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Interviewyoutube.com· 21 septembre 2025 42 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsDéfenseImmigration & asileÉconomie & entreprises

Taxe Zucman, drapeaux palestiniens...L'interview en intégralité de François-Xavier Bellamy

Au micro : Bruno JeudySource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 45 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Alors François-Xavier Bellamy, ce matin, de quel côté vous vous situez ?

  • 4:33RelanceRéponse directe

    C'est quoi alors ?

  • 7:55FerméeRéponse directe

    sur les hauts revenus ?

  • 17:39FerméeÉludée

    ça vous paraît être le bon chiffre ?

  • 21:44OuverteRéponse partielle

    ou est-ce que c'est une erreur politique ?

  • 27:18OuverteRéponse partielle

    qu'est-ce qui se passe en ce moment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18InvitéChiffre
    « LVMH, c'est 3 milliards d'impôts sur les sociétés. »
  • 2:53InvitéChiffre
    « vous avez 10 % des foyers en France qui payent 75 % de l'impôt sur le revenu. »
  • 4:24PrésentateurChiffre
    « un sondage IFOP, qui dit que 86% des Français approuvent la taxe Zuckman, »
  • 6:44InvitéChiffre
    « à peu près 20 000 personnes. »
  • 6:53InvitéChiffre
    « 2 milliards dans les caisses de l'État. »
  • 17:41PrésentateurChiffre
    « 22, ça suffit d'économies. »
  • 18:17PrésentateurChiffre
    « qu'un milliard d'euros. »
  • 15:31InvitéPromesse
    « La taxe Zuckmann est une ligne rouge. »
  • 18:14InvitéPromesse
    « depuis très longtemps. »
  • 34:42InvitéChiffre
    « il y a 72% des Français »
  • 34:54PrésentateurChiffre
    « qui a réuni 150 000 personnes »
  • 38:20InvitéChiffre
    « il y avait 7 gouvernements »
  • 38:24InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, il y en a 15 sur 27. »
  • 35:25InvitéFait
    « c'était la mort de Philippine. »
  • 35:41InvitéFait
    « il était sous OQTF »

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 28 %
  • Présentateur 27 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce dimanche, François-Xavier Bellamy. Merci d'être avec nous, vous êtes député européen, vice-président des Républicains. A mes côtés ce matin pour vous interroger, Amandine Attalegia. Bonjour, Amandine, éditorialiste politique BFM TV et Bruno Jeudy, directeur de la Tribune. Bonjour, Bruno, merci d'être à mes côtés ce matin. Alors c'est le match du jour dont on va vous parler, c'est pas l'affiche de la Ligue 1 du jour ou de Première Ligue, mais c'est le match du jour qui s'est dessiné depuis quelques heures. On le voit par médias et par tweets interposés entre d'un côté Gabriel Zuckman et de l'autre côté Bernard Arnault, le patron de LVMH.

Gabriel Zuckman, on le sait, propose une taxe de 2% sur les plus hauts patrimoines, plus de 100 millions d'euros, on sait que ça concernerait 1800 foyers en France. Eh bien Bernard Arnault a estimé dans une interview à nos confrères britanniques du Sunday Times, je cite, que Gabriel Zuckman est à ses yeux un militant d'extrême-gauche qui vise la destruction de l'économie libérale, dit-il. L'économiste de ce comté lui a répondu, il lui rétorque, je cite, que la fébrilité n'autorise pas la calomnie. Alors François-Xavier Bellamy, ce matin, de quel côté vous vous situez ? Gabriel Zuckman ou Bernard Arnault ?

1:17
Invité

Il faut revenir au fait, oui, Gabriel Zuckman est un militant d'extrême-gauche. Il a soutenu publiquement le programme du Nouveau Front Populaire, il a signé une tribune pour dire que ce programme de rupture lui paraissait nécessaire. Et oui, le but est en effet de détruire le principe même de l'économie libérale. Et d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon l'annonce de manière très explicite, il le rappelait il y a quelques semaines, la nouvelle France, disait-il, cette France qu'il veut construire sera collectiviste. Voilà, on peut choisir de s'enfuir à l'est du mur de Berlin quand le mur de Berlin s'effondre.

Alors, le fait est que je ne crois pas que beaucoup de gens l'aient fait et que nous savons que le communisme, le collectivisme sous toutes ses formes est une impasse. Et le principe même de cette taxe, Zuckman, consiste à tenter de saper le fondement de ce qui fait notre économie de marché, ce qui a permis de sortir des milliards de personnes de la pauvreté. D'abord, il faut quand même rappeler les choses. Vous dites qu'il y a un match et vous vous demandez dans quelle ligue ça se passe. Bernard Arnault, c'est à lui seul 40 000 emplois en France, 200 000 emplois dans le monde. LVMH, c'est 3 milliards d'impôts sur les sociétés.

Quand Gabriel Zuckman dit, parce que c'est ça le point de départ de ce raisonnement fallacieux qu'il nous propose aujourd'hui, que les milliardaires seraient exemptés d'impôts. Mais c'est complètement faux. Nous avons aujourd'hui, puisqu'on parle de justice fiscale, nous avons l'un des systèmes les plus redistributifs du monde.

2:37
Présentateur

Il dit qu'il n'en paye proportionnellement pas autant que les Français, si j'ose dire, les plus modestes.

2:42
Invité

C'est complètement faux. Et moi, je ne suis pas Bernard Arnault. Vous voyez, je n'ai pas son patrimoine. Donc je ne défends pas quoi que ce soit qui ressemble à un intérêt de classe. Ce que je dis simplement, c'est qu'aujourd'hui, dans le système fiscal français, vous avez 10 % des foyers en France qui payent 75 % de l'impôt sur le revenu. Et on ne peut pas faire croire aux Français, parce qu'il faut que le débat soit clair, on ne peut pas faire croire aux Français qu'on aurait aujourd'hui un système fiscal injuste qui exempterait certains contribuables de leur devoir de contribuer au fonctionnement de la société. C'est l'exact inverse qui se passe.

Ce que Gabriel Zuckman fait, c'est une gigantesque confusion entre le patrimoine d'une entreprise, entre ce que représentent les biens d'une personne qui préside une entreprise. La valorisation, disons. La valorisation d'une entreprise et la trésorerie, le compte de la banque dont il dispose. Mais quand LVMH réinvestit de l'argent que Bernard Arnault ne perçoit pas sur son compte bancaire pour faire tourner l'économie, Gabriel Zuckman voudrait que cet argent-là soit taxé. Mais cet argent-là, c'est le capital productif qui fait vivre l'économie.

Et donc la vraie question, la question de fond, c'est est-ce qu'aujourd'hui, dans ce pays, alors qu'on a déjà la fiscalité la plus lourde du monde, alors qu'on a déjà les dépenses publiques les plus élevées de l'OCDE, est-ce qu'on va s'en sortir avec plus d'impôts et plus de dépenses publiques ? Moi, je crois le contraire. Et je pense que s'il suffisait d'avoir des impôts, des taxes, des charges pour être heureux et pour construire une société juste, on serait un paradis social. On est juste à un affaire fiscal.

