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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 novembre 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheDéfense

Claude Raynal : « Le rejet du budget par l’Assemblée nationale met en avant la copie du Sénat »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    On va longuement revenir sur le début de l'examen du budget hier mais d'abord on commence par la presse régionale.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a annoncé la création d'un service militaire volontaire. C'est une bonne mesure ?

  • 8:00FerméeRéponse partielle

    Le coût de cette mesure est de 2,3 milliards. On a les moyens de le financer ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    L'Assemblée nationale a rejeté le budget. La copie du Sénat peut-elle servir de base à un compromis ?

  • 13:00FerméeRéponse partielle

    La droite sénatoriale veut réduire le déficit à 4,7 % du PIB. Ce chiffre est-il réalisable ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    La droite veut couper dans les budgets du Pass Culture, France 2030 ou l'aide médicale d'État. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Claude RaynalFait
    « Selon vous, la copie finale qui va sortir du Sénat, est-ce qu'elle peut servir de base à un compromis avec d'autres groupes politiques au ? »
  • 13:00Claude RaynalFait
    « Bah, déjà euh sur la copie du Sénat, on verra euh mais euh quand on voit par euh les premières propositions, on voit des propositions euh de diminution des recettes, ça on les voit clairement, notamment euh la surtaxe euh sur euh sur les entreprises. »
  • 16:00Claude RaynalFait
    « C'est caricatural parce que la droite pose ce débat. et que bien entendu que s'il y a des ajustements à faire à la marge, ils peuvent se faire sans déclaration et en dehors même, euh si vous voulez, du projet de loi de finances. »
  • 20:00Claude RaynalFait
    « Si on regarde les choses, il y a eu des efforts qui ont été avec des montants financiers considérables pour rapprocher l'université des territoires ruraux et qu'est-ce qu'on peut en tirer comme ? Si on ne vous écoute, on peut pas dire que ça fonctionne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va évidemment parler du budget avec vous Claude Raynal. Merci beaucoup, merci d'être notre invité sénateur socialiste de la Haute-Garonne président de la commission des finances du Sénat. On va longuement revenir sur le début de l'examen du budget hier mais d'abord on commence par la presse régionale.

Alors exceptionnellement, il y a pas 3 1 ce matin parce que Emmanuel Macron poursuit ses rendez-vous avec la presse régionale pour un face aux lecteurs et on va aller justement voir ce qui se passe aujourd'hui les dans les Vosges à Mirecourt avec les lecteurs du groupe Ebra, les journaux régionaux de l'Est de la France et on est avec l'un des animateurs de ce débat Alexandre Poplavsky Meyer. Bonjour Alexandre, merci beaucoup d'être là rédacteur en chef adjoint de l'Est Républicain, du Républicain Lorrain, de Vosges Matin. Emmanuel Macron qui poursuit donc Alexandre dans les Vosges sa croisade contre la désinformation.

Oui, le chef de l'État Oriane rencontre et répond en effet ce matin à Mirecourt dans les Vosges aux questions des lecteurs de nos journaux, ceux du groupe Ebra, le 1er groupe de presse quotidienne régionale qui s'étend de la Lorraine aux Vosges. Les sujets porteront sur la problématique de la démocratie à l'épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes. Les échanges s'ouvriront sur la désinformation et les ingérences étrangères.

Un constat pas nouveau mais qui s'aggrave. 150 faux sites d'information rien que sur les 6 premiers mois de l'année. Ça interroge à quelques mois évidemment des municipales et à 15 mois de la présidentielle.

Nous avons d'ailleurs publié une enquête exclusive sur ce sujet jeudi. Un On aura également une Franco-Roumaine qui sera présente, elle témoignera de sa crainte que ce qui s'est produit dans son pays se produise également chez nous et puis on poursuivra sur le harcèlement et le cyberharcèlement. Nous parlerons également d'éducation aux médias et à l'information.

Et les journaux du groupe Ebra Alexandre, ils sont très engagés dans l'éducation aux médias. Oui, effectivement ce vendredi s'achève en Alsace, l'opération Journaliste d'un jour portée par les journaux de l'Alsace et des DNA. Euh, ce sont près de 600 lycéens qui sont investis dans cette opération.

