Comment appliquer le programme économique du NFP ? | #Amfis2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 18 %Défensif 7 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Sur la suppression des exonérations de cotisations sociales pour les bas salaires
- 0:45OuverteRéponse directe
Sur le plafond de la sécurité sociale et son impact sur les cotisations
- 1:15OuverteRéponse directe
Sur la dimension keynésienne du projet et les fuites économiques
- 1:45OuverteRéponse directe
Sur la réaction potentielle du capital face au programme
- 2:15OuverteRéponse directe
Sur les lois Travail et leur impact sur les négociations salariales
- 2:45OuverteRéponse directe
Sur la sobriété et la décroissance comme alternatives
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 2Fait
« la marque du macronisme je vais y venir c'est d'abord une marque de fiscalité de cadeaux fiscaux t précédent qui ont été fait au détenteur du capital par rapport au revenu du travail »
- 4:00Locuteur 2Fait
« il y a pas un texte plus politique en réalité très certainement que le budget »
- 5:00Locuteur 2Fait
« le macronisme en terme budgétaire fiscalité c'est un transfert considérable et et très certainement historique des revenus du capital vers les des revenus du travail vers les revenus du capital »
- 6:00Locuteur 2Chiffre
« la flat taxe qui est quand même le truc le plus abérent possible parce que c'est un bouclier fiscal pour le capital à qui on promet de ne pas être imposé à plus de 30 % de de leur revenus »
- 8:00Locuteur 2Fait
« en 2023 3 euh le pouvoir d'achat dans le pays a augmenté c'est vrai en moyenne il a augmenté sauf que quand vous regardez dans le détail vous apercevez qu'il augmente grâce à l'augmentation des revenus du patrimoine si vous prenez que les salariés il baissent d'accord »
- 9:00Locuteur 2Fait
« il y a une note de l'IGF très clair là-dessus qui dit qu'on sait pas très bien où ils ont été annulés enfin ils ont annulé 10 milliards de de crédits et ils en annoncent 10 autres qu'il annoncent »
- 12:00Locuteur 2Promesse
« le SMIC à 1600 € net plus une négociation ensuite avec les partenaires sociaux pour les autres salaires c'est le point d'indice des fonctionnaires augmenté de 10 points »
- 14:00Locuteur 2Fait
« nous ce que disons c'est qu'on l'État avec plus de recettes mais plus de recettes qui est pas prise sur 90 % des Français en gros qui vivent en dessous de 4000 € par mois »
- 15:00Locuteur 2Chiffre
« les 150 milliards je vous le dis de mémoire he vous m'excuserez sur l'exactitude précise des chiffres dans ce pays était imposé à moins de 2 % d'impôt sur le revenu »
- 17:00Locuteur 2Chiffre
« on chiffre avec 150 milliards de recettes supplémentaires »
- 0:15Fait
« sur la baisse des la suppression par contre pardon de la l'exonération des cotisations sociales je suis tout à fait d'accord sur les basses salaires »
- 0:30Fait
« ça n'a pas augmenté l'emploi mais que ça fait au contraire une incitation pour les employeurs à payer peu »
- 0:45Fait
« le plafond de la sécurité sociale qui fait qu'au-delà d'un d'un certain taux d'un certain plafond euh les salariés payent beaucoup moins proportionnellement à leur revenus »
- 1:15Fait
« en augmentant les les salaires on va distribuer des revenus ce qui va avoir un effet positif en terme de croissance et création d'emploi »
- 2:45Fait
« il faut changer de politique et donc promouvoir une politique d'investissement néanmoins il me semble que pour avoir des des visions en fait à l'avance et et et plus lointaine que de réparer les dégâts ce serait aussi de s'engager dans une politique de décroissance »
- 3:15Fait
« les collectivités locales ont de moins en moins de pouvoir »
- 3:45Fait
« dans la diminution des aides aux entreprises si vous alliez faire quelque chose par rapport à la politique de compétitivité euh suspendre les les CIC le cice de d'Hollande »
- 4:15Fait
« on a vu plein d'expériences de gouvernement de gauche dans le monde qui ont dont on a essayé d'empêcher l'action économique »
- 4:45Fait
« augmenter les budgets sur le court terme où il y a urgence ça va suffire »
- 5:15Fait
« on a un vrai impact social on a des caractères d'innovation social et pour autant on bénéficie de ces niches fiscales »
- 5:45Fait
« est-ce que ça pourrait avoir un impact du coup sur le budget proposé et le reste des choses économiques »
- 8:15Fait
« la stratégie économique qui est proposée elle est assez lisible et assez compréhensible »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] bien bonjour à toutes et à tous c'est assez impressionnant cette salle c'est la première fois que j'interviens de la salle c'est on voit pas tout au haut c'est presque rempli c'est bien bien on est là pour vous parler avec Anne lordelat et avec Michel Zemour qui sera qui nous suit en visio et qui pourra donc aussi intervenir euh des questions ah je vois je vois que mais vous pourriez dire la même chose quand je parle de alnordolat parce que les les qualités ne sont pas moindres vous pourriez même l'applaudir d'ailleurs voilà bien l'idée c'est de tout simplement poser une question c'est comment appliquer le programme économique du nouveau front populaire donc euh animé avec des interventions du Président de la commission des finances que j'ai réussi à à rester donc c'était plutôt positif c'est pour ça aussi qu'on a demandé l' intervenir merci c'était une bonne relance aussi et donc avec deux économistes qui une fois que je vous aurais fait un peu la présentation globale de ce programme vont réagir sur ce programme après on vous proposera deux séries de questions de la salle et puis des réponses le tout devont être terminé pour 19h alors c'est évidemment un projet d'actualité pourquoi parce que on se retrouve finalement avec euh pour première mesure possible pour un gouvernement du fait de la date de la dissolution la date de l'lection on se retrouve avec pilepoil le l'engagement du débat sur traditionnel sur la loi de finance de finance des finan financement public à l'Assemblée nationale donc jamais peut-être le budget n'a eu autant d'importance politique bon ça ça me permet déjà de commencer à dire que tous ceux qui expliquent un gouvernement démissionnaire pourrait présenter un budget des lettres de plafond c'est-à-dire les lettres qui fixent les crédit poss possible et plutôt d'ailleurs les baisses de crédit possibles pour chaque ministère en étant démissionnaire c'estàd soi-disant technique c'est quelque chose qui est une aberration totale voilà on a certainement le texte là le plus politique du macronisme tout simplement parce que la marque du macronisme je vais y venir c'est d'abord une marque de fiscalité de cadeaux fiscaux t précédent qui ont été fait au détenteur du capital par rapport au revenu du travail donc il y a pas un texte plus politique en réalité très certainement que le budget donc nous expliquer que c'est ce gouvernement démissionnaires qui peut envoyer tout ça sans que ça pose problème c'est un dénis démocratique de plus bon qui découle de celui de ne pas avoir à un gouvernement dirigé par Lucy cter première chose à dire c'est que ce que nous proposons au niveau du nouveau populaire c'est exactement l'inverse de ce qu'a fait Macron voilà peut pas faire plus inverse que cela et donc là encore c'est une réponse qui me permet de donner une réponse politique tous ceux qui de Emmanuel Macron et d'autres estim qu'on pourrait avoir un gouvernement de coalition qui ressusciterait le en même temps avec des gens de gauche avec des gens de droite et cetera et présentant un un un budget dans cette cette mandature c'est tout simplement impossible parce qu'il y a pas plus antinomique qu'est-ce que le macronisme je vrais commencer par là le macronisme en terme budgétaire fiscalité c'est un transfert considérable et et très certainement historique des revenus du capital vers les des revenus du travail vers les revenus du capital voilà jamais on a autant avantagé sous la 5e républi les revenus capital fait comme là on a quand même un temps un peu mesuré à travers notamment des réformes fiscales d'ampleur hein vous connaissez notamment la flat taxe qui est quand même le truc le plus abérent possible parce que c'est un bouclier fiscal pour le capital à qui on promet de ne pas être imposé à plus de 30 % de de leur revenus et je vais dire tout à l'heure les conséquences que ça a donné bon c'est aussi évidemment la suppression de l'ISF et cetera c'est des niches fiscales à ne plus à ne plus en finir c'est des aides aux entreprises qu'on estime en France à peu près globalement à 220 milliards d'euros par an alors quand je dis ça ça veut pas dire qu'on est plus pour d'aide aux entreprises mais donner des de faire faire des aides aux entreprises non conditionitionnées qui vont par exemple permettre pour des grandes entreprises comme total de les recycler en dividende chacun comprendra qu'il y a un problème quoi c'est pas la même chose que d'aider des TPE PME par exemple à favoriser l'emploi donc ça c'est le macronisme transfert important des revenus par la qualité de vers avantageant les revenus capital et pas n'importe quel capital parce que c'est le capital non investi c'est particulièrement le capital des dividendes on a explosé tous les records euh sous Macron et d'ailleurs c'est une politique cette cette politique de la compétitivité qu'ils assume moi j'aime bien discuter avec le maire je l'avoue parce que au moins il assume ce qui ce qu'il dit voilà il nous fait pas du horwel il nous dit pas euh Bruno Le Maire hein je parle parce que le maire on pour se demander de quel maire je parle non Bruno Le Maire euh il nous fait pas du horwel il nous dit pas euh je fais plus de protection sociale en cassant le GO du travail il dit ce qu'il fait bon et lui il dit on attire on fait des cadeaux fiscaux aux capitaux pour faire en sorte que la France soit le plus compétitive possible et puis après vous savez c'est la suite c'est les les profits aujourd'hui sont les investissements de demain et l'emploi d'après-demain c'est la phrase d'elmou Schmid pour les plus anciens ici chancelier allemand dans les années 80 c'est ça qu'il a mis en placement donc cette politique là c'est la politique de la compétitivité deuxième politique c'est que d'un d'un autre côté on attaque les revenus du travail par différents aspects alors on peut les attaquer par la réforme des retraites on peut les attaquer par la réforme du chômage on peut les attaquer en baissant les APL et cetera c'est tous les revenus découlant des forces de travail qui sont attaqués dans ce pays tant et si bien que en 2023 3 euh le pouvoir d'achat dans le pays a augmenté c'est vrai en moyenne il a augmenté sauf que quand vous regardez dans le détail vous apercevez qu'il augmente grâce à l'augmentation des revenus du patrimoine si vous prenez que les salariés il baissent d'accord donc c'est la deuxième caractéristique mais qui est assez classique finalement si on est un peu marxiste on favorise les revenus capital je suis pas un peu on favorise les revenus capital par en attaquant les revenus du travail puis troisème aspect