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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 21 octobre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesJustice

Budget : la course contre-la-montre est lancée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:01OuverteRéponse partielle

    Un mot sur le climat des discussions en commission ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Les LR sont-ils prêts à faire des compromis ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Le PS brandira-t-il la menace de censure ?

  • 12:01OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous de la taxation des plus hauts revenus ?

  • 14:01RelanceRéponse directe

    Les LR maintiendront-ils leur demande de taxe Zucman ?

  • 16:01FerméeÉludée

    Sur la taxation des plus hauts revenus, les LR sont opposés à la taxe Zucman. Êtes-vous prêt à taxer les plus riches ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Chiffre
    « Les 175 personnes les plus riches de ce pays. C'est une étude faite avec Berstitut de politique publique paye moins de 2 % d'impôt sur Messi, c'est la réalité. »
  • 3:00Fait
    « La contribution dite exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue malgré l'opposition de certains députés macronistes. »
  • 4:00Philippe JuvinFait
    « Je vous rappelle que le trayil, ça permet d'éviter la mortalité des entreprises lors des successions, détricoter une loi qui est utile à l'entreprise, qui stabilise l'activité économique et les transmissions. »
  • 5:00Fait
    « Il y a 1 an avec le gouvernement qui avait déposé son projet blin en nous expliquant que cette contribution exceptionnelle ne durerait qu'un an. Elle dure un an de plus. »
  • 8:00Laurent BaumelFait
    « Je vois pas comment vous trouvez une majorité dans l'Assemblée nationale pour voter des mesures qui vont toucher tous les retraités de cette manière-là. »
  • 11:00Martha SidracFait
    « Il était normal que sur le plan humain je reçoive un de mes prédécesseurs dans ce contexte. »
  • 13:00Martha SidracFait
    « Je trouve que c'est plutôt au crédit de la France de respecter la séparation des pouvoirs. »
  • 15:00Laurent BaumelFait
    « Le gel des pensions ça résistera pas à l'examen parlementaire. »
  • 19:00Rico CrelFait
    « La plupart des amendants que nous proposons au rétablissement de l'ISF, taxban, le flè d'en finir ou au moins de remonter le plafond du bouclier social du capital qui est la flat taxe, c'estàdire de va pouvoir être imposé à plus de 30 %, tout ça a été enlevé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans une ambiance studieuse et cordiale, les députés de la commission des finances ont étudié les amendements à un rythme soutenu. Qui est pour ? Qui est contre ?

Rejeté. Des mesures emblématiques ont été rejetées hier comme la taxe Zucman sur les haut patrimoines. Les 175 personnes les plus riches de ce pays.

C'est une étude faite avec Berstitut de politique publique paye moins de 2 % d'impôt sur Messi, c'est la réalité. Et on a un pays qui refuse qui refuse à tout prix de toucher cette mane alors que on voit que le consentement à l'impôt s'ffrite. En revanche, la contribution dite exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue malgré l'opposition de certains députés macronistes.

Il y a 1 an avec le gouvernement qui avait déposé son projet blin en nous expliquant que cette contribution exceptionnelle ne durerait qu'un an. Elle dure un an de plus. Rejeté.

Le président Éric Cockrel a ironisé à plusieurs reprises notamment lors d'un incident technique. J'ai rien suspendu moi. On est suspendu.

C'est comme la suspension d'IR traite. C'est pas vraiment vrai quoi. Plus sérieux le rapporteur LR Philippe Juvin s'est posé en garant des intérêts des entreprises notamment sur l'avantage du tril.

Je vous rappelle que le trayil, ça permet d'éviter la mortalité des entreprises lors des successions, détricoter une loi qui est utile à l'entreprise, qui stabilise l'activité économique et les transmissions alors même qu'on n pas encore l'évaluation par la Cour des comptes donc à vie défavorable pour tout. Cet avantage fiscal a finalement été encadré par un amendement afin de lutter contre les holdings. Les travaux de la commission durent jusque demain.

Et on va en débattre. Marthaidrag, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes sénatrice à l'air des Yvelines. Laurent Bomel, bonjour. Merci également d'être avec nous.