4:17
Présentateur

Comment vous expliquez l'opinion des Français alors aujourd'hui, qui a été mesurée dans un sondage qui a été commandé par le Parti socialiste, un sondage IFOP, qui dit que 86% des Français approuvent la taxe Zuckman, parmi lesquels 89% des sympathisants LR de votre parti. C'est quoi alors ? Ils se trompent, les électeurs de droite ? Il y a une confusion dans ce qu'ils ont compris ?

4:38
Invité

Peut-être qu'ils sont trompés. Parce que je vois M. Zuckman qui défile depuis maintenant trois semaines, matin, midi et soir, à la télévision, à la radio, sur le service public en particulier. Ils ne sont pas idiots les sympathisants LR, ce n'est pas ce que vous êtes en train de nous dire. Écoutez, c'est très simple.

4:52
Présentateur

Ce n'est pas plutôt qu'il y a une demande de justice sociale, tout simplement, dans ce pays ? Et que les Français, y compris de droite, veulent que les plus riches participent davantage ?

4:59
Invité

Moi, je crois qu'on a besoin, effectivement, de justice sociale. Mais la vraie justice sociale dans ce pays, elle consistera à faire en sorte que demain, les Français qui bossent et qui bossent dur puissent vivre de leur travail, puissent joindre les deux bouts à la fin du mois.

5:11
Présentateur

Il y a précisément des patrons de PME qui se disent qu'ils paient plus d'impôts aujourd'hui que des patrons de très grands groupes qui font de l'optimisation fiscale.

5:19
Invité

Mais c'est... Faire croire aux Français que nous avons un système qui protégerait les plus riches, c'est complètement faux. Je le redis, combien de fois est-ce qu'il faut le répéter pour que tout le monde le comprenne bien ? Il y a aujourd'hui 10% des foyers français qui payent 75% de l'impôt sur le revenu. Donc, on va sortir de ce délire qui consiste à faire croire que les riches ne payent pas en France. Si c'était le cas, on verrait les grandes fortunes mondiales qui arriveraient à Paris en essayant de se domiciler chez nous, je pense que c'est plus l'inverse.

5:49
Présentateur

Question contre, réponse contre, à vos yeux, il faudrait que tout le monde en France paye l'impôt sur le revenu, y compris de façon peut-être symbolique ?

5:56
Invité

Oui, je crois qu'on a fait ces dernières années, depuis François Hollande en particulier, l'exact inverse de ce qu'il faudrait. Mais tout le monde devrait payer l'impôt sur le revenu ? Même très peu. D'accord. Mais que le point le plus important, ce n'est pas d'abord de faire payer plus d'impôts, c'est de baisser les impôts. Bruno... Puisque vous parlez de sondage, pardon, juste un chiffre. Puisque vous parlez de sondage, vous avez 80% des Français aussi qui pensent qu'il faut baisser la dépense publique. Ça, curieusement, c'est un chiffre dont on ne parle pas. Mais pour nous, c'est l'urgence absolue. Si, si, on en parle. On va y dire.

Bruno, sur la question, on vous entend, délire fiscal, plus de justice sociale et fiscale quand même, donc vous n'excusez pas le fait qu'il faille réfléchir à notre façon de prélever l'impôt et peut-être toucher tous les Français. Évidemment, il faut baisser massivement les impôts. Michel Barnier, l'année dernière, avait introduit une petite taxe, justement, sur les plus fortunés. Une taxe qui avait touché à peu près 20 000 personnes.

6:46
Présentateur

Ce qui touchait 250 000 euros par an quand ils étaient tels, seuls 500 000 euros pour un frein.

6:51
Invité

Ça avait rapporté grosso modo, ça a rapporté à peu près grosso modo 2 milliards dans les caisses de l'État. Mais c'était prévu pour une année. Est-ce que vous pensez que ça, c'est une piste pour le gouvernement, le futur gouvernement Lecornu ? Sébastien Lecornu, il travaille à des propositions. Est-ce que ça, c'est une piste avec laquelle vous seriez d'accord ? L'année dernière, vous étiez pour. Est-ce que cette année, vous seriez incité Sébastien Lecornu à travailler dans cette direction ? Dans la durée, je le répète, l'urgence absolue pour nous, c'est de faire baisser la pression fiscale, pas de l'augmenter.

Que face à un budget qu'il avait dû faire en 10 jours, rappelons-le, Michel Barnier a été contraint pour arriver à éviter un déséquilibre trop grand de faire couler ceux qui ont les revenus les plus importants. Ce n'est pas du tout la même chose que ce que propose Gabriel Zuckmann. Lui propose de taxer le patrimoine. C'est complètement différent. Mais je répète...

7:37
Présentateur

Avec question, Bruno, est-ce qu'il faut quand même une contribution des plus hauts revenus ?

7:39
Invité

Non, c'était une taxe qui ne touchait pas l'outil de travail ni le patrimoine. Mais là, on a un peu plus que 10 jours pour préparer un budget. Et donc, il faut qu'on puisse réussir à faire en sorte d'aller à la priorité. La priorité, c'est la baisse de la dépense publique. Mais vous ne voulez qu'on soit clair

7:52
Présentateur

aucune taxe aujourd'hui sur les hauts revenus ? Zéro.

7:57
Invité

Rien. Écoutez, la France est en train de s'appauvrir à grande vitesse. Je reviens tout juste... Non, mais c'est juste

8:02
Présentateur

pour avoir votre réponse claire et ferme.

8:04
Invité

Je reviens tout juste des États-Unis. Aux États-Unis, la question aujourd'hui, c'est comment investir dans l'IA ? Comment tirer le maximum du potentiel que représentent les nouvelles technologies ? J'arrive en France, le grand sujet, c'est où est-ce qu'on va trouver les coupables ? Arrêtons de chercher les coupables, cherchons les solutions, arrêtons de chercher d'autres impôts. On a le pays, je le répète, où le prélèvement fiscal est le plus élevé de l'OCDE. Est-ce que c'est comme ça qu'on va s'en sortir ? Mais donc sur le principe, évidemment que non, c'est pas en aggravant ce qui ne marche pas qu'on va sortir la France de l'appauvrissement collectif qu'elle est en train de traverser.

Donc vous ne souhaitez pour les personnes les plus fortunées en France ? Et de nouveau, s'il faut gérer dans l'urgence... Vous ne le souhaitez pas ? Non, mais non, on ne va pas s'en sortir avec de nouveaux impôts. Il y a quand même un déficit à combler. C'est un des objectifs de Sébastien Lecornu, comme c'était celui de Michel Barnier et de François Bayrou. La politique de François Bayrou, c'était de mettre tout le monde à contribution. Est-ce que, dans le cadre de la lutte contre les déficits, est-ce qu'il ne faut pas faire contribuer tout le monde ? Mais le premier qui doit contribuer à la lutte contre les déficits, c'est l'État. Oui, sûr.

Il faut que l'État commence par baisser la dépense publique. C'est sans doute celui qui doit être mis le plus à contribution. Parce qu'il ne va falloir mener des réformes de structures très importantes dans l'urgence. Est-ce qu'il faut trouver des recettes pour trouver un moyen de combler ce déficit, de réduire le déficit ? Est-ce qu'on se rend compte de l'aberration du débat dans lequel on est rentré ? La vraie question aujourd'hui, ce que veulent les socialistes, ce que veut la gauche, ce que veut le nouveau Front populaire, c'est créer plus d'impôts. Plus d'impôts. Ce que veut la présidente de l'Assemblée nationale.

