🔴 Présentation d’un rapport sur l’avenir de la francophonie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 29 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment s'assurer que l'enseignement du français soit perçu comme un atout et non comme une survivance coloniale ?
- 40:00OuverteRéponse partielle
Quel est l'avis de la Commission européenne sur le recul du français dans les institutions européennes ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Comment créer des espaces de médiation entre ennemis dans l'espace francophone ?
- 1:00:00OuverteRéponse directe
Quel bilan faites-vous du changement de paradigme initié par Emmanuel Macron depuis 2017 ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux constats du rapport sur la francophonie ?
- 5:20OuverteRéponse partielle
Le français est-il une langue créole selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 45:00Amélia LacrafieChiffre
« L'OIF consacre 25 millions d'euros par an à la coopération mais cela mobilise beaucoup de ressources internes. »
- 2:30Fait
« On est parti de nous-même. Donc à part ces trois pays de la US, on a d'excellentes relations avec les pays africains. »
- 6:00Fait
« Le français est une langue commune, que le français est le résultat d'une créolisation de la langue. »
- 3:00Chiffre
« en 2030, on aura plus de 70 % de francophones en Afrique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
certainement répondre et avec un certain nombre de propositions. Vous avez pu lire dans le rapport. Donc votre rapport au-delà du temps passé est très attendu.
Vous avez réalisé une trentaine d'auditions de tables rondes au cours desquelles vous avez entendu une centaine de personnes. Voilà, nous all nous dire certainement plus hein 300 ce que dit madame Lacrafie et et puis vous êtes déployé sur les continents nord-américains, africains, Maroc, République démocratique du Congo ou encore Sénégal ainsi qu'à Bruxelles. Notre commission étant réglementairement en charge de tout ce qui concerne la francophonie, il me semblait particulièrement opportun qu'elle apporte une vision et une contribution à la réflexion légitime qui doit se tenir sur l'avenir de la francophonie au 21e siècle.
On est au cœur de la réflexion et je me répète à une quinzaine de jours de l'assemblée générale de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie. Bienvenue donc pour nos deux rapporteurs qui sont membres de cette commission donc qui la connaissent par cœur. Je donner la parole.
Donc vous connaissez la règle pour 8 10 minutes. Et pour commencer, je cède la parole à monsieur Aurlien Tacher. Merci monsieur le président.
Euh, bonjour à tous chers collègues. Alors oui, euh je crois qu'on est très heureux tous les deux de pouvoir vous présenter notre travail aujourd'hui. C'est un travail qui nous a captivé et qui avait été interrompu par la dissolution comme euh le président vient de le rappeler.
Je crois aussi qu'on on tient à remercier tous les deux le président Fou qui nous a soutenu pour relancer la mission dès octobre dernier en ajoutant notamment un déplacement au Sénégal au complément de ce effectué dans la précédente législature. Et ça a été dit, ça nous a permis de de rencontrer environ 250 interlocuteurs en France et à l'étranger. Ce déplacement au Sénégal, il s'est d'ailleurs inscrit à notre humble niveau bien sûr, mais dans un mouvement d'ensemble de la diplomatie parlementaire, j'ai le plaisir de présider le groupe d'amitié Franc Sénégal pour relouer le lien entre nos deux pays.
Un lien qui avait été finalement abîmé par les ambigués de nos gouvernements pendant la dérive autoritaire de Macky Sall. Le Sénégal incarne d'ailleurs très bien finalement les enjeux de la francophonie sur lesquels je souhaite insister pour ma part. Le premier, c'est celui d'une langue qui n'est pas la propriété exclusive de la France, mais que nous avons en partage avec les autres et que nous pouvons faire avancer par un travail en commun.
Comme de nombreux pays de la francophonie, le Sénégal est à la fois fier de ses langues nationales. Le wallof parlait au quotidien par une majorité de la population notamment, mais aussi très attaché à la langue française qui appartient tout autant au pays de Sangor qu'à la France. Comme les Sénégalais, la grande majorité des 350 millions de francophones dans le monde sont plurilingues.
Ils ont grandi en apprenant le français au côté d'autres langues nationales dans des espaces multilingue. L'avenir de la francophonie se joue donc essentiellement dans les systèmes d'éducation qui doivent faire une place au français au côté d'autres langues tout en répondant au défi de la démographie des élèves et de la démographie des des enseignants qui est évidemment forte sur le continent africain. L'enjeu est effectivement d'abord sur ce continent puisque 75 % de près de 100 millions d'élèves qui ont le français comme langue de scolarisation s'y trouve.
Mais dans certains pays, dans certains pays, les dépenses publiques consacrées à l'enseignement sont très insuffisantes. Les méthodes éducatives dépassées et n'offrent pas de perspective aux élèves ou à leur famille ni aux enseignants. C'est un constat très net en République démocratique du Congo par exemple.
Le Sénégal est lui en pointe sur ces enjeux et accueille d'ailleurs des institutions spécialisées de la francophonie, la Conféma et l'IFEF notamment chargé de moderniser les politiques éducative avec par exemple le programme école et langue nationale et qui facilite les premiers apprentissages fondamentaux dans la langue maternelle avec un apprentissage concomitant en français. À l'horizon 2050, les francophones pourrai être de 500 à 700 millions à la condition et ce n'est pas une mince condition qu'une éducation en français respectueuse du plurilinguisme progresse partout. On constate cette progression au Maroc par exemple où après 30 ans d'arabisation des programmes scolaires, le pays a fait le choix souverain de réintroduire le français comme langue d'enseignement primaire avec d'ailleurs un très bon programme de l'aide publique au développement qui accompagne cette ce mouvement.
Mais euh les quelques bons exemples comme celui-ci euh euh nous le nous montrons dans le dans le rapport que la démarche francophone euh n'est pas malheureusement au cœur de notre aide au développement, ne peuvent pas masquer cette manque de stratégie euh de notre aide au développement sur le monde francophone. On l'a constaté avec le sommet de Viller Cot qui a échoué à identifier des mesures fortes de soutien à la modernisation des systèmes éducatifs alors qu'en un groupe de travail de l'AFD avait été missionné en amont du sommet pour proposer des livrables sur le sujet. Il n'en est rien resté.
Or, il est vraiment indispensable de canaliser vers l'enseignement francophone à la fois les coopérations éducatives bilatérales des États et les financements multilatéraux comme ceux du partenariat mondial pour l'éducation. Trop souvent éparpillé, pas assez ciblé et loin d'être suffisant. Notre propre action extérieure doit d'ailleurs être claire sur le sujet car on confonde trop souvent francophonie et école française avec drapeau français et programmes de notre éducation nationale.
Or, l'enjeu principal, c'est bien la coopération éducative pour que nos partenaires trouvent leur intérêt à utiliser le français dans leur propre système ou qu'il rémunèrent ou pour qu'il rémunèrent correctement les professeurs. Le réseau des écoles françaises à l'étranger est évidemment extrêmement important et nous proposons d'ailleurs de valoriser le passage des jeunes enseignants à l'étranger afin d'attirer les nouveaux profils vers ces métiers où la France où ils sont vers ces métiers en France pardon où ils sont en tension. Mais ces écoles doivent être de plus en plus hybrides.
On a eu euh l'école franco sénégalaise, pardon, à Dakar, qui nous a montré un bel exemple. Nous devons en fait rompre avec tout ce qui peut encore faire percevoir le français comme un héritage du passé colonial ou avec une projection de l'ancienne métropole. C'est aussi pourquoi nous proposons une mesure qui n'a rien de symbolique, la création d'une académie francophone de la langue commune qui actera pour de bon la copropriété de la langue par tous les peuples qui ont le français en partage.
J'y vois la pointe avancée d'une politique plus large favorisant les échanges avec les créateurs d'expression française mais aussi facilitant la traduction et la circulation des œuvres de langues arabes, amazig et africaine. Bref, une exception culturelle francophone. Il nous faut valoriser réellement sur un pied d'égalité toutes les cultures de cet espace de solidarité qui doit devenir plus polycentrique.
Le groupe TV5 Monde qui est une création des États francophones du Nord est aussi un atout formidable, mal connu en France, mais très visible en Afrique et nous devons permettre à des médias publics africains d'entrer à son capital et à son conseil d'administration. Le sommet de Villard Côery a fait des annonces en ce sens. Nous nous en félicitons mais il faut encore aboutir et apporter toutes les garanties de respect de l'indépendance éditoriale.
Cette approche par la langue commune doit aussi nous conduire nous français à nous voir comme des francophones comme les autres. Car les sujets du plurilinguisme et des identités mêlées, nous les trouvons partout dans l'hexagone avec par exemple la reconnaissance des langues régionales minoritaires ou avec les besoins d'apprentissage du français pour les primaux arrivant. Et nous les retrouvons de façon éminente dans les outresemers qui sont à condenser de nombre de de nombre des enjeux de l'espace francophone.
Une histoire marquée par la colonisation et l'esclavage, le plurilinguisme et en particulier le créole français parlé par 15 millions de personnes dans le monde et aussi des enjeux de coopération. Hugette Bello que nous avons auditionné pour le rapport nous a par exemple fait un vibrant plédoyer pour faire de la réunion un moteur des coopérations régionales dans l'océan Indien. C'est pourquoi je propose aussi à titre personnel que dans le cadre du futur accord sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie Kanaki, la France s'engage à soutenir le réhaussement de son statut de membre associé qu'alé depuis 2016 à membre de plein droit de la francophonie.
Car quel que soit l'avenir politique de l'archipel, il faudra maintenir les liens avec l'espace francophone, lien culturel mais aussi diplomatique. Je rappelle que c'est un élu canac du congrès de la Nouvelle-Calédonie qui présidait encore l'an passé le réseau des jeunes parlementaires de de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. C'est justement la langue commune, cette francophonie partagée qui nous permet de nous dire franchement les choses dans le respect des identités.
Et c'était par exemple le cas de lors de la commémoration des massacres de Tiaroy à laquelle j'ai eu l'honneur d'assister en tant que corrapporteur de la mission. C'était un moment de réconciliation, un premier pas dans la reconnaissance par la France de ce pan de l'histoire et une transformation de la relation pour qu'elle soit plus égalitaire, plus pérenne et qu'elle regarde en face les sujets qui fâchent. car le deuxième grand défi pour l'avenir de la francophonie, c'est son aspect politique.
Nous montrons clairement dans le rapport que cela a été une grande ambition de l'OF dans les années 90 et 2000 sous l'égoutali et d'Abdou Diouf. Mais il y a eu d'énormes reculs depuis. Le sommet de Viller Cotray a malheureusement illustré le fait que les francophones n'arrivent pas à peser ensemble.
Certains membres ont émis des réserves au paragraphe de la déclaration finale concernant Gaza alors qu'en 2002 à Beou, les francophones étaient unanimes pour condamner la guerre en Irak. Surtout, l'OIF n'est plus capable d'être un médiateur de conflit entre francophones et l'institution traverse une crise particulièrement grave avec la perception d'un deux poids de mesure selon qu'un régime peut être considéré comme plus ou moins favorable à Paris. La crédibilité de l'OIF pour agir en faveur de la paix est aussi miné par le silence sur le conflit ravage l'est de la République démocratique du Congo, le plus grand pays de l'espace francophone par l'actuel secrétaire général Louise Mushikiwabo qui a été l'ancien ministre des affaires étrangères au Rwanda.
Je sais que la diplomatie parlementaire francophone s'active avec des missions de bons offices de la PF notamment et encore très récemment cher Améia mais nous ne sommes encore loin du but. L'avenir de la francophonie se joue sur ces sujets et nous aurons besoin comme prochain secrétaire général de la francophonie d'une personnalité incontestable qui se contrera qui se concentrera sur les missions les plus politiques et qui sera doté des moyens nécessaires. Mais la seule invocation de la démocratie des droits de l'homme selon la doctrine qui prévalait dans les années 90 ne suffit plus.
Nous avons eu trop tendance à nous transformer en demi-foc demi-colombe des valeurs universelles alors que les peuples du sud n'envoyaient pas le résultat favorable. Nous nous devons prendre des grandes mesures fortes qui montrent en quoi le projet francophone est utile pour répondre aux besoins concrets des jeunesses qui apprennent le français. se former, travailler, se déplacer dans l'espace francophone depuis le Bénin vers le Maroc, depuis le Cameroun vers le Québec ou la France pour étudier, entreprendre et créer.
C'est pourquoi il faut absolument faciliter les mobilités francophones nord-ud et sud-sud et engager ensemble le chantier d'un visa francophone. Oui, un vrai chantier réalisé avec les autres comme un Erasmus de la francophonie qu'on pourrait appeler le sangor de la francophonie et qui peut être le support des coopérations francophones de demain et non un aème plan bienvenu en France dont le nom cache une tentative bienveine d'attirer surtout des étudiants anglophones du mirage de la supposée stratégie indo-acifique. Pour trouver leur place dans un monde anti-impérial et décolonal, les institutions de la franc francophonie pardon, doivent aussi pouvoir faire entendre une voix originale qui rassemble les pays du nord et du sud afin de plaider ensemble pour la paix et un ordre international plus juste.
C'est bel et bien ce qu'attendent nos partenaires. Comme l'ont dit tous les ministres et parlementaires sénégalais que j'ai pu rencontrer, la langue doit être le support d'une grande coopération internationale tournée vers les défis de demain et vers la production de biens en commun, l'effacement de la dette des pays du sud, le combat commun en faveur des forêts et il faut coaliser les francophones sur un petit nombre de grands projets. J'en citerai deux exemples et on terminerai là.
Avec le Québec, nous pouvons coordonner en traat des politiques contraignantes pour garantir la place de la langue française dans l'espace public, dans les sciences et pour favoriser la découvrabilité des contenus numérique en français face à l'impérialisme des plateformes anglophones Netflix et et ou autres. Au Sénégal, nous pouvons avec nos partenaires avancer vers une francophonie de l'intelligence artificielle et de la mer. Car la francophonie est bel et bien un objet politique et il nous et il nous revient de retrouver la volonté de ces fondateurs dont Thomas Ankara disait à ses camarades qu'il fallait utiliser le français conformément à leur internationalisme militant. c'est-à-dire comme outil de l'unité entre les peuples.
Merci. Merci beaucoup. Merci de rappeler un certain nombre de de fondamentaux sur la francophonie politique, sur la réflexion nécessaire pour repenser la la doctrine de de la francophonie, pour être attractive notamment auprès des des jeunes populations, car je pense pas que mécaniquement parce que on est dans un espace francophone, on on devienne francophone.
