Libertés publiques : jusqu’où ira la chute ? - #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 57 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:10OuverteRéponse partielle
Pourquoi les institutions judiciaires n'ont-elles pas réagi face aux restrictions des libertés ?
- 28:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer la docilité des magistrats face aux pouvoirs publics ?
- 32:00OuverteRéponse directe
Faut-il se mobiliser plus tôt face aux restrictions des libertés ?
- 36:00OuverteRéponse directe
Comment réagir face aux interpellations préventives basées sur des intentions supposées ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Quelle est la position sur la suspension des soignants non vaccinés ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Comment réagir face à l'augmentation de l'autoritarisme et aux restrictions des libertés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« on a des yeux dans le 93 on a des musulmans qui votent pour nous donc on est islamistes »
- 2:30Fait
« on n'a pas la justice avec nous on n'a pas la police avec nous »
- 6:30Fait
« nous sommes résilient et que nous ne baissons pas les bras »
- 17:00Fait
« on a travaillé notamment avec le Syndicat de la magistrature sur un guide du manifestant »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à toutes et à tous nous allons donc commencer cette conférence je suis ravi et honoré de pouvoir animer donc la conférence intitulée liberté publique jusqu'où ira la chute je suis Alexandre Kaito rapporteur du livre justice de la France insoumise et donc nous avons la chance de pouvoir écouter ce matin Elisa Martin qui est député et les filles UPS de Grenoble Caroline meccari qui est avocate militante de longue date et qui a été candidate à Paris face à Clément Beaune le ministre candidat évidemment Raquel Garrido qui est également avocate député et les filles de Seine-Saint-Denis alors je vous propose en point de méthode nos conférencières vont introduire sur un propos liminaire de 10 à 15 minutes chacune ensuite elles essaieront de dialoguer sur des points sur lesquels je vais essayer de faire rebondir puis on va pouvoir passer aux questions de la salle pour les questions de la salle je vous invite je peux pas faire beaucoup plus fort que ce qu'il y a fourni par le micro on va faire un effort et donc pour les questions à la salle je vous invite à faire un acte de vigilance particulier sur la parité donc on va essayer d'alterner une prise de parole une femme une prise de parole d'un homme s'il vous plaît et évidemment des questions courtes pour qu'on ait le plus de questions possible et le plus de temps de réponse de nos intervenantes voilà et bien je vais donc inviter Lisa à commencer cette conférence puis ce sera Caroline et Raquel merci beaucoup moi je me mets debout parce que je suis pas bien grande et si je reste assise alors là c'est sûr je ne vois personne donc bonjour à tous Je veux d'abord commencer par remercier les amis qui se sont mobilisés pendant des jours et des jours dans un contexte où nous avions déjà beaucoup travaillé pour qu'on puisse se réunir dans ces amphis d'été et partager un certain nombre de réflexions donc je voulais d'abord commencer par faire cette remarque donc liberté publique la lutte la lente chute liberticide jusqu'où au fond ce sont des propos qui paraissent un peu contradictoire comment dans un pays comme la France démocratique républicains pourraient-ils y avoir ce type de glissement puisqu'on parle de lente chute et bien évidemment a priori on considère que la Constitution les lois justement sont faites aussi pour garantir ces fameuses libertés publiques que ce soit en matière d'opinion en matière de liberté d'expression évidemment en matière de déplacement je pense que vous voyez d'emblée où je veux en venir et aussi sans doute le droit de de manifester qui est une forme d'expression des opinions sous une forme collective donc a priori ces propos paraissent paraissent contradictoires peut-être que pour dénouer cette apparente contradiction pourrions-nous parler de contraintes illégitimes et bien sûr ce propos en lui-même constitue une part disons de solutions puisque si l'on s'arrête sur cette notion d'illégittime qui dit quelque chose aussi en lien avec avec la loi ça laisserait à penser qu'il y a des contraintes qui non seulement ne sont pas qui ne sont pas conformes avec la Constitution et avec la loi qui ont un caractère tout à fait disproportionné qui viennent remettre en cause cette notion ces notions puisqu'elles sont plurielles de liberté publique l'enthe chute dit-on aussi dans l'intitulé de cette atelier ça laisse à penser une forme de glissement et quelque chose qui serait progressif et qui irait crescendo qu'est ce qu'il y a permis cela bien sûr et l'ont d'emblée l'on pense au caractère tout de même fort autoritaire du gouvernement Macron et de la façon dont ce président de la République là et que son gouvernement ses amis tout ça à l'Assemblée et ailleurs pilote gouvernent notre notre pays et que bien sûr ce caractère autoritaire peut-être masqué mais pour autant nous le considérons avec lucidité par au moins deux éléments de contexte sur je vais y venir dans un instant sur cette affaire d'autoritarisme bien sûr l'on peut considérer que un pouvoir et d'autant plus autoritaire qu'il n'a pas capacité à convaincre et que peut-être cette incapacité à convaincre est-elle liée au fait que ce gouvernement ne défend pas l'intérêt général c'est à dire au fond l'intérêt l'intérêt du peuple donc deux éléments de contexte qui viennent jouer sur cette affaire d'abord l'état d'urgence en tant que tel qui est lié donc au contexte terroriste sur lequel bien sûr nous allons nous arrêter dans dans un instant dont on peut dire que ce contexte terroriste qui commence après les attentats aux États-Unis en 2001 mais qui bien sûr vont très fortement rebondir après 2015 et puis en plus bon ça je vous le dirai après donc cette affaire là correspond à une domination une mise en exergue très forte un recours majeur aux questions de justice de police administrative c'est-à-dire sans régulation d'un juge et ces affaires là produisent les perquisitions administratives les garde à vue les garde à vue allongées les assignations à résidence par exemple bon pas une petite affaire là on y passe rapidement mais une assignation à rédisant à résidence qui n'est pas régulée par un juge qui n'est pas régulé par la justice qui n'est pas régulée par un discours contradictoire avec une possible de défense bon évidemment forcer de constater que ça pose sacrément problème l'autre élément de contexte qui celui-ci est plus proche de nous c'est bien sûr l'état d'urgence sanitaire qui nous a quand même amené pour nous déplacer à remplir un certain nombre de papiers ce qui est très sincèrement quand on y réfléchit quand on fait un petit pas de recul complètement hallucinant et si je vous avais dit il y a deux ou trois ans par exemple que vous alliez devoir pour aller je sais pas moi n'importe quoi acheter du pain sortir le chien j'en sais rien remplir un papier vous m'auriez dit ELISA tu perds tu perds tu perds la tête pour autant c'est bien ça qui s'est passé avec un peu plus tard des autorisations de rassemblement sous l'égide des préfets qui bien sûr exige un certain nombre de mesures dites de protection mais qui était tout de même discutable et encore une fois à et vous savez qui sont les préfets qui le représentent sur les territoires et qui était à discrétion des préfets un pouvoir de contraventions de la part de la police qui va être considérablement étendu et ça signifie donc si Caroline est à proximité d'un lieu de rassemblement d'autant plus si vous êtes plus de lisses ou de 6 d'autant plus si celui-ci n'a pas été autorisé d'autant plus si alors là vraiment très incorrect les organisateurs n'ont pas demandé d'autorisation alors la police a la capacité à coller une amende et puis si jamais il y avait réitération allait jusqu'à la comparution immédiate sur lequel d'ailleurs sur laquelle pardon d'ailleurs on pourrait s'arrêter puisque chacun et les avocats qui sont là je pense iraient dans ce sens-là puisque chacun peut comprendre que dans ses affaires de comparution immédiate d'abord il y a une question de rapport entre la justice et le temps je laisse ça bien sûr de côté à cette étape mais que dans cette affaire de comparution immédiate vous comprenez bien que le droit à la défense est forcément considérablement considérablement entamé donc voilà un peu l'ensemble des mesures qui ont une partie des mesures pardon qui ont découlé dont le caractère liberticide est quand même relativement relativement claire étant entendu aussi je vais vite on n'a pas beaucoup de temps mais que nous sommes quand même caractérisés je crois par une grande lucidité un minimum de capacité d'analyse je parle de nous bien sûr collectivement et que nous interrogeons le réel on se contente pas de gober si je puis m'exprimer ainsi et que entre nous soit dit on sait quand même que ces mesures là alors après c'est toujours présenté d'une façon sympathique c'est le côté beauf de la macronie donc il y a une maladie elle est très très grave on va mourir donc il faut qu'on se protège mais il n'empêche qu'on a tendance avec notre lucidité qui nous caractérise nous savons que cette affaire là et bien évidemment aussi lié au service public de santé à l'état de l'hôpital et globalement à la situation système de santé en France et bien évidemment des aspects qui nous paraissent très très importants qui sont des logiques de surveillance généralisée tout simplement particulièrement au travers des réseaux sociaux qui font l'objet d'une attention appuyée particulière de la part de l'État pour dire les choses évidemment rapidement et bien sûr ça s'ajoute aussi sur ses affaires de rassemblement et entre nous soi-dis on n'a pas le temps de développer ça mais si vous le voulez on pourra le développer dans l'échange la question du droit de manifestation qui est quelque chose de très important qui est une façon collective réguler démocratique de faire part d'un certain nombre de revendications et quand même considérablement considérablement entamée bien et puis ce qui est formidable aussi c'est que les préfets disposent d'une liste de gens qui ont provoqué des troubles à l'ordre public ou qui seraient susceptible de le faire donc j'aime autant vous dire que dans le susceptible de le faire là dedans là à mon avis 95%, ça rentre il y a pas de il y a pas de problème donc dans une espèce de petite conclusion intermédiaire qu'est-ce qu'on pourrait se dire rapidement on pourrait se dire qu'au fond le gouvernement via les préfets qui représentent le gouvernement sur le territoire c'est quand même ça à ça qui servent choisi ces opposants et par une définition extrêmement large notamment de la notion d'ordre public par conséquent de troubles à leur public par conséquent d'auteurs susceptibles de susciter des troubles à l'heure de plus de choisi ces