Education nationale « Un budget historique », pour Gabriel Attal
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je suis très heureux de me retrouver à nouveau devant vous pour examiner le budget 2024 consacré à l'enseignement scolaire ça a été dit je crois dans les différentes interventions l'école n'est pas un projet politique comme un autre plus que tout autre l'école nécessite un regard vers l'avenir et une action de long terme Antoine de saintexuperil écrivait l'avenir n'est jamais que du présent à mettre en ordre nous n'avons pas à le prévoir mais à le permettre alors mesdames et messieurs les sénateurs qu'est-ce que la noble mission d'enseigner sinon de permettre l'avenir celle d'offrir à la jeunesse de notre pays la chance d'écrire son propre destin cet avenir au fond nous sommes réunis aujourd'hui pour le décider ensemble les grandes causes d'intérêt général qui nous rassemblent la réindustrialisation le plein emploi la transition écologique et tant d'autres encore toute commence à l'école les Français le savent pour eux-mêmes pour leurs enfants pour leur pays ils attendent beaucoup de l'école de la République et ils ont raison de depuis 2017 nous avons donné une nouvelle ambition à notre école aujourd'hui nous le réaffirmons voilà pourquoi je suis heureux de débattre avec vous de son budget pour 2024 pour redresser notre école nous sommes prêts à consentir un investissement historique le budget 2024 du ministère de l'Éducation nationale et de la jeunesse s'élèvera à 63,4 milliards d'euros c'est près de 15 milliards d'euros de plus qu'en 2017 il faut mesurer le chemin parcouru depuis 2017 notre école a vu son budget croître de près de % alors même que la démographie scolaire a baissé de 300000 élèves c'est historique et je le dis le budget 2024 est un budget historique pour notre école il est animé par deux priorités la première comme vous le savez et vous l'avez tous et tout appelé de vos vœux c'est l'élévation du niveau général de tous les élèves oui nous devons remettre l'ascenseur scolaire en marche c'est que nos réformes ont permis à l'école primaire à travers un investissement là aussi inédit et qui se traduit déjà dans les résultats de nos élèves à l'entrée en 6e c'est vrai que les dernières évaluations et j'ai eu l'occasion moi-même de sonner l'alerte on fait état du niveau préoccupant en 4e j'ai assumé évidemment ces résultat et l'inquiétude et la nécessité surtout de réagir je pense que c'est toujours important aussi de regarder les signes qui peuvent nous montrer que l'investissement que les choix politiques peuvent donner des résultats et la réalité c'est que la génération 2017 celle qui rentré en CP quand le président de la République a été élu en 2017 et que nous avons engagé les mesures sans précédent pour l'école primaire s'en sort mieux que la génération 2012 et que la génération 2007 il y avait en 2017 un élève sur tris qui entrait en 6e sans maîtriser les fondamentaux lire écrire compter il y en a en 2023 un/ 4 c'est encore beaucoup trop mais enfin c'est mieux qu'en 2017 et donc il faut poursuivre cette logique à l'école primaire l'étendre au collège et je rejoins beaucoup des propos qui ont été tenus le collège unique est devenu le collège uniforme qui ne tient pas compte des différences de chacun et qui ne permet pas d'accompagner précisément finement chacun selon ses besoins pour faire progresser tout le monde j'aurai l'occasion vous le savez d'annoncer mardi des mesures qui font suite au travail que j'ai engagé dans le cadre du choc des savoir que j'ai appelé de mes vœux dès ma prise de fonction beaucoup d'acteurs ont été consultés ont participé une consultation a été proposée à nos enseignants et ils sont très nombreux à avoir répondu j'annoncerai des mesures fortes mardi prochain sur ce sujet je veux rappeler que nous avons investi massivement pour l'école primaire depuis 2017 avec le dédoublement des petites classes en éducation prioritaire avec 11000 créations de postes de professeurs des écoles près de 500000 élèves qui font chaque année leur rentrée désormais dans des classes à 12 élèves c'est le fruit des plans mathématiques et français qui ont d'ors et déjà permis de reformer plus de 200000 professeurs des écoles pour leur donner tous les outils d'une pédagogie efficace au service de leurs élèves et j'insiste sur ce point sur l'investissement dans l'école primair tous les milieux sociaux en bénéficie tous les territoires en bénéficie je rappelle que on a souvent mis en avant le fait que la France dépensait beaucoup moins que la moyenne de l'OCDE pour l'école primaire et beaucoup plus pour le second degré en 2017 on dépensait 7000 € par an et par enfant à l'école primaire on dépense aujourd'hui 8000 € par an et par enfant à l'école primaire soit 1000 € de plus sur un Ken les quinquenas précédents avaient revalorisé ce budget de l'ordre de 300 400 € oui il faut bien défenser monsieur le rapporteur Husson vous avez raison et c'est pour ça que cet investissement