Donc ces questionsl sont posées. entend vos propositions également, elles sont nombreuses dans votre rapport et je laisse la parole à présent à madame Amélia Lacrafi. Merci monsieur le président, mes chers collègues, avec mon corpporteur, nous partageons l'essentiel, pas tout mais l'essentiel, les pistes d'avenir et la vision d'une francophonie ambitieuse.
Mais je veux souligner un point. sans une réforme profonde de nos institutions, nos ambitions resteront vaines. Réformer l'Oyf est un chantier délicat à mener sans brutalité car ses équilibres sont fragiles.
Le rapport le montre l'Oyf est le fruit d'une longue construction. Niamé 1970, Chayoot 91, Cotonou 95 97 2005 et on a ajouté des conférence ministérielle la le conseil permanent la francophonie le poste de secrétaire général et ensuite Anil et Antoine Anana Rivotu à Madagascar. Euh nous avons adopté et révisé la charte en intégrant euh la Conféma et la Confé qui sont les confédérations des ministères de l'éducation nationale et de la jeunesse et des sports qui ont été créés un petit peu avant, mais aussi l'ajout de l'Agence universitaire de la francophonie, la UF, la PF, l'Assemblée parlementaire de la francophonie.
Depuis Gerba en Tunisie en 2022, un cadre stratégique 2023-2030 doit guider tous les acteurs. Pourtant, des chevauchements nuisent à l'efficacité. Exemple, l'IFADEM qui est l'initiative francophone pour la formation à distance des maîtres gérée par l'OIF, elle est très efficace mais gagnerait à être portée par la UF et son réseau de plus de 1000 universités bien au-delà de la seule francophonie institutionnelle parce que je rappelle qu'à l'AUF, il y a des universités américaines, chinoises ou algériennes.
Certains programmes sont utiles avec un impact terrain très important comme la francophonie avec elle pour l'autonomisation des femmes. Mais avec moins d'un million d'euros par an, le programme reste limité. Au total, l'OIF consacre 25 millions d'euros par an à la coopération mais cela mobilise beaucoup de ressources internes.
Nous saluons la modernisation menée par la secrétaire générale Louise Musikiwabo depuis 2019. Mais maintenant, nous pensons qu'il est temps de clarifier le rôle. Chaque acteur doit agir à sa juste place et à la bonne échelle.
Nous proposons de structurer de grands pôles éducation en français piloté par l'IFEF qui est l'Institut de la Francophonie pour l'éducation et la formation basée à Dakar capable de lever des financements majeurs auprès des bailleurs internationaux. à notre pot l'enseignement supérieur à la recherche qui serait piloté par l'AUF intégrant l'université Sangor qu'on aimerait rebaptiser Academy Sangor mais ça on en reparlera peut-être plus dans ensuite. Francophonie économique donc coordonné réseau et opportunités parce que 16 % de la richesse mondiale et 20 % du commerce méritent mieux.
Ces pôles doivent collaborer. Un projet économique doit aussi offrir des formations, favoriser l'emploi et connecter les jeunes au réseaux francophones. Pour cela, la secrétaire générale ou le secrétaire général doit être épaulé par un conseiller puissant garant de la cohérence et du dialogue.
Les collectivités locales, la société civile et les diasporas doivent aussi y être y trouver leur place. Et à cet égard, je tiens à rendre un hommage appuyé à un limba qui nous a quitté il y a quelques jours, un artisan passionné de la francophonie des territoires. Il était secrétaire permanent de la IMF.
La diplomatie parlementaire doit redevenir une force. Je m'y engage comme délégué général de la PF pour en faire une vraie organisation parlementaire internationale proche du modèle de l'UIP Union interparlementaire. La section française doit être resserrée et mieux coordonnée avec nos avec nos commissions parlementaires et pour cela, je suis sûre qu'on peut compter sur notre présidente déléguée ici présente Diana Abad Diop.
Au fond, pour une francophonie forte, la France doit tenir son rang. Or, nous avons vu trop d'écart entre les promesses et la réalité. Viller Côery devait relancer des partenariats ambitieux. 18 mois plus tard, annulation budgétaire et coupe sévère, la perd 72 % de sa dotation et le PIMEF, cette promesse de mobilité douce francophone est menacée.
Nous appelons le gouvernement à corriger le tir. Bien sûr, diversifier les financements est indispensable. Entreprise, fond d'action, grand public.
Mais pas question pour la France de se retirer si brutalement. Ce serait briser l'élan et envoyer un signal désastreux. Au contraire, engageons-nous, soyons frères, soyons fiers d'être un pilier de la francophonie et offrons à notre jeunesse toutes les opportunités qu'elle recellent.
Renforçons notre représentation, affichons la francophonie au cœur de notre ministère des affaires étrangères. Confions toujours ce portefeuille à un ministre dédié. Et s'il pouvait être un peu stable, ça serait intéressant parce que 2 ans et demi de rapport, trois ministres différents.
Enfin, faisons évoluer notre regard au Québec, au Congo ou ailleurs. On attend de la France qu'elle s'implique plus, pas moins. Ne gâchons pas cette chance unique.
Restons à la hauteur pour une francophonie forte, lisible, attractive. Je vous en remercie. Merci beaucoup pour ces deux exposés liminaires qui donnent et les grands enjeux et également ça tombe de de proposition de début de proposition mais dans votre rapport en figure un certain nombre qu'on pourra discuter débattre en fonction des interrogations mais il est vrai que rapport après rapport si ne fait pas exception les les les grands enjeux sont analysés les perspectives sont posées et derrière au-delà des discours C'est la volonté politique et maintenant budgétaire qui est discutée.
Alors pour les différents groupes, pour commencer les hostilités bien sûr entre guillemets cette façon de parler mais en tout cas pour enrichir la la discussion, je donne la parole pour les socialistes et apparentés à madame Diena Bapdiop. Ensuite Michel Herbillon et Frédéric Petit. Merci monsieur le président.
Euh merci à nos deux rapporteurs chers Aurélien et cher Amélia. D'abord, je tiens d'abord à saluer la qualité de ce rapport d'information sur l'avenir de la francophonie. Ce travail traduit une volonté sincère de faire avancer la francophonie comme un espace vivant, pluriel et porteur d'avenir.
Nous avons ici des propositions concrètes et surtout une vision ambitieuse pour la francophonie et je vous en remercie. Ce rapport nous a nous rappelle d'abord une évidence que l'on oublie trop souvent. La francophonie n'est pas un héritage figé, mais une construction vivante, diverse et profondément ancrée dans les réalités du 21e siècle.
Elle ne se résime ni à la France, ni à la nostalgie du passé colonial, mais elle est portée par des dynamiques multiples, souvent venu du sud. Votre travail pointe aussi des fractures qui traversent l'espace francophone. Il soulligne aussi une inquiétante réalité.
Les engagements financiers de la France reculent, vous l'avez rappelé tous les deux, au même moment où le besoin de solidarité, de coopération, d'investissement dans la jeunesse n'a jamais été aussi urgent. Certains projets stratégiques sont fragilisés et ce désengagement budgétaire envoie un signal inquiétant à contetemps des discours officiels. En ma qualité de présidente de la section France de la PF, je suis d'autant plus inquiète puisque le président l'a rappelé.
Nous accueillons cette année la 50e plinière de l'Assemblée parlementaire francophone et en parallèle nous avons des coupes drastique qui vont totalement à l'inverse de ce que nous disons par ailleurs. La francophonie, elle n'a de sens que si elle s'encre dans une démarche de construction, de respect et de réciprocité. Le français ne peut pas être l'outil d'influence s'il n'est d'abord un outil d'émancipation.
C'est un levier pour penser, créer, rêver ensemble et promouvoir des valeurs au service de la paix. Nous l'avons vu d'ailleurs lors de notre déplacement à Charoy avec Aurélien. Nous avons assisté aux différentes commémorations et je le je je le je l'observe aussi chaque jour dans ma dans mes fonctions de présente de la section.
Aussi, je souhaiterais vous interroger sur la question de l'enseignement du français à à l'étranger. Plusieurs pays sont en train de renforcer l'enseignement du français. Je pense notamment au Vietnam.
Mais comment peut-on selon vous s'assurer que cette éducation soit perçue comme un atout et non comme une survivance coloniale ? Merci. Merci beaucoup.
L'un et l'autre Améli. Je vous donne un micro. C'est bon.
Merci chers collègues. Point très important. En effet, ça doit être un atout et pas une nostalgie du passé colonial et d'abord ça doit être la langue française doit être choisie de manière absolument libre.
Donc choisi librement et pas imposé et doit être utile concrètement. Il faut qu'elle serve à quelque chose. Et ça veut dire concrètement d'abord qu'elle doit servir aux jeunes à apprendre le français pour ouvrir des opportunités d'emploi, d'échange, de mobilité et c'est le cas au Vietnam, au Maroc et dans d'autres pays.
Le français doit être un tremplin et pas une barrière et il peut l'être malheureusement. Ensuite, quand on parle des valeurs, ce n'est pas que parler de paix, de démocratie, même si c'est très important, mais une des valeurs que j'aime bien rappeler, c'est le plurilinguisme. Et c'est vrai que beaucoup d'études disent qu'il est important et crucial et plus efficace d'accéder à la connaissance avec sa langue maternelle, donc de pousser ce plurilinguisme, de favoriser l'apprentissage, l'accès à la connaissance par la langue maternelle et de pousser à la langue française en langue internationale.
Donc oui, facilité, connecté, c'est un facteur d'anticipation et et on doit le pousser. Oui, merci pour votre pour ta question, cher collègue, cher Daneb. Effectivement, ce qu'il faut bien rappeler, je pense, c'est que on dit on est aujourd'hui 350 millions de locuteurs francophones à travers le monde et on pourrait doubler en gros d'ici 30 ans.
Mais ce sera pas juste parce que la démographie ira dans ce sens que ça que ça va aller automatiquement vers un nombre de locuteurs plus importants. Il faut absolument qu'on prenne conscience que l'investissement dans les systèmes éducatifs, notamment sur le continent africain où les élèves augmentent mais pas forcément les classes et les profs, ça va être un des gros gros points pour qu'on arrive à aller plus loin et ensuite pour que ce ne soit pas perçu comme une langue coloniale et ben il y a notamment le fait de pouvoir apprendre ces langues avec d'autres langues vernaculaires, nationales. C'est le sens du programme élan qu'on a qu'on a vu avec Amélia à qui à mon avis un des programmes les plus intéressants mais là aussi ça suppose un certain ça suppose des moyens et là et l'aide publique au développement peut accompagner ça au Maroc.
C'est un prêt de la FD de 130 millions d'euros qui permet de favoriser la formation des professeurs de français et en français. Merci beaucoup. Et sur la question du périlinguisme, c'est un un rapport d'Amine Malouf justement là-dessus qui insiste beaucoup sur cette questionlà et en France pour commencer en tout cas le trilinguisme.
Je donne la parole à présent comme promis à monsieur Michel Herbillon pour la droite républicaine. Merci beaucoup monsieur le président. Euh mes chers collègues, je voudrais d'abord remercier nos deux rapporteurs, cher Aurélien Taché et cher Amélia Lacraffie pour votre rapport, pour votre engagement euh au service de la francophonie et pour les propositions très concrètes que vous faites.
Je j'en profite aussi pour saluer l'engagement du président Foux sur la francophonie et cet engagement de longue date. Mais alors que nous attendions la diffusion de ce rapport sur la francophonie depuis très longtemps, voilà que notre débat de ce matin est heurté par les propos outranciers de monsieur Jean-Luc Mélenchot relayé par vous-même, monsieur le rapporteur, cher Aurélie Taché. Cela est bien dommage car je pense que le sujet de la francophonie est bien trop important et mérite mieux que de faire l'objet d'une telle caricature.
L'urgence pour la francophonie pour Messieur Mélenchon Tâché et la France insoumise c'est trouver un autre mot pour la qualifier, ne plus évoquer la langue française mais lu mais lui substituer l'expression langue créole commune. Bien sûr, le français est partagé dans le monde entier. et la langue officielle de 29 pays.
Avec l'ensemble des locuteurs du monde entier, nous la chérissons et ce sont des étrangers dans de nombreux pays du monde qui nous le disent. C'est la plus belle langue du monde et chacun sait l'écho dont son harmonieuse mélodie en fait une langue singulière dans le concert des langues. Mais voilà pour Jean-Luc Mélenchon et ses acolytes, la langue est un objet politique.
Il était donc indispensable et urgent d'en faire une polémique et surtout, disons-le, un petit peu de politique. Personne n'est dupe de cette volonté perpétuelle de déconstruction de nos fiertés nationales. Et je crois profondément que cette attitude ne sert ni la francophonie ni la France.
Bien au contraire, je voulais vous remercier d'avoir abordé la question essentielle de la domination de l'anglais dans les institutions européennes et du recul progressif du français. Pourtant langue fondatrice de l'Union européenne, c'est pas nouveau. J'ai été l'auteur d'un rapport pour la Commission des affaires européennes que j'avais appelé l'Europe en VO il y a de nombreuses années.
Ce recul est loin d'être symbolique. se traduit concrètement par des réunions conduites sans interprétation, des documents internes rédigés quasi exclusivement en anglais ou encore des programmes d'ampleur qui portent systématiquement des noms anglais comme next génération, UE, Rearm, Safe et j'en passe. Face à ce constat, je salue les propositions ambitieuses formulées dans votre rapport qui vise à inverser la tendance.
Dans le cadre de votre travail, vous avez rencontré des représentants de la Commission européenne à ce sujet. Pourriez-vous nous dire quel est leur avis à ce sujet ? Ont-ils pleinement conscience de l'ampleur du déséquilibre linguistique actuel ou bien observe-t-on une acceptation silencieuse d'un système désormais entièrement tourné vers l'anglais au détriment de toutes les langues officielles ?
Merci beaucoup monsieur le député. Qui est-ce qui veut répondre peut-être ? Oui monsieur le président.
Bon chers collègues merci pour votre intervention et la lecture de notre rapport. vous évoquez euh un autre sujet, une réunion qui n'a pas grand chose à voir avec celle ce matin, mais je vais vous donner mon point de vue quand même. Euh euh oui, mais c'était pas la commission des affaires étrangères, mais c'est autre chose.