comme tout ça quand vous baissez les recettes produits des des la dette déficit et ben vous baissez les dépenses publiques donc vous mettez pas assez d'argent dans euh dans la machine en en permettant l'investissement écologique alors ils ont unïc et c'est une des raisons mon avis de leur défaite et pourquoi ça marche pas euh c'est que cette politique elle est pas seulement injuste elle est elle est pas seulement productrice d'inégalité qui met à mal le ciment notre République qui est fondamentalement basé quand même sur la question de l'égalité elle a un X c'est que elle ne fonctionne pas économiquement et d'ailleurs euh pour preuve alors ils ont eu un premier qu's en sont pas responsables ça je suis d'accord hein le covid même si ils avaient mis l'état de l'hôpital dans un tel état que ça a été difficile de réagir mais quand il y a le covid bah tout d'un coup ces ces beauparleurs qui nous proposent une politique toujours de l'œufre de la compétitivité font une politique de la demande nationalise quasiment tous les salaires et cetera le deuxème e quand ils ont rebondi après et c'est là où ils sont aujourd'hui ce sur quoi ils sont opposés c'est qu'il pensaient que la croissance allait allait permettre de rebondir et que donc les marches de la croissance allait permettre de baisser les déficits tout en permettant de ne pas toucher au aux baisses d'impôts problème c'est que c'est pas ce qui s'est passé c'est pas ce qui se passe depuis 2 ans il y a une baisse de l'activité la croissance au niveau mondial et l'Europe particulièrement la zone euro contrairement pas parce qu'on fait les Américains ont en plus une politique qui a un effet récessif sur cette croissance parce que quand vous baissez les dépenses publiques il faut tous comprendre une chose c'est que les dépenses public c'est aussi des recettes quand vous baissez les dépenses publiques vous baissez des des recettes qui favorisent l'activité économique donc vous augmentez la la l'aspect récessive voilà où ils en sont et c'est d'ailleurs pour ça que je pas vous av vu ils nous ont imposé on parle 493 un budget fin 2023 début 2024 ils ont complètement refait leur budget en disant on sait les chiffres ne sont pas du tout ceux qui qu'on imaginait la croissance n'est pas là les déficits sont plus importants donc on va annuler 10 milliards de crédits en plus c'est une première série de mesures on sa toujours pas où il les ont annulés hein tenez-vous bien il y a une note de l'IGF très clair là-dessus qui dit qu'on sait pas très bien où ils ont été annulés enfin ils ont annulé 10 milliards de de crédits et ils en annoncent 10 autres qu'il annoncent donc cette politique là elle ne répond pas la situation non seulement elle va produire elle peut produire de la récession c'est ce qui s'est passé parle chez les Allemands l'an dernier dont on vend sans arer la politique c'estàd que comme ils ont un matelas de protection sociale moins important eux sont rentrés en récession nous ce qui nous a permis de pas rentrer en récession c'est le fait que Vail que va il reste quand même un peu de l'État social dans ce pays mais n'empêche leur logique même un est incapable de répondre aux investissements chiffrés par pisaniféri qui est un économiste proche de de Macron à 30 milliards d'euros en supplément par an n'est pas capable de répondre au salaire et à et de de favoriser la consommation populaire qui est un des moteurs essentiels en France et donc n'est pas capable en plus de répondre au au au critères mastrichiens du déficit donc nous on propose exactement l'inverse nous ce qu'on dit c'est qu'il faut une politique qui inverse totalement ça bon et qui inverse ça veut dire quoi ça veut dire que par deux aspects au moins on favorise le retour du pouvoir de de du partage de la richesse vers les revenus du travail premier aspect c'est le pouvoir d'achat par le SMIC à 1600 € net plus une négociation ensuite avec les partenaires sociaux pour les autres salaires c'est le point d'indice des fonctionnaires augmenté de 10 points c'est toute une série de mesures sur les minimas sociaux notamment de revenus pour les jeunes au niveau du seuil de pauvreté c'est le le la revalorisation des aPL et cetera c'est le fait qu' est plus de retraite à taux plein en dessous du SMIC tout un ensemble de mesures qui favorisent les le le le travail qui favorise le le le le travail la deuxème manière de justement favoriser ce déplacement c'est de réinvestir massivement dans la transition écologique telle qu'il faut le faire parce que on voit bien que vrai problème de notre pays et de la dette aujourd'hui c'est la dette écologique plutôt que la dette financière c'est de grands plans d'urgence pour l'éducation pour la santé pour les services publics c'est-à-dire réinvestir massivement et comment on compte faire c'est le troème point c'est justement en arrêtant ses cadeaux fiscaux plus riches c'est-à-dire en faisant l'inverse de ce qu' a fait Macron et notamment à travers des taxations sur les superdidendes des taxations d'un ISF écologique le la suppression de la flat taxe en gros revenir à un équilibre où le capital soit taxé comme le travail je vous passe les détails c'est revenir au aussi réexaminer toutes les niches fiscales toutes les aides aux entreprises de façon à gagner les dizaines de milliards d'euros c'est 60 milliards de cadeaux hein par an qui a fait Macron qui aujourd'hui grève le budget de l'État bon si je dis ça c'est important parce que même des économistes comme François Cal qui est un économiste libéral expliquit il y a pas très longtemps devant l'assemblée que la dette en France le déficit en France n'avait pas augmenté par les dépenses publiques il avait augmenté par le moindre recette donc nous nous ce que disons c'est qu'on l'État avec plus de recettes mais plus de recettes qui est pas prise sur 90 % des Français en gros qui vivent en dessous de 4000 € par mois mais surtout ceux qui vivent avec de l'argent à plus savoir qu'en faire et si je vous donne juste un exemple pour comprendre que c'est pas juste une question d'inégalité mais une question aussi de de de rentabilité c'est qu'il y a eu un rapport qui a été fait l'an dernier par l'IPP l'Institut des politiques publiques faites avec Bercy donc c'est imparable le rapport il peut pas il peut il peut pas être contesté qu'est-ce que ce rapport disait il disait que les 150 milliards je vous le dis de mémoire he vous m'excuserez sur l'exactitude précise des chiffres dans ce pays était imposé à moins de 2 % d'impôt sur le revenu d'accord et pour la plupart c'était plutôt proche de zéro pourquoi parce que c'est ces milliardaires qui étaient en même temps des détenteurs d'action avaient profitant des cadeaux fiscaux de Macron sur le capital avaient déplacé une partie de leur fortune sur leur revenus professionnel qui comme vous je vous l'aiexliqué tout à l'heure sont moins taxés et donc ces gens-là étaient taxés moyenne à peu près à 25 % quand la même personne ayant le même revenu serait imposé à peu près à 50 % d'impôt sur le revenu et ben ce différentiel là c'est un journaliste de Libé qui avait fait le calcul pour vous dire qu'est-ce que ce différentiel provoquerait c'est 18 milliards de différence donc on n'est pas sur des petites sommes on est sur des dizaines de milliards d'euros donc cette politique qu'on a mis en place c'est notre programme on dit voilà on nous ce qu'on assure c'est que toutes les dépenses qu'on va faire elles vont être alimentées par des recettes il y a dépenses sans recette donc il y a à peu près 150 milliards de dépenses qui sont prévu pour la transition écologique pour le pouvoir d'achat pour les services publics en d'ici 2027 et bien on se fait fort de trouver et on les a chiffré détaillés ils ont eu beau nous dire pendant la campagne on était les seuls qui avont sorti des chiffres détaillés on chiffre avec 150 milliards de recettes supplémentaires quand je dis ça c'est important parce que notre politique de relance de l'activité économique en gros qui qui s'inspire pas mal de C k mais un Kens qui aurait découvert l'écologie quoi bon et bien cette politique là elle a un effet multiplicateur sur l'économie et on ne le compte pas on ne compte pas ce que ça va rentrer en terme de cotisation de fiscalité et autres et ce qui va évidemment permettre en théorie une activité économique plus importante on s'est contenté d'équilibrer les deux choses je termine sur deux points donc ça c'est ce qu'on s'est donné comme programme on l'a séquencé on a séquencé ce programme en une période d'urgence une période de bufurcation une période d de transformation jusqu'en 2027 je vais m'appuyer sur la la période d'urgence la période d'urgence c'est par exemple les les les 10 points d'indice des fonctionnaires c'est le SMIC à 1600 € net c'est la revalorisation de la PL c'est un certain nombre de mesures d'urgence qu'on là aussi on se fait fort pourquoi pas par un projet de loi de finance rectificative de compenser à travers la l'établissement d'f climatique ou par exemple des dividendes des dividends taxation sur les super dividendes on commence comme ça et a ceux qui nous disent en réalité vous n'y arrivrierez pas vous n'aurez pas de majoritaire toutes les mesures d'urgence que nous avons détaillé je je vous mets tout ce que vousoulez sur la table pour dire qu'elles ont une majorité à l'Assemblée pourquoi parce qu'on l'a vérifié l'abrogation de la réforme des retraites on a vérifié il y a il y avait déjà une majorité à l'Assemblée contre il y a une majorité pour l'aboger des taxations sur les super dividendes l'an dernier dans ma commission des finances avant que il nous empêche de voter par le 493 il y a eu un ensemble de mesures sur les rachats d'action sur les super dividendes sur les transactions financières qui ont été voté y compris par le modem quand tu es majoritaire d'accord avec une une assemblée qui était pourtant moins favorable elles ont toutes été voté ça ça aurait rapporté 15 milliards d'euros si si le gouvernement avait avait daigné les prendre donc moi ce que je dis c'est que ces mesures d'urgence et puis après on verra bien pour les autres plus structurels ce que ce que font nos opposants mais moi j'ai j'ai tendance à penser que si on prend des mesures d'urgence qui vont dans le sens du pouvoir d'achat des Français des Français de l'investissement en matière de santé et autre ça sera quand même difficile de nous dire d'arrêter moi je dis que s'il y a pas un jugement politicien qui serait de dire on veut pas parce qu'ils sont pas beaux ils sont insoumis au autre on peut être majoritaire sur ces mesures d'urgence dans l'Assemblée nationale et on peut y compris pourquoi pas proposer des compromis mais pas des compromis avec les autres formations mais des compromis avec les députés de l'Assemblée sur telle ou telle mesure par exemple vous faites une taxation sur les super dividendes bon bah s'il faut négocier légèrement le seuil pour avoir le MoDem qui vote c'est des choses entendables ça ne nous fait pas remettre en question la logique même qui serait de taxer les super profits je sais