Proche-Orient : audition de la représentante de Palestine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:01OuverteRéponse directe
Comment mettre fin au désastre à Gaza et quelles conditions pour un cessez-le-feu ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conditions d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment l'Autorité palestinienne peut-elle sortir de la crise financière ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Qui gouvernera Gaza après la guerre ? Quelle alternative à une force internationale ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos attentes vis-à-vis de l'Arabie Saoudite pour une conférence sur l'État palestinien ?
- 22:01OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'un cessez-le-feu soit possible après les annonces américaines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Ambassadrice Ala Abou AsiraFait
« En janvier 2024, la Cour internationale de justice a reconnu un risque plausible de génocide à Gaza et a ordonné à Israël des mesures provisoires urgentes pour prévenir tout acte de génocide. »
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marche pas, elle ne marche pas mieux qu'ier. Bref, j'en suis désolé, il faisit il faisait meilleur salle Clémenceau pour ceux qui étaient. Mes chers collègues, nous poursuivons donc nos travaux de la matinée avec l'audition de madame l'ambassadrice Ala Abou Asira, chef de la mission de Palestine en France.
Madame l'ambassadrice, la commission après avoir entendu l'ambassadeur d'Israël et le directeur de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère de l'Europe et des affaires étrangères, tenez à vous recevoir alors que la bande de Gaza s'enfonce dans une guerre qui semble sans issue. Bien que ses rangs et son commandement a été décimé depuis le 7 octobre, le Hamas n'a pas perdu sa capacité d'action, tuant récemment sep soldats israéliens dans l'attaque de leur char. Quant à la population civile, elle s'enfonce dans la crise humanitaire.
La distribution de l'aide est désormais assurée par une instance adoc sous contrôle américano-israélien sans expérience dans ce domaine et les incidents meurtriers se multiplient autour des points de distribution et selon le journal israélien Herz Retz 550 personnes auraient été tuées en un mois principalement par l'armée. Comment selon vous mettre fin à ce désastre ? Quelles pourraient être les conditions d'assesser le feu entre Israël et le Hamas ?
Je vous laisserai également évoquer la situation en 6 Jordanie où les attaques redoublent d'intensité depuis plusieurs mois et où la perspective d'une prise de contrôle total par l'armée se dessine. La question du gouvernement de Gaza et plus généralement d'un futur état palestinien se pose avec d'autant plus d'acuité que Marmou d'Abass au pouvoir depuis 2005 et âgé de 89 ans, s'est toujours refusé à préparer sa succession. De plus, l'autorité palestinienne est confrontée à une crise financière grave.
Israël retient en effet les produits le produit des taxes qui doit lui revenir citant pour motif le versement aux familles des palestiniens tués par les actions terroriste. L'Union européenne a récemment annoncé le déblocage de 200 millions d'euros au bénéfice de l'autorité palestinienne et de l'UNRA. Euh mais les financements attendus des pays arabes tardent à venir.
Comment l'autorité palestinienne compte-elle sortir de cet impasse ? Et comment va-t-elle asseoir sa légitimité auprès des Palestiniens ? à plus long terme euh qui gérera la bande de Gaza, qui la reconstruira, qui la gouvernera ?
L'idée d'une force internationale dont ferait partie certains pays arabes est évoqué de manière récurrente, mais les pays concernés ne sont pas désireux de s'y engager. Quelle serait l'alternative alors que le chaos règne dans l'enclave et que l'étendue des destructions y rendra bientôt la vie impossible. Enfin, travaillez-vous toujours avec les diplomates français et saoudiens à l'organisation d'une conférence sur la création de l'État palestinien reporté siné après l'éclatement du conflit entre Israël et l'Iran.
Quelles sont vos attentes vis-à-vis de l'Arabie Saoudite ? Peut-être seul à même d'amener Israël à la négociation. Après votre exposé liminaire, je céderai la parole à mes collègues qui vous poseront leurs questions et j'invite donc l'ensemble des membres de la commission à préserver l'écoute, le respect mutuel qui caractérise depuis toujours nos débats.
Je rappelle enfin que cette audition est captée, diffusée sur le site internet du Sénat et sur les réseaux sociaux. Et donc madame, vous avez la parole. Merci beaucoup monsieur le président.
Mesdames et messieurs les sénateurs, je vous remercie. de me faire l'honneur de me recevoir ce matin à la suite de ma précédente audition ici même le 16 février 2022. Cette commission a conclu que mon intervention dessiné un tableau sombre de la situation en Palestine.
J'ai alerté que l'occupation militaire israélienne, que la colonisation et que le siège imposé sur la bande de Gaza était intenable. J'ai également alerté que le manque de perspective politique était aussi intenable. Mesdames et messieurs les sénateurs, aujourd'hui nous avons dépassé le stade de s'alerter.
Il est impératif d'agir, agir face au crimes les plus atroces tel que défini par le droit international et qu'Israël commet contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza comme partout en territoire palestinien occupé y compris à Jérusalem Est. Ces crimes d'atrocété définis par le droit international son comme vous le savez les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le crime de génocide. Les Nations Unies dont plusieurs résolutions ont qualifié ces actes de violation grave de droits international humanitaire voire de génocide.
En janvier 2024, la Cour internationale de justice a reconnu un risque plausible de génocide à Gaza et a ordonné à Israël des mesures provisoires urgentes pour prévenir tout acte de génocide. Je cite la cour. Qu'a fait Israël depuis ?
Quelle mesures provisoires urgentes a-t-elle appliqué pour prévenir ces crimes ? Depuis octobre 2023 et depuis janvier 2024, Israël a assassiné plus de 57000 vies palestiniennes, dont plus de 70 % sont des femmes et des enfants. Près de 17000 enfants 17000 enfants ont été tués.
Plus de 11000 sont encore sur les décombres et plus de 140000 blessés. La population civile de Gaza meurt sous les bombardements et les tiers ciblées depuis 20 mois et font aujourd'hui face à la famine et à une mort lente et éminente. Comment l'humanité en est-il arrivé à laisser plus de 17000 enfants se faire assassiner et à laisser toute une population mourir de faim sous les bombardements ?
Comment on est-on arrivé à regarder toutes ces atrocités sur nos téléphones en direct et laisser les auteur de ces crimes impunis ? Mesdames et messieurs, toutes les vies se valent et toutes sont précieuses et doivent être protégées. J'ai mentionné l'avis de la CJ.
Je soulligne que cet avis a été rendu il y a 1 an et 5 mois. 1 an et 5 mois. Je le redit.