Euh je je vais vous répondre évidemment. Non, non, non, mais je vais vous répondre, chers collègues, je vais vous répondre. Euh effectivement, moi je pense que quand on a euh 80 % des locuteurs d'une langue qui aujourd'hui euh sont euh sur le continent africain par exemple et qui sont euh réparti sur les cinq continents, euh il doit euh ça doit susciter une réflexion chez nous sur finalement comment euh c'est cette langue, cet outil qu'on a en partage, euh comment faire pour qu'elle ne soit plus euh simplement perçue comme ce qui a été son origine historique.
Et on en est très fier et comme amoureux de la langue française, j'en suis très fier à savoir la langue hexagonale mais une langue qui évolue dans des contextes nationaux très différents qui s'ybride avec d'autres langues, avec l'arabe avec le wallf avec et finalement ça on a vu aussi dans beaucoup de ces pays la manière dont vous parlez le français la manière dont finalement vous vous hybridez ou non avec vos langues locales peut être quelque chose qui est perçu comme une forme de de relégation ou d'exclusion si vous ne parlez pas exactement dans la langue de Molière on vous explique que finalement cette langue commune et moi je revendique ce nom vous vous êtes elle vous appartient un peu moins qu'aux autres et ça je ne trouve pas que ce soit souhaitable. Donc ouvrir le nom sur le débat sur cette langue, moi je le trouve très stimulant comme débat. Je vois pas de polémique, faut vraiment avoir l'esprit étroit.
Il faut au contraire voir ça comme une invitation à réfléchir sur l'avenir de notre belle langue qui va effectivement certainement concerner 700 millions de personnes. Oui. Bon mon cher Michel, je te je te répondais très poliment.
Voilà. Voilà. Et puis je laisserai peut-être ma ma collègue répondre sur les aspects anglais et institution, mais je partage que ce qui a été dit.
Merci chers collègues. Je partage la pensée de mon collègue Guerbillon et je pense que c'est peut-être un un un nouveau néocolonialisme de vouloir de manière unilatérale changer le nom de cette langue. On est 350 millions, elle nous appartient pas.
Et c'est étrange de leur dire l'appeler langue créole et pourquoi pas langue basque ou langue corse. Euh bon après chacun le voit comme il veut et on peut lancer un chantier là-dessus mais je je suis pas sûre qu'il ait que ce soit l'urgence absolue de changer son nom. Euh ensuite euh sur le le niveau de langue, moi je vous invite tous à aller euh à la cité internationale de la langue française qui est exceptionnel et là on apprend beaucoup de choses.
D'ailleurs qu'il y a plus de 700 mots de l'italien qui sont dans la laque française, près de 800 mots de l'arabe wallof et autres de l'anglais aussi évidemment. Donc des centaines et des centaines de mots viennent de langue étrangère même de du russe. Et c'est une langue vivante, une langue riche et on peut en être fièvre fier.
Ensuite, il y a pas que la langue française soutenue et encore une fois à cette cité internationale de Viller Côer on vous explique aussi qu'il y a plusieurs registre notamment trois et la langue française soutenue est un des registres. Donc il faut pas qu'on reste bloqué en se disant si on ne parle pas très correctement le français, il faut comparer notre langue. Donc là-dessus, non.
Ensuite, comment pardon, mais il y a trois registres et les trois registres sont sont existent et il faut les respecter. Prenez le micro parce que c'est quand on parle et quand on parlait aussi de la chanteuse Ayana Comoura que beaucoup ont tristement harcelé, son français est un français aussi et il faut le respecter. Ensuite dans nos organisations internationales, oui, en fait beaucoup le déplorent mais je crois que nous le déplorons encore plus parce que la représentation française en accommode et c'est un vrai problème.
Alors que à Bruxelles, je crois que leur budget le plus important est le budget de la traduction. Donc utilisez le français et utilisez vos traducteurs. Il est hors de question de passer à l'anglais surtout que l'Angleterre n'est plus là.
Donc euh on j'ai été assez triste pendant ces 2 jours à Bruxelles de remarquer que nos fonctionnaires se contentent et se s'accommodeent très bien de parler l'anglais et que tout le monde dit ça va plus vite. Bah non en fait je suis pas d'accord. Merci Michel Herbillant.
Non, juste je remercie nos deux rapporteurs de leur réponse. Euh je veux pas qu'il y ait de caricature. Moi, je reconnais et je trouve que c'est un un atout très positif que la langue française est faite d'apport de l'italien, de l'arabe, de de mots anglais, allemand et cetera et c'est sa richesse. pour mais pour autant passer comme message à l'ensemble des locuteurs français, à nos amis québécois par exemple qui se battent pour le français que désormais ça va s'appeler non plus la langue française mais la langue créole commune.
Je trouve que c'est une erreur. Je pense que c'est pour l'objet d'attirer la lumière sur une polémique comme on en a l'habitude de la part de des auteurs de ce type de choses. Et je trouve ça regrettable, c'est tout parce que ça ne sert ni la francophonie ni notre pays.
Merci. La parole à présent pour les démocrates à monsieur Frédéric Petit. Merci monsieur le président.
Donc j'espère que mon intervention ne sera pas d'un esprit étroit ni de créer une polémique puisque c'est pas ce qu'on cherche à faire apparemment. Je remercie de de ce rapport qui est très intéressant, je crois et monsieur le président de la commission, je vous remercie aussi parce que même si c'est pas vous qui l'avez lancé mais parce que il est dual, il est il est fait de deux de avis et c'est assez intéressant dans notre parlement qui parfois par rapport à d'autres parlements nationaux l'a oublié de de voir qu'on peut avoir une expression parlementaire plurielle. Voilà quand on n'est pas d'accord et que c'est important de l'exprimer.
Je voudrais faire trois points et une question. Le premier point, c'est que je crois quand même que ce rapport et en particulier dans l'analyse de de du rapporteur taché, vous gardez une ambiguïté qui me gêne. Voilà, vous garde, je sais pas qui est nous quand vous dites nous.
Je sais pas si vous dites nous francophonie ou nous français. Et ça ça me gêne parce que je reprends tout à fait la phrase que vient de dire notre collègue Lacrafie. parfois à vouloir aller au bout des polémiques.
Et bien je suis désolé, je l'ai déjà dit dans d'autres domaines, on reconstru on reconstruit un nouveau colonialisme. Voilà, on reconstruit un nouveau colonialisme. Décider que nous français, nous savons mieux comment il faut appeler la langue et qu'on va l'imposer aux autres.
Et bien, c'est une tradition qui n'est plus la tradition. Nous ne sommes plus un empire, nous ne décidons pas, il y a plus le rouskimir ici, il y a pas le voilà, nous ne sommes plus ça et nous devons en sortir. Et parfois c'est ceux qui appellent à en sortir qui n'en sortent pas.
Voilà. Deuxième remarque, je voudrais rappeler, vous avez parlé de de TV5 Mond, on aurait pu citer la la Fédération des professeurs de français, 80000 adhérents quand même. Voilà, très petit financement le BF, bureau international de l'édition francophone, 40 milliards de chiffres d'affaires produit simplement par la francophonie.
Je je vais venir sur le problème du financement. Je crois que cette ambigué qu'on maintient parfois nous gêne. Et je vais prendre un exemple très précis.
Vous savez chers collègues que je suis rapporteur du de la diplomatie d'influence et que c'est quelque chose qui me touche. Oui, quand on va plus vite, on va parfois moins profond hein. Voilà, donc c'est ce qu'il faut dire aux gens.
Et c'est à l'intérieur de notre administration qu'on a des contradictions qui font que c'est compliqué à financer. Dire plurilinguisme au sein de l'agence française de l'enseignement à l'étranger quand je suis arrivé dans cette maison, c'était de la haute trahison. On est là pour apprendre le français, monsieur le député.
Point barre. Et ben, quand on va se battre avec Bercy en disant "Nous voulons de l'argent parce que nous sommes une nouvelle une nouvelle internationale et cetera et qu'en même temps on a des pratiques administratives qui font ça, et ben Mercy dit non." Donc je pense que le combat pour le financement, il importe qu'on travaille ici et dans cette commission à la logique.
Et enfin, mon dernier point serait une question pour madame Lacrafi. On parle beaucoup et je vais revenir sur ce qui m'intéresse vraiment. Nous avons des pays francophones en guerre en particulier dans votre circonscription, chers collègues.
Comment en tant que francophone et en particulier dans votre nouvelle mission depuis cette mandature, comment ça se passe ? Comment vous arrivez à créer des espaces où les ennemis se parlent, où les les opposés se parlent ? Comment se passe cette fonction absolument essentiel et qu'on oublie quand on réduit et quand on ne sort pas des ambiguïtés ?
Comment ça se passe ? Comment le la cette francophonie est un espace de médiation ? Merci.
Merci. Merci. Merci monsieur le député.
Alors pour suivre un tout petit peu ce débat effectivement personne ne veut imposer le nom d'une langue à qui que ce soit. Il y a une réflexion à mon avis intéressante à avoir sur le fait que le français est devenu une langue monde et que donc d'ailleurs dans le rapport on propose cette académie francophone de la langue commune, une langue monde qui est effectivement maintenant partagée par des centaines de millions de personnes de différents pays et donc avoir un débat ensemble collectif. Donc il a absolument aucune attitude néocoloniale là-dedans, ni une volonté d'imposer quoi que ce soit sur finalement comment cette langue doit évoluer sur pourquoi pas aller jusqu'à changer de nom.
En fait, le débat sur le nom, c'est surtout le débat de la sur la question de la francophonie elle-même. On ne peut pas faire comme si, vous m'avez posé la question de l'ambiguïté, chers collègues, on ne peut pas faire comme si ce terme était lui-même ambigu et hérité d'un passé colonial. C'est c'est un fait.
Et effectivement, je pense que quand on a les anglais qui appellent Commonwealth, on a quelque chose qui ne qui fait moins écho à se passer. Moi, le nous il est le nous francophone. Mais je mais je je crois vraiment que se poser les questions de savoir comment à partir de cette langue qu'on a en partage euh comment on peut avoir une coopération euh renforcée qui est vraiment perçue comme égalitaire par tous les peuples et les pays qui partagent cet espace francophone et pas comme quelque chose qui serait uniquement un outil d'influence au service des gouvernements français.
Je crois que c'est un débat qu'on doit avoir si on veut continuer à progresser pour la francophonie institutionnelle. [Musique] Merci ch collègues pour votre question et pour revenir au à aux organismes que vous avez cité, nous les avons largement cité et auditionné dans l'apport et je voudrais revenir sur le BF. Je suis outrée en fait, c'est juste clair.
Il a changé de nom désormais il s'appelle France livre The French Net Publishing Network. Enfin oui, mais c'était quand même un acronyme en français et là devient France Le the French Publishing Network. Enfin, on pourrait mettre les deux et moi je pousse pour que dès lors qu'on met une phrase en anglais qu'on traduise en français et je trouve ça quand même assez aberrant de passer notre temps à défendre la francophonie et de rajouter des noms d'institutions en anglais.
Concernant les pays en guerre notamment dans ma circonscription, donc dans entre notamment la RDC et le Rwanda. Euh l'Assemblée parlementaire à la francophonie est un lieu d'échange et ce qui est intéressant et ce que je leur rappelle souvent c'est que l'OIF représente les États, la PF, les parlements et euh quand les États, les chefs d'État ne se parlent pas, les parlementaires continuent de se parler. Et euh tous ces moments de rencontre, à savoir il y en a eu plusieurs, notamment la région Afrique s'est réunie deux fois ces 6 derniers mois au Bénin, au Togo, non au Bénin et à Brazaville. donc à Coton à Brazaville et et lors des différentes commissions, on a fait se parler le président de l'Assemblée nationale de la RDC et la présidente de la Chambre des représentants du Rwanda.
Les rencontres ont été vraiment extrêmement cordiales. On a même invité Cameré donc président de la commiss président de l'Assemblée nationale congolaise qui s'est levé une semaine après le 7 avril pour les commémorations du génocide contre les Toutis. Donc, j'ai trouvé que c'est un acte fort.
Donc il y a des lieux où il se parlent dans ce genre d'organisation. Et ensuite, on a proposé à l'initiative du président, un des présidents, mais plusieurs l'ont proposé, Adamic Togo, le président de la nationale de la Côte d'Ivoire à la 49e plainère, donc au Canada quand nous étions en réélection à cause de la dissolution. une mission aux bons offices.
Donc ce qu'on a fait au mois de mai, donc cinq députés notamment quatre députés africains, nous nous sommes rendus à Kinshasa et et à Kigali et nous avons pu discuter avec et auditionner les dirigeants, des ministres, des ambassadeurs, des victimes, des associations, des chercheurs, enfin vraiment un nombre de gens importants. et et nous avons fait un rapport que nous allons donner au au président For Yassimbe qui a été représenté par l'Union africaine pour qui a été nommé pardon par l'Union africaine pour être le médiateur. Donc voilà, c'est un lieu de rencontre, d'échange. lors de ce déplacement en RDC et au Rwanda, c'est de créer une commission permanente de parlementaires congolais et rwandais à long terme pour qu'elle suivent parce qu'il y a eu déjà des PAI, il en a eu plusieurs mais malheureusement elles ne tiennent pas dans la durée.
Donc on ne veut pas faire une commission qui s'arrête au moment où la paix est signée parce qu'elle est censée l'être le 27 juin à Washington mais une commission dans la longue durée pour qu'on puisse aller chercher les signaux faibles et impliquer les parlementaires des grands lacs. Merci beaucoup. La question que que vous posez chers collègues est centrale et la réponse la Crafie tout autant importante parce que ça a jamais été défini cette forme de diplomatie parlementaire.
Elle n'est pas voilà donc on a lancé dans cette commission un rapport parlementaire sur qu'est-ce pour être la doctrine française en matière de diplomatie parlementaire. Aujourd'hui on marche en avançant dans les fonctions que précédentes que j'ai occupé qu'occupe actuellement un média la crafie. J'ai mis 1 an à négocier une rencontre entre les parlementaires rwandais et congolais et ensuite à à Québec l'année dernière, il y a une résolution commune sur la situation qui a été signée par l'ensemble de de la PF congolais et rwandais compris.
Mais tout ça se fait par la volonté de d'individu et et de parlementaires. Il y a pas de nomenclature, il y a pas voilà et et tout ça doit être à peu près structuré pour montrer la la puissance de cette réflexion. Je trouve que l'idée de proposer que les parlementaires francophones africains mais francophones particulièrement puisse être dans le processus de de respect des accords de paix et de construction d'une nouvelle situation dans l'ité du Congo est absolument indispensable et très fécond et il y a des chances que ça fonctionne.