Vous êtes député socialiste d'André Loire. Laurent Baumel, un mot peut-être d'abord sur le climat parce que on annonçait un examen d'un budget des discussions tendues. Est-ce que ça a été le cas hier en commission ?

Tendu non parce que l'ambiance de la commission c'est pas tout à fait l'ambiance de l'hémicycle. On est plus en format si vous voulez travail premier round d'observation et et de discussion mais néanmoins, il y a il y a quand même eu des moments où bah de part et d'autre le ton a été un peu un peu plus vif si vous voulez. Moi ce qui m'a beaucoup frappé hier, c'est le sentiment que j'ai eu que la fraction des députés Macronis qui est présente dans cette commission défend bec et ongle le bilan des 7 dernières années d'Emmanuel Macron.

Comme si toute la discussion qui avait eu lieu là dans les derniers jours avec Sébastien Lecornu, les la logique un peu de concession de compromis qui qui semble être mise en place n'existait pas. Donc ça ça c'est quelque chose d'un peu étonnant et je pense que ça veut dire que le vrai débat de caractère plus politique commencera en fait après une fois qu'on sera dans l'hémicycle en séance où là vous pensez que les débats seront plus tendus. C'est pas c'est pas simplement ça que je dis.

Ce que je dis c'est que la la question de du compromis des concessions, donc la fabrication d'un budget avec sa dimension politique qui est qu'à la fin on a un budget, on a pas un budget, on a un gouvernement qui est censuré ou qui est pas censuré, cette question n'est pas encore présente dans les débats de commission où chacun est plutôt dans l'affirmation de ses convictions. Est-ce qu'au cours de l'examen parlementaire, Martha Sidrac, les LR sont prêts à faire des compromis ? Écoutez, il est beaucoup trop tôt pour le dire. attendant de voir c'est ce que exprime leur bomie.

Est-ce que vous êtes prêt à exposer des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord sur le fond ? Oui, bien sûr, puisque bon, ça ne vous a pas échappé que quand le budget a été annoncé, quand le retrait de la réforme des retraites a été également mis sur la table, il y a eu beaucoup de mécontentements ici au Sénat dans le groupe en tout cas auquel moi j'appartiens. Donc de ce point de vue, oui, je pense que nous allons suivre avec beaucoup d'attention les débats qui vont qui ont commencé hein de toute façon à l'Assemblée nationale et qui vont sans doute être un peu plus animé.

Je partage euh cette espèce de je dirais euh de perspective de de l'examen en séance à l'Assemblée nationale. On va certainement assister à quelques prises de parole peut-être plus houleuse que ce qui peut se passer en ce moment en commission. Vous pensez qu'après en séance Laurent Bomel, ce sera plus facile, en tout cas ce sera un impératif d'obtenir des compromis.

Est-ce que le PS sinon brandira régulièrement la menace de censure ? Alors, il y a deux aspects. Comme le premier ministre a renoncé à l'utilisation de l'article 493 de la Constitution, vous allez avoir une vraie liberté parlementaire comme on en a jamais connu he dans l'Assemblée nationale et vous verrez que ça aura pour conséquence que la copie budgétaire initiale sera fortement corrigée et cette fois-ci pas corrigé pour la forme pour pour s'amuser mais corriger réellement c'estàd qu'avec vous n'avez pas de doute là-dessus ce sera pas le budget je peux déjà vous dire par exemple qu'à mon avis le gel des pensions ça résistera pas à l'examen parlementaire Je vois pas comment vous trouvez une majorité dans l'Assemblée nationale pour voter des mesures qui vont toucher tous les retraités de cette manière-là.

Ça ça me paraît complètement évident. Donc ensuite sur d'autres sujets comme la taxe Zucmane, la fiscalité et cetera, là la question des compromis se poser mais elle se posera pas forcément dans le débat parlementaire, elle se posera dans le rapport entre l'opposition, les groupes de gauche et l'exécutif. Si vous voulez, c'est là quand même qu'il y a toujours un gouvernement qui a une responsabilité à la fin. qui est de faire adopter un budget.

Et pour que le budget soit adopté, il faut que les groupes d'opposition, notamment le Parti socialiste, retrouve dans le budget final suffisamment d'éléments lui permettant de le laisser passer, sinon on retrouvera le risque d'une d'un vote d'un non vote du budget et d'une censure. Mais est-ce que vous vous suivrez ce qui est voté ? Parce que par exemple la taxe du manière, elle a été rejetée en commission.

