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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 5 mars 2026 88 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asile

Bonjour chez vous ! du jeudi 5 mars 2026

Au micro : Julien LécuyerSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 16 %Attaque 26 %Défensif 58 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il peut être entendu ?

  • 7:28OuverteRéponse directe

    Du coup, c'est ça l'état d'esprit des Libanais ? Ils se préparaient à ce que le conflit éclate à nouveau ?

  • 9:25RelanceRéponse partielle

    Mais ça vous paraissait possible sans intervention militaire de la part d'Israël, le désarmement du Hezbollah ?

  • 10:10RelanceRéponse directe

    Emmanuel Macron appelle à la désescalade, à une solution diplomatique. Vous la pensez possible à ce stade ?

  • 11:05RelanceRéponse directe

    Mais le régime ne tombera pas sans opération terrestre, selon vous ?

  • 11:39OuverteRéponse directe

    Quelle solution ? Qu'est-ce qui est possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:53InvitéFait
    « En tout cas, il exprime une voix qui est attendue par les Libanais. »
  • 6:15InvitéFait
    « Les Libanais ne le veulent pas, le gouvernement l'a dit. »
  • 6:48InvitéFait
    « La moindre des choses, ça serait effectivement de comprendre qu'une invasion terrestre ne réglera rien, là encore. »
  • 8:44InvitéFait
    « Le président de la République a raison de dire « Ben non, une invasion, je dirais, une entrée de l'armée israélienne ne va pas régler le problème. Bien au contraire, il faut absolument y aller par des façons diplomatiques. » »
  • 9:02InvitéFait
    « Il fallait impérativement que le Hezbollah désarme. »
  • 10:21InvitéFait
    « La solution diplomatique est un des scénarios. »
  • 10:30InvitéFait
    « Regardez ce qui se passe en Ukraine au bout de quatre ans. Forcément, on cherche une issue et ça passe par la diplomatie. »
  • 13:35InvitéFait
    « Effectivement, c'est pour l'instant le scénario plus probable que nous avons en face de nous. »
  • 13:47InvitéFait
    « Je voudrais vous rappeler que les conséquences, aujourd'hui nous avons des milliers et des milliers de Français qui sont, de compatriotes qui sont bloqués au Moyen-Orient. »
  • 14:30InvitéFait
    « C'est excessivement préoccupant. »
  • 14:39InvitéFait
    « Aujourd'hui, on peut avoir une raison d'espérer puisqu'on voit qu'aucun des terminaux pétroliers, que ce soit côté iranien, n'a été attaqué ni de l'autre côté, côté saoudien ou Qatar ou Émirat. »
  • 15:12InvitéFait
    « Si on trouve les moyens d'indiquer aux Iraniens que je dirais maintenant ça a assez duré et que s'ils reviennent sur leur position, puisque je voudrais quand même que tout le monde se souvienne dans quel état sont les Français qui vivent en Israël et les Israéliens. »
  • 22:10InvitéFait
    « Notre mandat, c'est de poursuivre le travail de journaliste réduit au silence et du coup, l'Iran, c'est un peu le pays parfait pour ça parce que toute enquête, toute enquête indépendante là-bas est interdite. »
  • 33:52Locuteur non identifiéChiffre
    « oui c'est une écrasante majorité de 75 à 80% des Israéliens qui soutiennent le gouvernement et qui soutiennent surtout les opérations israélo-américaines »
  • 34:08Locuteur non identifiéFait
    « il faut savoir que plusieurs millions de personnes étaient dans les alertes et au même moment l'armée israélienne communiquait ce qu'on appelle le dogfight c'est-à-dire un combat aérien d'un avion israélien F-35 qui abattait un avion iranien qui le menaçait »
  • 34:28Locuteur non identifiéFait
    « si je dois être dans les abris mais pour que demain il n'y ait plus ce type de menace et bien nous sommes prêts »
  • 35:50Locuteur non identifiéFait
    « on est bien au contraire dans un moment possible d'extension de ce conflit vers l'Irak »
  • 35:57Locuteur non identifiéFait
    « Donald Trump et son équipe ont établi un certain nombre de contacts avec des forces kurdes qu'elles soient en Irak ou au nord de l'Iran »
  • 37:18Locuteur non identifiéFait
    « Trump avait dit nous tuons Qasem Soleimani pour ne pas avoir à faire la guerre derrière »
  • 37:27Locuteur non identifiéFait
    « ce qui avait déjà été ciblé c'était véritablement l'axe de la résistance iranienne en Irak »
  • 38:30Locuteur non identifiéFait
    « vous coupez la tête et vous appuyez sur un régime déjà en place avec qui vous pouvez établir d'abord un contact et ensuite gouverner »
  • 40:23Locuteur non identifiéFait
    « Donald Trump a dit plusieurs choses ce que nous pensions au départ c'est qu'il allait vers une solution en s'appuyant sur l'ancien régime ou certains membres du réseau proche de l'ayatollah »
  • 42:15Locuteur non identifiéFait
    « Israël voit dans l'Iran un risque existentiel et veut la fin de ce régime »
  • 42:43Locuteur non identifiéFait
    « il a carrément annoncé que c'est un risque à sa propre vie puisque l'Iran aurait essayé de le tuer »
  • 57:04InvitéFait
    « Emmanuel Macron a assuré entreprendre une stratégie strictement défensive en envoyant le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée pour soutenir les alliés de la France »
  • 1:02:03InvitéFait
    « pour que la ville de Nîmes revienne à gauche après plusieurs mandats de Jean-Paul Fournier »
  • 1:03:37Locuteur non identifiéFait
    « Marc Chassaud-Béné soutenu par des élus de l'équipe précédente »
  • 1:03:52Locuteur non identifiéFait
    « Régis Joannico candidat socialiste, ancien député, soutenu par une large coalition de gauche »
  • 1:05:27InvitéFait
    « Lamberti ne veut pas quitter la mairie de Limoges même lâché par son parti Les Républicains »
  • 1:06:01Locuteur non identifiéFait
    « Il y a des saloperies qui me disent que je suis trop vieux »
  • 1:06:11Locuteur non identifiéFait
    « Je voulais transmettre à Guillaume Guérin en 2025 et il a refusé de prendre la fonction de maire »
  • 1:06:48InvitéFait
    « Je lui en veux sur un plan humain parce que son investiture de 2014 il me la doit »
  • 1:07:08InvitéFait
    « Force est de constater que sur 15 adjoints de la majorité 12 sont partis avec moi »
  • 1:07:15InvitéFait
    « Je fais en sorte de rassembler très au-delà de ma seule étiquette politique »

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Locuteur non identifié20 %
  • Présentateur18 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • Locuteur non identifié 32 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 5 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les Etats-Unis et Israël affirment que la résistance de l'Iran faiblit Emmanuel Macron. On s'inquiète des conséquences de ce conflit, spécialement pour le Liban. La désescalade est-elle possible ? La diplomatie peut-elle reprendre ses droits ? Le retour de la paix dans la région est-il possible ? Ou n'est-il qu'un mirage ?

Dans une demi-heure, on recevra la spécialiste du Moyen-Orient, Yasmina Asrarghis. Et puis quelles conséquences de cette guerre pour la France ? Faut-il s'inquiéter d'une menace terroriste renforcée ? Faut-il s'inquiéter pour notre porte-monnaie ? Avec une augmentation des prix à la pompe, le ministre de l'Économie reçoit ce matin les grands distributeurs de carburant. Le sénateur centriste Olivier Cadic est notre invité. On parlera de tous ces sujets dans quelques instants. Bonjour. Le conflit au Moyen-Orient aura-t-il un impact sur le résultat des municipales ? L'incertitude géopolitique est-elle un déterminant du vote ? On pose la question dans une heure à deux spécialistes.

Jean-Baptiste Forêt de la Gazette des communes et le politologue Brice Socol. Et puis à la une de nos régions justement, notre Tour de France de la campagne à dix jours maintenant, du premier tour du scrutin avec la presse régionale. On verra les enjeux à Montpellier et à Nîmes, la plus grosse ville actuellement détenue par les Républicains. Et puis notre reportage à Limoges, ville où les Républicains justement pourraient bien être menacés par une alliance de la droite et du centre. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Rémi Guillaume.

1:59
Invité

Bonjour Ariane.

2:00
Présentateur

À la haine de ce jeudi 5 mars, Emmanuel Macron demande à Benyamin Netanyahou de préserver l'intégrité territoriale du Liban et s'abstenir d'une offensive terrestre.

2:08
Invité

Oui, alors qu'Israël bombarde le sud du Liban, Emmanuel Macron s'est entretenu hier avec le Premier ministre israélien ainsi qu'avec les dirigeants du Liban. On écoute le sujet de Jérémy Haynes. Une fumée témoin d'une nouvelle frappe israélienne dans le sud de Beyrouth cette nuit. L'armée israélienne avait appelé à évacuer la zone avant ces nouvelles attaques contre le Hezbollah, mouvement pro-iranien au Liban. Les Etats-Unis ont de leur côté mené une attaque d'ampleur au large du Sri Lanka dans les eaux internationales. Sous ce panache de fumée, une frégate iranienne coulée par un sous-marin américain.

Parmi l'équipage iranien, 87 personnes ont perdu la vie et 61 autres sont toujours portées disparues. Une attaque historique selon le ministère de la Défense. Le premier torpillage d'un navire ennemi depuis la Seconde Guerre mondiale. Comme dans cette guerre, nous nous battons pour gagner. Le gouvernement américain, renforcé après un vote du Sénat hier, les sénateurs ont refusé de limiter les pouvoirs de Donald Trump sur l'Iran. Le président américain se félicite de l'avancée de la guerre. Sur le front de la guerre, si on devait se noter sur une échelle de 10, je dirais que nous sommes à 15. Et nous continuerons, nous sommes de loin la meilleure armée du monde.

Officiellement, au moins 6 soldats américains ont été tués depuis le début de la guerre avec l'Iran.

3:42
Présentateur

Et cette guerre au Moyen-Orient qui entraîne une hausse des prix à la pompe. Le gouvernement reçoit les distributeurs de carburant.

3:47
Invité

Oui, avec la fermeture du détroit d'Ormuz où transitent 20% du pétrole mondial, le risque de pénurie est écarté par le gouvernement. Mais une hausse de prix de quelques centimes est attendue. Patrick Martin, président du MEDEF, est revenu hier sur l'impact pour l'économie française.

4:01
Locuteur non identifié

C'est très sectoriel, ça impacterait si ça devait durer l'ensemble de l'économie. Et bien évidemment, au premier chef, ça touche des secteurs d'activité qui sont consommateurs d'énergie. Je pense à la chimie, je pense à la sidérurgie, je pense à l'aluminium, je pense au transport routier. Et quand on a sur les marchés spot un prix du gaz qui a d'ores et déjà augmenté de plus de 40%, un prix du pétrole qui a augmenté de plus de 20%, ça peut avoir des conséquences directes très lourdes sur les rentabilités de ces entreprises.

4:34
Présentateur

Sur le plan politique, autre sujet, Gérard Larcher qui ce matin plaide pour une primaire ouverte de la droite et du centre sous certaines conditions.

4:41
Invité

Oui, dans le Figaro, le président du Sénat assure que le second tour de l'élection présidentielle sera hors de portée pour la droite en 2027 en cas de multiplication des candidatures. Le candidat des Républicains pour la présidentielle n'est pas encore défini. Mais Gérard Larcher appelle déjà à un rapprochement avec le centre plutôt qu'avec l'extrême droite.

4:59
Présentateur

Et puis demain débutent les Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Il n'y aura pas de représentant de la France à la cérémonie d'ouverture.

5:05
Invité

Mais il y aura tout de même 17 para-athlètes dont 4 guides qui porteront les couleurs de la France. Parmi eux, 3 noms ont de grandes chances de médailles. Cécile Hernandez en snowboard de crosse, Arthur Bochet en ski alpin et Benjamin Davier en biathlon.