Il n'est plus temps de s'alarmer. Il est grand temps d'agir. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, le droit international et ceux qui nous rayonit et qui nous guide.
La dévastation apocalyptique à Gaza et le cauchemar en si Jordanie. qui sont infligés par Israël contre le peuple palestinien défi toute imagination. Israël a violé chaque article de droit international édifie l'humanité même.
Le plan d'Israël déclaré par les officiels de tous les gouvernements israéliens successifs et d'exterminer le peuple palestinien au pire ou au mieux de les expulser par la force en dehors de leur terre dans le but de saisir et annexer le maximum de territoires palestiniens à Israël et empêcher toute possibilité d'établir l'État de Palestine. Le 2 mars 2024, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a d'ailleurs pas caché les intentions d'Israël en présentant à la télévision nationale, comme à la tribune de l'Assemblée générale des Nations- Unies, une carte d'Israël qui s'étend à la moitié de l'Égypte, toute la Jordanie, une partie de l'Arabie Saoudite, tout le Liban ainsi qu'une partie de la Syrie et de l'Irak. Cette carte reflète la politique expansionniste et coloniale d'Israël.
Cette même carte a d'ailleurs été promue par Smotre ici à Paris en mars 2023. Aujourd'hui, nous avons face de nous le gouvernement le plus fasciste de l'histoire d'Israël qui met les fondements de paix en péril. Ce gouvernement qui mène une propagande décomplexée de déshumanisation de peuple palestinien dans le but de justifier et normaliser ses crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui avec sa vision hiérarchisante adopte des lois racistes comme la loi État nation de peuple juif de 2018 qui prône la suprématie de peuple juifs en Israël et qui accorde le droit à l'autodétermination dans la Palestine. historique uniquement au peuple juif, au détriment de l'exercice de peuple palestinien de ce même droit universel.
En adoptant une loi contre la création de l'État de Palestine et une autre contre l'endroit indispensable pour la survie de plus de 6 millions de réfugiés palestiniens mettant éminemment en danger la survie de 1,8 million de réfugiés dans la bande de Gaza et le droit de retour des réfugiés palestiniens chez eux conferirement à la résolution 194 des Nations Unies. un gouvernement qui annonce l'annexion de territoire palestinien occupés des juris en 2025 qui envoyé d'autres états voisins en promettant le même scénario de Gaza toujours en toute impunité. Depuis octobre 2023, la population palestinienne et en particulier celle de la bande de Gaza subit une intensification sans précédent d'une politique de punition collective menée par Israël, la puissance occupante.
Ce que le peuple palestinien enure depuis 76 ans a pris une tournure plus brutale, systématique et assumée avec des bombardements ciblés sur les infrastructures civiles, hôpitaux, écoles, lieu de culte, réseau d'eau, usine et habitation, ainsi qu'une série d'explosions d'expulsions forcées répétées sans aucun lieu sûr pour fuir. Le recours au phosphore blanc, y compris contre un hôpital pédiatrique, témoigne des violations graves de droits international humanitaire, en particulier des conventions de Genève et de statut d'Om. Parallèlement, Israël impose un blucus total sur Gaza empêchant depuis plusieurs mois l'entrée de l'aide humanitaire, de l'eau potable, de nourriture, de médicaments et de carburant.
Le NU alerte 100 % des habitants de Gaza souffrent d'insécurité alimentaire aigue. Le chef de programme alimentaire mondial parle d'enfants mourant de faim non par accédent mais parce que l'aide est délibérement bloquée. Des haut responsables israéliens ont publiquement assumé cette stratégie.
Le ministre Galon appelant à un blucus total pour punir des animaux humains. Le ministre Smotre justifiant moralement la famill de Palestiniens, le ministre Eliao évoquait même l'usage de l'arme nucléaire contre la population civile à Gaza. La famille est donc utilisée comme une arme de guerre. ce qui constitue un crime de guerre.
Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président, depuis un mois, Israël utilise la distribution alimentaire, la distribution de l'aide alimentaire comme de véritables pièges de la mort. des snipers israéliens ont conçu ont reçu l'ordre explicite de tirer sur les Palestinien lors de ces distributions. Comme on a pu voir dans plusieurs vidéos, plus de 600 Palestiniens à aujourd'hui ont été délibéramment assassinés lors de ces distributions.
Le journal Le Monde a enquêté sur ces vidéos et leur analyse des vidéos et des témoignages leurs ont permis d'affirmer que ces tirs provenaient de possession de l'armée israélienne. Par ailleurs, le journal israélien haaret rapporté des témoignages des soldats israéliens opérant à Gaza qui affirm qu'ils avaient reçu l'ordre explicite d'ouvrir le feu y compris à bal réel sur des Palestiniens désarmés lors des distributions de l'aide alimentaire, même en l'absence de menaces visibles. Sans oublier ce qui se passe en si Jordanie.
Le projet israélien sétend dans l'ensemble de la s Jordanie occupé y compris à Jérusalem est les attaques des colons israéliens les colons terroristes israéliens. Chaque ville palestinienne, chaque village, chaque candréfiugé sont attaqués, brûlé dans toute impunité. Le dernier incident était il y a 3 jours à Kofformal quand 100 Couons ont attaqué ce petit village, brûler les maisons, brûler les voitures et tuer trois Palestiniens toujours dans l'impunité avec l'objectif déclaré d'Israël d'expulser les Palestiniens non seulement de la bande de Gaza mais aussi de la 6 Jordanie et annexer la 6 Jordanie.
À tout cela s'ajoute des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dans des détentions massives arbitraires et inhumaine notamment dans le compte de Céd TAN décrit comme Pierre que Guantanamo par l'ONG israélienne médecin pour les droits humains. Les prisonniers dont des femmes, des enfants et subissent torture, viol fouille dégradante et privation de soins. Ces pratiques dénoncées par l'ONU illustrent un système organisé de répression à Gaza.
Le génocide s'étend aussi à l'environnement où plus de 70 % des terres agricoles sont rendues inutilisables. 45 millions de tonnes de débris recouvrent le territoire. % des infrastructures urbaines ont été détruites.
Les experts parlent d'un écoyd, d'un herbicide, de culturicide et même de futuricide. Une destruction si totale qu'il anéantit tout avenir. Israël est allé jusqu'à bombarder les cimetières.