Voilà. Mais ça m'arrive d'être structuré et je reviens aussi après sur le rôle de l'Oyf qui doit aujourd'hui montrer une plus grande puissance politique je pense du monde francophone. Et dans cette situation là, alors c'est pas récent mais ça fait 30 ans que la situation existe dans l'est du Congo et que l'f ne s'est pas saisir réellement de cette questionl et donc là on verrait la diplomatie francophone en action beaucoup plus fortement si ces principes en tout cas étaient restaurés comme le propose ce rapport.
La parole à présent pour la gauche démocrate et républicaine à monsieur Jean-Paul Leco et puis nous entendrons ensuite madame Marine Hamlet et madame Sopia Chikirou. Merci beaucoup monsieur le président. Merci à mes collègues pour ce rapport.
Il a mis du temps à arriver mais mais il est de qualité et donc c'est pas grave d'attendre pour un rapport de de cette qualité. Moi, j'ai je garde en mémoire le moment où le français euh était porteur de tant de valeur. Le le siècle des lumières euh a fait que il y avait pas que dans les colonies où on parlait le français.
J'ai souvenir de mon premier voyage en URSS puisqueà l'époque ça s'appelait comme ça où euh où avec fierté les Russes euh me montrer qu'il qu'il parlait le français et m'expliquer pourquoi ils avaient appris le français. Euh, ils avaient appris le français parce qu'ils voulaient s'offrir la littérature française, parce qu'il voulaient s'offrir le la langue du pays où la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen avait été imaginée et et où il voulait justement être en partage avec toutes ces valeurs que représentent notre langue dans notre pays. Et donc je pense que c'est important et quand je dis ça, je je veux revenir à tout ce qui est culture.
Le français, c'est pas qu'une langue diplomatique, même si c'est une des premières langues diplomatiques à l'ONU officielle, c'est aussi une langue de transmission de la culture. On avait des centres culturels français dans dans bien des pays et à une époque où le qu d'ors n'avait qu'une qu'un mot à la bouche, c'était faire des économies, on s'est autorisé à à se séparer de centre culturel français, considérer que peut-être ce patrimoine coûtait cher. On navait pas compris que ce patrimoine était au combien utile pour diffuser les idées et diffuser les valeurs de notre pays.
Même chose quand on parle de culture. L'Institut français est pas forcément l'établissement où l'on est généreusement à à à donner des moyens supplémentaires pour mais pour développer les actions culturelles dans dans bien des pays. Au contraire, on dit à l'Institut français comme on dit à tout le monde malheureusement on fait pas de de choix.
Euh il faut faire des économies euh et cetera. Donc je pense qu'il faut avoir ça en tête. Quand je parle de l'Institut français, je voudrais avoir une pensée pour euh pour l'institut français de Gaza.
C'était une de nos fiertés hein. Moi, j'ai j'ai passé du temps de cet institut français avec des gens ultra motivés et ultra motivés sur ce qu'était la France, sur ce que représente la France. et il portait ces idées-là à Gaza et ils étaient entourés, ce qui était assez étonnant, c'était des instituts où il y avait le plus de jeunes euh qui étaient qui étaient motivés à apprendre la langue française.
Je crois pas qu'il reste beaucoup de vivants de ceux qui travaillaient à l'Institut français et et je pense qu'il faut aussi montrer les choses et puis enfin euh Ah oui, j'ai pas droit à 3 minutes et demi moi. D'accord. Ah ouais, d'accord.
OK. Mais non mais je vous signale qu'on arrive à la on est moins nombreux, on a le temps. Tout le monde s'est exprimé depuis longtemps s'il le souhaite ou continuez continue continuez.
Je je l'ai fait à 230 je l'ai fait à 230 pour tout le monde et j'ai laissé Michel Herbillon parler plus longtemps. Féri petit aussi mais à 230 j'ai signalé continuez il y a pas de souci on n'est pas nombreux on peut s'exprimer. Non, mais c'était intéressant mais prenez pas là chers collègues, messieurs et madames et les et et monsieur le rapporteur euh concernant les alliances françaises et les instituts, on en a encore on a 98 instituts français et je crois 830 alliances dans 135 ou 136 pays.
Donc on a encore vraiment un réseau culturel très étendu et très actif. Maintenant, c'est vrai que j'ai dit aussi dans le rapport et je l'ai dit dans mon avant-propos que j'étais très inquiète de de ces dimintaires et qu'on devait collectivement se mobiliser pour essayer de de changer la tendance. Euh et je pense qu'on nous surtout enfin nous surtout nous tous en fait commission d'affaires étrangères peut-être travailler un peu plus avec les autres commissions notamment affaires culturelles et avec les députés des Français et de l'étranger qui allont très régulièrement visiter ces alliances et ces instituts et je pense qu'on peut essayer de peser collectivement et peut-être dès lors qu'on puisse avancer sur ces changements institutionnels de pouvoir aller chercher des fonds auprès notamment de la Banque mondiale, pourquoi pas euh plus de financement pour accompagner nos centres culturels.
Oui. Euh on l'a vu, le rôle des des instituts français, des alliances françaises est très important parce qu'il y a effectivement ceux qui euh euh ont le français qu'ils apprennent soit ils naissent avec soit ils apprennent à l'école. Mais il y a aussi tous ceux qui choisissent d'apprendre le français.
Et tu l'as tu l'as rappelé cher Jean-Paul euh ça a pu être le cas euh dans dans différents pays que je je sais plus qui appelle ça les archipeles francophiles et francophones parce que évidemment l'un n'empêche pas l'autre et par exemple en Égypte 3 millions et demi de de locuteurs francophones. C'est ça pas c'est pas quelque chose qui vient comme ça du fait que tout le monde naît ou ou apprend le français à l'école en Égypte. C'est vraiment parce qu'il y a eu une volonté de beaucoup de gens en Égypte de d'apprendre cette langue.
Donc il faut pouvoir continuer à soutenir l'effort de des incidences françaises et des instituts français en matière de de cours de français. Par exemple, à Saint-Louis au Sénégal dans la mission, on a vu des choses très intéressantes parce qu'il y avait moins de gens qui poussait la porte de l'institut pour venir apprendre le le français parce qu'effectivement peut-être que il faut qu'on s'interroge collectivement sur pourquoi comme tu l'as dit les valeurs que porte cette langue finalement paraissent aujourd'hui enfin les gens y croient peut-être un peu moins mais du coup il y a eu un gros boulot de fait de l'institut français pour voir comment toucher de nouveau public alors c'était plus sur des sujets voilà les grandes entreprises qui demandaient des des déformations ou autres dans la région pour pour les salariés mais ça marche. qu'il faut soutenir ce réseau là et effectivement il faut soutenir sur le plan budgétaire, on l'a dit ce matin, ça a été rappelé par par le président, ça a été rappelé par par Améia ma rapporteur, les baisses budgétaires qui frappent toutes les institutions de la francophonie et la diplomatie culturelle vont faire beaucoup de mal au projet francophone si on laisse ça en l'état.
Merci beaucoup. Jean-Paul vou prendre la parole. Très bien.
Sur les baisses budgétaires, je rendez-vous avec le ministre des affaires étrangères demain matin 8h pour parler de ça parce que on peut imaginer des baisses mais là elles sont brutal et donc ça met en grande difficulté l'ensemble des des opérateurs et le projet francophone tel que vient de le rappeler Aurelien Tâché. Donc au nom de la commission et des différents opérateurs qui m'ont sollicité, je vois ministre des affaires étrangères demain matin à 8h. Prochaine intervenant pour le Rassembl national, madame Marine Hamelet.
Je vous remercie monsieur le président mais merci également à nos deux rapporteurs. Alors le sommet de la francophonie organisé pour la première fois depuis 3 décennies en France à Villerre Côer devait constituer en fait un moment ambitieux pour relancer la francophonie qui traverse, vous l'avez dit dans votre rapport une crise profonde. Alors que dans son discours au français, à l'occasion des vœux du Nouvelan 2024, Emmanuel Macron avait fait figuré ce sommet de Villerre Côré parmi les grands événements du millésime français au même rang que les Jeux Olympiques, paralympiques, que la réouverture de Notre-Dame de Paris.
Le sommet n'a pas été mentionné lors de ces vœux du nouvel an 2025. Un silence qui fait donc selon nous figure d'aveu d'échec. La grand messe de la diplomatie francophone souhaitée par Emmanuel Macron n'a pas eu lieu.
Plusieurs chefs d'État, pourtant habitués du sommet, l'ont cette fois-ci boudé. Il devait constituer un lieu privilégié de médiation pour rechercher un règlement de conflits régionaux, notamment celui qui oppose le Rwanda à la République démocratique du Congo. C'est l'inverse en fait qui s'est produit.
Le président de la de la RDC a quitté le sommet avant sa conclusion tandis que le Rwanda a émis des réserves sur la sur la traditionnelle résolution des sorties de crise dans l'espace francophone. Ce sommet n'a pas été à la hauteur des attentes légitimes qu'on pouvait lui porter. C'est l'échec d'un paradigme qui, je cite vos mots, madame la rapporteur, a changé depuis 7 ans déjà, depuis l'élection du président Emmanuel Macron.
Un nouveau paradigme fait de contradictions et d'erreurs stratégiques. J'en veux pour exemple le plus frappant, la nomination à la tête de l'OIF de l'ancienne ministre des affaires étrangères du Rwanda. Aux critiques qui ont fait suite à sa nomination soutenue par Emmanuel Macron, vous avez indiqué que sa familiarité avec les acteurs et les enjeux de la crise qui opposent le Rwanda à la RDC constitue un atout pour que l'OIF intervienne au bon niveau à l'appui d'un processus de résolution du conflit. forcé de constater que son silence a miné la crédibilité de l'institution pour agir en faveur de la paix.
Alors ma question, quel bilan faites-vous du changement de paradigme initié par Emmanuel Macron depuis son élection ? Merci. Merci.
On est dans une question qui sort un peu du cadre comme ça étrangère mais bon la valeur de sa question pour très rapidement sur la secrétaire générale elle a été élue en fait par les les dirigeants donc l'Ef représente les États. Elle a été élue un soutien français mais elle n'a pas eu qu'un soutien français. Elle a eu un soutien de très nombreux pays.
Il y a eu d'autres candidats. Elle a été élu enfin voilà donc quand on va quandfin refuser une élection c'est dire qu'on n'est pas très démocratique mais bon. elle a été élue, il y a il y a eu consensus donc elle est là et elle est légitimement à la tête de cette organisation.
Ensuite, votre question du coup, elle n'est pas du tout dans le cadre de ce rapport mais pourquoi pas le changement de paradigme depuis 2007, moi je le défends en fait. Donc c'est là-dessus qu'on n'est pas forcément en accord avec mon collègue. Tout ce qui se passe aujourd'hui notamment la sortie de et la fin de de nos intervention militaires et la fin de nos bases militaires, ça a été décidé bien avant, donc dès 2017 et tout est dans le discours de Wagadou du président de la République.
Donc euh moins de militaires, plus de coopération muséal, artistique, scientifique, académique, entrepreneurial. Donc on est totalement dans la suite de de du discours du président NOAD de 2017. Elle n'est pas forcément bien perçue et ça je le regrette parce que je pense qu'on a pas mis les moyens pour communiquer et peut-être pas mis les bons réseaux parce que moi c'est que j'ai des ministres africains ou des présidents africains qui me disent j'ai pas le numéro de téléphone de du conseiller afrique du président là.
Oui, on a peut-être on peut mieux faire évidemment mais je pense que quand on est des êtres humains, personne n'est parfait. Euh donc tout est perfectible, mais moi je suis vraiment en accord avec ce changement de paradigme et et je je souhaite qu'on continue dans la lancée parce qu'aujourd'hui on a bien plus de doubles diplômes avec des universités, des écoles françaises et euh par exemple les universités de Dooala au Cameroun et qui peut permettre à des Camerounais d'obtenir des doubles diplômes et vraiment le même diplôme français et camerounais. Donc renforcer leur employabilité et leur faire ouvrir un marché avec un meilleur salaire.
Et je pense que c'est bien plus important que aller critiquer parce que la critique est vraiment très facile. Et et moi ce qui m'attriste vraiment, si je peux me permettre très rapidement, c'est que le French bashing en très bon français se fait beaucoup beaucoup par les politiciens français. Et des fois je me dis mais cette haine de soi, elle est clairement que française parce que j'ai l'impression que les autres pays aiment leur pays, aiment leur drapeau et que les Français n'aime pas leur pays, n'aime pas leur drapeau.
On passe le temps à dire la France elle est mise dehors, on vous met dehors, on vous met dehors de l'Afrique. Non, il y a trois pays sous PCH de militaires avec qui on a rompuien. Trois sur 54. une centrafrique qui nous qui joue double jeu mais qui nous a jamais mis dehors.
On a décidé de manière unilatérale de quitter la base militaire en Centrafrique qui a sauvé la vie d'ailleurs du président actuel. Je pense qu'il s'en rappelle et il nous a jamais demandé de partir. On est parti de nous-même.
Donc à part ces trois pays de la US, on a d'excellentes relations avec les pays africains. Un pays comme le Sénégal qui va dire des choses à sa population et il s'adresse à son opinion. Et quand on prend les dirigeants entre quatre yeux, ils vous disent l'inverse.
Donc à un moment donné, si nous-même on pouvait arrêter de taper sur notre pays et parler des 50 ou 51 pays avec qui on travaille bien euh et pas de l'Afrique comme si c'était un seul pays africain. Enfin, le Maroc et l'Éthiopie, c'est pas un pays. La Côte d'Ivoire et la Centrafrique ce n'est pas un pays.
Donc voilà, c'est vraiment un message que j'aime faire passer souvent. Pour rebondir sur votre question chers collègues, effectivement je juste parler du sommet de Viller Cray, des sujets très francophones, pas du changement de paradigme d'une manière générale parce que sinon on en a pour un moment. Mais par contre sur le sommet de Viller Côery, oui, moi je considère aussi que ça a été assez largement un échec alors que c'était le premier sommet qui a été réuni en en France depuis depuis Versailles, depuis le président Mitteran.
On en attendait beaucoup. Euh dans le discours d'ouverture du président de la République, il n'y a pas été fait mention du conflit au Congo et donc le président Félix Chikasséedi est parti à quitter le sommet euh prématurément. C'est c'est quelque chose de regrettable.