opposants et peut-être que dans les opposants il y a nous aussi bon des gens comme nous bon tu dis ça je dis rien que la notion floue et vague d'ordre public qui est invoqué d'une manière générale permet cette espèce de généralisation de de de de pointer telle ou tel militant tel ou tel personne que bien évidemment il y a une question sur le caractère proportionné de la surveillance et bien sûr des sanctions qui peuvent qui peuvent suivre cela et puis c'est quand même des outils très objectif très concrets de cette autoritarisme que j'évoquais que j'évoquais tout au début de mon propos bien sûr nous exag bien sûr nous racontons des bêtises bien sûr puisque nous sommes des opposants de Macron nous cherchons sans cesse à critiquer à faire peur etc très bien alors on va s'arrêter sur un truc juste une chose c'est la circulaire du 20 septembre 2016 ça c'est pour dire qu'il y a quand même un peu de continuité entre l'un des Macron bon je dis ça je dis rien et donc c'était une consigne c'était une consigne qui était qui était qui émanait pardon du ministère de la justice auprès des procureurs et c'était lors du mouvement concernant la loi la loi travail et il était proposé il était dit au procureur que la notion d'association de malfaiteurs pouvez faire partie des raisons évoquées pour en bastiller telle ou tel qui venait semer la pagaille autour de cette loi formidable et progressiste qui était qui était la loi travail et puis donc je vous le disais il y a un instant on voit aussi ce fragiliser la notion de droit à manifester je vais vite je vous prie bien vouloir m'excuser il y a une dernière chose sur laquelle je veux m'arrêter nous sommes des députés et donc notre job c'est donc de fabriquer fabriquer la loi et en l'occurrence aussi bien sûr de nous opposer à un certain nombre de décisions nous avons eu à travailler merci beaucoup nous avons eu à travailler au mois de juillet sur la transcription d'une directive européenne dans le droit français première chose il n'y a pas d'obligation c'est marrant ça comment se fait-il que tout d'un coup le gouvernement Macron nous fasse les giférés sur quelque chose qui n'est pas nécessaire il y a un truc là il y a un truc forcément rappelez-vous les bofs Mach pour ça et donc ce texte de loi portait sur la prévention de la diffusion d'image à caractère terroriste et si on voulait montrer au pape qu'on était très autoritaire très vigilant sur ces questions très responsable très raisonnable peut-être peut-être mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il n'y avait pas d'obligation c'est intéressant quand même il n'y avait pas d'obligation de transcrire cette directive dans le loi dans la loi française bien regardons donc un minimum de contenu et reprenons aussi mon affaire de beau-frits c'est vrai que a priori bah c'est normal on va pas laisser sur internet des têtes coupées des je sais pas quoi et patati et patata c'est logique faut protéger nos enfants et puis d'ailleurs il faut aussi protéger ceux qui seraient susceptibles de se radicaliser comme si comme si enfin c'est aussi c'est un sujet quoi comme si on était susceptible de se radicaliser tout seul dans son coin devant mon ordinateur en regardant des têtes coupées il y a quand même là une vraie question et j'insiste un peu là dessus parce que je trouve que c'est vraiment le côté beauf de la macronie hein partir de fausses évidences qui mine que rien découle sur des choses qui qui sont très inacceptables bien et donc a priori évidemment tout le monde est favorable à ça puis alors en plus le gouvernement est formidable parce qu'il dit en une heure en une heure l'image doit être censurée doit être retiré des réseaux sociaux etc et ce sur quoi s'appuie cette affaire là fait sens bon vers la notion de censure pourquoi je dis ça je dis ça d'abord parce que comme la notion d'ordre public est une notion floue la notion de terrorisme au niveau européen et est elle aussi une notion très très floue bon question de la menace il y a la question de la de faire peur aux gens et tout ça bien sûr est lié à la notion d'ordre public donc le fait d'avoir une définition qui est très floue permet d'élargir si je puis dire le spectre de cette notion de terrorisme et permet bien évidemment d'en choper bien plus que ceux qui voudraient couper la tête de telle ou telle donc il s'agit pas en vrai de censurer des images qui seraient violentes ce qu'on nous a vendu on était avec Rachel en commission mixte paritaire c'est ça qu'on nous a vendu et les administrateurs avec sincérité ou pas j'en sais rien je suis revenu nous voir en disant mais non mais non mais non qu'est-ce qui vous racontez c'est les images vous savez les un peu etc c'est pas vrai c'est pas vrai sinon on aurait pas évidemment vous l'avez compris une définition aussi large et même je pense que ça n'aurait pas été on nous aurait pas contraint à légiférer sur sur le sujet bien donc ça veut dire quoi ça veut dire que cette affaire là ne concerne pas que les têtes coupées pardon de cette image c'est pour aller vite mais concerne aussi ceux qui vont lutter contre la 5G si avec Raquel on se dit bah viens on va donner rendez-vous à je sais pas qui à tous ceux qui le veulent d'ailleurs pour aller fiche la pagaille dans un champ OGM ça relève de ça aussi donc vous comprenez bien que quand je parle de surveillance généralisée et de possibilités d'organiser cette surveillance généralisée par la loi va finalement permettre de contraindre beaucoup beaucoup de militants bah y compris bien sûr des gens comme nous qui sommes susceptibles de lutter contre les grands projets inutiles mais aussi par exemple de lutter contre enfin et ça va amener cette affaire là piloté par un service de police à nouveau donc là il y a pas d'intervention du juge donc tu as un service de police qui dit moi je veux un interlocuteur chez les réseaux sociaux 24 heures sur 24 donc il faut avoir une capacité à le produit pour qu'il puisse y avoir des signalement réciproques et que en une heure en une heure 60 minutes on puisse dégager ces fameuses images dont le contenu aurait un caractère terroriste vous comprenez bien ce que l'ensemble des des conséquences que ça d'abord de la censure tout simplement pour ceux qui ne sont pas d'accord avec telle et tel aspect et qui veulent se mobiliser il y a un autre une autre chose moi je suis pas trop spécialiste des réseaux sociaux mais j'ai cru comprendre qu'il y avait des gros machins Google Twitter tout ça mais qui avait aussi des réseaux sociaux qui étaient plus alternatifs or ces réseaux sociaux là n'ont pas les moyens d'avoir un interlocuteur H24 machin etc donc on leur chaque fois on leur dit bah vous allez vous démerder et concrètement pour vous démerder vous allez vous mettre sous l'égide des algorithmes qui régulent par exemple Facebook Google etc vous comprenez ce que ça veut dire ça veut dire que les petits réseaux les réseaux sociaux alternatifs serait seront sont obligés de se mettre sous les jides des gros machins qui eux ont les fameux algorithmes qui permettent de de réguler bon en gros ça veut dire bah où tu meurs ou tu meurs parce que tu peux plus avoir un caractère alternatif si jamais tu es soumis à tous ces à tous et à tous ces algorithmes donc sur quoi je conclus je conclue super rapide au 110 ans que ce type de disposition avait été censurée par le Conseil constitutionnel jugeant leur caractère disproportionné vous voyez on revient à la faire du début de contraintes illégitimes et pourtant parce qu'ils insistent quand même les macronistes et offrir par la porte rentre par la fenêtre ont remis ce type de disposition dans cette fameuse loi donc qui a été adoptée de toute façon c'est comme ça au mois de au mois de juillet je conclus sur une notion qui est la notion de sûreté vous savez nous à la France insoumise nups on parle pas de sécurité on parle de sûreté pourquoi est-ce qu'on parle de sûreté on parle de sûreté parce que pour nous ce qui va mettre en protection les citoyens c'est pas seulement le fait de pas se faire zigouiller le soir dans le métro tout ce que piquer ses affaires et tout et tout mais que en tant que citoyen nous avons besoin d'être protégé d'avoir une capacité en tout cas à être protégé des institutions bon je crois qu'au terme de mot propos je vous prie de m'excuser mille fois j'ai été trop longue bon j'espère que vous avoir fait passer cette idée que bah oui là il faut aller sur ce concept là et ne pas se contenter de sécurité voilà 1000 pardon j'ai été trop longue merci Elisa et bien Caroline je t'invite donc à tenir ton propos bon alors est-ce que je me mets debout ou pas habituellement on plaide debout mais là je suis pas en train de plaider quoi que quoi que quoi que donc on a un sujet qui est d'abord je suis ravie de voir que vous êtes aussi nombreux à vous intéresser à cette question des libertés publiques jusqu'où la chute et c'est vrai que rien qu'avec l'intitulé du sujet on est saisi comme d'un comme d'un vertige pourquoi est-ce qu'on est saisi d'un vertige parce que lorsque l'on regarde ce qui se passe mais pas uniquement depuis 2-3 ans non quand on revient en arrière historiquement et que l'on constate que globalement depuis les années 80 les libertés publiques n'ont pas cessé d'être grignoté et que globalement les citoyens que nous sommes nous avons entre guillemets laisser faire peut-être que nous n'avions pas assez conscience de ce qui se passait mais aujourd'hui on est vraiment saisi de se vertige face à aux atteintes par exemple comme tu les as énoncé Lisa à la liberté de manifester ou à la liberté de se réunir à la liberté d'aller et venir vraiment très importantes et alors ce qu'il faut comprendre ou plutôt ce que j'ai envie de mettre sur la table c'est quand même de rappeler comment cette se glissement qui nous amène à ce que nous sommes aujourd'hui et que je n'ai pas encore qualifié que je vais qualifier un peu plus tard comment il a été possible au fond en France ça va commencer en 1986 avec les attentats dont vous vous souvenez sans doute alors c'est un petit grignotage c'est c'est ça commence par là et puis on va avoir ensuite d'une manière plus importante les attentats contre le World Trade Center en 2001 aux États-Unis qui sont véritablement comme un déclencheur pas uniquement aux États-Unis mais partout c'est un petit peu comme si les gouvernements à cause de cette attentat du World Trade Center avec considéré qu'il pouvait symboliquement et politiquement abandonné la défense de l'État de droit et ça c'est c'est vraiment vertigineux et aujourd'hui souvenez-vous dans les années 80 il était impossible de faire un contrôle d'identité en France or d'une enquête de police judiciaire aujourd'hui avec le Pass sanitaire même les restaurateurs pouvaient contrôler vous identités puisque vous pouviez être amené à fournir une pièce d'identité au restaurateur donc nous toutes ces mesures ont été justifiées au nom de quoi au fond fondamentalement quand on regarde le terrorisme quand on regarde le covid c'est au nom