Olivier Paccaud : « Notre pays a besoin de clarté : en Ve République c’est le retour aux urnes »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle une de presse régionale choisissez-vous parmi les trois proposées ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment analysez-vous les tensions croissantes entre parents et enseignants ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Le budget de la Sécurité sociale est très incertain : rejeter ce budget est-il responsable ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Pourquoi supprimer 4000 postes d'enseignants dans le projet de loi de finances 2026 ?
- 8:20OuverteRéponse directe
Comment réagissez-vous au tracé de la ligne TGV Lyon-Bordeaux passant par Paris ?
- 11:20OuverteRéponse directe
Votre indépendance politique est-elle menacée par votre rôle de secrétaire départemental LR ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:10Olivier PaccaudChiffre
« Le déficit de la sécurité sociale pourrait se creuser jusqu'à 30 milliards d'euros. »
- 3:40Olivier PaccaudChiffre
« Nous sommes dans un pays où il y a 3500 milliards de dettes. »
- 4:00Olivier PaccaudFait
« Le chômage repart à la hausse. Les faillites d'entreprises se multiplient. »
- 11:40Olivier PaccaudFait
« Le Rassemblement national a voté quasiment toutes les hausses d'impôts proposées par les socialistes et LFI. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Olivier Paco. Bonjour Alexandre. Je le rappelle, vous êtes sénateur les républicains de Loise.
On va revenir sur toutes ces actualités avec vous. Mais d'abord nous avons sélectionner trois titres de presse régional que nous allons regarder ensemble. D'abord la une du populaire du centre qui est consacrée à la tension qui monte entre les parents et les professeurs.
Contestation de notes, agression verbale, pression. Les relations entre parents et enseignants se tendent. 2è une sélectionnée ce matin, la une du journal l'Alsace sur la souveraineté alimentaire, un enjeu majeur pour la France avec les assises de la souveraineté alimentaire qui sont lancées par le gouvernement aujourd'hui et pour la première fois depuis une quarantaine d'années la balance commerciale alimentaire française qui pourrait être négative.
Et puis enfin la une du journal La Marseillaise sur ce service militaire volontaire qui avait été annoncé par Emmanuel Macron avec un débat mercredi à l'Assemblée nationale un service militaire. Mais pourquoi faire se demande le journal La Marseillaise. Quelle une choisissez Olivier Paco ?
J'ai bien du mal. Ce sont trois sujets très intéressants. Des sujets sociétaux très importants.
Je vais choisir le premier parce que vous connaissez mon tropisme scolaire le vieux professeur. Parent profattention montre. Oui, c'est vrai que aujourd'hui de plus en plus d'enseignants ont des rapports qui peuvent être malheureusement conflictuels avec les parents.
Des parents qui parfois sont trop intrusifs ou à l'inverse parfois sont trop négligeants avec le soutien aux apprentissages qu'ils devraient apporter à leurs enfants. La réussite scolaire passe évidemment par un enseignement de qualité délivré par les enseignants, mais sans le soutien des parents, ce n'est pas possible. Le soutien, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que les parents sont derrière les professeurs entre guillemets. C'est-à-dire que lorsque le professeur donne du travail, éventuellement puni, les enseignants doivent être soutenus, ne sont doivent pas être contestés par les parents. Et même si les parents n'ont pas la possibilité d'aider leurs enfants parce qu'intellectuellement parfois c'est un peu difficile, il faut qu'ils montrent leur intérêt pour le travail scolaire qui montre que l'école c'est essentiel pour s'épanouir, pour s'élever et pour réussir sa vie.
Et malheureusement, on a de trop nombreux parents qui vont critiquer les enseignants. Il y a parfois des agressions. Ça n'existait pas auparavant et c'est un énorme problème.