Sur un certain nombre d'autres grands conflits, il n'y a pas eu de position forte. Il y a eu des choses à saluer euh je pense au Liban ou à l'Arménie mais mais sur d'autres questions euh beaucoup moins. Et puis après euh bon, moi je vais pas débattre sur le poids de la France dans dans le soutien euh à à l'actuel secrétaire général ou enfin au secrétaire général de la francophonie d'une manière générale.
Par contre, je vais regarder les actes et le bilan depuis que madame Musikwabo a été nommée et il y a des choses, on le dit dans le rapport et je m'associe à on est d'accord tous les deux sur un certain nombre de réformes de l'Oyf qui ont été intéressantes sur le plan de la politisation des institutions de la francophonie, du secrétariat général, du combat pour la paix dans l'espace francophone et notamment du sujet de la République démocratique du Congo. Non, là le compte nit vraiment pas du tout. Euh il y a eu très peu de prise de parole euh de la secrétaire générale.
Il y a la PF qui s'active effectivement et on salue euh nos collègues les plus actifs et et euh la secrétaire générale à médiia euh à côté de moi euh en particulier. Mais euh du plan euh sur le plan de l'OF, non, normalement l'OIF aurait dû cette zone être à l'initiative d'une grande opération de maintien de la paix ou alors s'inscrire euh dans le cadre de l'ONU pour le faire. C'était évidemment son rôle.
Et là, il y a une faille extrêmement importante et sur le reste de du sujet de la de ce qu'on a pu encore appeler la la politique africaine, effectivement là, on sera on sera pas d'accord, mais c'était pas l'objet de notre rapport principal. Moi, je crois que si justement on avait ciblé une aide publique au développement beaucoup plus forte sur le monde francophone plutôt que uniquement avoir une approche militaire qui a beaucoup plus traîné et qu'on avait pas eu un de poids de mesure dans le cas des institutions francophones avec des pays qu'on estime hostile à Paris que sont le Niger, le Burkina ou le Mali, contrairement à ce qui a été fait par exemple pour le Tchad ou ou le ou la Guinée, et bien on en serait peut-être pas là où on en est aujourd'hui et tout ça, il va falloir qu'on en prenne conscience si on veut continuer à défendre le projet francophone. Si je peux me permettre, je on peut on peut pas dire résolument que le sommet de Villa Quit était un échec.
Il peut on peut mieux faire évidemment qu'on peut mieux faire mais on a 480 chefs d'état et 160 délégations qui sont venues et on est on s'est mis d'accord sur une résolution. Donc il n'est pas parfait mais avec 50 chefs d'état on peut pas dire que ce soit une un échec. Voulez prendre la parole.
Très bien. OK. Merci.
La parole à présent pour la France insoumise madame monsieur le président. Cheirou. Laissez-moi prononcer vos jusqu'à la fin si vous me permettez.
Je suis à vous je suis emballé là, je suis en pleine forme. Merci monsieur le président. Merci aux deux corpporteurs pour ce travail.
En effet très riche, très intéressant. 2 ans de travail, mais ça valait la peine parce que je pense que ce rapport peut faire référence pour les prochaines fois et les prochains travaux de notre assemblée ailleurs. La francophonie, la langue française, c'est 29 états donc qui a qui l'ont en commun.
Nous ce qu'on dit et qu'on affirme haut effort avec Jean-Luc Mélenchon qui travaille sur ces sujets depuis très longtemps, Aurélien Tchet a su traduire tout cela dans ce rapport à travers des propositions concrètes, c'est que le français est une langue commune, que le français est le résultat d'une créolisation de la langue. Ce n'est pas une langue morte, c'est une langue vivante qui change chaque jour, qui est enrichie sans cesse. Le français comme disait Cateb Yassine qui se décrivait comme colonisé décolonisé est un butin de guerre pour de très nombreux peuples dans le monde et dont je suis.
Et donc je trouve que dire aujourd'hui la le français c'est une langue commune créolisée et bien c'est une fierté. Et quand le sage montre la lune que l'idiot regarde le droit le doigt que qui pouvons-nous ? En tout cas, voilà ce que je voulais vous répondre à propos de cette langue, monsieur.
Et je souhaite aussi ajouter que la copropriété de la langue française est aujourd'hui essentielle à affirmer la proposition d'une agence internationale, d'une académie internationale de la langue française est une idée à mettre en œuvre. Et c'est tellement dommage de voir qu'aujourd'hui la langue française qui a un outil de souveraineté aussi pour un état n'est pas capable de faire face à la domination de l'anglais dans aucune institution. Je reviens de la PCE, les documents ne sont plus en français alors que le français est la langue officielle ou alors il faut tout le temps les attendre beaucoup plus longtemps.
Donc on va les réclamer. Il faut se battre nous pour défendre cette langue française qu'on a en commun avec 28 autres états et avec plus de plusieurs centaines de millions de personnes pour qui c'est la langue de la communication du travail et de l'émancipation. Nous pouvons en être fiers et cette langue doit s'enrichir.
Donc il faut lutter contre les anglicismes, il faut lutter contre la tendance Emmanuel Macron à vouloir mettre de l'anglais partout. Ça ne sert à rien de se comporter de cette façon-là. Qu'est-ce qu'il essaie de démontrer ?
Il est dans le il est à la mode parce qu'il parle couramment anglais. Mais on s'en fiche. En fait, on est très fier de parler couramment français avec plein d'autres gens qui le parlent aussi.
Et ce n'est pas une un outil de domination. C'est de ça dont il faut absolument sortir. C'est pour ça qu'on l'ont dit on va construire la langue française, la coconstruire, celle du futur, celle de ces jeunes générations qu'on a en face de nous, on va la coconstruire avec toutes ces personnes du monde entier qui la transforment sans arrêt.
Et ben voilà, c'est un projet politique. On a au moins une idée politique. On a au moins l'idée d'utiliser la langue française pour en faire quelque chose.
Pas pas un outil de domination comme ce fut le cas dans le passé, mais un outil de partage et de solidarité. Donc c'est un outil de rapprochement des peuples la langue française et c'est comme ça que nous nous le défendons. Je vous remercie parce qu'il y a plein de propositions très intéressantes.
Il y a des alertes maximal à donner. J'ai encore 30 secondes. Il y a des alertes maximales à donner.
Alerte maximale quand le gouvernement annonce - 75 % de budget sur l'Agence universitaire de la francophonie. Premier réseau d'enseignement supérieur dans le monde. Et dans le même temps, 100 millions d'euros vont être donnés à des universitaires américains.
Pourquoi ? On sait toujours pas. Comment on sait toujours pas nos propres universitaires français manquent d'argent mais on va donner cet argent-là aux Américains.
Donc on a un problème, c'est Emmanuel Macron et sa vision de la langue française. Battons-nous pour une vision de la langue française qui soit une langue telle qu'elle est, c'est-à-dire créolisée, en partage, en commun. Merci pour votre intervention.
On l'a vu avec beaucoup de d'engagements. Un point quand même mesurer les propos que vous tenez. Vous avez mis en en cause peut-être sans le voir notre collègue Michel Herbillon. et dans cette enceinte, je je ne je ne souhaite pas que l'on se parle de cette D'accord.
Voilà, monsieur bien, laissez chacun Voilà. Je je souhaite on a des prop des conversations et des échanges ici qui sont toutes respectueux. Je ne souhaite pas volontairement ou pas que ça puisse avoir une incidence individuellement sur l'un ou sur l'autre.
Michel Arbillon a demandé la parole. Ma chère collègue Sopia Chikirou, je respecte votre point de vue, il je même si je ne suis pas d'accord avec vous, mais je ne trouve absolument pas normal que dans cette enceinte parce que vous êtes en fait comme mon collègue Aurélien Taché gêné par la polémique qui s'est instituée bien entendu et et les efforts laborieux que fait Aurélien attaché en évoquant Un colloque qui a eu lieu pourtant à l'Assemblée nationale ici même sur le sujet de la francophonie avec Jean-Luc Mélenchon, c'est le droit, il y a pas de problème. Mais il faut pas ensuite avoir dire que ça n'a rien à voir avec notre débat d'aujourd'hui.
Ça c'est pour Aurélien Taché qui m'a j'ai été un peu surpris parce qu'on entretient des relations parfaitement cordiales tout en débattant sur des sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord. Donc il m'a qualifié d'esprit étroit. D'accord.
C'était très clair. Et ensuite, vous vous citez euh cette phrase extrêmement bien connue. Quand le sage monte la lune, l'idiot regarde le doigt.
Vous le dites. Madame, ma ma chère collègue, ma chère collègue, ne me je termine mais vous permettez, je vous remercie, je termine mais bien entendu, bien entendu. Ben voyez-vous, ma chers collègues, je suis pas suffisamment idiot pour reprendre votre terme pour ne pas avoir compris quand vous exprimiez cela surtout en me regardant. et en plus en joignant le geste euh à la parole que ce n'est pas moi que vous visiez.
Et ce n'est pas normal parce que ceux quand le sage montte la lune, l'idiot regarde le doigt, tout le monde connaît cette cette citation. Je suis le seul ici à avoir parlé de la polémique engagée par Jean-Luc Mélenchon et ses acolytes dont vous faites partie et c'est moi que ça visé. Alors, je vous demande très clairement que vous retiriez ces propos, que vous vous excusiez par rapport à cette citation qui me visait nommément et je ne trouve pas normal parce que je respecte votre point de vue.
Euh euh je respecte. Nous n'avons pas forcément les mêmes avis sur certains sujets. On peut avoir des avis communs.
Il est arrivé qu'on ait des discussions mais je ne suis pas d'accord. et Jeanl Mélchon. Jean-Luc Mélenchon qui a fait partie de cette commission pendant 5 ans et dont je faisais partie n'a jamais fait des attaques personnelles vis-à-vis de ses collègues, contrairement à vous.
Merci. Et à monsieur Taché. Merci.
Bon, prenez le micro, prenez prenez le micro. Voilà. Voilà, vous pouvez l'avoir à présent.
J'ai une invention. Tout le monde était mal Non non, je ne vais pas m'excuser. Je ne vais pas vous présenter d'excuses parce que euh c'est une expression de la langue française tiens et de culture française qui ne vise pas à être insultante mais qui vise à traduire une image.
C'est une idée qui est derrière cette expression qui est une sorte de proverbe de la langue française. C'est pas du tout une insulte. Donc ça ne mérite pas d'excuses.
Vous avez parfaitement compris ce que je veux dire. C'est pas vous insulter, pas du tout. C'est vous y dire Jean-Luc Mélenchon à juste titre, je le défends, je le soutiens.
Aurélien Taché aussi. Jean-Luc Mélenchon dit la langue française est un bien commun qui est le résultat d'une créolisation que nous revendiquons. Nous pourrions tout à fait dire au lieu de dire langue française, langue créole tant elle est en commun avec 29 états et des centaines de millions de personnes.
Qu'est-ce que cela a de criminel ? Vous voulez agiter des polémiques franchouillardes ? Non, le français c'est français.
Arrêtez, c'est bon, c'est un sketch. Vous avez démarré comme ça ce matin, on terminera autrement. Allez-y, allez sur les réseaux sociaux et amusez-vous.
Non, rajoutez pas. Merci. Merci.
Un dernier point de Frédéric Petit et on donnera la parole ensuite à Michel Guignaot. Oui, merci monsieur le président et je vous remercie monsieur le président de de permettre puisqu'on n'est pas nombreux de rebondir. Je vais pas rentrer dans dans savoir si je suis idiot ou Franch Chouillard.
Je voudrais prendre une remarque parce que ça précise ce que je disais tout à l'heure. L'ambiguité l'ambiguïté est toujours là et je pense que cette ambiguïté, chers collègues, nous empêchera, y compris monsieur le président avec le ministre demain, nous empêchera de bien revendiquer ce que nous voulons financer. Cette ambiguïté vient d'être encore d'être affirmée ici.
On nous a dit le français est un outil de souveraineté et le français doit être partagé. Il y a un moment et chaque fois on dit, je rappelle quand même que les les coupes budgétaires dont on parle sont les coupes dans la partie française. C'est pas 70 % du financement de la UF parce que la UF est financée par les 54 pays et pas 29.
Donc voilà, je je voudrais pointer encore une fois cette ambiguïté qui va nous empêcher de faire notre travail correctement. Merci madame la Cafi. Merci chers collègues.
Je précise que la UF malheureusement 80 % de son budget vient de la France donc elle est mise en péril avec une baisse de 72 % des crédits. Ben en fait peut-être que comment ? Pas seul évidemment.
Bien sûr. Euh donc bah en fait les filles, on est tous des idiots. Merci cher Sopia.
Euh moi ce que voudrais dire c'est que dire que le français est une langue créole, c'est une confusion historique et linguistique. Le français est une langue romane héritée du latin euh comme l'italien ou l'espagnol d'ailleurs. Et et ce n'est pas une langue née d'un choc colonial mais d'une évolution continue de plus de 1000 ans.
Donc on peut célébrer les métissages mais on n'est pas obligé de réécrire l'histoire. Oui. Alors, chers collègues Michel, je n'ai pas dit tout à l'heure que enfin j'ai dit tout à l'heure que le débat qu'on avait ce matin qui devait porté sur le rapport n'était pas le même que celui qu'on a pu avoir dans un cadre d'un colloque où d'ailleurs on aurait été ravi que tu viennes exprimer ta position mais ça n'avait rien à voir avec ce matin.
C'est c'était pas la même chose. C'est tout ce que j'ai dit. Tu as abordé la question donc j'ai répondu ça.
Ça nourrit les débats. C'est passionnant. Je ne suis pas du tout alors vraiment pas du tout mal à l'aise avec l'expression qu' employé Jean-Luc Mélenchon.
Je considère effectivement que la langue française a pu être perçue et elle est encore d'ailleurs, on a des écrivains au Sénégal ou ailleurs qui pour l'instant arrêtent d'écrire en français, se mettent à écrire en wallof ou autre parce que justement c'est encore perçu comme une langue de domination ou une langue coloniale. Et cette proposition de l'Académie francophone de la langue commune qui vise donc à coconstruire cette langue et qui pourrait être le lieu où d'ailleurs on réfléchirait son avenir, son nom, ses hybridations, tout ce que vous voulez va justement dans cette directionl pour démontrer à ces écrivains qu'ils n'ont pas besoin de rompre avec le français pour affirmer une position qui est celle d'une position de fierté nationale, culturelle ou autre parce que cette langue leur appartient autant qu'à nous. C'est ça le débat de fond.
Voilà. Donc je je redis à quel point je m'associe parfaitement à ces travaux. Et effectivement sur l'AUF, nous avons 75 % d'amputation de budget, 100 millions d'euros pour les universitaires américains.
