Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président de l'Angola, João Lourenço.
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« Nous avons renouvelé l'accord général de coopération qui nous liait depuis 1982. »
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« Un accord avec un financement de l'Agence française de développement de 4 millions d'euros pour renforcer notre partenariat pour la préservation de la biodiversité. »
- 3:30Emmanuel MacronChiffre
« Un mémorandum d'entente sur un projet d'irrigation pour renforcer la sécurité alimentaire avec un prêt de l'AFD de 100 millions d'euros. »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« Plus de 430 millions d'euros de contrats et d'investissements qui sont signés, concrétisés dans le cadre de cette visite d'Etat. »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« La France est le premier investisseur en Angola. »
- 5:30Emmanuel MacronFait
« Nous avons convenu d'un travail conjoint ensemble, mais également de poursuivre la meilleure représentation de l'Afrique dans toutes les instances, et en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies. »
- 7:00Emmanuel MacronFait
« La France aura en 2026 la présidence du G7. »
- 8:30João LourençoFait
« On m'a attribué la plus haute distinction de l'Etat français. Il m'a été décerné l'ordre d'Officier de la Légion d'honneur française. »
- 9:00João LourençoFait
« Nous avons manifesté notre intérêt commun de renforcer les liens d'amitié et de coopération dans pratiquement tous les domaines des économies de nos deux pays. »
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[...] Merci beaucoup.
Monsieur le Président, cher João, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames les ambassadrices, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités. C'est avec un très grand plaisir que je vous accueille aujourd'hui à Paris pour cette visite d'État, près de deux ans après ma visite à Luanda de mars 2023. Depuis votre première visite officielle en 2018, nous avons ouvert la voie à un renforcement spectaculaire de notre partenariat bilatéral dans de nombreux domaines : l'agriculture, la défense, le spatial, l'éducation, la culture, l'enseignement supérieur, la santé humaine et animale, le sport.
Et je pourrais prolonger cette liste. Aujourd'hui, Monsieur le Président, nous posons des actes forts. Nous avons renouvelé l'accord général de coopération qui nous liait depuis 1982.
C'est un symbole important en cette année où l'Angola célèbre le 50ᵉ anniversaire de son indépendance. Nous nous sommes aussi engagés à renforcer nos consultations politiques pour mieux faire face ensemble aux enjeux globaux, internationaux et régionaux. Plusieurs accords viennent densifier et diversifier ce partenariat.
Je ne les citerai pas tous, mais simplement quelques uns. Un accord dans le domaine de l'enseignement supérieur, de la science et de la technologie et de l'innovation pour renforcer nos partenariats de recherche, un accord avec un financement de l'Agence française de développement de 4 millions d'euros pour renforcer notre partenariat pour la préservation de la biodiversité et la promotion des aires protégées, entre autres pour sauvegarder l'antilope géante, la Palanca Negra Gigante, qui est l'emblème national angolais et qui est menacé d'extinction. Nous avons également signé un mémorandum d'entente sur un projet d'irrigation pour renforcer la sécurité alimentaire avec un prêt de l'AFD de 100 millions d'euros qui s'inscrit dans le cadre du développement de notre partenariat agricole et enfin, nous nous sommes engagés à renforcer notre coopération de sécurité intérieure pour lutter contre l'immigration irrégulière, le terrorisme, la criminalité transnationale et les trafics.
Notre discussion a été très riche et a couvert beaucoup de domaines et je n'oublie pas non plus la francophonie, cher João. Trois mois après votre entrée dans la grande famille francophone à Villers-Cotterêts, et alors que plus de 4 millions d'Angolais parlent notre langue, vous pouvez compter sur notre soutien pour l'ouverture dans les deux prochaines années des deux nouveaux lycées Eiffel qui dispensent un enseignement scientifique bilingue d'excellence et pour le programme angolais de généralisation de l'enseignement français dès l'école élémentaire. Nos liens économiques sont en pleine expansion aussi, et vous serez demain dans un forum économique avec le Medef international.
La France est le premier investisseur en Angola et votre visite permet de faire avancer dans de nombreux domaines nos projets. L'achat d'un satellite d'observation de la Terre avec l'implication d'Airbus Defence and Space et la Société Générale, projet qui démarre un programme plus large dans le spatial, projet porté par Suez qui renforcera l'accès à l'eau à Luanda pour 3 millions d'habitants, engagements dans le domaine de la santé avec la construction d'un hôpital ophtalmologique et la grande maternité de Luanda, et je me réjouis aussi que Météo France Internationale puisse renforcer son partenariat avec son homologue angolais, [INAUDIBLE]. Au total, ce sont plus de 430 millions d'euros de contrats et d'investissements qui sont signés, concrétisés dans le cadre de cette visite d'Etat.