de l'idée que l'État les gouvernements successifs agissent pour notre bien tous pour notre sécurité notre sécurité qui d'une certaine sur la sur l'hôtel de laquelle nous sacrifions nos libertés publiques et ce mouvement a été d'autant plus amplifiée avec les nouvelles technologies les nouvelles technologies qui sont un outil à la fois d'émancipation qui peuvent l'être en toute état de cause sont aussi un outil qui permet les caméras de surveillance qui permet les drones qui permet la multiplication des fichiers je ne sais plus combien il y a de fichiers en France peut-être de l'ordre de 18 je pense que nous sommes ici tous fichés à même plusieurs fois un titre ou un autre au long de cette de cette garantie de la de notre sécurité nous avons vu la répression sans précédent durant les années 2018 et 2019 des gilets jaunes des manifestants pacifiques ont même été empêché de manifester et de se réunir retenu préventivement par la police sur instruction du procureur de la République par exemple à Paris du procureur de la République rémi est dont je rappelle qu'il a été nommé et ça c'est quand même la première fois que cela s'est produit après avoir été entre guillemets choisi par le président Macron lui-même du jamais vu donc c'est vous dire ça servilité et donc des manifestants arrêtés préventivement des milliers de victimes entre les personnes qui ont été éborgnées qui ont été estropiés mains arrachés tout ça parce que c'est corrélé à une politique un choix politique de technique de maintien de l'ordre qui sont d'une brutalité sans nom que ce soit la nasse que ce soit l'usage d'armes de guerre comme les LBD qui sont des armes véritablement de guerre et d'ailleurs je vous rappelle que la France a été entre guillemets mise à l'index pour sa gestion des manifestations c'est à dire que le je me souviens plus du nom du au rapporteur à l'ONU ou du haut-commissaire aux libertés au sein de l'Union européenne qui a dit que la gestion du gouvernement français n'était pas acceptable c'est-à-dire qu'elle enfin qu'on était véritablement dans une dans une escalade dans une escalade de violence soi-disant légitime parce que émanant de policiers qui avaient l'abri de sur le coup pour réprimer des manifestations pour le pour le enfin au départ en tout cas en tout cas pacifique et cet escalade de répression elle affecte comment dire elle affecte pas uniquement la France c'est à dire qu'il faut aller au-delà de la France c'est à dire que on voit des comportements absolument similaires dans d'autres pays européens et ailleurs et je ne parle pas de pays qui sont considérés comme étant des dictatures je parle de pays qui sont considérés comme étant des démocraties parce que dans ces démocraties il y a des élections cela dit même dans les dictatures on peut avoir des élections donc c'est pas les fêtes qu'il y ait des élections le signifie pas que le qualifie pas la nature la nature de l'État et bien ce que l'on voit c'est que dans beaucoup de pays notamment européens il y a quelque chose qui est très important de mettre sur de de souligner c'est comment les politiques néolibérales qui broinent nos vies quand même qui broinent nos vies vont de pair avec un autoritarisme d'État vont on a presque envie de dire plus les politiques néolibérales sont fortes son violentes sont prégnantes dans nos vies de tous les jours plus on a l'impression que plus les gouvernements ne tiennent que par la force de leur la capacité qu'ils ont à réprimer le comportement des citoyens ce qui est ce qui est véritablement dramatique c'est que se glissement il s'est fait peu à peu et aujourd'hui on peut dire que nous sommes dans un régime politique en France en tout cas à tout le moins ou l'impératif de répression et de sécurité l'emporte désormais sur celui de la prévention et de la liberté et ça c'est quelque chose qui est très grave et on peut même aller au-delà on peut même dire que en tout cas je peux même dire que l'agression de l'Ukraine par la Russie a aussi attisé des réflexes autoritaires je vous donne un seul exemple comment l'Union européenne en dehors de tout cadre légal a décidé de suspendre la diffusion de deux médias russes parce qu'il s'agissait de deux médias russes or si on écoute la Fédération internationale des journalistes quand même qui sait de quoi elle parle qui elle a dit très clairement ne rentrait pas dans la spirale de l'Ascension puisqu'il s'agit bien d'une censure et des plutôt les médias russes qui sont réprimés en Russie par le pouvoir poutinien à être indépendant et à pouvoir se diffuser donc on est dans des logiques qui sont absolument contre-productive et qui sont qui qui sont enfin qui sont contre-productives donc ce qui était pharaon c'est que en effet nous avons un grignotage des libertés publiques qui est continue véritablement continu et à la question jusqu'où ira la chute mais j'ai envie de vous dire mais pourquoi vous voulez que nos gouvernants s'arrêtent pourquoi est-ce que vous voulez qu'ils s'arrête il n'y a pas de il n'y a pas de résistance suffisante nous ne résistons pas suffisamment beaucoup de gens disent mais moi ça me gêne pas qu'il y ait des caméras de surveillance ça ne me gêne pas qu'il y ait des contrôles enfin non pas des contrôleurs faciès mais le fait de pouvoir être dans l'espace public identifié moi j'ai rien fait ben voilà reconnaissance faciale voilà voilà donc il n'y a pas de résistance et même la justice qui pourtant devrait être un des contre-pouvoirs la justice a abdiqué quand elle ne s'est pas rendu complice dans la répression les gilets jaunes elle s'est rendue totalement complice pour être très clair jamais on a eu des peines aussi sévères pour des primo délinquants pardon primodelinquante en tout cas voilà en tout cas déférer devant devant les juridictions mais ce n'est pas uniquement la justice j'allais dire du quotidien c'est à dire les tribunaux correctionnels je parle pas des juridictions civils c'est aussi les plus hautes juridictions françaises le Conseil d'État à avalisé tout il a absolument tout avalisé le Conseil constitutionnel ne joue pas son rôle de contre-pouvoir comme il devrait le jouer donc on a je déteste perdre mes feuilles c'est le vent on a du point de vue comment dire des règles des règles de droit des règles institutionnelles un grignotage de ces libertés publiques pour que nous avons chèrement conquis depuis au minimum 40 à 50 ans dans un mouvement et dans un contexte de politique économique néolibérale accompagnée ou en tout cas doubler de politique autoritaire qui ne va pas cesser de s'amplifier ça ne va pas s'arrêter pour ou du moins jusqu'où la chute ça sera jusqu'au moment où on les arrêtera et là la question qui se pose c'est comment on arrête cette chute comment on arrête ce grignotage et là à mon sens il y a deux il y a au minimum deux voix deux voix possible la première voie c'est de la voix institutionnelle c'est la voix politique c'est à dire que nous arrivons à nous arrivons à à être choisi par les citoyens pour gouverner et mettre en œuvre une autre politique une autre politique avec un rétablissement des libertés publiques et un détricotage de ce qui est aujourd'hui un véritable filet qui nous emprisonne sans même qu'on s'en rende compte en réalité qui en tout cas qui qui nous corset à un point à un point absolument inégalé donc il y a cette voie politique qui permet l'utilisation des institutions ça c'est la première des voix et puis il y a l'autre voie qui est la voix ou les mots ne servent plus qui est la voix ou les institutions ne fonctionnent plus qui est la voix des contre-pouvoirs sont complètement aniles c'est une voix qui est extrêmement dangereux mais en fait l'alternative elle est là il y en a pas d'autres et comme nous n'en sommes quand même pas encore arrivés au point où la voix de la parole la voix de la conviction la voix des idées la voix des institutions est annihilée elle existe elle est encore possible je pense qu'elle est encore possible c'est celle là qu'il faut me semble-t-il utiliser de toutes nos forces et oui pour ce faire je crois que Raquel va nous expliquer maintenant comment faire institutionnellement d'autre part je n'ai pas réussi à demander merci Caroline merci Elisa merci Alexandre bonjour camarade insoumise et insoumis merci d'être là sinon nombreux sinon nombreux et si tôt pour cette troisième journée de nos envies 2022 vous avez remarqué que c'est vraiment une influence exceptionnelle cette année vraiment on se demande à la fin on va être obligé de faire des des péniches sur les temps pour être assez pour nous accueillir dans tous nos débats j'invite je remercie les camarades de m'avoir sollicité pour ce débat ce matin sur les libertés publiques qui est un sujet qui est très important pour nous très important pour nous et sur lesquels il ne faut pas lâcher le flambeau d'autant que nos adversaires du style en permanence une petite musique sur le fait qu'en réalité nous ne serions pas d'essence fondamentalement démocratiques ou fondamentalement libéral au sens de défense des libertés publiques alors que c'est tout à fait faux ma première observation est la suivante je pense que mes camarades ont bien montré que le gouvernement mélange allègrement deux éléments de contexte quand il s'agit de justifier les atteintes aux libertés publiques le premier élément de contexte qui n'a aucun rapport avec le second c'est la menace criminelle la menace criminelle existe elle est protéiforme elle évolue au fil des contextes géopolitiques nationaux par exemple on a évidemment tous en tête la menace djihadiste la menace du crime de l'islamisme radicalisé et aujourd'hui si vous écoutez les les renseignements il vous disent qu'il y a qu'il y aurait en France plusieurs milliers de personnes on parle de presque 3000 personnes qui seraient en armes de la mouvance extrême droite survivaliste j'ai même appris le mot de accélérationnistes c'est-à-dire ce sont des personnes qui veulent provoquer par des attentats l'accélération des conflits et donc le fait de provoquer une guerre civile et donc c'est une mouvance qui est qui se forme au combat qui est dans les forêts en train de faire des entraînements dont on a vu pourquoi vous riez ah ils sont là c'est vrai mais c'est un stand de tir officiel c'est pas des survivalistes cela dit cela dit l'abus le but de licence donnée dans les stands de tir par exemple et un une des voix que l'extrême droite a trouvé pour justifier et trouver une voie légale de s'armer par exemple dans le cas concret du mien ou deux personnes ont mis en scène ma mort en décembre dernier de personnes qui s'étaient rencontrées au meeting de Éric Zemmour du 5 décembre ont le 18 décembre mis en scène ma mort et ils avaient une arme une arme de guerre avec avec lunettes de visée avec des balles de 12 cm et ils ont dit que ils avaient le droit de porter cette arme parce que le ils étaient en fait des tireurs sportifs parce qu'il faisait du ball-trap mais en réalité faisait pas du tout du ball-trap et vous avez la en fait des ils ont