Alors, on va parler de questions politiques, notamment de questions budgétaires, Olivier Pacoot, avec ce vote très incertain demain à l'Assemblée nationale sur le budget de la sécurité sociale et le gouvernement a prévenu s'il n'y a pas de budget voté pour la sécurité sociale, et bien le déficit de la sécurité sociale pourrait se creuser jusqu'à 30 milliards d'euros. Et dans ce contexte et bien on entend notamment chez les Républicains Bruno Rotaillot qui appelle à ne pas voter ce budget à l'Assemblée. Est-ce que c'est très responsable de rejeter ce budget quand on connaît les conséquences notamment pour un parti dit gouvernement comme les républicains ?
Alors, je vous dirai deux choses. La première des choses, c'est que la copie qui est sortie du Sénat, c'était un déficit à 17 milliards d'euros. Là à l'Assemblée, on est à plus de 20 milliards d'euros.
Monsieur le Cornu agite toutes les peurs, toutes les moulettas possibles en parlant de 30 milliards d'euros. Il dit que si il n'y a pas de vote du budget, bah c'est le chaos. Mais c'est déjà le chaos.
C'est déjà le chaos. Nous sommes dans un pays où il y a 3500 milliards de dettes. Le chômage repart à la hausse.
Les faillites d'entreprises se multiplient. L'école est en souffrance, le logement est en berne, des narcotrafiquants se taillent des fiefs. L'accès au services publics de santé est de plus en plus compliqué.
Le pouvoir d'achat est-ce qu'il faut rajouter de l'instabilité à cette situation en ne votant pas le budget. Alors, le mot instabilité, on l'entend beaucoup. Mais qu'est-ce que c'est que la stabilité que tout le monde appelle de ces vœux ?
C'est de la sérénité. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ? On a la paralysie.
Depuis 2024 et la dissolution, on a une une assemblée qui ne fonctionne plus, un gouvernement qui gère qui gère la situation courante au fil de l'eau et qui n'a qu'un seul but, c'est tenir, non pas agir, durer. Est-ce que c'est ce dont a besoin le pays ? Non.
La preuve, il y a quelques jours, il me semble qu'il y a eu un sondage qui montrait que la nouvelle préoccupation première des Français, c'était la problématique politique. Aujourd'hui, on est dans un chaos politique, dans un triangle des Bermudes et honnêtement, on nous demande de choisir entre un mauvais budget et un très mauvais budget. Voilà.
Alors, oui, il faut un budget pour le pays. Une loi spéciale donnerait un budget mais pas un bon budget. Très honnêtement, je pense que notre pays et je sais que mes propos ne plairont pas, mais il a besoin de clarté.
Et la clarté, la clarification en politique sous la 5e République, c'est le retour aux urnes. De Gaulle l'avait fait en après 19, il faut une dissolution. Moi, je suis favorable à une dissolution.
Oui, même si ça à l'approche des municipales an de la présidentielle. Mais non, mais c'est évident que plus on se rapproche des municipales, plus ça complique la donne. Il fallait la faire beaucoup plus tôt mais on a un gouvernement qui voulait à tout prix durer pour durer pour rester sous les ordres de la République parce que depuis ils nous ont rien proposé.
En fait, je vous ai dit depuis 2024 mais depuis 2022 qu'est-ce qu'il y a eu ? Qu'est-ce qu'il y a eu dans ce pays ? Il y a eu une réforme des retraites.
La réforme des retraites qui aujourd'hui est en suspend. Donc il y a rien eu. C'est la première fois sous la 5e République qu'on a un quinquena sans rien.
Donc vous appelez à une dissolution pour régler cette crise politique. Je sais pas si c'est la meilleure des solutions mais en tout cas ce qui se passe aujourd'hui c'est dramatique. Alors on continue à parler du budget mais cette fois-ci du budget de l'État qui est débattu en ce moment au Sénat.
On en parle avec Clémentine Louise. Clémentine le Sénat a voté ce weekend la suppression de 4000 postes d'enseignants dans ce projet de loi de finance 2026. Et on en parle, on en parle avec vous car c'est toujours une mesure qui qui fait débattre.
