L'édito de Mathieu Bock-Côté : «Avignon : le maire refuse de saluer Raphaël Arnault»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Mathieu Bock-CôtéFait
« Olivier Galzi, le maire d'Avignon, refuse de lui serrer la main. Pourquoi ? parce qu'il dit serrez la main c'est un geste fort. Ça veut dire que je vous reconnais comme étant légitime. »
- 0:45Mathieu Bock-CôtéFait
« Or vous êtes monsieur Arnaud porteur, vous êtes chef de milice, vous incarnez une violence, une violence qui va au-delà du politique. »
- 1:30Mathieu Bock-CôtéFait
« Raphaël Arnaud en 2024 à l'Assemblée nationale a devant lui le plus jeune député de l'Assemblée nationale, secrétaire d'Assemblée qui lui tend la main et refuse de lui serrer la main comme s'il s'agissait d'un mal propre, d'un puant, d'un homme si on le touchait, on se contaminait. »
- 3:00Mathieu Bock-CôtéFait
« une partie de la gauche est portée, oui, à la défense de Raphaël Arnaud, mais cette partie de la gauche pourtant était celle qui refusait de serrer la main aux gens du RN. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le Dauphiné libéré nous apprend que dans le cadre de la cérémonie du 8 mai, Mathieu Becoté, le maire d'Avignon, Olivier Galzi, a refusé de serrer la main à Raphaël Arnaud, le chef de la défeinte jeune garde. Plusieurs à gauche se portent à la défense du député. Ah ben, c'est la théorie de l'arroseur arrosé ou si on préfère la théorie du boomerang.
Alors, point de départ, Raphaël Arnaud est présent en tant que député. Olivier Galzi, le maire d'Avignon, refuse de lui serrer la main. Pourquoi ? parce qu'il dit serrez la main c'est un geste fort.
Ça veut dire que je vous reconnais comme étant légitime. Or vous êtes monsieur Arnaud porteur, vous êtes chef de milice, vous incarnez une violence, une violence qui va au-delà du politique. Dès lors, puisque vous incarnez cette violence, vous êtes une violence décomplexée, revendiquée.
Je ne vous sers pas la main. On peut comprendre le raisonnement. On pourrait répondre au maire d'Avignon, Olivier Galzi, que monsieur Arnaud en lui-même est probablement peu de choses, mais en tant que député, sa fonction le transcendre.
Donc il pourrait lui serrer la main en disant "Je n'ai pas envie de serrer la main de cet homme mais dans sa fonction mérite néanmoins qu'on lui serre la main." Je précise soit en passant qu'il m'arrive souvent dans mes fonctions du grand par exemple plus grand rendez-vous, je ser la main de gens que personnellement je trouve tout à fait dangereux collectivement mais puisqu'ils sont députés puisque je suis une fonction des je leur sers la main sans avoir l'impression de devoir me laver la main ensuite j'ai peut-être pas envie de prendre le verre avec eux ensuite mais c'est pas l'idée de maire à député de députés à maire y a-t-il une relation institutionnelle ? Mais il y arrive quelque chose dans les circonstances et Raphaël Arnaud qui a dit soit en passant que Galzi faisait le jeu de l'extrême droite.
Encore ça veut-il dire autre chose ? On oublie une chose, c'est que Raphaël Arnaud en 2024 à l'Assemblée nationale a devant lui le plus jeune député de l'Assemblée nationale, secrétaire d'Assemblée qui lui tend la main et refuse de lui serrer la main comme s'il s'agissait d'un mal propre, d'un puant, d'un homme si on le touchait, on se contaminait. Autre type de virus, le virus de l'extrême droite, je ne lui touche pas.
Mais que découvre monsieur Arnaud aujourd'hui, c'est qu'il y a une inversion peut-être de la répulsion et du dégoût en ce pays. C'est qu'il est possible devant des gens qui sont des miliciens, des miliciens revendiqués, des gens qui n'aiment rien tant que revendiquer leur usage de la violence autrefois, il est possible qu'on décide de refuser de lui serrer la main parce que lui-même hier considérait qu'un élu de la nation qui n'avait jamais tabassé personne, qui n'avait jamais agressé personne, ne méritait pas qu'on lui serre la main. Cette séquence est intéressante.
Pourquoi ? parce qu'on voit véritablement une forme d'inversion, je l'ai dit, du rapport au dégoûts. Dernière réflexion par rapport à cela, une partie de la gauche est portée, oui, à la défense de Raphaël Arnaud, mais cette partie de la gauche pourtant était celle qui refusait de serrer la main aux gens du RN.
Est-ce que tout le monde pourrait convenir des rites élémentaires de civilité ? On se sert tous la main quand on est député et élu ou alors on accepte que certaines personnes trouvent à ce point dégoûtant, qu'on refuse de leur serrer la main. C'est peut-être vrai pour le RM, mais ça peut être vrai aussi pour LFI.
Raphaël Arnault