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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 11 juin 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueNumériqueSantéJusticeImmigration & asile

Emmanuel Macron veut interdire les réseaux sociaux aux jeunes, la mesure fait polémique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronPromesse
    « si une réglementation européenne n'était pas mise en place dans les mois à venir, la France prendrait seule l'initiative d'interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes. »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « le président a pointé du doigt la responsabilité des réseaux sociaux dans cet acte, estimant qu'il joue un rôle néfaste dans le comportement des jeunes. »
  • 3:00Chiffre
    « plus de la moitié des enfants de 10 à 14 ans étaient présents sur ces plateformes. »
  • 3:30Chiffre
    « plus de 14 % des jeunes âgés de 10 à 19 ans souffrent de troubles mentaux. »
  • 4:00Chiffre
    « un adolescent sur 10 présentait des signes d'addiction aux réseaux sociaux. »
  • 5:00Clara ChapazFait
    « la France se donnait 3 mois pour convaincre ses partenaires européens de mettre en place une vérification obligatoire de l'âge sur les réseaux sociaux. »
  • 6:30Chiffre
    « la glace a fondu 17 fois plus vite qu'en moyenne entre le 15 et le 21 mai au Groenland. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les réseaux sociaux pourraient bientôt être interdits au moins de 15 ans en France. C'est en tout cas ce qu'a promis Emmanuel Macron ce mardi sur France 2. Mais alors, pourquoi cette annonce maintenant ?

Comment compent-ils s'y prendre ? Et est-ce que ça a déjà été fait dans d'autres pays ? Salut, c'est Blanche, j'espère que vous allez bien.

Hugo revient demain, ces derniers jours, il a tourné. Trois grosses interviews qui seront bientôt disponibles sur notre chaîne Grand Format. On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité en une dizaine de minutes.

Ce mardi sur France 2, Emmanuel Macron a donc réaffirmé sa volonté d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Cette annonce, elle intervient suite à l'arrestation d'un collégien ce mardi matin après qu'il a poignardé à mort une surveillante lors d'un contrôle de gendarme devant son collège à Nojan en Haute Marne. Immédiatement, le président a pointé du doigt la responsabilité des réseaux sociaux dans cet acte, estimant qu'il joue un rôle néfaste dans le comportement des jeunes.

Il a donc déclaré que si une réglementation européenne n'était pas mise en place dans les mois à venir, la France prendrait seule l'initiative d'interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes. Aujourd'hui, les grandes plateformes comme TikTok, Facebook, Instagram ou Snapchat fixent l'âge minimum à 13 ans. Mais en pratique, il est facile de contourner cette règle.

En France, une enquête de l'ACNIL, donc la Commission nationale de l'informatique et des libertés réalisée en 2021 indiquait que la première inscription sur un réseau social se faisait en moyenne vers 8 ans et demi et que plus de la moitié des enfants de 10 à 14 ans étaient présents sur ces plateformes. Mais alors avant de revenir sur cette interdiction, que disent les spécialistes sur l'usage des réseaux sociaux par les plus jeunes ? Ce mercredi, le rapport annuel du groupe de droits des enfants Kids Wright a alerté sur une crise majeure de la santé mentale des enfants, aggravé par l'expansion incontrôlée des réseaux sociaux.

Réalisé en collaboration avec l'Université Erasmus de Rotterdam, le rapport révèle qu'au niveau mondial, plus de 14 % des jeunes âgés de 10 à 19 ans souffrent de troubles mentaux. Chez les 15-19 ans, le taux moyen de suicide atteint 6 % 100000. Kids Wright établit une corrélation troublante entre cette détérioration de la santé mentale et une utilisation jugée problématique des réseaux sociaux, c'est-à-dire compulsive et addictive.

Cette tendance, elle est confirmée par l'Organisation mondiale de la santé qui en septembre avait publié une étude montrant qu'un adolescent sur 10 présentait des signes d'addiction aux réseaux sociaux. Les conséquences, elles peuvent être multiples comme développer de l'anxiété, une dépression, des troubles du comportement alimentaire, des difficultés scolaires, être victime de harcèlement ou encore avoir une perte d'estime de soi. À noter cependant que l'OMS reconnaît certains bénéfices aux réseaux sociaux comme la possibilité de créer des liens avec des jeunes qui partagent les mêmes intérêts.