5:17
Présentateur

Merci beaucoup, merci Rémi d'avoir été pour ces repères de l'actualité. On va revenir avec vous sur ce qui s'est passé hier au Sénat. Audition de Pierre Razou sur le conflit au Moyen-Orient. Vous allez évidemment nous dire ce qui s'est dit. Et on va parler de ce sujet, Olivier Kadic. Vous êtes sénateur union centriste des Français de l'étranger, vice-président de la Commission des affaires étrangères, de la défense, des forces armées. Emmanuel Macron, on l'a dit dans le journal, qui s'est entretenu hier avec Donald Trump, avec Benjamin Netanyahou, qui l'appelle à préserver l'intégrité territoriale du Liban et à s'abstenir d'une offensive terrestre.

Est-ce que vous pensez qu'il peut être entendu ?

5:53
Invité

En tout cas, il exprime une voix qui est attendue par les Libanais. Il est clair que les Libanais ont payé déjà un lourd prix durant toutes ces années avec les crises à répétition. Et j'étais moi-même il y a deux semaines au Liban où j'avais rencontré le président Joseph Aoun, où j'ai rencontré de nombreux ministres. Et évidemment, il y avait une inquiétude que le Hezbollah puisse à nouveau entraîner le Liban dans ce conflit qu'ils n'ont pas voulu. Les Libanais ne le veulent pas, le gouvernement l'a dit. Et donc, effectivement, on peut comprendre aussi, de la part d'Israël, qu'ils veuillent anticiper, puisque le Hezbollah leur envoie des requêtes régulièrement.

Donc, ils cherchent aussi à se défendre. La moindre des choses, ça serait effectivement de comprendre qu'une invasion terrestre ne réglera rien, là encore. Et donc, j'espère qu'on n'ira pas jusque-là. Maintenant, vous savez, il y a aussi des Libanais qui se disent finalement, parmi deux mots, vaut mieux encore que ce soit l'armée israélienne qui règle le problème avec les milices Hezbollah, puisqu'on voit que le Hezbollah ne désarme pas vraiment. Ça prend beaucoup de temps. L'armée libanaise a perdu 12 hommes, quand même, dans ses opérations de désarmement des milices chiites. C'est un travail au long cours.

7:23
Présentateur

Vous étiez au Liban, vous, il y a quelques jours, Olivier Kadic. Du coup, c'est ça l'état d'esprit des Libanais ? Ils se préparaient, finalement, à ce que le conflit éclate à nouveau ? Et c'est, malheureusement, le prix à payer pour mettre fin à l'armement du Hezbollah ?

7:42
Invité

Justement, c'est ce que tout le monde redoutait, que ça se passe comme ça. Je pense que, là, aujourd'hui, la préoccupation, et je l'ai ressentie, j'étais avec Nadia Chahaya, qui est notre conseillère à l'Assemblée des Français de l'étranger pour tout le Moyen-Orient, qui est elle-même franco-libanaise, et qui vit ça directement. Et donc, j'ai pu, lors de toutes ces rencontres, voir qu'effectivement, il y avait une lassitude vis-à-vis du Hezbollah, qui, déjà, avait importé le conflit lorsque le Hezbollah s'est mis à frapper Israël dès lors que, suite aux attentats du 7 octobre.

Et donc, il y a vraiment maintenant une lassitude, vraiment, chez les Libanais, qui veulent reconstruire depuis un an. Le travail qui a été effectué par le gouvernement libanais est phénoménal. Il y avait une envie de repartir. Il y avait des investissements qui étaient en train de revenir. Et donc, là, simplement faire revenir le conflit, c'est une façon de revenir en arrière. Donc, le président de la République a raison de dire « Ben non, une invasion, je dirais, une entrée de l'armée israélienne ne va pas régler le problème. Bien au contraire, il faut absolument y aller par des façons diplomatiques. Ceci étant, le Hezbollah ne nous aide pas.

» Et donc, c'était tout ça, le but aussi de mon passage. C'était de bien faire comprendre qu'il fallait impérativement que le Hezbollah désarme. Il fallait, normalement, cette semaine, en ce moment même, aujourd'hui, nous devions avoir une réunion, ici, à Paris, à la Convention, pour justement faire en sorte qu'on puisse financer les forces armées libanaises, pour pouvoir les financer de façon indépendante, pour qu'elles puissent mener cette action de démilitarisation du Hezbollah.

9:25
Présentateur

Mais ça vous paraissait possible sans intervention militaire de la part d'Israël, le désarmement du Hezbollah ?

9:32
Invité

Normalement, oui.

9:34
Présentateur

Ça aurait pu être possible.

9:35
Invité

Évidemment. La question, c'est combien de temps ça prenait. Les progrès ont été avérés. Encore une fois, il y a eu des sacrifices de soldats libanais qui se sont révélés dans cette opération. Le travail n'était pas fini. Mais le président demandait, m'a dit, lorsqu'on s'est rencontrés, donc m'a dit, donnez-moi les moyens et je ferai le job. Et donc, c'était ça, ce que nous devions faire, ici, à Paris. C'était créer les conditions d'offrir les moyens pour les Libanais, de pouvoir récupérer, pour l'armée libanaise, de pouvoir récupérer le monopole des armes.

10:09
Présentateur

Est-ce que, du coup, vous croyez, Emmanuel Macron, il appelle à la désescalade, il appelle à une solution diplomatique ? Vous la pensez possible, à ce stade, la solution diplomatique ?

10:18
Invité

– La solution diplomatique est un des scénarios. Il y a un scénario…

10:23
Présentateur

– Mais là, dans les prochains jours, vous voyez ce qui se passe, les bombardements qui continuent. Elle paraît possible, la solution diplomatique ?

10:28
Invité

– Écoutez, à un moment, il y a toujours une solution diplomatique qui intervient. Regardez ce qui se passe en Ukraine au bout de quatre ans. Forcément, on cherche une issue et ça passe par la diplomatie. Donc, forcément, à un moment, sauf si le régime iranien s'effondre dans les jours prochains, mais je pense que personne ne le voit comme ça. Vous avez bien vu que pour que le régime de Saddam Hussein s'effondre, il a fallu que l'armée américaine aille sur le terrain. Donc, on imagine mal. Est-ce que vraiment l'armée américaine va aller sur le terrain en Iran ? Pour l'instant, on l'imagine mal.

Ceci étant, si jamais il n'y a pas une victoire rapide, forcément, la diplomatie va devoir reprendre.

11:05
Présentateur

– Mais le régime ne tombera pas sans opération terrestre, selon vous ?

11:08
Invité

– Écoutez, sauf à ce que, je dirais, suite à l'élimination de Raménaï, et que le régime n'arrive pas à se mettre en ordre de fonctionnement, pour l'instant, il est en état de marche. Et donc, si on n'arrive pas, effectivement, à avoir cette désintégration rapide, forcément, à un moment, on va devoir revenir à des solutions diplomatiques.

11:34
Présentateur

– Et justement, on va parler des suites de l'après-régime. Quelle solution ? Qu'est-ce qui est possible ? Il y avait une audition extrêmement intéressante hier, Rémi, celle de l'historien Pierre Razou, audition par la Commission des Affaires étrangères ici au Sénat. Vous l'avez suivi. Et on va parler, justement, des suites de ce régime. Les funérailles d'Ali Raménaï ont été reportées. La question de son successeur se pose.

11:58
Invité

– Oui, les funérailles de l'ancien guide suprême devaient avoir lieu hier dans la ville sainte de Machad, au nord-est du pays, d'où il était originaire. Elles ont finalement été reportées en raison d'une affluence sans précédent, selon les autorités. Alors que 40 jours de deuil national ont été décrétés, le régime iranien cherche déjà son remplaçant. Il serait même proche d'un accord selon l'Assemblée des Experts, l'institution composée de 88 aux dignitaires religieux qui élit le guide suprême. Et un nom revient, celui de Moshtabar Khamenei, le fils du guide suprême, âgé de 56 ans. Il est proche des gardiens de la Révolution et est perçu comme l'un des visages les plus radicaux.

Pierre Razou, directeur académique de la Fondation Méditerranéenne d'études stratégiques, était interrogé hier sur la situation au Moyen-Orient par la Commission des Affaires étrangères au Sénat. Il revient sur la signification d'une telle élection.

12:45
Locuteur non identifié

Si c'est ça, ce qui est possible, c'est clairement un signe d'extrême fermeté et de... et la quasi-certitude que le conflit va durer et va durer longtemps. Moshtabar, il va d'ailleurs vouloir venger son père, ensuite sa femme, parce qu'il a perdu son épouse dans les frappes qui ont tué Ali Khamenei. Il est déjà aux manettes de fête depuis un certain temps, donc il ne connaît pas le système et donc c'est clairement, s'il est nommé, c'est que les gardiens ont repris le haut du pavé et verrouillent le système.

13:27
Invité

Olivier Kadic, le système politique iranien étant décentralisé, ne craignez-vous pas qu'au final, rien ne change malgré l'assassinat d'Ali Khamenei ? Effectivement, c'est pour l'instant le scénario plus probable que nous avons en face de nous. On croit difficilement à ce que le régime s'effondre d'un coup tout seul. Je voudrais vous rappeler que les conséquences, aujourd'hui nous avons des milliers et des milliers de Français qui sont, de compatriotes qui sont bloqués au Moyen-Orient. C'est un hub aérien. Dubaï, Doha, le Qatar, ce qui permettait une interconnexion entre l'Asie et l'Europe. On voit aujourd'hui les difficultés.

Combien de Français aussi qui passaient quelques jours de vacances sur place et qui se retrouvent bloqués. on voit si l'impact déjà directement pour toutes ces familles et toutes ces personnes auxquelles je pense, ce que ça veut dire pour eux-mêmes qui se retrouvent totalement bloqués et piégés pour on ne sait pas combien de temps. Donc effectivement, c'est excessivement préoccupant. On voit aussi les conséquences avec le détroit d'Ormuz qui est fermé. L'Iran avait toujours indiqué que si jamais ils étaient attaqués, le détroit serait fermé.

Aujourd'hui, on peut avoir une raison d'espérer puisqu'on voit qu'aucun des terminaux pétroliers, que ce soit côté iranien, n'a été attaqué ni de l'autre côté, côté saoudien ou Qatar ou Émirat. Donc pour l'instant, il n'y a pas de conflit qui porte sur les ressources, sur les capacités énergétiques. Donc ça veut dire qu'à tout moment, c'est une possibilité de discussion, de négociation.

C'est pour ça que je crois qu'à un moment ou à un autre, on va se mettre autour de la table et dire on fait un état des lieux et peut-être qu'effectivement, si on trouve les moyens d'indiquer aux Iraniens que je dirais maintenant ça a assez duré et que s'ils reviennent sur leur position, puisque je voudrais quand même que tout le monde se souvienne dans quel état sont les Français qui vivent en Israël et les Israéliens. Mais quand vous avez un pays comme l'Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, eh bien on peut comprendre au bout de 45 ans maintenant qu'effectivement, il faut que ça s'arrête.

On voit bien les proxys qui frappaient Israël régulièrement, le Hamas, les Houthis, le Hezbollah. Apparemment rien ne changera pour l'instant par rapport à... Mais on voit quand même qu'il y a des progrès. On voit quand même que tant le Hamas que les Houthis que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. Là aujourd'hui, maintenant la question c'est d'affaiblir l'Iran et effectivement de s'en prendre à la tête de la pieuvre. Donc c'est effectivement ce qui est en train de se passer. La volonté c'est d'affaiblir durablement de ce que je comprends au niveau militaire ce régime iranien et de permettre en fait de retrouver un petit peu de sérénité. C'est ça.

Parce que les gens veulent vivre en peine. N'oubliez pas que peu de temps avant on en était aux accords d'Abraham et de faire en sorte que les pays du Golfe comme les Émirats, Bahreïn, avaient rejoint les accords d'Abraham. En 2023, la question c'était peut-être que l'Arabie saoudite rejoigne les accords d'Abraham. Et donc là on voit bien que depuis, depuis l'attaque du 7 octobre, on voit bien qu'on est dans une marche arrière, on voit bien qu'on est dans une escalade du conflit et malheureusement personne n'en parle mais on s'arrête à ce conflit pour l'instant Iran-Israël mais on a aussi maintenant des scénarios d'escalade supplémentaire.