La semaine dernière, en Lorraine, nous avons organisé un campus transfrontalier avec des jeunes originaires du Luxembourg, de Belgique et euh de Lorraine et ainsi que d'Allemagne. Et puis dans les deux cas, il s'agissait pour les jeunes de créer des contenus journalistiques par l'écrit, l'image et la vidéo, de découvrir comment se construit une information fiable et vérifiée. Partout, d'ailleurs, dans le groupe euh Ebra, se tiennent régulièrement des ateliers d'éducation aux médias et à l'information, s'adressant à tous les publics, jeunes et moins jeunes, pour favoriser la lutte contre les fausses informations et le développement de l'esprit critique.

Merci beaucoup. Merci Alexandre. La une de Vosges Matin, le président Macron face à nos lecteurs.

Emmanuel Macron, qui, vous l'avez dit, est donc à Mirecourt dans les Vosges aujourd'hui pour rencontrer les lecteurs du groupe Ebra et et et vous allez euh animer ce débat, Alexandre. Merci beaucoup euh d'avoir été avec nous. Un mot euh de réaction euh Claude Rhinard, le chef de l'État qui fait le tour euh de la presse régionale pour parler aux lecteurs de la lutte, notamment, contre euh la désinformation.

Il a raison de de prendre ce sujet en ? Ben, oui, sur le fond, bien entendu, c'est un des sujets euh aujourd'hui majeurs, la désinformation, euh le l'accès à l'information fiable, euh le la baisse de la de de la QPR, d'une certaine façon, en tout cas euh papier, euh la transformation, euh la façon dont aujourd'hui euh les jeunes s'informent par des messages extrêmement courts. On sait que dès qu'on fait des messages très courts, ben, on a une information qui, forcément, est orientée euh par nature.

Euh, la complexité nécessite un peu de temps. C'est pas le notre temps, c'est pas notre époque. Euh, on peut le regretter.

La seule question qui est finalement qu'il faut avoir, c'est comment on peut faire avec les outils qui sont de toute façon les outils d'aujourd'hui et comment on peut mieux maîtriser les choses. C'est un enjeu euh démocratique au sens large, on le sent on le sent tous, on le comprend tous euh et euh et donc on doit y être vigilant. Ouais.

Il avait d'ailleurs commencé ce tour de France chez vous, hein. C'était c'était avec les lecteurs de la Dépêche et il le poursuit donc euh avec avec la presse régionale. Euh euh une annonce hier d'Emmanuel Macron, Emmanuel Macron qui a donc annoncé la création d'un service militaire volontaire.

C'est une bonne ? Bah, je En tout cas, elle est elle est logique par rapport euh euh comment ? Au moment euh à l'orientation qui est donnée sur les finances publiques, d'ailleurs euh sur le soutien euh à l'armée.

Euh il n'y a pas d'armée euh sans euh euh personnel. Euh donc il faut sans doute orienter autant que possible euh des jeunes qui le souhaiteraient, bien sûr, euh vers les métiers euh militaires. Donc ça peut passer par différentes mesures, sans doute.

Je ne les ai pas en tête, mais on peut imaginer des choses diverses. Je constate que en Europe, plusieurs pays ont déjà mis en place ce type de de de formule, notamment en Allemagne euh pour euh renforcer aussi cette cet euh intérêt euh des Français pour leur armée. Euh je pense que euh c'est encore une fois, on est dans dans une période qui veut ça.

Euh c'est dommage, c'est malheureux d'une certaine façon, mais c'est ainsi. Euh la guerre est aux portes de l'Europe et donc il faut montrer aussi des signaux, je pense, euh par rapport euh à des à des gens comme comme Poutine pour lui montrer que euh l'Europe réagit. Et ça a un coût, hein.

Vous qui présidez la la mission des finances, on parle de 2,3 milliards euh le le coût de cette mesure. On a les moyens de le ? Si le président l'a annoncé, c'est qu'il pense que c'est que que c'est faisable.

En tout cas, ça sera très compliqué euh à financer par cette mesure-là, mais l'ensemble des mesures nouvelles dans la période que nous connaissons, déjà les 6 milliards qui étaient annoncés euh pour les armées de manière de manière globale. Alors donc, je sais pas si cette mesure euh finalement trouverait sa place dans ce financement-là, puisque de toute façon, il s'agit d'une montée en puissance. Donc, il faudra regarder dans le temps comment ça peut s'inscrire dans les budgets.