Oui. 4018 postes très exactement 2373 dans le 1er degré, 1645 dans le secondaire. Ces 4000 environ suppressions de poste permettraient d'économiser entre 75 et 100 millions d'euros dans le budget 2026.
Et pour justifier ses professeurs en moins, le gouvernement et la droite sénatoriale s'appuent sur l'évolution démographique. Les Françaises et les Françaises font moins d'enfants. Résultat, à l'horizon 2029, et bien environ 5,7 millions d'écoliers devraient faire leur rentrée contre 6,1 million aujourd'hui.
Dans le secondaire, en revanche, la baisse est un petit peu moins marquée. Le nombre pourrait même repartir à la hausse d'ici l'année prochaine. He c'est dû notamment aux politiques éducatives de lutte contre le décrochage.
Malgré cela, l'éducation nationale devrait perdre 1 million d'élèves environ entre 2019 et 2029. Et pour suivre pleinement cette baisse, et bien le nombre de postes de professeurs à supprimé serait en fait de 9000 mais le gouvernement souhaite réduire progressivement. Écoutez le le ministre de l'éducation nationale pardon Édouard Jeffrey, c'était samedi au Sénat.
Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de la démographie. Nous devons permettre en réalité à mon sens un atterrissage en douceur par rapport à cette démographie et autant que possible tempérer ces effets négatifs pour freiner autant que possible bien sûr les fermetures de classe. Nous devons paradoxalement prendre un petit peu de temps, un petit peu de temps pour réfléchir à l'évolution de cette offre territoire par territoire.
Et à gauche, justifier ces suppressions de poste par l'évolution démographique, et bien ça ne passe pas. Les élus socialistes estiment que euh lorsque les naissances étaient à la hausse, et bien les postes n'augmentaient pas euh pour autant. Et puis euh ils estiment hein, voilà les élus euh de gauche et du sens estiment pardon euh que cette baisse démographique et bien c'était aussi peut-être l'occasion et bien de réduire le nombre d'élèves euh par classe.
Écoutez la sénatrice socialiste Marie-Pierre Monier. Nous avons l'un des pires taux d'encadrement de l'Union européenne. Alors que la moyenne est à 13,7 enfants par professeur, nous sommes à 18,2.
L'évolution démographique devrait être perçue comme une opportunité pour améliorer les conditions de scolarisation pour toutes et tous à moyen constant. Pourtant, ce budget nous propose encore une vision comptable et des suppressions de postes. Et dans le projet de loi de finance 2026, le budget de l'éducation nationale affiche néanmoins une hausse de 200 millions d'euros pour l'année prochaine.
Cela est dû en partie à la création de plus de 5000 emplois à pleintemps. Alors attention, ces postes sont seront essentiellement occupés par des stagiaires alors que les 4000 postes supprimés concernent en fait des postes de titulaires. somme un peu plus de stagiaires, un peu moins de titulaires et c'est aussi pour ça que plusieurs syndicats dénoncent un budget de l'éducation nationale en trompe l'œil.
Olivier Pao, vous êtes le rapporteur spécial des crédits de l'enseignement. Je reviens sur ce que disait Marie-Pierre Monier. Pourquoi ne pas avoir profité, pourquoi ne pas profiter de cette baisse démographique pour essayer de réduire le nombre d'élèves par classe ?
Bah écoutez de Alors, malheureusement pour madame Monier, c'est ce qui se passe là depuis 2011 où nous étions à 25 élèves par classe dans le premier degré, nous sommes arrivés aujourd'hui à 21 élèves par classe et l'année prochaine, même si il y a une un non renouvellement de 4000 postes, il y aura une on continuera à baisser le nombre d'élèves par classe. C'est vrai que le taux d'encadrement en France est plus élevé par exemple qu'en Italie. Pourquoi ?