Et nous voulons aller plus loin encore dans le domaine de l'agriculture, des infrastructures ou des minerais critiques. Notre échange a permis également de revenir sur le corridor de l'hôpital aux infrastructures ferroviaires et routières cruciales pour toute la région qui relie la Zambie et la RDC à l'océan Atlantique en traversant l'Angola. Les entreprises européennes, dont une grande entreprise française, représentent la vaste majorité des investissements réalisés sur ce corridor.
Et la France et l'Union européenne se tiennent à vos côtés pour ce projet majeur. Nous avons pu revenir également sur nos grands sujets de coopération régionale et globale : la biodiversité, les océans, la forêt et j'ai pu évoquer la conférence des Nations Unies qui se tiendra en juin à Nice, également le sommet pour l'intelligence artificielle du 10 et 11 février prochain, où la France souhaite ardemment que l'Afrique soit au coeur des préoccupations et surtout notre agenda croisé puisque dans quelques semaines, vous prendrez la présidence de l'Union Africaine et je vous souhaite tout le succès requis. Et la France aura en 2026 la présidence du G7 et nous avons convenu d'un travail conjoint ensemble, mais également de poursuivre la meilleure représentation de l'Afrique dans toutes les instances, et en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies.
Plus largement, c'est l'agenda du Pacte de Paris pour les peuples de la planète dans lequel nous nous retrouvons, réforme des instances multilatérales de financement et plus grande efficacité que vous promouvez. Enfin, je veux saluer votre rôle, monsieur le président, en faveur de la paix en Afrique. Nous avons évoqué la crise des Grands Lacs et nous y reviendrons.
La France soutient votre investissement sans relâche dans le cadre du processus de Luanda. La priorité en effet, dans les Grands Lacs doit aller au dialogue et la recherche d'une paix durable dans le respect de l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo. La dynamique de paix que vous avez initiée doit se poursuivre et ensemble, nous appelons solennellement à la reprise des discussions au plus haut niveau.
La France, en tant que partenaire proche, entend soutenir cette médiation et ces initiatives de paix. Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je souhaitais ici rappeler à l'issue de notre entretien élargi, avant que nous poursuivions en tête à tête et avant un programme extrêmement dense qui vous attend aussi bien cet après-midi, ce soir au dîner d'Etat que demain, avec plusieurs rencontres économiques. Merci, Monsieur le Président, d'être en France pour cette visite d'Etat et merci de ce partenariat encore plus resserré que nous avons acté ensemble.
Merci beaucoup au Président Emmanuel Macron. Bonjour, bonne après-midi à toutes les personnes présentes, membres du gouvernement français et membres du gouvernement angolais, chers journalistes. Comme vous le savez, nous nous trouvons sur le territoire français et nous allons réaliser, nous réalisons une visite d'Etat qui donne suite à la visite qui a eu lieu en 2018.
Le Président Emmanuel Macron effectuer une visite officielle en mars 2023 dans notre pays. J'aimerais commencer par remercier la façon très amicale, accueillante, fraternelle par laquelle nous avons été accueillis en France depuis que nous sommes arrivés. Et surtout, nous aimerions remercier la surprise qui m'a été faite ce matin.
Effectivement, on m'a attribué la plus haute distinction de l'Etat français. Il m'a été décerné l'ordre d'Officier de la Légion d'honneur française. Et cela est quelque chose qui ne faisait pas partie du programme.
Le Président, cependant, Emmanuel Macron, m'a réservé cette agréable surprise. Et donc cette médaille très importante de l'Etat français m'a été décernée. Il ne fait aucun doute que cela s'inscrit dans l'importance de renforcer notre relation de coopération, d'amitié entre nos deux pays, nos deux États, nos peuples, le peuple angolais et le peuple français.