trouvé des mécanismes ils achètent des armes en ligne dans mon cas par exemple l'arme avait été acheté à crédit 1500 euros sur une année donc les vraiment tous les mois il paye son arme et et puis il y a des médecins qui donnent des autorisations voilà etc des stands de tirs qui sont pas très regardants des fédérations qui ne sont pas très regardantes et du coup ces personnes-là s'arme ça c'est une menace criminelle qui existe et dans laquelle il faut répondre et à laquelle nous sommes demandeurs qui lui soit répondu nous ne sommes pas du côté évidemment du crime de la violence de l'insécurité etc et nous avons moult et moult foie indiqué les chemins de l'efficacité dans ce combat là et par exemple en insistant sur le fait que il faut de l'humain de l'humain dans le renseignement de l'humain dans les les moyens d'enquête je dis je glisse par parenthèse que Gérald Darmanin a initié ces jours-ci annoncer une grande réforme de la police judiciaire dans laquelle la police judiciaire pourrait être noyée dans tous les services de sécurité publique bon il se passe des choses choses qui sont pas qui ne vont pas nécessairement dans le sens d'une meilleure protection de nous les habitants le deuxième contexte est un contexte d'érosion du consentement à l'autorité qui est évidemment le point de départ de notre raisonnement depuis longtemps puisque nous avons de longues dates identifier l'incapacité d'un régime politique que nous qualifions de monarchie présidentielle à asseoir une un consentement général dans la population et cette érosion du consentement on l'a vu est arrivé à un paroxysme très fort lors du mouvement des gilets jaunes ou la puissance dégagiste de ce mouvement et la puissance revendicative je rappelle que les deux revendications principales qui ont été sécrétées par ce mouvement sont un leur établissement de l'ISF donc une revendication de redistribution massive des richesses et d'autre part le RIC qui qui a surpris j'imagine plein de gens à gauche qui pensaient que les gens ne pensaient qu'à leur caddie et ben non ils pensent aussi au pouvoir politique à la démocratie le peuple des fois un peu arrêté de le sous-estimer et donc derrière cette acronyme un peu barbare de riz qui avait une qui si tu es le lieu du pouvoir et qui situait le fait que l'enjeu était de restituer le peuple ou l'Institut comme le vrai souverain bon ces deux revendications qui sont profondément déstabilisantes et même abolitionnistes de la monarchie présidentielle comment y a répondu Macron par la violence institutionnelle en éborgnant des gens en arrachant des mains en mettant des centaines de personnes en prison en distribuant des millions et des millions d'euros d'amende donc ici vous imaginez vous êtes un certain nombre à en avoir été destinataires de façon profondément injuste et donc il a fallu quand même tout ça pour à la fin que qu'il y ait moins de monde le samedi parce que à la fin quand on allait marcher le samedi on avait littéralement peur de de se faire massacrer je passe les gazages les nassages et ainsi de suite bon donc la clé du fonctionnement du gouvernement c'est de fusionner ces deux contextes pour utiliser en fait le consentement des gens à vivre à répondre à la menace criminelle pour en fait l'utiliser pour mettre la bride pour mettre le voilà l'étouffoir sur cette sur le nom consentement à l'autorité alors je ne reviens pas sur notre programme à nous en matière de lutte antiterroriste justice police etc et notamment je vous renvoie aux travaux notamment du livret justice et de tout ce qui a été produit pendant la campagne présidentielle avec ses livrets là et l'avenir en commun ou c'est très détaillé c'est à dire que là nous sommes prêts à gouverner de ce point de vue là nous savons quoi faire si nous sommes gardés ceux si nous sommes ministre à l'intérieur nous savons quoi faire je voudrais je voudrais venir sur le deuxième point qui est la question de du consentement à l'autorité parce que vérifiez le consentement à l'autorité et trouver les voix et les moyens de se consentement à l'autorité c'est une modalité pacifique de résumé de résolution du conflit parce que s'il n'y a pas de modalités pacifique de règlement du conflit il y aura une modalité violente de résolution du conflit et comme le disait à la juste titre Caroline mekari on est on peut aller encore plus loin dans la résolution violente du conflit et quand je dis plus loin c'est pas que du point de vue de l'État contre les gens c'est aussi du point de vue des gens contre l'État ou des gens entre eux parce qu'il y a quand même l'extrême droite en embuscade qui passe son temps à dire votre problème c'est pas l'état ou c'est pas les banquiers votre problème c'est votre voisin à cause de sa religion sa couleur de peau donc nous devons des être des agents actifs pour amener se consentement à l'autorité pour organiser pacifiquement un changement de régime et pour que ce que nous faisons naturellement spontanément en tant que militant qui est d'aider aux mobilisation de favoriser ce que Jean-Luc Mélenchon appelle l'auto-organisation du peuple vous avez entendu chaque fois dans ces conférences c'est toujours une axe stratégique dans notre organisation et bien que ce organisation du peuple aille maintenant rapidement à son stade ultime qui est l'assemblée constituante parce que l'Assemblée constituante c'est l'auto-organisation du peuple c'est précisément cela la situation institutionnelle c'est c'est aggraver la crise institutionnelle c'est aggraver la crise sociale et institutionnelle ça va de pair bien sûr ça va de pair je vous prends un exemple la taxe sur les super profit cette française sur 10 sont pour une taxe sur les super profits donc si la France était démocratique il y aurait déjà une taxe sur les supers profits d'accord donc le quand on demande une taxe sur les properts profits quand on marche pour contre la vie chère il faut on peut pas juste dire ça il faut aussi dire qu'il nous faut de la démocratie pour que ce soit nous qui décidions pour que ce soit la majorité qui décide ça va de pair et dans et si nous maintenons la question de la Sixième République et de l'Assemblée constituante dans un coin théorique ou dans des Colocs ou dans des réunions internes aux mouvements et pas dans la rue pas dans la mutualisation au sein de la nupes pas dans la mutualisation avec les syndicats les associations toutes les forces mobilisées alors nous perdons notre utilité dans réellement la solution politique qui a à générer aujourd'hui pour justement et bien éviter et contrer les abus qui sont faits par le gouvernement de tous ces mécanismes de contraintes de contrôle de surveillance généralisé de Technopolis etc que mes camarades ont très bien décrit je conclus en disant que les libertés publiques c'est une notion en évolution constante une liberté publique aujourd'hui c'est pas la même chose qu'une liberté publique à 50 ans il y a 100 ans ou demain il y a des libertés publiques à construire nous ne sommes pas qu'en défensifs sur les libertés publiques nous sommes bien sûr en défensif et c'est très important de le faire mais nous sommes aussi en construction en fabrication et notamment sur le terrain des droits numériques par exemple c'est un sujet c'est un bon exemple parce que sur le numérique on doit s'attacher à limiter l'avancée de la vidéo surveillance reconnaissance faciale de la marchandisation des données personnelles par exemple ou la Technopolis mais aussi nous devons continuer dans la dans le combat qui est par exemple qui consiste à constitutionnaliser le droit de chacune et de chacun a accéder à un réseau Internet de qualité pour pouvoir justement utiliser le numérique et que l'utilisation d'Internet ne soit pas réservé à ceux qui ont de l'argent pour payer le plus gros flux là on parle du tube qui passe du nombre de données ce droit à Internet ce droit aussi à être aidé à être aidé pour l'utilisation d'Internet par exemple il devrait d'ores et déjà y avoir un corps de fonctionnaire de médiateur numérique ça devrait exister on demande tous à nos enfants nos petits-enfants nos voisins etc c'est d'amitié en fait ça devrait être un nouveau métier donc je disais le droit numérique doit être constitutionnalisé et c'est fait partie aussi du coup et j'ai atterri mais vous me connaissez c'est toujours pareil avec moi on réatéri à la question de l'Assemblée constituante et de la Sixième République parce que ce mouvement ce mouvement là où on se regarde tous entre Français et on se dit mais qu'est-ce qu'on veut faire ensemble quels sont vos grandes libertés c'est un moment où justement on peut en poser de nouvelles le droit à disposer de son corps on vous connaissez le droit à l'eau toutes ces nouveaux droits mais dont consiste finalement à redéfinir ces grandes libertés il y a quelque chose une prise de pouvoir d'une prise d'aisance d'une dignité civique d'un accroissement de nos libertés qui est joyeux et qui peut-être peut permettre justement dans un moment où on sait pas trop si ça va se basculer du côté de voilà de la guerre civile ou au contraire ça va se basculer dans un grand mouvement patriotique de conquête de quelque chose de républicain et bien nous notre rôle c'est d'amener la solution pacifique joyeuse possible mais pas un jour pas dans très longtemps et pas en 2027 d'accord ça fait partie des choses personnellement par exemple moi en 2012 je me suis dit quand on a perdu bon ben on va attendre 2017 quand on a perdu en 2017 je me suis dit bon on va attendre 2022 bon mais là maintenant 2022 je me dis je vais pas attendre 2027 pourquoi parce que le fruit est mûr parce que ça fait 10 ans qu'on travaille ça dans la société et que le fruit est mûr et vous le sentez autour de vous que le fruit est mûr et on envoie et on envoie des traces et on a des outils nouveaux on a des outils nouveaux ça fait déjà trop longtemps que je parle mais un des outils évidemment c'est notre travail à l'Assemblée nationale vous avez pu voir dans la toute première loi qui a proposé le gouvernement le gouvernement ils ont ouvert le Mandal elle est juste là le mandature sur une nouvelle loi covid ça a été leur première chose à faire nouvelle loi covid pour maintenir en vie deux fichiers le fichier SIDEP le fichier contact covid et aussi pour s'arranger le droit alors convenance et en fonction de leur analyse de la situation sanitaire doit apporter une certaine nombre de limitations aux droits aux limitations aux libertés fondamentales d'aller venir etc sur le plan sanitaire moi je ne conteste pas que le droit à la santé impose par moment une restriction des libertés ça me semble on est tous capables de le comprendre cela mais notre travail a été si je pense que si tu penses que tu vas donner par exemple si par la contagion pas au camarades si par la contagion je pense si tu as conscience que tu vas tuer quelqu'un je pense que tu n'iras pas voir cette personne bon donc le droit à la vie en l'occurrence là il va être supérieur à ton droit à la liberté à circuler c'est