9:42
Présentateur

Je vous interromps une seconde. Ce matin, il y a le brun de pivet dans les colonnes de nos confrères du Parisien explique que ce budget doit être un budget de l'effort pour tous. Il faut, dit-elle aussi, que les grandes fortunes

9:51
Invité

soient mises à contribution. Mais c'est ça qui est fabuleux. Et depuis tout à l'heure, vous êtes en train de me poser la question est-ce qu'on serait d'accord pour créer des nouveaux impôts ? Comme si l'impôt était un but. Comme si c'était l'objectif. Comme si c'était génial de créer des impôts. C'est aussi parce que c'était le cas l'année dernière. Mais encore une fois, il y a une différence entre se dire on a dix jours pour faire un budget et ce budget, si le déficit est trop grand. Il va mettre en danger toute l'architecture des finances publiques françaises et tous les Français, y compris les plus modestes.

Et donc, on va être obligé d'aller chercher en urgence de l'argent là où on peut pour un an parce que c'était effectivement une mesure d'urgence absolue et se dire est-ce qu'on va enfin réussir à créer des impôts supplémentaires dans une situation où la France est déjà en train de crever du montant des impôts qui pèse sur tous les Français. Il y a une autre responsable politique

10:32
Présentateur

qui propose de recréer, disons-nous, plus dirons-nous plutôt, une autre forme d'impôt. C'est Marine Le Pen. Ce matin, elle explique que pour faire contribuer à ses yeux les plus fortunés, elle propose la création d'un impôt sur la fortune financière. Elle explique que ce serait calqué sur l'ancien ISF mais avec une grande différence, dit-elle, la résidence principale ou unique en serait exclue, explique-t-elle. Nous excluons, explique Marine Le Pen, aussi les biens professionnels, ce que ne fait pas la taxe Zuckman et qui pose un énorme problème. Proposition de Marine Le Pen, vous n'en voulez pas non plus ?

11:04
Invité

De ce point de vue-là, on voit que Marine Le Pen n'a pas renoncé à un programme qui s'aligne bien souvent sur celui du NFP et on l'a entendu ces derniers jours dans la bouche de M. Tanguy, dans la bouche de M. Chenu qui vont expliquer qu'il faut aller chercher l'argent là où il est, c'est-à-dire dans la poche des riches.

11:19
Présentateur

Marine Le Pen, pour vous, c'est le nouveau Front populaire ?

11:22
Invité

Sur ce point, en tous les cas, c'est parfaitement clair qu'il y a un alignement avec d'ailleurs la même rhétorique. Mais moi, je le redis, je pense effectivement que tout le monde doit contribuer. C'est ce que nous avons aujourd'hui en France, un système extrêmement redistributif par rapport à tous nos voisins et à tous nos compétiteurs. La vraie question, c'est comment on évite que la France ne soit fuie demain par les investissements étrangers. Et pardon, mais moi, j'ai une demande à faire à M. Zuckman. M. Zuckman, il travaille, il paye une partie de ses impôts aux États-Unis. J'aimerais, je rêverais que M. Zuckman fasse la même campagne aux États-Unis. J'aimerais que M.

Zuckman aille convaincre les Américains de créer la taxe qu'ils veulent mettre en œuvre. J'aimerais que M. Le Pen aille exporter ses bonnes idées à l'extérieur de nos frontières. Vous accusez Gabriel Zuckman

12:08
Présentateur

de ne pas payer d'impôts en France ?

12:09
Invité

Non, je ne l'accuse pas, c'est un fait. Il travaille aux États-Unis, il paye des impôts aux États-Unis, je n'ai aucun problème avec ça, il est libre de ses engagements. Ce que je veux dire simplement, c'est que la meilleure chose qui pourrait nous arriver, c'est que M. Zuckman convainque les États-Unis de la taxe qu'il est en train de proposer à la France. Et si la France, demain, devait adopter la voie qu'il propose ou que Marine Le Pen propose, alors qu'est-ce qui va se passer ? Les investissements vont fuir la France et on s'étonnera ensuite de continuer de s'appauvrir. On s'étonnera ensuite. Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Je voudrais juste comprendre

12:36
Présentateur

sur les conséquences de votre décision. Vous dites, il faut que Sébastien Lecornu ne mette en place aucune nouvelle taxe sur les riches. D'abord, première question, s'il le fait, est-ce que pour vous, c'est un motif suffisant de refus d'entrer dans son gouvernement ?

12:50
Invité

Non, mais nous, on va travailler dans un esprit de sérieux et de responsabilité. On va faire valoir les pistes qui nous paraissent prioritaires pour l'avenir du pays. Vous êtes ouvert quand même à une négociation. La piste prioritaire, c'est la baisse de la dépense publique et la baisse de la fiscalité. Pas d'augmenter les impôts, de les baisser. Je pense que tous les Français seront d'accord avec ça. Mais vous savez

13:09
Présentateur

que ce Premier ministre a besoin de donner des gages, des garanties aujourd'hui aux socialistes pour qu'ils ne le censurent pas. Qu'est-ce que vous êtes prêt à faire comme compromis sur ce point-là pour avoir quand même une discussion ouverte aujourd'hui avec aussi les socialistes ?

13:22
Invité

Donc ça veut dire, vous êtes en train de dire que les socialistes pourraient censurer le gouvernement parce qu'ils ne créaient pas des impôts nouveaux. Mais on se rend compte du monde dans lequel on est arrivé. C'est-à-dire, les socialistes pourraient en vouloir au gouvernement. Pas d'aggraver la dette ou le déficit, pas d'aggraver le trou des finances publiques, pas de mettre en danger l'équilibre de notre budget, mais juste de ne pas créer plus d'impôts. Mais si on arrive à trouver un meilleur équilibre budgétaire sans créer des impôts nouveaux, ce serait un motif de censure. Il va falloir que les socialistes aillent expliquer aux Français. Donc François-Xavier Bellamy,

13:53
Présentateur

pour suivre la question d'Amandine, si Sébastien Lecornu propose une contribution pour les plus hauts revenus, vous ne souhaitez pas que les Républicains participent au gouvernement ?

14:03
Invité

Encore une fois, on va engager une discussion. Je vais commencer. Mais elle n'est pas engagée dans la discussion ? Si. Si, bien sûr. Mais Bruno Retailleau a expliqué au Premier ministre à Matignon, il y a quelques jours, quand il a eu l'occasion de recevoir les Républicains, puis quand il a reçu les différentes forces politiques, il a expliqué et il a répété que pour nous, la priorité, c'était la baisse de la dépense publique. Et donc si Sébastien Lecornu

14:27
Présentateur

crée une contribution pour les plus grandes fortunes, est-ce que les Républicains doivent participer au gouvernement ?

14:33
Invité

Oui ou non ? Réponse simple. Je ne vais pas partir du principe... Moi, je ne suis pas comme le Parti Socialiste. On est dans une situation tellement incertaine, tellement difficile. Et le Premier ministre a devant lui une tâche tellement compliquée.