Il y a toujours toujours la possibilité de faire, mais en même temps, euh il faut trouver les recettes nouvelles en face. Et on va justement en parler de ce budget, hein, Quentin. C'est parti euh donc pour l'examen du budget de l'État, le projet de loi de finances en séance au Sénat.

Quentin, vous avez euh suivi attentivement les les premières heures de de séance hier. Oui, on le rappelle, hein, à l'unani- à l'unanimité moins un, les députés ont rejeté euh le texte la semaine dernière. C'est donc maintenant au Sénat que le projet de loi de finances est arrivé.

L'examen a commencé hier en séance et la majorité de la droite et du centre qui veut réduire le déficit de façon drastique en le ramenant l'année prochaine à 4,7 % du PIB, un contre les 5,4 % cette année. Pour y parvenir, la droite et le centre qui veulent limiter les hausses d'impôts, préférant tailler dans les dépenses de l'État. Prenons un exemple, les députés, avec l'accord du gouvernement, prévoyaient d'augmenter à 6,2 milliards la surtaxe pour les grandes entreprises.

Eh bien, les sénateurs de droite et du centre veulent au contraire la ramener à 4 milliards avec au passage ça, je vous allez l'entendre hier en séance, un petit tacle glissé à la ministre des comptes publics. Écoutez le rapporteur général du budget, c'est Jean-François Husson. Madame la ministre, vous nous avez affirmé ici même au Sénat, devant la commission des finances, en juin dernier, et je vais vous citer, "Je partage pleinement votre exigence de clarté, de stabilité et de lisibilité pour les acteurs économiques." Vous venez de le redire.

Certains points peuvent être affirmés sans détour. La surtaxe d'impôt sur les sociétés n'existera plus en 2026. Merci.

Le gouvernement n'a nulle intention de recourir à une baguette magique fiscale pour combler des écarts dont la cause est, je cite, la hausse de la dépense. Vous me direz que vous parliez au nom d'un autre gouvernement. C'est vrai.

Mais vous êtes toujours la même ministre, c'est également vrai. Et hier en séance, aussi bien le ministre de l'économie des finances que la ministre du budget ont plaidé en faveur d'un compromis avec l'espoir que la copie qui sera votée au Sénat puisse embarquer avec elle certains députés lorsque le texte repartira à l'Assemblée. Écoutez Amélie de Montchalin.

Alors vous le savez, l'objectif du gouvernement est très clair et je sais qu'il est partagé avec vous. Il est que nous puissions construire un compromis avec les forces politiques pour donner un budget au pays avant le 31 décembre. Effectivement, la semaine dernière, l'Assemblée nationale n'a pas adopté la première partie du projet de loi de finances.

Là où certains formulent un constat d'échec, je ne veux pas me laisser aller au fatalisme ambiant. Oui, je le crois et je le dis avec sincérité, nous pouvons trouver un compromis pour donner un budget au pays. Voilà, donc les sénateurs qui démarrent maintenant l'examen des articles et des amendements.

La partie recette sera soumise au vote jeudi prochain le 4 décembre, puis ils se lanceront, vous vous lancerez dans 9 jours à l'assaut du volet dépenses qui comprend les les budgets de chaque ministère mission par mission et à la fin donc le 15 décembre, un vote sur l'ensemble du projet de loi de finances. On sera alors à quelques jours, hein, 15 décembre de la date fatidique pour voter un budget. Claude Raynal, cet cet examen au Sénat, est-ce qu'il va servir à quelque ?

Selon vous, la copie finale qui va sortir du Sénat, est-ce qu'elle peut servir de base à un compromis avec d'autres groupes politiques au ? Alors il y a un quelque chose de particulier, c'est que comme la la copie n'a pas été finalement euh votée à l'Assemblée nationale, on part de la copie du Sénat quoi qu'il en soit. Donc voilà et donc c'est la copie du Sénat qui sera sur la table avec évidemment restant en discussion le projet initial du gouvernement qui est qui est derrière.