quelque chose c'est basique il y a des on fait des équilibres de nos libertés en permanence on est capable de l'entendre à condition d'être associé à la discussion à condition qu'on nous l'impose pas avec des arguments farfelus à condition que ce ne soit pas fait dans le conseil de défense et à condition c'est ce qu'on a dit au gouvernement que ce ne soit pas décidé sans sans notre sans notre consentement et notamment celui que la Constitution prévoit comme une prérogative du Parlement qui est justement de défendre les libertés publiques l'article 34 de la Constitution établit le périmètre de la loi c'est-à-dire ce sont les règles les domaines dans laquelle c'est la loi qui doit fixer la norme et pas le règlement le règlement c'est le domaine du gouvernement c'est les décrets les etc nous c'est la loi la Constitution dit que la loi c'est nous donc quand le gouvernement arrive quand le ministre de la Santé arrive et il dit il demande aux députés donnez-moi la possibilité transférer moi la possibilité le jour venu en cas de crise sanitaire en cas de risque de pouvoir couper toutes les libertés jusqu'à présent dans la mandature 2017-2022 les macronisés oui oui bien sûr on vous donne tous les droits à tous les droits et vous avez vu les ordonnances les transferts etc et nous on est arrivé comme maintenant on est nombreux et même et on a mis en minorité les macronistes si un élément très important dans la situation actuelle et mon ami limite et par exemple on a dit bah non c'est pas nan c'est pas normal quand vous transfère ce pouvoir et on va se battre pour voilà pour ne pas le faire je voulais donc terminer sur cette note positive pour dire que la lucidité sur ce que fait ce le monarque comme ça cloitré dans sa tour d'ivoire entourée de fusils contre les Français avec on va dire les canons tournés vers la population et ben nous et ben nous on va faire en sorte de pouvoir respirer de pouvoir vivre pacifiquement quel est les désaccords politiques soient tranchés de par une voie démocratique par la délibération par le vote parce que c'est aussi ça la liberté c'est de pas en voir peur en permanence ni d'être pauvres ni d'être mourir de mourir par un attentat ni de mourir par la maladie ni de voir ses propres enfants mourir et là j'aborde même pas la question climatique parce que ça c'est vraiment un sujet sur lequel le risque est terrible et l'anxio lanxo écologie l'angoisse et réelle et ça va générer des conflits ça va générer de la violence vous verrez que les grosses bagnoles etc vont être vont être cassés par par des mouvements c'est déjà fait les yachts qui vont être coulés etc donc [Applaudissements] notre idée à nous donc n'oublions pas n'oublions pas que notre rôle à nous notre rôle à nous bien sûr il est toujours de favoriser la mobilisation sociale et la prise du pouvoir mais nous voulons prendre le pouvoir pas être dans le contre-pouvoir d'accord il y a une mauvaise mauvaise habitude souvent dans le dans en fait mon avis en tout cas dans le mouvement ouvrier notamment français syndical etc c'est toujours se vivre dans le contre-pouvoir le problème que nous avons aujourd'hui c'est pas d'être dans le contre-pouvoir on est on est fort d'être dans le contre-pouvoir mais qu'est-ce que ça veut dire d'être le contre-pouvoir en monarchie présidentielle donc on veut pas le contre-pouvoir on veut le pouvoir et la paix merci à nos trois intervenantes comme le temps file je vais me permettre une première question pour amorcer la discussion puis vous pouvez vous signaler en levant la main je ferai circuler le micro moi-même voilà on a déjà pas mal de questions mais alors voilà on a quand même beaucoup d'hommes qui se proposent et on va revenir à la règle paritaire donc n'hésitez pas mesdames sur la première question que je souhaite poser on voit on voit donc un système de régime d'autorisation préalable qui se met en place puisque notamment pour les manifestations de plus en plus régulièrement maintenant on nous dit il faut déposer en préfecture ça n'est pas le droit cependant voilà on s'y a Chine à tel point que maintenant l'autorisation préalable c'est même d'aller signer un papier pour aller faire ses courses on l'a connu on a vu le grotesque de cette situation et cependant il y a un mouvement général de tout ça les institutions judiciaires n'ont pas réagi sur ce genre d'attente pourquoi est-ce que elle ne réagissent pas est-ce que on peut se questionner peut-être sur le fait que le garant de l'indépendance de la justice dans la constitution et le président de la République dans l'article 64 je vous laisse commencer à répondre avec ça et je prends le Milo le micro baladeur pour ensuite faire les prochaines questions non mais la question elle est vraiment difficile de savoir pourquoi l'institution judiciaire elle a abdiqué en fait non non mais je j'essaie de pardon je prends un peu de temps parce que je c'est que c'est vraiment un ensemble en fait c'est à dire que le temps dans lequel nous sommes aujourd'hui c'est enfin il y a il y a un contexte que je vais qualifier de culturel c'est à dire que ça fait maintenant plus de 40 ans qu'on est sur un grignotage des libertés des libertés publiques et que les magistrats il faut bien comprendre que sociologiquement ils sont de là ils sont de notre société et du point de vue de leur catégorie socioprofessionnelles c'est plutôt ce qu'on appelait avant la petite bourgeoisie et que par ailleurs les magistrats ont toujours je crois d'une manière inconsciente intégrée les désiderata des pouvoirs publics je vais vous donner juste un exemple parce que il se trouve que je l'ai vécu c'est les sans-papiers de Saint-Bernard vous vous souvenez en 1996 voilà Saint-Bernard il y avait dans la manière dont les étrangers qui étaient à l'église Saint-Bernard ont été interpellés il y avait une nullité évidente qui est que au moment de l'interpellation les policiers normalement auraient dû procéder au contrôle d'identité ils ne l'ont pas fait ils ont embarqué les personnes de couleur en considérant que parce qu'on était de couleur on était nécessairement étrangers et ils ont laissé filer les autres et comment on a su ça c'est que ces étrangers colorés ont été emmenés au centre de rétention de Vincennes et que là en effet on a procédé à leur contrôle d'identité et qu'il se trouve que parmi les personnes embarquées à Vincennes il y avait en effet une femme d'origine béninoise de mémoire qui était française et donc évidemment ils l'ont relâché parce qu'il pouvait pas la garder et donc on avait cette attestation de cette femme voilà et nous avons soulevé devant les juridictions pénales devant le juge administratif pendant les trois jours qui ont duré toutes les procédures il n'a eu plus de 15 ce point de nullité aucun magistrat n'a annulé la procédure d'interpellation aucun la nullité je vous assure elle tenait en droit Henri Leclerc la plaidait etc et c'est ce c'est à ce moment-là que j'ai vraiment compris qu'en fait il y a globalement pour les magistrats une logique où on intègre la volonté du pouvoir politique et c'est je crois c'est exactement ce qui s'est à nouveau passé au moment de la répression des gilets jaunes ou au moment de la répression des personnes qui sortaient sans attestation pendant le covid c'est ça en fait il y a quelque chose de de culturel et et et ça et ça pour le coup c'est vrai extrêmement difficile de de combattre ça et s'ajoute aussi une pourquoi est-ce qu'il y a cette espèce de docilité des magistrats c'est qu'en fait il ne faut jamais oublier que même si en tant que juge du sieste c'est-à-dire les gens qui décident je parle pas des procureurs qui ne décident pas les procureurs poursuivent le juge lui tranche condamne relaxe ils sont statutairement indépendants c'est vrai ce mais ce sont des fonctionnaires qui sont notés par leur chef de cours c'est à dire que le président du tribunal ou le président de la cour d'appel les notes et on les note sur leur travail et globalement ça ça incite pas soit à la résistance soit à jouer véritablement un rôle de contre-pouvoir parce que sinon le magistrat en question qui a rendu une décision qui n'est pas dans la on va dire dans la norme ou qui peut déplaire au pouvoir judiciaire globalement ne sera pas forcément bien noté et il a besoin d'être bien noté pourquoi pour pouvoir progresser dans la carrière donc vous voyez il y a cet aspect aussi individuel j'ai déjà été trop longue non mais vous m'entendez là ça marche ouais deux mots là-dessus je crois c'est pour ça que je dis que la macronie c'est des beaufs parce que il considère qu'on est incapable de se confronter à la complexité comprenez il y a bien sûr bien sûr tout ce qu'on a dit là toutes les trois sur le fait de ne pas parvenir à convaincre parce que c'est pas des mesures d'intérêt général et de contraintes contraindre plutôt que de convaincre mais il y a aussi quelque chose d'autre qui est c'est évitement de la confrontation à la complexité parce que vraisemblablement on est vraiment qu'une bande d'abruti et on n'est pas capable de comprendre c'est pour cela par exemple on nous faisait les gros yeux particulièrement avec accueil sur l'affaire des diffusions des images à caractère terroriste mais qu'est-ce qu'elles sont cons les deux là elles comprennent pas que c'est dangereux que ça craint que ça fait peur et puis tous les histoires qui sont quand même je pense pour bonne partie des mensonges quand même les histoires de loups solitaire et blablabla bien à mon avis il y a un autre truc en tout cas c'est une hypothèse qui est défendue par Jobard dans les lois dans les politiques la politique les politiques au pluriel du désordre qui a un bouquin qui est juste extraordinaire et qui raconte l'histoire du maintien de l'homme mais sur l'affaire des gilets jaunes c'est bien sûr sans doute pas que la seule hypothèse mais moi ça m'a vraiment donné à penser parce que comme tout le monde j'aime me confronter à la complexité ça pourrait rigoler vous avez compris et donc bref ce qu'il dit ce qu'ils disent pardon c'est deux auteurs c'est peut-être qu'à un moment donné côté police côté policier d'accord il y avait quand même finalement des revendications des gilets jaunes qui pouvaient faire écho dans leur tête les questions de salaire les questions de je suis obligé d'aller dans le périurbain avec le coût de l'essence bla bla bla bla bla bla etc donc ce qui défendent ces deux-là pas pas uniquement mais ce qu'ils disent aussi c'est qu'à un moment donné la macronie a pu craindre qui est sur certains aspects vous avez bien compris de revendications on va dire à caractère social qui est aussi de la convergence donc à sans doute pas que ça mais c'est pas complètement idiot et c'est pour ça aussi bah qu'ils ont été dans toutes ces logiques de confrontation de sautes dessus dans les manifs de ne pas permettre aux professionnels du maintien de l'ordre de bosser mais plutôt les équipes de Bach etc etc etc plus les outils type lanceur de balles de défense etc mais je trouve que là il y a quelque