Nous avons d'ailleurs mis dans le rapport avec Amélia Lagrafi que une grande partie de ces 100 millions d'euros devrait plutôt que de financer les universitaires américains être utilisés pour renforcer l'AUF. C'est une priorité absolue. On a un très très beau réseau d'enseignement supérieur, il faut le soigner.
Merci beaucoup. Simplement, monsieur le président, pardon, tu n'étais pas Ce que je veux simplement dire, c'est que tu n'étais pas obligé de me qualifier d'esprit étroit. tout ce que j'ai dit.
Voilà, parce qu'on peut ne pas avoir le même point de vue, mais on on n'injurit pas ou on n'insulte pas ses collègues. L'échange l'échange a eu lieu. Restons restons sur le rapport parce que là on on on est ceux qui ne sont de moins en moins politique étrangère.
Restons sur le rapport, sur les propositions et certain nombre de redéfinitions qu'il faut faire pour améliorer le la la puissance et l'influence de la francophonie. Euh juste avant euh orateur de groupe qui s'est inscrit à l'instant pour écologiste et social Dominique Voinet et Michel Guignaot juste après. Merci monsieur le président.
Je croyais que c'était fait en fait puisqu'on avait euh échangé un regard tout à l'heure. Euh merci. Euh le le rapport euh est une somme considérable d'information et de réflexion mais à vous entendre tous les deux, je mesure ce que le pas de deux a pu avoir de vivant et et parfois même d'explosifs au cours des deux années qui viennent de s'écouler.
Donc merci pour ce travail. Euh je le trouve intéressant le débat qui vient d'avoir lieu, même s'il était un peu véhément. Euh mais si la langue française est une langue romane, on peut admettre ensemble qu'on en constate l'évolution plusquon l'organise.
C'est c'est les usages euh et c'est la façon dont la langue est perçue, imprégnée, enrichi euh d'autres expériences, d'autres langues et d'autres modes de vie peut-être euh qui permettent effectivement cette créolisation que vous avez décrite. En tout cas, je trouve que le concept de copropriété d'une langue que nous avons vraiment en partage est très intéressant parce qu'il permettrait sans doute de rompre avec l'idée que les Français sont desurs de leçons arrogants qui cherchent à imposer leurs valeurs et leur cadre de réflexion plutôt qu'à qu'à écouter ou entendre en tout cas ce que leur ce que leurs interlocuteurs ont à dire. J'aurais voulu évoquer peut-être deux sujets.
Euh vous vous avez insisté évidemment fortement sur le fait euh que le français est devenu une langue d'Afrique avec 70 % des locuteurs de la langue qui se trouvent sur ce continent. Euh moi je j'ai je ne peux pas m'empêcher de constater que le fossé secreuse qui est pas seulement un fossé linguistique qui est aussi un fossé social euh entre les locuteurs du français dans beaucoup de pays africains et les locuteurs d'autres langues. C'estàdire que le français semble devenir de plus en plus dans certains pays une langue des intellectuels, une langue de l'administration dans le domaine du droit, de la diplomatie, de la justice, de la recherche universitaire.
Et donc euh certains éléments de votre rapport tendent à enfin cherchent à réduire ce faussé. Euh je pense que c'est un enjeu important. Euh mais il se trouve que dans un dans un département français comme Mayotte par exemple, la langue maternelle c'est pas le français pour beaucoup de d'habitants.
C'est le chimaoré qui est une langue bantou, une langue proche du soili. Et donc comment réduire ce faossé ? L'enjeu est pas seulement théorique et et et et du domaine de la réflexion intellectuelle sur la francophonie, mais c'est bien concret pour notre propre pays et pour un un département français.
La deuxième réflexion que je voulais faire et sur lequelle j'aiavais envie de vous entendre, c'est que il me semble que le français est de moins en moins une langue de la science. Euh et j'ai je suis en train de faire une mission une mission pour lex sur le cerne par exemple, ben on peut pas dire que le français soit devenu soit resté une langue vernaculaire hein. La langue de travail c'est l'anglais.
Puis dernier point, je fais vite monsieur le terminez terminez juste pour signaler que il faut douement vite. Euh j'aurais aimé mais le rapport est déjà très long et et très dense. J'aurais aimé peut-être qu'on essaie de de mettre l'accent sur les valeurs qu'on transmet avec la langue sur l'égalité femme-hommes, sur les droits des minorités, sur les droits des personnes handicapées.
Est-ce que c'est un sujet qui vous a intéressé sur lequel vous avez trouvé de l'écho avec vos interlocuteurs ou pas ? Merci madame lafille. Merci beaucoup chers collègues pour votre intervention très intéressante.
Et euh pour finir, pour commencer par la fin, oui, on a eu c'est vrai qu'on a auditionné plus de 30 personnes à Paris et plus de 250 à l'étranger. Euh et euh les sujets genre accès au droit, état de droit nous ont été vraiment beaucoup cités. Ce sont vraiment des points importants qu'on défend et que la francophonie continue de défendre.
Et peut-être on a ça, cette différ cette différenciation là avec le Commonwealth pour le français, langue de l'élite et et votre sujet sur Mayotte, nous on pointe peut-être qu'il faut augmenter et restructurer la formation des formateurs la en français et du français, ce qui est assez différent. Euh et euh qui dit du français et en français et euh français, langue étrangère pour pouvoir accompagner des enfants ou des gens qui accèdent à la langue française ayant une langue maternelle qui est différente. Mais euh absolument euh d'accord avec vos propos et dans les valeurs francophonies, c'est vrai que on a un réseau, le réseau francophone pour l'égalité et le droit des femmes.
Et encore une fois, ce qui est intéressant quand on parle à des non francophones qui n'ont pas eu le français en héritage mais qui l'ont embrassé, c'est les premiers sujets qui viennent, c'est la liberté d'expression, la liberté de la presse qu'on n pas forcément dans de si nombreux pays que ça et et je pense que nous devons nous battre pour le préserver. Oui, je m'associe à tout ce que vient de dire ma collègue. Effectivement, pour la question de l'apprentissage du français dans un certain nombre de pays, si je reparler de l'exemple du Sénégal par exemple, elle va souvent en fait avec l'arrivée à l'école.
C'est-à-dire que comme vous l'avez dit chers collègues pour Mayotte, mais c'est encore plus vrai par exemple pour pour le Sénégal, les les enfants quand ils arrivent à l'école, ils ne parlent pas du tout le français. Ils sont ils sont dans leur langue, c'est le wallof la plupart du temps. Et donc il faut apprendre la langue en même temps que apprendre les les cours.
Donc là évidemment s'il y a pas un effort particulier qui est fait sur la façon dont ça peut dont ça peut être accompagné, ça peut très vite être démobilisant. ça peut très vite et et donc on a une rupture scolaire qui qui s'accentue. Je me souviens d'un exemple qu'on nous avait donné ou à une époque dans les classes au Sénégal, si vous disiez un mot de wallof, bah tout de suite le professeur vous reprenait, vous vous sentiez rabroué, vous vous vous étiez un peu voilà, vous étiez dans une forme d'insécurité linguistique pour reprendre ce que disent les linguistes et ça crée des dégâts.
Donc ça, je trouve qu'il y a des programmes très intéressants dans l'OIF pour faire attention à ça. Notamment le programme est Lan, on a tous les deux plaidés pour un pour un pour un renforcement. Euh et vous avez parlé aussi euh donc de la de la le français comme langue de la science.
Effectivement, ça c'est l'un des gros euh aspects qui nous a intéressé. Euh on a pu constater que sur les publications scientifiques, bon ben il y avait une avance de l'anglais qui était absolument euh euh incroyable. On fait pas mal de propositions dans le rapport sur cet aspect pour essayer de de voir comment on peut rattraper ça.
Une qu'on n pas évoqué ce matin, je même je t'is même surpris que tu l'évoques pas mais parce que je sais que tu es très attaché, c'est un classement francophone des universités qui serait alternatif au classement de Shangï parce que le classement de Shangï est évidemment un classement qui repose sur qui favorise les universités anglo-saxon les valeurs anglo-saxonnes et moi j'irai même jusqu'à dire voilà la langue du capitalisme. ça après chacun dit comme il veut mais en tout cas le classement francophone qu'on propose dans le rapport pourrait être une manière de d'avancer sur cette francophonie scientifique auxquelles on croit beaucoup tous les deux. Merci.
Un tout petit mot. C'est c'est vrai que avec on auditionné de très très nombreux chercheurs notamment au au Canada et quand on voit à quel point même dans les universités françaises vous êtes récompensé quand vous publiez en anglais, moi ça m'a stupéfaite et ça m'a vraiment un peu énervé, je vous avoue et cette idée du coup qui est venue en échangeant beaucoup aussi avec Slim Calbous, le recteur de la UF, l'Agence Universitale la francophonie qui regroupe quand même plus de 1100 universités dans le monde entier dans 125 pays. Donc bien au-delà de la francophonie institutionnelle, c'est pas venir en concurrence parce qu'il est hors de question de concurrencer l'anglais, ça sert à rien.
C'est venir en complément. Et donc on a imaginé un un classement de Paris parce que la première fois qu'on l'a qu'on en a parlé, c'était à Paris le lendemain de Villerre Côter au sommet, mais d'être complémentaire à Shanghil et aux autres et qui se veut être un un classement francophone et durable parce qu'on a envie d'ajouter un petit segment environnement. Merci.
À présent, cinq orateurs se sont inscrits. Michel Guigot et puis Guillaume Bigot. Oui, merci monsieur le président.
Comme vous nous avez accordé quelques instants supplémentaires, pardonnez-moi. Pas encore monsieur le député. Merci.
Ben, vous allez le faire, j'en suis convaincu. Euh c'est ce que vous avez dit tout à l'heure. Donc oui, quelques remarques simplement sur ce qui vient un petit peu de tout ce qui vient d'être dit.
Je reviens sur Viller Côré. Nous n'avons jamais eu la chance, les membres de la commission des affaires étrangères, d'être invité à aucune, comment dirais-je visite ou réunion comme vous venez de le dire madame la CRFI, même ceux d'ailleurs qui habitent la région et comme moi-même à 40 km de l'endroit précis puisque je suis picard. Je suis fort regrettable.
Je trouve que c'est une véritable ségrégation en tout cas pour les pour certains membres en tout cas de cette commission. Voilà. Donc ça c'est la première chose.
La seconde, tout à l'heure, il a été dit un petit peu je crois peu la langue française survivance coloniale. Alors faudrait-il comprendre que ceux qui appellent qui apprennent l'allemand c'est une surveillance de l'occupation, qui apprennent l'anglais survivance de la guerre de 100 ans et l'espagnol peut-être une survivance des conquistes d'or. Et puis juste puisqu'on parle de Vilard Caé, il m'est revenu en tête au cours des discussions une citation qui a été attribuée à à François 1er et qui définit peut-être en tout cas pour ma part ce que je pense ce qu'est la langue française.
On parle aux chevaux en allemand, on parle au femmes aux femmes en italien, on parle à Dieu en espagnol et on parle aux hommes en français. Voilà, je crois que tout est dit sur cette sur cette merci. Pardonnez-moi, je vais faire vite pour le reste que Oui, ben vous vite un cadre monsieur c'est une minute normalement.
Et ben ça va aller très ça va aller très vite très vite très vite. Euh simplement je voulais soulever des ce qui a été écrit page 128 et suivante ce que vous appelez les mobilités dans l'espace francophone. Vous soulevez de façon très juste la francophonie de l'avenir doit faire l'objet de chantier stratégique qui doivent unir les francophones pour les pousser à faire de grandes choses ensemble. et une réponse conjointe aux défis migratoires qui sont posés à la France comme au pays francophones et une nécessité croissante.
L'espace de la francophonie autant que la langue que nous partageons doit être un vecteur de stabilisation des relations entre les pays et non un prétexte un prétexte à l'importation d'une population qui vient pour des motifs économiques. Et je vais rapidement conclure donc afin de reprendre les les mots du rapport la migration doit être circulaire. C'estàd que les individus qui qui pardon oui j'ai eu la correction d'écouter tout le monde dans un plus grand c'est pas le cas je pense en particulier aux étudiants qui viennent apprendre en France le partage d'une langue commune doit permettre les échanges et l'apprentissage dans un pays doit permettre l'enrichissement de l'autre par le chemin du retour vers leur pays or aujourd'hui on constate allègrement que c'est pas le cas vous proposez de créer un visa francophone quand serait-il d'apporter une réponse commune au défi migratoire en particulier face aux individus àophones.
Merci monsieur Voilà quelques réflexions. Merci et merci pour votre intervention cher collègue. Bon sur le le débat sur la langue française les coloniales, je crois que je me suis déjà suffisamment exprimé, je pense pas qu'on sera d'accord mais par contre sur la question des mobilités moi je tiens à à vous dire vous si j'ai au groupe du Rassemblement national que que c'est un des éléments qu'on nous a le plus rappelé sur la question de la francophonie.
On ne peut pas faire comme si la circulation dans l'espace francophone n'avait aucun impact sur le fait que les gens veulent continuer ou non à apprendre le français. Et d'ailleurs, beaucoup d'entre eux la prennent aujourd'hui euh par exemple, je pense au Maroc ou autres pour partir plutôt au Canada pour partir euh euh et à l'inverse, le Maroc lui offre des bourses euh aux étudiants euh de l'Afrique sub-saharienne euh pour euh que la langue française continue de se diffuser. Cette question des mobilités, elle est au cœur.
Beaucoup d'entre eux nous ont dit que le refus de visa, les impossibilités de mobilité était quelque chose qui était des irritants très forts et que si ça continuait comme ça, finalement ils allaient se demander s'ils allaient même pas mieux apprendre d'autres langues et et faire autre chose puisque il y a une telle crispation sur ce sujet des mobilités et des migrations en France et le débat public français que suivent hein de très très près nos amis francophones sur le continent africain leur laisse malheureusement penser que ça n'est pas prêt de s'arranger. Voilà. Merci.
Merci. La parole à présent à monsieur Guillaume Bigot. Merci monsieur le président.
Chers collègues, votre rapport qui est par ailleurs de très bonne facture me semble souffrir d'une d'une lacune. La dimension économique de la francophonie, en effet, est quasiment inexistante. Par exemple, le terme PIB ne figure pas dans votre travail, contrairement à celui de Gaza.