14:46
Présentateur

Juste, François-Xamélie, c'est une question simple. Vous dites qu'il ne faut pas créer de nouveaux impôts. S'il y a une nouvelle contribution pour les personnes les plus fortes en France,

14:53
Invité

si c'est fait, est-ce que les Républicains participent ou non à ce gouvernement ? La première fois, Michel Barnier l'avait fait dans un contexte d'urgence. On verra bien dans quelle mesure ce gouvernement parvient à conspire. L'urgence n'a pas disparu de ce point de vue-là. L'urgence n'a pas disparu. Je suis d'accord avec vous. La commission de Bruxelles qui nous impose une trajectoire budgétaire assez stris. Ce n'est pas seulement la commission, c'est la réalité. Et puis maintenant, les agences financières, les marchés... Les actions économiques qui nous imposent de réagir. Donc, ce n'est pas totalement une ligne rouge. Mais on ne va pas commencer par multiplier les lignes rouges.

Commençons par dire chacun ce que nous voulons pour la France. Les socialistes veulent des impôts. Le Rassemblement national veut des impôts. Nous, on veut moins d'impôts et moins de dépenses publiques. Quelles sont vos lignes rouges, alors ? La taxe Zuckmann est une ligne rouge. La taxe Zuckmann, pour le coup, ce serait une folie. Bien sûr, la taxe Zuckmann, ce serait pour le pays, vraiment, le signal dévastateur de la destruction de notre propre compétitivité.

Et je le redis, les principaux bénéficiaires de la taxe Zuckmann, ce ne seraient pas les Français les plus modestes qui continueraient à vivre la réalité de cet appauvrissement que nous sommes en train de traverser depuis maintenant 15 ans. Les principaux bénéficiaires de la taxe Zuckmann, ce seraient les fonds financiers étrangers qui, eux, pourraient aller racheter les actifs français à bas prix parce qu'on obligerait nos grandes entreprises à se défaire petit à petit de ce patrimoine qui est en réalité la richesse nationale. Mais qu'est-ce que vous demandez à Sébastien Lecornu pour participer à ce gouvernement ?

Mais nous, nous disons à Sébastien Lecornu parce que c'est dans cet état d'esprit que nous sommes aujourd'hui que nous sommes prêts à travailler, que nous sommes prêts à nous construire une architecture budgétaire qui permette de sécuriser notre pays parce que nous sommes aujourd'hui en danger et nous, les Républicains, nous n'avons jamais cessé de dire que la dette est un danger pour la France de sécuriser notre trajectoire budgétaire sans créer d'impôts nouveaux pour les Français. Par exemple, l'année blanche,

16:41
Présentateur

c'est-à-dire le gel des prestations sociales, ça c'est d'accord ou pas ? Le fait que les retraités soient plus sollicités, participent davantage, d'accord ou pas ? L'année blanche,

16:48
Invité

ça veut dire simplement une année où on ne suit pas l'inflation. Ça n'est pas notre priorité. Là encore, ce n'est pas notre choix. C'est quelque chose, Bruno Retailleau l'a dit au Premier ministre, sur lequel on peut réfléchir si on n'arrive pas à trouver une majorité pour faire un choix plus efficient. parce que le vrai travail du politique, normalement, c'est de commencer par regarder dans le budget ce qui est superflu, ce qui est inutile, ce qui est même parfois dangereux pour le pays et d'aller faire des économies là où il le faut. Pas des économies d'une manière aveugle et uniforme, mais des économies qui soient ciblées.

Il y a une dépense publique nécessaire dans ce pays, une dépense publique indispensable pour reconstruire l'État régalien, pour reconstruire la police, la justice, la sécurité, une dépense publique indispensable pour éduquer les enfants, pour soigner nos malades. Tout ça est absolument fondamental.

17:37
Présentateur

40 milliards d'euros d'économies minimum, ça vous paraît être le bon chiffre ? Les socialistes disent 22, ça suffit d'économies.

17:43
Invité

Mais il y a aussi des dépenses qui sont manifestement inutiles, voire même dangereuses. Sur l'immigration, par exemple,

17:49
Présentateur

il n'a pas dit un mot pour l'instant, Sébastien Lecornu, dans l'interview à la presse quotidienne régionale. Ça vous pose un problème chez les Républicains ? Vous dites attention ?

17:56
Invité

Bien sûr, nous avons dit, nous n'avons jamais cessé de rappeler qu'il était fondamental de faire baisser la dépense sur ce plan-là parce que c'est une dépense dangereuse pour le pays. Sortir, par exemple, de l'AME pour transformer l'aide médicale... Dans le budget, c'est la réduction du montant de l'AME ? Transformer l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence. C'est ce que nous proposons depuis très longtemps. Ça doit être dans le budget Lecornu ? Vous savez que ça n'est

18:17
Présentateur

qu'un milliard d'euros.

18:18
Invité

Si je peux me permettre d'aller au bout de ma phrase. D'abord, c'est une mesure de justice. Quel que soit le levier que cela représente, c'est une mesure de justice parce que oui, il est totalement anormal qu'on augmente les franchises pour les Français qui cotisent ou qui ont cotisé toute leur vie mais que pour des gens qui sont rentrés illégalement sur notre sol, la santé soit gratuite et les prestations ne soient jamais payées. Donc c'est une mesure de justice et les Français sont très nombreux à la réclamer eux aussi.

Et puis deuxièmement, c'est une manière de protéger notre pays parce que oui, l'AME représente aujourd'hui une forme d'appel d'air pour une immigration irrégulière qui vient, comment ne pas le comprendre, d'un peu partout dans le monde parce que nous offrons les conditions les plus favorables en matière de santé. Sébastien Lecornet vous appelait à être ministre dans son gouvernement, vous accepteriez ? Moi, je ne suis pas à la recherche d'une place. Parce que votre nom avait été donné dans des précédentes propositions. Vous voyez, je suis pleinement engagé dans ma mission au Parlement européen tous les jours, matin, midi et soir.

Aujourd'hui, aucune discussion sur les postes n'a eu lieu à ce stade. Ce qui compte pour nous, c'est le contenu. Ce qui compte pour nous, c'est la ligne politique.

19:18
Présentateur

Alors François-Xavier Bellamy, vous restez avec nous dans un instant. On va vous demander ce qu'on fait. Vous êtes bien sûr BFM Politique, vous demandez ce que vous pensez effectivement de ces maires qui ont pour certains décidé demain de placer un drapeau palestinien sur le fronton de leur mairie. Mais d'abord, effectivement, on évoquait la colère sociale. Le Premier ministre va répondre à l'ultimatum des syndicats puisqu'il les recevra mercredi. Il propose de les recevoir mercredi. La France Insoumise appelle toujours à bloquer le pays. Comment vous percevez cela ? Est-ce que vous dites à Sébastien Lecornu qu'il ne faut rien lâcher ?

19:51
Invité

Moi, je comprends parfaitement la colère sociale. Elle est très profonde en France et elle est très compréhensible parce que nous vivons... Les syndicats parlent d'ailleurs, je partage leur point de vue dans le communiqué qu'ils ont publié le 18, ils parlent du déclassement salarial. Moi, je pense que la France vit effectivement un appauvrissement collectif qui devrait devenir une urgence politique majeure et qui passe notamment par le fait que beaucoup de Français travaillent et travaillent dur et n'arrivent pas à s'en sortir. Donc, vous appelez à tout bloquer

20:17
Présentateur

comme la France Insoumise.

