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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 8 septembre 2025 3 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Démission de De Gaulle VS Macron : quelle différence ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11InvitéFait
    « « J'engage ma responsabilité sur le oui ou le non ». »
  • 0:15InvitéFait
    « Le non avait été majoritaire, il en avait tiré les conséquences. »
  • 0:23InvitéFait
    « Et le gaullisme du président actuel est certainement un gaullisme tempéré. »
  • 1:15InvitéFait
    « Si malgré l'enveloppe, malgré les termes, malgré l'esprit de ce qui a été voté en 58, les partis se réemparent des institutions, de la République, de l'État, alors évidemment, rien ne vaut plus. »
  • 2:43InvitéFait
    « C'est une majorité large, on l'a vu tout à l'heure, mais c'est une majorité entièrement négative. »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Présentateur20 %
  • Invité 217 %
  • Invité 315 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Et tout le monde est hanté par la démission de 1969 du général de Gaulle. Mais rappelons 1969. Le général de Gaulle avait fait un référendum et il avait dit « J'engage ma responsabilité sur le oui ou le non ». Le non avait été majoritaire, il en avait tiré les conséquences. Là, on n'est pas du tout dans ce type de conjoncture. Et le gaullisme du président actuel est certainement un gaullisme tempéré.

0:27
Présentateur

Est-ce que ça débloquerait la situation, la démission d'Emmanuel Macron ? Ça changerait complètement la donne, oui. Après, on aurait une élection présidentielle qui se passerait dans des conditions très chaotiques puisque ça durerait une campagne de 30 jours. Ce serait extrêmement problématique sans doute. Je ne suis pas sûr que ça résolve beaucoup de choses. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que quand des personnalités comme ça qui font partie de formations de gouvernement réclament la démission du chef de l'État, c'est plus qu'étonnant, c'est inquiétant pour le chef de l'État.

Et ça montre que la question de sa démission va peser comme une épée d'Amoclès au-dessus de sa tête jusqu'à la fin du quinquennat.

1:02
Invité

Il y a 1969, mais il y a aussi les mots du général de Gaulle en décembre 65. Ça a été repéré par notre confrère Darius Rochebin. Il sonne fort les mots du général en décembre 65. Si malgré l'enveloppe, malgré les termes, malgré l'esprit de ce qui a été voté en 58, les partis se réemparent des institutions, de la République, de l'État, alors évidemment, rien ne vaut plus. On a fait des confessionnaux, c'est pour tâcher de repousser le diable. Mais si le diable est dans le confessionnel, alors ça change tout.

Il le disait avec un petit sourire et son humour historique, mais depuis l'annonce de cette confiance repoussée largement, on ne parle que des partis, on est presque dans une configuration comme celle qu'il évoquait. Oui, le diable est dans le confessionnel. D'ailleurs, je crois que lorsqu'on écoutait attentivement François Bayrou, tout à l'heure, en particulier la partie de son discours consacré au jeu délétère des partis, il partageait au fond le sentiment du général de Gaulle en décembre 65. C'est-à-dire les partis ne voient pas plus loin que le bout de leur nez politique et sont incapables, en effet, de se hausser à la hauteur de l'intérêt commun.

Ne parlons pas d'intérêt général, de l'intérêt commun. Et n'arrivent pas à le définir. Et ne sont capables que de produire des majorités négatives. Parce que, qu'est-ce qui s'est passé encore aujourd'hui ? C'est une majorité large, on l'a vu tout à l'heure, mais c'est une majorité entièrement négative. C'est une majorité qui fait montre de son pouvoir de détruire, mais absolument pas de son pouvoir de construire.