Donc voilà, à partir de là, nous effectivement durant cette période on va essayer de rentrer un certain nombre de de de débat et si possible de vote sur des idées qui sont les nôtres, c'est le le travail qui est qui est le nôtre et puis ensuite nous verrons comment s'organise la discussion sur une commission mixte paritaire. Mais ce qui est important, c'est pas d'avoir une commission mixte paritaire qui soit conclusive. Généralement quand elle est conclusive, ça permet un vote du budget.

Dans la situation où nous sommes, il faut non seulement une commission mixte paritaire conclusive, mais il faut que derrière l'Assemblée nationale la vote. Et donc il faut tenir compte de l'ensemble des sensibilités qui composent aujourd'hui l'Assemblée nationale. Mais est-ce que vous avez l'impression que la droite sénatoriale est sur ce ?

Est-ce que est-ce qu'elle est est-ce qu'elle a envie d'un compromis ou est-ce qu'elle est sur on va voter un budget de droite ? On va le voir. Ce qui est certain déjà, c'est que sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, la position qui a été prise c'est une position extrêmement raide de revenir sur tout et tout de suite de de déclarer de commission mixte non conclusive et finalement qu'est-ce qui va se ?

Et ben c'est l'Assemblée nationale qui va décider de tout et la voix du Sénat va disparaître. Voilà, je ne considère pas que ce soit une bonne méthode ni pour le PLFSS ni pour le PLF. Alors je pense que les choses seront derrière les apparences de retour sur un certain nombre de de dogmes de la majorité sénatoriale.

Derrière, il y aura quand même la vision future de préparer le futur, parce que je pense que sur euh de toute façon euh ce projet de loi de finances, euh il faut pouvoir faire ensemble et trouver ensemble les compromis. Je pense que au final, à après un affichage peut-être un peu un peu raide, il y aura de toute façon des recherches de compromis, euh c'est l'intérêt du pays et je vois mal la majorité sénatoriale ne pas prendre en compte l'intérêt du pays de trouver une voie pour avoir un budget. Quentin.

On avait vu euh tout à l'heure une infographie que j'ai j'ai montré une animation tout à l'heure avec le chiffre du déficit que souhaite viser euh les sénateurs de droite et du centre, un déficit à 4,7 % et est-ce que ce chiffre, il est trop ? On a vu que Sébastien Lecornu, lui, il ouvrait la porte à un déficit à à 5 % donc un effort moindre à atteindre dans le dans le budget. Est-ce que vous pensez que c'est réalisable ça à la ?

Bah, déjà euh sur la copie du Sénat, on verra euh mais euh quand on voit par euh les premières propositions, on voit des propositions euh de diminution des recettes, ça on les voit clairement, notamment euh la surtaxe euh sur euh sur les entreprises. On l'avait vu tout à l'heure, oui. Qui d'ailleurs totalement disparaîtrait dans la première copie, en tout cas, euh faite par le Sénat.

Euh on le voit aussi sur d'autres euh baisses euh de recettes, en particulier et et et nous les partageons euh concernant les collectivités locales. Donc on voit bien euh la diminution des recettes. On voit moins euh en réalité aujourd'hui euh où se font les augmentations et si on le voit, euh on on les trouve pas toujours forcément pertinentes.

Par exemple, le le plan France 2030, euh il n'y aurait plus euh de possibilités durant 1 an d'engager de nouveaux chantiers, ça rapporterait euh sur le papier 1 milliard d'euros, mais ça pourrait avoir des conséquences là aussi très importantes pour euh les entreprises, justement. Oui. Quentin, on poursuit les ?

Oui, on a on a commencé à en parler les mesures hein. La droite sénatoriale qui refuse d'augmenter la surtaxe de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises. On a aussi vu d'autres mesures par exemple l'abaissement du plafond pour toucher l'abattement de 10 % sur les pensions de retraite, réduction aussi du crédit d'impôt pour les services à domicile de 50 à 45 % autres mesures que je voulais rappeler création d'une taxe nationale sur les colis de moins de 150 euros la taxe elle passerait de 2 à 5 euros et l'effort vous le disiez Monsieur Reynal pour les collectivités qui serait ramené à 2 milliards d'euros contre 4,6 dans le budget du gouvernement.