20:18
Invité

Mais par contre, je crois que la solution est exactement l'inverse de celle que proposent les syndicats. L'inverse des slogans qui ont été vus dans la rue le 18 septembre. Au fond, et là encore, on revient sur le débat sur la taxe Zuckman, il faut ouvrir les yeux sur ce que nous vivons aujourd'hui. En 2008, le PIB de la zone euro était équivalent du PIB américain. En 2008, à la veille de la crise financière, 20 ans plus tard, presque 20 ans, le PIB européen est inférieur de 80% au PIB américain. Et ce décrochage de l'Europe vis-à-vis des États-Unis s'ajoute au décrochage de la France vis-à-vis du reste de l'Europe.

Aujourd'hui, les Français ont perdu du pouvoir d'achat, ont perdu considérablement en termes de salaire par rapport, par exemple, à leurs voisins allemands. Et donc, il faut qu'on arrive à mesurer la réalité de la pente que nous sommes en train de descendre. Mais je le redis, ce n'est pas avec toujours plus d'impôts, toujours plus de taxes, toujours plus de dépenses publiques, toujours plus de surréglementations. Ce n'est pas avec ça qu'on va s'en sortir. Au contraire, il faut libérer ce pays, il faut libérer la France, il faut libérer la France qui travaille et lui rendre du salaire et donc faire baisser les charges et donc faire baisser la dépense publique.

C'est le seul chemin pour sortir de ce type

21:28
Présentateur

de l'État. Il vous appelait à regarder justement au-delà des frontières françaises. C'est ce qui va se passer demain puisque le chef de l'État sera effectivement à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU. Il va, normalement, la France va reconnaître de façon très officielle l'État de Palestine. Est-ce qu'à vos yeux, c'est une bonne chose ou est-ce que c'est une erreur politique ?

21:46
Invité

Moi, j'ai toujours cru, avec beaucoup d'humilité, parce que ce conflit entre Israël et le peuple palestinien est un conflit infiniment complexe. Mais avec beaucoup d'humilité, j'ai toujours cru qu'à terme, la solution, comme notre famille politique elle aussi l'a toujours défendue, serait une solution à deux États. Donc vous soutenez

22:06
Présentateur

le chef de l'État ?

22:07
Invité

Mais ce que je ne comprends pas, c'est la reconnaissance de cet État de Palestine aujourd'hui. Et ce que je ne comprends pas en particulier, c'est que le chef de l'État ait renoncé aux conditions qu'il avait lui-même fixées il y a quelques mois. Ce n'était pas si longtemps. Il y a quelques mois en disant que cette reconnaissance ne pourrait advenir que lorsque Hamas aurait baissé les armes, lorsque les otages auraient été libérés, ces conditions-là, il les a aujourd'hui oubliées. Et c'est, me semble-t-il, et voilà, c'est une divergence que je partage avec cette décision. Une divergence ou une faute ? Non, c'est...

Je comprends et j'entendais récemment Alain Finkielkraut, pour qui j'ai une profonde estime, dire à quel point le gouvernement israélien lui paraissait aujourd'hui suivre une pente infiniment dangereuse pour l'avenir de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient en général et pour Israël en particulier. On ne peut pas accuser Alain Finkielkraut d'antisémitisme ou de pactiser avec une vision sectaire de ce conflit, bien sûr. Et je crois qu'il est nécessaire de réagir et de dire au gouvernement israélien que parce que nous sommes attachés à Israël, à la paix, à la sécurité d'Israël, nous ne pouvons pas soutenir la trajectoire qu'il a décidé d'adopter aujourd'hui.

Je ne veux pas faire parler Alain Finkielkraut, mais je crois qu'il a évolué sur la question justement de la reconnaissance aujourd'hui. Mais pas reconnaître aujourd'hui, est-ce que c'est pas justement reconnaître un cimetière comme l'a dit je ne sais plus si c'est Édouard Philippe ou quelle personnalité politique parce qu'il y a une urgence aussi à enclencher, à essayer de stopper cette spirale finalement d'une guerre de l'armée israélienne intervenue en légitime défense après le 7 octobre mais qui aujourd'hui est en train de devenir une guerre de représailles et une guerre d'annexion. C'est pour ça que c'est ce que je viens de dire à l'instant.

C'est le dialogue franc que nous devons avoir, que nous avons avec le gouvernement israélien. Mais qui a enclenché cette spirale ? Et moi ce qui me paraît vertigineux, c'est dans le débat politique en France en particulier, de voir aujourd'hui des acteurs politiques majeurs, une force politique toute entière, la France insoumise, qui refuse de condamner l'auteur de ce déclenchement de violence, l'auteur de cette spirale de la violence, c'est-à-dire le Hamas.

24:23
Présentateur

En venant à Emmanuel Macron, la décision d'Emmanuel Macron, est-ce que reconnaître aujourd'hui l'État de Palestine est à vos yeux une faute politique ?

24:33
Invité

Mais pour moi, le grand danger, oui, je le redis, le grand danger, ce serait qu'on donne raison au terrorisme parce que cette décision-là... C'est ce que fait le président de la République ? C'est le danger. Je crois que le débat est tellement compliqué qu'il faut surtout éviter de... Oui, parce que vous avez lu dans l'initiative diplomatique du président de la République qui s'est associée d'ailleurs à l'Arabie saoudite, il est inscrit noir sur blanc que c'est avec des élections présidentielles et législatives en 2026, la démilitarisation de l'État palestinien est due à masse. C'était ce que le président de la République avait fixé comme condition pour la reconnaissance. Là, c'est dedans.

Et malheureusement, les conditions sont reculées d'un cran, j'allais dire, d'une certaine manière. Mais pour moi, le plus important, encore une fois, c'est que ceci se réalise, que le Hamas soit désarmé.

25:17
Présentateur

Je reviens une troisième fois à ma question. Est-ce que la décision du président de la République

25:21
Invité

est une faute politique ? Moi, je crois que ce qui est une faute, c'est de faire que ces conditions qu'il avait lui-même fixées, de faire qu'elles ne soient plus à l'agenda. Cela serait la plus grande faute. Et la faute, et pardon, la faute, elle est immense. Elle est surtout dans le camp de ceux qui cherchent à instrumentaliser ce conflit sur le sol de nos pays.

25:40
Présentateur

Mais à vos yeux, c'est une faute politique d'Emmanuel Macron

25:41
Invité

de reconnaître aujourd'hui la Palestine. Quand j'entends, quand je vois des maires qui prétendent afficher le drapeau palestinien sur la façade de leur mairie comme si c'était un jour de fête, qu'on soit d'accord ou pas avec la décision du président de la République, on ne peut que reconnaître qu'elle s'inscrit dans le contexte d'une immense tragédie. Je rappelle juste

25:55
Présentateur

que c'est Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, qui a appelé effectivement les maires demain à placer sur le fronton de leur mairie

26:01
Invité

un drapeau palestinien. Eh bien ça, c'est une faute. Et c'est même une faute grave. Parce que c'est une manière de dire que l'on prend partie aujourd'hui dans ce conflit. Je mets au défi les maires qui vont faire cela, d'afficher le drapeau israélien en même temps que le drapeau palestinien s'il croit aussi sincèrement Il y en a un qui le dit ce matin, qui le déclare ce matin dans les colonnes de la tribu de dimanche. Karim Bouamran, maire socialiste de Saint-Ouen, dit justement que lui, il va hisser les drapeaux israéliens, palestiniens et français, qu'il va maintenir pour cette journée. Bien sûr. Donc lui, il choisit justement de mettre les deux.