Face à cela, plusieurs instances internationales réagissent. la Cour internationale de justice comme je l'ai mentionné précédemment et en novembre 2024 le comité spécial de l'ONU et Human Rights Watch ont affirmé qu'Israël commis des crimes contre l'humanité des déplacements forcés et des destructions massives. Cette politique d'oppression s'applique aussi en SJordanie et à Jérusalem Est où l'occupation, l'annexion, la colonisation, les lois racistes et les politiques de nettoyage ethnique poursuivent une logique de dépossession systématique.
En juillet 2024, la CJ, la Cour internationale de justice, a déclaré l'occupation israélienne illégale et qualifier le régime de ségrégation raciale et d'apartide, appelant les États à y émettre un terme. Dans ce contexte, le gouvernement israélien actuel le plus extrémiste et raciste de son histoire, adopte des lois encore niant le droit à l'autodétermination des Palestiniens. Criminalisons l'endroit et annonçons l'annexion encore de territoire palestinien occupés.
L'impunité dont juit Israël en particulier grâce à la protection américaine et au vitau systématique au conseil de sécurité constitue une menace directe pour l'ordre international fondé sur le droit. Le système multilatéral paralysé est incapable d'assurer la justice et le soutien aveugle des États-Unis, qu'il soit politique, militaire ou financier, a permis la poursuite de cette agression. Depuis le début de ce second mandat de Donald Trump a lieu au lieu de ouvrir pour la paix et la fin de l'occupation coloniale et la stabilité de toute la région, le président américain s'est totalement aligné sur la politique israélienne qui vise le nettoyage ethnique de notre peuple, de l'occupation coloniale et de l'annexion des territoires palestiniens et de l'expulsion massive de peuple palestinien dans la bande de Gaza allant jusqu'à à promouvoir une idée violemment et criminellement absurde de construire un French riviera à Gaza et de prendre le contrôle de Gaza.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, le gouvernement de l'État de Palestine demeure seul légitime pour gouverner l'ensemble de territoires palestiniens occupés, y compris dans la bande de Gaza. Face à l'ampleur inédite de la destruction causée par l'agression menée par Israël depuis octobre 2023, le gouvernement palestinien est seul légitime et en capacité d'assumer la responsabilité historique qui s'impose. D'abord pourir notre peuple et reconstruire la bande de Gaza et le nord de la S-jordanie.
Ce même gouvernement que depuis des années mène des réformes extraordinaires pour garantir l'efficacité de performance et le maintien des services de ces institutions. Et depuis des mois, depuis 20 mois, la communauté internationale évoque évoque le jour d'après. Et ce jour reste suspendu, lointain, coutu en vie humaine comme en opportunité politique.
Il ne peut se résumer à une simple gestion humanitaire ou technique. Il doit s'accompagner d'un cadre politique clair fondé sur le droit international dont l'objectif soit de mettre fin à la cause première de la tragédie. l'occupation israélienne.
L'État de Palestine est prêt à assumer ses responsabilités en coordination avec les partenaires régionaux et internationaux pour assurer son retour à Gaza et exercer ses fonctions de gouvernance et organiser les élections présidentielles et législatives dans l'ensemble de la Palestine occupée, c'est-à-dire la bande de Gaza, la Sjordanie y compris Jérusalem est occupé. Cependant, pour qu'il puisse jouer ce rôle, il est indispensable de renforcer ses capacités. Or, depuis plus de 1 an, depuis des décennies, en fait, Israël retient illégalement des milliards de dollars issus des recettes fiscales du au gouvernement palestinien, ce que représente plus de 60 % de son budget.
Cet étranglement financier entrave ses fonctions administratives et ses capacités de service public. La France engagée dans la reconstruction des institutions palestiniennes a réaffirmé son soutien à travers des initiatives bilatérales. Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, Jean-Noël Barot l'a encore souligné lors de sa visite en Palestine et récemment par plusieurs déclarations.
La conférence internationale pour la concrétisation de la solution à deux États coprés par la France et l'Arabie Saoudite a initialement prévu et initialement prévu à New York en juin 2025 a malheureusement été reporté. Néanmoins, ce report ne remet pas en cause la volonté solide de la France, ni l'urgence d'opposer un cadre international de règlement politique. D'autant plus qu'Israël multiplie les actes contraires à la solution à deux États.
Au mai 2025, la KNÈ adopté une série de mesures visant à renforcer l'annexion des facto de territoire palestinien et à bloquer toute reconnaissance de l'État de Palestine. La conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution des deux États seutiendra dans un contexte de crise sans précédent au Moyen-Orient. marqué par le génocide à Gaza, l'occupation prolongée, les violences et l'impasse politique.
Face à l'urgence, la conférence vise à transformer le consensus international en action concrète en mobilisant les efforts politiques, économiques et sécuritaires pour mettre en œuvre une solution à deux États seul cadre garantissant une paix juste, durable et globale. Fondé sur les résolutions de l'ONU, le droit international, les principes de Madrid et l'initiative arabe de paix, l'entend tracer une voix irréversible vers la concrétisation d'un état palestinien souverain au côté d'Israël avec des garanties de sécurité mutuelle. À travers des sessions plinières et huit tables ronds de thématiques, la conférence rayunera état, organisation international et parties prenantes afin d'adopter un document final axé sur l'action assortie d'engagement concret et contraignant pour sortir de l'impasse et instaurer nouvelles architectures de paix et de sécurité régionale.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, la France, et je termine par ça, la France déposé terre de droit universel, forte de son histoire et de ses valeurs, a toujours défendu le droit à l'autodétermination de peuple palestinien. Aujourd'hui, cette responsabilité historique appelle à une action concrète et urgente. D'abord, pour un cesser le feu immédiat et garantir l'accès humanitaire de la dans la bande de Gaza en sécurité et sans entrave et assurer la protection internationale de peuple palestinien.
Reconnaître pleinement l'état de Palestine dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale. Cette reconnaissance est une obligation morale et juridique pour permettre au peuple palestinien d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination et pour lui rendre justice. appliquer des sanctions ciblées, à commencer par l'embargo sur les armes et suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël pour violation de l'article 2 cet accord.
Interdire les produits issus des colonies conferirement à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations- Unies et à la vie consultatif de la CJ et finalement renforcer les instances internationales de justice notamment la CPI et la CJ. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, la gravité de la situation impose que les principe deviennent acte, que l'indéignation se traduise en décision et que la solidarité proclamée se matérialise en engagement ferme. Il n'est plus possible de rester spectateur.
Le peuple palestinien ne peut plus attendre. Les appels au droit, à la justice, à la paix ne peuvent être vide de conséquence. Le droit international ne peut être invoqué à géométrie variable.