Oui. Est-ce que du coup vous maintiendrez votre demande de taxe du ou est-ce que vous dites bon si ça passe même pas en commission, on va répliquer à notre ce que je viens de vous expliquer, c'est que ce sujet-là par exemple c'est un sujet qui devra faire l'objet d'une négociation avec le gouvernement. Compris de votre part pardon y compris de votre part une négociation avec le gouvernement.

Qu'est-ce que vous dites sur la la taxation des plus hauts revenus ? Alors on sait que les LR sont opposés à la taxe du Zukmane, mais est-ce que vous êtes prêt à dire oui, il faut taxer les pleuris d'une manière ou d'une autre là aujourd'hui ? Non.

Enfin, attendons là encore de voir quelle sera la copie qui va nous arriver ici au Sénat pour son examen. Je pense qu'il est nécessaire de ben de voir un petit peu comment déjà l'ambiance sera à l'Assemblée nationale et par rapport au fait que effectivement le 493 ne sera plus de mise à priori c'est ce qui a été promis. Donc de ce fait, on va voir un ensemble d'amendements qui vont être déposés par nos ensembles députés sur plein enfin beaucoup de sujets hein.

Mon collègue député vient d'ailleurs de de le dire. Donc pour nous le l'enjeu ça sera de savoir quel budget en fait parce que n'oublions pas quand même que cet exercice euh avant tout au-delà de se faire plaisir en tant que parlementaire par rapport à son territoire, par rapport à son électorat, par rapport à au français que l'on croise sur nos marchés respectifs, avant tout c'est de quel budget allons-nous doter la France au bénéfice du but du plus grand nombre en fait et pour atteindre un certain nombre d'objectifs baisse de dépenses avec aussi quelle capacité d'investissement futur et comment nous l'envisageons pour le reste des actions que l'on doit mener. Et donc je crois que il faut pas perdre cela de vue.

Il ne s'agit pas de se faire plaisir taxer les uns, taxer les autres. Moi, je crois qu'il faut qu'on fasse très attention, mais je ne vais pas vous étonner en vous disant cela, qu'on fasse très attention à que à ce que ce budget ne se réduisent pas à où allons-nous pensionner, qui allons-nous pensionner pour permettre de combler un certain nombre de déficits qui aujourd'hui sont colossalux. Vous pensez que c'est comme ça que les socialistes l'abordent ?

Mais moi, c'est un petit peu l'impression que j'ai. Oui, en effet, puisqu'on voit tout de suite que taxe Zucman, elle a été rejetée en commission, on sait qu'elle va revenir en séance vraisemblablement. Enfin, je ne pense pas à euh dire des choses qui soient de l'ordre du scoop.

Un d'autres, monsieur Momel l'a dit également, le gel un certain nombre de gels en fait qui vont être sans doute enfin qui vont être votés au niveau de l'Assemblée nationale. Donc tout cela ne contribue pas en réalité à ce que nous ayons un budget, je vais pas dire équilibré en c'est hors de propos mais pour vous. Acceptable.

Ouais. acceptable pour nous. Je crois que c'est le concours d'ù on va pensionner qui on va ponctionner chez les socialistes.

Enfin, on peut on peut refaire le débat de fond indéfiniment si vous voulez, mais enfin au point où nous en sommes, c'est pas tellement ça la question. La question c'est qu'il y a effectivement plusieurs approches de la réduction des déficits et parmi ces approches, il y a une approche de gauche qui consiste à considérer que la réduction des déficits peut aussi et doit aussi se faire par la mise à contribution des plus hauts revenus et des et des plus hauts patrimoines qui ont été très largement chouchoutés, on va dire au cours des 7 dernières années. Les républicains ne sont pas d'accord, les macronistes ne seront pas forcément d'accord avec ça.

Mais au point d'ensemble, c'est pas le sujet, c'est pas conviction contre conviction. au point où nous en sommes, c'est la la question qui est fondamentale, c'est est-ce qu'il y a un compromis possible pour que la France ait un budget et un gouvernement à la fin de l'année ? Donc on peut refaire si vous voulez indéfiniment le débat en essayant de se convaincre mutuellement que l'autre dit des erreurs, dit des bêtises et que c'est pas bon pour la France.