Est-ce que ça, c'est une solution pour ceux qui veulent marquer la journée ? D'abord, rappelons simplement que le drapeau qui est à droite cité en France et devant la mairie française, c'est le drapeau français, tout simplement. La deuxième chose importante, c'est qu'aujourd'hui, moi ce n'est pas ce que je vois. Je vois le maire de la Courneuve qui a hissé un drapeau palestinien en écrivant « Stop au génocide ». Au génocide. Cette accusation de génocide dont on sait très bien ce qu'elle porte avec elle, c'est la même accusation de génocide qui fait qu'aujourd'hui, vous avez des étudiants juifs dans des amphis en France qui sont jetés dehors, qui sont exclus de boucles de discussion

27:11
Présentateur

des étudiants qui sont victimes. Parce que vous disiez quand même que ce que fait Benjamin Netanyahou est à vos yeux inacceptable. Alors si ce n'est pas un génocide, qu'est-ce qui se passe en ce moment ?

27:20
Invité

Mais ce qui se passe, c'est une réaction disproportionnée. Ce qui se passe, c'est une utilisation de la force qui n'est pas mesurée sans doute à la réalité du danger auquel est confronté Israël. Mais moi, je ne fais pas partie et je ne ferai jamais partie de ceux qui nieront la réalité existentielle auquel Israël est confronté. Et je ne ferai jamais partie de ceux qui retourneront contre Israël cette accusation de génocide. Parce que c'est une fausse immense. On se contente de dire

27:45
Présentateur

que c'est inacceptable. Mais dans les actes, on fait quoi ? Parce que vous n'êtes pas pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Vous n'êtes pas, ça c'est entendable pour les drapeaux palestiniens sur les mairies.

27:53
Invité

De toute façon, c'est absolument symbolique.

27:56
Présentateur

Mais enfin, qu'est-ce qu'on fait concrètement ?

27:58
Invité

Mais encore une fois, je le redis, la chose la plus importante si on veut que cette guerre s'arrête, la première des choses à obtenir, c'est que le Hamas dépose les armes et que le Hamas libère les otages. Si le Hamas libérait tous les otages, il n'y aurait plus une seule victime civile à Gaza aujourd'hui. Donc on peut discuter avec le gouvernement israélien, on peut contester de manière franche et loyale auprès de lui la riposte qu'il apporte à cette menace qu'il subit.

La vérité, c'est qu'à la fin, le premier responsable de la tragédie que subit le peuple palestinien, comme les civils israéliens qui ont été victimes des pogroms du 7 octobre, le premier coupable de cette violence, c'est le Hamas.

28:36
Présentateur

François-Xavier Bellamy, vous dites que les maires qui demain vont mettre un drapeau feront une faute grave.

28:41
Invité

Est-ce qu'il faut sanctionner ces maires ? Il faut qu'ils soient condamnés et la justice l'a déjà fait. Le Conseil d'État a condamné le maire de la Courneuve qui avait hissé ce drapeau avec ce message. Et moi, je suis heureux que le ministre de l'Intérieur, je suis heureux que Bruno Retailleau ait donné la consigne très claire au préfet de faire retirer ces drapeaux. On a un ministre de l'Intérieur qui ne se cache pas derrière son petit doigt et qui assume sa responsabilité.

29:01
Présentateur

Ça a été possible pour l'Ukraine parce que la France, en tant que pays, soutenait l'Ukraine. Et Olivier Faure dit demain, c'est le président de la République, institution française, qui va reconnaître l'État de Palestine. Donc ce n'est plus un parti pris que de mettre un drapeau palestinien. C'est finalement la décision de la France.

29:14
Invité

Et vous vous rendez compte de la gravité de l'analogie ? Entre l'Ukraine et la Russie, qui est attaqué ? Qui a lancé les hostilités ? La Russie a attaqué l'Ukraine et nous avons effectivement soutenu l'Ukraine Vous reconnaissez la légitimité du président de la République, François-Xavier Bellamy. Qui a été attaqué le 7 octobre ?

29:28
Présentateur

D'où vient cette spirale de violence ? Ce n'est pas Emmanuel Macron, c'est le président de la République française. Mais je le redis,

29:37
Invité

qui a déclenché ce conflit ? Ce n'est pas quoi qu'on pense de la manière dont le gouvernement israélien réagit aujourd'hui. Ce n'est pas lui qui a déclenché ces hostilités.

29:46
Présentateur

C'est le président de la République française qui va reconnaître la Palestine demain.

29:49
Invité

Je comprends qu'il puisse y avoir un débat sur le fait de savoir si cette reconnaissance va ou non aider à mettre un terme aux hostilités. Qu'on célèbre cette reconnaissance, qu'on hisse le drapeau de Palestine en faisant exactement comme vous l'avez dit, l'occasion de cette reconnaissance, l'occasion de prendre fête et cause pour un camp contre un autre. C'est-à-dire pour quelqu'un ? C'est-à-dire pour quelqu'un ? C'est-à-dire pour quelqu'un ? En considérant qu'Israël est l'agresseur ?

30:12
Présentateur

C'est un sous-drapeau le drapeau palestinien ?

30:14
Invité

Mais encore une fois, quoi qu'on pense de cet État de Palestine qui de facto n'existe pas, c'est une reconnaissance purement symbolique. Quoi qu'on pense de cet État de Palestine et de la nécessité de le reconnaître aujourd'hui, célébrer cette reconnaissance et prendre parti contre le conflit, prendre parti contre Israël, c'est en réalité exactement comme votre question le montre d'une certaine manière, comme Olivier Faure le suggère, c'est renverser, renverser la situation d'agresseur à coupable. Israël a été victime du 7 octobre. Et Israël se défend. Sur ce point-là, il n'y a pas de discussion. Mais si, il y a une discussion.

Le président de la République lui-même a été l'un des premiers à soutenir Israël, son gouvernement, après les attaques du 7 octobre. Je ne crois pas qu'il y ait eu discussion à ce moment-là. Mais malheureusement, Bruno Jeudy, je me permets de dire qu'il y a quand même aujourd'hui, y compris d'ailleurs au sommet de l'État, une forme d'ambivalence dangereuse. Moi, j'ai regretté, comme beaucoup de Français, comme beaucoup de Français de confession juive ou comme beaucoup, je n'en suis pas, qui venaient à cette manifestation, que le chef de l'État ne soit pas venu marcher contre l'antisémitisme.

31:27
Présentateur

Et aujourd'hui... Attendez, ce que vous dites est extrêmement important. Vous dites, vous dénoncez à l'instant, qu'il y a une ambivalence de la part du président de la République à l'égard de la lutte contre l'antisémitisme.