chose quand même à gratter sur cette espèce de convergence autour de certaines revendications qui étaient portées par les gilets jaunes et qui pouvaient donner un écho avoir un écho dans la tête d'un certain nombre de policiers on passe à 4 questions je rappelle rapidement on va faire des questions concises on respecte les règles de parité et nos intervenants essayons de répondre aussi de façon concise merci bonjour moi je voulais juste on n'a pas beaucoup parlé de ça mais en fait moi j'ai l'impression qu'on se mobilise souvent trop tard et il faut faire attention au cheval de Troie en fait c'est moi c'est moi c'est moi bonjour je disais qu'on se mobilise souvent trop tard et qu'on fait pas suffisamment attention au cheval de Troie et qui sont concentrés depuis quelques années en réalité depuis très longtemps sur les musulmans en France et que par exemple là on a eu de l'épisode la séquence des dissolutions par Darmanin de d'associations à commencer par une association qui s'appelle le CCIF que nous organisation légaliste certes peut-être conservatrice mais bon il y en a plein et même pas en fait et que en fait personne n'a bougé il y a eu d'autres organisations comme le cri des mosquées qui ont été qui ont été fermés des mosquées peut-être un peu conservatrices peut-être un peu orthodoxe mais on n'est pas dans l'islamisme l'islamisme je rappelle c'est quand même en fait et c'est une volonté d'imposer la loi islamique en fait c'est on en est quand même très loin là il y a un imam qui se fait expulser pas de réaction et quand il y a notre révolté qui qui est sous le coup de se faire dissoudre par Darmanin là il y a une réaction et en fait elle est victorieuse en fait il suffit de un tweet de Jean-Luc Mélenchon de un tweet de Poutou voilà et en fait on y arrive par la mobilisation de mobilisation finalement c'est simple beaucoup plus moins compliqué que de mettre des que des années de de manifestation de gilets jaunes et en fait c'est vrai que il y a un peu des fois la peur d'être ramené à soutien de l'islamisme tout ça il faut qu'on tienne le coup parce que quand il y a eu la manif contre l'islamophobie en 2019 ben au dernier moment en fait les organisateurs tristes étaient un peu embêtés parce qu'il y avait effectivement un une pression médiatique pour que elle n'est pas lieu qu'elle soit qu'elle soit diabolisées etc et je crois que c'était la veille de l'avant veille Jean-Luc Mélenchon a fait une tribune en disant il faut qu'elle ait lieu et ça a marché et puis sur le moment on a dit vous la la mon Dieu mon Dieu tout le monde a posé tout le temps dès qu'il y avait un député insoumis vous vous assumez et en fait ils ont assumé et c'est très bien et finalement maintenant on a très bien fait de faire ça je vais raccourcir voilà en fait moi je pense que en fait il faut faire attention à ce genre de trucs et se mobiliser à chaque fois parce que les premiers attaquer c'est toujours les mêmes voilà [Applaudissements] bonjour Alors moi en fait madame Makari a déjà partiellement répondu à la question que j'allais poser et d'ailleurs votre réponse concernant la capacité des des juges en fait à rendre justice aux citoyens mais un peu découragé mais je vais quand même poser ma question en revenant sur un des signes à mon avis les plus forts d'une dérive autoritaire vous en avez parlé aussi c'est l'interpellation préventive au motif que des personnes seraient mues par une intention de commettre des violences par exemple voilà il y a eu bon nombre de manifestants qui ont fini en garde à vue avec ce motif de participation à une action en vue de commettre des actions violentes pour moi c'est quand même un truc vachement inquiétant ça revient au procès d'intention finalement on n'est pas si loin que ça de l'Inquisition en fait je tire un trait extrêmement caricatural et un peu tiré par les cheveux mais ma question c'est puisqu'on peut pas trop compter sur la justice finalement comment on fait avec ça [Applaudissements] alors moi j'aimerais réagir à ce que ce que tu as dit camarade sur justement la question de la France insoumise islamiste soutien des islamistes et j'ai l'impression que un élément qui nous permet de sortir de cette critique qui est souvent faite c'est déjà de se dire le raccourci qui est fait basiquement c'est on a des yeux dans le 93 on a des musulmans qui votent pour nous donc on est islamistes plus près le micro voilà je vais parler comme ça et la deuxième chose c'est que j'ai l'impression aussi qu'il y a de la part on va dire notamment dans les médias etc un discours qui dirait il y a l'extrême droite et l'islam radicalisé donc il ferait une distinction entre des gens qui est qui ont la haine des juifs qui ont la haine des femmes qui ont la haine des gauchistes et qui en fait se retrouvent sur presque tous les points si ce n'est qu'ils sont trop xénophobe raciste et obsédé par la religion pour se mettre d'accord mais globalement entre l'islam radicalisé qui se met voilà à buter des ouais voilà à être contre nous ou des personnes d'extrême droite qui sont contre nous pour moi les deux c'est l'extrême droite pour moi il se retrouve quasiment surtout et d'ailleurs dans leur mode d'action ils sont pareils et donc du coup le problème c'est qu'on a des policiers qui ont voté Marine Le Pen et qui vont dire oui les terroristes ils ont soutenu par la France insoumise et à côté de ça on va quand même avoir des théories qui nous ciblent comme nous globalement [Applaudissements] oui moi je voudrais juste évoquer alors c'est compliqué si je me tourne là je tourne le dos à nos interlocuteurs ne l'a donc je voudrais juste évoquer les exilés au quotidien pendant le confinement parce que c'est eux qui ont quand même pris énormément d'amandes c'est ça a été pour eux extrêmement pénible parce qu'ils n'ont pas tout compris qui ne parlaient pas forcément la langue et que j'ai moi-même défendu des personnes afghannes qui étaient descendues au pied de leur immeuble mais qui parce qu'il fallait que les enfants sortent de de l'enfermement et ça a été extrêmement difficile pour eux aussi cette période je voudrais qu'on les oublie pas parce que c'est c'est aussi quand même des une frange de de notre population qui a été en grande douleur et en grande difficulté sans bien comprendre ce qui se passait donc il y avait aussi une volonté chez les flics quand même d'aller d'aller démolir aussi ce qu'ils étaient et de les cibler et de les ostraciser et la deuxième chose c'est le maintien de l'ordre pendant les manifestations là aussi je pense quand même que remettre en question ce que fait notre ministre de l'intérieur ainsi que le policier le le maire de le préfet de Paris l'allemand je pense que c'est quelque chose aussi certainement donc qui arrivaient du haut et ça je crois que ça aussi il faut se battre contre moi ce qui me désole c'est que on n'a pas la justice avec nous on n'a pas la police avec nous quoi que l'on en dise on n'a pas les médias avec nous alors j'aimerais avoir aussi la joie d'y arriver avec le bonheur la joie et tout le reste mais je crois qu'on a encore du boulot merci moi je vais je vais pas répondre bien sûr sur sur tous les aspects mais il y a un terme là qui me fait réagir c'est l'affaire de la volonté des policiers moi je suis pas complètement naïve bien sûr et on connaît un petit peu ce corps professionnel mais par principe par principe je crois qu'on a pardon alors là je suis désolé je peux rien faire de mieux qu'utiliser le micro et peut-être monter monter le sang je vais essayer donc je disais qu'il y avait un terme qui me faisait réagir bien sûr sans naïveté en connaissant le corps professionnel puisque c'est aussi ce qu'il est de la police et donc ce qui me fait réagir c'est cette affaire de volonté de la police bon à coller des amandes au SDF aux exilés etc etc par principe ça en naïveté je pense qu'il ne faut pas confondre le marteau et la main qu'il anime y compris ça remet chacun tu vois dans le périmètre y compris les policiers dans lequel ils doivent être et la main qui manipule le marteau c'est à dire celle qui donne les consignes aujourd'hui c'est particulièrement le ministre de l'intérieur dont on sait très bien ce qu'on en pense n'est-ce pas qui bien sûr agit sous l'égide du président de la République parce que aujourd'hui c'est comme ça l'autre en gros si on parle de monarchie présidentielle c'est pour dire qu'il décide de tout donc ne pas confondre mais je le fais d'une façon un peu volontaire hein tu comprends bien ça remet absolument pas en cause à la pertinence mais il y a quand même des consignes qui sont données ça ne les exonère de rien ça le remet à la place où ils sont et il faut pas confondre le marteau encore une fois ça c'est la police et la main qui le manipule les manipulent d'accord ce qui manipule pardon qui le manipule et qui manipule ce marteau et qui donne un certain nombre de consignes ça fait pas des policiers des gens gentils ou des gens méchants ça remet chacun a sa place et à sa responsabilité surtout hein parce que si on oublie la responsabilité de ceux qui décident on va avoir une difficulté politique à agir bon moi je pense que en fait il faut à la fois être lucide et si on est lucide en fait ce que l'on peut constater c'est que nous ici malgré tous les obstacles d'une certaine manière pour utiliser un mot à la mode je dirais que nous sommes résilient et que nous ne baissons pas les bras nous savons que les combats sont permanents absolument permanent et que même si en effet madame l'institution judiciaire n'est pas toujours juste pour chaque dossier pour chaque personne que l'on défend il faut la défendre bec et ongles et aller jusqu'au bout jusqu'à ce faire en tendre on ne doit pas forcément gagner toujours mais il ne faut jamais jamais baisser les bras nous aurons perdu si nous ne nous battons pas voilà ça c'est pour moi c'est c'est vraiment presque une règle de vie alors je rejoins je rejoins Raquel et Elisa parce que nous avons et je vous rejoins aussi parce que je pense que nous avons tous cette volonté malgré les obstacles qui sont d'ordre à la fois institutionnel malgré les médias malgré blabla bla bla bla nous sommes là et nous avons vraiment la conviction non mais nous avons vraiment la conviction qu'un autre monde est possible et que nous sommes les artisans de cela et que nous allons y arriver nous ne sommes pas en 2012 nous ne sommes pas en 2017 nous sommes en 2022 et maintenant il faut que nous ayons conscience que nous pouvons gagner nous devons nous considérer comme des possibles gagnants c'est à dire que nous venons nous devons en finir avec cette logique de la loose non nous ne sommes plus les loosers nous sommes des winners [Applaudissements] j'approuve ce message tout le monde a compris hasta la victoria [Applaudissements] là je pense que la à chaque fois que nous sommes face à une une injustice ou un doute sur l'utilisation correcte des voix de droite qui existent dans le pays évidemment ça doit provoquer des réactions à plusieurs échelles vous