16:51
Présentateur

On va revenir sur la suite du régime après la mort de Raménaï parce qu'il y a d'autres candidats Rémi que le fils de Raménaï.

17:01
Invité

Oui, l'Iran pourrait opter pour une politique moins radicale et tenter de rassurer la communauté internationale en nommant par exemple Hassan Rouhani, président de l'Iran de 2013 à 2021 voire même Mohamed Khatami, président de 1997 à 2005 ou alors d'autres candidats plus réformistes ce qui pourrait être perçu par les Etats-Unis comme une ouverture à la négociation. Une chose reste cependant certaine, les gardiens de la révolution jouent un rôle central dans ce jeu de pouvoir et pourraient en profiter pour accroître le leur.

17:31
Présentateur

Et alors que si Mosh Taba Raménaï était élu, il pourrait rapidement devenir la cible numéro 1 ?

17:37
Invité

Oui, le ministre de la défense israélien Israël Katz a affirmé mercredi que tout successeur au guide suprême iranien serait destiné à être assassiné. Mais la position américaine pourrait éventuellement différer avec les autres candidats. Pour Pierre Razou, le mandat de Mosh Taba Raménaï pourrait ainsi être plus court qu'escompté.

17:56
Locuteur non identifié

C'est Mosh Taba Raménaï, on peut imaginer qu'entre guillemets qu'il ne dure pas longtemps parce qu'il va devenir l'ennemi numéro 1 à battre et on peut imaginer que les Israéliens et les Américains vont focaliser leur effort là-dessus. Si on est totalement cynique, on peut même peut-être se dire que c'est aussi un moyen de le retirer de l'équation de la part de ceux qui l'ont nommé.

18:17
Invité

Olivier Kadic, en cas d'élection de Mosh Taba Raménaï, est-ce que vous ne craignez pas que la guerre s'embourbe ? C'est effectivement un scénario crédible auquel on est confronté. Vous savez, c'est toujours facile d'entrer en guerre, c'est beaucoup plus difficile d'y mettre un terme. Je me rappelle que le président Poutine pensait qu'il allait régler le problème en Ukraine en quelques jours et on voit que quatre ans après, la semaine dernière, on y est toujours. Et donc, effectivement, c'est un scénario très inquiétant. C'est ce que nous ne souhaitions pas.

Effectivement, la question, c'est maintenant quand est-ce qu'on peut imaginer que le transport aérien va reprendre, que le détroit d'Ormous sera ouvert et qu'à nouveau, le pétrole pourra être affrété. Donc, tout ça fait partie de l'équation qui nécessite, évidemment, qu'on se remette autour de la table avec, je pense à un moment ou à un autre, avec un régime iranien qui arrête de promettre la destruction d'Israël.

19:23
Présentateur

Un mot sur les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient pour la France. ça inquiète évidemment les Français. Conséquences économiques, on va y revenir dans quelques instants, conséquences sécuritaires aussi. Emmanuel Macron a envoyé le Charles de Gaulle en Méditerranée, il a dit qu'il y avait des rafales pour défendre l'espace aérien. Est-ce que vous craignez qu'il y ait des répercussions en France avec notamment un risque terroriste ?

19:50
Invité

Là aussi, c'est évidemment un scénario qui fait partie des possibilités auxquelles beaucoup de pays sont confrontés. Mais ce risque terroriste existait déjà avant.

20:03
Présentateur

Il n'est pas accru.

20:04
Invité

Il n'est pas lié uniquement à ce conflit. C'est toute la problématique pour nous, pour l'exécutif, de prendre en compte la situation effectivement au Moyen-Orient, qu'on ne puisse pas importer en France un conflit qui est extérieur et qu'on peut voir une opération. Vous savez, j'ai toujours dit que la meilleure défense, c'est la surprise. Donc, on peut s'attendre à avoir des surprises. Je préférerais une bonne surprise diplomatique à de mauvaises surprises terroristes.

20:35
Présentateur

Sur le plan économique, évidemment, là aussi, il y a des inquiétudes. On commence déjà un peu à sentir l'augmentation des prix à la pompe. On le disait, Roland Lescure, qui reçoit ce matin, le ministre de l'Économie, qui reçoit ce matin les distributeurs de carburants. là aussi, il faut s'inquiéter. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Que peut faire le gouvernement ?

20:54
Invité

Constater l'évolution du conflit et les impacts économiques. Je crois que le gouvernement Roland Lescure l'a très bien dit récemment, hier, je crois, en disant qu'il allait effectivement voir avec les distributeurs pour s'assurer que tout le monde est bien en responsabilité. Évidemment, les distributeurs seront bien obligés de répercuter les coûts d'évolution du prix, les répercussions à la pompe du prix de l'évolution du pétrole. Ceci étant, il ne faut pas qu'il y ait une opportunité, un effet d'opportunité pour les distributeurs pour qu'ils en prennent avantage. Et ça, je crois que le gouvernement se doit d'être ferme.

Il y a un discours de fermeté sur le sujet et moi, je dirais, c'est surtout un discours de responsabilité collective qu'il faut avoir.

21:35
Présentateur

On va revenir maintenant sur une enquête, enquête édifiante qui montre la manière dont le régime iranien surveille secrètement ses citoyens. Bonjour Alexander Abdelila, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste d'investigation à Forbidden Stories, co-auteur justement de cette enquête The Ice of Iran au cœur de la technologie de surveillance iranienne. Vous mettez au jour la manière dont le régime d'Emola surveille sa population grâce à un puissant logiciel russe. On va y revenir. D'abord, est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous avez procédé pour cette enquête ?

22:07
Invité

Oui, tout à fait. déjà merci pour l'invitation. Nous, en fait, à Forbidden Stories, notre mandat, c'est de poursuivre le travail de journaliste réduit au silence et du coup, l'Iran, c'est un peu le pays parfait pour ça parce que toute enquête, toute enquête indépendante là-bas est interdite. Et en fait, cette enquête a commencé par un leak, une fuite de données venant d'entreprises iraniennes et russes que nous avons obtenues et qui donnait à voir un système qui, jusque-là, était resté confidentiel. Donc, comme vous le disiez, il s'agit d'un logiciel de reconnaissance faciale fabriqué par une entreprise russe qui a été vendue en fait au régime iranien dès 2019.

Et nous, on a eu des contrats, des vidéos de démonstration de ce logiciel dans le métro à Téhéran. Enfin, voilà, on a eu vraiment une vue complète de ce que ça pouvait vouloir dire et on s'est assez vite rendu compte que c'était une histoire vraiment d'intérêt public, notamment pour les Iraniens, la population iranienne en ce moment.

23:02
Présentateur

C'est une enquête qui vous a pris combien de temps, juste ?

23:06
Invité

Alors, ça a duré plusieurs mois, je dirais à peu près trois à quatre mois. Et puis, on a surtout eu la chance de travailler avec des partenaires vu que nous, à Forbidden Stories, on travaille en consortium, donc en groupe. Donc, on a travaillé avec Le Monde en France, on a travaillé avec Der Spiegel en Allemagne, la télé allemande publique, Paper Trail Media et d'autres, aussi en Autriche. Donc, c'est ce groupe de journalistes-là qui s'est mis sur ce sujet, qui nous paraissait vraiment primordial. Et voilà, on a creusé comment ce logiciel de reconnaissance faciale fonctionne, parce qu'on savait que le régime iranien surveillait sa population.

On voit, il suffit de regarder les vidéos de démonstration, pardon, de manifestations en Iran où on voit que les gens cachent leur visage, détruisent des caméras de surveillance, donc ils avaient conscience qu'une surveillance était en cours. Mais là, ce qu'on a découvert, c'est que le régime, en plus, a dans son arsenal cet outil super perfectionné, boosté à l'IA qui est l'un des meilleurs dans son domaine. Et ça, on ne le savait pas. Et du coup, on raconte un peu en détail comment il a été mis en place, comment il a été vendu dans le pays, comment il est arrivé aux mains des gardiens du ministère du renseignement, voilà, et comment il a servi en fait à surveiller la population.

24:22
Présentateur

Justement, Alexandre, comment l'Iran s'est procuré ce logiciel russe ?

24:28
Invité

Alors, c'est par un contrat confidentiel qu'on révèle dans notre article en 2019 entre une start-up iranienne et l'entreprise russe Enteclab. C'est un contrat en somme toute classique qui autorise cette start-up iranienne à utiliser ce logiciel et ensuite à le revendre dans le pays.

Et à partir de là, on a vu, via d'autres contrats que nous avons aussi obtenus qu'en 2020, 2021, 2022, le logiciel a peu à peu été diffusé à l'intérieur de la République islamique et est arrivé en fait via des sociétés écrans à des acteurs sécuritaires de premier plan connus de tous comme les gardiens de la révolution sous sanction organisation terroriste selon l'UE depuis quelques mois mais aussi le ministère du renseignement et d'autres acteurs en fait qui ont notamment réprimé dans le sang les dernières manifestations de janvier dernier.

25:25
Présentateur

Parce que, Alexandre, ce logiciel, du coup, le régime s'en servait pour surveiller évidemment mais pour arrêter pour réprimer les opposants ?

25:34
Invité

Oui, tout à fait. Alors, il faut s'imaginer comment fonctionne ce logiciel. En fait, il y a deux manières de l'utiliser. Soit vous téléchargez des vidéos que vous-même avez tournées. Donc, quand je dis vous-même, c'est les services de sécurité iraniens. Donc, soit vous filmez une manifestation, soit vous téléchargez des vidéos de réseaux sociaux des gens qui se filment eux-mêmes en train de manifester. Ensuite, vous le passez dans ce logiciel et ce logiciel, ce qu'il fait avec son algorithme, c'est qu'il va reconnaître, identifier tous les visages humains sur la vidéo et les comparer à une base de données biométriques que vous lui fournissez en tant que client.

et c'est vraiment une vitesse incroyable, c'est-à-dire qu'il peut retrouver un visage dans une foule, l'identifier parmi des millions, voire des centaines de millions de visages que vous lui fournissez et vous dire, voilà, cette personne dans cette rue qui est en train de manifester, c'est telle personne avec tel numéro d'identité. Donc, c'est en fait pour les services de sécurité un outil très important parce que ça leur permet de réprimer, d'identifier à une échelle sans commune mesure avec ce que des forces humaines sur le terrain pourraient faire.

Donc, par exemple, vous laissez les gens manifester, vous n'avez même pas à intervenir et le lendemain, vous avez la liste des centaines ou des milliers de personnes qui étaient dans la rue à ce moment-là qui ont été filmées et vous allez les attraper chez eux, un à un. C'est vraiment ça le scénario un peu dystopique que permet ce logiciel.

27:01
Présentateur

Olivier Kadic.

27:02
Invité

Oui, c'est une description, je dirais, d'un système que l'on voit au quotidien en fonctionnement en Chine puisque c'est justement ce qui avait été observé par exemple dans le Xinjiang où on pouvait repérer dans une foule simplement, non pas quelqu'un qui est un opposant mais simplement quelque part une personne selon ses caractéristiques physiques, on peut imaginer que c'est par exemple un Ouïghour et donc ça avait été vu effectivement avec Huawei qui avait collaboré avec les services chinois.

Est-ce que vous avez donc décrit détecter à partir de quand ils ont commencé à se servir de ce système puisqu'on comprend maintenant mieux grâce à votre témoignage ce qui fait que les Iraniens ont quelques maintenant ont moins envie de descendre dans la rue pour manifester contre ce pouvoir.