31:37
Invité

Non. Ce que je dis, c'est que... Si, c'est ce que vous dites. Non, non. Ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui, il y a une priorité qui devrait être, pour toute la classe politique, une priorité nationale qui est la lutte contre le pire qui est en train de ressurgir. Cette situation, malheureusement, elle est aujourd'hui non plus en train d'unir tous les Français et tous leurs dirigeants, mais elle est en train de les diviser. Et pardon de le dire dans ces termes-là, mais je crois que c'est infiniment grave. Ce qui se passe en Israël, ce qui se passe sur le territoire de Gaza est une tragédie absolue. Mais ce qui se passe dans notre pays doit être pour nous la priorité.

Le Président a redonné des consignes. Qui aujourd'hui, qui aujourd'hui en France, qui aujourd'hui est obligé de retirer son nom de ces interphones ? Qui est obligé de changer son nom des applications qu'on utilise pour se déplacer ou pour se faire livrer quelque chose ? Qui aujourd'hui a peur d'être agressé ? De quelles confessions sont les étudiants qui sont victimes tous les jours d'une forme d'antisémitisme qui revient ? De quelle communauté parle-t-on lorsqu'on lance des sondages pour dire pour ou contre cette communauté ? Les juifs pour ou contre ? Vous avez entendu ça comme moi ? Vous avez entendu ?

Est-ce qu'on pouvait imaginer qu'en France, est-ce qu'on pouvait imaginer qu'en Europe, on vivrait de nouveau cette situation d'une infinie gravité que des personnes sont ciblées parce qu'elles sont de consonnance juive ? Parce qu'elles ont un nom de consonance juive ? Mais pour moi, c'est ça la tragédie prioritaire dont il faut s'occuper. Et quand je vois, pardon de le dire, Olivier Faure, toujours allié avec la France insoumise qui n'exclut toujours pas d'aller demain à des élections avec la France insoumise et qui laisse faire la montée de cet antisémitisme en laissant entendre que... en laissant entendre que les juifs...

Vous entendez la impression que le gouvernement et le président de la République n'en font pas assez dans la lutte contre l'antisémitisme. Gouvernement que vous soutenez par ailleurs vient... Moi, je crois que le problème n'est pas du gouvernement. C'est ce que vous dites. Et d'ailleurs, la communauté juivelle même le dit, le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour lutter contre l'antisémitisme. Le vrai problème, c'est qu'il y a des forces politiques en France qui ont choisi de capitaliser sur l'antisémitisme.

33:43
Présentateur

Et le président de la République, est-ce qu'il en fait assez ?

33:45
Invité

Est-ce que le président de la République en fait assez ? Je ne doute pas un seul instant que le président de la République soit opposé à l'antisémitisme. Évidemment, j'ai regretté seulement que nous n'ayons pas été tous dans la rue pour marcher contre l'antisémitisme. Et cette situation-là, elle me paraît malheureusement d'une infinie gravité quand on voit aujourd'hui ce que fait Jean-Luc Mélenchon est le camp qui l'entoure.

34:03
Présentateur

Il y a quelques instants, on évoquait vos lignes rouges par rapport au gouvernement qui est en train d'essayer de construire Sébastien Lecornu. Il y a la question de l'immigration, vous l'évoquiez. Est-ce que vous avez signé la pétition qui a été initiée par Philippe Devilliers pour demander un référendum sur l'immigration ?

34:16
Invité

Non, mais je pourrais le faire. Nous demandons ce référendum depuis très longtemps.

34:19
Présentateur

Pourquoi vous ne l'avez pas fait ?

34:20
Invité

Je n'ai pas eu l'occasion de le faire.

34:22
Présentateur

Est-ce que vous allez le faire ?

34:23
Invité

Ça ne me poserait aucun problème de le faire parce que ce référendum sur l'immigration, c'est une demande que nous portons depuis des années maintenant. Depuis des années. Et au fond, la vraie question, c'est d'abord cette demande-là qui est partagée.

34:33
Présentateur

Est-ce que vous avez la volonté de signer cette pétition ?

34:35
Invité

Oui, je peux le faire sans aucun problème. Je partage parfaitement cette demande. Et là encore, si on écoute les sondages, vous parliez des sondages tout à l'heure, il y a 72% des Français qui, dans un sondage récent, disent leur volonté d'un référendum sur l'immigration.

34:48
Présentateur

Est-ce que vous seriez en faveur même de manifestations contre l'immigration à l'image de celle qu'on a pu voir à Londres qui a réuni 150 000 personnes à l'initiative d'un mouvement là-bas d'extrême droite ?

34:59
Invité

Mais on n'a même pas besoin de manifestations. Vous avez une majorité écrasante de Français qui disent qu'il faut arrêter cette immigration incontrôlée que nous subissons depuis longtemps. Mais cette manifestation de Londres,

35:07
Présentateur

vous l'avez comprise ou elle vous a choquée ?

35:09
Invité

De tous les camps. Vous l'avez comprise

35:10
Présentateur

ou elle vous a choquée ?

35:11
Invité

Moi, je voudrais parler du fond du problème, pas de pétition ou de manifestation. Le fond du problème, c'est ça. Le fond du problème, pardon de le dire, parce que c'est quand même un moment qui devrait nous obliger à constater l'urgence d'agir. Il y a exactement un an, c'était la mort de Philippine. Il y a un an. Apolline de Baller m'a reçu sa maman vendredi matin. Et j'ai trouvé le témoignage de sa maman absolument bouleversant. Mais ce témoignage, il devrait constituer pour nous une urgence à agir. L'urgence d'agir. Parce que celui qui a tué et violé Philippine, il était sous OQTF après avoir déjà violé trois ans plus.

35:45
Présentateur

Mais Bruno Retailleau est ministre de l'Intérieur ?

35:46
Invité

C'est exactement pour cela que Bruno Retailleau porte la nécessité de sortir de cette passivité sur l'immigration illégale. A la fois par la mesure qu'il a prise au plan national et le nombre d'expulsions a augmenté depuis qu'il est arrivé en fonction, mais aussi par le travail que nous faisons au plan européen. Mais néanmoins, vous n'obtenez pas d'advancées concrètes sur l'immigration de la part des différents premiers ministres. Et ça, c'est le travail concret que nous faisons pour obtenir que la politique européenne change radicalement sur le sujet.

Il y a aujourd'hui une directive sur les expulsions qui s'appelle la directive retour qui en réalité empêche les États d'expulser et qui est directement en cause dans la mort de Philippines. Pour Philippines, pour tous ceux qui ont été victimes de l'immigration irrégulière et pour notre pays qui a besoin de retrouver le contrôle de ses frontières, nous sommes en train d'obtenir une nouvelle réglementation, un règlement sur les retours qui va renverser la logique. Le départ aujourd'hui de principe, c'est le départ volontaire. Quand vous arrêtez quelqu'un qui est illégalement sur votre sol, vous devez lui laisser le temps de partir.

Et bien ce temps, il l'utilise pour disparaître dans la nature. On va renverser cette logique. Le départ forcé va devenir la norme parce que nous ne nous résignons pas à ce que Bruno Retailleau appelle l'impossibilisme, à cette impuissance de l'État et nous allons montrer que les solutions sont possibles. François-Xavier Bellamy,

36:54
Présentateur

il y en a une justement pour laquelle effectivement ce discours sur l'immigration est extrêmement important aussi. C'est Marion Maréchal qui a fait en quelque sorte sa rentrée hier à Paris. Elle était entourée de ses alliés européens. Je vous propose de découvrir cette photo de Marion Maréchal devant, derrière pardon, plutôt son pupitre hier lors de son discours. et vous allez voir ce qui est inscrit juste en dessous du pupitre de Marion Maréchal. Vous voyez, il est inscrit la droite qui gagne. Pour vous, Marion Maréchal, c'est la droite ?