Bien parce que la chute démographique d'un pays comme l'Italie a commencé 10 ans avant nous. Nous allons aller vers une baisse du taux d'encadrement. Maintenant, quelle doit être l'attitude du gouvernement ?
Je pense qu'avec une suppression, alors c'est un mot qui passe mal. Moi, je dis non renouvellement, c'est pas de la rhtorique d'un de 4000 professeurs. On s'adapte à la démographie et surtout surtout moi ce qui me semble le plus important parce que il y a dans la situation, dans le contexte, il y a trois choses.
Il y a la problématique budgétaire. Certains trouvent que le mot comptable est honteux mais bon, c'est un budget donc il faut tenir compte des chiffres. 3500 milliards de dettes, un nombre d'élèves qui chutent hein euh dans le premier degré en l'espace de 10 ans c'est plus d'un million d'élèves en moins.
Et puis la troisème chose dont personne n'a parlé euh c'est la crise d'attractivité du métier d'enseignant. Pourquoi ? D'abord parce qu'il y a des c'est un métier de plus en plus difficile mais c'est un métier qui est mal payé.
Or comment aller réussir à trouver des marges budgétaires pour augmenter les professeurs sans dégrader le budget ? Il y a qu'un seul moyen, c'est par la réduction du nombre de professeurs. En gros, sans vouloir reprendre l'expression malheureuse d'un ancien ministre de l'éducation nationale, il s'agit pas de dégraisser le mamouth, il s'agit de muscler l'éléphant de la sagesse et du savoir.
Et donc concrètement, il faut un tout petit peu moins de professeurs, mais mieux payés pour beaucoup moins d'élèves. Il faut prendre conscience du drame qui est la chute de de la natalité. Et en 2010, on faisait 833000 enfants.
Nous allons passer en 2026 sous les 650000. Vous vous rendez compte de cette chute ? Et il faudrait garder exactement le même nombre de professeurs.
C'est irresponsable. Vous aviez même proposé de supprimer jusqu'à 8000 postes de professeur, mais vous êtes revenu sur cette proposition. Pourquoi ?
Alors pour reprendre un vocabulaire SNCF, les conditions de départ du train n'étaient pas réunies. Si euh j'avais proposé effectivement euh ce cette mesure qui avait été adoptée par la commission des finances, je me suis rendu compte que dans l'hémicycle, elle n'aurait peut-être pas été adoptée et qu'il vaut mieux avoir - 4000 pendant 5 ans pour arriver progressivement, plus progressivement pour lisser cette baisse. C'est jamais agréable pour un rapporteur du budget qui plus est professeur de prener des mesures de baisse.
Je préférerais promener des mesures de hausse, mais dans la situation budgétaire et démographique que l'on connaît, il faut pas être démagogue. Voilà, donc je suis réaliste, je suis pas démagogue, même si ces mesures peuvent éventuellement effectivement faire débat, je le sais. Allez, on va partir à la rencontre d'un élu local dans les territoires aujourd'hui, direction la Creuse puisque nous allons à la rencontre de la maire de Guéret, Marie-Françoise Fournier.
Bonjour. Bonjour. Alors Marie-Françoise Fournier, vous vous souhaitiez vous souhaitiez aujourd'hui alerter sur le nouveau tracé SNCF de la ligne WIGO de TGV qui doit relier Lyon à Bordeaux mais qui doit passer par la région parisienne et contourner le massif central.
Et cette nouvelle ligne et bien elle met très en colère les habitants de votre territoire. Oui, tout à fait. Quand nous avons découvert le tracé, on a au début même pensé qu'il s'agissait d'une d'une fake news tellement il est aberrant de créer une ligne Lyon Bordeaux qui passe par Paris.