Alors le contrat, le premier contrat qui a fait que le régime a acquis ce logiciel via une entreprise c'est 2019 et ensuite les contrats que nous avons montrent que 2020, 2021, 2022 le contrat a été vendu et dans les contrats on peut voir qu'ils décrivent très précisément le nombre de caméras par exemple qui seront utilisées les machines qu'il faut pour le faire tourner donc on peut supposer évidemment c'est pas possible de le vérifier en Irland parce qu'on peut pas se rendre sur le terrain mais on peut supposer très fortement que ça a été utilisé à partir de ces années-là et on a aussi des vidéos qui montrent qu'il a été testé dans le métro dans les stations de métro à Téhéran c'est ce que notre vidéo montre et c'est vraiment des images assez incroyables où on voit des foules d'Iraniens et d'Iraniennes à une heure de pointe rentrer dans le métro et tous leurs visages sont cerclés de vert et à droite il y a leurs visages qui sont fichés à une vitesse incroyable comme je le disais c'est un visage dans une foule parmi des millions en moins en quelques secondes donc c'est vraiment une machine assez incroyable et on a pu également parler avec quelqu'un qui connaît bien le système de l'intérieur parce qu'on voulait un peu vérifier tout ce qu'on avait vérifier que tous les documents qu'on avait en main étaient justes étaient crédibles et cette personne nous a confirmé effectivement que cet outil a été diffusé dans la République islamique et que tous les tous les services sécuritaires quasiment y avaient accès

29:22
Présentateur

Merci beaucoup Merci infiniment Alexandre Abdelila d'avoir été avec nous pour nous parler de cette enquête édifiante au cœur de la technologie de surveillance iranienne enquête de Forbidden Stories Merci à vous et merci Olivier Kadic d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure Rémi on se retrouve dans 20 minutes pour voir ce qu'il y a à la une de nos quotidiens régionaux

29:43
Invité

Oui on parlera aussi de la place de la femme pour la campagne des municipales

29:46
Présentateur

Exactement et on va continuer à parler évidemment de cette guerre au Moyen-Orient dans quelques minutes on sera sur ce plateau avec une spécialiste du Moyen-Orient Yasmina Asrarghis qui va nous rejoindre mais d'abord on va à Jérusalem Bonjour Mathias Inbar merci beaucoup d'être avec nous journaliste et rédacteur en chef défense à I24 News sixième jour de conflit au Moyen-Orient quelle est la situation ce matin en Israël à Jérusalem qu'est-ce qui se passe autour de vous ?

30:19
Locuteur non identifié

Et on a plus ou moins les yeux qui piquent ce matin pour ne rien vous cacher parce qu'il y a eu trois alertes successives cette nuit à 2h30 à 3h et à 4h du matin c'est-à-dire que plusieurs millions d'Israéliens sont descendus dans les abris avec à chaque fois des tirs sporadiques de missiles balistiques depuis l'Iran il y a eu également des tirs coordonnés presque synchronisés depuis le territoire libanais également via le Hezbollah et des tirs de drones donc pour l'instant une situation que l'on connaît depuis quelques jours et en parallèle bien évidemment ces frappes israéliennes contre les installations du régime notamment des gardiens de la révolution il y a plus d'une demi-heure le communiqué du point de parole de l'armée israélienne a été très clair une énième vague de frappes contre le régime iranien et en parallèle effectivement des frappes contre le Hezbollah notamment à la Dahye c'est le bastion du Hezbollah j'aimerais juste peut-être réagir effectivement sur votre précédent intervenant c'est intéressant ce qu'il disait d'autant plus qu'hier j'ai pu avoir accès à cette information et ça a été confirmé ensuite par l'armée israélienne de manière officielle hier Tsaal a frappé un énorme complexe militaire à l'est de Téhéran à l'intérieur desquels se trouvaient des centres de commandement des force-scouts c'est-à-dire des lits des gardiens de la révolution de la sécurité intérieure ce qu'on appelle des bas-sij mais également et ça c'est très important c'est pour rebondir sur ce que disait votre précédent intervenant également la cyber-guerre le département de la cyber-guerre et le département de la répression des manifestants qui ont été donc frappés par l'armée israélienne à l'intérieur desquels se trouvaient encore pendant la guerre des militaires des gardiens de la révolution donc ça veut dire que en clair cet outil dont parlait votre intervenant peut avoir été impacté ou a été impacté plus exactement hier

32:20
Présentateur

et ça veut dire Mathias Inbar que ça va avoir des conséquences sur la manière dont la population du coup iranienne va pouvoir retourner dans la rue

32:32
Locuteur non identifié

Vraisemblablement pour l'instant on n'a pas l'idée le retour le feedback pardonnez-moi de cet anglicisme de la part de la rue iranienne parce que pour l'instant effectivement internet ne marche pas difficile d'avoir accès au téléphone et j'ai pu m'entretenir avec des sources proches des Kurdes iraniens hier qui me disaient qui sont situés en Irak qui me disaient être prêts à lancer une offensive les Kurdes en Irak infirment cette information mais lorsque on lit entre les lignes des leaders israéliens et américains lorsqu'ils disent aux iraniens c'est à vous de prendre le relais ce que l'on appelle dans le jargon militaire de boats on the ground c'est à dire que c'est à vous les iraniens de prendre le relais en plus de nos frappes on comprend qu'il y a un message derrière et que donc effectivement si on frappe les départements de cyberguerre et de répression de manifestants ce n'est pas pour rien c'est à dire que derrière il y a vraisemblablement des relais qui vont se mettre en place

33:35
Présentateur

Est-ce qu'un dernier mot Mathias Sinbar vous êtes à Jérusalem est-ce que le soutien des Israéliens est toujours aussi fort à cette opération et est-ce qu'ils sont prêts à ce que cette guerre dure encore plusieurs jours plusieurs semaines

33:50
Locuteur non identifié

Pour l'instant oui c'est une écrasante majorité de 75 à 80% des Israéliens qui soutiennent le gouvernement et qui soutiennent surtout les opérations israélo-américaines il y a eu hier par exemple ne serait-ce qu'hier en pleine alerte il faut savoir que plusieurs millions de personnes étaient dans les alertes et au même moment l'armée israélienne communiquait ce qu'on appelle le dogfight c'est-à-dire un combat aérien d'un avion israélien F-35 qui abattait un avion iranien qui le menaçait et immédiatement il y a eu énormément de réactions d'Israéliens lambda de la rue qui disaient si je dois être dans les abris mais pour que demain il n'y ait plus ce type de menace et bien nous sommes prêts voilà ce qui ressort plus exactement de ce sentiment alors oui il y a de la fatigue mais on sait que il y a un but dans tout cela ce n'est pas faire la guerre pour faire la guerre c'est surtout faire la guerre pour éviter que dans six mois et bien on reparte dans les abris et que l'Iran se remette à reproduire des missiles balistiques des drones à voir pire c'est-à-dire atteindre le seuil du nucléaire

35:05
Présentateur

Merci beaucoup merci Mathias Inbar journaliste rédacteur en chef défense I24 News merci pour toutes ces informations depuis Jérusalem et on va analyser cette guerre ce conflit au Moyen-Orient avec vous Yasmina Asrarghis merci d'être notre invitée ce matin spécialiste du Moyen-Orient chercheur associé à l'université de Princeton à la fondation Jean Jaurès vous publie on va le voir le mirage de la paix la véritable histoire d'Israël et des pays arabes séchés passés composés pour cet entretien Julien Lécuyer de la Voix du Nord m'accompagne bonjour Julien

35:34
Invité

bonjour Auriane bonjour Yasmina bonjour

35:37
Présentateur

sixième jour de guerre au Moyen-Orient Emmanuel Macron appelle à la désescalade est-ce qu'on peut y croire à cette désescalade dans les prochains jours

35:45
Locuteur non identifié

alors du côté américain il en est nullement question on est bien au contraire dans un moment possible d'extension de ce conflit vers l'Irak puisque Donald Trump et son équipe ont établi un certain nombre de contacts avec des forces kurdes qu'elles soient en Irak ou au nord de l'Iran vous avez également un peuple kurde présent et donc nous avons eu l'information hier que les kurdes irakiens traversaient la frontière vers l'Iran et donc le fait que Trump n'est pas de boots underground d'hommes en Iran devrait être compensé avec cette stratégie américaine Donald Trump essaye quelque part de recréer cette coalition internationale qu'il avait jadis consolidée quand il s'agissait de combattre Daesh dans la région et donc aujourd'hui nous allons voir où mène cette stratégie qui a été poussée et préparée depuis maintenant plusieurs mois par la CIA

36:45
Invité

cette utilisation des forces kurdes est-ce que vous pouvez juste nous en dire un petit peu plus est-ce que réellement les forces kurdes sont prêtes à avancer en Iran est-ce qu'elles en ont les moyens et est-ce qu'on ne risque pas de voir le conflit se généraliser en Irak où existe beaucoup de milices pro-chiite et pro-iranienne

37:06
Locuteur non identifié

ça va être toute la question puisque l'Irak a été le bastion de longue date de Qasem Soleimani qui avait été attaqué par cette frappe américaine à l'époque Trump avait dit nous tuons Qasem Soleimani pour ne pas avoir à faire la guerre derrière mais en réalité ce qui avait déjà été ciblé c'était véritablement l'axe de la résistance iranienne en Irak puisqu'il avait établi un certain nombre de réseaux et toute cette logique de fragmentation du Moyen-Orient en s'appuyant sur des communautés chiites qu'elles soient au Yémen au Liban en Irak ou même avec le Hamas avait véritablement été pensé et implémenté depuis l'Irak avec le général Qasem Soleimani donc on a un peu ce retour de l'histoire et la véritable question est-ce que les Kurdes vont revenir au secours des Américains après avoir été abandonnés par deux fois par Donald Trump lui-même qu'il s'agisse récemment de leur situation en Syrie où ils n'ont pas été soutenus face à Al-Shara et donc le président actuel qui a succédé à Donald Trump et qui a succédé à Bachar Al-Assad et en réalité dans l'imaginaire de Donald Trump il a deux modèles aujourd'hui quand il regarde cette région et quand il regarde l'Iran il a le modèle vénézuélien où globalement vous coupez la tête et vous appuyez sur un régime déjà en place avec qui vous pouvez établir d'abord un contact et ensuite gouverner et obtenir globalement ce que vous voulez en matière de prospérité économique puisque c'est un pilier extrêmement important pour Donald Trump et vous avez le modèle syrien où là la Turquie d'Erdogan avait soutenu de très longue date Al-Julani qui était initialement à la tête d'un mouvement djihadiste Al-Nosra et qui est allé jusqu'à Damas et donc le pari que fait potentiellement Trump en ce moment c'est de dire les Kurdes peuvent être notre nouveau Julani pour l'Iran

39:10
Invité

Est-ce que c'est réel ? Est-ce que vraiment il y a la possibilité pour les Kurdes qui ne sont pas si nombreux et qui ont des forces qui ne sont pas très bien équipées de rentrer en Iran ils y sont déjà pour une partie mais d'aller jusqu'à Téhéran pour prendre le pouvoir ça semble très fragile

39:27
Locuteur non identifié

C'est un pari extrêmement risqué d'autant que les Kurdes ont leurs propres aspirations nationales et on voit bien à quel point en Turquie en Syrie en Irak ou en Iran la question de leur souveraineté et de leur autodétermination existe depuis aussi longtemps que celle des Palestiniens dans cette région donc il est impensable qu'aujourd'hui Trump s'appuie sur Barzani et les Kurdes irakiens et imagine que ces derniers ne vont pas demander une propre territorialité et une propre reconnaissance donc nous ne savons pas à l'heure où nous parlons quel a été le deal et quelle a été la demande américaine et quel est le cahier des charges réellement des Kurdes mais c'est véritablement la partition qui est en train de se jouer aujourd'hui

40:13
Présentateur

Mais sur l'après-mort de Ramenei Donald Trump il évoque une solution politique intérieure est-ce qu'elle vous paraît possible et laquelle ?