Tout n'est donc pas tout noir. Alors, maintenant qu'on a dit ça, quelle est la loi en France sur les réseaux sociaux et comment Emmanuel Macron compte-il mettre en place une interdiction au moins de 15 ans ? Alors, je vous le disais, c'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron et le gouvernement plaident pour interdire l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ans.

En mai, Clara Chapaz, la ministre délégué au numérique, avait annoncé que la France se donnait 3 mois pour convaincre ses partenaires européens de mettre en place une vérification obligatoire de l'âge sur les réseaux sociaux et sinon le gouvernement français prendrait sa décision seul. En réalité, en France, il existe déjà un cadre législatif autour de cette question. En 2023, une loi sur la majorité numérique a été votée fixant à 15 ans l'âge minimum pour s'inscrire seul sur un réseau social.

En dessous de cet âge, en théorie, l'accord parental est donc requis et les plateformes sont censées vérifier l'âge des utilisateurs. Mais dans les faits, ce texte n'est pas appliqué en raison de doute sur sa conformité au droits européen, notamment le Digital Services Act, mais aussi à cause de différentes techniques liées à la vérification de l'âge tout en respectant la vie privée des internautes. Le gouvernement souhaite donc renforcer l'arsenal juridique tout en poussant pour une solution européenne.

Selon le ministre délégué chargé de l'Europe Benjamin Hadad, une législation à l'échelle de lieu serait plus efficace mais il affirme que la France est prête à agir seule. Pour Emmanuel Macron, en fait, toutes les plateformes ont la possibilité, par la reconnaissance faciale ou des identifiants de vérifier l'âge des utilisateurs. Il s'appuie sur l'exemple des sites pornographiques qui sont obligés depuis juin 2025 de vérifier l'âge des internautes.

Mais dans les faits, l'âge des utilisateurs pourrait ne pas être si simple à vérifier tout en respectant la vie privée. Ça soulève notamment des enjeux de protection des données personnelles et de respect de la vie privée. Et puis ces technologies, elles peuvent produire des erreurs notamment chez les adolescents qui peuvent faire parfois plus vieux que leur âge.

Un autre argument avancé contre l'interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes est lié à la liberté de choisir une interdiction pure et simple pour être perçue comme une ingérence excessive de l'État dans la sphère privée des familles. Mais alors, en attendant une éventuelle loi, quels outils ont été mis en place pour le moment ? Bon, déjà des outils comme le contrôle parental sont exigés sur tous les appareils connectés vendus en France depuis juillet 2024, mais leur activation, elle reste optionnelle.

Du côté des réseaux sociaux, des outils de contrôle parental ont aussi été progressivement mis en place, par exemple Instagram et TikTok. limite les fonctionnalités des comptes de mineur les rendrant privés par défaut. On a aussi vu il y a quelques mois la création des comptes adolescents par méta donc la maison mère de Facebook et Instagram qui nécessite une autorisation parentale pour passer en public.

Ces comptes incluent un filtre contre les contenus sensibles et un mode sommeil bloquant les notifications entre 22h et 7h. TikTok propose aussi des rappels pour faire des pauses, mais les plateformes estiment que la responsabilité du contrôle devrait revenir aux opérateurs téléphoniques et aux gestionnaires d'App Store comme Apple et Google qu'elle juge mieux placé pour vérifier l'âge réel des utilisateurs. En tout cas, face aux inquiétudes liées à l'addiction des jeunes aux réseaux sociaux, plusieurs pays ont renforcé leur législation.

L'Australie a par exemple voté une loi interdisant l'accès aux moins de 16 ans sous peine d'amende qui doit entrer en application en novembre en Chine. Les moins de 14 ans ne peuvent pas passer plus de 40 minutes par jour sur Doin, la version chinoise de TikTok. Aux États-Unis, une douzaine d'États dont la Floride ont imposé des limites d'âge pour s'inscrire sur les réseaux sociaux.

Alors avant de laisser la parole à Sami pour les actualités en bref, je voulais aussi revenir sur deux autres annonces qui ont été faites suite au meurtre de la surveillante en Haute Marne. Le Premier ministre François Bairou a annoncé que la vente de couteau au mineur qui peut constituer une arme serait interdite dans les 15 prochains jours. Je vous mets des liens en description si vous voulez en savoir plus.