Ce matin, Nous avons eu une réunion de travail entre les deux délégations du gouvernement et nous avons discuté de l'état de nos relations bilatérales tel que cela vient d'être décrit de façon très détaillée par Monsieur le Président Emmanuel Macron. Mais nous avons également eu l'occasion de discuter de l'agenda international, les grands événements qui ont lieu dans le monde aujourd'hui et qui, d'une façon ou d'une autre, finissent par avoir un impact sur nos pays respectifs. Concernant concernant les questions bilatérales, je ne vais pas entrer dans les détails, mais j'aimerais dire que nous avons manifesté notre intérêt commun de renforcer les liens d'amitié et de coopération dans pratiquement tous les domaines des économies de nos deux pays.
L'Angola a une fois de plus affirmé auprès des autorités françaises son intérêt à ce que nous développions la coopération dans le domaine de l'agriculture, du tourisme, de la santé, de l'enseignement supérieur, et des ressources en minerais, pétrole, gaz, et autres minerais, secteur dans lequel les investisseurs français pourront identifier ce qu'ils aimeraient développer, et le secteur de la marine marchande est également un élément important en matière de défense et sécurité intérieure, de façon générale, le secteur également des eaux et de l'énergie. Concernant les eaux, l'investissement du groupe Suez, est déjà une réalité pour faire en sorte que Luanda, la capitale d'Angola, puisse disposer davantage de ressources en eau pour approvisionner au moins 3 000 000 de citoyens dans la ville de Luanda. Dans le secteur de l'énergie, nous avons invité les investisseurs français à n pas perdre l'opportunité d'investir dans des lignes de transmission d'énergie électrique, surtout vers les pays voisins partageant une frontière avec l'Angola afin d'approvisionner la région de SADEC, Zambie, République démocratique du Congo.
Nous avons également invité la France et les investisseurs français à s'intéresser à ce que nous allons… Aux conditions que nous allons… Assurer concernant la concession du port de Caio et notamment la région de Cabinda, et compte tenu qu'il n'est pas possible de parler de tout, nous avons surtout concentrer nos efforts sur ces éléments que je viens de citer et l'intérêt réciproque. La partie française est intéressée à continuer à investir en Angola et l'Angola, dans la limite de ses capacités, le fera également ici sur le territoire français. Nous avons parlé des conflits qui, malheureusement, sont observés dans le monde.
Les situations difficiles dans lequel se trouvent les pays de la région du Sahel qui y sont confrontés d'un côté, au terrorisme, au changement de pouvoir non constitutionnel, les guerres. Nous avons parlé du conflit qui oppose la République Démocratique du Congo à la République de Rwanda. L'Angola est en train d'assumer le rôle de médiateur afin d'essayer de mettre fin à ce conflit qui dure depuis des décennies.
Nous avons parlé de la situation inquiétante au niveau de la République du Soudan, qui est à l'origine d'un nombre élevé de morts, de personnes blessés, destructions d'infrastructures, de personnes déplacées internes, réfugiés vers les pays voisins, et il est urgent également de mettre fin à ce conflit. Et évidemment en dehors de notre continent, sur le territoire européen, Le conflit qui oppose la Russie et l'Ukraine doit lui aussi se terminer par une solution positive négociée. Nous considérons que l'Union européenne doit participer davantage, ainsi que les Etats-Unis d'Amérique, dans la recherche de cette solution négociée pour mettre fin à un conflit qui représente un danger non seulement pour l'Europe, mais pour le monde entier.
Et nous aimerions également saluer ce qui a été annoncé hier, notamment l'accord de paix entre Israël Et le Hamas, qui permettra de faire en sorte que la souffrance du peuple de Palestine qui habite sur cette zone du territoire cesse et qui permettra une intervention renforcée en termes d'aide humanitaire pour réduire les souffrances de ce peuple, permettant, le moment venu, de lancer la reconstruction de cette partie du territoire. La reconstruction de Gaza qui permettra que les otages soient libérés, les otages qui se trouvent toujours sous le contrôle du Hamas, ainsi que la libération de prisonniers palestiniens du Hamas qui se trouvent dans les prisons d'Israël. Donc nous saluons cet accord qui a été atteint après des mois de négociations.
Mais nous considérons qu'il est important de ne pas oublier et de rappeler à toutes les parties, Israël, Palestine, communauté internationale, le besoin de créer un État de Palestine. Il s'agit selon nous de la seule façon de faire en sorte que ce conflit cesse définitivement. Il s'agit d'un conflit qui, malheureusement, dure depuis de nombreuses années.
Merci beaucoup. Merci, Président.
Emmanuel Macron