pas si je me fais bien comprendre dans la logique que nous avons donc ça c'est ce que on peut faire concrètement maintenant là où on en est il y a deux chances il y a soit là pour l'instant ils n'ont pas envoyé ce qu'ils appellent le tirer à part tir à part c'est le squelette du budget et les lettres de plafond moi j'ai eu Thomas casaznav le ministre démissionnaire du budget qui me les a promis pour la semaine prochaine je pense très sincèrement que Macron hésite quand même à le faire avec un gouvernement démissionnair parce que c'est c'est quand même je veux dire on atteint des limites ça c'est jamais fait quoi ce genre de de pratique donc l'année la semaine prochaine à mon avis il y aura un gouvernement donc soit A un gouvernement nouveau front populaire et nous sommes capables là il me faudrait un peu plus de temps pour vous le détailler mais nous sommes capable d'établir un budget très rapidement et même parce que je crois que ça sera nécessaire un budget rectificatif pour nos premières mesures pour ne pas attendre la loi de finance on en est capable on a les moyens on a des gens qui ont travaillé il y a des économistes qui vont intervenir maintenant qu' on travailler il y a des gens qui travaillent en réalité déjà depuis longtemps là-dessus deuxième possibilité Macron refuse il fait un gouvernement qui est un gouvernement je sais pas très bien mais qui en en gros ve continu à faire du macronisme donc à mon avis ils appliqueront le budget qui est déjà prêt à ber qui correspond au budget qui av été prévu par le maire et moi je pense que il y aura pas de majorité je pense que dans la commission déjà on battra ce très profondément ce budget on le modifiera très profondément je pense qu'il y aura pas de majorité je pense dès lors qu'il tenteront un 493 et puis s'il y a motion de censure ben on verra bien dans quelle situation on est et on reparlera peut-être de gouvernement nouveau front populaire voilà un peu le le scénario que moi pour ma part j'imagine possible souhaitable et tout ça pour vous dire qu'on a euh on est capable de répondre à la situation et en étant peut-être même meilleur que sur les déficites même si c'est pas forcément l'objectif premier voilà ce que je voulais dire euh je vais passer la parole à an la merci ériic je suis ravie d'être là effectivement Michel sera là ne vous inquiétez pas il y a pas que de Lat il y a aussi Zemour mais j'ai quand même deux trois trucs intéressants à vous raconter je c'est la deuxème conférence qu'on fait dans la journée c'est la deuxème fois que je vais te le dire tu tu as fait la moitié de mes points mais je crois que la pédagogie c'est de la répétition donc il y a des choses qui vont être en commun mais ça veut dire aussi une chose euh c'est la première fois que je vois qu'on est aussi cohérent entre les experts les universitaires quoi les les et et les politiques donc ça veut dire qu'on s'est beaucoup beaucoup parlé on a fait beaucoup de progrès je pense depuis depuis quelques temps et et donc c'est c'est très agréable en fait parce que ce que vient dire erriic il y a très peu enfin voilà dans l'ensemble bah oui en fait on a la même analyse euh donc c'est c'est c'est plutôt c'est c'est plutôt une bonne une bonne nouvelle pour le débat intellectuel et pour après la mise en pratique politique alors euh bon premier premier message Éric l'a dit euh on le le nouveau front populaire propose une rupture et pourquoi il propose le programme est une vraie rupture la raison c'est que ce qui s'est passé avant c'est un vrai échec économique euh il y a eu une stratégie qui pouvait être qui pouvait paraître cohérente sur le papier qui s'appelle la politique de l'offre euh qui consistait à baisser les prélèvements obligatoires donc baisser les impôts baisser les cotisations sociales en espérant qu'il a du euh que que ça favorise la croissance que ça augmente les revenus euh et donc tout s'équilibrerait à la fin bah ça n'a pas eu lieu on se retrouve aujourd'hui avec euh dans les caisses 60 milliards de recettes en moins par rapport à 2017 par an par an on s'est coupé de 60 milliards de recettes ça c'est du budgétaire l'emploi a certes augmenté mais en fait on a aussi plus de pauvres aujourd'hui que en 2017 donc à quoi bon l'emploi que l'emploi augmente si la pauvreté augmente si le taux de privation matérielle augmente en France et le troisième marqueur d'échec c'est évidemment ce déficit public de 5,5 % du PIB qui nous met dans les pires de l'Europe les pires élèves de l'Europe le plus gros déficit depuis 2010 et qui nous vaut une procédure de déficit excessif de la part de la Commission européenne franchement c'est pas super d'arriver au gouvernement dans cette situation là avec un budget comme ça alors le le le le le nouveau front populaire le programme c'est d'abord de réparer ça cette erreur de politique économique et ensuite en réparant de de financer ce qui n'a pas été financé jusqu'ici alors réparer Michell va en parler mais ça va passer par des mesures de pouvoir d'achat par un SMIC à 1600 par une abrogation des retraites j'aurais une abrogation de la réforme des retraites j'aurais dû commencer par ça euh mais réparer ça veut aussi aussi dire se donner les moyens de faire les dépenses dont on a besoin rien que pour l'éducation pour se mettre au niveau euh de de pour rattraper en fait le retard par rapport aux autres pays il faudrait 15 milliards d'euros par an enfin il faudra 15 milliards d'euros supplémentaires par an euh Éric l'a dit dans le rapport mafous Pisani il est évalué qu'il faut 30 milliards de recettes supplémentaires par an pour euh faire les des investissements écologiques aujourd'hui concrètement en France on a un déficit d'investissement écologique euh voilà donc ce que on a besoin de réparer et et vraiment là en terme très simple pour le déjeuner avec le tonton Didier du dimanche ce que nous propose pour ceux qui me connaissent ils l'ont déjà entendu je prends toujours mon tonton Didier du dimanche mais euh en fait ce qu'on nous propose nous enfin au au programme du nouveau frond F populaire c'est euh je vais y venir mais c'est une augmentation des impôts euh pour dépenser plus et je vais vous dire comment on fait euh mais l'alternative c'est une coupe de dépenses voilà c'est de l'austérité c'est de l'austérité claire et nette donc c'est une des raisons pour lesquelles il faut se battre et et aller militer et et et convaincre ça sur les marchés c'est que ça va faire encore plus mal si jamais on on narrive pas au pouvoir alors le la stratégie je viens de le dire c'est augmenter les impôts mais c'est pas augmenter nos impôts et il faut je pense en être fier porter ce récit parce qu'on est en train de changer le récit économique et budgétaire on assume d'augmenter les prélèvements obligatoire en France on assume d'augmenter les impôts et les cotisations sociales et et quand dominiic nous dit ah mais les impôts c'est déjà trop élevés en France on a le pays qui taxe le plus et cetera qu'est-ce que on peut répondre et pourquoi ça peut marcher il y a deux raisons la première c'est que les prélèvements obligatoires on va aller les prélever donc les les impôts déjà on va commencer par ça les impôts on va aller les prélever sur des ressources qui ne sont pas utiles aujourd'hui si je vous augmente vos impôts à vous je vais couper de la consommation enfin je fais l' peutêtre que j'ai pas d'ultra riche dans la salle euh si je vous coupe pardon si j'augmente les impost je vais mécaniquement euh probablement réduire votre consommation et donc ça peut avoir un effet euh austéritaire sur sur l'économie en tout cas un effet négatif mais si on va taxer des ressources qui ne sont pas utiles qui ne sont pas dans l'activité dans le dans le circuit économique là on n' pas cet effetl macroéconomique or le les 500 plus grosses fortunes de France ont multiplié par 6 leur richesse en 10 ans on est passé de 200 à 1200 milliards d'euros de patrimoine pour les 500 plus grosses richesses de France qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'ils ont pas franchement investi enfin en tout cas que si on coupe sur 1200 milliards on propose d'en couper 20 c'est quand même pas très ambitieux en fait c'est ce que ce ce que tu viens de dire un ISF ça rapporterait 20 milliards sur les 1200 vous voyez on va pas on leur fait pas franchement mal mais en plus ça va rien couper dans le dans le circuit économique la deuxième stratégie c'est tu l'as dit c'est de d'aller remettre en question les niches fiscales qui ne fonctionnent pas il y en a énormément en France et la l'effet sur l'emploi il n'a pas été démontré le par exemple le C c'est vraiment la première la première chose à laquelle on va s'attaquer le le crédit d'impôt recherche il y a des très beaux rapports d'évaluation qui vous disent qu'en fait bah c'est un effet d'obben en fait on va financer de la recherche enfin on donne du crédit pour financer de la recherche et en réalité il y a pas de de d'effet sur l'emploi et le troisème la troisième ressource qui fait que on va chercher des des des ressources là où elles sont pas utiles là où elles sont mal utilisées c'est sur les cotisations sociales là il y a euh aujourdhu en France on est 9 salariés sur 10 à avoir en fait le le le le les les les patrons payent en fait pardon sont exonérés sur les cotisations sociales de 9 salariés sur 10 en France bon c'est pas du tout efficace ce qui est efficace c'est d'avoir des exonérations éventuellement sur le les bas salaires ce qu'on sait c'est que en fait la moitié des exonérations elles ont lieu entre 1 et 1,6 fois le SMIC d'accord et tout le reste c'est après et ça va jusqu'à 3,5 fois le SMIC ça veut dire que il y a pas en fait il y a très très peu d'effets sur ces exonérations donc on fait des cadeaux fiscaux enfin de de de de cotisation sociale mais en fait ça a très peu d'effet derrière sur l'emploi il y a d'abord un il y a d'ailleurs un très joli rapport sur lequel on va pouvoir s'appuyer qui a été fait par Boso et vassem qui sont plutôt des gens proches de l'ex majorité et qui qui dit il faut remettre en question les exonérations de cotisation sociale à partir de 2,5 fois le SMIC ils le disent clairement donc on va pouvoir s'appuyer dessus on va essayer d'être un peu plus ambitieux idéalement on voudrait même couper des exonération donc remettre des cotisations en dessous un peu en dessous pourquoi c'est important parce que sans cotisation sociale on peut pas financer la protection sociale et qu'est-ce que c'est la protection sociale la plus importante en France B c'est les retraites et donc une des raisons pour lesquelles on voulait enfin on il voulait faire une réforme des retraites c'était justement ce déficit de cotisation sociale bon Michel va probablement en parler bien que moi bien mieux que moi ça c'était donc la le le premier argument pour dire que on augmente les prélèvements obligatoires en France et ça ne va pas casser le le l'activité bien au contraire le deuxième c'est qu'en fait qu'est-ce qu'on va faire avec ça on va remettre la France sur une trajectoire de long terme les économistes