40:22
Locuteur non identifié

Alors Donald Trump a dit plusieurs choses ce que nous pensions au départ c'est qu'il allait vers une solution en s'appuyant sur l'ancien régime ou certains membres du réseau proche de l'ayatollah d'autant que nous avons compris que l'information sur sa présence à cette réunion à laquelle Américains et Israéliens ont décidé de répondre par une frappe dite d'opportunité nous savons qu'il y a eu des contacts entre un certain nombre de personnalités proches de l'ayatollah qui ont été infiltrés tout à fait ils ont été infiltrés à un très très haut niveau ce que nous avons par ailleurs entendu dans les déclarations de Donald Trump hier c'est que le jour d'après n'est pas encore défini et que c'est bien pour ça que cette carte kurde si vous voulez a été sortie comme un moyen de mettre une forme de pression très certainement sur le régime actuel mais aussi de diversifier les possibilités de gouvernance de l'après-guerre

41:27
Présentateur

Mais ça veut dire que contrairement à Israël Donald Trump son but n'est pas de faire tomber le régime des Mollahs

41:34
Locuteur non identifié

Alors moi je suis plutôt convaincue que les positions idéologiques et stratégiques israéliennes et américaines ne sont pas les mêmes les deux pays peuvent s'allier et effectivement s'évertuer à créer une grande coalition contre l'Iran avec une planification à un très très haut niveau militaire et ce depuis plusieurs mois ça ne veut pas dire qu'ils ont les mêmes intérêts dans la région ça ne veut pas dire qu'ils regardent le monde de la même manière par ailleurs Israël a une proximité géographique réelle avec l'Iran ce qui n'est pas le cas des Etats-Unis et donc Israël voit dans l'Iran un risque existentiel et veut la fin de ce régime les Etats-Unis sont pris entre plusieurs options puisque Donald Trump a également des élections de mi-term ce qui arrive des élections de mi-mandat il ne souhaite pas que les démocrates l'emportent et donc toute sa rhétorique a été sur les dernières 24 heures d'expliquer aux Américains que l'Iran non seulement était un risque pour les intérêts américains et ses alliés dans la région incluant l'Europe mais au-delà de ça il a carrément annoncé que c'est un risque à sa propre vie puisque l'Iran aurait essayé de le tuer et donc vous avez

42:51
Invité

– En 2024 il y a eu un Iranien qui avait été arrêté en 2024 pour tentative d'attentat

42:56
Locuteur non identifié

– Tout à fait et donc cette rhétorique a été mise en place par la Maison-Blanche après un petit couac de communication lorsque Marco Rubio a dit que finalement les Américains avaient suivi les Israéliens depuis hier Donald Trump veut réaffirmer sa posture en disant que non il est le leader de cette opération d'où la frappe également navale qui a été extrêmement spectaculaire et qui a diversifié le front de la guerre non seulement aux frappes à Ariane mais aussi à la mer

43:25
Présentateur

– Juste on le précise c'est une frégate iranienne qui a été torpillée hier dans l'océan Indien au l'âge du Sri Lanka torpillée par les Américains l'Iran dit ce matin que les Etats-Unis regretteront amèrement je cite d'avoir coulé une frégate qu'est-ce qu'il faut tirer comme leçon de cet acte ?

43:43
Locuteur non identifié

– Il faut à mon avis l'inscrire dans cette stratégie américaine de vouloir mettre la pression maximale de montrer que ça n'était pas comme les Iraniens ont pu le penser un in and out à savoir que les Américains allaient venir pour 2-3 jours et repartir comme ils ont pu le faire au Venezuela et qu'ils étaient prêts à prolonger et à étendre ce temps de guerre et de violence tant qu'ils n'auraient pas en face de soi les bons interlocuteurs pour obtenir le deal du siècle et pour Donald Trump le deal du siècle c'est simple c'est un meilleur deal que ce que Obama a pu obtenir sur le nucléaire c'est la destruction aujourd'hui entière du programme balistique et c'est également des enjeux très très clairs en matière de naval avec cette question du détroit de Dormuz qui est extrêmement importante pour le commerce international pour les intérêts américains mais également pour la stabilité des pays du Golfe qui est aujourd'hui en première ligne dans ce conflit

44:43
Invité

On doit parler du Liban qui est aspiré dans le conflit par l'entremise du Hezbollah très présent des frappes israéliennes se multiplient des évacuations de villages au sud Liban ont été effectuées avec un déploiement des troupes au sol Est-ce qu'on est face à une occupation durable du Liban et avec une déstabilisation réelle et très menaçante de ce pays ?

45:12
Locuteur non identifié

Alors ce serait c'est l'inquiétude aujourd'hui de tous les Libanais et moi je pense j'étais au Liban encore en janvier début janvier et je peux vous dire que sur le plan visuel et infrastructurel le Hezbollah est beaucoup moins puissant et visible qu'il n'a pu l'être jadis on est clairement dans une phase d'affaiblissement de ce mouvement et de délitement pourquoi ?

puisque ça fait maintenant un an que les négociations pour le désarmement du Hezbollah avaient été entamées avec non seulement un début de désarmement dans le sud Liban mais un maintien de leur présence dans la Péka et ce que les dernières les cinq derniers jours nous ont montré c'est que le délitement du Hezbollah dans sa partie libanaise est tellement engagé qu'il y a eu une reprise en main de ce mouvement directement par les passes d'Aran et l'Iran et donc ce que nous avons depuis quelques jours c'est un affrontement entre Iraniens et Israéliens qui se joue sur le sol libanais et ça c'est extrêmement dangereux d'abord pour le peuple libanais puisque rappelons que ces frappes qu'elles soient à Dahye notamment Dahye c'est à 5 minutes de l'aéroport de Beyrouth c'est à 10 minutes du centre de Beyrouth et vous avez dès que vous sortez de cette région de Dahye où vous avez également des camps palestiniens vous avez l'entièreté de ce peuple libanais arménien chrétien grec orthodoxe qui vit à quelques minutes les uns des autres donc quand vous avez des bombardements à Dahye c'est pas le sud là-bas en lieu sud de Beyrouth on imaginerait que c'est à 40 kilomètres c'est à 3 minutes porte-à-porte du tissu social libanais et donc ce que vous avez comme à chaque fois qu'il y a une guerre malheureusement au Liban très très vite crise humanitaire vous avez eu des appels des Israéliens à quitter les villages notamment dans la région de la Beka donc au nord-est ces populations vont dans les villes où elles peuvent notamment à Beyrouth vous avez le début du crise humanitaire par ailleurs une frontière entre le Liban et la Syrie qui est extrêmement active puisque dès les premiers jours de bombardements israéliens et les premiers envois de missiles du côté du Hezbollah vous avez eu beaucoup de Syriens qui se sont précipités pour repartir en Syrie donc c'est vous dire aujourd'hui le niveau de tension que vous avez au Liban Beyrouth se réveille aujourd'hui sous les bombes et c'est un dramatique souvenir de 2006 parce qu'ils sont de nouveau pris en otage par le Hezbollah et on ne sait pas dire et on ne peut pas dire avec clarté que les actions israéliennes aujourd'hui pourront éliminer le Hezbollah qui est aussi une idéologie et qui n'est pas uniquement un mouvement Mais justement

47:58
Présentateur

Yasmina Asrarghiz vous qui connaissez extrêmement bien la région est-ce que l'opinion publique arabe elle comprend cette offensive ?

48:05
Locuteur non identifié

Alors l'opinion publique arabe elle est aujourd'hui sur pour moi elle est en train de vivre une transformation et une réunification puisque je n'ai jamais vu sur les dernières années un tel alignement des postures diplomatiques de Doha à Oman en passant par l'Arabie Saoudite en passant par Abu Dhabi en passant par le Liban et vous avez une posture souverainiste de ces états qui vous disent nous sommes des états-nations au titre de notre état-nation nous n'avons pas à nous faire attaquer par l'Iran par ailleurs on parlait du Liban le président et le premier ministre ont expliqué de manière extrêmement claire ça n'est pas au Hezbollah de déclarer la guerre contre quiconque c'est uniquement à l'état seul l'état peut déclarer une guerre contre un ennemi et donc vous avez une équation complexe entre du côté libanais encore une incapacité puisque si on veut véritablement que cet état libanais puisse exister et se défendre et protéger ses citoyens il faut investir dans son armée aujourd'hui il est compliqué de penser qu'Israël laisserait cette armée réellement acheter toute l'infrastructure dont elle a besoin pour défendre et sa population et se défendre des risques extérieurs et donc vous avez aujourd'hui des pays arabes qui veulent leur souveraineté qui veulent se défendre des risques de la région notamment iranienne ça veut dire excusez-moi

49:28
Invité

que l'Iran en frappant des cibles dans les monarchies du Golfe a fait une erreur d'analyse il pensait peut-être mettre la pression sur les monarchies du Golfe pour qu'elle-même fasse pression sur les Etats-Unis pour stopper la guerre en vérité c'est l'inverse qui est en train de se produire

49:46
Locuteur non identifié

c'est absolument l'inverse c'est la plus grande erreur stratégique que l'Iran a pu faire à mon avis dans les dernières années puisqu'ils avaient très bien joué leur partition pendant plusieurs années en essayant de se présenter au monde arabe comme étant les défenseurs de la solidarité islamique et les représentants d'un message humanitaire pour tous les musulmans et en réalité le pays qui est en train de taper en plein mois sacré du Ramadan l'entièreté de ces pays arabes c'est bien l'Iran et donc très naturellement ces pays non seulement se sont soudés alors on a vu l'Arabie Saoudite appeler extrêmement rapidement les Émirats alors que quelques semaines auparavant ils avaient eu une brouille diplomatique sur le dossier du Yémen on a vu différents pays se soutenir mutuellement le Qatar avec les autres avec Oman notamment puisque tous les deux ont été une forme de médiateur entre Iraniens et Américains et aujourd'hui si vous allumez même Al Jazeera qui est la chaîne donc Qataris basée à Doha le discours est le même l'usage de la force en cas de menace continue des Iraniens nous condamnons entièrement la posture iranienne qui nous a attaqué dans notre souveraineté sur Al Jazeera donc on voit bien qu'il y a un changement drastique de paradigme au sein même de ces capitales arabes qui sont en train de vivre probablement le moment de leur unification arabe depuis très très longtemps ça n'avait pas existé

51:17
Invité

– Dans ce contexte-là Emmanuel Macron a fait une allocution auprès des français pour expliquer pour faire de la pédagogie pour rappeler aussi la voix de la France qui est à mi-distance responsabilité première de l'Iran mais condamnation de ces infractions aux droits internationales comment vous jugez cette posture à double détente cette posture d'équilibre et concrètement est-ce que la France a encore une voix apportée au Moyen-Orient et est-ce qu'elle peut être entendue ?

51:46
Locuteur non identifié

– Alors au-delà d'une voix la France elle a un devoir elle a un devoir aux côtés de ses alliés auprès desquels elle a été engagée elle a un devoir de s'ancrer dans l'histoire et de ne pas la subir elle a un devoir d'être présente sur le terrain et de ne pas se réveiller lorsque les hostilités de part et d'autre en auront fini pourquoi ? parce que d'abord on a 400 000 ressortissants dans le Golfe on a encore deux otages bloqués en Iran nous avons des intérêts et des bases militaires qui ont été ciblées par les Iraniens et au-delà ça

52:19
Présentateur

– Est-ce qu'elle compte

52:20
Locuteur non identifié

encore la France dans la région ? – Une responsabilité morale à mon avis là où elle va compter et c'est ce qu'on va voir se jouer si l'Elysée prend une action s'engage dans ce sens ça va être la question du Liban est-ce qu'on va laisser le Liban est-ce qu'on va le laisser seul face aux actions du Hezbollah clairement pilotées par l'Iran et la tentative israélienne de venir régler le problème par une invasion par le Sud est-ce que l'on va laisser le Liban vivre encore un autre marasme humanitaire ou est-ce que la France peut les soutenir de manière préhentive cette fois et anticiper ce qui de toute façon est écrit

52:58
Présentateur

– Mais c'est-à-dire parce qu'au-delà des mots parce que ça Emmanuel Macron il a dit dans son allocution il a redit hier à Benjamin Netanyahou il était contre une offensive terrestre israélienne au Liban au-delà des mots il peut faire quoi ?