37:21
Invité

Marion Maréchal est de droite, oui, il n'y a pas tellement d'ambiguïté à ce sujet. Elle n'est pas d'extrême droite ? Elle est de droite, je ne sais pas à quoi... Marion Maréchal, elle fait partie au Parlement européen du groupe ECR qui comporte des alliés comme Giorgia Meloni en Italie. Giorgia Meloni dont l'élection avait été accueillie par des cris d'orfraie épouvantables et qui aujourd'hui gouvernent de manière paisible, démocratique en s'appuyant sur une coalition qui inclut plusieurs... Pour vous, Marion Maréchal,

37:50
Présentateur

c'est partie de la famille de la droite.

37:52
Invité

Mais mon point de désaccord, c'est que la droite qui gagne, ce n'est pas celle de Marion Maréchal aujourd'hui. La droite qui gagne, c'est la nôtre. C'est celle des Républicains et de leurs alliés en Europe.

38:01
Présentateur

Pas l'élection présidentielle. Pardon, mais...

38:03
Invité

Dans l'Union européenne aujourd'hui, dans toute l'Europe, la famille politique qui gagne, c'est la nôtre. C'est celle du PPE. Est-ce que Marion Maréchal... C'est celle de la droite de gouvernement ? Et Giorgia Meloni qui gouverne en Italie parce que le PPE la soutient. Dans l'optique de gagner, François-Xavier Meloni, juste en une phrase. Quand j'ai été élu en 2019, il y avait 7 gouvernements de notre famille politique sur 28 en Europe. Aujourd'hui, il y en a 15 sur 27. La droite qui gagne partout en Europe, c'est la nôtre. Et celle qui gagnera demain en France, je n'en doute pas un instant, c'est la nôtre.

Et c'est pour ça que nous nous battons avec Bruno Retailleau et tous les parlementaires, les Républicains.

38:36
Présentateur

Si une primaire est organisée pour désigner un candidat de la droite et du centre, est-ce que Marion Maréchal a sa place déjà dans cette primaire ou pas, pour vous ?

38:44
Invité

Mais moi, je crois que notre devoir, c'est de reconstruire les Républicains et de reconstruire une proposition politique qui puisse demain réunir une majorité de Français et donc réunir d'abord tous les électeurs de droite. Moi, je crois à cette union de tous les électeurs de droite dans la famille politique. Mais ça ne me dit pas où à où à notre primaire. Laurent Wauquiez, il dit de Tarmanin

39:01
Présentateur

à Sarah Knafo.

39:02
Invité

La seule chose que j'observe, c'est que Marion Maréchal a fait campagne pendant toute l'élection européenne en parlant d'union des droites mais en attaquant notre famille politique en priorité. Et j'en suis le premier, désolé, parce que je crois que notre devoir, c'est d'abord de nous concentrer sur la nécessité de combattre le risque que la gauche représente dans notre pays. Est-ce que vous pourriez gouverner avec Marion Maréchal ? Je vous le redis, mon principal objectif, c'est de faire en sorte que les Républicains redeviennent la force politique de droite qui réunira tous les électeurs de ce pays qui veulent l'alternance pour la France. Alors, je vais poser ma question au Tromar.

Est-ce qu'un gouvernement les Républicains comprendrait Marion Maréchal ? Mais un gouvernement les Républicains, ce sera un gouvernement les Républicains. Vous ne répondez pas, monsieur le ami. Je vais juste, en un seul mot, essayer de vous dire la différence, et c'est ce qui me frappe beaucoup, y compris dans le discours de Marion Maréchal, entre la France et l'Italie. L'Italie, c'est un système parlementaire. Donc, les formations politiques se présentent chacune sous leur couleur, ensuite elles font des coalitions. Mais pourquoi vous restez ambigu

39:56
Présentateur

sur ce sujet ? Pourquoi vous n'assumez pas de vouloir ou pas Madame Maréchal ou Sarah Knafot, par exemple, dans une primaire ou dans un gouvernement ? Enfin, c'est assez simple comme choix.

40:02
Invité

Mais parce qu'en France, on a des institutions différentes. En France, l'élection fondamentale, c'est l'élection présidentielle. Et ce que vous êtes en train de me demander, c'est si les Républicains vont décider d'abandonner leur couleur. Ça fait des années qu'on me dit qu'on va disparaître. Non, mais est-ce que Marion Maréchal aurait sa place à vos côtés ? C'est ça ma question, c'est simple. Mais je vous redis, Marion Maréchal, elle a fait toute sa campagne à l'élection européenne en tapant en particulier sur votre serviteur. Donc, je suis désolé, moi, je n'ai jamais confondu mes concurrents de mes adversaires.

Je crois qu'aujourd'hui, le grand défi pour nous, c'est de reconstruire une formation politique de droite qui puisse susciter la confiance de tous les électeurs de ce pays bien au-delà de la droite qui veulent l'alternance pour la France. Je ne vais pas commencer en vous expliquant que les Républicains ne seront pas capables d'y parvenir. Je crois que nous en serons capables parce que c'est ce qui se passe partout autour de nous en Europe. Mais demain, il y a un second tour

40:49
Présentateur

dans une élection entre Marion Maréchal, par exemple,

40:52
Invité

et Manuel Bompard. De la France insoumise, vous votez pour qui ? Oui, alors on peut aussi imaginer un second tour entre, je ne sais pas, M. Asselineau et M. Philippot, si vous voulez. Vous leur faites un jure, là, quand même. Non, non, mais on peut faire toutes les spéculations que vous voulez. On sera au second tour de cette élection présidentielle. Et je crois que Bruno Retailleau fait la démonstration depuis un an que la droite, quand elle est au combat, quand elle est dans l'action, avec tous les députés républicains, avec tous les sénateurs, avec tous nos maires partout en France, nous savons réunir les Français et nous saurons le faire demain.

41:19
Présentateur

Un mot sur ce qui se passe aux États-Unis avec la mort de Charlie Kirk, dont on a beaucoup parlé, influenceur conservateur. Donald Trump va se rendre à ses obsèques bientôt. Il y a eu en parallèle l'éviction d'un célèbre animateur, Euron Maurice de Latine, qui avait critiqué Charlie Kirk et le mouvement conservateur. Quel regard vous portez sur ce qui est en train de se passer ? Est-ce qu'il y a eu une perte de la liberté d'expression aux États-Unis ?

41:43
Invité

Ce n'est pas facile, mes réponses je cours, s'il vous plaît. En une phrase, je crois que le grand danger pour nos démocraties, c'est que nous perdons le sens du désaccord respectueux, loyal, intelligent. Le sens de ce que devrait être la jubilation d'un débat d'idées qui nous permet de rencontrer la vision d'autrui sans pour autant transformer le désaccord en plus. Merci beaucoup. Et c'est ça la tentation qui guette pas seulement les États-Unis, mais aussi nos sociétés. Merci beaucoup François-Xavier Bellamy. Merci.