Alors comment qualifier toutes ces ? Est-ce que certaines d'entre elles sont acceptables pour la gauche ? On pense par exemple à la taxe sur les petits colis que vous pourriez voter vous l'avez dit.

Oui, je crois que ça peut se regarder en même temps c'est peut-être une taxe qui qui aurait tendance à s'éteindre au fil du temps parce que un niveau de taxation important pourrait réduire l'intérêt finalement de certaines opérations. Donc un intérêt général à limiter les importations de produits de Chine par exemple avec une taxe qui viendrait des fois être supérieure au prix du produit qui serait dans le colis. Donc ça aurait en terme de rendement ça aurait un effet mais ça aurait un effet tout à fait utile de limiter ces importations.

Il y a il y a aussi un amendement alors qui qui est proposé par les socialistes pour instaurer un emprunt obligatoire d'une durée de 5 ans à taux zéro pour environ 20000 contribuables les plus aisés. On va voir ce qu'en pense votre collègue le rapporteur général du budget LR Jean-François Husson. C'est les travaux forcés.

Vous savez c'est l'emprunt vous n'avez rien à dire vous êtes obligés on vous donne rien. C'est sur le principe c'est inacceptable. Je suis attaché à un mot liberté.

Je crois que les socialistes le sont au moins autant que moi. Alors qu'on laisse à chacun la liberté je dirais d'entreprendre de créer il y aura il y a des il y a il y a suffisamment me semble-t-il aujourd'hui de prélèvements divers et multiples sur celles et ceux qui gagnent de l'argent, mais ça tombe pas du ciel l'argent. Il y a pas d'argent magique.

Et bien moi je voudrais qu'on respecte un peu la liberté d'entreprendre et de réussir pour tous les Français. Qu'est-ce que vous lui ? Ah une une réponse un peu idéologique, si je puis dire, à quelque chose qui est simple, qui s'est pratiqué rarement dans l'histoire.

En 1983 En 1983, ça nous rappelle des moments particuliers et simplement vous dire que bien sûr c'est pas du tout la liberté d'entreprendre dont il est question. Il est question simplement d'orienter une partie de l'épargne de ceux qui en ont beaucoup vers un emprunt obligatoire à 0 %. Si on voulait le tourner différemment, parce qu'on prend toujours les mesures par la façon dont elles se réalisent ou elles sont écrites.

Mais si on regarde de manière générale, de quoi on ? On parle de du soutien de ceux qui le peuvent finalement à au pays dont ils sont membres et dont ils sont fiers. Il s'agit de prêter de prêter pour une durée courte des montants qui seront restitués au bout de 3 4 ans.

C'est au Parlement d'en discuter et au gouvernement de dire son intérêt ou non pour la mesure. Donc il s'agit finalement de flécher une partie d'épargne très limitée par rapport à à ces familles-là, non plus sur finalement de l'assurance-vie, des choses qui rapportent des fois des sommes assez limitées de l'ordre de 2 % à peine plus que l'inflation et simplement de se priver de l'inflation pendant 3 4 ans. Voilà, c'est un geste civique d'abord.

Ça peut être aussi, on n'a pas le droit, vous le savez, de flécher une recette de l'État, on ne peut pas le faire dans le cadre de la vie parlementaire, mais on comprend bien que par exemple, ça peut venir venir financer l'effort en faveur de la dépense de la défense, par exemple. Et donc, bon voilà, c'est comme ça qu'il faut poser le problème. Et on va parler des dépenses, Quentin.

Exactement, la droite qui veut couper dans les budgets du Pass Culture, par exemple, ou de France 2030, vous avez commencé à l'évoquer, mais également dans l'aide médicale d'État. Est-ce que ça augure de d'une confrontation gauche-droite dure dans ? C'est c'est c'est des mesures là. fois qu'on est sur des sur des amendements caricaturaux, il y aura effectivement un débat euh qui va reprendre des choses qu'on connaît déjà, que vous connaissez parfaitement.

Parce que l'aide médicale d'État, oui, mais la droite dit aussi que le budget de l'aide l'aide médicale d'État a fortement augmenté, il est maintenant près d'un milliard d'euros. Est-ce que il y a pas aussi des des des des voilà aussi des dépenses à avoir aussi ? Non, c'est c'est caricatural parce que la droite pose ce débat. et que bien entendu que s'il y a des ajustements à faire à la marge, ils peuvent se faire sans déclaration et en dehors même, euh si vous voulez, du projet de loi de finances.