53:08
Locuteur non identifié

– Au-delà des mots au Liban vous n'avez plus de finule par exemple on peut très certainement mobiliser un conseil

53:13
Présentateur

– C'est la force des Nations Unies

53:14
Locuteur non identifié

– La force des Nations Unies d'observation entre Israël et le Liban et qui permettait d'avoir des yeux dans la région et une présence d'observation mais aussi d'action et de dissuasion aujourd'hui vous n'avez plus ce B.A.B.

donc il y a pas mal de choses à faire sur le plan de l'humanitaire on peut déjà réunir le conseil de sécurité de l'ONU voir ce qui est possible de faire puisque vous avez des agences par ailleurs même si la FI n'y est pas vous avez d'autres agences de l'ONU que ce soit l'UNICEF ou d'autres groupes UNHCR qui s'occupent des réfugiés qui sont présents vous avez énormément de choses qui peuvent être faites pour accompagner ces populations accompagner les civils parce qu'aujourd'hui l'urgence elle est humanitaire mais elle est également diplomatique qu'elle est le discours de la France nous n'avons pas encore entendu un discours ferme et précis sur le Liban qui est clairement en train de connaître des heures sombres et ces heures sombres vont s'accentuer sur les prochaines heures

54:09
Invité

– Yasmina Sargeïs vous publiez encore une fois le mirage de la paix ces mots sont importants et ça me permet de vous poser cette question est-ce que vous voyez dans cette guerre en Iran un tournant historique pour le Moyen-Orient ou bien hélas un nouveau soubresaut de cette histoire tragique qui l'enflamme régulièrement ?

54:29
Locuteur non identifié

– Alors je pense que sur le plan infrastructurel et militaire et même sur le plan du renseignement cette guerre est en train de monter de montrer au monde l'hyperpuissance à la fois américaine et israélienne et l'hyperpuissance de leur combo donc quand ils s'allient évidemment ils peuvent vous dire au millimètre près où est l'ayatollah où est son premier cercle et les frapper et les frapper donc de ce point de vue-là vous avez aujourd'hui une restructuration au Moyen-Orient qui se joue avec un nouvel ordre régional qui est celui du nouveau Moyen-Orient qui n'est pas une pensée qui vient aujourd'hui se jouer tout ça a commencé lors de la première administration de Donald Trump avec une véritable modélisation de ce que pourrait être un Moyen-Orient intégré à savoir un Moyen-Orient au sein duquel Israël serait reconnu à accepter de l'ensemble des pays et avec lesquels des capitales comme Riyadh ou Abu Dhabi pourraient travailler sans problème accord d'Abraham étendu pas nécessairement avec les grandes joutes diplomatiques qu'on a pu voir à la Maison-Blanche et des grandes cérémonies mais enfin ce que nous sommes en train de vivre ce sont les accords d'Abraham à grande échelle puisque ces pays sont en se protégeant en train de protéger aussi Israël puisque vous avez des interceptions sur le ciel même jordanien et d'autres capitales et donc vous avez une alliance sécuritaire autour du US-CENTCOM donc le centre de commandement américain et tous ces pays sont très très naturellement en train de se réorganiser autour de l'appareil militaire américain

56:07
Présentateur

Merci beaucoup Merci infiniment Yasmina Afrarguis pour votre éclairage On revoit votre livre Le Mirage de la Paix La Véritable Histoire d'Israël et des Pays Arabes C'est chez Passé Composé Merci infiniment Et la Une de la Voix du Nord Julien ce sont les municipales Tout autre sujet plus de 1200 bilans de maires passées au crible

56:25
Invité

Gros travail d'analyse de mes collègues à lire

56:27
Présentateur

Et on va revenir sur ces deux actualités L'Iran, les municipales c'est ce qui fait la Une de la presse régionale On va venir justement sur la Une de la presse régionale On va parler municipale dans quelques instants mais on a longuement parlé d'Iran et la presse régionale revient sur l'implication de la France dans ce conflit

56:58
Invité

Oui, la France dans la guerre titre aujourd'hui le Parisien et non la France entre en guerre C'est important à souligner car Emmanuel Macron a assuré entreprendre une stratégie strictement défensive en envoyant le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée pour soutenir les alliés de la France Le Dauphiné libéré a pu par ailleurs interviewer la ministre de la Défense Catherine Vautrin qui a expliqué l'engagement de la France auprès de ses partenaires au Moyen-Orient alors que le conflit pourrait s'enliser la ministre indique que les services de renseignement français sont en alerte maximale

57:28
Présentateur

Et pour les Français les conséquences se font déjà sentir

57:30
Invité

C'est l'angoisse à la pompe assure l'Alsace de son côté le courrier Picard appelle à la mesure et assure qu'aucune pénurie n'est prévue comme l'a expliqué hier le gouvernement alors que le prix du litre de diesel dépasse les 2 euros dans certaines stations le courrier Picard explique qu'il y a la peur du manque dans les prochains jours mais surtout qu'il y a la peur de la poursuite des hausses des prix

57:51
Présentateur

Et on va ouvrir notre page spéciale municipale dans quelques instants notre reportage au cœur de la campagne on sera à Limoges on ira voir également grâce à la presse régionale comment se passe la campagne dans différentes villes et on regarde justement la presse régionale qui fait ce matin beaucoup de unes sur cette question des municipales Rémi on commence par la une de Corse Matin

58:16
Invité

Effectivement Corse Matin revient sur le passé encombrant d'un candidat RN à Ajaccio Yann Fleurquin 35ème sur la liste Rassemblement National a écopé de 12 ans de réclusion pour l'homicide d'un marginal à Ajaccio en 2003 François Filoni la tête de liste assure qu'il ignorait le passé judiciaire de son colistier de son côté la voie du nord passe au crible plus de 1200 bilans de maires du nord de la France des mandats qui se sont déroulés au cœur des crises Covid de la guerre en Ukraine de l'inflation et des catastrophes climatiques et qui ont retardé de nombreux projets municipaux

58:51
Présentateur

Autre sujet les prochaines élections municipales doivent faire face Rémi au défi de la féminisation

58:56
Invité

C'est le sujet du jour dans Sud-Ouest car sur les 900 000 candidats en France 51,32% sont des hommes et 48,67% de femmes Alors pourquoi une telle différence ? Parce que dans 3 communes sur 4 ce sont des hommes en tête de liste sur les presque 50 000 listes déposées 37 633 sont conduites par un homme et seulement 12 265 par une femme Autre chiffre sur les quelques 900 000 candidats qui se présentent 574 400 appartiennent à une liste sans étiquette politique soit près de 2 candidats sur 3

59:28
Présentateur

Merci beaucoup Merci Rémi pour ces chiffres de la campagne et on entame ça y est elle est notre tour de France du jour de cette campagne des municipales pour tout comprendre des enjeux ville par ville on va rejoindre Vincent Coste Bonjour Vincent merci beaucoup d'être avec nous Bonjour Rémi Vous êtes journaliste au Midi Libre et du coup on va aborder deux sujets avec vous deux villes dans quelques instants on va parler de Nîmes mais on commence par Montpellier comment s'annonce le scrutin ?

59:53
Invité

Montpellier où le maire Michael Delafoy c'est candidat à sa propre succession candidat largement favori ainsi que l'indique l'ensemble des sondages en quête d'opinion publiés depuis le début de cette campagne avec environ entre 15 et 20 points d'avance sur sa principale rivale comme l'indiquent les sondages Nathalie Oziol pour la France Insoumise et derrière on retrouve quatre candidats l'humoriste Rémi Gaillard l'ancien maire Philippe Sorel le milliardaire et entrepreneur Moued Altrade et la candidate du Rassemblement National France Jamais quatre candidats qui se tiennent entre 8 et 10% donc dans la marge d'erreur pour accéder ou pas au second tour et les projections pour le second tour

1:00:41
Locuteur non identifié

suivant les cas de figures étudiées donnent pour l'instant Miquel Delafosse gagnant dans tous les cas de figures

1:00:47
Présentateur

Voilà pour Montpellier merci beaucoup Vincent on va passer dans la ville voisine notre département c'est Nîmes Nîmes c'est la plus grande ville détenue actuellement par les Républicains mais la droite par dispersée alors qu'elle détient la ville depuis 25 ans

1:01:01
Invité

Oui et ça pourrait devenir la plus grande ville détenue par un communiste puisque la gauche comme à Montpellier d'ailleurs avec la liste menée par Miquel Delafosse la gauche hors LFI s'est unie très rapidement mais c'est un communiste qui est tête de liste Vincent Bouget et lui aussi est donné en tête par les divers sondages publiés depuis le début de cette campagne il profite d'une division à droite le maire en sortant Jean-Paul Fournier ne se représente pas deux de ses anciens adjoints Franck Proust et Julien Plantier se présentent tous les deux et donc se partagent les voix une lutte fratricide à laquelle se mène également le candidat du rassemblement Julien Sanchez mais aujourd'hui ce qui n'était pas forcément envisageable à une époque il y a une option pour que une fenêtre pour que la ville de Nîmes revienne à gauche après plusieurs mandats de Jean-Paul Fournier maire emblématique UMP de la capitale du Gard

1:02:14
Présentateur

Merci Vincent Coste pour ce point sur les municipales à Montpellier et à Nîmes Merci Vincent Au public Sénat poursuit son tour de France des débats après Lille Biarritz Brest Rennes vous suivrez ce soir à 17h le débat entre les candidats à la mairie de Saint-Etienne Saint-Etienne où se joue la succession de Gaëlle Perdriot l'ancien maire incarcéré depuis janvier après sa condamnation à 4 ans de prison ferme pour chantage à la sex tape a été d'ailleurs remis en liberté hier sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès et à Saint-Etienne on retrouve Céline Hercia rédactrice en chef de TL7 la télévision locale de la Loire la chaîne qui propose donc un débat avec public sénat entre les candidats stéphanois ce soir quels sont les enjeux et les projections pour le second tour

1:03:00
Locuteur non identifié

C'est ici dans ce studio de TL7 que les 8 candidats à la mairie vont pouvoir confronter leurs idées et leurs projets ces élections municipales se jouent dans un contexte particulier pour la ville après trois années marquées par l'affaire judiciaire liée à l'ancien maire Gaël Perdriot un épisode qui a fragilisé la majorité municipale et profondément marqué l'opinion locale aujourd'hui beaucoup d'habitants parlent d'un besoin de stabilité et de confiance retrouvée la situation municipale stéphanoise est fracturée avec une majorité sortante divisée deux candidats issus du même camp de droite et du centre se disputent le siège de maire Marc Chassaud-Béné soutenu par des élus de l'équipe précédente et Siam Labiche adjointe jusqu'ici qui a décidé de se présenter sans étiquette face à eux plusieurs listes représentent les autres sensibilités politiques de la ville Régis Joannico candidat socialiste ancien député soutenu par une large coalition de gauche il désire reconquérir la mairie après plusieurs années sans majorité de gauche à droite pour les républicains on retrouve l'ancien député de la droite Dino Simieri il propose une liste d'alliance de droite autre candidat Eric Lejahouen soutenu par Horizon ancien patron du MEDEF de la Loire le rassemblement national est représenté par Corentin Jousserand une liste lutte ouvrière est menée par Romain Brossard et enfin une liste portée par Valentin Mercier proposée pour la France insoumise vous l'avez compris c'est un scrutin particulièrement ouvert pour les Stéphanois et les enjeux sont très concrets redynamiser le centre-ville gérer les finances locales améliorer les services publics la sécurité et l'attractivité économique mais aussi restaurer la confiance envers les institutions municipales après des épisodes qui ont profondément marqué les esprits nous donnerons 1h30 aux candidats pour débattre et convaincre