des cas individuels de situation injustes vous y êtes confronté au quotidien en permanence en permanence vous avez des situations où vous êtes face à un arbitraire administratif à une absurdité administrative à une incapacité à faire valoir une liberté fondamentale et vous organiser de la solidarité qui peut passer de simples gestes de d'aide à quelqu'un pour monter son dossier ou peut-être vous allez solliciter les autorités pour essayer d'obtenir un rendez-vous en préfecture ou alors vous allez vous cotiser pour payer un avocat en défense ou alors vous allez avec votre association saisir des le Conseil d'État bref ça ce sont des choses que l'on fait en permanence des fois il y a la médiatisation de certains dossiers et mais pour répondre à avec avec le plus honnêteté possible à l'intervention du camarade par exemple sur je pense que tu fais référence à l'expulsion de l'imam il cuissen cet été dans cet exemple c'est un bon exemple parce que pourquoi parce que nous étions cet été dans une bagarre homérique sur la question des salaires le gouvernement a commencé l'été en disant qu'il allait faire une loi sur le pouvoir d'achat et que nous nous étions en gros des mauvais coucheurs parce que nous a exceptions pas les petites avancées qu'il proposait nous avons fait un travail homérique de présence à l'assemblée nationale qui je crois à portée dans le pays et nous avons totalement dégonflé la baudruche et nous avons montré qu'en réalité cette loi empêchait les salaires de monter que les salaires pouvaient augmenter tout de suite notre non seulement elle parle l'augmentation du SMIC mais aussi parce que dans certains secteurs il y a des pénuries de main d'oeuvre ce qui provoque naturellement des hausses de salaire et que cette loi en fait était une loi pour empêcher ces hausses de salaire et les remplacer par des primes ou des ou des primes d'intéressement qui en fait crée de la rémunération qui ne provoque pas des cotisations notamment pour la retraite et je crois que nous avons porté cet argument et nous avons accompagné un mouvement dans la société qui était un mouvement de revendications salariale tel que probablement on l'a jamais vu dans les 10 dernières années et dans ce contexte là que fait Darmanin il prend un individu il dit je vais expulser c'est très grave etc qu'un individuel dans lesquels nous au moment où la décision est annoncée on n'a pas le dossier moi je suis avocate jamais je m'exprime sur un dossier dans lequel j'ai pas vu le dossier déjà c'est une règle fondamentale j'ai pas vu le dossier parce que et je m'exprime pas pourquoi parce que je ne sais pas quelle est l'historique de cette personne je ne sais pas ce qu'il a dit je veux pas apparaître comme étant complet de tout ce qu'il a pu dire dans sa vie je ne sais pas deuxièmement on a figure on a on a on a aussi découvert au demeurant que il avait un grand copain dans la vie c'était en fait Gérald Darmanin d'accord parce que Gérald Darmanin lui-même lors de son élection municipale de 2014 avait organisé une soirée électorale avec cet individu dans lequel ils se sont entendus comme la foire parce qu'à cette époque là genre elle Darmanin était un militant contre le mariage pour tous et qu'ils étaient dans leur petit cercle de conservateur et de gens contre les libertés et les nouvelles libertés notamment le mariage homosexuel ils étaient super copains et cet individu a soutenu Gérald Darmanin dans cette élection municipale donc on voit bien que dans ces cas précis là je dis pas que c'est toujours comme ça évidemment mais dans ce cas précis là on le voit que si nous étions montés tous au créneau si Jean-Luc Mélenchon depuis l'Amérique latine avait dit il y a un problème de liberté sur ce cas là nous aurions rendu exactement le service qui était escompté par Gérald Darmanin et par l'extrême droite exactement donc il faut que nous sachions aussi des fois d'oser avec le degré et le niveau de notre intervention et le bon degré d'intervention en toute hypothèse reste sur les procédures générales de voix de droit c'est-à-dire nous devons affirmer l'État de droit affirmer en tout hypothèse que nous sommes attachés à ce que ce soit plutôt des juges que l'administration qui par exemple dissout des associations ou prendre des décisions d'éloignement et c'est dans cette cadre-là conceptuel que nous agissons et qui me semble très important et à chaque fois vous nous trouverez quand ils veulent grignoter le pouvoir du juge judiciaire pour le donner à des autorités administratives quand ils veulent enlever la délibération le contradictoire la procédure pour prendre des décisions privatives de liberté nous serons là à chaque fois pour nous y opposer et je conclus avec ma conclusion que vous connaissez d'avance c'est que par ailleurs nous avons aussi un programme qui est vachement conséquent et très bien étayé sur précisément les procédures les principes les moyens humains techniques intellectuelles juridique qui doivent être au service de la justice et du droit alors on passe on passe à la dernière salle de question puisque il nous reste juste 10 minutes pour pouvoir rendre ensuite la salle je vous invite vraiment à faire extrêmement court cette fois pour que nos intervenantes puissent conclure et qu'on rend la salle dans les temps précisément alors merci je vais faire extrêmement court croyez bien que le pessimiste que je vais afficher là n'est que méthodique et que je suis déterminé et positif et que je suis positif alors allons-y si effectivement de police en haut si commande de LVD de drones en hausse etc etc j'ai une liste longue comme le bras dans le la façon de déterminer le fait de faire augmenter l'autoritarisme dans dans notre pays est-ce que vous croyez croyez-vous en la possibilité de l'option autoritaire irréversible et durable voire 1984 d'Orwell par exemple de la part de l'oligarchie qu'en deux surcroît le rapport du GIEC tant à indiquer que les ressources naturelles disponibles dans le futur ne permettra ne fera ne permettra de faire vivre qu'un milliard d'humains sur terre si ce n'est si c'est le cas le faut-il pas une action politique qui sorte qui assume de sortir du cadre des institutions et à partir de quand sur quelle limite la France insoumise l'Union Populaire détermine que comment dire que le jeu ne mérite plus d'être joué et que on a franchi la ligne rouge enfin qu'ils ont franchi la ligne rouge en face merci [Applaudissements] merci bonjour Pascal de Montpellier d'abord bravo pour la conférence je pense que tout le monde est d'accord j'ai trois questions un c'est la place de la police et des réservistes parce que c'est quand même un élément de plus j'ai envie de dire y compris pour l'extrême droite d'apprendre en 10 jours à servir d'une arme donc quick qu'est-ce qu'on fait comment est-ce qu'on se mobilise la deuxième c'est la réflexion autour des mobilisations à venir d'accord va y avoir les retraites va y avoir toutes les manifestations etc mais je vais prendre deux exemples la première c'est autour de l'énergie par exemple en Angleterre aujourd'hui il y a des mobilisations pour brûler les factures donc on risque d'avoir des formes de mobilisation différentes et où là encore on peut être confronté à une violence de type sanction contre les gilets jaunes auxquelles il faut peut-être s'organiser la deuxième c'est par rapport au droit de manifester toutes les restrictions c'est aussi sur le lieu de travail moi j'insiste là dessus vivant j'ai envie de dire beaucoup de temps dans ma vie dans une entreprise où le simple fait de pouvoir jusqu'a communiquer ce qui se passe à la réunion entre les patrons et les représentants syndicaux est organisée est interditaire la direction communique et nous n'avons pas forcément l'autorisation de communiquer donc il y a des restrictions du droit d'informer ou de droit de se mobiliser qui touche y compris les lieux de travail il faudrait peut-être qu'on réfléchisse à investir ce créneau là et juste parce que j'essaie de j'ai tout noté parce que j'ai une toute petite tête en ce moment c'est sur les formes de mobilisation écolo on a vu cet été avec les golfs ou c'était plus dangereux aujourd'hui de bétonner un trou dans un golf que de mettre un pesticide dans la nature mais ça fait longtemps que c'est le cas qu'est-ce qu'on a un j'ai envie de dire comme forme d'information pour nos militants dans dans le cadre où il risque à un moment donné de se retrouver arrêter mis en garde à vue etc parce que là encore on n'a pas forcément des militants qu'on les réflexes des plus anciens qui ont fait j'ai envie de dire les guerres puniques pour pour certains voilà [Applaudissements] bonjour merci pour l'organisation fantastique j'ai deux questions très simples et très succinctes donc dans le cadre des perquisitions qui ont eu lieu à la française soumise qu'elles ont été les répercussions est-ce que on a atterri dans un panier de fichiers s caché qui peut réapparaître d'ici 4-5 ans 10 ans on n'en sait rien parce que le 1 tous ces digitalisé à l'heure actuelle donc est-ce qu'il y a eu des répercussions concrètes et voilà ça c'est la première question la deuxième question porte sur les moyens de communication que nous utilisons un cadre de la France insoumise mais aussi les gilets jaunes et autres qui reposent essentiellement actuellement sur les gafam je dirais même gaffamu auquel j'ai rajouté über et je pense que la position de la française soumise par rapport par exemple au logiciel libre n'est pas très clair et mériterait d'être renforcé entre autres en promouvant un site français qui est vraiment fantastique qui s'appelle framasoft.com qui promet l'éducation libre qui promet des outils d'éducation libre en provenance de professeurs en direction d'élèves mais pas seulement il parle aussi de dégauguéliser Internet ce qui me semble quand même assez intéressant et voilà quelle est la position de la France insoumise par rapport au logiciel libre plateforme d'échanges libres merci [Applaudissements] désolé oui bonjour juste une question je voulais savoir ce que vous pensiez de la suspension des soignants du silence des médias à ce sujet et du silence de la population à ce sujet merci à toutes et tous et bien comme on avait commencé par Elisa pour la première salle de question on va faire en sens inverse Raquel pour les premières réponses et le mot de conclusion avec alors d'abord sur les soignants moi j'ai pas tellement l'impression que il y a un silence des gens sur ce sujet je pense qu'il y a plutôt en consensus sur le fait que c'était injuste et inefficace dans d'empêcher des fonctionnaires de soigner et je pense qu'à assez rapidement le message est passé selon lequel être vacciné n'empêchait pas d'être voilà d'être malade quoi d'avoir la maladie d'avoir le virus même de le transmettre et que du coup empêcher un soignant qui accepte de se tester et qui donc vraiment est négatif parce qu'il s'est testé de soigner tandis que une personne qui elle est simplement vaccinée pourrait être positive etc et dans et en plus tout