Elle doit s'appliquer pleinement, avec constance et avec courage. Et la France, forte de son histoire et de ses valeurs et de son rôle international, a une voix singulière, une voix écoutée, une voix attendue. Aujourd'hui, cette voix doit dire clairement que l'impunetité doit cesser, que l'occupation doit cesser, que la colonisation doit cesser, que le nettoyage ethnique doit cesser et que le génocide en cours doit être stoppé.
Elle doit affer avec force que l'OTON évolue pour reconnaître l'État de Palestine, de protéger son peuple, de soutenir son gouvernement légitime et de contribuer à jeter les bases d'une paix juste fondée sur le droit, la dignité et l'égalité. Je vous remercie. Merci madame.
J'ai un certain nombre de demandes de prise de parole. Je commence avec Jérôme d'Aras. Merci monsieur le président.
Merci madame l'ambassadrice pour votre témoignage. J'aurais trois questions à vous poser en rappelant comme vous l'avez dit que vous-même que toutes les vies se valent sont précieuses et doivent être protégées. La France a condamné sans ambiguïté et avec une grande fermeté les actes terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 et soutient le droit d'Israël à se défendre contre le terrorisme.
Mais elle s'est également élevée régulièrement pour dénoncer une escalade totalement disproportionnée et demander un cesser le feu à Gaza, le désermement du Hamas et la libération des otages. Pensez-vous, après les annonces récentes du président des États-Unis d'Amérique, c'est issu aujourd'hui possible ? 2è question.
Mahmoud Abbas est un dirigeant contesté en crise de légitimité. Cependant, l'autorité palestinienne demeure la seule autorité reconnue, susceptible d'opérer en territoire palestinien et la seule capable d'assumer une responsabilité gigantesque face à l'héritage catastrophique et sans précédent dans la bande de Gaza. Comment redonner de la crédibilité et donc de la légitimité aujourd'hui indispensable à l'autorité palestinienne ?
Enfin, dernière question. Vous avez évoqué la distribution de l'aide alimentaire humanitaire et les drames, les morts qu'elle entraîne chaque jour. Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères français Jean- Noël Barre a proposé les services de la France. pour accompagner cette distribution alimentaire.
Comment la France pourrait-elle se rendre utile en la matière ? Je vous remercie madame. Je vous en prie.
Merci monsieur le sénateur. Effectivement, quand on dit toutes les vies se valent, on veut bien le dire et on le croit justement. Quant au droit d'Israël à se défendre.
J'aimerais bien rappeler un contexte, monsieur le président, ce qui n'a pas été mentionné dans vos propos, le mot occupation et c'est le fond de problème. Le territoire palestinien occupé est occupé et ceux occupations militaires jugé et qualifié par la Cour de justice internationale récemment comme illégale et la cour a appelé à mettre terme à cette occupation. C'est le peuple ses occupations qui doit se défendre face à l'agression coloniale et d'occupation.
Aujourd'hui, nous nous trouvons dans une situation apocalyptique catastrophique où on voit toutes les vies souffrir. Toutes les vies payant un prix extrêmement élevé. On voit la stabilité dans l'ensemble de la région menacée.
On voit le chaos, on voit la conquête des territoires souverains. Il est temps que le CC le feu soit acté. Mais il est important qu'il soit respecté également par Israël.
Je rappelle que Israël a violé le dernier cesseril feu unilatéralement après que ce cessilfe feu a permis de libérer des otages israéliennes. Seul le Cécile feu qui a permis la libération des otages israéliennes. Or que le premier ministre israélien a choisi de rompre le cesser le feu, a choisi d'abandonner ses otages, a choisi, vous avez mentionné le mot escalade, pour moi le la continuité de crime qui est perpétré contre la population civile palestinienne.
Nous espérons que les efforts de président américain, nous espérons que ce perspective d'un cesser le feu soit réel, soit concrétisé par un vrai cesser le feu, mais un cesser le feu définitif qui mettrait fin à ces atrocités, qui permettrait à la survie et au secours d'apporter secours à la population civile palestinienne et qui permettrait après à la reconstruction de la bande de Gaza. Et c'est l'autorité palestinienne, monsieur le sénateur, qui est seul et légitime, comme je l'ai rappelé, seul et légitime représentant de peuple palestinien et seul qui va gouverner la bande de Gaza comme l'ensemble de territoires palestiniens occupés. Or que le gouvernement palestinien fait face, comme je l'ai rappelé à des défi mais existentiel existentiel sans revenu, sans souveraineté, avec le maintien de l'occupation, sans élection, les élections législatives et présidentielles qui sont une exigence palestinienne au premier lieu palestinienne.
Mais selon l'accord signé avec Israël, ces élections doivent avoir lieu et Israël est obligé de faciliter leur organisation dans l'ensemble de territoires palestiniens occupés, c'est-à-dire la bande de Gaza, la si Jordanie, y compris Jérusalem est. Et c'est à Jérusalem est, c'est le cœur de ces élections. On ne peut pas organiser des élections dans une partie de territoire palestinien occupé et pas dans l'ensemble de territoires, y compris et surtout à Jérusalem Est.
Ça c'est une ligne rouge. Ça c'est une ligne rouge. On est prêt à organiser les élections dans les médias.
Le président Abbas l'a prononcé euh en mars. Il a annoncé l'organisation des élections législatives et présidentielles dans un an et on espère que dans cette année la vie euh de la Cour de justice internationale va être respectée et mise en place, c'est-à-dire l'occupation militaire israélienne finie, la colonisation israélienne finie et la l'État de Palestine concrétisé. est viable, les conditions doivent être rayonnies.
Quant à l'aide alimentaire, tout d'abord, permettez-moi de rappeler que ce qui se passe à Gaza n'est pas une question humanitaire. On n'est pas en train de gérer une crise humanitaire suite à un tremblement de terre ou à un tornado. Il y a une question politique, il y a l'occupation israélienne, il y a des crimes, il y a une attaque massive perpétrée par Israël contre une population civile.
Il y a une politique de punition collective. Ce n'est pas que une question humanitaire. Il faut un cesser le feu.
C'est la première exigence. C'est la première exigence. Et il faut permettre aux organisations internationales compétentes des Nations- Unies, les organisations humanitaires internationales.
Vous savez avant euh que Israël a rompu ce cesser le feu, il y avait 400 points de euh distribution alimentaire dans la bande de Gaza. Aujourd'hui, il y a que quatre quatre points de passage militarisés qui visent les gens. La France a un rôle très important à jouer et nous saluons la déclaration de ministre des affaires étrangères français euh à apporter ce cours.