1:04:50
Présentateur

Merci beaucoup merci Céline d'avoir été avec nous et on le rappelle le débat TL7 public Sénat sur les candidats entre les candidats à la mairie de Saint-Etienne il est à suivre ce soir à 17h sur notre antenne et en plus des débats nous vous emmenons au cœur de la campagne dans les différentes villes-directions Limoges où la division touche autant la droite que la gauche ce qui rend l'élection incertaine bastion de gauche passée à droite en 2014 la ville pourrait à nouveau changer de couleur politique avec un insoumis qui espère bien arriver en tête de la gauche au premier tour Le reportage est signé Jérôme Rabier

1:05:24
Invité

Emile Roger Lamberti ne veut pas quitter la mairie de Limoges même lâché par son parti Les Républicains et une bonne partie de sa majorité qui souhaitait un renouvellement à 75 ans le maire repart en campagne

1:05:39
Locuteur non identifié

Il cible volontiers

1:05:53
Invité

celui qui veut prendre sa place à droite Guillaume Guérin et répond avec une verve intacte à ceux qui l'accusent de faire la campagne de trop

1:06:01
Locuteur non identifié

Il y a des saloperies qui me disent que je suis trop vieux et je me dis que pour servir les autres on n'est jamais trop vieux Je voulais transmettre à Guillaume Guérin en 2025 et il a refusé de prendre la fonction de maire jugeant qu'il devait la gagner et je lui avais dit que ça mettrait la droite et le centre en grande difficulté

1:06:24
Invité

et en séparation Celui qui a ravi la ville OPS en 2014 après 102 ans à gauche jure d'aller au bout de sa démarche y compris au second tour Face à lui Guillaume Guérin joue la carte de la jeunesse et du renouvellement Déjà président de la métropole il veut désormais prendre l'hôtel de ville En meeting il fait entendre ses griefs envers le maire sortant Je lui en veux sur un plan humain parce que son investiture de 2014 il me la doit l'organisation de sa campagne de 2014 et de 2020 il me les doit et je regrette que les choses se soient passées de la sorte Investi par les LR il défend aussi un rassemblement plus large y compris avec l'ancienne équipe Force est de constater que sur 15 adjoints de la majorité 12 sont partis avec moi donc je suppose qu'eux-mêmes ont constaté que j'étais le vote utile je fais en sorte de rassembler très au-delà de ma seule étiquette politique je crois qu'on le montre parce qu'on va du PRG à LR en passant par tous les partis si la droite si la droite est profondément divisée avec en plus une liste centriste menée par un ancien adjoint au maire la gauche n'est pas plus unie député LFI Damien Maudet est à la tête d'une alliance des écologistes et des insoumis ce jour-là avec une colistière infirmière libérale il va chez une patiente parler de son projet sur la santé

1:07:44
Locuteur non identifié

alors du coup vous connaissez Sophie depuis combien de temps ? presque presque 10 ans

1:07:50
Invité

les insoumis peuvent rêver d'être en tête de la gauche au premier tour mais une alliance est loin d'être acquise avec le PS

1:07:57
Locuteur non identifié

on a une grande difficulté c'est qu'en Haute-Vienne le parti socialiste est sans doute un des partis socialistes les plus on va dire recroquevillés sur lui-même de toute la France qui est sur une ligne plutôt Hollande-Gluxmann d'ailleurs François Hollande est venu mais nous on le dit une fois en tête on appellera les socialistes à venir pour faire une fusion au second tour et or on regrette que le parti socialiste soit incapable de se positionner sur le second tour aujourd'hui

1:08:23
Invité

pour le parti socialiste Thierry Miguel revendique lui aussi l'union avec le parti communiste et place publique chef de file de l'opposition il veut redonner à l'ancienne capitale de région son dynamisme le commerce on a beaucoup d'idées donc voilà pour vous aider en tout cas pour faire en sorte d'améliorer le centre-ville mais Thierry Miguel le sait comme pour la droite seule une alliance de second tour permettra à la gauche de l'emporter je prendrai mes responsabilités au soir du premier tour pour faire en sorte que Limoges revienne à gauche parce que je ne veux pas simplement pour dire qu'elle revient à gauche mais pour être au service des habitantes et des habitants de Limoges oui donc il faudra du dialogue il faudra du compromis mais sur la base des valeurs qui sont les miennes à savoir les valeurs républicaines très affirmées le résultat s'annonce très serré et avec un rassemblement national qui espère aussi passer la barre des 10% cinq candidats pourraient se maintenir au second tour rendant tout pronostic incertain

1:09:18
Présentateur

et on regarde ensemble la liste de l'ensemble des candidats à la mairie de Limoges et on le rappelle le premier tour de cette élection municipale aura lieu dans 10 jours ce sera le dimanche 15 mars et on va revenir sur les Limoges sur la ville de Nice sur les enjeux de cette élection bonjour Brice Socol merci d'être avec nous politologue essayiste co-auteur de ce livre avec Frédéric David on va le voir l'écharpe et les tempêtes face aux mers la défiance inattendue c'est aux éditions de l'aube Jean-Baptiste Forêt bonjour merci Jean-Baptiste d'être là rédacteur en chef délégué à la Gazette des communes vous avez écrit un autre livre ça s'appelle les frères ennemis de la côte ça parle évidemment du duel entre Christian Estrosi et Éric Ciotti on va y revenir il y avait un débat hier c'est aux éditions plomb un mot sur Limoges on vient de voir qui pourrait du coup rebasculer rechanger de couleur politique repasser à gauche mais pour ça il faudrait que l'EPS et que la France Insoumise s'allient ça fait partie des enjeux politiques de ces élections Brice Socol ces duels entre LFI et l'EPS qui pourraient déboucher sur des alliances ou pas ?

1:10:22
Invité

évidemment c'est un des enjeux de second tour pour la gauche ce qu'on appelle la gauche plurielle Limoges est très particulière Limoges a été socialiste de 1912 à 2014 la droite l'a emporté de 600 voix en 2014 a été réélu en 2020 c'est une ville intéressante parce qu'en fait vous savez c'est la Haute-Vienne en Haute-Vienne il y a juste neuf quartiers prioritaires de la ville ça s'appelle les QPV et ces neuf QPV sont dans la ville de Limoges donc c'est une ville qui sociologiquement est à gauche aujourd'hui elle est pilotée par un maire de droite un président d'agglomération de droite qui se divise à l'approche de ces élections municipales et donc Limoges fait partie de ces villes que la gauche pourrait en effet reconquérir la condition c'est qu'il faudrait une union des gauches au second tour et c'est vrai que dans le contexte actuel depuis notamment les discussions budgétaires depuis la dissonance entre LFI et le parti socialiste il y aura débat il y aura débat pour ce second tour François Hollande est venu soutenir le candidat socialiste je crois que M.

Glucksmann vient demain soutenir le candidat socialiste avec des positions très claires pas d'alliance au second tour avec LFI voilà tout l'enjeu pour la gauche s'ils souhaitent prendre cette ville c'est une alliance au second tour dans quelles conditions c'est à eux de répondre et aux électeurs de répondre dans les prochains jours Jean-Baptiste Oui alors c'est un éléphiste pas comme les autres en fait qui est chef de file de la France Insoumise à Limoges c'est un ancien collaborateur de Ruffin donc il incarne une ligne qui n'est pas exactement celle de Jean-Luc Mélenchon mais c'est peut-être lui qui pourrait rapporter le plus beau trophée au parti parce que Limoges est quand même une grande ville c'est la Jérusalem du socialisme quand même une ville très très très très emblématique donc c'est une ville dont on parle pas tellement dans ses municipales mais qui pourrait sortir du chapeau au dernier moment en faveur de Jean-Luc Mélenchon

1:12:23
Présentateur

Et du coup si la gauche l'emporte ça veut dire que la droite la perd la droite elle joue aussi gros dans ses municipales Brice Sokal

1:12:31
Invité

Alors la droite vous parlez des républicains les républicains jouent très gros vous voyez bien les républicains sont dans une position aujourd'hui plutôt de faiblesse ils risquent de perdre on en parlait vous en parlait tout à l'heure à l'antenne la ville de Nîmes Nîmes qui est la ville que possèdent les républicains de plus de 100 000 habitants il y a une division de la droite là aussi comme à Limoges et Nîmes comme Limoges pourrait basculer en effet à gauche Nîmes au parti communiste une alliance un peu large mais avec un dirigé par le parti communiste et puis Limoges juste pour revenir sur les moches un instant il y a trois députés vous savez dans le département et il y a deux députés et les filles un député socialiste donc il y a tout ça pour vous dire que sociologiquement c'est quand même très très à gauche Nîmes c'est un peu différent même si Nîmes a déjà été communiste mais encore une fois les républicains aujourd'hui sont plutôt dans une position de faiblesse et quand on va faire le bilan de ces élections municipales si jamais ils perdaient Nîmes ils perdraient leur principale ville de plus de 100 000 habitants

1:13:27
Présentateur

On va parler d'une autre ville et un autre duel hier soir avait lieu sur France 3 le premier débat entre les candidats à la mairie de Nice donnant lieu à un affrontement entre les deux frères ennemis le maire sortant Christian Estrosi son rival autrefois allié Eric Ciotti regarde un extrait

1:13:43
Invité

Le Conseil d'Etat a tranché l'extrême droite l'ERN est incarné par M. Ciotti aujourd'hui j'incarne Nice comme je l'ai toujours incarné au centre à droite je suis gaulliste et niçois il a été estrosiste il a été sarkoziste il a été filoniste il a été voquériste il a été pécréciste il est aujourd'hui le péniste qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? Vous l'avez été avant moi le péniste aujourd'hui j'ai même été loin de votre rencontre avec M. Jean-Marie Le Pen dans une chambre d'hôtel d'hôtel Mercure à Marseille

1:14:15
Présentateur

Jean-Baptiste je le disais vous avez publié Les frères ennemis de la côte c'est un petit peu l'illustration de votre livre ce qu'on vient de voir ce duel entre eux et Christian Estrosi Eric Ciotti qui on le rappelle il y a encore quelques années

1:14:29
Invité

étaient des alliés Oui c'est ce qui est assez savoureux dans ce combat c'est que c'est une guerre interne à la droite c'est ce qu'il y a de pire finalement les violences intrafamiliales en politique on assiste à une guerre civile au sein de la droite dure avec un Christian Estrosi Eric Ciotti l'a rappelé de manière très très fiéleuse qui à un moment a quand même été tenté par une alliance avec le Front National à l'époque au moment des régionales de 1998 donc il y a toujours des allers-retours entre la droite et l'extrême droite à Nice et c'est ce qui rend cette ville très intéressante c'est le laboratoire de ce qu'Eric Ciotti appelle l'union des droites avec évidemment un combat de frères ennemis entre deux personnages qui se connaissent par cœur qui ont quand même mené tous les combats électoraux à Nice mais aussi dans l'arrière-pays pendant 20 ans donc ils ont des dossiers longs comme le bras l'un sur l'autre et la campagne de ce point de vue-là nous réserve sans doute encore pas mal de surprises

1:15:25
Présentateur

Oui effectivement il y a plusieurs questions autour de Nice alors d'abord on va voir le sondage le dernier sondage sur la ville de Nice qui donne pour le moment Eric Ciotti vainqueur ça veut dire que Christian Estrosi ça va être un test pour lui de savoir si le front républicain marche encore

1:15:42
Invité

Absolument en fait c'est une élection très importante dans la perspective des présidentielles parce qu'en principe on fait campagne sur évidemment un bilan et sur un programme quand on regarde les programmes de l'un et de l'autre Christian Estrosi on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir oeuvré par exemple sur la sécurité je crois qu'il y a d'ailleurs un hôtel de police qui est en train d'être construit très très tôt il a investi sur la sécurité donc c'est pas un thème différenciant c'est pas sur le tourisme c'est pas sur l'attractivité de la ville la différence elle est vraiment stratégique et politique vous avez d'un côté un candidat qui représente ce qu'on appelait avant cette droite républicaine vous aviez le RPR et BUDF droite centriste incarnée par Christian Estrosi et de l'autre côté vous avez cette nouvelle droite incarnée ici par M.