ils appellent ça la croissance de long terme mais c'est tout bête à comprendre c'est-à-dire que si vous si vous sous-investissez dans l'éducation comme ce qu'on est en train de faire aujourd'hui en fait on détériore la qualification euh des Français pour dans 20 ans euh moi je suis prof à l'Université je peux vous dire que les universités françaises elles sont vraiment pas dans un bon état euh le donc si on réinvestit et encore je suis à à l'université Dauphine pour ceux que qui s'est dit quelque chose c'est censé être une université très riche je peux vous dire qu'on a déjà nous-même plus d'argent alors les les plus petites universités c'est c'est vraiment compliqué en réinvestissant dans l'éducation en réinvestissant dans la santé en fait on compte remettre la France sur une trajectoire de long terme et re donner des qualifications et des capacités et il y a un autre point c'est que en investissant sur la transition écologique non seulement c'est c'est du bien-être pour pour tout le monde parce que ça va protéger et ça va changer les modes de production et de consommation mais ça va nous permettre d'être moins en tension en fait à la fois pour le collectif mais pour le budget c'est-à-dire que si on est capable de de faire une bonne transition écologique ça nous coûtera beaucoup moins cher que si on subit la crise écologique de plein fouet bon ça c'était pour vous dire que euh il est réfléchi ce programme et qu'il est réfléchi en terme macroéconomique que ça se boucle et que ça se boucle vraiment et que c'est une vraie rupture par rapport à ce qui a été fait donc je pense qu'on peut en être fier parce que on on on vient enfin je pense de changer le récit et de dire oui en fait c'est possible de d'appliquer d'arrêter la politique de l'offre et d'augmenter les prélèvements obligatoires je vais finir sur une note un peu plus politique et moins et et moins optimiste c'est le le vote du Budget Éric l'a dit je vais le dire avec d'autres mots le vote du Budget Éric tu me diras si tu es d'accord mais ça va être probablement le plus compliqué de euh notre histoire récente il y a deux raisons pour ça la première c'est le délai en fait normalement les documents budgétaires sont préparés à l'été pendant l'été parce que en septembre vous devez passer devant le Conseil d'État et devant le Haut Conseil des finances publiques pour ensuite présenter le budget au plus tard le 1er mardi d'octobre vous voyez quelle date on est en fait là c'est comme si on vous demandait on nous demandait de repasser le bac en une semaine il y a un délai extrêmement contraint et moi j'ai du mal c'est mon opinion mais j'ai du mal à penser que le président avait vraiment l'idée qu'il fallait faire une trêve olympique mais plutôt qu'il a gagné du temps pour contraindre la capacité du futur gouvernement à présenter un budget et c'est très grave d'un point de vue démocratique évidemment le la deuxième difficulté les politique le NFP a 193 voix ça veut dire qu'on est à 93 voix d'une majorité donc il faut aller les chercher la bonne nouvelle c'est que le parti présidentiel vous le savez tous a beaucoup moins de de sièges il en a 90 19 ça veut dire qu'il est à 190 sièges de la majorité or la droite réunit à 144 siège donc qu' aille nous expliquer que Lucy cast ne fera pas la majorité et va sauter en 2 secondes parce que ce sera inst stable parce qu'il y aura pas de majorité ah bon mais alors si elle ne le fait pas on part de loin avec les autres tout ça pour dire que on cette dissolution elle a complètement rééquili enfin pas rééquilibré mais redistribuer les les les équilibres politiques et elle nous met dans une situation très fragmentée je pense que ça vous l'aviez en tête mais du point de vue budgétaire c'est sacrément compliqué parce qu'on va avoir du mal à aller chercher la majorité l'hypothèse c'est que ça va passer au 493 et donc le gouvernement engagera sa responsabilité et donc il faudra envisager qu'il ait une motion de censure et donc essayer d'éviter cette motion de censure si si c'est le NFP enfin n'importe quel gouvernement essera de le faire et donc ça c'est ma c'est ma conclusion c'est que une fois qu'on a compris ça en fait si allez disons je suis hyper pessimiste Lucy cast n'est pas désigné la semaine prochaine il va avoir des gouver un gouvernement deux gouvernements trois gouvernements après une certaine valse de gouvernement parce que je viens de vous le dire ça va être très compliqué ils ont encore moins de majorité que le NFP Lucy revient et et là en fait qu'est-ce qui qui va se passer euh je pense qu'il faut quand même être conscient que si le NFP arrive tout de suite enfin arrive pardon on a tout de suite l'abrogation des des retraites on aura déjà gagné ça en fait on aura déjà cette victoire là il y aura effectivement donc rien que pour ça il faut qu'on y arrive mais après on aimerait bien aller chercher autre chose moi mon message c'est on sera probablement obligé de faire des compromis comme éc et je suis encore un peu plus pessimiste enfin toi tu ne l'étais pas moi je je vais mettre ma cascade pour le coup là d'économiste je suis un petit peu plus pessimiste et l'idée c'est qu'il va falloir probablement faire quelques compromis pour rester ne pas se se taper la motion de censure et pour installer une politique et donc on pourra y revenir il y a quelques exemples sur lesquels tu me donnes une minute encore ouais une minute c'est bon par exemple l'ISF l'ISF on peut éventuellement aller le chercher vous avez peut-être entendu que Atal et ses journé ont envoyé une lettre dans laquelle il parle d'un ISF vert donc ça veut dire qu'on les a déjà fait bouger un petit peu le rassemblement national avait un ISF dans son programme donc il est possible que sur l'ISF il y ait un espèce de consensus mais l'ISF que veut le NFP est très très différent de l'ISF des deux formations politiques dont je viens de parler la le principe même c'est l'assiette c'est que le le le NFP veut mettre tout les actifs financiers donc les action l'immobilier et les biens professionnels et les autres ils veulent mettre juste un tout petit peu donc ils vont appeler ça un ISF et nous on appellera ça un micro ISF bon ben on sera peut-être obligé de faire quelques compromis là-dessus pour pour je vais vous expliquer pourquoi sur la taxe sur la la taxe sur les transactions action financière c'est un autre quel c'est une autre recette qu'on pourrait aller chercher elle existe déjà on pourrait augmenter un petit peu le taux ça ils seront tous d'accord parce qu'en fait on a un taux qui est inférieur au Royaume-Uni donc bon je pense que ce sera pas très compliqué d'aller chercher ça par contre là aussi il va falloir avoir une assiette plus importante et là bah les parties pro business seront probablement un peu moins favorables à ça alors vous allez me dire un PLF c'est pas mesure par mesure c'est un gros paquet sauf qu'en fait une fois que vous engagez la responsabilité de votre gouvernement vous voulez être sûr que s'il y a une motion de censure vous obtenez quelques abstentions euh de vos opposants donc vous allez être quand même on va quand même être obligé de faire quelques compromis euh et et intelligent pour ceux qui ont regardé House of Cards ou borggen ça va être ça pour les prochaines années si vous ne l'avez pas vu regardez-les c'est génial mais c'est ça il va falloir aller chercher alors c'est une très bonne nouvelle parce que c'est du parlementaire c'est probablement plus de délibération mais le résultat budgétaire et économique c'est que bon on naura pas les on aura ni 150 milliards par an ni 50 milliards moi je table sur un petit peu moins mais euh on aura déjà eu quelques victoires et on installera euh un une autre stratégie économique qui nous permettra peut-être d'accéder à un pouvoir un peu plus large enfin définitivement plus large dans une autre échéance merci merci or juste avant euh parce que Anor m fait penser mais juste avant de donner redonner la parole à donner la parole à Michel Zemo il y a une première chose j'ai parlé tout à l'heure de dans les mesures d'urgence de mesure où je pense que nous aurons des majorités à l'Assemblée ce qu'il faut noter aussi c'est que beaucoup se prendront par décret le SMIC c'est par décret la la revalorisation de la PEL c'est par décret le blocage des produits de des prix des produit prèité c'est par décret le l'indice des fonctionnaires c'est par décret et si je dis ça c'est que ce genre de mesures qui sont éminemment populaires accumulé d'autres mesures je suis sûr qu'on des majorités à l'Assemblée il y a un moment donné il y a une chose sur lequelle on compte c'est aussi quelque part la pression sociale pour nous soutenir pour la suite c'estd se dire bon ils ont fait ça on a envie qu'il continue quoi c'est là av la [Applaudissements] question la question ouis ça marche la question de la motion de censure se posera peut-être dans un climat social qui pour une ne sera pas apaisé qui pour une fois sera plutôt en faveur du gouvernement qui sera en train de prendre ses mesures je pense que c'est aussi ça qu'il faut prendre en compte Michel zbour donc à qui je passe la parole Michel tu ne vois pas la salle mais tu as une salle remplie un énorme amphithéâtre c'est juste pour te dire devant qui tu parles voilà à toi bonjour à toutes et tous bonjour é bonjour à je suis désolé d'être à distance c'est pas très pratique et c'est pas le plus sympa j'aurais préféré être parmi vous mais merci beaucoup de votre invitation j'espère que la connexion sera bonne et j'ai pu suivre les interventions et d'Éric et d'anlord précédemment alors moi je voulais donner ma réaction au programme que Eric tu as présenté donc le programme pour vous dire comm ENL je crois en tout cas pour ma part j'ai pas contribué à l'écrire du tout je l'ai reçu dans la presse mais euh je l'ai reçu avec un vrai intérêt parce que comme vous l'avez dit tous les deux il il dessinait véritablement un changement de cap par rapport à la politique qui est mené depuis 7 ans et un changement de cap qui à mon avis est utile et nécessaire à la fois arrêter de faire des baisses de prélèvement obligatoires qui sont inutiles et qui sont pas fructueux mais politique économique et sociale en terme de protection sociale réforme des retraites réforme d'assurance chômage qui est MAJ itairement rejeté par la population et dessiner bah un nouveau cap et une stratégie de politique économique et fixé un cadre et ce cette stratégie de réorientation elle a été saluée par d'abord elle a eu un vrai écho dans la population on l'a vu pendant la campagne et puis elle a intéressé aussi pas mal de collègues économistes pas forcément que tout le monde était d'accord avec tout mais tout le monde avait envie de travailler enfin à se demander quels sont les prochains sociaux quelle est la nouvelle stratégie de politique économique là où depuis presque une décennie une décennie on a souvent analyser quels sont les reculs quelles sont les conséquences par exemple en matière de pouvoir d'achat ou d'inégalité des reculs sociaux qui sont proposés et donc ce programme