Situation tragique s'il en est, mais sans rapport direct avec la francophonie. Et cette absence de référence aux enjeux économiques me semble d'autant plus regrettable qu'on est dans une dans un moment où les échanges hors OCDE, les échanges entre les bricks et montent en puissance que l'espace francophone est particulièrement prometteur à cet égard. Il pèse déjà 16 % du PIB mondial, 20 % des échanges de biens et services.
Voilà, j'en profite moment de page de publicité pour dire que notre groupe soutient la création d'ailleurs d'une agence francophone de promotion de l'industrialisation en Afrique. Mais c'est un sujet connexe en fait. Quand la francophonie sera sera-t-elle mobilisée, de votre point de vue pour répondre aux attentes économiques des africains mais aussi des Français plutôt que de vouloir décoloniser la langue française ?
Bon, si j'étais taquin, je vous dirais que la créolisation c'est un peu de l'appropriation culturelle. Ce terme est quand même lié à une histoire, à une géographie, une culture particulière. Chequin, je vous dirais aussi que cette histoire de décoloniser les langues, c'est vraiment le reflet d'une colonisation mentale de ce qui se passe sur les campus américains.
Cette idéologie décoloniale complètement médea et si j'étais taquin, je vous dirais enfin que la langue française effectivement est romanisée et c'est du bien à une expérience coloniale puisque la Gaulle a été colonisée par Rome. Mais c'est pas le sujet. Moi ma question c'est quelle mesure concrète pour faire de la francophonie un véritable moteur de croissance ?
Merci. Merci les rapporteurs. Merci beaucoup chers collègues.
Et et bien non le le la francophonie économique ne manque pas au rapport et on en a très longuement discuté et auditionné un nombre inqualifiable de d'entrepreneurs et de d'organisations patronales francophones et nous proposons d'organiser un grand pôle de la francophonie économique en mettant en synergie les différents réseaux entrepreneuriux. Il y en a beaucoup les rendent plus visibles, leurs enjeux, leurs opportunités, leurs opportunités économiques de l'espace francophone qui représente comme vous l'avez dit 16 % de la richesse mondiale et on le cite dans le rapport 20 % du commerce mondial et on le cite dans le rapport 14 % des réserves mondiales des ressources minières et énergétiques et qui fait du français la 3è langue des affaires. Et ce qu'on a noté, c'est qu'on voulait capitaliser sur les multiples et les propositions des différents réseaux économiques.
Et on a cité l'APF qui est pas l'Assemblée parlementaire à francophonie mais l'Alliance des patronats francophones, le forum francophone des affaires, le FFA, le groupement du patronat francophone, le GPF, la conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones ou encore celui que j'ai créé il y a 2 ans, le cercle des clubs d'affaires francophones à l'international. Donc nous, on demande que tous ces réseaux soient mieux organisés, qu'elles ai qu'elles soient plus mises en cohérence et et montrer à quel point l'espace francophone est dynamique économiquement et qui et qu'il donne envie. Et je vous en donne l'exemple sur les pays du golf, les pays de ma circonscription que je connais bien.
Euh désormais, le français est une langue vivante euh obligatoire dans les écoles publiques euh saoudiennes et myriennes. Pourquoi ? parce que ces deux pays-là et au Qatar aussi parce qu'ils veulent aller plus en Afrique et aller où en Afrique francophone.
Donc ils s'intéressent à cette langue pour pouvoir aller en Afrique francophone. Donc toute cette dynamique et tout c écosystème de de réseau francophone des affaires est à coordonner et peut-être en faire un peu plus la promotion. Merci.
La parole à présent à madame Laurence Robert Deo et puis Jérôme Buisson, Stéphane Rambau et Sopia Shekirou. Merci monsieur le président, madame, monsieur le rapporteur. Alors ma question a déjà été en partie posée mais quand même.
Donc à l'occasion d'un colloque organisé mercredi dernier dans l'enceinte de l'Assemblée nationale à l'initiative du rapporteur, Jean-Luc Mélenchon a tenu des prop des propos profondément choquants. Il a par exemple appelé de ses vœux à trouver un autre mot que langue française pour qualifier notre langue sous le regard acquicent du rapporteur. Je rappelle que l'article 2 constitution indique que la langue de la République est le français.
Jean-Luc Mélenchon termine son envolée lyrique antifrançaise et antifrance en laissant en faisant l'apologie explicite du grand remplacement. Avec de telles personnalités politiques en son sein la République française n'a pas besoin d'ennemis à l'extérieur. Ils sont déjà nichés dans nos institutions démocratiques.
Madame la rapporteur, pouvez-vous enrichir votre réponse que vous avez la réponse que vous avez faite tout à l'heure ? Comment vous placez-vous par rapport à cette vision de la francophonie qui est pleinement partagée par votre corrapporteur ? Je vous remercie.
Merci. Question réponse rapidement quand même chollègue parce que oui oui mais parce que quand même je pense que les désaccords peuvent être exprimés de la manière la plus franche. Qualifier un collègue parlementaire d'ennemis de la République est quelque chose que je ne trouve pas acceptable.
Je vous dirai rien de plus parce que vu la façon dont vous m'avez qualifié, j'ai pas envie de de prolonger plus ma réponse. Merci madame Lacrafie. Merci Charlec.
Je me suis je me suis exprimée effectivement tout à l'heure en disant que le français dire que le français est une langue créole, que c'est une confusion historique et linguistique. J'ai mis en avant que c'était une langue romane héritée du latin comme l'italien ou l'espagnol que je ne suis absolument évidemment pas d'accord que elle n'est pas née d'une langue véhiculaire faite à base d'anglais et de langues d'extrême orient et qu'elle appartient encore une fois aux langues comme aussi le portugais et c'est une progression lente plus de 1000 ans et pas brutale. Donc moi je ne peux pas appeler ça une langue créole.
Je ne suis pas une experte. Je me suis renseigné bien sûr après avoir vu comme vous les minutes du du du colloque de mon collègue. Merci.
Restons restons après ces ces réflexions sur le rapport lui-même en tout cas le plus possible et je donne la parole à monsieur Jérôme Buissau qui a plusieurs reprises manifesté l'idée de s'exprimer. La parole est à vous. Non, sans plus euh le débat est intéressant.
Donc je vous remercie d'abord pour euh pour ce rapport dont les recommandations sur le développement de nos relations avec les pays francophones, tant sur le plan économique, politique qu'éducatif et culturel sont louables. Cependant, en ce qui concerne la présentation du rapport, effectivement, je trouve qu'elle est désormais entachée de la polémique de Jean-Luc Mélenchon que vous reprenez à votre compte. Et c'est bien dommage parce que finalement et c'est pas simplement notre faute, c'est la faute évidemment de ceux qui ont lancé cette polémique, il restera peut-être que ça de ce rapport dans dans les médias.
Euh j'avais deux points de de de réflexion. Tout d'abord, ça a été dit, les langues effectivement sont des organismes vivants qui évoluent. Alors, vous parlez de créolisation de la langue.
Bon, ça c'est votre langage, mais il y a aussi euh il y a aussi euh les langues évoluent et les langues se séparent les unes des autres. Et euh si il y a pas euh j'allais dire non un pays phare qui infuse aussi d'une certaine façon euh le français qui qui nous appartient aussi notre c'est notre langue euh évidemment les langues se séparent de plus en plus et vous savez que dans l'histoire elles finissent des les gens des fois finissent par ne plus se comprendre d'un pays à l'autre alors qu'ils avaient la même langue au début. Donc c'est pas totalement non plus euh idiot et stupide de penser que le français doit euh euh rester euh comment dire euh doit doit euh euh décider lui-même de de ses limites.
Et c'est ce que fait d'ailleurs les l'Académie française euh et cetera. Et euh les vestiges du du colonialisme sont parfois aussi d'ailleurs un atout pour les les pays pour les pays concernés. La France, ça a été dit, colonisée très longtemps et il y a certains il y a certains restes du colonialisme romain ou qui qui évidemment sont ou arabes bien sûr sont des atouts pour pour la France.
Merci. Merci. Qu'est-ce qui veut répondre ?
Pas débattre des bienfaits du colonialisme ensemble ou alors va vraiment falloir prendre beaucoup plus de temps. Non, effectivement le français appartient à tous ceux qui le parlent donc aussi au français. Mais je voulais juste vous dire une chose, c'est que sur ceux qui se battent le plus aujourd'hui, pour que cette langue progresse à travers le monde, euh ben c'est ni des pays qui viennent d'Afrique, c'est ni la France.
Moi, je trouve que c'est le Québec qui est un tout petit pays et qui met par rapport à à la hauteur de ses budgets, à la taille de sa population, des efforts considérables pour que la langue française continue de de de progresser à travers le monde. Donc vous voyez, on est on peut décentrer un peu le débat et et c'est pas forcément la mère patrie linguistique qui est la plus allante dans ce domaine. Alors, si je peux me permettre, je suis pas tout à fait d'accord avec mon collègue là-dessus. le et le séjour au Canada, au Québec m'a m'a a fini de me convaincre de ne plus laisser personne dire qu'on était les mauvais élèves de la francophonie parce que la vérité c'est que les autres pays ont deux langues dans leur constitution, on en a qu'une donc on n'est pas inquiet qu'elles disparaissent contrairement aux Québécois qui ont passé leur temps et a raison qu'ils sont une goutte de francophonie dans un océan d'anglophonie et je crois qu'on a dû entendre cette phrase 100 fois par jour et je le comprends donc vraiment ils se battent et pour eux c'est existentiel dans notre constitution il y a une langue point.
Donc on n'est pas inquiète de la perdre. Maintenant, ce que je disais tout à l'heure, c'est que j'invite vraiment le plus de collègues possibles et peut-être Jean-Luc Mélenchon aussi à aller visiter la cité internale de la langue française euh qui euh qui a en son sein un musée, des expos, des résidences d'artistes, des événements linguistiques, des formations et des actions pédagogiques qui est une vitrine et qui m'a appris beaucoup de choses, notamment qu'il y avait près de 700 800 mots qui venaient de l'Italien, 400 à 700 qui venaient de l'arabe, je ne sais combien qui viennent du russe, des mots qui partent avec un sens et qui reviennent avec un autre sens, des mots valis, enfin c'est vraiment hyper instructif. Euh donc allons-y gément, communiquons sur cette site international et euh la France donc n'est pas un mauvais élève d'une part et de deux, elle est quand même celle qui finance le plus quand même.
Il faut le rappeler la UF c'est 1100 universités dans 135 pays. C'est 80 % du budget français. l'Assemblée parlementaire la francophonie c'est aussi la France le ministère des affaires étrangères euh et l'Assemblée générale et le Sénat quand même qui donne la plus grosse partie et comme ça pour la plupart des institutions.
Donc euh nous finançons le plus. Merci. Juste avant de donner la parole à monsieur Stéphane Rambo désamorcer une crise potentielle avec nos nos amis canadiens.
Le Québec n'est pas encore un pays même si comme comme l'a dit un peu rapidement peut-être en rien tâché c'est une province parmi les 10 provinces même s'il a plus d'autonomie que que d'autres une entité différente. Ce n'est pas encore un pays ne ne provoquons pas là on avait assez de polémique ce matin nos amis canadiens. Exactement.
Exactement. La parole c'est à Stéphane Rambo Merci monsieur le président. Le rapport qui est présenté met en lumière une réalité préoccupante.
La francophonie n'est plus perçue comme un enjeu géostratégique de premier plan pour la France, ni comme le levier économique qu'elle pourrait être pourtant. Et cela n'a rien d'étonnant. Depuis des années, les gouvernements successifs ont sacrifié notre influence en validant des choix contraires aux intérêts de la nation comme le soutien apporté à la candidature d'une ministre ruandaise à la tête de l'OIF alors même que le Rwanda a abandonné la langue française pour adopter l'anglais.
Pourtant, la francophonie pourrait redevenir un outil puissant de codéveloppement, notamment en Afrique de l'Ouest, si elle était portée par une vision politique ambitieuse, cohérente et assumée. Ma question est donc la suivante : Êtes-vous prêt à soutenir, comme le propose Marine Le Pen, la mise en œuvre d'une véritable union francophone fondé sur un partenariat équilibré, l'accès prioritaire aux universités françaises pour les étudiants des pays francophones à condition de leur retour dans leur pays d'origine et enfin la création d'une agence francophone de l'industrialisation tournée vers les besoins des peuples et non soumise aux logiques d'une technocratie mondialisée. Merci.
Question très précise. Qu'est-ce qu'il souhaite répondre ? Rapidement d'abord pour dire que sur l'aspect politique de la francophonie, moi je peux au moins avoir un diagnostic commun avec vous.
On fait beaucoup de propositions dans le rapport là-dessus en disant voilà Amélia a décrit certains réorganisations de pôles. Notre idée c'est que ces grands pôles francophonie d'éducation, francophonie scientifique, francophonie économique permettent au secrétariat général de revenir sur des aspects plus politiques. Mais pour ça, il faut des moyens aussi, pas que français, de l'OF d'une manière générale et sur ces missionsl il y en a de moins en moins.
Sur le projet du nom francophone que vous défendez, je ne sais pas exactement ce qu'il y a dedans. Donc je vais pas me prononcer juste sur la question de la mobilité étudiante pour les étudiants francophones. Nous avons effectivement dans le rapport la proposition d'un programme sangor de la francophonie, l'équivalent d'un Erasmus de la francophonie qui permettrait des mobilités étudiantes privilégiées dans ce domaine.
Ça pourrait être un point d'appui très important pour la coopération francophone scientifique que nous appelons de nos vœux. Je partage avec vous une chose qui effectivement je pense que dans nos chez nos dirigeant au ministère et peut-être au niveau du président de la République, il n'y a pas il y a eu les mots àir côter fort important ambitieux et les actes 18 mois plus tard qui font queon a des coûts budgétaires tellement énormes qu'en fait on a effacé toutes les ambitions de Viller Côery et ça je pense que c'est une erreur. Ensuite, je ne sais pas dans le détail comment vous voulez organiser cette création de nouvelles institutions, mais je pense avec ce qui existe déjà et en le réorganisant, je peux qu'on peut je pense qu'on peut répondre à à l'ambition que vous proposez.
Ensuite sur les étudiants. Euh nous, moi en tout cas peut-être certainement mon corpporte aussi, on a regretté et et je l'ai dit aux dirigeants canadiens, on a regretté que désormais la plupart des étudiants notamment africains d'Afrique francophone qui vont dans nos lycées français à l'étranger sont bien plus attirés par le Canada qui a besoin aussi de de main d'œuvre et d'intellectuels francophones que par la France. Et je regrette de dire qu'on dépense des centaines de milliers d'euros, millions même pour ce réseau de l'agence de l'enseignement français étranger qui souffre également dans le nouveau budget euh pour que ces élèves soient formés et aillent euh au Canada.