Qu'être de gauche, c'est pas bon pour la France ou quêre de droite c'est pas bon pour la France. Mais là, au point où nous en sommes, c'est pas le sujet. Non, mais vous me convaincrez jamais.

Vous me convaincrez jamais et je vous convaincrai pas. Donc le sujet donc le sujet n'est pas d'avoir à l'infini le débat sur les entreprises les plus riches et ce qu'il faut ça on l'a on va on va l'avir pendant des heures et des heures et des heures dans l'hémicycle et puis le sujet politiquement c'est de savoir si à la fin il y a des pas qui sont faits pour que la France ait un budget et le budget final ne sera pas le budget des républicains comme il ne sera pas le budget des socialistes et ça si on ne le comprend pas on ira vers la dissolution. Alors là-dessus, je peux être d'accord avec vous effectivement puisque il nous faut trouver un compromis si on part du principe qu'il nous faut un budget.

Ça c'est essentiel. On est d'accord avec cela. Moi, simplement ce que j'entrevois, c'est que euh le compromis dans le discours socialiste, c'est de dire il faut que la droite cède sur un certain nombre de prérogatives, sur un certain nombre de points essentiels.

Et je reprends l'exemple de de la réforme des retraites au-delà de du sujet et je suis d'accord avec vous, il s'agit pas de redéatre là tout de suite ce matin entre nous sur qu'est-ce qui est bien, pas bien, est-ce que il faut amender ceci ou cela ? Le sujet, c'est le message et le signal que nous avons envoyé collectivement et je dis bien collectivement hein parce que après tout sommes en démocratie et aujourd'hui le gouvernement a décidé qu'on allait revenir sur cette réforme de retraite. Rappelez-vous comme cela a été laborieux d'arriver justement à un texte quand même qui a été qui a été voté à un moment donné.

D'accord. Mais c'est quand même un process qui il a jamais vraiment été voté par une majorité. Si un bien sûr, mais rappelons-nous aussi le nombre d'amendements qui enfin les les situations d'obstruction dans lesquelles l'Assemblée nationale s'est émise elle-même.

Donc à partir de là, nous ici on a eu le débat. Donc à partir de là, je pars du principe qu'aujourd'hui nous avons une réforme qui a été votée et accepté ou pas, qu'importe nos convictions chacun d'entre nous, comme vous le disiez tout à l'heure, vous n'arriverez pas à me convaincre et je n'arriverai certainement pas à vous convaincre. Et le signal que nous avons envoyé aujourd'hui, c'est-à-dire notre gouvernement, c'est de dire en réalité, on peut revenir sur des choses qui ont été décidé.

Et à partir de là, je crois que nous sommes quand même un pays où il faut à un moment donné qu'on se dise on va pas y arriver si on n'arrive pas, vous parliez de compromis, si on narrive pas déjà sur un texte voté à se mettre d'accord en se disant celui-là est voté. Là, l'exemple est l'exemple de réforme des retraites est précisément pas bon parce que c'est la réforme emblématique qui n'a pas été euh voté par des voies démocratiques normales. En fait, c'est une réforme qui est minoritaire à l'Assemblée nationale et qui est minoritaire dans l'opinion et qu'on maintient par euh disons une forme de d'obstination à ne pas voir ni le résultat des élections ni la réalité de la majorité dans l'Assemblée.

Lorsqu'elle a été incorporée dans des niches parlementaires au début de l'année 2020 enfin au lendemain des élections, il y a eu là alors cette fois une obstruction inversée de la part des macronismes pour empêcher que dans la journée où cette mesure était mise sur la table, elle puisse être même discutée soumise au vote. Donc c'est vrai cette forme d'air donc une bless donc il y a une blessure démocratique autour de cette réforme et le Sébastien Lecnu a eu l'intelligence de le comprendre en disant je suspends on remettra le débat au moment des présidentiels mais pour le moment je le suspends ça veut dire qu'il a eu l'intelligence de comprendre que sur ce sujet particulier des retraites la manière dont cette loi avait été adoptée n'est pas correcte que enfin on va pas revenir sur le débat tout ce que vous rappelez et cetera, ce n'est pas ça qui m'intéresse aujourd'hui. Moi ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est que nous avons un budget à voter.