Il faut forcer l'entrée de l'aide humanitaire. Il faut forcer l'entrée de la nourriture, les médicaments, l'eau et l'eau fioule. Merci.
Est-ce que je peux me permettre juste de vous demander répondre aux questions parce que sinon on va avoir des difficultés à permettre à chacun de s'exprimer. Merci beaucoup Michel Gréum. Merci monsieur le président.
Madame l'ambassadrice, je souhaite d'abord vous remercier pour votre présence parmi nous et pour l'engagement constant de la France à soutenir le peuple palestinien dans des conditions dramatiques. La situation humanitaire en Palestine et plus particulièrement à Gaza est une urgence morale et politique. Des centaines de milliers de civils, souvent des femmes et enfants, vivent dans des conditions inhumaines, victimes d'un blocus illégal et de destruction massive.
Notre responsabilité en tant que représentant de la République française est d'agir avec détermination pour garantir un accès rapide, sécurisé et suffisant à l'aide humanitaire tout en préparant la reconstruction sociale et économique indispensable. Au-delà de l'urgence humanitaire, la Palestine mérite que la communauté internationale soutienne sans ambiguité son droit à exister en tant qu'état souverain, viable et reconnu. Depuis trop longtemps, le peuple palestinien souffre d'un dénis de ses droits fondamentaux, aggravés par l'absence d'un renouvellement démocratique au sein de ces institutions.
La France doit être un moteur puissant dans la relance d'un processus politique crédible fondé sur la justice, la liberté et la dignité en en appuyant résolument la reconnaissance pleine et entière d'un état palestinien. Par ailleurs, la recomposition géopolitique régionale marquée par le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes ne doit pas affaiblir la cause palestinienne. Si les gouvernements arabes adoptent parfois une posture plus réservée, nous savons que l'opinion publique dans ces pays reste profondément solidaire.
Il est impératif que cette solidarité se traduise en engagement politique clair pour soutenir la construction d'un état palestinien fort et indépendant. Madame l'ambassadrice, quelles sont aujourd'hui les principales barrières à l'acheminement efficace de l'aide humanitaire française vers la population palestinienne et quelles actions immédiates peuvent être prises pour les lever ? car comme vous l'avez dit, il ne reste plus que quatre points de passage.
Comment relancer une solution à deux États alors que le fonctionnement politique interne de la Palestine semble bloqué ? Malgré que vous que vous nous dites que vous êtes prêt pour de nouvelles élections, il nous semble difficile à à cette heure de les envisager ces élections. Comment redonner un avenir politique à l'autorité palestinienne ?
Enfin, dans un contexte régional complexe, comment la France peut-elle contribuer au côté de ses parlementaires, au côté de ses partenaire, pardon, à garantir que la cause palestinienne reste au cœur des priorités diplomatiques en soutenant activement la reconnaissance et la construction d'un état palestinien indépendant et souverain. Merci. Merci madame la sénatrice.
Comme je l'ai rappelé dans la bande de Gaza aujourd'hui il y a quatre points de distribution militaire euh israélienne contrôlée par Israël et à travers la fondation humanitaire pour Gaza entre guillemets. C'est une fondation contrôlée par l'armée israélienne gérée par des mercenaires américains. Il est impossible de continuer à utiliser la distribution alimentaire comme un piège pour la mort.
Et ce qui se passe depuis euh plus de un mois maintenant, les organisation internationales derrière eux, les États qui souhaitent jouer un rôle à forcer à forcer un mécanisme international. Quand je dis forcer, je je j'entends pas l'utilisation de la force, mais c'est impossible. C'est inconcevable qu'on laisse une population affamée, exécuté, exterminé sans rien faire et attendre le feu vert que Israël permet l'entrée de l'aide humanitaire.
Il y a une responsabilité sur les États comme il y a une responsabilité sur l'ensemble des organisations humanitaires international de forcer l'entrée et l'arrivée de l'aide humanitaire ce qui permettrait la survie dans Gaza. La conférence qui devait être tenue en juin et on espère qu'elle serait tenue le plus vite possible. Elle avait comme objectif de proposer une action irréversible irréversible pour la concrétisation de de la solution à deux états.
Seule solution capable de garantir la paix et la sécurité non seulement en Palestine, non seulement en Israël, mais dans l'ensemble de la région. Un des éléments, un des actions, une des actions qui doivent être prises, c'est la reconnaissance. Mais ce n'est pas une conférence pour la reconnaissance.
C'est une des actions qui contribuerait à la consolidation et à la concrétisation de la solution à deux états. Mais cette conférence est aussi appelée, selon la vie consultative de la cour à prendre des mesures contre l'occupation israélienne et légale, c'est-à-dire des sanctions diplomatiques, économiques, commerciales, embargo sur les armes. et la responsabilité juridique de la communauté internationale.
Les élections palestiniennes, je l'ai rappelé, c'est une exigence palestinienne. Israël a créé une situation où il est impossible aujourd'hui de tenir les élections. Et notre volonté, est solide et est clair de répondre à l'exigence et aux aspirations de peuple palestinien, c'est de vivre ce processus, de choisir ses représentants mais dans des conditions convenables et selon les accords saignés par Israël.
Il faut soutenir l'autorité palestinienne, il faut renforcer euh le gouvernement palestinien. euh il faut euh renforcer ces réformes. on est dans un processus de de réforme nonstop depuis des années justement pour répondre aux aspiration d'abord de notre peuple, fournir des services, mais de dire aussi qu'on est prêt à cette reconnaissance, on est prêt à ce que cet état soit pleinement fonctionnel, efficace mais aussi reconnu.
Merci madame Philippe Foliot. Oui, merci monsieur le président. Madame l'ambassadrice, fin avril, j'étais en Israël et en Palestine.
Nous avons du reste à rencontrer le le ministre palestinien du tourisme. nous a expliqué euh toute la situation difficile qui pouvait y avoir euh euh en 6 Jordanie, notamment par rapport au point de contrôle qui euh euh limite très singulièrement les allées venues des Palestiniens de d'une zone à l'autre de euh de l'Assis Jordanie avec tout ce que cela comporte. Mais tout ceci n'a rien à voir avec la situation, je veux dire totalement catastrophique sur un plan humanitaire à Gaza.