Donc là, ce sont des signaux qui sont donnés vers l'électorat d'extrême droite. Bon, d'autant plus que ce que les les Français qui nous écoutent doivent comprendre, c'est que ça se traduit jamais par une diminution de la dépense. Ça ça se traduit par un transfert entre le budget de l'État et le budget de la sécurité sociale.

Mais de toute façon, on laissera jamais en France, pour l'instant, quelqu'un mourir au pied de l'hôpital. Ça n'existe pas. Donc, on le soignera.

Et Euh un dernier mot, Quentin. Oui. Est-ce que vous avez d'autres mesures que vous aimeriez réussir à faire voter à ?

Est-ce que vous allez proposer des amendements que voilà, vous voulez euh voir figurer dans le texte à la ? On va on va revenir sur un certain nombre d'amendements qui ont été votés à l'Assemblée nationale, euh ceux qui nous paraissent tout à fait cohérents, nous les remettrons évidemment au fur et à mesure dans le débat, de manière là toujours toujours la même chose, de manière à trouver les ressources nécessaires pour faire fonctionner et éviter que ça se fasse au détriment des plus faibles. Vous savez, regardons si vous me donnez 30 secondes, regardons un peu ce qui s'est passé.

On a enlevé la taxe d'habitation. On a enlevé la CVAE. On a enlevé la taxe d'habitation, ça devait relancer la consommation.

Est-ce que ça a relancé la ? Non, au contraire, ça s'est retrouvé dans les plans épargne, dans l'assurance vie et cetera. Donc, c'est un échec. 20 milliards.

La CVAE, est-ce que ça a permis aux entreprises, la plupart des entreprises ne l'ont même pas vu. Il y avait une baisse de CVAE parce qu'il y a énormément d'entreprises qui touchent des sommes très très faibles. sur la valeur ajoutée des entreprises.

Contribution, excusez-moi. Donc, autant de mesures qui ont coûté extrêmement cher au budget et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on ? Et bien, on essaie de récupérer ces recettes en allant gratter ici ou là, mais sur l'ensemble des Français à ce moment-là.

Et bien, ce n'est pas tolérable, ce n'est pas acceptable. Vous pensez que ça peut finir autrement que par une loi spéciale, ces discussions ? Mais la loi spéciale, c'est il faut bien comprendre, la loi spéciale n'est pas une loi de finances.

C'est une rustine. C'est une rustine qui permet de passer Noël et de recommencer le budget. Parce que de toute façon, vous ne pouvez pas vivre, j'ai bien entendu ici quelques sénateurs imaginer qu'on pouvait vivre toute l'année sous loi spéciale.

Bruno Retailleau notamment, qui préférerait une loi spéciale que Et monsieur Kora, comment il comment il finance, lui qui est quand même favorable à la mesure, me semble-t-il, sur les armées, comment il financera les 6 milliards supplémentaires s'ils sont pas ? Ça n'existe pas. On reste sur les budgets des années précédentes.

Par exemple, pour prendre pour prendre mais ça touche tous les domaines, la loi spéciale peut permettre de franchir deux, trois mois au maximum et ensuite, de toute façon, il faut un budget. Donc, autant le faire tout de suite. Allez, on va terminer par l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale.

On va à Aurillac, on retrouve Pierre Renault. Bonjour Pierre. Merci beaucoup d'être avec nous directeur départemental du journal La Montagne dans le Cantal.

Pierre en une de votre journal ce matin dossier sur les inégalités de chance face aux études supérieures selon que l'on est un jeune de zone rurale ou bien de zone urbaine. Effectivement, on va parler jeunesse de ces différences d'orientation entre les jeunes des villes et les jeunes des campagnes que nous avons abordé dans l'édition du jour dans un dossier sur deux pages que l'on a titré en une "La lutte des classes". La lutte des classes pour parler d'une France à deux vitesses, d'une fracture territoriale, celle de l'accès aux études supérieures.