Et de son côté, la ministre de l'éducation nationale, Ellisabeth Borne a demandé ce mercredi matin sur France à Terre qu'une minute de silence soit observée dans tous les établissements scolaires ce jeudi midi. Je vous laisse avec Sami pour les actualités en bref. Merci Blanche et bonjour à tous.

On commence avec cette actu États-Unis après Los Angeles, la mobilisation contre la politique migratoire de Donald Trump s'est étendue à de nombreuses autres grandes villes américaines comme Chicago, Seattle ou encore Atlanta. À New York, quelques milliers de personnes se sont réunies ce mardi selon la FP. Au Texas, le gouverneur républicain grec Abot, donc soutien à Donald Trump, a également annoncé déployer les militaires réservistes de la garde nationale alors que des mobilisations sont attendues d'ici la fin de semaine à Los Angeles, là où les manifestations ont commencé, le président américain a déployé des milliers de militaires de la garde nationale et 700 marines.

Une décision à laquelle s'opposent les autorités locales californiennes qui estiment que la situation est sous contrôle. Le gouverneur démocrate de la Californie, donc cette fois-ci opposé à Donald Trump, a notamment dénoncé, je cite, le fantasme délirant d'un président au penchant dictatorio et le fait, je cite que la démocratie est attaquée sous nos yeux. De son côté, Donald Trump a qualifié ce mardi les manifestants de Los Angeles d'animaux et a estimé que ceux qui portaient des drapeaux étrangers voulaient, je cite, envahir les États-Unis.

Un couvre-feu partiel entre 20h et 6h du matin a aussi été déclaré à Los Angeles. Selon le média américain CNN, des dizaines de personnes qui ont manifesté malgré le couvre-feu ont été arrêté. Si vous voulez en savoir plus, c'était le sujet à la une des actu d'hier.

Deuxième actu, la Chine et les États-Unis ont annoncé cette remise d'accord sur un cadre général concernant les droits de douane dans la nuit de mardi à mercredi. Pour rappel, Donald Trump avait imposé d'importantes surtaxes douanières sur des produits du monde entier, en particulier sur les produits chinois. En réaction.

La Chine avait également relevé ses droits de douane sur les produits américains, ce qui avait perturbé le marché financier à l'échelle mondiale. Depuis, de nombreuses négociations ont eu lieu, ce qui avait par exemple permis de mener à une trêve dans laquelle une partie des surtaxes des droits de douane entre les deux pays étaient suspendus. Pour les États-Unis, l'objectif de cet accord est principalement de rétablir le rythme d'expédition des terres rares chinoises, essentiel à la fabrication de batteries électriques ou encore de système de défense américain comme les missiles ou encore les radars et les satellites.

Pour la Chine, l'objectif est d'éviter que les exportations de produits chinois aux États-Unis continuent de baisser, notamment en poussant les États-Unis à atténuer certains contrôles qui sont faits sur les produits chinois. L'accord négocié doit encore être validé par le président américain Donald Trump et le président chinois Tijingping. On suivra ça. 3è actu, l'Union européenne a proposé ce mardi de nouvelles sanctions contre la Russie. pour accentuer la pression sur le pays qui refuse toujours un cesser le feu.

Parmi ces sanctions, on retrouve notamment le fait d'abaisser de 60 à 45 dollars le plafond de prix de vente du baril de pétrole russe. Selon la Commission européenne, l'une des principales instances de l'UE, le pétrole russe représente un tiers des revenus de la Russie. Donc PC son prix revient à diminuer les revenus russes.

L'Union européenne propose également des sanctions dans le domaine bancaire. En plus des 23 banques excluses du service Swift, une messagerie sécurisée permettant les transactions internationales, l'UE propose d'exclure à nouveau 22 établissements. Les États membres de l'E doivent désormais approuver à l'unanimité ces nouvelles mesures pour qu'elles puissent entrer en vigueur. 4e actu, 16 membres d'un group d'extrême droite sont jugés depuis ce mardi notamment pour association de malfaiteurs terroristes et détention d'armes venus de toute la France.