Et ma question pose plus particulièrement sur un sujet que j'ai abordé, y compris j'avais interrogé dans cette même salle le ministre français des affaires étrangères Jean-Noel Barreau sur la situation des orphelins. Voilà, je pense qu'il y a beaucoup d'orphelins palestiniens et il y a un certain nombre de familles françaises qui seraient prêtes à accueillir donc ces ces orphelins, ne serait-ce qu'un certain temps le le temps que la situation redevienne un petit peu plus normale sur un plan humanitaire donc à Gaza. Et par rapport à cela, est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la réalité de la situation ?
Est-ce que vous avez une idée du nombre d'enfants qui sont concernés, de ce qui concrètement pourrait être fait et quels sont les éléments, qu'est-ce que vous pourriez attendre des autorités françaises pour faciliter ces capacités d'accueil de de de jeunes enfants qui qui par définition ne sont pas responsables de cette situation mais qui en sont victimes et grandement victimes. Merci monsieur le sénateur. C'est un sujet récurrent, c'est une question euh récurrente effectivement dans la Bande de Gaza et depuis octobre 2023, 20000 orpholins palestiniens, 20000 enfants se sont devenus orphelins.
Ils ont perdu un ou les deux parents. Mais permettez-moi de souligner le fait que il y a toujours pas un cesser le feu à Gaza. L'agression israélienne continue toujours.
Personne n'a accès à la bande de Gaza. Même les journalistes, même les sénateurs, même les élus de monde entier n'ont pas accès dans la bande de Gaza. Je voudrais souligner que sur le terrain, malgré une situation inhumaine et catastrophique, il y a une solidarité palestinienne, une solidarité sociale palestinienne.
Je crois pas qu'on va euh sortir nos enfants, 20000 enfants orphelins, on va les prendre en charge. C'est le gouvernement palestinien qui va assurer leur prise en charge, qui va assurer leur protection, qui va assurer leur accompagnement. Il est important de crer les conditions sur place qui permettraient la survie de ces enfants, qui permettraient les soins des enfants palestiniens blessés et ils sont plusieurs dizaines de milliers.
Il faut renforcer le système médicau palestinien. Faut renforcer le système de services sociaux à l'éducation. Faut reconstruire les écoles, les hôpitaux pour permettre à ces enfants de grandir déjà chez eux, de ne pas les déraciner de leur environnement.
J'entends euh l'intention euh humaine euh pour les accompagner, mais euh il me semble très difficile de déraciner une population parce que il y a des crimes qui sont commis contre elle, contre son existence, contre sa survie sur sa terre. Il faut réparer le mal qui est en train de se faire. Il faut arrêter l'occupation israélienne.
Il faut forcer à cesser le feu. Il faut forcer la reconstruction de Gaza. Selon le plan arabe de reconstruction qui a été féité par le président Macron, soutenu par l'Union européenne.
Ce plan permettrait sur 5 ans à reconstruire la bande de Gaza mais d'abord à apporter secours à une population meurtrier et reconstruire la bande de Gaza dans l'après. Merci. Merci madame Akli Menoui.
Oui, merci monsieur le président. Madame l'ambassadrice, donc effectivement, vous nous avez présenté l'horreur que sont en train de vivre le peuple palestinien depuis plus de 20 mois à Gaza mais aussi en six Jordanie Jérusalem est. D'ailleurs, lors de mon déplacement avec une délégation àfa, nous avons pu avant en février 2024, donc avant que le président s'y rende, nous avons pu constater effectivement le blocage de l'aide humanitaire sanitaire aussi.
D'ailleurs, au passage euh nous avons pu vérifier les camions et les entrepôts pleins qui ne passaient pas. Nous sommes restés devant le poste frontière de Rafa et nous n'avons vu passer que deux semi-remorques justement pour rentrer et on nous avait expliqué que de toute façon s'ils étaient pas passés avant 17h, ils seraient bombardés. Donc ça c'est une c'est une réalité que nous avons déjà vu en 2024 et que le président de la République que je salue d'ailleurs, c'est suite à ça qu'il a parlé de deux états, a pu constater aussi en 2025.
Nous avons pu aussi échanger avec les médecins humanitaires dont un qui s'appelle Raphaël Piti qui est un médecin humanitaire et qui a fait tous les territoires de de guerre et il m'a dit qu'il n'avait jamais vu une horreur pareille. qu'il n'avait jamais vu une horreur pareille. Et je parle de février 2024 et il c'est lui qui m'avait donné cette phrase, cette formule à Gaza.
On ne soigne plus. On ampute. Et il m'avait expliqué pourquoi.
Parce que comme il n'avait pas de médicaments et pas de pensement soigné, les gens ne pouvaient pas être suivis et donc ils auraient été attaqués par la gangraine et donc des souffrances et donc ils amputaient avant qu'effectivement d'être obligé de le faire suite à toute à ce que je viens de de d'expliquer. Alors madame la l'ambassadrice, comment vous voyez aujourd'hui ce mouvement ? Est-ce que vous y voyez un signe encourageant quand on voit effectivement des politiques israéliens ? parce qu'aujourd'hui il s'agit aussi d'une mobilisation internationale parce que il faut pas confondre le peuple juif ou le le peuple israélien et ses gouvernants.
C'est pour moi essentiel sinon on ne sort pas. Et donc comment vous voyez l'intervention de gens comme Eli Barnavi, Standing Together, Arets et je passe des politiques y compris d'anciens premier ministres qui commencent aussi à dénoncer et commencent devant l'horreur et devant l'injustifiable à se mobiliser. Est-ce que vous y voyez des signes au-delà de ce que peuvent faire la France et notamment sur ce cesser le feu que demandent les gens avec la libération des otages ?
Mais on peut on peut aussi parler, vous avez parlé du peuple palestien des des des enfants, on peut aussi parler des enfants détenus aujourd'hui par Israël. Et ça aussi c'est une réalité que vivent les Palestiniens suite à cette colonisation. Et donc, est-ce que vous y voyez-vous un signe encourageant pour peut-être aboutir à cette création de deux états euh en paix pour vivre côte à côte ?
Et est-ce que vous y voyez des signes euh encourageants pour justement avancer dans cette de vers un cesser le feu et la possibilité d'ouvrir ses couloirs humanitaires conformément au traité de Rome ? D'ailleurs, merci monsieur le sénateur. Le président américain depuis sa réélection a promis la paix et il a à plusieurs reprises affirmé que lors de ce mandat, elle va ouvrer pour la paix dans le monde entier.
Nous espérons réellement que les États-Unis va mettre tout son poids pour arriver et conclure un accord de paix finale entre la Palestine et Israël. Et cet accord a une seule condition, c'est la fin de l'occupation militaire israélienne. C'est la fin de la colonisation.