Juste pour contextualiser notre dossier, je veux rappeler que les résultats les résultats scolaires des jeunes ruraux sont dans la moyenne nationale. Mais ils ont souvent des aspirations professionnelles plus limitées, plus modestes que les jeunes des métropoles. Une récente étude montre ainsi un écart de presque 20 points entre les jeunes ruraux et les jeunes urbains quand on leur demande s'ils veulent faire des études ambitieuses comme les classes préparatoires aux grandes écoles.

Quels sont les ? Il y a un mécanisme psychologique d'autocensure, un sentiment fort que certaines formations, que certains métiers ne sont pas faits pour eux. Il y a aussi moins d'opportunités universitaires et professionnelles près de chez eux, ce qui suppose de partir avec pour certaines familles des freins financiers.

Le problème est que ces jeunes des campagnes et des villes ne sont pas dans la même situation de départ. Les ruraux ont des défis ont des défis supplémentaires à relever. Comment d'après vous peut-on euh surmonter tous ces ?

Si la question m'est posée directement, je crois je je je comprends pas ça. vous vous l'avez posée directement monsieur le sénateur. Le Le sujet que vous évoquez est un sujet qui est sur la table depuis euh 30 ans ou 40 ans.

C'est un sujet euh euh euh très connu et sur lesquels des efforts ont été faits et qui n'ont pas produit, vous en faites part de d'études, les les les les effets escomptés. Je je voudrais en en en citer quelques-uns. Par exemple, euh on a voulu rapprocher l'université des territoires et notamment en faisant des antennes territoriales lorsqu'on est en région, généralement la l'université est évidemment dans la ville métropole et on a fait des antennes dans finalement les préfectures départementales.

Voilà. Si on regarde les choses, il y a eu des efforts qui ont été avec des montants financiers considérables pour rapprocher l'université des territoires ruraux et qu'est-ce qu'on peut en tirer comme ? Si on ne vous écoute, on peut pas dire que ça fonctionne.

Si on essaie de comprendre ce qui se passe, c'est qu'en réalité, on fait des premiers cycles qui sont rapprochés effectivement des territoires et ensuite au moment du 2e cycle, c'est-à-dire de rentrer en licence, il faut par contre généralement partir vers la métropole. Donc c'est une phase un peu intermédiaire qui se fait là. Elle est à mon avis, elle a son utilité, elle a quand même ses difficultés, c'est que généralement également, on met dans ces territoires à la fois le cycle général et à la fois des formations plus diplômantes et les choix qui sont faits par les les les les jeunes de ces territoires sont souvent orientés par ce qu'on l'on peut avoir à proximité.

Donc autrement dit, ils ne choisissent pas ce qu'ils aimeraient faire, mais ils choisissent ce qui est faisable à proximité et ça c'est toujours une contrainte parce qu'on arrivera et il y a pas de solution à ça. On ne mettra jamais des universités complètes dans toutes les préfectures de tous les départements. C'est infaisable.

Et donc à partir de là, cette difficulté-là, elle sera compliquée à lever. Et puis il faut se le dire aussi, la mesure qui est la plus qui restreint le plus, je crois, je pense que votre étude doit le mentionner, peut-être même l'avez-vous dit, c'est les questions de déplacement, de logement. C'est-à-dire que le coût pour quelqu'un qui est dans la ruralité de venir faire ses études dans la métropole est sans commune mesure avec un enfant dans la métropole qui peut rester quelques temps chez ses parents pour commencer ses études.

Donc, il y a des freins qui sont très compliqués à lever, même si je suis sûr que à la fois les politiques locaux, les conseillers régionaux notamment, et l'État ont cette question bien en tête. Merci beaucoup. Merci Claude Reynal, merci Pierre Reynal à la une de la Montagne dit "Études supérieures, la lutte des classes" c'est à la une de votre journal.

Merci beaucoup. Quentin, dans 20 minutes, on va regarder d'autres unes avec vous. Oui, on va parler notamment des tracés de la SNCF annoncés hier pour rejoindre Lyon à Bordeaux en passant par la banlieue parisienne.

Ça, c'est votre sujet du matin. Et ça fait ça fait beaucoup et ça voilà, ça fait réagir dans le Massif Central. Ah, et ça vous fait réagir.

On va en parler, on va en parler dans 20 minutes. Merci beaucoup Claude Reynal, merci d'avoir été avec nous.