Et donc j'avais dit gentiment canadien, s'il vous plaît laissez-les nous ou participer avec nous au financement de l'Agence de l'enseignement français à l'étranger. Donc moi, je regrette qu'on est pas plus d'étudiants étrangers en France d'ailleurs euh parce qu'ils sont encore une fois attirés par d'autres pays et euh la l'incapacité ou la difficulté dans la délivrance des visas en a écœuré plus d'un et je pense qu'elle a favorisé une mauvaise image de la France dans certains pays. Merci.
La parole à madame Sopia Chikirou. Voilà. Est-ce que la mot de la fin ?
Non non, personne n'a le mot de la fin et notamment pas en francophonie parce qu'on voit bien que le sujet est évolutif. Vous n'êtes pas votre meilleur partenaire qui a qui a quitté la salle. Vous inquiétez pas.
Mais je souhaiterais rappeler que dans cette commission, je voudrais que l'on ait des relations pas forcément cordiales mais en tout cas respectueuses quit à s'affronter sur le fond comme c'est les cas du bien des cas. Mais restons dans des relations humaines et ça je ne parle à personne. C'est un propos général que je tiens là à ce moment de notre réunion.
Non, je le respecte beaucoup et je respecte vraiment tous mes collègues. Je crois pas avoir jamais manqué de respect à mes collègues depuis 3 ans que je suis élu et je ne le ferai jamais. Et donc avec monsieur Herbillon, on se chamaille mais on s'apprécie quand même malgré tout.
Euh non, je voulais juste souligner parce que l'intervention de madame Voinet a été très importante je trouve sur l'attention qu'elle a attiré sur les échanges universitaires et scientifiques et le fait qu'aujourd'hui nos chercheurs, nos universitaires publient en langue anglaise et que c'est une des façons d'être reconnu dans les classements miaux et d'être classé. Ce qui est un vrai problème au moment où l'État enfin le gouvernement annonce 100 millions d'euros pour des universitaires américains. Moi, je trouve que ce n'est pas servir la francophonie, ce n'est pas servir non plus et utiliser à bonissant les deniers français parce qu'on peut le faire intelligemment de de toutes de plusieurs façons.
Donc je pense que ça serait bien en effet de de mesurer l'importance des échanges scientifiques, des échanges universitaires. L'idée de votre d'un visa francophone est très importante. Moi, j'étais en Chine il y a pas très longtemps sur les recommandations que l'on fait, c'est pour bien se connaître, c'est aussi les échanges universitaires, les échanges d'étudiants.
Et sur la question de économique aussi, sujet intéressant, c'est la rédaction des contrats par exemple d'un pays, d'une entreprise avec une autre. C'est un sujet que les entreprises françaises qu'on rencontre par exemple en Chine où la question de la langue pour le coup est très importante parce que entre le mandarin et le français bah il y a il y a un gouffre et ben l'utilisation de l'anglais ne convient pas pour la rédaction des contrats et ce genre de choses. Donc c'est de se dire est-ce qu'on peut pas avoir faire la promotion de la langue française aussi pour la langue des contrats entre les entreprises ?
C'est une langue qui permet vraiment la subtilité, qui permet plein de choses. Donc il y a un vrai intérêt vraiment à défendre la langue française dans tous ces domaines-là. Et et c'est en Afrique, je sais que entre plusieurs pays frontaliers euh sur des de très larges territoires, la la langue de la communication et la langue française et pas une autre pour le commerce, pour les études, pour toutes sortes de choses.
Donc vraiment, on a une langue vivante, on a une langue qui est à la fois utile et je termine juste en disant elle ne doit pas on doit pas en avoir une vision utilitariste. Il faut vraiment en avoir une vision de de d'échange du humain humain et surtout pas de vision de domination, de colonisation, de puissance. C'est pas ça l'intérêt de la langue française aujourd'hui.
Si vous voulez qu'elle soit bien adoptée, bien prise, qu'elle évolue, qu'elle s'enrichisse et qu'elle soit employée partout, il faut que ce soit une langue horizontale où on met tout le monde sur le même plan et pas autrement. Encore une fois, l'idée de l'Académie mondiale de la Francophonie internationale est excellente et il faudrait la mettre en œuvre. Merci.
Euh bon, je partage tout ce que vous avez dit, ma chers collègue. Juste un petit exemple pour dire que les coopérations scientifiques francophones, on en a vu et les formidables. Par exemple, on avait pu voir les classes les premières classes préparatoires aux grandes écoles du Sénégal qui sont à Tiè.
C'est une coopération entre la France, la Tunisie qui est très impliquée dans ce projet et le Sénégal. Et on va pouvoir bientôt avoir des élèves qui passeront leur leurs épreuves de pour XPON, XMIN ou autres depuis ces classes préparatoires à Tiè. C'est quand même des choses incroyables à à à constater qu'on connaît peu et donc oui, misons beaucoup sur la francophonie scientifique.
Il y a beaucoup de de propositions dans le rapport pour ça et on identifie des grands domaines sur lesquels nous pourrions avoir des grandes universités francophones, la mer, l'espace, l'IA et pour ça, il faut un peu de moyens et pas tout donner aux universitaires américains. Merci Guillaume Bigot qui souhaite prendre la parole. Oui, madame, chers collègue Chikerou, vous avez vous avez interpellé notre groupe sur le sur le sujet, mais je crois qu'on s'est vous avez mal compris ou on s'est mal exprimé.
C'est possible aussi. Il était pas question du tout de domination, il était plutôt question de réintroduire du gagnant gagnant, du donnant donnant dans lequel aussi notre pays, notre patrie trouve son intérêt. C'est pas du tout la même chose.
Et de rompre avec un discours en permanence d'autoflagélation et de voilà, on ferme les yeux sur sur ce qui se passe. C'est pas la même chose. Et ensuite pour le coup, cette séance est un peu exceptionnelle.
Je vais vraiment complètement venir en en votre à votre soutien de vos arguments. Même Chikurou, je les trouve pertinent notamment sur la question juridique. Le droit français a été importé par la Chine avec le droit administratif et aussi avec un droit très latin avec des arêtes assez nettes et pas enfin c'est vrai que le droit angloaxon a vraiment l'impression de deun réflexion de d'un bébé qui essaie de marcher.
Ils sont obligés de faire de la jurisprudence, ça coûte très cher. Enfin, tout ça est très parce que les États-Unis sont une telle puissance que leur droit évidemment est imité par effet d'imitation du dominant. Mais en réalité, c'est un droit assez confus euh et le droit français des affaires comme le droit administratif effectivement est très cadrant et serait très utile dans ce dans ce contexte.
Enfin, pour terminer, je pense qu'il y a vraiment un sujet, même si nous ne sommes pas dans la commission des affaires éducatives et dans la commission des affaires étrangères, mais il y a bien un lien, il faudrait arrêter peut-être de s'autoflageller en permanence parce que le CNRS et l'Ass, je tiens à vous le signaler, dans toutes les classes scientifiques, hein, on voit pas toutes les données, l'économie, la gestion, la médecine et cetera. On s'autoflagèle. Pourquoi ?
Parce que 90 % des publications sont des publications États-uniennes dont on a vu aussi pendant le Covid ce qu'il fallait penser, hein. Voilà. Donc il faut arrêter de s'autoflageller.
Les pays normaux euh la Chine, l'Inde et cetera ne s'autoflagent pas. Ici, on est dans un club SM l'Union européenne et en plus on est maintenant cette mondialisation américaine euh où on s'autoflagelle en permanence et il faudrait en sortir pour aller vraiment vers la francophonie à à égalité. Merci.
Euh la parole à Jean-Louis Romegas. Oui, juste une petite réflexion parce que j'entends c'est un débat très intéressant sur le fond mais il y a une idée moi qui me chifonne un petit peu l'idée de de créer une une académie internationale de la francophonie. Je trouve que c'est un peu contradictoire avec l'idée d'horizontalité.
Le le une langue c'est vivant, c'est vivant et il faut le laisser vivre. Une académie c'est fait pour normer. Moi, je considère qu'il y a pas un français, il y a des français.
Et c'est ça qui fait la richesse de la francophonie. Le québécois c'est pas tout à fait du français. Le belge, c'est pas du tout à fait du français, le Suisse et cetera.
Et c'est ce qui fait la richesse et puis l'harmonisation se fait parce qu'on lit les auteurs francophone étranger, ça c'est une richesse. Donc moi, j'ai je n'ai pas envie de rentrer dans ce côté normatif qui est une espèce de faet finalement d'un peut-être une nouvelle forme de colonialisme aussi. Donc laissons vivre les le français tel qu'il est dans le monde, dans sa diversité et échangeons et ne et simplement la France doit se montrer accueillante avec les francophones parce que ça c'est le produit de l'histoire.
Et c'est notre force si on sait être accueillant. Frédéric Petit. Oui, merci.
Juste une petite remarque parce que je l'ai pas dit tout à l'heure sur tous les l'ensemble des projets qui existent et je m'inscrit dans ce qu'a dit Amélia Lacraffie sur le sur le fait qu'il fallait peut-être pas il fall il faut peut-être revivifier et réorganiser ce qui existe et pas refaire des institutions. Il existe un magnifique dictionnaire francophone qui marche très bien et qui et qui fait le et qui fait le enfin qui lisez-le. chers collègues, c'est absolument extraordinaire qui dit le dictionnaire francophone, c'estàd qu'il dit tout ce qu'on dit dans les mots les mots qu'on connaît pas, il y a du créole et cetera et qui regroupe l'ensemble de l'expression francophone.
Je sais plus quel est l'organisme donc je vais pas le lire mais je sais plus comment ça marche mais ça existe. Donc voilà, je suis assez je m'inscris assez dans ce qui vient de dire mon collègue Régas. Merci. peut-être un mot de de la fin des des deux rapporteurs notamment sur les les propositions et peut-être sentiment personnel sur ce que ce qu'on a entendu.
On a vu toutes les dimensions que recouvre la la francophonie mais peut-être que la la réflexion de fond de savoir qu'est-ce qu'aujourd'hui offre la francophonie au 21e siècle et un certain nombre de de de millions de de jeunes. C'est quoi aujourd'hui la francophonie du 21e siècle ? On a l'impression qu'elle vit un peu de ce qu'elle a été avant, c'est-à-dire la langue, l'histoire. première dimension 2è dimension avec de la baule les questions de gouvernance démocratique droit de l'homme et on a là certainement une réflexion qui n'est pas menée suffisamment sur ce qu'est la francophonie d'aujourd'hui et en quoi elle peut être attractive et servir au monde. dans un monde complètement dérégulé.
On le voit tous les jours avec de nouvelles entors aux droits international. Le monde multilatéral de droit international, de liberté publique, de paix qu'offre la francophonie. Pour moi, c'est ça l'espace de demain.
Et on a un très grand espace à à conforter et à développer. Et aujourd'hui, on voit réduction de budget, on voit avec le rapport qui est fait, cette ce champ là en tout cas n'est pas suffisamment pris en compte. alors qu'il est essentiel sur le le système de société qu'on propose à nos citoyens.
Voilà, jeis un petit mot pour terminer et puis chacun pour en guise de conclusion. Non, non, mais vous dire que merci pour ces échanges parce que même s'ils ont parfois été vifs, moi je les ai trouvé passionnant que un des enjeux pour nous aussi, on se l'a souvent dit avec Améia, c'était de de bah je sais pas de de redépoussiérer un peu ce sujet, de le remettre un peu comme un sujet de débat politique. Euh donc je crois qu'au moins de ce point de vue-là, l'exercice est réussi.
Puis merci pour les encouragements sur la qualité du rapport. En tout cas euh très heureux d'avoir produit ce travail et maintenant on compte sur notre cher président pour convaincre le ministre des affaires étrangères demain matin de se battre pour les budgets parce que ça va compter cette affaire dans dans la suite du projet francophone. Merci.
Merci beaucoup mes chers collègues. C'est vrai que je je pensais que vous seriez beaucoup moins nombreux parce que la francophonie c'est un concept abstrait qui peut-être attire moins les collègues français. Et euh pour vous dire donc pour moi c'est en fait c'est une famille et euh on peut en hériter, on peut la rejoindre parce qu'on en a envie, parce que on est passionné, parce qu'on est curieux et que comme dans toutes les familles, on se dispute, on se rabiboche mais quand un ne va pas, la solidarité fonctionne.
Pour moi, c'est tout ça la francophonie et et on a beaucoup parlé de mobilité, de pouvoir faire ses études au lycée français à Dakar, de faire un stage à Raba, de trouver son premier emploi à Kinshasa ou de vouloir faire une résidence d'artiste à Paris. C'est tout ça aussi. Euh la francophonie, donc une famille et et de la mobilité euh et beaucoup d'espoir pour les jeunes parce que il y en a beaucoup, notamment en Afrique, on dit beaucoup que euh en 2030, on aura plus de 70 % de francophones en Afrique.
Donc faisons en sorte euh d'être dynamique et d'apporter de l'espoir avec du savoir. Merci. Merci beaucoup.
Euh conformément à l'article 145 du règlement de l'Assemblée nationale, rien de se retourne tout à fait normal de procéder ainsi. Il revient présente une commission à notre commission de se prononcer sur la publication du rapport d'information. On ne se prononce pas sur le fond mais sur la la publication ou non de ce document.
Je vais consulter la commission qui est pour la publication de ce rapport. Voilà. Qui s'abstient ?
Qui est contre ? Félicitations. Il en est ainsi décidé.
Le rapport de notre deux rapporteurs sera donc publié et distribuer. Juste avant de clôturer cette séance, chers collègues, nous devons procéder à la nomination d'un rapporteur sur le projet de loi autorisant l'approbation de la résolution FBG 20234 relative aux amendements et à l'accord portant sur la création du fond africain de développement. Ce texte pourrait être inscrit à l'ordre du jour de notre assemblée à la rentrée parlementaire l'automne prochain sur la base des décisions du bureau de la commission attribuant le rapport sur ce texte à un collègue du groupe socialiste et apparenté.
Je suis saisi de la candidature de madame Dianaba Diop. Y a-t-il une objection ? Voilà, il est il est donc ainsi décidé.
Je félicite notre collègue qui est donc le prochain rapporteur sur ce texte. Je suspends la séance pour 3 ou 4 minutes. À très très vite.
Aurélien Taché