Ses membres s'étaient réunis au sein du groupe l'action des forces opérationnelles avec lequel ils sont soupçonnés d'avoir projeté plusieurs projets terroristes islamophobes de 2017 à 2018. avant que le groupe soit démantelé. Parmi eux, il souhaitait, selon un agent de la direction générale de la sécurité intérieure qui s'est infiltré dans le groupe, tuer 200 imames radicalisés, empoisonnés de la nourriture halal ou encore avoir pensé tuer l'islamologue suisse Taric Ramadan.

Des armes à feu et des milliers de munitions avaient également été retrouvées lors de perquisition chez l'un des membres, y compris des éléments entrant dans la fabrication d'explosifs. Selon le journal l'humanité, l'un des mises en cause était notamment candidat à l'élection municipale de sa ville en 2014 et tête de liste sous les couleurs du rassemblement bleu marine associé au Front National, l'ancien nom du Rassemblement national. Certains d'entre eux risquent jusqu'à 10 ans de prison et 150000 € d'amende.

Le procès devrait durer jusqu'au 27 juin. 5e actu, la glace a fondu 17 fois plus vite qu'en moyenne entre le 15 et le 21 mai au Groenland, a alerté ce mercredi le réseau scientifique Worldweather Attribution. La raison, une vague de chaleur record qui a touché la région et également l'Islande.

La température a par exemple déplacé les 26° Celus le 15 mai en Islande du jamais vu sur l'île qui se situe pourtant proche de l'Arctique. Selon un communiqué du Worldweather Attribution, en mai, il a fait 13° Celus de plus que la moyenne des températures maximales de mai pour la période 1991-2020. Cette fonte, elle impacte les populations locales, la biodiversité et accélère également le niveau de la montée des eaux.

Selon Fréic Otto, l'une des autrices du rapport, une telle situation aurait été impossible sans le changement climatique. Selon l'observatoire européen Copernicus, le mois de mai a d'ailleurs été le deuxè mois de mai le plus chaud de l'histoire moderne dans le monde, juste derrière mai 2024. 6e actu, le médecin français Baptiste André qui faisait partie des 12 passagers du voili humanitaire Madeline est rentré en France ce mardi.

Si vous n'aviez pas suivi, le bateau a été par Israël ce lundi alors qu'il tentait de raller la bande de Gaza pour apporter des produits de première nécessité aux Palestiniens. Au micro de France Interre, il a dénoncé une arrestation israélienne illégale survenue à plus de 100 miles des côtes palestiniennes, ce qui constitue une infraction au droit de la mer et au droit international. Selon lui, il n'y a pas eu d'acte de violence physique, mais il dénonce cependant des privations de sommeil sur l'activiste suédoise Greta Tenberg.

Toujours selon lui, dès que quelqu'un commençait à s'endormir, les services de l'immigration israéliens mettaient de la musique très forte et dansaient devant eux. Il dénonça également avoir eu des difficultés d'accès à l'eau et à la nourriture en précisant que ses camarades et lui n'ont eu aucun accès au sanitaire. Selon Jean-Noël Barre, le ministre français des affaires étrangères, l'Eurodéputé LFI Rima Hassan et les trois autres Français retenus en Israël seront expulsés jeudi et vendredi vers la France.

Et on termine avec cette actu. Le Sénat a adopté la proposition de loi pour limiter la fast fashion en France et notamment Chine. Et Temu, on en parlait il y a quelques jours.

Dans ce texte, on retrouve par exemple l'instauration de nouvelles pénalités pour les entreprises polluantes tout en épargnant les grandes anciennes françaises européennes comme Kiabi ou Decathlon. Des sanctions pour les influenceurs qui voudraient faire la promotion de la Fast Fashion et plus globalement l'interdiction totale de faire de la publicité pour la Fast Fashion sont aussi proposés. À l'heure actuelle, le texte a été adopté par l'Assemblée nationale et le Sénat, mais il doit encore faire l'objet d'un accord entre les députés et les sénateurs lors d'une commission mixte paritaire attendu à l'automne car plusieurs modifications ont été faites.

On suivra tout ça. Merci Sami pour ces actualités et merci à vous de continuer à suivre ce format tous les jours. Je crois que j'ai tout dit.

Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard. M.