Nous allons devoir s'y atteler sérieusement avec chacun ce qu'il aura envie de mettre dans le pot, si je puis dire. Et il va falloir qu'on arrive et là-dessus, je suis d'accord avec vous, à un compromis. Or, tel que le débat démarre, bon aujourd'hui, c'est vraiment très récent.

Donc, allons, nous allons voir un petit peu quelle sera la l'ambiance infinée en hémicycle. Mais tel que le débat semble démarrer, moi j'ai le sentiment que ça va être difficile parce que hier, je reprends la taxe duman qui a été écartée. Ce matin, vous en reparlez en disant elle va sûrement revenir.

Le gel de certaines pensions, ça va revenir et cetera. Donc c'est normal que le débat est lu, mais ça veut dire que le compromis sera quand même assez difficile à atteindre. Et je crois que ce matin, ni vous ni moi, nous sommes réellement capables.

En tout cas, moi je ne suis pas capable de vous dire si infineré nous allons arriver à un accord, hein, parce que c'est ça la difficulté. Et si nous n'arrivons pas à un accord, bah vous avez évoqué 10 solutions. Peut-être peut-être souhaitable ou pas souhaitable, vaste débat là encore.

Écoute, on va écouter ce qu'en dit le président LFI de la commission des finances à l'Assemblée, Rico Crel. La plupart des amendants que nous proposons au rétablissement de l'ISF, taxban, le flè d'en finir ou au moins de remonter le plafond du bouclier social du capital qui est la flat taxe, c'estàdire de va pouvoir être imposé à plus de 30 %, tout ça a été enlevé. Il y a plutôt un durcissement des mesures hier qui ont été adoptées en faveur de moins de justice fiscale et tout ce qu'on a proposé qui dans le sens ont été balayé.

Voilà pour l'instant le bilan que gentil hein. C'est un budget antisocial qu'on nous propose, c'est un musée des horreurs et que nous n'avons pas effectivement dans l'assemblée les moyens de le modifier. Par contre, je pense qu'on aura les moyens de le battre.

En tout cas, c'est ce qu'il faut essayer de faire. Vous diriez la même chose ? La photographie à l'instanté effectivement est celle-là. le budget de départ est un budget austéritaire et injuste.

Euh mais moi, je considère qu'il est encore possible de le corriger dans le cadre du processus parlementaire 1493. Je pense que ce qui s'est passé hier en commission des finances montre qu'il y a des possibilités. Par exemple, on a adopté l'exit de taxe, on a un peu dégelé le barême de l'impôt sur le revenu, même si c'est pas suffisant.

On a par exemple, on est revenu sur les exonération sur les la suppression de la réduction d'impôt pour les gens atteints de maladie de longue durée. Bon donc il y a des petits progrès mais c'est vrai qu'en même temps il y a eu cette crispation sur la question de la mise à contribution des plus riches et on verra dans l'hémicycle mais si effectivement dans l'hémicycle il y a pas du côté des des groupes de la majorité enfin de l'ex majorité de l'ex socle commun s'il y a pas la volonté de comprendre que des compromis avec la gauche sont nécessaires, alors Sébastien le cornu aura ça son moi dire ce sera lui qui sera responsable de du fait qu' il y a un compromis ou pas qui s'établit et à la fin des fins, s'il y a pas un compromis minimum sur ces sujets, il le risque effectivement de censure est élevé et donc le risque de dissolution continue d'exister. En effet, dans quel état d'esprit vous l'aborderez-vous au Sénat ?

Martha Sidrac, est-ce que vous du Sénat sortira un budget LR, en tout cas un budget de la majorité sénatoriale, où est-ce que vous tenterez de trouver dès l'examen au Sénat un budget de compromis ? Alors déjà, on va voir à quoi va ressembler la copie qui sortira de l'Assemblée nationale. C'est pas pour beauté en touche, mais c'est une réalité.

C'est-à-dire que nous, on ne travaille pas sur la copie que vous vous avez sur votre table. Donc à partir de là euh il nous sera beaucoup plus facile de répondre à la question que vous posez. Évidemment, il on est tout à fait conscient que des compromis seront nécessaires si on veut avancer.