a permis de dédoubler les classes dans les quartiers les plus difficiles et on voit une réduction de l'écart de niveau avec la moyenne générale dans ces quartiers la seconde priorité et qui va pour moi d'ailleurs avec la précédente c'est de restaurer le bonheur à l'école pour nos élèves comme pour nos personnels cette priorité elle est intrinsèquement liée à la précéd parce qu'on apprend pas bien si on est malheureux à l'école et parce qu'on enseigne pas bien si on est malheureux à l'école pour que l'école redevienne un lieu d'élévation social et scolaire oui nous devons restaurer le bonheur à l'école cela passe par une lutte inlassable contre le harcèlement et vous savez combien cette cause manime et me mobilise je veux à cet égard saluer l'adoption par l'Assemblée nationale de l'amendement porté par Erwan balanan qui dote notre budget de 30 millions d'euros supplémentaires pour créer dans chaque académie des équipes d'intervention pluridisciplinaires contre le ement cela passe aussi par une revalorisation de nos professeurs elle doit être toute à la fois symbolique morale politique et financière et je le dis les mesures d'élévation du niveau que j'aurai l'occasion de présenter sont aussi des mesures pour la restauration de l'autorité de nos enseignants quand vous êtes un enseignant et que vous identifiez qu'un élève ne peut pas réussir en passant dans la classe supérieure mais que votre parole n'est pas écouté qu'on en tient pas compte finalement Infiné quand vous êtes un enseignant et que vous mettez une note à votre votre élève en 3e pour le brevet et qu'elle est réhaussée artificiellement par un correctif académique où est votre autorité moi je crois à la revitalisation pédagogique et à l'autorité de la notation de nos enseignants et c'est évidemment ça aussi que je veux construire à travers les mesures que je présenterai mardi je le dis très clairement nous voulons effacer une génération de déclassement salarial et social des professeurs dans notre pays et nous avons très largement commencé à le faire en 2020 un professeur néotitulaire débuté sa carrière à 1700 € net par mois c'est désormais 2100 € net par mois et c'est même 2500 € nets par mois en r plus c'est 400 € de plus en 3 ans on n' jamais vu une telle revalorisation sur un temps aussi court au moins depuis les années le début des années 1990 entre la réélection du président de la République et le mois prochain les professeurs auront été revalorisés de 11 % en moyenne avec les deux revalorisations du du point d'indice la revalorisation socle de cette rentrée et l'injection de 5 points d'indice majorés en janvier 2024 avec ces quatre mesures c'est 11 % en moyenne et je mets pas dedans évidemment le PACT enseignant qui n'est pas une revalorisation salariale qui est la rémunération de mission supplémentaires et je ne mets pas dedans la prime pouvoir d'achat qui a été versée à la moitié des agents du ministère au mois d'octobre dernier ces revalorisations nous les devions à nos professeurs elles témoignent de la consid de la considération que nous leur portons mais aussi de notre désir je le disais de restaurer leur autorité l'autorité de leur savoir et de manifester notre confiance dans leur travail patient pour la réussite de nos élèves cet investissement doit aussi faire de notre école un lieu qui s'adapte aux besoins de chacun un lieu qui accueille tous les enfants de la République au fond c'est le projet d'une école pour tous c'est le projet de la République jusqu'au bout et ces dernières décennies à travers les différentes majorités politiques que notre pays s'est donné notre école a je crois renoué avec une part de cette vocation en créant un véritable service public de l'école inclusive depuis 2017 le nombre d'élèves en situation de handicap accueilli en milieu ordinaire a progressé de moitié en cette rentrée ce sont plus de 475000 élèves en situation de handicap qui sont accueillis en milieu ordinaire et c'est la fierté de notre pays pour permettre cet accueil ce PLF finance le recrutement de 4800 aesh supplémentaires en 2024 si vous l'adoptez à la fin de l'année prochaine nous pourrons dire que notre pays aura recruté 15000 Ush de plus qu'en 2022 qu'il se sera donné toujours plus de moyens pour accompagner chacun de nos élèves et les aider à gagner en autonomie dans leurs apprentissage parce que l'école regarde désormais en face cette vulnérabilité les aesh sont devenus le deuxè métier en terme d'effectif au sein de l'éducation nationale et nous continuons d'augmenter leur salaire à la rentrée dernière rentrée 2023 les Aes qui débutit dans le métier ont bénéficié d'une augmentation de 90 € net par mois à 5 ans d'ancienneté c'est 100 € nets par mois depuis 2021 la rémunération moyenne des aesh a augmenté de 26 % soit 200 € par mois mais nous le savons l'enjeu maintenant c'est le volume horaire d'où le travail que nous avons engagé avec les collectivités locales si nous voulons vraiment améliorer leur rémunération
Gabriel Attal