C'est l'application des résolutions des Nations Unies et c'est la concrétisation de la solution à deux États pour deux peuples qui vivront en paix et en sécurité ensemble. Le préalable pour la sécurité, pour la stabilité dans notre région, c'est la justice. Et je crois qu'on a vu dans le monde entier la centralité de la question palestinienne.
Et pourquoi ? Parce que cette question est une question d'injustice, d'injustice historique qui dure depuis 77 ans maintenant. Il faut régler cette question selon les résolutions des Nations Unies, selon la vie consultative de la CJ.
C'est pour cela nous comptons énormément sur la conférence pour la concrétisation de la solution à deux états. Il faut chercher la paix, il faut imposer la paix. Le gouvernement israélien a refusé la création de l'État de Palestine.
Nathanahu a refusé la paix. Il faut forcer la paix et elle est de notre responsabilité individuelle comme collective. Il est de la responsabilité de conseil de sécurité et de ses membres permanents de forcer la fin de l'injustice infligée sur le peuple palestinien, de forcer le respect de droits international et de arrêter à agir avec une politique de deux poids de mesures.
Il est important que l'Union européenne gèle l'accord d'association avec Israël pour violation jugée par la Commission européenne, violation de l'article 2. Sans des sanctions, sans une pression sur un état qui a violé chaque article de droit international, on narriverait jamais à la paix. Et j'appelle à la responsabilité juridique et morale de l'ensemble de la communauté internationale à leur tête la France.
Nous faisons jamais un amalgame entre le peuple juif et toute critique à l'État d'Israël, toute critique des politiques de gouvernement israélien. Nous sommes contre toutes les formes de racisme, y compris l'antissémitisme, l'islamophobie et toute forme de discrimination. Mais utiliser utiliser cet amalgame est dangereux.
Quand on critique les politiques de gouvernement israélien, ce n'est pas de l'intessémitisme. C'est une critique d'un gouvernement qui viole le droit international. On appelle au respect de droit international. et de dire que c'est une attaque contre le peuple juif au de l'antissémitisme, ça inflige encore d'injustice supplémentaire et ça desserre le vrai combat contre l'antissémitisme que nous combattons tous.
L'aide humanitaire doit entrer dans Gaza et elle est de la responsabilité conseil de sécurité et des États membres de conseil de sécurité de forcer l'entrée de cette aide pour sauver les vies. Merci. Merci madame Roger Carouchier.
Inutile madame de vous dire que je ne suis évidemment pas d'accord avec ce que vous dites. C'est pas parce que ici ou là certains disent et redisent génocide que c'est la réalité. La CJ comme la CPI ont effectivement évoqué un risque génocidaire.
Mais les deux organismes internationaux ne sont jamais allés plus loin et n'ont jamais utilisé le mot de génocide. Jamais. Deuxème élément madame quand même je m'attendais à tout ce matin et je me disais après tout on peut peut-être trouver des ponts des voix mais toutes vos interventions pas un mot sur le Hamas, pas un mot sur les massacres du 7 octobre, pas un mot sur les 250 otages.
Comment est-ce qu'on peut imaginer se parler, avancer, créer deux états, trouver des solutions si ça commence comme ça ? Quand vous dites occupation, pardon de vous rappeler que Gaza de 2005 à 2023, il y avait pas un soldat israélien et que le Hamas qui a gouverné le territoire après en avoir expulsé militairement l'autorité palestinienne, le Hamas a pris tout l'argent de l'aide humanitaire pour faire de l'armement, des couloirs, tout ce qu'on veut. Mais il y avait pas de soldats israéliens.
C'était pas Israël qui veillait ou pas à l'alimentation de Gaza. Euh c'est le Hamas. Donc euh il faudrait quand même à un moment euh dire les choses si on veut avancer.
Moi, je suis pas opposé à terme au fait qu'il y a deux états, mais si on veut avancer, il faut accepter les éléments les plus clairs et puis se dire il y a ça. D'ailleurs, c'est pas moi, c'est le président Mahmoud Abbas qui a dit en parlant du Hamas, fils de chien, libérer les otages pour qu'on arrive à incesser le feu au mois d'avril, fils de chien, libérer les otages pour qu'on arrive à un accord. J'aurais aimé madame que ce matin vous repreniez un peu sur le Hamas la condamnation du président Abas parce que si on considère parce que vous nous dites les colonisateurs, les maj Écoutez depuis 77 ans, qui est-ce qui en 1948 a attaqué l'autre ?
La la résolution de l'ONU crée deux États mais c'est les États arabes qui ont refusé l'existence même d'Israël et qui sont rentrés en guerre pour l'envahir et le détruire. Et le Hamas, toujours dans sa charte aujourd'hui, dit clairement Issël ne doit pas exister. Le Hamas est contre les deux États.
Le Hamas dit purement et simplement Issël doit disparaître. Disparaître. Donc soit vous condamnez le Hamas et on peut commencer à se dire on peut peut-être parler mais si vous ne condamnez pas le Hamas, si vous n'avez rien à dire sur les massacres du 7 octobre ni sur les otages, franchement j'ai pris l'initiative d'une lettre signée par 120 sénateurs disant "Monsieur le président de la République, peut-être qu'il faudra créer un état de Palestine.
Peut-être, mais pas comme ça, pas aujourd'hui, pas si on ne condamne pas clairement le Hamas." Et pour le moment, pardon de vous dire, j'attendais quand même de ce matin une condamnation claire du Hamas pour dire si on condamne le Hamas, on ouvre on ouvre la discussion avec les autres. Mais si on ne condamne pas le Hamas, si on ne condamne pas les massacres du 7 octobre, on nouvre rien du tout.
Merci monsieur le sénateur pour cette ces questions ou ce constat. Je ne sais pas si vous connaissez très bien notre région et son histoire. et je sais pas si euh vous êtes euh vous connaissez un peu le droit international.
Ça c'est ça c'est mon bousso et et je me focalise sur ça. Euh monsieur le sénateur, je rappelle la vie consultative et là je parle de droit international de la cour de justice internationale de juillet 2024 l'année dernière qui a jugé l'occupation israélienne de l'ensemble de territoires palestiniens occupés. La bande de Gaza est juridiquement et sous occupation militaire israélienne.
C'est la cour qui le dit monsieur le sénateur. La si Jordanie et Jérusalem est, c'est le territoire occupé de la Palestine. Depuis 2025, Israël a unilatéralement s'est retiré de la bande de Gaza.
