémantique, c'est fini les retraites.

Bon et puis d'ailleurs avec une méthode éprouvée puisque c'est les retraités eux-mêmes qui vont payer le différentiel. Et euh pour finir, il réclame l'attaque Zukman et on est en train de trouver une espèce de Zucman soft qui ne dit pas son nom. Je sais pas ce que sera la prochaine étape, si c'est les 32hes ou le retour des retraites à 60 ans euh au point où on en est, il faut s'attendre à tout.

Donc voilà, il y a il y a pour l'instant c'est pas un compromis. On est en train de faire de l'abandon. on abandonne toutes sortes de choses et au prix de de la stabilité que on n' pas pour l'instant puisqu'il y a des menaces permanentes.

Donc moi, je suis très inquiet sur la sortie du budget et on verra ce que nous disent les prochaines semaines. sur la taxe Zukman cette taxe pour taxer les plus hauts patrimoines. Les socialistes proposent une version soft, vous l'avez dit, une version allégé qui dis-y prenne en compte les remarques du bloc central, que ce soit Renaissance, que ce soit les votes pour vous cette tax duman même allégée qui exonéit certaines entreprises familiales innovantes comme le disent les socialistes, c'est pas possible.

Bah, j'attends de la voir. On l'expertisera quand on l'aura ici au Sénat. Pour l'instant, je j'en entends parler mais je l'ai pas vu donc je vais pas me prononcer.

Mais qui a un prélèvement, on l'a déjà dit, qui a un prélèvement sur les haut patrimoine, on n pas attendu, ça fait longtemps qu'on on le réclame ou qu'on l'a fait ici au Sénat. Mais euh qu'on fasse euh qu'on prenne des décisions comme celles qui ont été prises hier soir à coup de de milliards, les entreprises à un moment donné, elles vont payer comment ? Je veux dire, on peut les saigner dans tous les sens.

Voilà. Nous, on est favorable à à à prélever sur le patrimoine, sur les les grandes fortunes, mais pas sur l'appareil de production. Et pas sur l'appareil de production.

Une dernière question très politique. Bruno Rotaillot qui est votre allié ici au Sénat puisque vous faites partie de la majorité sénatoriale avec lui a appelé en creux à une démission du président de la République. Il dit qu'il ne l'appelle pas à démissionner mais qu'il souhaiterait qu'il le fasse.

Est-ce que vous aussi Édouard Philippe appelle lui aussi à cette démission cette démission du président de la République ? Est-ce que vous aussi vous appelez à sa démission ? Non.

Euh nous nous respectons à l'union centriste, paradoxalement [rires] le l'institution présidentielle. C'est une des rares choses qui tient encore dans ce pays. Et donc c'est important de préserver la présidence.

C'est ce qui nous représente à l'international, à l'extérieur, on en a besoin. Et puis on peut pas s'amuser euh quel que soit la difficulté du moment à demander au président son départ parce que ça deviendrait révocatoire et ça veut dire que c'est successeur si un jour les sondages sont mauvais, on va leur demander de partir également. Merci Hervé Marseille, président du groupe [musique]