Ça, c'est mon sentiment. Après, sur telle ou telle mesure, sur telle ou telle part de de la partie dépense ou de la partie recette, que sais-je ? Il va y avoir des débats, c'est évident.

Il va y avoir ici une vraie volonté de rétablir ce qui a toujours été l'ADN de la majorité sénatoriale, c'est-à-dire dotter le pays d'un budget qui soit responsable, qui nous permette en fait de nous projeter aussi et puis d'aller dans le sens de la réduction de notre déficit qui est quand même aujourd'hui énorme. Donc je pense que de ce point de vue, reposez-moi la question quand on aura la copie définitive, mais je pense que de ce point de vue, nous ferons le travail de manière à ce que évidemment évidemment que la copie qui sortira de chez nous ressemble plus à ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire une majorité sénatoriale responsable qui tient à ce que bah ce déficit se réduisse au mieux et le plus vite possible. On fera un débat entre vous mi-novembre quand le texte aurait été aurait été voté à l'Assemblée nationale avant son arrivée au Sénat.

On va terminer par l'autre sujet d'actualité du jour, c'est Nicolas Sarkozy qui entre en prison aujourd'hui. Il a été reçu par Emmanuel Macron il y a quelques jours. Il recevra la visite de Gérald d'Armanin lors de son séjour en prison.

On va écouter à la fois Emmanuel Macron et Géraldmanin. Sur Nicolas Sarkozy, j'ai eu des proposs toujours très clairs sur l'indépendance de l'autorité judiciaire dans le rôle qui est le mien. Mais il était normal que sur le plan humain je reçoive un de mes prédécesseurs dans ce contexte.

J'irai voir les les deux tenus en général et Nicolas Sarkozy pour m'assurer de sa sécurité. Évidemment, c'est mon rôle qui comprendrait que le garde des saut ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République comme de n'importe quel autre détenu. Et donc mon rôle est évidemment de s'assurer de cette sécurité.

Je suis le chef de cette administration. C'est le rôle du garde des saut du président de la République de s'inquiéter de la détention de Nicolas Sarkozy et de tous les détenus comme il l'a rappelé. Ça vous choque que qu'il était reçu à l'Élysée, que Gérald Armanain il lui rende visite en prison ?

Bon, qui soit reçu à l'Élysée là dans la période actuelle, c'est c'est vrai que c'est un peu perturbant. Oui, c'est un peu troublant. Pas plus.

Il y a pas Vous y voyez pas une remise en cause de l'indépendance des magistrats ? Non, puisque Emmanuel Macron dit lui-même je ne remets pas en cause indépendance, je reçois le président. Cela dit, il est pas obligé de le recevoir.

C'est un geste politique un peu troublant, je trouve. Martinrek, moi je pense que Nicolas Sarkozy mérite quand même notre considération. il a été président de la République.

Ce que nous vivons aujourd'hui là encore tout à l'heure on parlait de du budget et des signals que l'on envoie au monde entier. Là aussi on envoie un signal quand même qui est loin d'être neutre au monde entier. C'est très dommageable pour notre pays.

Moi, je regrette je regrette sincèrement cette situation là. Il y a beaucoup d'amis de Nicolas Sarkozy de la même manière qu'il y a beaucoup aussi de détracteurs de ce que peut-être Nicolas Sarkozy. Mais je crois qu'au-delà de ça, ça a été notre président de la République à nous tous euh qui aujourd'hui sur le fond n'a pas été en réalité condamné et qui se retrouve en prison.

Vous sous-entendez que c'est une justice politique. Moi, je sous-entends simplement que nous avons en fait un traitement beaucoup plus sévère pour ce justiciable là que pour un autre. Et d'autant plus que euh dans le dans la procédure qui à laquelle il se soumet en fait hein de toute façon il a été il a été condamné en première instance.

Oui. Oui. Euh très bien.