On maintenant le blocus le plus inhumain sur ce banc de Gaza. C'est il était libre. Je ne sais pas pourquoi Israël a continué à agresser la bande de Gaza en 2006, en 2008, en 2009, en 2011, en 2012, en 2014, en 2021.
En 2021, je rappelle l'importance de l'application de droit international. Je rappelle que mon territoire est occupé et que Israël est la force occupante. J'attendais de vous, monsieur le sénateur, une condamnation de 57000 vies civiles palestiniennes tuées.
Nous n'avons pas cessé depuis le 7 octobre à déplorer et à dire toutes les vies sauves, que toute vie civile ne doit pas être touchée, qu'elle soit israélienne ou palestinienne. Lors de mon audition il y a quelques mois à l'assemblée générale, à l'Assemblée nationale ici, j'ai appelé à une minute de silence pour les victimes palestinienne, libanaise et israélienne. J'entendais pas une condamnation et une indignation pour les 57000 vies palestiniennes qui sont massacrées à cet instant-là.
Si toutes les vies se valent pour moi et pour vous monsieur le sénateur, il y a le droit qui est notre socle. Il y a le droit international qui doit être appliqué sur tous y compris sur Israël. Et il faut pas faire d'Israël l'exception. 18 packages de sanctions ont été imposés contre la Russie pour son occupation de l'Ukraine par l'Union européenne.
Zéro paquage de sanction contre un État reconnu par le monde entier par le monde entier en train de violer gravement et de perpétrer les crimes les plus atroces contre le peuple palestinien. Il est temps d'arrêter ce massacre, est temps d'arrêter ce mascarade et est temps de régler cette question qui est devenue le l'horreur de la terre entière. C'est une injustice qui dure depuis très longtemps.
Le peuple palestinien n'aspire que à une seule chose. Il faut le comprendre, il faut le voir. Il faut humaniser ce peuple palestinien.
Il aspire juste à vivre en liberté. Le peuple palestinien et sa direction a accepté la solution à deux état pour pouvoir vivre en sécurité et en paix mais en égalité des droits également dans un état indépendant qu'il faut créer aujourd'hui pour garantir la sécurité pour garantir la stabilité dans l'ensemble de la région et de monde entier. C'est l'impérative pour la paix.
On ne peut pas maintenir et désolé je je on ne peut pas maintenir un régime d'aparta jugé par les instances internationales, un régime d'oppression, de domination. Monsieur le sénateur, vous avez parlé des barrages en 6 Jordanie. Il y a 1000 checkpoint qui défragmentent la 6 Jordanie.
Il y a 900000 colons illég illégaux qui vivent en si Jordanie occupé. Je vous ai pas entendu appeler à la fin de la colonisation illégale. Je vous ai pas entendu appeler à la fin de l'occupation et illégale.
Je vous ai pas entendu à l'égalité entre le peuple palestinien et le peuple israélien. Parce que si on travaille pas pour la paix, c'est quoi le scénario ? On va vivre tous dans un seul état qui serait des factos et des juris en état d'aparta.
C'est l'égalité que nous cherchons. C'est la liberté que nous cherchons. Israël doit choisir la paix, doit décider dans quelle voie elle veut aller et quel avenir pour le peuple israélien et pour les peuples de l'ensemble de la région.
Merci. Merci madame. Je n'ai pas d'autres demande de prise de parole.
Je voudrais vous remercier en tout cas de vous être déplacé, vous dire que je retiens notamment entre autres euh l'idée que qui m'est profond à laquelle je suis profondément attaché. C'est événement c'est celle que toutes les vies valent. Je crois que ça a été dit par ch beaucoup d'entre nous aujourd'hui et c'est un point important.
La situation humanitaire n'est pas évidemment sans nous interpeller et sans nous toucher très profondément chacune et chacun d'entre nous. Je pense qu'on est tous particulièrement sensibles évidemment à ce que l'on peut voir, lire ou ou entendre sur ce qui se passe un certain nombre dans un certain nombre de de lieux et à Gaza notamment. Et je voudrais vous rappeler que sous la présidence du président Cambon ici présent, la commission des affaires strangères et de la défense s'était rendue à Gaza en Israël et aussi en 6 Jordanie en juillet je crois 2022.
Euh suite à ça, évidemment, un rapport avait été rendu et nous avions très largement rappelé euh je crois que je pense que ici chacun peut reconnaître que la solution à deux états était pour nous la seule solution possible et nous l'avons rappelé dans cette commission. Je pense que euh dans les circonstances de très fortes tension que nous que nous vivons euh et nous avons évidemment des répercussions y compris ici, euh j'ai j'ai le sentiment qu'un fossé un peu irréversible est en train de se créer entre deux peuples et le rôle du Sénat, c'est peut-être aussi de participer modestement à faire en sorte que les gens se parlent et je pense que l'occasion qui a été donnée à l'ambassadeur d'Israël d'une part et et à vous madame aujourd'hui est aussi un signe de la volonté que nous avons d'essayer de faire en sorte de faire des ponts. C'est un terme qui a été utilisé tout à l'heure pour maintenir la perspective de dialogue entre les uns et les autres parce que bien évidemment il n'y a pas d'autres option que la paix.
Et donc la la l'idée pour nous aujourd'hui de de de cette audition, c'est aussi de vous permettre de vous exprimer, donner votre des éclaircissements sur un certain nombre de points. Et j'ai bien compris queon pouvait pas toujours tomber d'accord, mais en tout cas la volonté c'est de voilà de faire en sorte que tout le monde s'exprime et que nous puissions un jour parce que ce sera nécessaire arriver à une situation où les gens de nouveau se parleront et arriveront à une situation de paix. Mais il est bien évident que cette solution à deux états que nous appelons de nos vœux depuis très longtemps nécessite évidemment aussi euh que du côté palestinien, il y ait une organisation avec laquelle il puisse y avoir un dialogue et évidemment un processus qui puisse être amorcé.
En tout cas, merci madame pour vos propos. Merci à chacune et chacun d'entre vous pour euh vos propos mesurés et pour la tenue de ce de cette audition. Et puis euh nous ne pouvons espérer qu'une chose, c'est que la paix soit et le cesser le feu soit le plus rapide possible.
Merci en tout cas pour votre et je rappelle à nos collègues que nous n'avons pas terminé puisqu'il y a un certain nombre de points que nous devons encore examiner notamment la désignation l'examen d'un rapport duxouri. Je raccompagne madame et puis on démarre dans 4 minutes. M.