il me paraît à la fois tracer un bon cap tracer une stratégie éc tu en as parlé c'està-dire mobiliser des recettes au service de nouvelles dépenses il me paraît aussi utile dans le contexte économique dans lequel on est parce que on a un vrai ralentissement économique en France et partout en Europe et là il y a un débat qui se fait jour en ce moment il y a des grandes voies de la macro-économie à droite en France et en Europe qui plaident pour une politique de rigueur en gros en réponse au déficit actuel la réponse de Bruno Lemire au déficit qu'il a lui-même créé c'est de couper dans les dépenses publiques et donc de donner un coup de frein à l'économie de définancer les services publics la protection sociale au au moment même où l'économie ralentit là où le programme bah du nouveau front populaire propose exactement l'inverse c'est-à-dire de mobiliser des ressources mais aussi de faire des dépenses socialement utiles qui auront un effet multiplicateur comme tu l'as dit et de relance et puis encore un point sur finalement le les apports du débat de politique économique qu'on a eu depuis les élections législative c'est que en fait ce ce débat a déjà eu des effets politiques tangibles fait partie des gens qui ont pas mal travaillé en lien avec les organisations syndicales d'ailleurs sur la réforme de l'assurance chômage bah la troisème réforme de l'assurance chômage elle est enterrée sous l'effet des élections mais aussi sous l'effet du débat de politique économique et sociale qui a été mis sur la table et aujourd'hui plus personne ne parle de ce troisème volet de la réforme de l'assurance chômage de la même manière l'ISF le réétablissement de l'ISF devient un sujet de débat la question c'est pas pour au compte la question qu'a posé anord c'est lequel et même dans dans certains documents on voit des parlementaires centristes envisager des coup de pous osmiic là où depuis une quinzaine d'années la seule doctrine c'était d'expliquer pourquoi il ne faut jamais donner de coup de pou aosmique donc c'est assez spectaculaire même pour les gens qui s'intéressent à la politique économique de voir que le le discours sur la politique économique en fait il est très perméable au contexte politique et il vient être influencé par ce contexte politique et d'ailleurs ce que disait à l'instant me paraît juste le degré de mobilisation sociale crée aussi les conditions de possibilité de telle ou telle politique donc une mobilisation sociale une mobilisation politique sur telle ou telle mesure la rend plus ou moins possible donc moi c'est c'est le la première approche que j'ai du programme je je dirais pas que le programme est parfait d'ailleurs il pouvait pas l'être il a été fait rapidement il y a des questions peut-être qu'ilaborde pas qu'il faudra reprendre en 2027 par exemple je crois que raison de dire que il y a une forme de kenésianisme vert dans le programme je pense qu'on a raison de le faire à court terme mais euh la question du long terme est-ce que dans les 10 15 ans qui viennent la stratégie de la gauche c'est une stratégie de croissance verte ou alors est-ce que c'est une stratégie de sobriété c'est une question qui est pas débattu et puis dans les les choses que qui sont pas complètement abouties dans le programme mais c'est normal euh il y a peut-être la question de des arbitrages et de la priorisation c'est un point qui avait été souligné par Henry sterdignac c'est aussi un point je crois qui est souligné dans la la dernière note d'intérêt général et effectivement on sait quels sont les besoins ils ont été bien recensé en partie avec les syndicats les associations mais il y a un rythme auquel doivent être fait les choses et donc du coup je voulais venir un petit peu aux grandes questions qui se posent maintenant et et je rejoindrai en çaanl euh il y a il y a un certain nombre de de défis alors le premier défi c'est euh l'obstruction finalement que joue le le président de la République parce que il y a du temps perdu du temps perdu pour bah pour préparer le budget bien sûr les partis politiques en discussion avec les économistes avec des fonctionnaires travaillent là-dessus mais c'est pas la même chose de réfléchir et de se poser les questions et les questions sont posées et les réflexions avancent et d'avoir à disposition une administration pour simuler les effets d'une réforme fiscale en simuler les recettes pour simuler les effets du Noos du SMIC et effectivement chaque jour qui passe rend plus difficile euh le travail sur le budget 2025 rend plus hypothétique le fait d'avoir un budget rectificatif pour l'année 2024 et donc il y a un vrai jeu d'obstruction alors même qu'on a eu des élections législatives en juillet qui auraiit dû permettre la construction d'un budget très concerté y compris avec toute les forces politiques la société civile le gouvernement qui va arriver au pouvoir va devoir travailler sur les question budgétaire dans l'urgence même s'il S sera préparé donc ça c'est quand même un défi euh la deuxième chose je voudrais insister sur ce pointl euh c'est quel sens ça a un programme économique quand mène la politique je pense que c'est vrai aussi bien pour la droite au pouvoir actuellement mais c'est vrai aussi pour la gauche un programme économique à mon sens en tout cas c'est pas une clé USB qu'on peut brancher le jour où on arrive et après on en pilote automatique et ça se déroule avec les recett d'un côté les dépenses de l'autre et cetera pour moi un programme économique c'est un cap c'est une stratégie mais après mener une politique économique je pense qu'il y a toujours une dimension où on navigue à vu alors ça veut pas dire que la stratégie est aventuriste ça veut dire que quand on regarde les expériences social-démocrates quand on regarde les expériences de gauche radicale et quand on regarde même les gouvernements précédents en France finalement ils ont un cadre qui se donne le cadre de Bruno Le Maire par exemple c'est baisser les impôts baisser les dépenses et au fur et à mesure se déroulent les événements et je pense que pour un gouvernement de gauche la situation se poserait de la même manière et par exemple la mise en œuvre du programme elle serait vraisemblablement rythmée par la capacité à mobiliser les recettes tu l'as dit Eric l'idée est pas de de restaurer la protection sociale à crédit en face de chaque dépense il y a des recettes mais le rythme auquel une grande réforme fiscale est capable d'être mis en place ben c'est encore quelque chose qui est à confirmer à la fois pour les questions politiques que posait anla c'est quel type de réforme fiscale peut passer à l'Assemblée sans censure mais aussi parce que une une réforme fiscale ça peut mettre du temps à se mettre en œuvre et donc une des questions moi qui m'intéresse c'est quel ça se compte en dizaines de milliards mais quel niveau de dizaines de milliards pourront être mobilisés en 2025 parce que cette mobilisation de recettes ça dimensionnera les mesures qui peuvent être prises dès l'année 2025 la réforme des retraites ça coûte pas trop cher en 2020 25 mais la hausse du SMIC la hausse du point d'indice le relèvement des minimas sociaux ça mobilise des ressources et donc le le rythme auquel ça peut être fait c'est c'est notamment dimensionné par cette mobilisation des ressources et puis dans les défis a aussi quand je dis en c'est en marchant qu'on avance c'est ça que je veux dire quand je veux dire qu'on navigue à vu je voulais revenir sur deux point qui m'intéresse et qu' ont été l'occasion de beaucoup de discussions entre économistes pendant la campagne et depuis la campagne et puis discussion avec les politiques avec les syndicats le premier c'est l'abrogation de la réforme des retraites et le second c'est la question des salaires l'abrogation de la réforme des retraites j'ai envie de dire finalement c'est le plus facile euh c'est une mesure finalement les questions qui se posent sont davantage d'ordre jridique il y a des choses qui peuvent être mises en place par décret pour préparer l'abrogation et puis il y a un volet forcément législatif qui vient derrière pour remettre l'âge minimal de la retraite à 62 ans comme c'était le cas avant la réforme Macron et puis derrière il faut sans doute redonner la main aux partenaires sociaux d'abord pour dire quel système de retraite ils veulent à long terme et puis aussi comment ils financent euh bah d'une part l'abrogation de la réforme des retraites mais aussi des réformes sans doute nécessaires comme la réforme de la pénibilité donc euh la réforme des retraites à mon avis elle doit être amorcée vraiment très très vite et pourquoi très très très vite parce que bah si on perd du temps par exemple si je sais pas moi on avait un gouvernement provisoire encore 3 mois 4 mois et cetera plus on tarde plus on permet à la réforme de 2023 de s'appliquer et on touche des générations qui arrivent au moment de la retraite et les administrations sont pas prêtes les administrations qui gèent les caisses de retraite à redonner le droit de partir à la retraite à 62 ans au nouvelle génération qui arrive et donc il est vraiment important que les mesures puissent être prises rapidement pour préparer la réforme la question des salaires ensuite alors on a on a beaucoup parlé de la question du SMIC et ça c'est vraiment une rupture c'est une rupture politique et idéologique parce que ça fait des années que la politique de la France consiste à entre guillemets baisser le coût du travail c'est-à-dire rendre les travaux les moins reconnus de moins en moins cher en baissant les cotisations sociales notamment en n'augmentant pas le SMIC plus que l'inflation ou en mettant en place des primes qui sont des alternatives au salaire pour encourager les employeurs à ne pas augmenter les salaires et donc il y a une vraie politique publique assez générale qui consiste à essayer de décourager les employeurs d'augmenter les salaires il y a même un point qui a été étudié bah notamment par stéano palomarini qui doit être dans la salle c'est que de plus en plus l'État s'est mis entre les employeurs et les salariés pour garantir les rémunérations on a mis en place la Prim d'activité pour dire aux employeurs ne vous occupez pas de revaloriser les salaires deos salariés les moins bien payés l'État se met entre vous et eux et on s'en occupe et donc aujourd'hui euh quand il s'agit de revaloriser le SMIC l'état il regarde à deux fois parce que il hésite entre revaloriser le SMIC ou alors faire directement un chèque au salariés à la place des employeurs via la prime d'activité et donc cette revalorisation des salaires donc qui est inscrite dans le programme du NFP notamment autour du SMIC à 1600 € la première chose qu'on peut dire c'est qu'elle est nécessaire pour améliorer les conditions de vie des salariés à bas salaire et le premier effet d'une revalorisation du SMIC c'est une amélioration directe euh du niveau de vie de plusieurs millions de personnes en France alors je crois que si on prend que les salariés du privé on doit être entre 2 et 3 millions mais il faudrait rajouter des salariés de