le monde a bien vu que les soignants positifs on leur a quand même demandé dans le moment le plus intense de venir travailler ils ont travaillé sanguin sans masque avec des chemises qui étaient des sacs poubelles moi je pense que quand même le caractère totalement inefficace indigent abusif arbitraire et uniquement focalisé sur le la fameuse théorie d'emmerder le monde pour qu'il se vaccinent je pense que quand même globalement en France il y a un consensus contre ça moi je pense que là dessus les gens l'ont remarqué alors après après le gouvernement a sa maman utilisait une espèce de d'appel au mépris de classe qui consistait à ce que les gens soient tout contents d'avoir quatre et cinq et pourquoi pas 10 12 de trouver le mail le plus vite possible le bon endroit pour aller se vacciner d'utiliser ces réseaux pour le médecin de chez pas quoi et puis regarder tous les autres avec grand mépris de classe en disant c'est quoi ces complotistes ces antivax etc alors que bon fondamentalement s'agissait pas il y a des antivaxes bien entendu mais il s'agissait majoritairement pas de ça en question mais cela dit le débat par exemple cet été a eu lieu encore une fois à l'Assemblée nationale on en a parlé nous d'abord on en a parlé et puis pas seulement nous d'ailleurs enfin je veux dire c'est un sujet de discussion et qui a ses corolaires parce qu'il s'agit pas seulement des soignants il y a aussi les pompiers et quand même on s'est aperçu au creux de l'été qu'on avait plusieurs centaines de pompiers qui ne pouvaient pas aller combattre le feu parce qu'ils étaient pas vaccinés laisse-moi vous dire que la honte elle était du côté du gouvernement et au demeurant je pense mais j'en ai pas la preuve il faudrait que que je me renseigne davantage je pense que les services de pompiers ont remis les non vaccinés au feu en partie un endroit mais bon justement c'est ce que je disais à vérifier parce que moi si j'étais chef de d'une unité de de combat du feu et que je vois la fatigue des combattants au bout de trois quatre cinq six jours de combat contre le feu quand j'ai des j'ai des gens qui sont tout frais et qui en plus sont négatif il suffit que je leur demande un test et je sais qu'ils sont négatifs mais je les envoie au feu ça c'est la logique la logique d'efficacité du service public tout simplement tout simplement donc s'opposer à ça relève d'une sorte d'abus de pouvoir fondamentalement d'abus de pouvoir parce qu'ils ont le droit de l'interdire ils continuent de l'interdire mais ça c'est typiquement le genre de choses qui Hérode à mon avis profondément le consentement à l'autorité profondément profondément parce qu'on ne peut pas accepter des règles absurdes on ne peut pas nous demander en permanence d'opiner du chef et dire à amen aux choses qui d'évidence d'évidence sont mal faites mal pensées contraire à l'intérêt général bon donc là là dessus de ce côté là je pense que le mouvement général il va quand même dans l'idée de défendre les libertés de défendre à une certaine rationalité et vous avez vu par exemple peut-être dans justement dans la loi qui a été discuté cet été en extrême urgence ils nous ont enfin ça a été un projet de loi qui a été déposé de façon dans la procédure j'appelle j'ai appelé ça ultra accéléré parce que c'est même plus accéléré que ce que d'habitude et la procédure accélérée et ben quand même on a obtenu en première lecture par exemple l'exclusion des mineurs donc de la délégation de pouvoir ici attendait pas du tout quand on a tous levé la main et qu'ils étaient minoritaires ça se voyait qu'ils avaient pas l'habitude de ça ils étaient vraiment vraiment paumés et ainsi de suite il y a eu plusieurs sujets et finalement cette loi là elle a été profondément changé la droite a remis les mineurs au Sénat mais en fait ils ont en fait littéralement modifié fondamentalement la loi parce qu'ils ont enlevé la vaccination comme modalités de pouvoir circuler notamment à l'international ce qui du coup rompait avec la stratégie du de l'emmerdement maximal pour viser la vaccination bref tout ça pour dire que il faut quand même évidemment veiller comme le lait sur le feu sur tout ça et je pense que c'est des sujets sur lesquels les gens sont avec nous et pas avec les ministres de la Santé successifs et que et que évidemment bah ça ça fait clairement partie des choses sur lesquelles si nous gouvernions aujourd'hui les soignants seraient intégrés évidemment avec des modèles je dis pas que je dis pas qu'il faut pas faire attention au cas par cas sur le fait qu'il puisse avoir un soignant car un rapport à la santé ou à la vaccination qui soit un peu distorsionnée etc il faut quand même il y a une rationalité derrière tout ça c'est pas automatique c'est pas tout tout bien ou tout mal mais là aujourd'hui la ligne du gouvernement c'est que c'est tout mal et que du coup bah il y a c'est absurde j'en conclus là parce que j'ai laissé mes camarades et je vous remercie en tout cas de cette discussion passionnante je vous souhaite bon courage pour vos combats sur des dossiers individuels et aussi sur les grands combats collectifs et n'oubliez pas je le répète je le répète toujours voilà l'auto-organisation du peuple qui est toujours dit à l'agenda dans un contexte de blocage institutionnel cette auto-organisation porte un nom c'est l'Assemblée constituante ne l'oubliez pas c'est votre travail de populariser cela dans le pays de de d'alimenter le désir de constituante car le fruit est mûr comme je le disais et c'est nous qui devons apporter la solution pacifique au conflit oui je vais je vais vraiment répondre rapidement à deux points qui ont été évoqués pour répondre à monsieur qui est là c'est vrai qu'on est dans une situation où on a vraiment le sentiment que l'autoritarisme va grandissant mais je pense que nous sommes encore nous ne sommes pas arrivés à un point de bascule tragique c'est à dire que je pense que politiquement par les institutions nous avons encore la possibilité de conquérir le pouvoir et de changer la donne ça c'est ma conviction profonde voilà c'est ce que je voulais vous dire sur sur ce point là moi je m'occupe pas de ce que les autres ont dans la tête je parle de ma propre légitimité de mon analyse d'une situation et de voilà bon donc voilà je travaille à ça en fait c'est vraiment ce à quoi je travaille Pascal pour te pour te répondre au moins sur un poids parce que sur certains je suis pas capable de répondre faut dire les choses telles qu'elles sont sur la question des des manifestations à venir qui vont prendre des formes peut-être plus radicales ou en tout cas qui peuvent éventuellement conduire un certain nombre de militants à être confrontés à la police avec placer en garde à vue etc on a quand même une expertise des manifestations des interpellations etc on a travaillé notamment avec le Syndicat de la magistrature sur un guide du manifestant entre guillemets et bien il me semble que le livret justice dont Alexandre est un éminent représentant pourrait peut-être faire une une note ou un équivalent d'un livret qui pourrait être adressé à tout les membres de la France insoumise comme guyline tout simplement je pense que c'est vraiment toujours très très utile voilà c'est je pragmatique et j'ai fini parce que bon voilà et merci à vous vraiment de votre accueil merci alors bah du coup je vais m'autoriser à prolonger ce propos il faut être clair il y a un détricotage volontaire de la valeur de de la manifestation en tant que tel c'est-à-dire comme cadre organiser encadrer réguler on a mis un siècle quand même un pour en arriver là c'est pas du jour au lendemain que cette affaire de manifestation telle que je viens de la caractériser au travers des des trois adjectifs là que j'ai employé c'est pas sorti comme ça et quand on dit encadrer réguler ça veut dire que il y a des syndicats il y a des organisations quand même un peu représentatif comme un peu collectif qui ont quand même un petit peu l'habitude qui sont des interlocuteurs et qui et qui discutent et cette affaire là elle est à mon sens déterminante et je pense que c'est pas pour rien que depuis 2002 les manifestations vous comprenez là où je veux en venir organiser entre guillemets d'une manière classique n'ont pas gagné c'est aussi pour faire perdre structurellement de la valeur à ses affaires de manifestation et d'une certaine manière à susciter à susciter ce n'est pas d'une certaine manière a suscité des actes qui sont plus violents violents et qui d'ailleurs des fois gagne comme les bonnets rouges voyez il y a quand même derrière cette affaire là une quelque chose qui qui est tout à fait encore une fois logique et suscité et la question de la judiciarisation est un élément majeur aussi Hollande Macron et sans dit bon quand même faut donner des signes au bon peuple c'est quoi les signaux bon peuple c'est un nombre de gardaves c'est un de garde à vue c'est un nombre de comparution immédiate puis alors là la mise sous-écrou c'est carrément la classe et ça ça devient un élément qui dit la qualité c'est complètement dingue de la réponse politique à un certain nombre de revendications c'est d'ailleurs aussi pour cette raison là que vous avez des équipes de bacs qui ne savent pas faire quand même un tiers de l'ordre c'est un peu un métier quoi pardon bon et donc qui ne savent pas faire et qui vont pratiquer le saute dessus c'est à dire aller chercher des gens comme ça dans la manif avec tous les dangers que ça représente pour eux bien sûr et pour les manifestants aussi qui en règle générale sont pas moins protégées que les policiers vous voyez ce que je veux dire il y a là quelque chose d'assez structurel pour montrer au bon peuple qu'on laisse pas faire le bordel et donc on chope les gens et qu'on les pour montrer alors bien sûr alors il y a le bon peuple qui comprend rien et puis à ceux qui comprennent ces codes là qui sont les bourgeois comme le comme le souffle comme le souffle Caroline voilà donc par rapport à ça qu'est-ce qu'on fait bah moi je pense que c'est ce que dit Caroline quoi on revient aux anciennes méthodes enfin je sais pas si elles sont anciennes mais on revient on va j'en sais rien vers des méthodes ou un il y a de la solidarité entre nous donc on est jamais tout seul bien sûr et puis tu as des consignes quoi toute bête qui circulent qu'on a dans nos poches des numéros d'avocat etc etc pour pas se faire embarquer et daigner nos propres droits parce que là où Pascal a effectivement raison c'est que c'est quelque chose qui va s'appliquer avec d'autant plus d'intensité et de nécessité voilà je vous remercie beaucoup sur la qualité pour la qualité de nos échanges et c'est très important y compris comme parlementaire d'avoir ces allers-retours avec vous pour vérifier qu'on fait pas que des conneries et pour pouvoir partager parce que tout ce qu'on se dit là ça sera finalement ça ne sera pas neutre et sans effet sur le travail qu'on peut réaliser du côté du Parlement voilà merci merci merci merci merci [Applaudissements]
Élisa Martin