Euh nous avions euh depuis euh toujours une ligne directe Lyon-Bordeaux euh qui a été très mal entretenue mais qui permettait quand même que d'être un circul puisque la coopérative Railcop il y a euh même pas 2 ans avait déjà prévu de pouvoir réalimenter cette ligne et il y a une opposition euh massive de la SNCF à ce que ça se fasse. Donc on se trouve maintenant avec des territoires qui sont complètement enclavés, qui n'ont plus aucune mobilité qui est proposée puisque'en dehors de cette ligne transversale et je veux quand même souligner que la Creuse fait partie de la Nouvelle Akitaine et qu'on a aucun moyen de joindre notre capitale régional, tous les trains intérieurs, toutes les petites lignes intérieures qui vont de préfecture à préfecture ou de préfecture à sous-préfecture dans le massif central sont supprimés les unes après les autres. On nous dit que l'entretien euh coûte trop cher, que les lignes ne sont plus en état, ça fait des années que il n'y a plus d'entretien de ces lignes.
Donc bien entendu, on est sur un mouvement de recul qui fait que nos territoires sont de plus en plus enclavés alors qu'ils ont un potentiel fantastique de développement et qu'on est en train de créer une véritable inégalité entre les territoires ruraux et entre les habitants de ce pays qui, je le rappelle, payent tous les mêmes impôts et n'ont plus accès au mêmes services publics. Marie-François Fournier, vous avez une question pour le sénateur ? Alors euh j'ai j'ai une question évidemment euh on nous met devant le fait accompli alors j'ai déjà une très grosse colère par rapport au mépris euh donc font l'objet les élus et vous êtes là monsieur le sénateur pour pour représenter les élus de terrain.
Euh tout ce qui se passe au niveau euh du ferroviaire sur le territoire se fait sans les élus sans les consulter bien entendu mais surtout sans les prévenir. C'est toujours dans la presse au dernier moment qu'on apprend ce qu'on ce que devient de nos territoires et comment on est traité sur le plan de la mobilité. Donc je pense déjà que les élus ont des choses à dire et à proposer.
On n'est pas forcément des élus contestataires qui veulent tout révolutionner. Par exemple, on nous explique qu'il y a des nouvelles formes de mobilité qui peuvent voir le jour, des petites navettes électriques qui pourraient alimenter nos territoires d'ont. On nous dit en même temps mais la SNCF n'ira absolument jamais sur ces formules innovantes.
C'est aux élus de s'en saisir. C'est aux élus donc de mettre ça en place et de financer. Comment fait-on quand on sait par exemple que la région Nouvelle Aquitaine a perdu 140 millions d'euros l'année cette année et va en perdre 140 l'année prochaine quand on sait ce que nous propose ce que propose aux collectivités territoriales la loi de finance.
Comment va-t-on se saisir de ces solutions innovantes si l'État abandonne nos territoires ? Alors Olivier Paco, il y a beaucoup de choses à dire. Effectivement, les problématiques d'environnement, de respect de l'environnement parce que le train est un moyen écologique de mobilité sont pregnantes et il est évident que on ne peut pas agir sans les élus de terrain.
Je suis moi-même conseiller départemental et effectivement, ce sont les mieux placés pour savoir ce qui est souhaitable. Il y a parfois effectivement une forme de mépris ou de non volonté de de dialoguer et c'est parfaitement regrettable. Ensuite, la vraie problématique qui est évoquée par ce sujet, c'est l'absence d'aménagement du territoire.
C'est une donnée qui a quasiment disparu et qui mieux que l'État peut porter l'aménagement du territoire. Il y a une décentralisation qui fait que chaque strate est bien placée pour gérer collège, départ, école et cetera, mais l'aménagement du territoire, c'est du ressort de l'État en partenariat avec les collectivités territoriales concernées. Et moi, je veux pas paraître comme un ancien combattant qui regrette les temps du gaolisme triomphant.