la fonction publique qui sont aussi à des niveaux du SMIC ou proche du SMIC donc le premier effet c'est une amélioration du pouvoir d'achat de des conditions de vie un effet de relance aussi parce que ça augmente la consommation et les discussions entre économistes ont montré que il y avait des inquiétudes qu'on nous mettait souvent en avant un petit peu comme épouvantail qui était surdimensionné les inquiétudes sur le coût du travail pour les entreprise et les inquiétudes sur l'emploi ça veut pas dire que c'est des questions qui se posent pas évidemment quand les salaires augmentent ça ça modifie les comptes des entreprises euh la question de l'emploi est pas complètement déconnecté de celle des salaires mais en fait quand on regarde dans le détail ben dans les coûts de production des entreprises même celles qui ont le plus de salariés à bas salaire en fait les salaires c'est qu'une petite partie des coûts de production et notamment les bas salaires c'est une petite partie des coûps de production pour la plupart des entreprises et donc si vous augmentez le SMIC même de 15 % ça augmente pas du tout du tout les coûts de production des entreprises de 15 % mais plutôt de 1 2 ou 3 % et donc c'est des chocs qu'elles sont capables d'absorber par exemple en le retranscrivant les prix sans que ça déclenche une vague d'inflation et donc bah d'aller regarder ces questions là ça a permis de dégonfler des choses qu'on nous mettait comme des épouvantails de la même manière concernant l'emploi les expériences étrangères et les modèles macroéconomiques nous disent tous ben si on augmente les salaires le premier effet c'est d'augmenter les revenus et les effets sur l'emploi ils sont probablement pas inexistants ça veut pas dire qu'il y a aucune entreprise pour qui ça pose des questions mais négligeable en tout cas de faible ampleur et c'est pas des inquiétudes de premier ordre il reste une question et ça pour le coup ça serait bien d'avoir une administration qui fait tourner des modèles pour le voir c'est d'identifier quelles sont les entreprises euh pour lesquelles il n'y aurait pas de possibilité d'augmenter les prix par exemple pour leur donneur d'ordre et d'absorber les hausses de salaires alors moi j'ai un type d'entreprise en par exemple c'est les associations quand vous êtes une association il y a beaucoup d'associations qui payent leur salariés auosmic vous dépendez des subventions publiques et donc combien d'associations combien d'entreprises n'ont pas un pouvoir pour gérer leur prix qui leur permettrait d'absorber les augmentations de salaire mais du coup il y a beaucoup de débats qu' on eu lie entre économistes et qui montrent qu'en fait bah augmenter le SMIC c'est sans doute très utile c'est sans doute possible il y a peu d'effets pervers par contre il y a encore des questions qui sont ouvertes à mon avis et je pense que l'augmentation du SMIC ou l'augmentation du point d'indice ça s'inscrit dans une stratégie générale de redynamisation des salaires et de l'ensemble des salaires du privé aujourd'hui parce que les salaires du privé ont pas beaucoup augmenté ont même baissé en fait les salaires réels ont baissé au cours des dernières années euh on a de plus en plus de salariés osmic ce que Gabriel hatal a appelé improprement à mon avis la smicardisation qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que les salaires réels ont baissé le SMIC a suivi lui la hausse des prix et du coup on s'est retrouvé en 2023 avec presque un salarié sur 5 au SMIC là où d'habitude c'est plutôt un salarié sur 10 ou à peine plus et donc une des questions qui se pose si le SMIC est revalorisé rapidement c'est est-ce qu'on va pas se retrouver avec de plus en plus un sur 5 voir un/ 4 salariés osmic le temps que les autres salaires augmentent et du coup ce qui va être crucial si la gauche est au pouvoir et qu'elle remet en place une politique de dynamisation des salaires c'est l'articulation de cette hausse du SMIC et euh des salaires qui sont au-dessus du SMIC des bas salaires qui doivent eux aussi retrouver une dynamique salariale alors ça dépendra clairement du climat social au niveau national dans les branches et cetera et moi c'est une des raisons pour lesquelles j'avais posé la question et je continue à la poser d'une augmentation du Smic pas en un coup mais avec un calendrier très fixé ça peut être un décret dès que la gauche arrive au pouvoir et qui dit premier jour augmentation du Smic de 7 % dans 3 mois ou dans 6 mois encore un/art et 3 mois plus tard encore un quart pas parce que le choc est trop fort pour les entreprises mais pour permettre aux négociations salarial euh de s'articuler à la hausse du SMIC et de faire en sorte que quand le SMIC augmente les salaires au-dessus du SMIC augmentent aussi rapidement donc tout ça pour dire que le programme tel qu'il est aujourd'hui moi je suis d'accord avec ce que ce que disait Eric au début euh il y a des réponses il a y compris des choses qui peuvent être faites par décret notamment le SMIC notamment le début de la réforme des retraites il y a des choses qui vont demander des compromis à l'Assemblée nationale que ça soit sur la fiscalité il y a des compromis possibles sur la politique économique mais du coup il y a un passage du stade du programme à la mise en œuvre et ce passage et ben il oblige à se poser des questions nouvelles qui sont nouvelles pour les économistes mais qui sont aussi une rupture parce que ça fait 15 ans 20 ans que toutes les questions de politique économique qui ont été posées sont systématiquement des politiques bah qu'on peut appeler libérales ou disons de déconstruction progressive de l'État social et donc je pour finir je pense qu'il y a vraiment un enjeu d'urgence la période qu'on vit actuellement démocratiquement elle pose des questions sur ce ce gouvernement provisoire qui prend des décisions euh de politique très forte hein quand on décide de geler les crédits euh de tous les ministères au niveau de l'année dernière sans tenir compte de l'inflation c'est une décision de politique de rigueur et c'est la décision qui a été prise et donc une des conditions de la mise en œuvre rapide du programme de la gauche c'est aussi euh bah que rapidement elle puisse se mettre au travail et donc que cette obstruction institutionnelle soit levée merci Michel je pense qu'on sera tous d'accord avec l'exigence que Emmanuel Macron arrête son obstruction sur la vie démocratique de ce pays et finissent par appeler Lucy cast ce qu'on va faire c'est que on a été un peu plus long que prévu donc on va poser permettre à 10 personnes d'intervenir essayer de le faire pas plus d'une minute chacun pour qu'on puisse vous répondre et on va alterner hommes et femm alors je sais pas où où est le micro il y a quelqu'un avec le micro non euh sans micro ça va être pas facile mais bon je croyais qu'il y avait un micro qui était disponible Olivia tu es pas là par hasard Olivia c'est ma collaboratrice je précise celi-là ouais il marche voilà alors il y a il y a le monsieur qui est là là merci beaucoup c'est gentil merci hein merci euh sur la baisse des la suppression par contre pardon de la l'exonération des cotisations sociales je suis tout à fait d'accord sur les basses salaires on voit bien que ça n'a pas augmenté l'emploi mais que ça fait au contraire une incitation pour les employeurs à payer peu moi il se trouve que je suis comptable et donc sur les fiches de paie il y a autre chose je voulais savoir s'il était envisagé de revenir dessus c'est le plafond de la sécurité sociale qui fait qu'au-delà d'un d'un certain taux d'un certain plafond euh les salariés payent beaucoup moins proportionnellement à leur revenus et que si on supprimait ce fameux plafond de la sécurité sociale on augmenterait considérablement les cotisations salariales et les cotisations de retraite et deuxème question donc une une personne pas qui euh intervenante voilà très bien on vous voit mal oui j'ai deux questions la première c'est sur la dimension kénésienne du euh du projet et et l'idée que en augmentant les les salaires on va distribuer des revenus ce qui va avoir un effet positif en terme de croissance et création d'emploi on sait que dans la théorie késienne il y a les fuites c'est-à-dire que ça dépendra si ces ces revenus euh vont à une production nationale ou bien euh peuvent aussi augmenter les importations et au quel cas ça serait une création d'emploi euh à l'étranger et une croissance à l'étranger 2è question euh vous raisonnez un peu toutes choses égales par ailleurs bon vous avez quand même dit que on compte sur le soutien populaire à ce programme mais est-ce que euh bon je voudrais pas être un oiseau de mauvaise augure mais on peut se poser la question de se dire que le capital s'il se sent attaqué il va réagir et et est-ce que il va réagir bon il a il a dit on connaît hein l'histoire on a vu au Chili à à l'époque d'aliand comment ça s'est passé et donc est-ce que on peut un peu euh regarder les effets économiques des de la réaction potentielle du du capital une fois qui euh qu' se sentira attaqué voilà merci [Applaudissements] euh donc oui alors je voulais répondre à zmour quand il parlait effectivement des négociations salariales euh je dire que dans les entreprises c'est très très très difficile dans le privé et donc je voudrais savoir que ça serait important de revenir sur les lois al comomerie de Hollande qui a qu' aille qu'il aille au diable avec son scooter celui-là et euh donc de de bah en fait d'abroger les les lois al comoberie c'est c'est ça a été une catastrophe euh je veux dire c'est c'est des guerres c'est des batailles de Tran pour les négociations salariales et on arrive à rien en fait parce que donc ça serait aussi important très important de faire aussi une réforme sociale au niveau des entreprises qui est un peu un partage pas forcément à 50 50 mais un partage de pouvoir de manière à ce que les négociations sociales entre autres les NAO puissent avancer dans les entreprises et ça c'est primordial merci [Applaudissements] merci je suis contente d'entendre plusieurs fois les mêmes choses en fait en économie parce que ça permet de s'approprier des des concepts et de aussi surtout devenir apte à les à les réexpliquer à d'autres ou en tout cas en militant à tenter de diffuser en fait ces idées moi il y a quand même quelque chose qui me qui me tient à cœur vous avez parlé de sobriété et je pense que effectivement quand on intègre bien des concepts en fait on est capable de les transmettre de les expliquer de convaincre euh et là effectivement on est dans une situation en fait où il faut changer de politique et donc promouvoir une politique d'investissement néanmoins il me semble que pour avoir des des visions en fait à l'avance et et et plus lointaine que de réparer les dégâts ce serait aussi de s'engager dans une politique de décroissance et c'est vrai qu'il y a quand même un yatus entre euh entre la relance de la consommation pour lui dire voilà parce que ça passe aussi par ça et moi je tique en entendant ça parce que effectivement pour moi c'est pas