Mais simplement, on sait bien que lorsque l'on met quelqu'un sous les sous derrière les barreaux dans ce genre de contexte, c'est parce queon on estime qu'il peut-être potentiellement dangereux, qui peut potentiellement euh s'échapper et cetera, ce qui est pas le cas de Nicolas SarkoZi. Donc je pense que par rapport à l'image de la France, au-delà de des amitiés inimitiés, vous voyez, je rentre même pas sur ce sujet-là, je crois que c'est assez dommageable à l'image que nous envoyons c'est plus ça qui me soucie moi dans dans cette affaire là. Moi je trouve que c'est plutôt au crédit de la France de respecter la séparation des pouvoirs.

Là, c'est c'est un c'est le cas le je pense que là-dessus c'est le cas et ça aurait pu être ça aurait pu s'exprimer différemment plein de gens qui sont condamnés qui vont en prison différemment et quand il s'agit de quelqu'un d'aussi visible et qui a quand même été président de la République il me semble que là en l'occurrence il n'y avait aucun risque des risques que tout le monde d'ailleurs s'accorde de de dire il n'y avait aucun risque que Nicolas Sarkozi échapp en réalité à la justice mais on est dans un moment où vous le savez très bien sur les sur les vous êtes élu local élu de terrain comme moi, comme nous tous, vous savez très bien qu'il y a cette suspicion extrême des Français à l'égard de la classe politique supposé sur le sujet peut-êre vous étonner mais pas sur le sujet de Nicolas. Écoutez, nous on est sans arrêt interrogé sur nos supposés avantages. Les gens pensent que quand vous êtes députés, vous avez un chauffeur et cetera.

Donc là, je trouve que le je trouve que le symbole du fait qu'un ancien président de la République puisse être injusticiable comme les autres et finalement s'il est condamné peut faire de la prison comme n'importe qui lorsqu'il est condamné, c'est le choix des juges. Je trouve que c'est plutôt le symbole donné au français, un signal donné au français que personne n'est au-dessus des lois. Et moi je trouve je me réjouis jamais que quelqu'un aille en prison mais je trouve pas ça choquant.

Je n'ai pas parlé d'être choqué ou pas. Je vous dis simplement que pour ce qui nous concerne nous tous collectivement, je crois que la situation que vit aujourd'hui Nicolas Sarkozy est réellement dommageable pour l'image de l'ensemble de de la classe politique française. Et ça c'est très regrettable.

Je pense qu'on le perra très bien un moment donné. Non, enfin ce qui est regrettable c'est la situation qui a conduit à ce qu'il soit aujourd'hui jugé. Euh après euh moi je trouve plutôt, je me répète hein pardon, mais je trouve que c'est plutôt rassurant de se dire que personne est au-dessus des lois parce que c'est on entend tellement l'inverse.

On a des Françaises et des Français qui sont tellement convaincus que les hommes et les femmes politiques bénéficient de privilèges incroyables, exorbitants, financier. Or là là on a quand même un signal qui est donné. Expliquez-moi en quoi personne estudess.

Non mais personne n'est au-dessus de loi et personne ne dit ça. Simplement là en l'occurrence et en l'espèce de dans le cas de Sarkozi, il n'y avait aucune raison de l'incarcérer. Il ne s'agit pas de ne pas le combater pour qu'il n'y ait pas vous commentez une décision de justice là.

Oui, je mais oui, bien sûr, bien sûr. Et je le dis simplement parce que je trouve que la sanction là immédiate hein qui qui lui tombe dessus, je ne le dis pas par rapport à Sarkozi lui-même, je le dis par rapport à nous tous. Je pense que c'est assez dommageable dans le bah dans le contexte actuel.

Si à tous les deux, on va terminer par notre histoire du jour en région. C'est en Normandie aujourd'hui. Alors Laurent Baumel, Martha Tidrac, votre relève est prête.

La relève des élus est là. Pas de crise des vocations pour les enfants de Cerville en scène maritime. Le conseil municipal des jeunes a réclamé et a obtenu de l'Amérique une zone non fumeur soit installée devant l'entrée de leur école.

Interdiction désormais pour les parents de fumer ou de vapoter devant leur établissement. Les élèves, ils ont expliqué que le tabac était mauvais pour la santé et en plus qu'il y avait des jets de Lego devant l'école alors qu'il y a des poubelles sur les conseils du maire. Les enfants pourront donc désormais rappeler les consignes aux parents négligeants.

Voilà, c'est un engagement qui commence dès l'école. Merci beaucoup à tous les deux d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi.

On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]