Mais c'est vrai que la datar, cette fameuse délégation à l'aménagement du territoire, Dieu sait qu'elle fut utile et que aujourd'hui on a l'impression d'avoir des territoires qui vivent côte à côte sans coordination. Et l'exemple effectivement de cette ligne ferroviaire euh entre Lyon et Bordeaux qui repasserait par Paris, c'est un retour à euh au 19e siècle qui est stupéfiant d'imbécilité. Donc j'espère sincèrement que un des prochains euh chantiers du gouvernement, c'est de mettre en place une véritable un véritable aménagement du territoire pour une égalité des chances.
La République, c'est l'égalité des droits et des chances partout et pour tous. Vous avez le sentiment que maintenant c'est la rentabilité qui est prime dans la stratégie ferroviaire, notamment avec l'ouverture à la concurrence de la SNCF et ses besoins de rentabilité. Alors, l'ouverture à la concurrence n'est pas forcément une mauvaise chose puisque ça peut parfois faire baisser euh des prix et c'est intéressant pour les usagers.
Euh néanmoins, il faut qu'il y ait un minimum de Oui. Sur les lignes principales qui sont desservies, pas dans les petites lignes déter. Oui, c'est vrai que dans les sur les petites lignes et bien les collectivités en charge comme notamment les conseils régionaux ont un rôle clé, mais l'État ne doit pas totalement abandonner cette donne et il le fait actuellement.
C'est vrai. Merci beaucoup Marie-Françoise Fournier pour votre intervention. Je rappelle que vous êtes maire de Guéré dans le département de la Creuse.
De Guéré, nous allons à Bovet dans votre département Olivier Paco dans l'Oise puisqu'on va retrouver nos partenaires de la presse régionale. Aujourd'hui, nous sommes avec le journal l'observateur de Bovet et Raphaël Tiolier, le chef d'agence à Bovet de l'observateur de Bovet. Bonjour Raphaël.
Bonjour. Alors, vous aviez une question ce matin qui concerne précisément Olivier Paco et sa stratégie politique dans le département. Oui, bonjour monsieur le sénateur.
En 2017 et en 2023, vous avez été élu avec le parti votre parti notre partiise et à l'époque vous nous aviez déclaré malice n'est pas soutenue par un parti politique. On va dire les choses clairement. Nous sommes totalement libres et indépendants des partis.
Alors ma question est aujourd'hui vous êtes secrétaire départemental de la section LR. N'avez-vous pas peur de perdre votre liberté d'action et de parole basé sur cette indépendance des partis en représentant directement le parti les républicains dans l'azise ? Merci Raphaël.
Alors effectivement je suis un vieux gauliste, parfois un peu rebelle et mes prises de parole ce matin montrent que j'ai toujours mon indépendance de ton. C'est vrai que il fut un temps entre 2017 et 2023 où je me suis pas senti forcément à l'aise dans ma famille politique, mais avec Bruno Retaillot et la clarification des positions idéologiques des Républicains, j'y suis revenu avec grand plaisir. Voilà.
Donc aujourd'hui, j'assume totalement le fait d'être le patron des républicains d'loise, même si je pense qu'avoir un minimum de liberté, de réflexion et donc de ne pas être toujours aligné derrière toutes les positions de sa famille politique est plutôt un signe de pertinence. Elle est très claire la ligne des républicains aujourd'hui. Alors il y a 6 mois, ils étaient dans le gouvernement.
Bruno Rot a quitté le gouvernement mais il y a toujours des ministres LR dans le gouvernement de le Cornu. Les Français n'y voient pas très clair. Alors pour reprendre précisément la problématique gouvernementale, le gouver le gouvernement le cornus c'est de l'ultramacronisme du temps de Michel Barnier puisque les les républicains sont rentrés au gouvernement sous Michel Barnier.
Il me semble que Michel Barnier était pas un macroniste. Oui ou non ? À partir du moment où effectivement le gouvernement a dérivé vers les rives du macronisme pur et dur, effectivement les républicains n'y avaient plus leur place eto y est parti.