un avenir désirable que de relancer la consommation parce que ça implique en fait toujours une exploitation et une surexploitation et si on veut vraiment changer le monde il faut aller vers autre [Applaudissements] chose moi en fait c'est pour l'aspect un peu plus local en fait aujourd'hui les collectivités locales ont de moins en moins de pouvoir et on sait par exemple que si on veut remettre des enfin de de de la cuisine bio dans dans les écoles enfin des choses comme ça enfin comment on fait pour redonner euh des marches de manœuvre à nos différentes [Applaudissements] collectivités merci je voulais savoir aussi dans la diminution des aides aux entreprises si vous alliez faire quelque chose par rapport à la politique de compétitivité euh suspendre les les CIC le cice de d'Hollande et cetera parce que ça n'apporte pas grand-chose comme comme les comme la baisse des charges et ou alors aussi glisser vers une compétitivité hors coût moi j'avais une question sur sur l'obstruction au programme euh bon imaginons que Macron arrête de faire de l'obstruction et que Lucy casté arrive à matigon et qu'on commence à appliquer le programme on a vu plein d'expériences de gouvernement de gauche dans le monde qui ont dont on a essayé d'empêcher l'action économique donc moi ma question elle est assez concrète c'est si un gouvernement du nouveau front populaire par exemple les victimes de d'attaqu spéculative sur la dette comme voilà forme de déstabilisation un peu externe euh de la politique économique ou de déstabilisation interne avec par exemple de l'obstruction de la haute administration euh on sait que quand même il y a un certain nombre de haut fonctionnaires qui sont bien injectés au néolibéralisme et qui seront pas forcément ravis de mener une politique différente concrètement qu'est-ce qu'on pourrait faire allez encore trois [Applaudissements] questionsore ah il y a à droite par rapport à moi à gauche par rapport à la salle je vous rassure j'essaie juste de faire un petit peu en haut quand même merci et je pourrais pas plus faire plus de 10 on pour pas merci beaucou après il redescend j'avais une question sur le sur les services publics vous disiez que c'était notamment à long terme pour réinjecter de l'argent au service public à aider à long terme quand on voit l'état de université de du secondaire de de l'hôpital est-ce que augmenter les budgets sur le court terme où il y a urgence ça va suffire et et je la passerai aprèsre du coup je travaille dans une entreprise qui est une coopérative on a beaucoup entendu parler d'une coopérative il y a peu avec la reprise de Duralex du coup c'est une coopérative d'intérêt collectif donc ça se rapproche des association donc j'ai entendu tout à l'heure quelqu'un qui criait les associations c'est pas une entreprise et je dois être l'un des rares cas en France à bénéficier d'une niche fiscale qui est le CIR et du coup qui nous a permis de créer deux emplois et demi sur les quatre de notre structure donc voilà c'était comment vous dans la la finesse du budget et des ABR et des analyses des petites structures comme nous qui passent complètement sous les radars puisqueon a pas les capacités de faire du pldoyer peuvent être pris en compte parce qu'on a un vrai impact social on a des caractères d'innovation social et pour autant on bénéficie de ces niches fiscales merciz encore une [Rires] question c'est très intéident je voulais juste demander vous avez brivement parler du des procédures de déficit excessif fait par lancé par la Commission du coup est-ce que ça pourrait avoir un impact du coup sur le budget proposé et le reste des choses économiques merci merci de ton effort merci beaucoup allez 5 minutes de réponse chacun et ça devrait le faire on va le faire dans le sens inverse de ce qui a été fait il est plus là si il est Michel 5 minutes alors tu vas pas répondre à toutes les questions mais à celles qui te semblent les plus intéressantes importantes plutôt pour toi évidemment merci ERC sont merci pour les questions je vais répondre sur deux ou trois points d'abord sur la stratégie macroéconomique est-ce que ça peut déclencher une attaque [Musique] spéculative je je pense pas et je pense même Queen fait la la stratégie économique qui est proposée elle est assez lisible et assez compréhensible c'est que la stratégie du gouvernement précédent d'abord il est clair pour tout le monde que c'est elle qui a creusé le déficit publicque c'est pas la gauche qui a creusé un déficit public c'est vraiment les baisses d'impôts inconsidéré et le ralentissement de la croissance associé à ces baisses d'impôt et arriver en disant ben nous on va restaurer les marges de manœuvre notamment en retrouvant des recettes fiscales et on va mener une politique de relance au moment où la croissance se ralentit d'abord ça peut avoir tendance à stabiliser la dette parce que que quand vous avez la croissance la dette rapportée au PIB a tendance à se stabiliser et c'est une stratégie qui à mon avis est lisible et peut s'expliquer à la fois partenaires européens même au marchés financiers alors je sais pas s'ils seront d'accord il s'agit pas qu'il soit d'accord mais en tout cas c'est compréhensible et lible ça ça ressemble pas à une stratégie de fuite en avant et et notamment ce que disait Eric c'est-à-dire en face de chaque dépense il y a une recette là où par le passé on a baissé les recettes beaucoup plus vite que ce qu'on a laisser les dépenses même si les dépenses étaient aussi contraintes donc il me semble que en tout cas cette stratégie elle est cohérente elle est compréhensible elle est lisible et elle permet de rentrer dans une discussion peut-être dans un rapport de force avec les autres Européens mais avec une position de force alors quelqu'un a parlé de la de la question kénésienne et des fuites clairement à chaque fois que on veut envisager une politique de relance au niveau européen il y a cette question celui qui relance quand les autres ne relancent pas paye un peu pour les autres il y a un peu de fuite de la relance dans le pays qui relance au profit des autres pays et donc il y a il peut y avoir un phénomène de passagers clandestin et là il y a vraiment une discussion politique à avoir l'Europe est économiquement encore traumatisée par ce qui s'est passé en 2010 en 2010 on s'est précipité pour faire des politiques de rigueur et de réduction des déficits beaucoup trop rapidement ce qui a plongé l'Europe dans une stagnation longue alors que bah les États-Unis avaient eux une politique beaucoup plus offensive et euh je pense que la France pourrait être chef de fil dans la discussion avec d'autres pays pour dire ne refaisons pas euh l'erreur qu'on a fait en 2010 qui serait catastrophique pour euh l'ensemble de l'Union européenne un autre point parce que je pas être trop long euh je pense effectivement que quelqu'un a parlé des loiel comery euh je pense que notre marché du travail euh dysfonctionne c'estàdire que l'accumulation des lois euh travail de dérégulation du fonctionnement du marché du travail le développement des alternatives au Hauses de salairire a modifié le fonctionnement du marché du travail à tel point que même quand il y a des difficultés de recrutement même quand le chômage baisse on voit plus les salaires augmenter même quand il y a des périodes d'inflation et donc il y a un vrai enjeu de euh modifier les institutions du marché du travail de redonner des marges de manœuvre au syndicat au niveau des branches au niveau interprofessionnel et dans les entreprises et de r réguler les rapports sociaux alors ça peut passer par le fait de donner du pouvoir aux salariés dans les entreprises ça peut passer aussi par le fait de redonner du pouvoir à l'administration à l'inspection du travail par exemple en tout cas ces élémentsl ils sont vraiment cruciaux c'estàd que encore une fois ce que je disais tout à l'heure la hausse du SMIC la hausse du point d'indice c'est des points essentiels pour relancer la dynamique salarial une des explications pour laquelle les salaires sont à tonne c'est que l'État a donné le mauvais exemple les deux leviers sur les salaires pour lesquels qu'il avait lui en main il les a mis sur OFF pendant des années le point d'indice il a été gelé et le SMIC n'augmentait pas ça donnait clairement aux employeurs le signal il y a pas besoin d'augmenter les salaires regardez nous on contrôle à peu près 20 à 30 % des salaires de ce pays et on les bloque complètement à l'inverse S a une politique volontariste sur le point d'indice qui va concerner 20 % de la population et sur le SMIC qui concerne en gros 15 % de la population bah ça réenclenche la mécanique inverse mais il faut que derrière les institutions du marché du travail suivent et donc là il y a aussi tout un chantier à remettre en uvre avec les partenaires sociaux c'est la décroissance totale non je rigole vas-y merci beaucoup merci pour toutes ces questions alors euh est-ce que je vais je vais alors je vais répondre à la question sur l'obstruction les attaques spéculatives et la rapprocher avec la question qui a été posée sur le capital et les fuites de capitaux euh imaginons qu'il a une qu'il a une petite panique sur les marchés financiers je suis tout à fait d'accord avec Michell sur le fait que à long terme c'est une stratégie qui est très cohérente donc il faut vraiment l'assumer vraiment je j'ai pas d'inquiétude à long terme les marchés sont des on dit qu'ils sont miop ils ont pas vraiment de vision de long terme donc il est possible que ça tangue un petit peu la première semaine je pense que il faut qu'on y réfléchisse euh il faut avoir en tête que le la France est un titre sûr c'est-à-dire que c'est un titre dont les marchés financiers se ils en ont besoin euh quand on émet de la dette il y a trois fois plus de demande que d'offre donc en réalité on ne laissera pas tanguer si jamais ça arrivait vraiment s'il y avait une petite attaque spéculative parce que on se retrouve avec un ministre des Finances NFP voire fi et ça les [Applaudissements] marchés à court terme à court terme les marchés peuvent je pense que ça ne durera pas longtemps parce que il y a une interdépendance parce que les le le titre français c'est un titre sûr dont ils ont besoin et éventuellement on aurait la Banque centrale européenne derrière nous donc je je j'ai j'ai pas trop peur de ça le sur la fuite des capitaux il est il y a deux réponses à ça la première de court moyen terme c'est que on pourra pas faire un ISF et une réforme fiscale vraiment ambitieuse sans réformer l'exit tax et bon je pense que ça tu vraiment beaucoup travaillé dessus Éric l'exit tax c'est ce qui permet à au fisque français de collecter la différence de taxes pour un exilé fiscal entre ce qu'il paye au Luxembourg par exemple et ce qu'il aurait payé en France s'il était resté là en fait c'est un mécanisme qui existe qui a été remis en place par Nicolas Sarkozi en 2012 mais qui a été extrêmement rongé par quand Macron est arrivé au pouvoir donc il faudrait remettre en question ce enfin déjà remettre euh l'exit taxe telle qu'elle était euh