Pour Bruno Retailleau, "la fin d'une période enchantée" ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bruno Retaillot, est-ce que c'est la fin d'une période enchantée pour lui qui est en train de se dérouler là devant nos yeux ? Alors en tout cas, il peut être le perdant de cette séquence puisque dans son idéal, il voulait être le maître des horloges qui allait décider à quel moment il quittait le gouvernement, à quel moment il posait son acte de différenciation avec la Macronie. On voit bien que là, il est un peu pris par les événements et en effet, ce qui est très compliqué, c'est qu'il y a aujourd'hui chez les républicains une réelle cacophonie.
C'est un parti d'auto-entrepreneur les républicains, c'est-à-dire que ce sont beaucoup des députés qui sont élus dans leur circonscription sur leur nom et non pas nécessairement sur leur étiquette. Donc chacun fixe un peu sa propre ligne en fonction de de la population sur sa circonscription. Donc c'est très difficile d'avoir une seule et unique ligne au sein du parti.
Et ça c'est un problème pour Bruno Rotaillot. Et dans un second temps, l'autre problème qui va se poser euh où il risque aussi d'avoir différentes lignes, c'est sur l'éventuelle participation à un gouvernement après euh François Baou. Est-ce qu'ils veulent continuer à en être les acteurs ou est-ce que comme certaines voix commencent à le sous-entendre au sein du parti, est-ce qu'il ne faut pas mieux dans l'hyp dans l'hypothèse où il y aura bientôt une dissolution, ne pas retourner au gouvernement, marquer cette différence au sein de l'opposition et donc potentiellement marquer des points pour les prochaines élections législatives ?
Et là-dessus, il va probablement y avoir des débats compliqués en interne et d'ailleurs, on voit déjà un peu qu'il y a différentes lignes. Ce dimanche, le la ministre de l'agriculture à Nijun Var qui est des républicains a fait une interview dans le JDD où elle tape très fort contre la possibilité d'un premier ministre de gauche en sous-entendant que ce ne serait pas acceptable pour les républicains. Mais en interne, à l'inverse chez les républicains, vous avez certains qui disent si on a une personnalité de gauche un peu raisonnable, un peu réformiste, peut-être que ça pourrait nous aller. on ne serait pas au gouvernement mais on ne voterait pas pour autant la censure mais on se marquerait comme un parti d'opposition.
Donc il y a vraiment différentes lignes qui existent au sein des Républicains et ça va être le défi pour eux dans les prochains jours de clarifier leur leur position à la fois sur le vote de confiance et à la fois sur l'après Baou.
Bruno Retailleau