Alors en est parti, pardon. Effectivement, il avait un ministère clé, le ministère de la de l'intérieur. Maintenant c'est pas au ministère de l'intérieur qu'on oriente la politique économique et sociale.
Voilà. Puis Raphaël, vous avez une question pour Olivier Paco sur les élections municipales. H oui ben tout juste par rapport à ce à votre poste de secrétaire départemental, est-ce que vous allez incarner le leadership LR pour les élections municipales et savoir un petit peu si vous êtes fixé des objectifs pour ce prochain scrutin ?
Alors, le scrutin municipal est un scrutin qui est très personnalisé lorsqu'une tête de liste euh sortante a bien fait son travail, euh ce n'est pas un parti politique de lui dicter euh c'est la composition de sa liste. Dans l'Oise, il y a un corps électoral où les républicains sont très bien représentés. Il y a beaucoup de listes qui enfin de villes qui sont aux mains des républicains.
Nous les aiderons. Si on peut conquérir une ou deux villes, nous en serons ravis. A priori euh le corps électoral devrait peu changer.
Il y a peut-être un très beau coup à jouer sur la ville de Crayille par exemple qui est historiquement à gauche. Mais aujourd'hui entre les social communistes et les LFI, il y a une guerre ouverte qui sera violente et euh une liste non marquée politiquement mais soutenue par l'élie. Merci beaucoup Raphaël Tiolier pour vos questions.
Je rappelle la une de votre journal l'observateur de Beauvet sur les graves problèmes de chauffage dans un quartier populaire de Beauvet. Il fait 12 degrés chez une centaine d'habitants du quartier Argentine. Merci beaucoup Raphaël.
Merci beaucoup. On continue à parler de politique et de la droite Olivier Paco puisque dans son dernier livre écrit à la prison de la santé, Nicolas Sarkozi affirme avoir assuré à Marine Le Pen qu'il ne s'associerait pas à un front républicain contre le Rassemblement national aux prochaines élections. Il a raison Nicolas Sarkozi d'enterrer un peu plus cette idée du Front républicain.
Alors certains disent qu'il avance vers l'Union des droites entre guillemets. Pour qu'il y ait une union des droites, il faudrait qu'il y ait une union idéologique. Aujourd'hui, moi quand je vois le Rassemblement national, il est plus à gauche qu'à droite.
En tout cas, sur l'économie. Voilà, on peut pas s'allier avec des gens qu'on combat au niveau idéologique, hein. Le Rassemblement national a voté quasiment toutes les hausses d'impôts proposées par les socialistes et LFI.
Le Rassemblement national est pour le retour de la retraite à 62 ans. Le Rassemblement national a voté contre les mesures de limitation de l'assistana et même sur certaines mesures régaliennes concernant par exemple dans la loi contre le narcotrafic sur la maîtrise des messageries cryptées, ils ont pas voté pour. Donc c'est très difficile d'avoir des positions communes avec ce parti qui en plus ne veut pas d'alliance avec les les Républicains.
Par contre, c'est vrai que les militants ou les électeurs eux réclament cette union des droites. Dernière question rapidement, il nous reste 20 secondes. Et est-ce qu'il faut quand même une grande primaire des droites qui de Gérald Darmanin à Sarnafo pour reconquête ?
C'est un peu le l'objectif de leur renvoquer. Oui, le renvoquer qui j'adis c'était contre la primaire. Très honnêtement, il faut qu'il y ait qu'un seul candidat de la famille de droite et du centre pour qu'il ait une chance d'être au deuxème tour.
Bon, alors moi, je suis plutôt favorable à la à la primaire, une primaire relativement élargie, pourquoi pas ? Oui, moi j'y suis favorable. Merci beaucoup Olivier Paco d'avoir été notre sénateur du jour. [musique]
Olivier Paccaud