avant l'arrivée de d'Emmanuel Macron pourquoi je vous dis ça parce que ça permettrait de lutter contre l'exil fiscal d'accord donc cette fameuse fuite des capitaux et à long terme euh ça va me permettre de répondre aux services public euh en fait euh à long terme vous savez on préfère un pays où il y a des bons services publics je les investisseurs ils préfèrent un pays où ils peuvent trouver des ingénieurs bien formés qualifiés et une santé qui fonctionne euh si on est un grand pays c'est aussi enfin si on est un pays attractif c'est pas parce que on a des coûts du travail pas élevé et ça on a eu du mal à le comprendre depuis les années 90 mais c'est parce que on a des étudiants bien formés des bons cerveau de la santé et cetera donc voilà c'est le pendant de de la stratégie c'est c'est quand quand même de réinvestir dans ces dépenses de long terme euh je vais finir sur le déficit ah non ouais allez rapidement déficit excessif oui clairement il y a des conséquences et les conséquences elles sont elles sont presque elles sont très politiques dans le sens où si on narrive pas si le NFP n'arrive pas au pouvoir alors il va avoir vraiment un chantage aux dépenses publiques puisque la stratégie en face comme le disait michelll c'est puisqu'on est en déficit il va falloir couper les dépenses et euh et pourquoi parce qu'on est en déficit excessif donc si on arrive pas à augmenter les prélèvements obligatoires euh la casse elle va être très dure c'est ce que je disais aussi dans dans mon intervention euh et enfin je vais finir là-dessus sur la sobriété euh ça me fait sourire parce que j'étais chez les écolos euh jeudi jeudi euh il m'avait demandé d'intervenir et on m'a dit surtout tu parles pas de croissance hein chez nous c'est vraiment un truc et tu vas avoir un million de questions sur le fait que c'est une stratégie kenésienne que ça relance la consommation et que bon tu vas te faire sacrément attaquer je me suis pas du tout fait attaquer alors j'ai dû faire très très attention au mots que j'employais mais c'est c'est intéressant parce qu'ils m'ont dit on n'est pas chez France insoumise ici euh on n'est pas des productivistes et des kénésiens productivistes alors comme je parle avec tous les partis du NFP si vous me permettez je vais leur dire ce que j'ai entendu là ce soir parce que ça va les rassurer [Applaudissements] déjà et et en tant que citoyenne ça me rassure ce que vous me dites évidemment et c'est exactement je pense ce que disait Michel quand il a dit il y a des questions qu'on n pas réglé la question de la croissance verte ou de la sobriété c'est c'est la question que vous posez là effectivement on est pour l'instant il faut encore poser ces questions là il faut se mettre d'accord je pense entre les différentes formations mais aussi intellectuellement et je finirai là-dessus économiquement on sait pas exactement comment on fait sans croissance attention parce que pour financer des services publics et et de la protection sociale on va d'abord redistribuer et si on redistribue on pourra le faire parce que on ira prélever davantage sur les plus riches mais ça peut pas forcément durer voyez en dynamique il va falloir réfléchir à un système qui nous permet de financer ça sans croissance on va y arriver mais c'est la c'est ces questionsl c'est des questions fondamental bien ben justement ce que je vais dire à la fin je vais je vais essayer de répondre de manière expéditive à certaines questions et pesantir sur les deux dernières juste un point sur les collectivités locales je pense qu'il faut tout remettre à plat bon parce que les collectivité locale sur à quoi on a assisté depuis quelques années c'est la suppression d'impôts et le transfert de ces impôts sur la TVA et c'est vrai aussi d'ailleurs sur la question des prestations sociales de plus en plus financé par une part de TVA c'est vrai aussi par exemple la redevance t c'est la TVA dans ce pays ce gouvernement depuis quelques années à chaque fois qu'il a supprimé des impôts il l'a transféré avec la TVA or il y a quand même un problème au fait qu'on soit bibronné à la TVA qu l'impôt le plus injuste qui existe et qui quand tout d'un coup l'activité économique se retourne évidemment peut poser des problèmes donc je pense qu'il a il y a toute une politique sur la fiscalité locale à revoir euh notamment sur les suppressions je pense à la CVE qui a été supprimée qui a un impôt de production qui avait quand même un intérêt c'était qu'il il mettait un lien entre les collectivités et le le le le développement économique de ces collectivités donc je pense que c'est une bonne question et derrière ça je pose la question de la TVA la deuxième chose qui a été ditite c'est sur les exonérations et les et derrière les aides entreprise CIR il faut une remise à plat totale des aides aux entreprises plus de 200 milliards d'aides aux entreprises par an on est recor en Europe là-dessus bon il y en a qui sont utiles et par ex on a parlé tout à l'heure dans c'était Michel qui disait avec justesse que il faut un peu arrêter avec les les fantas sur le SMI qui mettrai obligeraiit beaucoup d'entreprises à mettre la clé à la porte c'est pas vrai mais il y en a quelquesaines qui seraient en difficulté donc nous ce qu'on préfère c'est prendre une partie des aides aux entreprises aider les entreprises qui créent de l'emploi qui augmentent les salaires et cetera plutôt que toutes ces exonérations qui sont sans conditions qui aident aussi bien les multinationales à faire des vidente et cetera et cetera et notamment la question des exonérations pose évidemment question puisque derrière c'est la protection sociale qui est posée et elle est de plus en plus fiscalisé de ce point de vue-là qui pose aussi un problème à mon avis de fond sur la question autre question qu'on a pas évoqué sur lesquels il faut revenir c'est que la manière don dont le Macron a augmenté les revenus du travail c'est par les primes c'est-à-dire qu'il a il a transféré de plus en plus d'augmenter les salaires il a il a il est passé au prime et là maintenant on a fait phomè ça a été dit par la Cour des comptes il y a peu de temps où l'augmentation des primes au lieu des salaires mais à mal aussi la protection sociale pour des raisons que chacun comprend ils sont exonérés totalement en terme de cotisation et autres donc là aussi on se propose de revoir totalement cette politique de ce point de vue-là et enfin avant de venir au deux points deux autres points sur lesquels je voulais finir on a parlé de l'évasion fiscale et cetera il y a aussi une chose qu'on veut mettre en en place c'est l'impôt universel type zuukman c'est dire cet impôt universel qui attaque la question des multinationales moi j'ai fait une mission d'information avec le rapporteur général macroniste il y a en 2023 sur la fiscalité des l'entreprises on s'aperçoit que le la question n'est pas tant la taille des entreprises mais souvent la différence entre les entreprises qui pratiquent une activité économique internationale et qui peuvent avoir des prix de transfert c'est-à-dire déclarer leur Bénéfic dans les pays qui les intéressent le plus d'un point de vue fiscalité les autres et de ce point de vue-là ce qui a été proposé par par zuukman qui selon lui rapporte au moins 26 milliards d'euros par an et qu'on a mis dans notre programme hein c'est un notre économiste qui est aussi un économiste qui soutient au moins une partie de notre programme c'est le fait de recalculer une partie des impôts sur les sur les bénéfices que payent des entreprises en fonction de leur capital autrement dit une entreprise comme Total qui a un/art de son chiffre d'affaires en France c'est pas normal que pendant 3 ans de suite elle est pas payé d'impôt sur les bénéfices en France tout simplement parce qu'elle les déclaré ailleurs dans les autres pays je viens sur euh deux points le point du protectionnisme c'est un point extrêmement important alors d'abord il faut pas non plus exagérer c'est-à-dire qu'il y a une partie quand même de ce que permettrait une relance de l'activité économique de la consommation populaire qui se fera dans des produits qui ne sont pas le euh le le le le BTP par exemple le logement c'est peu délocalisable donc il y a une partie qui le serait pas mais c'est vrai qu'il y a une partie qui l'est et donc je pense qu'il faut assumer une politique protectionniste et nous l'assumons si possible à l'échelle européenne mais sinon par les taxes kilométriques que nous proposons sur critères socio-écologiques devront être effectivement installés il faut pas avoir peur de le dire quitte à désobéir à certains aspects de la politique bruxelloise qui était aussi le mot désobéissance dans le programme du de la nuupes et dernier point sur la question décroissance croissance moi je crois que les écologistes ont d'abord je pense que c'était un peu un jog de leur part parce que je travaille très bien avec les les députés écolos dans la commission des finances et en réalité j'ai oublié d'ailleurs de le dire dans la présentation de programme il y a quand même maître bot c'est la question de la planification écologique sur des bases de la règle verte donc nous on compte orienter toute l'activité économique sur le fait de ne plus consommer et produire ce que plus que la terre ne peut absorber ce qui est évidemment éminemment écologique bon mais au-delà de ça je crois qu'il faut être d'accord entre nous nous aussi dans dans les programmes on évite de parler de de de croissance et dé croissance les mots sont piégés bien sûr qu'il faut décroître sur beaucoup d'activités notamment l'obsolescence et tout ça mais d'un autre côté il faut construire des hôpitaux il faut embaucher des enseignants il faut faire en sorte par exemple que toutes les classes populaires qui à certains moment n'ont plus assez pour se nourrir ou se nourrissent mal et donc qui posent la question l'agriculture biologique d'agriculture durable puisse le faire donc la question elle est moins je pense la question croissance décroissance que la question du partage des richesses parce que j'ai entendu quelqu'un le faire tout à l'heure le problème que nous avons aujourd'hui c'est que le coût du capital est un coût écologique dont on ne peut plus absolument plus se se on peut plus le supporter voilà et que transférer une partie de ses revenus et faire en sorte qu'il soit réparti sur beaucoup plus je suis sûr que c'est c'est ça qui peut à partir du moment où il y a des règles euh très clair sur les questions euh de productivisme et autre on n plus productiviste depuis longtemps heureusement du côté on l'a jamais été du côté franceç soumiss c'est des choses qui peuvent permettre à la fois que les gens vivent mieux mais à la fois les gens respirent mieux et je pense que ça doit être absolument la logique d'unun d'un programme euh qui pose effectivement la question à la fois de la sobriété et la question du pouvoir d'achat les deux fin du mois fin de monde c'est pas incompatible moi j'en suis sûr je vais terminer là-dessus [Applaudissements] merci merci Ann merci Mel merci beaucoup
Éric Coquerel