Ciotti qui est une droite qu'on qualifie aujourd'hui de souverainiste nationaliste donc c'est intéressant parce que en fait c'est une deux visions stratégiques des droites ou de la droite que l'on pourrait retrouver à l'élection présidentielle donc ce scrutin il n'est pas anodin c'est d'abord un scrutin non pas que local mais c'est un scrutin stratégique et national pour la droite

1:16:52
Présentateur

il y a aussi alors il y a deux visions politiques mais c'est aussi Jean-Baptiste et vous avez longuement étudié la question là on est aussi dans un affrontement personnel

1:17:01
Invité

on est dans un mano à mano permanent c'est-à-dire que moi on m'a raconté que dans les clots de boules qui sont des nids de voix à Nice quand Christian Estrosi arrive on sort le portrait de Christian Estrosi Eric Ciotti arrive dix minutes plus tard on sort le portrait d'Eric Ciotti ça fonctionne de cette façon-là Eric Ciotti fréquente beaucoup les enterrements parce que c'est quand même un électorat aussi parfois les personnes âgées et il lui arrive de planter des banderies contre son meilleur ennemi devant le cercueil du défunt c'est pour vous dire jusqu'où va cette haine ancestrale ce qui est intéressant sur le plan national c'est quand même vous le disiez c'est que Nice est quand même le symbole de cette droite écartelée depuis 2017 entre Emmanuel Macron qui a choisi Christian Estrosi il était le premier à droite à opter pour Emmanuel Macron il a beaucoup de flair Christian Estrosi c'est un animal politique il ne faut surtout pas

1:17:55
Présentateur

même s'il a dit hier je ne suis pas macroniste

1:17:57
Invité

oui alors bon il a un petit peu changé de perspective avec l'évolution politique comme beaucoup d'autres comme Édouard Philippe par exemple qui est son chef de file à Horizon et puis de l'autre côté on a Eric Ciotti qui s'est fiancé en 2024 avec Marine Le Pen et à ce moment-là Eric Ciotti il était extrêmement seul c'est-à-dire que la seule qui l'a suivie dans l'aventure de cette alliance avec le RN c'est la députée locale Christelle Dintorni qui avait déjà un pied et quatre orteils au Rassemblement National mais depuis il ne cesse de marquer des points c'est-à-dire ce qu'on appelle le Front Républicain aujourd'hui le cordon sanitaire il est en train de sauter toutes les dix-aux-hôtes on a vu la semaine dernière François Fillon poser au restaurant à Nice avec Eric Ciotti ce qu'on appelle les cartes postales en politique on a vu Guy Drude venir soutenir ancien ministre chiracien ancienne gloire de l'athlétisme français venir soutenir Eric Ciotti et il marque des points aussi sur le plan local puisqu'on voit beaucoup de notables se rallier à la candidature d'Eric Ciotti le président du club de foot Jean-Pierre River de l'OGCN l'ancien bâtonnier le patron des patrons et ça c'est quand même le signe peut-être que le vent tourne à Nice ce qui est intéressant c'est en effet c'est le second tour c'est voir ce que vont faire les socialistes parce que est-ce qu'on va être de nouveau dans un front républicain ou pas c'est-à-dire que là aussi le parti socialiste en tout cas ses électeurs vont être déterminants dans le second tour c'est une on s'aperçoit que dans les principales métropoles françaises l'enjeu est un enjeu de second tour voilà que ce soit pour les candidats de droite ou pour les candidats de gauche il y a un vrai continuum entre le premier tour et le second tour donc ça va être intéressant Nice est intéressant je pense que c'est pas du tout perdu pour Christian Etrosy même si on peut considérer qu'il y a une dynamique il y a une partie des électeurs de droite qui aujourd'hui vont vers l'extrême droite mais ce qui est intéressant c'est comment vont se reporter les voix au second tour et c'est pareil à Paris c'est pareil à Marseille c'est pareil à Nice c'est pareil à Toulouse dans toutes ces grandes métropoles les seconds tours vont être déterminants

1:20:04
Présentateur

mais est-ce que sur le plan national si jamais Eric Ciotti gagnait ce serait aussi une forme de validation de sa stratégie la preuve que l'électorat autrefois LR va de plus en plus vers le rassemblement national même s'il n'a pas l'étiquette rassemblement national Eric Ciotti mais quand même

1:20:22
Invité

oui je crois qu'il a passé une sorte de contrat implicite avec Marine Le Pen en 2024 il a obtenu un groupe parlementaire mais la contrepartie c'est quand même de ramener la ville de Nice dans l'escarcelle du rassemblement national ce serait une première une grande ville comme Nice et ça fonctionne plutôt bien ce schéma là à Nice parce qu'il n'y a jamais eu de frontière très très étanche de mur de Berlin entre la droite et l'extrême droite le maire emblématique de Nice Jacques Médecin disait qu'il était d'accord à 99,9% avec Jean-Marie Le Pen pourtant il était UDF puis RPR donc ça fait partie des mœurs en même temps si je puis dire c'est une ville qui comme toutes les grandes villes a vu des afflux de population a vu un certain nombre de bobos pour faire très très vite rejoindre le centre-ville et Christian Istrosi il sait y faire c'est un formidable animal politique qui pousse toutes les couleurs de l'arc-en-ciel donc il peut être gay friendly dans le quartier Homo il peut aller voir les gens dans les cités il peut grappiller beaucoup de voix entre les deux tours donc la partie est loin d'être gagnée pour Eric Ciotti la vraie question c'est est-ce que les électeurs vont voter pour un bilan et un projet ou est-ce que les électeurs vont voter dans la perspective d'une stratégie nationale en fait c'est eux qui vont avoir la réponse sachant que d'habitude dans le cas d'une élection municipale à 80% on vote sur le bilan et sur le projet et sur un contexte local et nous on a démontré dans les livres avec Frédéric Daby que pour la première fois sur ces élections municipales il y aurait un petit vote national et il y aurait une répercussion du national sur le local et même parfois dans certains quartiers de l'international sur le local néanmoins je pense que la majorité de nos concitoyens qui vont aller voter pour les municipales vont voter sur des thématiques locales

1:22:10
Présentateur

Et justement vous parlez de l'international Brice Socol et vous le dites aussi dans votre livre c'est la première fois que les enjeux internationaux sont autant imbriqués dans une campagne municipale et sont indéterminants du vote

1:22:24
Invité

Ce sera indéterminant du vote dans certains territoires on voit bien dans les métropoles on voit bien dans les quartiers populaires on voit bien depuis 2024 depuis les élections européennes les élections législatives voilà qui sont arrivées en 2024 également on voit bien que certains partis politiques et les filles pour ne pas le citer ont voulu apporter sur le territoire national un débat qui était le débat israélo-palestinien sur le territoire national et l'ont utilisé et l'ont transposé et l'ont utilisé Là on voit bien que cette crise iranienne peut-être aura des conséquences sur le pouvoir d'achat des français et donc oui et on voit bien qu'une décision qui est prise à la Maison Blanche a des conséquences sur le quotidien c'est-à-dire que en fait l'international est rentré dans la cuisine de chacun et donc l'international impacte aussi la manière évidemment il y aura les municipales il y aura les présidentielles mais la manière dont on va voter il y aura un impact forcément soit un impact lié à l'idéologie soit un impact lié aux conséquences économiques Jean-Baptiste par exemple à Nice pour citer un cas que je connais bien ce sera une donnée assez fondamentale puisque Christian Estrosi est un supporter inconditionnel d'Israël de Netanyahou il a affiché les drapeaux d'Israël pendant très très longtemps ça a été retoqué finalement par le préfet mais il a eu des manifestations sous les grilles de sa mairie de LFI donc en fait l'un des calculs d'Éric Ciotti c'est d'essayer d'éviter ce front républicain c'est d'essayer d'éviter que ces quartiers de Nice ces quartiers populaires de Nice qui partagent pas du tout les vues de Christian Estrosi sur Israël votent pour Christian Estrosi ça sera une donnée assez fondamentale du vote à Nice la question israélo-palestinienne

1:24:12
Présentateur

Mais est-ce que le fait que le conflit au Moyen-Orient se soit déclenché à deux semaines du premier tour est-ce que ça peut changer le vote des Français ou ça restera un vote local qui ne tiendra pas qui ne sera pas forcément modifié par cet enjeu international

1:24:28
Invité

Les élections municipales ne sont pas des élections de dégagisme 85 à 90% des maires sont réduits Néanmoins vous le voyez bien sur les principales métropoles françaises l'impact du national est l'impact de l'international On voit bien que dans certains quartiers populaires le vote en faveur des Léfi est un vote communautaire et un vote lié à l'actualité au Moyen-Orient On le voit aussi dans les métropoles auprès d'une partie de la jeunesse qui vote à gauche ou très à droite Donc oui ça a un impact Après je pense que la guerre en Iran qui s'est déclenchée il y a quelques jours n'aura pas forcément une conséquence immédiate sur ce scrutin Elle aura peut-être des conséquences économiques qui vont impacter les prochaines élections présidentielles Oui je ne pense pas que ça impacte considérablement le scrutin municipal

1:25:18
Présentateur

Même si les Français vont voir peut-être dans les prochains jours les prix à la pompe augmenter ça ne changera pas leur vote

1:25:27
Invité

Jean-Baptiste Je ne suis pas sûre qu'ils fassent le lien avec les élections municipales Le risque c'est avant tout une forme de désintérêt ou d'indifférence Est-ce que Donald Trump n'a pas finalement tué les élections municipales parce que c'est ça la question qui peut être posée Le risque c'est que ce scrutin passe totalement au second plan et on voit un certain nombre de sondages qui donnent quand même une abstention assez forte elle sera sans doute quand même un petit peu plus élevée que la dernière fois c'était difficile de faire pire souvenez-vous Un peu moins élevée

1:25:58
Présentateur

du coup l'abstention

1:25:58
Invité

On est à peu près à 40% d'abstention En 2020

1:26:02
Présentateur

on était sous Covid

1:26:03
Invité

La dernière fois oui et puis en plus c'était quand même très très particulier c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe avaient décrété la fermeture des écoles des bars et des restaurants mais on pouvait aller voter donc les gens ne comprenaient rien et pour la plupart ils sont restés chez eux sur les thématiques des municipales on le voit bien avec Frédéric Dhabi et l'IFOP les principales thématiques aujourd'hui évidemment c'est l'insécurité en un deux qui est vraiment une thématique très forte ce sont les services publics et plus particulièrement la santé 85% du territoire national est un désert médical et ça les Français le rapport à la santé est un rapport très important et le troisième sujet qui monte depuis un an un an et demi porté par François Bayrou porté par les discussions budgétaires etc c'est le sujet de la dette parce que les Français se rendent compte qu'en fait un ils vont devoir tous payer la dette et deuxièmement ça peut impacter leur quotidien parce que les collectivités locales qui dépendent à 85% des dotations des subventions de l'Etat pourraient voir limiter leur investissement donc les Français ont conscience de tout ça et puis un dernier thème en creux qui est pour nous on appelle ça le thème caché c'est le logement le logement est un des thèmes aussi prioritaires des Français pour ces élections municipales

1:27:09
Présentateur

merci beaucoup vous m'avez dit je voulais dire un un non non non merci on va regarder votre livre revoir votre livre les frères ennemis de la côte sécher plomb ce duel Christian Estrozi Eric Ciotti et Brice Socol on sent beaucoup d'amour entre eux rien que sur la couverture et vous Brice Socol c'est l'écharpe et les tempêtes face au mer la défiance inattendue c'est aux éditions de l'Aube qu'a écrit avec Frédéric Dhabi merci à tous les deux merci à tous d'avoir été avec nous à 17h vous suivrez donc le débat entre les candidats à la mairie de Saint-Etienne et nous on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat