Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 12 octobre 2023 152 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & familleTravail & emploi

Audition de Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous présenter votre feuille de route à la tête du ministère un mois et demi après la rentrée ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous des premières mesures fortes (interdiction du port de l'abaya, report des épreuves de spécialité du bac) ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous faire un point sur la mise en place du pacte enseignant ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Quelle est votre position sur la formation continue des enseignants ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous améliorer l'attractivité du métier d'enseignant ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Quelles solutions pour garantir un enseignant qualifié devant chaque élève ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Gabriel AttalChiffre
    « un élève de 4e de 2018 avait le niveau d'un élève de 5e de 1995 en 23 ans c'est un an qui a été perdu »
  • 6:00Gabriel AttalChiffre
    « un élève sur 3 qui rentre en 6e ne sait pas lire écrire et compter correctement »
  • 7:00Gabriel AttalChiffre
    « un élève sur de en classe de 6e ne sait pas dire combien il y a de quart d'heure dans 3/4 d'heure »
  • 8:00Gabriel AttalChiffre
    « à l'occasion du brevet des collèges pour les élèves de 3e 25 % d'entre eux on moins de 4/ 20 en mathématiques »
  • 9:00Gabriel AttalChiffre
    « depuis 2017 l'école a perdu 300000 élèves du fait de la démographie le budget augmenté de 30 % »
  • 10:00Gabriel AttalChiffre
    « les professeurs sont rémunérés entre 125 et 250 € nets de plus par mois qu'à la rentrée précédente septembre 2022 septembre 2023 »
  • 11:00Gabriel AttalChiffre
    « les professeurs néotitulaires qui démarrent dans l'enseignement ils sont désormais rémunérés 2100 € nets par mois »
  • 12:00Gabriel AttalChiffre
    « plus de la moitié des aesh sont désormais en CDI »
  • 13:00Gabriel AttalChiffre
    « l'an dernier il y a 15 millions d'heures de cours qui n'ont pas été honorés pour les élèves »
  • 16:00Gabriel AttalChiffre
    « entre avril 2022 et janvier 2024 c'est plus 11 % au global en moyenne de revalorisation »
  • 3:15Chiffre
    « Un professeur sur deux a été victime d'une agression. »
  • 0:30Sénateur (non identifié)Fait
    « on a effectivement les niveaux qui sont qui ont chuté plutôt que que de progresser »
  • 4:30Sénateur (non identifié)Fait
    « il nous faut une organisation administrative corriger une prise en charge des des enfants en situation de handicap plus qualitative et surtout continue »
  • 12:30Sénateur (non identifié)Chiffre
    « il y a 4000 postes d'ESH qui ont été ouverts en 2023 »
  • 14:30Sénateur (non identifié)Chiffre
    « on est passé de 24 élèves par classe en moyenne à 21 élèves par classe en moyenne en primaire depuis 2017 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

votre première audition au sein de notre commission dans vos nouvelles fonctions de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse au nom de tous mes collègues avec un peu de retard mais le calendrier du Sénat en veut ainsi en est ainsi je tiens à vous féliciter pour cette nomination et vous souhaiter bien sûr un plein succès dans cette mission dont nous mesurons bien ici la complexité comme vous le savez déjà monsieur le ministre vous trouverez au sein de notre commission des interlocuteur attentif exigeant mais constructif soucieux à l'image de notre rapporteur Jacques groperin d'entretenir le dialogue avec vous et vos services sur des sujets essentiels pour les élèves et l'ensemble de la communauté éducative je tiens je pense en particulier à la question de l'attractivité du métier d'enseignement en d'enseignant pardon sur lequel nous avons beaucoup travaillé depuis de nombreuses années ici à la lutte contre le harcèlement scolaire et au cyberhcèlement sur laquelle le le Sénat s'est penché en 2021 ou encore à la politique d'inclusion scolaire par ailleurs comme vous le savez sans doute nousous avons créé avec la commission des lois une mission de contrôle disposant de pouvoir d'enquête consacré aux modalités de signalement et de traitement par les pouvoirs publics des pressions menaces et agressions subies par les enseignants dont les travaux de cette commission de cette mission vont vont reprendre et dans le cadre de laquelle nous aurons également PLA évidemment à à vous entendre mais notre audition du jour est est consacrée au priorités que vous avez défin dans le cadre de vos prises de fonctions nous aurons aussi l'occasion de vous entendre dans dans quelques jours sur le projet Doig de finances donc par conséquentes chers collègues je vous demanderai cet après-midi de de ne pas aborder les questions liées au projet doit de finance puisque nous aurons une une audition d'ici quelques semaines pouvez-vous ainsi Monsieur le ministre nous présenteer votre feuille de route à la tête du ministère de l'Éducation nationale un mois et demi après la rentrée pouvez-vous nous dresser un premier bilan de celle-ci et des premières mesures fortes je pense évidemment à l'interdiction du port de de laba ou du report des épreuves de spécialité du bac au mois de juin que vous avez été amené à prendre pourriez-vous nous faire aussi un point sur la mise en place du pacte enseignant êtes-vous satisfait des des premières adhésions des des enseignants monsieur le ministre je vais vous laisser la parole pour une intervention liminaire d'une quinzaine de minutes après vous avoir rappelé que cette audition est captée et diffusée en différé sur le site internet du Sénat et puis ensuite comme il en est de coutume je donnerai la parole d'abord au rapporteur que nous venons de désigner JAC gros Perin et ensuite bien sûr à chacun des des S chacune des sénatrices et chacun des sénateurs qui souhaitera le faire monsieur le ministre la parole est à vous merci monsieur le Président cher Laurent à fond mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs vous l'avez dit c'est ma première audition devant cette commission mais en réalité c'est ma première audition parlementaire depuis mes nouvelles fonctions de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse vous n'êtes donc pas en retard par rapport au calendrier je suis très heureux de vous retrouver beaucoup d'entre vous avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler dans mes précédentes fonctions au budget retrouvver Jacques groserrin nous avions tous les deux été rapporteurs quand j'étais député de la loi sur l'orientation et la réussite des étudiants début du précédent quinena et on avait eu une CMP conclusive ce qui montre la capacité qu'on peut avoir à travailler tous ensemble je vous remercie vraiment de votre invitation à m'exprimer devant vous dès la reprise de vos travaux je profite également de cette opportunité pour saluer et féliciter celles et ceux d'entre vous pour qui c'est aussi une première audition dans cette assemblée ou au sein de cette commission l'éducation nationale est une préoccupation majeure des Français à juste titre tant l'école occupe une place singulière dans notre société et dans l'histoire de notre nation vous êtes le relais de cette préoccupation à travers les travaux que vous menez tant au sein de cette commission que dans l'hémicycle c'est donc pleinement conscient du rôle qui est le vote notamment en matière de contrôle de l'action du gouvernement et avec la plus grande rigueur que je tâcherai à répondre à vos interrogations aujourd'hui mais évidemment dans les mois qui viennent l'école je le disais c'est ce qui réunit les familles et la République au sein d'une même espérance commune que chaque enfant de France puisse par l'école et grâce à l'école s'élever et s'émanciper qu'aucun destin ne soit écrit d'avance c'est la promesse de la République et cette promesse c'est celle de son école lors de cette rentrée scolaire j'ai eu l'occasion de préciser mon ambition pour ce ministère pour ces quelques 12 millions d'élèves pour leur famille et pour plus d'un2000 personnels dont 860000 enseignants c'est chaque année je le dis un petit miracle d'organisation que cette rentrée scolaire et je veux ici remercier de nouveau très chaleureusement tous les enseignants les directeurs d'école les chefs d'établissements tous les personnels des directorat qui ont uvré pour cette rentrée je souhaite vous faire part en introduction des échanges on m'a indiqué qu'il fallait pas être trop long pour qu'on puisse échanger les chantiers que j'ai engagé dès ma prise de fonction et d'abord en vous disant que je suis lucide malgré le travail conduit ces dernières années il reste encore beaucoup à faire pour réparer ce que j'ai appelé les mots de l'école les mots de l'école disons-le clairement sont le fruit de décennies de sous-investissement d'une absence de reconnaissance de nos professeurs d'une contestation de leur autorité comme plus généralement de l'autorité des savoirs dans notre société ils sont enfin le fruit d'une école qui ne garantit plus toujours le bien-être et j'ose le dire le bonheur des élèves comme des personnels voilà pourquoi j'ai fixé à mon ministère trois priorités claires la première élever le niveau général la seconde réaffirmer les droits et devoirs à l'école et la troisième bâtir une école qui émancipe et qui rend heureux ma première priorité c'est donc d'élever le niveau par un véritable choc des savoirs un mot d'abord sur le constat mais il est hélas connu notre pays a connu une baisse du niveau général ces dernières décennies un élève de 4e de 2018 avait le niveau d'un élève de 5e de 1995 en 23 ans c'est un an qui a été perdu quand on regarde aujourd'hui les évaluations nombreuses qui sont réalisées chaque année les évaluations nationales que nous devons à l'action de Jean-Michel Blanquer je dois le dire nous voyons qu'un élève sur 3 qui rentre en 6e ne sait pas lire écrire et compter correctement nous voyons que un élève sur de en classe de 6e ne sait pas dire combien il y a de quart d'heure dans 3/4 d'heure nous voyons que à l'occasion du brevet des collèges pour les élèves de 3e 25 % d'entre eux on moins de 4/ 20 en mathématiques au brevet des collèges le 4/ 20 étant la note la plus distribuée en mathématique au brevet des collèges ce retard s'accumule et se et se perpétue tout au long de la scolarité c'est donc dès les premières années qu'il nous faut agir nous savons pour la maîtrise des savoirs fondamentaux c'est dès le début de la scolarité que tout se joue c'est dès le début que l'on peut éviter un décrochage qui reste un échec pour tous c'est dès le début qu'il nous faut replacer au cœur de l'école la notion d'exigence l'exigence sans laquelle il n'y a ni excellence ni égalité des chances dans notre école républicaine pour cela mon ministère dispose de moyens historiques le projet de loi de finances pour 2024 que vous aurez examiné dans les prochaines semaine prévoit une augmentation inédite du premier budget de la Nation je vais pas rentrer dans le détail puisqu'on aura une audition dédiée mais simplement pour donner un chiffre que j'ai donné tout à l'heure aux questions d'actualité au gouvernement depuis 2017 l'école a perdu 300000 élèves du fait de la démographie le budget augmenté de 30 % 300000 élèves de moins 30 % de budget en plus ça ne s'est jamais vu dans les dernières décennies dans le quinquena qui s'ouvre l'école perdra autour de 400000 élèves du fait de la démographie qui doit évidemment nous préoccuper une question a lieu tout à l'heure sur le sujet et le budget continuera à augmenter nous avons amélioré le taux d'encadrement ces dernières années nous allons continuer à l'améliorer en 2024 ce ces budgets et ces moyens supplémentaires nous permettent de poursuivre un certain nombre de chantiers d'achever à la rentrée 2024 le dédoublement des classes de grandes sections de maternelle en Rep et REP plus ce qui permettra à notre pays d'enseigner à 500000 élèves en grandes sections CP et CE1 dans des classes dédoublées précisément là où nous devons briser les inégalités de destin de poursuivre l'effort d'accueil dès 2 ans en très petite section avec 60 dispositifs supplémentaires en quartier politique de la ville soit une augmentation de 50 pour de renforcer l'apprentissage de la lecture et la pratique de l'écriture dès le CP et tout au long de l'école élémentaire il y a urgence c'est pourquoi nous renforçons aussi la lecture de texte long dès le CM1 j'ai eu l'occasion de l'annoncer l'écriture d'au moins un texte par semaine en CM2 et les stages de réussite durant les vacances scolaires dans le cadre du dispositif école ouverte dont 300000 élèves ont bénéficié l'an dernier les nouvelles évaluation nationale en CM1 qui se sont déroulé ces dernières semaines et dont les résultats sont en cours de consolidation nous permettront également d'identifier les besoins de chaque élève pour mieux y répondre enfin en 6e cela nous permet de déployer des SEP rentrées une heure de plus par semaine en français et en mathématiques par groupe d'élèves réparti par besoin parallèlement aux enseignements aux classes entières pour des cours de soutien ou d'approfondissement dans ces matières fondamentales c'est la clé de même que la généralisation des devoirs faits en 6e qui permettent en moyenne 2h30 par semaine de soutien aux élèves et je soulligne ici que ce sont les élèves de REP et REP plus qui en bénéficient le plus au lycée le rétablissement dans le Tron commun de la première générale d'unh30 obligatoire de mathématique par semaine il faut avoir la lucidité là aussi de le reconnaître supprimer les mathématiques du Tron commun a été une erreur de la même façon positionner les épreuves de spécialité du baccalauréat général et technologique en mars n'était pas une bonne idée on l'a vu cette année avec une très forte augmentation de l'absentéisme et globalement de la démotivation des élèves après les épreuves de spécialité en mars puisqueune grande partie d'entre eux savaient à ce moment-là qu'ils avaient leur baccalauréat avec les les notes des épreuves de spécialité et le contrôle continu nous avons la lucidité de le reconnaître et je le crois le pragmatisme d'y répondre c'est pour répondre à votre question sur cette décision que j'ai eu à prendre dès ma nomination vous le savez j'ai fait le choix non seulement après avoir échangé avec les organisations syndicales et les représentants des parents d'élèves et des personnels de rétablir ces épreuves en juin mais j'en ai profité pour réaffirmer que l'année scolaire doit aller jusqu'au bout du mois de juin que la reconquête du mois de juin est une priorité absolue nous avons donc donc positionner les épreuves assez tard dans le mois de juin de sorte que dans les deux premières semaines de juin tous les élèves du lycée auront cours que dans la deuxème quinzaine de juin il y aura les premières et les terminales en épreuve et que les élèves de Seconde réaliseront un stage en entreprise en administration en association ce qui veut dire que tous les élèves seront mobilisés jusqu'à la fin du mois de juin de la même manière j'ai décidé de positionner les épreuves du brevet des collèges le plus loin que ce n'a jamais été au mois de juillet ça a très rarement été au mois de juillet pour que les élèves du collège restent en cours jusqu'à la fin du mois de juin on ne peut pas ambitionner d'élever le niveau en acceptant que l'année scolaire s'arrête pour des élèves dès la fin du mois de mai dans la voie professionnelle la réforme que nous engageons en cette rentrée augmentera d'un milliard d'euros les moyens des lycées professionnels permettra de développer les périodes de formation des élèves en milieu professionnel ces stages seront désormais gratifiés de 50 à 100 € par semaine ça permettra de déployer des cours en petits effectifs dans les enseignements généraux mais aussi de créer de nouvelles options pour les lycéens professionnels avec des cours d'entrepreneuriat des cours de codage ou des langues vivantes pour poursuivre cette bataille des savoirs j'ai annoncé la semaine dernière la mise en place d'une mission avec des recteurs des chercheurs des inspecteurs de l'éducation nationale des professeurs et d'autres personnels de terrain qui me remettront leur conclusions d'ici la fin de l'année je le redis il y a urgence pour élever le niveau et lutter contre tous les déterminismes nous aurons je l'espère l'occasion d'échanger sur cette mission et ces recommandations fondamentales pour l'avenir de notre pays vouloir élever le niveau c'est évid évidemment aussi lutter contre les cours perdus pour les élèves l'an dernier il y a 15 millions d'heures de cours qui n'ont pas été honorés pour les élèves 15 millions d'heures d'absence non remplacé on peut pas ambitionner d'élever le niveau avec 15 millions d'heures de cours perdu sur une année j'ai fait de ce sujet une priorité sur ces 15 millions d'heures perdues la moitié sont lié à l'organisation de notre système et donc il faut éviter les absences évitable en repositionnant les épreuves de spécialité du mois de mars Au mois de juin nous récupérons des heures qui étaient perdues à cause de l'organisation des examen j'ai assumé j'assume le choix de positionner désormais la formation continue des enseignants en dehors du temps de classe je dis pas en dehors du temps scolaire et uniquement sur les vacances mais en tout cas en dehors du temps de classe c'est près de 2 millions d'heures de cours l'an dernier qui ont été perdu du fait de temps de formation des enseignants sur le temps de la classe pour ce qui est des absences qu'on ne peut pas éviter il y en aura évidemment toujours dans une administration 1200000 agents il nous faut améliorer notre capacité de remplacement c'est donc pour répondre à votre deuxème question sur le pacte enseignant puisque vous savez le pacte vise à mieux rémunérer mieux soutenir les les enseignants qui s'engagent notamment dans le remplacement de courte durée il y en a déjà beaucoup qui s'engageaient dans le remplacement de courte durée ces années précédentes en heures supplémentaires ils seront désormais rémunérer 50 % de plus pour ces missions qu'ils effectuaient déjà jusqu'à l'année dernière un enseignant qui faisait du remplacement de courte durée était rémunéré je crois 41 € brut de l'heure avec le PACT enseignant ça passe à 70 € brut de l'heure augmentation très importante qui a vocation à ce qu'il y ait évidemment davantage de remplacement pour ces cours qui sont sinon perdu pour pour les élèves vous m'interrogiez sur la le déploiement du PACT j'ai eu l'occasion de communiquer sur des premiers chiffres mais qui sont vraiment très préliminaire parce qu'il date de la fin du mois de septembre plutôt la deème début de la deuxème moitié de septembre que toutes les académies n'ont pas pu nous les faire remonter et que vous le savez le recours au Pact dépend beaucoup des protocoles sur le remplacement signé dans chaque établissement et que tous les établissements n'avaient pas signé leur protocole et pourtant un enseignant sur qu s'est engagé dans le PACT c'est même un sur TR au collège et un sur TR au lycée professionnel ce qui est quand même assez loin des prévisions parfois on va dire terrible qui était faite notamment par certains observateurs ou certaines organis syndicale moi je veux les remercier évidemment de s'être engagé dans le pacte enseignant j'aurai l'occasion d'avoir un nouveau bilan chiffré sur le pacte au retour des vacances de la toussin et évidemment je répondrai aux questions que vous aurez sur ce sujet ma deuxième priorité c'est de bâtir une école des droits et devoirs c'est d'abord un devoir de reconnaissance que nous avons et que j'ai comme ministre vis-à-vis de tous ceux qui font vivre l'école cela passe en grande partie par la rémunération en la matière là aussi nous tenons nos engagements en cette rentrée les professeurs sont rémunérés entre 125 et 250 € nets de plus par mois qu'à la rentrée précédente septembre 2022 septembre 2023 et ce sans conditions il y a eu deux revalorisations du point d'indice une revalorisation socle en cette rentrée ça fait entre 125 et 250 € nets de plus par mois entre septembre 22 et septembre 23 pour les professeurs néotitulaires qui démarrent dans l'enseignement ils sont désormais rémunérés 2100 € nets par mois c'est même 2466 € en r plus avec ces revalorisations inédites nous effaçons en grande partie une génération de déclassement salarial pour nos professeurs et nous revenons exprimer en point de Smic à un niveau de rémunération supérieur par rapport à celui de l'an 2000 c'est la plus forte augmentation de salaire dans l'éducation nationale depuis des décennies j'entends évidemment qu'il y a en grande partie du rattrapage justement de ces dernières décennies j'entends que pour un certain nombre d'enseignants c'est encore difficile mais enfin il me semble important de reconnaître qu'il n'y a pas eu d'équivalent ces 30 dernières années d'augmentation salariale dans l'éducation nationale que ce que nous avons fait c'est depuis la réélection du président de la République depuis la réélection du président en 2022 entre mi-2022 et janvier 2024 Paris que vous savez qu'il y a une dernière mesure en janvier 2024 avec l'injection de 5 point d' indice majorés pour tous les fonctionnaires mais qui bénéficiera aussi au enseignants si on met bout à bout ces mesures entre avril 2022 et janvier 2024 c'est plus 11 % au global en moyenne de revalorisation ce devoir de reconnaissance nous le devons également aux aesh qui accompagnent chaque jour les élèves en situation de handicap dans leur scolarité en cette rentrée plus de la moitié des aesh sont désormais en CDI ce qui marque notre volonté forte de déprécariser ce métier l'an dernier on était à peine en dessous de 30 % d'Es en CDI par ailleurs toute bénéficie d'une revalorisation de 10 à 13 %. évidemment si on veut structurellement et véritablement améliorer la rémunération des aesh c'est sur le temps de travail qu'il faut jouer si vous vous vous êtes à 24 he maximum par semaine pour améliorer votre rémunération il faut évidemment augmenter le volume horaire c'est la raison pour laquelle nous travaillons évidemment avec les collectivités locales sur le temps périscolaire nous travaillons aussi dans les suites de la Conférence nationale du handicap sur des missions supplémentaire qui pourrait être confié aux aesh pour leur permettre d'avoir un temps complet et donc une meilleure rémunération mais nous attendons pas ce travail pour faire une revalorisation nous poursuivons également l'effort de recrutement à l'heure où je vous parle nos effectifs et nos écoles comptent 15 à ESH de plus qu'à la rentrée 2022 l'école des droits et devoirs c'est aussi le respect de l'autorité du maître et de l'autorité des savoirs c'est le respect des principes les plus élémentaires de notre République comme la laïcité ces derniers mois nous le savons les atteintes à la laïcité s'étaient développé à un rythme inquiétant que cela concerne la contestation des enseignements en histoire géographie en SVT ou dans d'autres disciplines ou bien sûr le port de tenue non conforme à la loi de 2004 vous le savez j'ai assumé une décision importante au moment de ma nomination une décision importante mais qui en réalité n'aurait pas dû être vécu comme telle puisqu'il s'agit simplement de décider d'appliquer la loi la loi de 2004 ce qu' a confirmé le Conseil d'État dans son avis qui a été remis suite aux référés qui ont été conduits par certaines associations sur ma décision le Conseil d'État a confirmé que je ne faisais qu'appliquer la loi de 2004 vous m'avez interrogé monsieur le Président sur la manière dont cette mesure s'est appliquée je suis je dit très satisfait de la manière dont cette mesure a été appliquée nous avons eu sur la première semaine de la rentrée scolaire autour d'un millier de contestations de la règle par des élèves ce qui est peu par rapport au nombre de tenue non conforme qui étit porté l'année dernière ce qui montre qu'une grande partie des élèves concernés s'était conformé à la règle pour le jour de la rentrée et surtout dans la quasi totalité des cas nous sommes parvenus par la pédagogie et le dialogue à a régler ces situations et moi je veux vraiment rendre hommage aux chefs d'établissement à leurs équipes aux équipes laïité valeur de la République des rectorats qui étaient au côté des chefs d'établissement pour engager ce dialogue et cette pédagogie avec les élèves et les familles pour moi ça montre que quand il y a de la pédagogie du dialogue bref de l'humain on arrive à gérer des situations tendues et c'est pour moi un enseignement y compris que je porte pour la question du harcèlement scolaire ma troisème priorité c'est enfin de construire une école qui émancipe et qui rend heureux s'émancipé c'est pour nos élèves la chance d'acquérir une autonomie d'esprit un esprit critique une ouverture intellectuelle à tous les savoirs et au monde cette émancipation passe d'abord par l'enseignement des humanités et de la culture générale c'est pourquoi nous étendons à tous les collégiens l'accès aux passeculture alors que plus de la moitié des élèves de 4e et de 3e ont pu bénéficier l'an passé d'une activité à ce titre visiter un musée avec un guide conférencier assister à une représentation au théâtre pratiquer un instrument de musique autant de découvertes et de pratiques qui font l'éducation artistique et culturelle de notre jeunesse et que nous développons en cette rentrée encore grâce à l'extension du passculture collectif à l'école nous allons également refonder pour la rentrée prochaine l'enseignement moral et civique j'y tiens tout particulièrement l'école doit non seulement élever le niveau mais former des républicains pour cela mon prédécesseur a saisi le Conseil supérieur des programmes qui me rendra ses propositions d'ici la fin de l'année je veillerai tout particulièrement à la place de nos institutions dans cet enseignement à l'Enseign ement de la laïcité et je sais Monsieur le Président que la mission que vous conduisez sera très utile là aussi pour enrichir ce travail là avec le sujet de la BAA évidemment on n pas réglé tous les sujets d'application de la laïcité à l'école loin de là je rappelle que dans les récentes études encore un enseignant sur deux déclare s'autocensuré notamment pour des raisons de contestation de la laïcité dois donc poursuivre et j'attends beaucoup de la mission qui est conduite par les sénatrices et les sénateurs sur ce sujet je veux avancer aussi sur l'éducation au médias et à l'information dont nous percevons chaque jour l'utilité face aux tentations de l'instantanée et de l'immédiateté qui ne remplaceront jamais l'esprit critique et le débat éclairé l'objectif est que dès la rentrée prochaine nous puissions doubler le temps dédié à l'enseignement moral et civique dès la 5e enfin je ne saurais parler des droits et devoirs d'une école qui rend heureux sans parler du droit absolu pour chaque élève de la République d'être en paix à l'école oui le devoir du politique et de garantir à chaque élève une scolarité sereine je veux bien sûr parler du fléo que représente le harcèlement scolaire qui a déjà fait souffrir trop de nos enfants et de leurs famillees parfois jusqu'à l'irréparable chaque élève a le droit à la parole chaque élève a le droit à l'écoute chaque élève a le droit d'être protégé voilà pourquoi le gouvernement et avec lui j'en suis sûr une très large majorité des membres du Parlement font de la lutte contre le harcèlement scolaire et le cyberhcèlement une cause absolument prioritaire pour notre école j'en ai fait en tout cas ma grande cause pour l'école et je n'accepterai pas qu'on oppose cette priorité là aux autres que j'ai évoqué précédemment on peut pas imaginer élever le niveau si on a des centaines de milliers ou des millions d'élèves qui sont malheureux à l'école quand vous êtes harcelé le harcèlement envahit totalement votre esprit il n'y a plus de place pour autre chose il y a plus de place pour les apprentissages agir pour le bonheur des élèves à l'école c'est aussi agir pour élever le niveau parce qu'on leur permet d'étudier et d'apprendre en paix je l'ai dit nous devons profondément nous remettre en question sur ce sujetl y compris dans les pratiques qui ont pu exister dès cette été j'ai publié un décret pour que désormais ce soient les élèves harceleurs et non les élèves harcelés qui soient contraint de changer d'établissement dès cette rentrée nous avons étendu le programme phare pour que 100 % de nos écoles collèges et lycées prennent pleinement leur part à une démarche de prévention de détection et de résolution de chaque situation individuelle nous devons remettre de l'écoute et de l'humain à tous les étages des rectorats à nos établissements dans chacune de nos écoles dans chacun de nos collèges et chacun de nos lycées de l'humain on ne luttera pas contre le harcèlement avec des plans ou avec des circulaires nous réussirons et j'ai vu au Danemark mais aussi dans certaines écoles de notre pays de très belles réussites pour faire reculer le harcèlement nous réussirons si nous changeons profondément de culture face au harcèlement et si nous nous en donnons les moyens les décisions que nous avons présenté avec la première ministre il y a quelques jours vise à traduire ce changement de culture ça passe évidemment par la poursuite du renforce la formation des personnels par la sensibilisation des élèves et des parents par le renforcement des moyens humains dans les académies et la mise en place d'équipes d'intervention dédié le 9 novembre prochain se tiendra dans tous nos établissements la journée non au harcèlement et pour la première fois dans notre histoire un temps dédié sera consacré dans chaque salle de classe à la prévention et au recueil de la parole par ailleurs internet et les réseaux sociaux ne doivent plus demeurer des zones de non droit où nos enfants naviguent en insécurité des formes de cours d'école sans règle ni supervisation par aucun adulte à cet égard je me réjouis des amendements adoptés par vos collègues députés dans le cadre du projet de loi visant à sécuriser et réguler l'espace numérique ces amendements qui ont été adoptés il y a quelques minutes à l'Assemblée nationale permettront aux juges d'interdire à l'élève harceleur l'accès aux réseaux sociaux pour une durée jusqu'à 6 mois sans préjuger de l'issue de la navette parlementaire j'ai la conviction que ces mesures sont de nature à participer au renforcement de la lutte contre le cyber harcèlement mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs les Français attendent beaucoup de leur école et ils ont raison la libération de la parole que nous observons ces dernières semaines sur le harcèlement démontre non seulement l'urgence à agir mais aussi tous les progrès que nous pouvons accomplir si nous sommes unis pour notre école au fond toutes les priorité de l'agenda que je viens de vous présenter sont liés on ne peut pas élever le niveau je le disais si nos élèves sont malheureux à l'école on ne peut pas élever le niveau si nos professeurs sont malheureux d'enseigner ne retrouve pas la fierté et le prestige d'un métier si indispensable en démocratie on ne peut pas élever le niveau si on retrouve pas le sens des principes à commencer par l'autorité du maître et l'autorité des savoirs qui permettent le progrès dans nos sociétés pour conduire toutes ces transformations je suis convaincu que nous saurons trouver des points d'accord dans l'intérêt supérieur du pays et de sa jeunesse uni pour son école notre pays n'en sera que plus fort et plus juste je vous remercie merci Monsieur le Ministre première série de questions de notre rapporteur budgétaire jacqu grerin qui veillera ne pas poser toutes les questions oui j'ai bien compris monsieur le Président Monsieur le Ministre merci de votre propos quel programme quel programme et quel programme j'avais en son temps lors de lors d'une audition avec votre prédécesseur dit à votre prédécesseur soyez ministre peser et cetera je ne doute pas de vos convictions de vos enthousiasmes de votre énergie je voudrais tout d'abord saluer ce qui n'est pas courant de la part deune opposition politique mais d'une opposition en tout cas républicaine les gestes que vous avez eu vis-à-vis de cette interdiction que vous avez proposé et combien de fois nous l'avons demandé au à votre prédécesseur l'interdiction donc de la BAA et je crois qu'un moment donné vous avez dit vous avez assumé je crois que le terme est bien é assumé la France en tout cas les Français les chefs d'établissement l'attendaient et et vous en remercie la deuxième chose je voudrais aussi euh vous féliciter sur votre prise de position vis-à-vis des courriers vis-à-vis de Versailles ce sont des gestes qui ne sont pas anodins parce que les parents vous écoutent vous entendent et vous représentez le ministère de l'Éducation nationale et vous représentez aussi quelque part la France et enfin euh peut-être aussi vous dire et et dans cette période singulière tout à l'heure sur les question d'actualité avec où il y avait beaucoup de d'émotion la visite ce matin d'une école juive à sarcell avec le ministre de l'intérieur c'est un moment important qui est regardé et c'est grâce à des moment comme ça que vous pourrez que vous symbolisez la République mais vous pourrez aussi à un moment donné apporter beaucoup de choses à la République et à notre nation qui en ce moment souffre j'ai entendu je serai pas trop long parce qu'il y aura d'autres moments le président l'a fort bien dit tout à l'heure sur le sur sur en tout cas le le financement de de de ce de votre projet en tout cas de ce projet-là il y a beaucoup de choses qui ont été dite mais simplement je voudrais vous alerter faites attention au niveau de la communication parce qu'à vouloir trop communiquer à un moment donné on peut perturber les uns et les autres on peut perturber les chefs d'établissements on peut perturber les enseignants on peut perturber parfois les élèves et et je comprends votre élan votre enthousiasme et votre envie parce qu'on vous demande tellement en même temps que c'est tellement difficile et que vous avez envie certainement de tellement bien faire euh sur les les trois points remettre l'aspect l'autorité savoir fondamentaux on va pas refaire l'histoire sur ce qui se passe en France mais on aura quand même un questionnement à voir un jour à ce qui se passe véritablement en classe dans la classe mais là il y a quelque chose qui est de l'ordre du du chef du pas du chef d'établissement mais de l'enseignant et c'est pas toujours facile de mais véritablement il faudra se poser la question de ce qui se passe parce que on a le premier budget on l'a dit tout à l'heure 100 milliard mais je crois que un moment donné on peut être aussi en demande d'autres choses vous avez dit garantir à chaque chaque élève chaque jour un prof face à lui ça c'est fondamental là je le relirai par rapport à la formation continue lorsque vous avez dit 15 millions odeur qui n'avent qui ne sont pas enseignés dont 10 % dans le casre de la formation continue vous proposez que ça soit alors vous faites la nuance dans le temps scolaire en dehors de l'écolec et cetera je crois que on a bien vu qu'avec la ministre Belkassem même en posant à un moment donné une rémunération même en posant d'autrre chose ça n'a pas marché comment vous allez inciter les enseignants inciter j'ai pas dit obligé à pouvoir fonctionner dans dans le casre en tout cas de faire cette formationue en sachant que les enseignants en France parce que la priorité c'est le français les mathématiques les enseignants du français ont de fois moins de formationue que leurs collègues de l'OCDE vous n avez parlé faire une une école ou un lieu où chaque enfant puisse être heureux la lutre de harcellement que vous ne concurrencez pas avec le reste c'est fondamental mais je voudrais faire référence à la médecine scolaire médecine scolaire il y a une concurrence très forte vis-à-vis de d'autres organismes et on voit bien nous dans le département du dou il y a cas emplois ETP et il y a que cinq qui sont en tout cas occupés quand je dis médecine scolaire c'est aussi infirmierers et il participe aussi au repérage vis-à-vis du harcèlement la souffrance et cetera et cetera donc ce sont des choses qui qui me semblent fondamentales euh vous nous avez parlé également des semaines entreprise pour les élèves de seconde et cetera alors ça c'est une période aussi qui est à cheval entre les périodes du SNU faisons attention le SNU a c'est une priorité du président de la République comment vous allez l'organiser pour qu'un moment donné on puisse gérer cela parce qu'il nous paraît important et ces annonces ont fait qu'un moment donné il y a une crise pas une crise mais ça crée des attentes chez les personnels d'éducation national ça crée des attentes chez les entreprises et ça prisqueà un moment donné de poser problème et enfin sur le pacte d'enseignement j'en ai parlé moi j'aimerais vous parler de l'excellent rapport et surtout proposition de loi de notre excellent collègue Max Brisson pour uneécole la liberté l'égalité des chances la lcité dans tout ce que vous présentez aujourd'hui dans tout ce que vous proposez il y a des pistes qui sont intéressantes alors je vais pas prendre l'article 4 sur l'article 3 sur sur les dérogations modalités d'affectation des enseignants mais pour qu'un enseignant fonctionne bien et puiss efficace pour qu'il se sente bien mais l'article 4 qui est la création des écoles supérieures du professeurat des écoles parce qu'il y a un vrai problème de la formation et je pense que redonner à l'éducation nationale en tout cas la formation qu'elle reprenne en main cette formation du premier degré avec cette création des des écoles supérieures du professeur à des écoles ça pourrait être aussi un chemin que vous pourrez prendre pour pouvoir pas conclure mais en tout cas engager dans ce vaste projet cette vaste en tout cas pardon l'énergie que vous avez et en tout cas on vous souhaite une grande réussite dans l'éducation nationale parce que ça touche grand nombre de familles grand nombre d'enseignants grand nombre d'enfants grand nombre d'élèves et grand nombre de parents merci min je vais vous laisser répondre aux questions du rapporteur qui a déjà abordé un certain nombre de de sujets dans on va dire merci monsieur le Président et merci au rapporteur je vais revenir sur les différentes questions vous avez commencé par la formation continue moi je le redis j'assume ce choix de positionner la formation continue en dehors des heures de cours pour limiter au maximum les heures de cours qui sont perdu pour nos élèves pour autant j'assume de dire aussi qu'on a besoin de formation continue évidemment qu'on a besoin que les enseignants puissent accéder et recour à la formation continue c'est pourquoi je pense que cette décision peut-être une opportunité pour améliorer le recours à la formation continue parce que parfois en écoutant certains débats ou en regardant certains commentaires j'ai l'impression que certains estiment que l'organisation de la formation continue aujourd'hui serait parfaite ou idéale il y a moins d'un enseignant sur de au collège qui a recours et à peine plus d'un enseignant sur 3 au lycée qui a recours souvent parce que ils le disent il y a de très bons formateurs il y a de très bonnes formations mais l'organisation elle-même de la formation ne répond pas totalement à notre attente on veut des modules plus courts c'est câbles en hybride sur site dans notre établissement en collectif avec nos collègu et c'est exactement ça qu'on va être qu'on va mettre en place et qu'on est en train de mettre en place raison pour laquelle la décision que j'ai prise s'applique de manière progressive il s'agit pas de dire on passe du jour au lendemain à plus aucune formation continue sur le temps de la classe j'ai dit 30 % en cette rentrée 50 % au premier janvier prochain 100 % à la rentrée prochaine ce qui laisse le temps à nos écoles académiques de formation continu au réseau canopé et autres de déployer leur offre de la réadapter pour qu'on puisse avoir un meilleur recours à la formation continue sur la formation initiale c'était la dernière question mais comme c'est sur la formation je je couple les deux oui il faut une profonde réforme de la formation initiale des enseignants c'est à la fois un levier essentiel pour l'élévation du niveau de nos élèves mais c'est aussi un levier essentiel pour le bien-être de nos enseignants et c'est un levier essentiel pour l'attractivité du métier d'enseignant moi je crois pas du tout à une crise des vocations je crois pas du tout il a une crise d'vocation il y a un étudiant sur 4 qui déclare être intéressé par l'enseignement même 12 % sur un gros volume qui disent envisager très sérieusement de devenir enseignant et par ailleurs on a tous autour de nous des exemples de personnes qui à 30 40 ou 50 ans après une première carrière parfois dans le privé ou dans le public se disent j'ai envie de donner du sens à mon travail et j'envisage de devenir enseignant je pense au contraire qu'on a plus de vocation aujourd'hui qu'on en a connu c'est pas une crise de vocation c'est une crise d'attractivité qu'on n pas les seuls à connaître j'étais Bour hier avec le président de la République l'Allemagne anticipe peut-être jusqu'à 25 une pénurie de 25000 enseignants dans les années qui viennent ils ont un problème démographique qu'on n' pas qu'on a moins mais ils sont font face à cette difficulté au Canada il manque 5000 enseignants et aux États-Unis vous avez des États qui réduisent la taille des programmes dans certains états par manque d'enseignant donc c'est une crise d'attractivité qui est mondiale parce que je pense que mondialement il y a aussi une perte du respect de l'autorité de l'enseignant de cette figure et en fait une perte du du respect de l'autorité des savoirs dans la société la première expression de l'autorité du savoir c'est l'enseignant si on ne respecte plus les savoirs on ne respecte plus l'enseignant la relation entre un enseignant et ses élèves ça n'est pas une relation d'égal à égal il y a celui qui sait et il y a celui qui apprend et la relation entre un enseignant et les familles n'est pas non plus une relation d'égal à égal et je pense que c'est toujours important de le rappeler et de le redire en tout cas nous politiques on a cette possibilité par ce discours quand même de rappeler des choses qui nous semblent à nous évidentes mais qui malheureusement ne sont plus totalement pour tout le monde c'est ce que disent eux-mêmes les enseignants ensuite sur l'attractivité il y a la question de la formation initiale aujourd'hui vous avez des enseignants qui sont formés au niveau master avec un concours à bac + 5 et pourtant vous avez un enseignant sur 5 seulement qui se dit suffisamment formé à la gestion de sa classe pourtant il y a des difficultés on le sait parfois et pourtant on a une année de m2 qui par le positionnement du concours en bac + 5 est devenu beaucoup trop chargé ça réduit le vivier les les étudiants M de il cumuent l'alternance les cours la rédaction du mémoire il y en a beaucoup qui démissionnent qui ne sont pas titularisés donc on doit revoir la formation des enseignants et notre ambition je pense que ça rejoint la philosophie de ce que vous avez présenté dans dans votre texte c'est de créer les écoles normales du 21e siècle avec une possibilité on a lancé une concertation avec les organisations syndicales par ailleurs je discute aussi avec ma collègue Sylvie retaillot évidemment immédiatement concerné puisqu'elle est ministre de l'enseignement supérieur avec une possibilité d'avoir un concours positionné avant le bac + 5 compris des bac + 3 et ensuite une entrée progressive dans le métier qui permet de garder le niveau master une partie des recrutements qui pourrait être fait par prérecrutement dès le niveau bac et ensuite avec une une formation extrêmement dense notamment sur les fondamentaux et sur un certain nombre de valeurs essentielles bref beaucoup de possibilités et on en discute en ce moment avec les organisation syndicale euh troisème sujet que vous avez abordé et j'accélère la médecine scolaire oui on a besoin de micine scolaire et notamment sur la question du harcèlement parce qu'on sait il y a des élèves qui ont du mal à parler à leur enseignants qui ont du mal à parler au chefs d'établissement qui ont du mal à parler à leur famille et parfois les personnels sanitaires ou sociaux c'est des voies ou des oreilles à qui les élèves se sentent de parler et oui on a une vraie difficulté et là aussi c'est une difficulté d'attractivité puisque vous l'avez dit les postes sont là mais ils ne sont pas pourvus sur les médecins on sait on a un problème global de nombre de médecins dans notre pays et il ne sera vraiment résolu que dans quelques années quand les mesures qu'on a assumé au début du précédent quinena sur le numerus closus commenceront à produire leurs effets avec les étudiants concernés qui arriveront sur le terrain et d'ici là je pense qu'on doit inventer aussi de nouvelles manières de travailler faire coopérer davantage nos établissements scolaires avec la médecine de ville avec les établissements de santé et y compris pour les infirmières scolaires moi je pense que ça peut aussi être un levier d'attractivité pour une infirmière scolaire que de se dire je peux occuper un emploi public dans un établissement et en même temp temps avoir une activité en libérale à côté si je le souhaite parce qu'aujourd'hui c'est pas possible donc on est en train de travailler à ces solutions il y a beaucoup d'efforts qui ont été faits sur la rémunération des personnels de santé à l'école ces dernières années avec un réhaussement des gris indiciaires avec la prime pour les REP REP plus qui leurit maintenant versé depuis janvier dernier il y a peut-être encore des efforts à faire on va regarder mais en tout cas il me semble que c'est pas uniquement la question financière qui nous permettra de répondre à cet enjeu enfin dernier point sur la question du stage pour les élèves de seconde d'abord il est très important et moi j'y tiens beaucoup les pays qui réussissent mieux que nous sur l'orientation on prend l'exemple de l'Allemagne de la Suède des Pays-Bas c'est des pays où il y a 3 4 semaines de stage nous là on dit juste on rajoute de semaines en seconde en plus de la semaine en 3è alors oui c'est un défi parce qu'ils réaliseront tous leur stage au même moment c'est pour ça qu'on va devoir se mobiliser j'ai vu la présidente Carole Delga des régions de France François bonau renaom olier les présidents de régions sont très engagés sur ce sujet-là ils l'ont dit il y aura une vraie mobilisation de leur part du tissu économique les présidents de région eux-mêmes demandaient la mise en place d'un stage en seconde donc ils ont été exaucés et évidemment ils se mobiliseront j'ai eu les présidents de fédération du patronat aussi qui se mobiliseront c'est dans leur intérêt que de faire découvrir aussi leurs métiers leurs entreprises à nos élèves on mobilisera les administrations pour leur proposer des stages s'agissant de votre question sur le l'articulation avec le SNU évidemment des élèves qui réaliserait le SNU à ce moment-là seront dispensés de réaliser un stage mais on les leur proposera de réaliser un stage à un autre moment et on les accompagnera pour ça donc il y aura pas de concurrence entre les dispositifs alors nous allons prendre maintenant la première série de questions vous êtes très nombreux à vouloir poser une question ce qui est très bien par contre je vais vous demander d'être très incisif et d'aller directement à la question pour que chacun puisse s'exprimer on va prendre un représentant par groupe je vous donne dans l'ORD ordre de prise de parole comme ça vous pouvez vous préparer marie-pierreemier Lord Arcos George laelc Max Brisson Sonia de lapruté Monique dearcou Bernard fialer Samantha casebon et emmeric Durox merci monsieur le président monsieur le ministre mes chers collègues alors vous venez monsieur de Monsieur le Ministre de nous refaire les annonces qui ont marqué la rentrée scolaire un empilement d'annonce j'ai envie de dire que l'on a du mal à interpréter autrement qu'une tentative peut-être de diversion dans un contexte où la première promesse qui devrait être celle de l'école promesse d'ailleurs martelée depuis plusieurs mois par l'exécutif c'est de garantir la présence d'un enseignant devant chaque élève et la promesse n'a pas été tenue face à la fragilisation sans précédent de notre école laïque publique et républicaine il est plus que jamais nécessaire de restaurer la confiance vous avez parlé d'humain mais il faut restaurer la confiance et le dialogue avec tous les membres de la communauté éducative alors que au contraire vous faites le choix d'une démarche très verticale souscouvert vous en avez reparler de groupes de travail à qui sont alloué si j'ai bien compris 8 semaines seulement 8 semaines pour relever le défi de l'amélioration du niveau des élèves vous parlez de concertation auprès de l'ensemble des enseignants mais les lignes directrices sont connues d'avance dans notre rapport bilan des mesures éducatives du Kena publié en février 2022 et mené avec mes collègues Max Brisson niigbillon nous pointions les dérives d'une politique publique mené dans la précipitation et à la mise en œuvre mal accompagnée j'ai bien peur que ce nouveau quinquena ne tire pas la leçon des erreurs commises précédemment mes questions m'ont porter d'abord à nouveau sur la pénurie d'enseignant et je parle d'une enquête qui a été faite par le nspd UNSA qui pointait le manque de de plus d'un enseignant dans 58 % des collèges et des lycées à la rentrée et je vous le dis à ce jour j'ai encore des mails de différents établissements où ils me disent qu'il manque d'enseignant quelles sont les solutions prévues pour garantir une présence d'un enseignant qualifié devant les élèves et j'insiste sur qualifier parce que c'est un préalable indispensable pour garantir l'éducation de nos enfants dans de bonnes conditions dans un collège de Gironde c'est le proviseur qui a publié des petites annonces et envoyé des une lettre aux parents d'élèves pour qu'on lui communique des CV c'est ma collègue Laurence Sibé qui m'en a fait part comment faire face au déficit de remplacement tout au long de l'année à venir dans un contexte où comme vous l'expliquiez vous-même dans une récente interview au Monde les remplaçants sont déjà positionnés sur des postes vacant dès la rentrée signature de contrat alors là de grve dysfonctionnement en matière de signature de contrat et de rémunération des personnels non enseignants AED aesh assistants ou assistantes social ou sociaux des assistants administratifs qui n'ont à 7 heure toujours pas de contrat et pas de rémunération depuis début septembre enrome la situation est tellement dramatique que la commission départementale d'Action Sociale a dû hier attribuer des aides d'urgence à plusieurs personnels à cause de cela alors il y aurait plusieurs facteurs le premier c'est peut-être le manque de personnel administratif au rectorat c'est aussi un nouveau logiciel qui peut-être dysfonctionnerait ou serait pas adapté mais il y a quand même peut-être aussi l'impréparation de la mise en place la cédisation des aesh et des AED est-ce que vous pouvez nous faire un état des lieux à ce sujet et nous indiquer comment vous prévoyer de régulariser au plus vite la situation de tous ces personnels qui ne peuvent pas rester sans contrat ni salaire presque un mois et demi après la rentrée il y a aussi un problème avec les assistants sociaux les contrats de contractuel un CDD non signé conduisant à des professionnels à nouveau qui sont en train de travailler sans salaire hors cadre légal pour le N il y a aussi un non déploiement des moyens nécessaires pour couvrir l'ensemble des besoins et pourtant tout à l'heure vous avez insisté sur tout le travail à faire contre le harcèlement scolaire et ce sont des personnels qui sont justement là pour la lutte contre lecellement scolaire pouvez-vous m'indiquer comment vous allez régoriser leur situation et vous assurer que les postes doivent être créés alors le pacte enseignant dernière question dernière question mais justement je reviens à la revalorisation des salaire vous avez en effet beaucoup communiqué en disant que chaque enseignant percevrait chaque mois entre 125 et 250 € net en plus mais c'est pas vrai puisque la revalorisation du point d'indice de la fonction publique et d'autres avantages ainsi que la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat de rentrée sont intégrés dans ce calcul la hausse de 10 % pour tous les enseignants n'a pas été honoré et donc ce Pact les remontées qu'on a pareil du syndicat snmpd et UNSA disent que il n'aurait pas été signé dans 30 % des collèges et des lycées à la rentrée alors nous nous avons une position très claire nous sommes contre la logique du pacte enseignant celle de fait de pouvoir gagner plus si on doit travailler plus donc comment et qu'il a il y a de grandes disparités aussi au niveau des territoires donc comment allez-vous désormais assurer l'accès de ces dispositif d'accompagnement de l'ensemble des élèves sur le territoire et je vous je vous alerte sur deux points sur ce Pact il y a des enseignants qui sont amenés à remplacer des collègues absents pendant leurs heures de service je connais le CAN un documentaliste donc il est payé pour des heures de travail effectu effectué simultanément et des enseignants ou des enseignantes effectuent des remplacements dans des matières qui ne sont pas les leurs trouvez-vous ces situations normales et sont-elles répandues sur le territoire merci vous êtes une vingtaine à vouloir s'exprimer donc si chacun prend 5 minutes on en a pour plus d'une heure donc s'il vous plaît soyez vraiment concis Lord Arcos qui va montrer l'exemple de la concision ou voilà j'ai j'ai le poids ou monsieur le Président mais je vais je suis content d'avoir le ministre en face de moi parce que je vais quand même aussi donner un un témoignage un peu poignant une question d'abord très simple très claire l'année dernière à la même époque j'ai interrogé votre prédécesseur concernant les maths dans le Tron commun au baccalauréat parce que la réforme avait fait en sorte qu'il n'y avait plus de math dans le Tron commun euh ça a été rétabli à moitié puisque ça n'est qu'en première et en terminale ça n'est toujours pas le cas et que du coup ceux qui veulent poursuivre les mathématiques en terminal se retrouvent en fait dans des classes avec des matsp et des gens qui sont beaucoup plus évolués en terme de mathématique et vraiment je vous assure pour être sur je dis devant aussi mon collègue David Ross sur le plateau de sa clé ça fait donc deux promotions que nous n'avons plus assez de candidats pour les écoles d'ingénieurs aujourd'hui on va manquer d'éco de d'ingénieur moi je me battais pour les femmes dans dans le milieux scientifiques mais là c'est garçons et filles et donc là c'est vraiment un sujet quelque chose de beaucoup plus grave parce que j'étais très touché parce que vous avez dit en disant faut que chaque enfant soit heureux dans dans sa classe deux exemples un premier je sais vous pouvez pas changer la face du monde en en un claquement de doigt qu' manque beaucoup de CSH euh mais il manque aussi beaucoup de place en imame et je vous le dis parce que il faut aussi vous en parliz à votre collègue moi j'ai à La Ville du Bois un seul exemple deux enfants les parents savent très bien qu' devrait aller en imee et ils ont pas de place il y a pas deesh et bien ils sont à l'école de La Ville du Bois on les appelle les enfants du couloir depuis le début de l'année ils serent dans les couloirs parce qu'ils ne tiennent pas en place et qu'aujourd'hui et ben ils sont dans les couloirs à déambuler euh devant leurs petits camarades et je pense que ça c'est absolument intenable deuxième témoignage qui me tient particulièrement à cœur Célian et eveve sont dans un lycée à d'ourdan en première STMG et depuis 15 jours ils subissent un harcèlement scolaire absolument épouvantable ils se réfugi au dans le CDI pour à l'heure de la récréation ou du déjeuner pour ne pas subir de d'insultte euh le le proviseur a refusé de recevoir et les parents j'aurais demandé de d'appeler le 3618 on a eu une empathie formidable c'est-à-dire un mail avec les médiateurs de du directorat de Versailles voilà leur numéro de téléphone et si ça va pas appeler le ministre joigz le ministre j'en ai parlé à Charlotte cobel parce que c'est aussi son problème mais j'en ai parlé à la daen la daen a dû sûrement remonter les bretelles du profis qui n'a rien trouvé de mieux que d'exposer ses deux gamins devant la classe parce qu'en fait c'est pas un harcèlement de deux deux élèves contre deux élèves c'est un harcèlement de deux élèves contre l'ensemble de la classe parce qu'ils veulent travailler et la seule chose qu'on leur a dit c'est euh vous avez une bonne éducation vous venez d'ailleurs du privé eux vous comprenez les pauvres ils n'ont pas de code donc il y a du racisme anti blanc et du racisme entre guillemets intellectuel en fait on les traite d'un Tello et ils veulent pouvoir travailler donc ces enfants sont aujourd'hui chez eux parce qu'ils ont été arrêtés ils vont suivre une psychothérapie et il demandent qu'une seule chose c'est changer d'établissement pour cette fois-ci je suis d'accord avec vous c'est mieux que ça soit le harcellerur qui quitte la classe mais dans ce cas-là je vous en conjure essayer de m'aider pour queil puisse changer d'établissement George laelleec merci monsieur le président monsieur le ministre permettez-moi de me présenter je suis sénateur des codes d'armeur et pardonnez-moi aussi de le dire ici je suis le fils d'un ouvrier agricole et d'une ménagère sans profession habitant à 4 km du du bourg d'une commune de 570 habitants je dois donc à l'école de la République d'avoir fait de moi ce que modestement je suis mes premiers mots sont donc des mots de reconnaissance pour la grande institution dont présidez vous présidez la destinée et c'est donc avec respect et solennité que je m'adresse à vous monsieur le ministre alors s'il est vrai que l'école ne peut pas tout il n'est pas moins vrai que l'école peut beaucoup et notre société en attend beaucoup je voudrais commencer par vous donner acte d'un certain nombre d'annonces que vous nous avez fait dans votre propos liminaire et d'un certain nombre d'infléchissement que vous avez apporté je pense par exemple au mathématiques qu'on réhabilite un peu donact mais il y a deux points particuliers qui ont retenu mon attention le premier point c'est celui de la dite carte scolaire carte scolaire à laquelle nous avons été confrontés dans bon nombre de nos territoires et en particulier dans nos territoires ruraux parce que vous le savez nos collectivités s'engage beaucoup notamment en créant ces RPI ces regroupement pédagogiques intercommunaux d'ailleurs qui constitue peut-être un bout de réponse à la crise de la démographie dont vous parliez dans vos propos liminires donc autrement dit on vise un objectif de qualité on se rassemble on mobilise bien au-delà d'ailleurs de la communauté éducative les familles les collectivités et cetera et s'agissant de ces fameuses cartes scolaires je me demande si préalablement à toute restructuration s'il ne serait pas mieux d'engager en amont une démarche visant la recherche de la qualité éducative du à tout le monde c'est-à-dire que plutôt que d'être dans une logique d'application des quotients mathématique la règle de 3 consistante à vouloir mettre en adéquation je dirais les effectifs et les effectifs scolaires et le nombre d'enseignants si en amont nous engagions une démarche visant une offre éducative de qualité ce serait une bonne manière à mes yeux mais manière d'aborder la qualité éducative dans le dans le monde rural notamment en second lieu mais ça a été abordé à l'instant comme vous je considère que nous sommes confrontés à une crise de l'attractivité des métiers de l'enseignement par conséquent nous sommes preneurs de toutes les précisions que vous pourriez apporter et il me semble que la concertation avec les organisations syndicales est l'élément quand même le plus déterminant pour obtenir le consensus que vous recherchez merci de votre attention Max Brisson monsieur le Président je vous promets de pas être plus long que la représentante la porte-parole du groupe socialiste euh monsieur le ministre je serai dans la bienveillance mais ne vous y habituez pas trop et je tiens d'abord au nom des sénatrices et sénateurs les républicains à vous féliciter et pour votre nomination de grelen et pour la rentrée remarquez que vous avez faite avec un discours qui tranche avec le nom avec celui de votre prédécesseur de votre éphémère prédécesseur mais Jacques groperin l'a dit mieux que moi pour répondre à la demande de notre Président je voudrais vous interroger sur quatre sujets la laïcité l'école en milieu rural la formation des professeurs du premier degré même si vous avez dit déjà beaucoup de choses et l'entrée dans le métier d'enseignant tout d'abord la laicité pendant des mois face au chiffres préoccupant voir alarmment du nombre d'atteintte à laïcité nous avons exhorté sans relâche votre prédécesseur agir comme l'a dit jacobin les voix des chefs d'établissement des professeurs étaient nombreuses pour réclamer des instructions précises et un cadre clair je salue donc votre décision et ce que vous avez développé et mis en œuvre avec courage mais je souhaite vous interroger sur trois sujet rapide ce matin vous étiez dans une école juive et je vous en remercie mais la question que je vous pose ce sont les mesures que vous allez prendre pour que les enfants de religion juive ou de culture juive puissent sans danger fréquenter les écoles publiques les écoles de la République et ceci dans tous les quartiers je pense que c'est un enjeu majeur de laïcité la deuxième question que je vous poserai sur laïcité elle elle att trait à la neutralité religieuse et politique des accompagnateurs lors des sorties scolaires une sortie scolaire est en effet un temps qui rentre dans celui de l'enseignement une forme d'école hors les murs une classe hors les murs il semble donc nécessaire que comme tous les collaborateurs occasionnels du service public cette neutralité soit appliquée quelle est votre position sur le sujet vous qui avez manifesté déjà des positions sans ambiguïté sur la laïcité mon troème point portera sur le Conseil des Sages de la laïcité il a été bousculé par votre prédécesseur sa saisie n'est désormais possible que par le ministre il ne peut plus s'autoaisir l'élargissement de son périmètre à la lutte contre le racisme et antisémitisme et toutes les formes de haine et de discrimination à l'égalité femme homme et la promotion du principe de fraternité à l'école a dilué le rôle précieux que lui avait conféré Jean-Michel Blanquer prévoyez-vous de revenir sur ces évolutions du conseil des sages de la laïicité le deuxème sujet porte sur l'école rurale je vais rejoindre ce qu'a dit notre collègue du groupe CRCE je voudrais vous dire Monsieur le Ministre que l'amélioration des relations entre l'éducation nationale et les maires ruraux passe par la rénovation de du partenariat entre les maires et l'école de la République c'est un sujet prioritaire je pense qu'une qu'un des thèmes que vous devez porter c'est établir une carte scolaire pluri annuel qui s'inscrivent dans le temps long on demande au maire de ce pays de plus en plus de s'inscrire dans des documents d'urbanisme qui leur conduisent à voir loin et pendant ce temps le daen ou ou l' vient à l'école avec sa règle à calculer selon des procédures dignes de la 3e république et des règles de droit que dont je n'ai pas toujours compris la totalité des entrées mais je n'ai jamais été très bon en mathématique alors quand allez-vous penser ce système surannée pour être en phase avec les exigences de l'État en matière d'urbanisme et surtout pour avoir une approche particulière des territoires éducatifs ruraux qui sont eux aussi des territoires à besoin particulierers le trème sujet porte la formation des professeurs mon collègue groperin vous a invité à de bonnes lectures moi ce que je voudrais vous dire c'est que le choc des savoirs dont vous avez parlé nous le partageons vous avez déjà développer un certain nombre de discours qui vont dans le bon sens vous avez pris des mesures je pense à particulier au baccalauréat qui vont dans le bon sens mais pour avoir ce choc des savoirs il est nécessaire de repenser en profondeur la formation des professeurs du prer degré et dans le prolongement des débats que nous avons eu lorsqu a été examiné au Sénat la provision de loi que j'avais l'honneur de porter et dans le prolongement de ce qu'a dit Jacques rouperin ma question sera très simple à quel moment et comment et comment et pour répondre d'ailleurs à ce qu'a dit le président de la République lorsqu'il a parlé de la nécessité de former les professeurs du premier degré dès après le bac comment vous allez faire en sorte que les demandes de l'employeur qui est l'éducation nationale soi première par rapport aux injonctions des universités qui n'ont pas depuis 20 ans montré leur capacité à former les professeurs du prier degré la question est là la question est majeure vous avez parlé d'école normale du 21e siècle les écoles normales étaient à la main de l'éducation nationale c'est le rôle de l'employeur qui est ici en jeu après tout les magistrats c'est peut-être pas toujours une réussite sont formés dans une école à la main du ministère de la culture il me semble nécessaire qu'au moins les form les professeurs du ministère de la Justice il me semble au moins nécessaire que les professeur du 1emer degré répondent aux attentes de l'État employur le dernier point et j'ai peut-être été plus long que Marie-Pierre Monier et je vous suis présente immédiatement mes excuses le 4è le le dernier point le dernier po monsieur le ministre comment allez-vous mettre un terme et c'est essentiel pour la revalorisation du métier dans enseignant et son attractivité comment allez-vous mettre un terme au bisutage institutionnel que les jeunes professeurs quand ils rentrent dans le métier subissent après tout ils sont d'abord bisutés par l'institution que vous avez désormais l'odeur de diruger je vouserci voilà voyez monsieur le ministre que le respect de l'autorité ne se pose pas que dans les salles de classe ça fait 2 minutes pour C de la provoté euh non je suis pas plus obéissante que les autres merci j'ai aucune notion du temps quand j'interviens c'est pour mon voisin de derrière je dis ça euh non merci Monsieur quatre questions je vais je vous promets je fais plus court la première porte sur le pas de vague et sur les violences envers les les les enseignants un professeur sur deux a été victime d'une agression se dit avoir été victime d'une agression on a eu une audition avec votre prédécesseur il y a quelques mois euh et et clairement on a du mal à voir que quels sont les moyens la stratégie qui vont être mis en place il s'était engagé notamment sur une une étude un peu géographique et de caractérisation des agresseurs pour voir comment on pouvait adapter notamment en terme de ressources humaine et de compéten le l'accompagnement de l'éducation nationale et le pas de vague pour tout vous dire des témoignages que j'en ai y compris dans mon dans mon département existe encore et on demande plutôt de ce terre que de faire des vagues euh voilà donc c'est un témoignage tout à fait récent euh ma deuxème question porte sur les écoles hors contrat elles sont encore en augmentation de façon exponentielle euh avec euh en 3 ans euh euh une multiplication énorme de de euh des élèves plus de 11200 élèves dans dans le primaire on est passé de 49 à 6,2 % des élèves dans les écoles privées euh par qui sont hors contrat on a donc beaucoup d'enfants qui échappent un peu au radar de l'éducation nationale au sens républicain du terme et sans jeter l'eauprre sur tous les établissements quels ont été les moyens et quel bilan vous tirez à la fois de cette augmentation de l'école de la scolarisation contrat et et et et est-ce que vous avez identifié des pistes d'amélioration car on imagine qu'un certain nombre sont nécessaire pour pouvoir prendre en compte ce sujet on peut pas traiter les questions par exemple de l' mais pas que hein il y a les pédagogies alternatives et ne pas s'enquérir de façon ferme de de ce sujet ma trème question porte sur l'éducation artistique et culturelle et donc le fameux 100 % EAC que que vous avez que vous avez évoqué où en est-on et quel est le bilan réel puisqueà une époque le AC c'était vraiment des actions portées par les établissements portées par les enseignants avec un réseau d'intervenants et qui était bien identifié et qui qui faisait fonctionner un écosystème entre les collectivités les structures associatives euh les les les personnalités issues du monde culturel et et et et l'éducation nationale et on sait que le passeculture a amené un filtre complémentaire et a fait différer et a fait disparaître pas mal d'actions et pas mal d'intervenants surtout qui était très très investi dans dans l'éducation des jeunes et qui et et qui n'avaient pas démérité et cette écosystème là le passeculture le fragilise très clairement et donc il y a un retour quand même à faire sur sur sur cette notion euh et notamment si le passculture est un outil et pas pour autant une stratégie en matière d'éducation artistique et culturel et donc quelle est votre stratégie en l'espèce avez-vous des priorités qui sont identifiées et ma dernière question parle porte sur l'expérimentation euh et de la modification du Sonnage d'éducation prioritaire une cartographie nouvelle devait être mise en place des nouvelles pistes euh des notamment des propositions de suivi particuliers des éducations des élèves relevants d'éducation prioritaire qui n'étaient pourtant pas euh dans des zones de d'éducation prioritaire en fait toutes ces sujets qui faisaient qu'un certain nombre d'élèves qui pouvaient être qualifiés éducation prioritaire n'étaiit pas pris en charge dans les mêmes conditions que euh dans dans le zonage identifié donc où on en est de de ce sujet je vous remercie merci merci écoutez monsieur le ministre bienvenue vous voyez que vous avez un lot de questions euh moi je vais être très courte je pense que vous pourrez pas répondre aujourd'hui mais je préfère la poser la première qui me venait à l'idée c'était celle sur l'empathie vous avez fait une des annonces concernant l'empathie comment comptez-vous les mettre en œuvre et comment est-ce que ça sera avec l'enseignement peut-être civique moral et civique voilà c'est une question mais cette rentrée ma question Estelle portée sur cette rentrée scolaire avec des élèves de 6e qui n'ont pas plus cours plus cours de technologie cette heure a été remplacée justement par une heure de de mathématique et de français comme si la technologie n'était pas également une matière où on utilisait le français et les mathématiques c'était une annonce brutale qui a été faite par votre prédécesseur sans aucune concertation cette suppression de la technologie traduit à mon sens une mes connaissance totale des enjeux éducatifs du 21e siècle cette matière est directement lié aux enjeux numériques et climatiques cette matière permet également de susciter d' voocations pour le numérique pour les sciences de l'ingénieur et pour la voie professionnelle auriez-vous l'intention de revenir sur cette décision comptez-vous renforcer alors sur des autres niveaux après la 6e cet enseignement de la technologie et comment mais je j'accepterai que vous me répondiez plus tard bien fialer merci monsieur le Président donc monsieur le le ministre tout d'abord moi aussi je voudrais vous vous féliciter d'abord pour vos premières prise de de parole et la réhabilitation de et même que vous avez incarné l'autorité et osz l'affirmer je crois que c'est quelque chose d'important c'est ce qui et qui passe par le respect des savoirs et et des enseignants moi je autant il faut une autorité quelque chose de de qui doit pas imposer une rigidité si vous voulez dans pour l'éducation nationale et la coopération par exemple avec entre l'éducation nationale les communes les départements les régions est extrêmement important on a vu sur pour les départements sur la médecine scolaire et tous les problèmes sociaux que portent déjà les départements avec la PMI et leurs services médicaux-sociaux de temps en temps il y a redondance et même parfois il y a une impossibilité d'être très efficace puisque les les assistants social sociaux des des établissements scolaires savent pas forcément ce qui se passe exactement dans les familles ce que peuvent avoir au contraire les services sociaux des département et puis lorsqu'on a suivi des enfants euh depuis presque la naissance dans la PMI on a repéré aussi euh les handicaps et le fait que ça puisse être suivi apporterait un petit peu des efficacité pour ce qui est de la ville il peut pas y avoir des règles si vous voulez qui sont appliquées par les éducate de rue ou ou dans le périscolaire que M en place les communes et d'autres à l'intérieur des établissements et le fait qu'il puisse y avoir vraiment une une prolongation sera importante et puis vous avez parlé l'action des régions pour les stages pour l'orientation qui est aussi quelque chose d'important donc ça c'est vraiment quelque chose auquel je je tiens un peu dans dans l'esprit des cités éducatives qui ont fait leur preuve quand même sur certains territoires moi j'aurais deux questions la première c'est vous avez parlé de l'évolution euh de l'enseignement moral et civique il y a une mission d'information sur la culture citoyenne d'ailleurs mené par Stéphane piennoir et et et Cabanel qui va déboucher sur une PPL que je rapporterai tendant à renforcer la culture citoyenne et qui revient quand même sur cet enseignement euh moral et civique qui devraitêtre un petit peu délesté de de de certains enseignements qui qui relèvent du code de l'éducation je parle des geste du premier secours les infos données sur le don d'organe sur la sensibilisation des conduites addictives et qu'on puisse consacrer un petit peu plus de temps avec peut-être aussi des programmes euh dont la rédaction soit moins confuse et qui soit pas remis en question chaque année pour que les enseignants se les approprient puisqu'ils ont changé une fois par an euh ces dernières années et puis toute dernière question qui me vient de du président de de l'Association des mères ruraux de mon de mon département ce sont les règles de participation des communes aux écoles privées de leur communes euh vous savez quel le calcul est fait par la division des coûts par élève de l'école publique qui doivent être versé l'école privée ils sont confronté actuellement à une augmentation des coûts de des matières énergétiques qui sont importantes lorsque le nombre d'élèves diminue quand vous avez une classe de 25 élèves et qu'il y en a plus que 20 dans certaines écoles rurales savoir que les coûts sont à peu près fixes il y a pas de division mais ça renchérit la participation eu finalement à d'école privée et du coup si la commune veut faire l'effort d'investir davantage pour la rendre attractive et compétitive et bien ils ont une double peine en étant obligé encore de payer davantage qu' privé donc est-ce qu'on pourrait pas revoir un petit peu le mode de calcul sur les places disponibles dans une école plutôt que les places effectivement occupé samanta quebon merci monsieur le Président Monsieur le Ministre d'abord vous féliciter pour vos prises de positions courageuse en cette rentrée et bien sûr votre nomination j'aborderai trois points euh qui concerne les plus de 400000 élèves des écoles françaises à l'étranger mais avant je tenais à envoyer nos pensées à nos communautés scolaires des lycées français de de Tel Aviv et de Jérusalem je tiens aussi à vous remercier pour votre engagement sans équivoque contre le harcèlement scolaire vous avez envoyé des messages de soutien fort aux victimes et à leur famill amille qui reprennent espoir de voir la peur changer de camp et il me demande de vous le faire savoir si nous sommes encore au début d'un changement d'ampleur je souhaitais évoquer avec vous la mise en place de ce dispositif prévu sur le territoire national et sa transposition au aux élèves des lycées français de l'étranger il existe cert des dispositifs de lutte contre le harcèlement dans un certain nombre de nos établissements français à l'étranger mais il reste encore beaucoup à faire dans la mise en œuvre et dans la formation de tous les personnels des élèves et des parents nous devons en effet aller encore plus loin pour accompagner ses élèves et ses familles victimes qui doivent parfois sortir du système français sans autre alternative que de rentrer en France ou de s'inscrire dans un système scolaire étranger donc ma première question et n'aurions-nous pas intérêt à coordonner nos forces avec l'Inspection générale du ministère de l'Éducation nationale la médiatrice de l'éducation nationale la EFE l'agence d'enseignement français à l'étranger et les opérateurs d'enseignement français sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères pour transposer ces dispositifs nationaux au réseau français de l'étranger deuxième point vous rappeler également que nous pouvons être fiers que depuis 2020 des familles françaises dont les enfants sont en situation de handicap et scolarisé au sein du réseau de l'enseignement français à l'étranger bénéficie désormais d'une bourse pour le financement des aesh ainsi plus de 283 élèves à cette rentrée sont accompagnés financièrement et ce depuis 3 ans maintenant si nous sommes heureux que ce dispositif se développe au sein du réseau je souhaite attirer votre attention sur le fait qu'il faut dès à présent prévoir de nouveaux moyens en formation des personnels qui sont souvent des personnels de droit local et qui peuvent parfois manquer de connaissance du système pédagogique français peut-être que ce point monsieur le ministre mériterait dès à présent un diagnostic de l'inspection générale afin de pouvoir accompagner au mieux ce dispositif qui monte fortement en puissance au sein de notre réseau et enfin dernier point le décret de 2000 19 de l'enseignement français toujours à l'étranger prévoit un détachement de 2 xis 3 ans des personnels de l'Éducation nationale en contrepartie de leur retour en France il avait été pris l'engagement de les accompagner au retour de construire un parcours professionnel avec eux pour valoriser leur acquis d'expérience afin qu'ils puissent bénéficier d'une valorisation de leur parcours à l'étranger malheureusement aujourd'hui encore on ne reconnais pas suffisamment ces personnels qui maîtrisent des langues des bivalences parfois des parcours de for ateur les consultations d'avril dernier sur l'enseignement français à l'étranger mené par le ministère des Affaires étrangères et votre ministère et particulièrement l'atelier encadré par l'Inspection générale et les ressources humaines ont commencé à recenser des propositions faites par les personnels et les équipes de direction et bien sûr votre administration pourriez-vous nous dire si un groupe de travail va être ouvert au niveau des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale car les détachés relevant du décret de 2019 dev ont en fin d'année scolaire 2024 préparer leur retour nous ne pouvons pas les laisser donc sans une reconnaissance de leur parcours et de leur engagement d'autant que vous le savez nous accueillons aujourd'hui près de 400000 élèves dans 580 établissements et ce donc correspond à plus de 30000 élèves depuis le lancement de cap 2030 voulu par le le président de la République et qu'ils ont contribué eux aussi à l'effort pour atteindre cet objectif et en voilà emic Durox h monsieur le monsieur le ministre monsieur le Président merci de me donner la parole euh beaucoup de choses ont été dites je vais essayer d'être quelque peu concis je vais parler du problème d'attractivité de notre métier je dis notre métier parce qu'il y a encore de semaines j'étais professeur d'histoire- géographie juste avant mon mon élection un sujet que que je connais bien euh on pourrait résumer la situation en disant qu'aujourd'hui de moins en moins d'étudiants contrairement à ce que vous avez dit veulent devenir professeurs et de plus en plus de professeurs quittent le métier je voudrais citer ce chiffre 75 % des ruptures conventionnelles dans la fonction publique concernent des agents de votre ministère alors que ces derniers ne représentent que 64 % des agents de la fonction publique eu il y a un problème de rémunération je vais ça a été dit je vais je vais être assez assez concis je je vais je vais prendre mon cas personnel j'étais échelon 7 jusqu'à donc 2 semaines et en tant qu'échelon 7 j'allais gagner en effet environ 145 € en plus par mois mais à l'échelon 8 mes collègues n'allaient gagner que 80 € en plus euh pour mon cas personnel toujours je suis très transparent avec vous j'allais gagner environ j'allais passer de 2200 € par mois à 2350 € ce qui au bout de 10 ans d'expérience surtout en région parenzienne vous en conviendrait est assez peu et ceci sans 13e mois sans tickets resto sans médecine du travail sans comité d'entreprise je n'ai jamais compris pourquoi alors que nous pesons 1 million de fonctionnaires on nétait pas capable de faire en sorte que les professeurs qui ont certes beaucoup de vacances mais qui sont finalement incapables d'en prendre parce qu'ils ont pas les moyens de partir plus d'une semaine n'avent pas des des des des prix négociés alors que nous représente représentons une force de frappe très conséquente he donc on a 4 mois de vacances mais on peut partir qu'une semaine eu donc je je pense que de ce point de vue-là il y a des choses à travailler pour renforcer l'attractivité et donc ma question au-delà des des revalorisations qui en plus ne rattrape pas le pouvoir d'achat perdu en 30 ans qui ont été largement reniés par l'inflation et qui en plus pour la plupart d'entre elles sont sous forme d'indemnité qui ne compte pas pour la retraite et bien je voulais savoir si et bien vous aviez des pistes pour améliorer concrètement la situation matérielle de beaucoup d'enseignants des 800000 enseignants de France je vous remercie voilà évidemment il y a plusieurs thèmes qui se recouvent je vais vous laisser répondre et regrouper peut-être les les réponses ou merci il y a plusieurs effectivement interventions qui ont repris des thèmes comparable et donc je vais tâcher d'y répondre de la manière la plus exhaustive possible d'abord peut-être démarrer sur la question de la rentrée scolaire évidemment on a eu l'occasion de le dire l'objectif qui a été fixé c'est que tous les postes soient pourvus pour la rentrée scolaire en l'occurrence quand on a fait le dernier point à la mi-septembre la fin septembre on é à 99,95 % de postes pourvu ce à quoi vous faites référence madame la sénatrice ça n'est pas des postes que nous n'avons pas été capable de pourvoir ce sont des postes qui ont été pourvus mais dont les enseignants qui avaient pourvu ces postes étaient absents donc quand vous parlez de chaise vide c'est en réalité des enseignants que vous visez qui ont été absents moi je suis pas dans le fonctionnaire baching ou dans le enseignant baching donc je je ne partage pas les propos que vous avez tenus c'est des enseignants qui étaient absents mais qui étaient affecté sur un poste donc l'objectif c'est précisément de pouvoir assurer le remplacement quand il y a des absences et c'est l'un des enjeu du pacte enseignant alors vous dites c'est des missions supplémentaires il y a déjà beaucoup d'enseignants qui font du remplacement de courte durée avec des heures supplémentaires en moyenne 2 heur par semaine donc c'est c'est c'est c'est déjà une réalité dans nos établissements simplement là ils seront mieux rémunérés ça passe de 40 € à 70 € de l'heure donc c'est du plus pour ces enseignants qui s'engagent euh qui s'engagent euh davantage je vais insister sur le fait puisque vous avez dit j'insiste sur le besoin d'enseignant qualifié vous avez insisté plusieurs fois sur qualifi je pense que c'était peut-être une référence au contractuel moi je veux remercier et saluer les enseignants et contractuels qui sont auprès de nos élèves c'est 5 % de nos enseignants finidalement notre objectif c'est d'avoir le plus de titulaires possible mais je veux rappeler que 90 % d'entre eux enseigna déjà l'année dernière et ils ont acquis en cela une expérience mais évidemment notre objectif c'est qui puisse être être titularisé sur la question des contrats non signés ou salaires non versés effectivement on a eu un certain nombre d'alertes notamment à Mayotte sur des contractuels mayott qui connaît d'ailleurs beaucoup d'autres et bien d'autres difficultés sur lesquelles on pourra revenir si vous le souhaitez mais également dans le valdoise où il y a un certain nombre de dossiers notamment d'aesh qui ont dû être repris à la main ce qui a entraîné effectivement des délais donc la consigne que j'ai donné à l'ensemble des rectorats c'est de verser immédiatement des accomtes de manière qu'on se retrouve pas ou jusqu'à 90 % de manière à ce qu'on se retrouve pas avec effectivement des personnels qui ne n'ont pas de rémunération pendant un certain temps on agit pour régler ces ces ces situations sur la rémunération des enseignants je veux vraiment pour le coup là me permettre de corriger ce que je ne fais pas souvent mais ce que vous avez dit contrairement à ce que vous avez dit dans le calcul qui est fait pour dire qu'entre septembre 2022 et septembre 2023 tous les enseignant gagne entre 125 et 250 € net de plus il n'y a pas la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat dans ce calcul elle n'en fait pas partie il y a effectivement la revalorisation du point d'indice qui en fait partie celle qui a eu lieu cet été qui concerne tout le monde enfin les syndicats enseignants demandaient aussi cette revalorisation du point d'indice donc ça me semble normal qu'on l'intègre dedans il faut se rendre compte quand même du chemin parcouru un enseignant en début de carrière né au tiulaire il y a 3 ans il gagnait 1700 € net par mois on est à 2100 € net par mois c'est 400 € de plus en 3 ans alors j'entends he que évidemment il faut que ça continue à augmenter j'entends parfaitement ces demande enfin faut aussi reconnaître et mesurer le chemin qui a été parcouru dans une administration qui compte 860000 enseignants donc évidemment dès que vous prenez une mesure de revalorisation tout de suite c'est des des sommes budgétaires très importantes je suis bien placé pour le savoir j'étais de l'autre côté de la scène à quand ces décisions ont ont été prises sur ensuite la question sur les maths on n'est pas du tout au bout de ce qu'il faut faire pour redresser le niveau en mathématique dans notre pays pas du tout mais c'éit d'abord très important de rétablir lire les maths dans le Tron commun en première comme on le fait en cette rentrée mais on n'est pas au bout il faut continuer à agir dans le premier degré collège peut-être au lycée on verra j'attends de voir les propositions qui me seront faites par la Mission exigence des savoirs que j'ai engagé ah oui madame mon j'ai oublié de vous répondre vous disiez 8 semaines c'est très court pour agir en même temps sur cette question de l'élévation du niveau il y a honnêtement énormément de rapport d'audit d'avis de proposition y compris de parlementaires de sénateurs du conseil scientifique de l'éducation nationale de l'inspection générale je pense que maintenant il est peut-être temps de concrétiser tout ça donc la mission que j'ai installé hier elle vise à s'appuyer aussi sur cette somme de rapports et de travaux qui ont été remis ces dernières années pour faire des propositions opérationnelles donc oui on aura la possibilité d'avancer rapidement et je vais vous le dire on le doit à nos élèves on le doit à nos élèves de prendre les mesures nécessaires pour élever le niveau donc sur les maths on va continuer j'ai ouvert un certain nombre de pistes dans mon intervention à la BNF de la semaine dernière notamment pour élever le niveau le fait peut-être de fonctionner au moins sur le français et les mathématiques par des groupes de compétences au collège je pense que c'est une piste intéressante à la fin et ça c'est des enseignants eux-mêmes qui me le disent quand vous avez des élèves qui ont un niveau tellement différent sur les mathématiques ou sur le français dans une même classe vous finissez par tirer tout le monde vers le bas parce que ceux qui ont le niveau ne peuvent plus progresser et les autres n'arrivent pas à progresser donc moi j'assume de dire que sur le français et les mathématiques c'est une piste ça se regarde c'est pas là une annonce que je suis en train de faire mais en tout cas je souhaite que la mission puisse y travailler expertiser s'il ne serait pas opportun de penser une organisation sur le français et les mathématiqu par groupe de compétenence au collège je pose la question non non non attention je suis pas en train de dire non je suis pas en train de dire qu'on revient sur le collège unique je suis pas en train de dire non je ne suis pas en train de dire je ne suis pas en train de dire non non je ne suis pas en train de dire même que je suis pour le retour des classes de niveau moi je suis pour qu'on continue à avoir un groupe classe avec des élèves très différents ce que je dis mais vous savez en fait déjà des 7 rentrées on commence à le faire puisque pour l'heure supplémentaire dont tu as parlé Madame De Marco à la place de l'heure de technologie en français en mathématique on fonctionne par groupe de compétences puisque sur cette heure supplémentaire de français mathématique de soutien approfondissement oui c'est sur une heure ce que je veux dire c'est voilà ça pas ENF voilà on est toujours dans le collège unique je dis simplement que la question se pose si on veut faire progresser tout le monde de savoir s'il faut garder des élèves avec un niveau aussi hétérogène et ce qui par ailleurs permettrait aussi peut-être pour des élèves qui en ont le plus besoin d'avoir des plus petits groupes dans ces disciplines et pour des élèves dont on voit que ils ont des compétences à un niveau qui leur permet d'avancer plus rapidement d'avoir des groupes plus importants vous savez un syndicat un syndicat enseignant le snalk pour ne pas le citer avait fait une proposition il y a quelques années de collège modulaire j'ai demandé à la mission de regarder ce sujet-là je vois que ça déchaîne les passions ici au Sénat donc je suis ravi je me réjouis de revenir en parler avec vous quand on prendra des décisions alors laissez finir le ministre ensuite c'est aussi mon bisutage j'imagine pour cette première audition euh sur l'école inclusive sujet absolument majeur euh oui il y a un manque de place en im et j'ai eu l'occasion de le dire à mes collègues horuror berger et Fadila catabi elles se sont engagé auprès de moi à ce qu'on avance sur ce sujet-là la réalité c'est que sur l'école inclusive on a fait d'énormes progrès quantitatifs en terme de nombre d'élèves accueillis depuis 2017 plus de 100000 élèves de plus qui sont accueillis parce qu'on a créé 40000 postes d'ESH on est en train de décécariser ce métier avec plus de 50 % qui sont en CDI des revalorisations même s'il faut continuer à agir sur le temps de travail je le disais tout à l'heure maintenant il faut qu'on avance vers du qualitatif et moi j'avoue je suis frappé par beaucoup d'enseignants professeurs des écoles notamment que je renc compte qui me disent qu'ils se sentent parfois dépassés euh et c'est un peu ce que vous avez dit dans votre intervention donc il y a la transformation à venir des piales en passe moi je pense que c'est une bonne piste parce que ça serait un point d'entrée unique pour les familles pour les accompagn y compris dans leur démarche avec la MDPH aujourd'hui les piales c'est essentiellement ça ça gère essentiellement entre guillemets administrativement les aesh là l'idée c'est aussi qu'à travers ses passes on puisse à faire intervenir des personnels du médico-social auprès des enseignants et des professeurs des écooles autre sujet il faut qu'on renforce aussi les heures de euh scolarité dans les établissements médicaux-sociaux parce que la réalité c'est que vous avez aujourd'hui parfois des familles pour qui la MDPH prescrit euh un une une place un accueil en établissement médico-social en IME ou en ITEP et la famille elle-même souhaite que l'enfant puisse aller à l'école parce qu'il y a plus d'heures de cours donc il faut qu'on arrive aussi à avoir davantage de scolarité dans ses établissements médicaux-sociaux parfois vous avez des familles pour qui ont prescrit une place en IME ou en ITEP qui souhaitent mettre leurs enfants leur enfant dans un établissement médico-social mais qui faute de place ne le peuvent pas et donc effectivement il va à l'école qu'on soit clair l'objectif c'est que l'objectif c'est que on ait le meilleur accompagnement possible pour tous les élèves tous les élèves et tous les enfants de la République quelle que soit leur situation le handicap ont le droit à être scolarisé dans les meilleures conditions possibles pour eux parfois ça passe le plus souvent ça passe par l'école euh en milieu ordinaire avec un accompagnement une adaptation parfois ça passe par une place en établissement médico-social dans lequel il doit y avoir de l'école j'insiste aussi sur la mission qui a été confiée au président du département de la Somme monsieur auossoulier et à Lucy Carasco très engagée sur les questions de handicap justement sur le rapprochement entre ime enfin établissements médicaux-sociaux et écoles mais je le dis je suis ce sujetlà est important pour moi parce que je ne voudrais pas que certains cherchent à instrumentaliser ces situations difficiles sur le terrain pour essayer de nous faire revenir sur l'école inclusive y compris euh une instrumentalisation politique j'ai observé peut-être comme un certain nombre d'entre vous que l'extrême droite allemande lafd euh il y a quelques mois annoncé qu'elle mettait désormais au cœur de son projet politique le rejet de l'école inclusive et j'ai observé que en France lors de la dernière élection présidentielle un candidat euh a commencé à toucher du doigt ce sujet-là moi je ne veux pas qu'on revienne sur ce progrès quand même qui est l'accueil des élèves en situation de handicap euh à l'école et donc il faut qu'on soit capable de répondre aujourd'hui aux préoccupations qui sont exprimées par les famille par les élèves et par les professeurs des écoles désolé je suis un peu long mais ça me semble être un sujet qui le mérite et qui le justifie sur le harcèlement évidemment on va regardz le cas que vous évoquez quand on dit c'est à l'élève harceleur de changer d'établissement et pas l'élève harcelé d'abord il faut que ça arrive en fin de de de course entre guillemets c'estàdire que avant il faut tout faire pour régler la situation sans avoir à en arriver là notamment dans le premier degré mais enfin c'est important qu'il puisse y avoir cette sanction si on règle pas la situation de si effectivement les élèves eux-mêmes après après qu'on est exploré avec toutes les propositions souhaitent eux-mêmes changer il faut qu'ils puissent le faire mais il faut d'abord que il a conscience et qu'on leur donne toutes les conditions pour qu'ils se disent qu'ils ont le choix et donc sur ce sujet on va regarder la situation que vous évoquez de manière évidemment très importante sur monsieur la vous avez parlé donc sur les mathématiques j'ai répondu sur la qualité éducative dans le monde rural et plusieurs sont intervenus sur sur ce sujet là oui il faut donner de la visibilité pluriannuelle pour le coup on peut beaucoup plus le faire en milieu rural qu'en milieu urbain euh il faut donner cette visibilité pluriannuelle c'est un engagement qui a été pris par la première ministre dans le cadre de France ruralité il y a maintenant une instance au niveau départemental avec les services dsdenen et les élus locaux pour donner cette visibilité sur 3 ans et donc voilà il faut maintenant que cette instance se metent en place qu'elle fonctionne bien et qu'elle puisse donner cette visibilité je suivrai de très près sa mise en œuvre sur la question de l'attractivité là aussi plusieurs d'entre vous en ont parlé donc je vais répondre en répondant à Monsieur LEC oui c'est un enjeu absolument majeur j'ai eu l'occasion de le dire comment est-ce qu'on retrouve l'attractivité la question des salaires j'ai l'occasion de dire ce qu'on a engagé ce qu'on a fait il a la question de la formation initiale là aussi j'ai répondu il y a la question du déroulement de la carrière la progression de carrière on voit dans un certain nombre d'études et d'ailleurs dans certain nombre d'échanges avec les organisations syndicales ou des enseignants qu'au milieu de la carrière il y a probablement en terme de progression à la fois salarial mais aussi d'opportunités qui peuvent être offertes quelque chose à faire il y a un sujet aussi je pense de capacité pour l'administration éducation nationale à permettre aux enseignants d'identifier de valoriser et de certifier les compétences acquises par l'enseignement aujourd'hui vous échangez avec des jeunes vous en trouvez assez peu qui vous disent qu'il se voi faire le même métier toute leur vie ils le disent souvent j'aurais 1000 vie dans ma vie et mais pourquoi est-ce qu'il en serait différemment pour l'éducation nationale évidemment si des jeunes soitent souhait d vevenir enseignant et souhaite l'être toute leur vie on sera les premiers ravis et on fera tout pour qu'ils aient envie d'y rester mais il faut pas qu'on renvoie l'idée à ces jeunes candidats que c'est qui ne pourront pas faire autre chose s'ils en ont envie un moment dans leur vie et d'ailleurs quand vous échangez avec des employeurs privés ou publics ils vous disent qu'a priori quelqu'un qui a géré une classe au hasard de collège pendant 15 ans en terme de résilience de capacité à s'adapter de compétences qui ont été acquise évidemment qu'il a beaucoup de choses à à valoriser s'il veut faire autre chose donc je pense qu'il faut aussi qu'on soit capable d'avoir cette rénovation de l'animation de carrière de la valorisation des carrières pour les enseignants qui le souhaiteraient ça sera aussi un des éléments de l'attractivité et enfin il y a un sujet qui est majeur et là j'ai vu que vous aviez fait des propositions donc on va regarder on en parle avec les syndicats qui est celui des affectations et mutations évidemment que c'est un frein pour certains et que vous avez même certains candidats qui se disent bah je préfère ne pas être titulaire et passer le conours être contractuel pour pouvoir rester dans mon académie donc après donc moi je suis pragmatique lucide je pense que si un système parfait qui contentait tout le monde existait j'ose espérer que certains de mes prédécesseurs l'auraient trouvé ou identifier mais pas sûr peut-être qu'il n'avait pas il ne connaissaiit pas le Sénat et donc on va regarder votre proposition et on va on y travaille avec les organisations syndicale si on arrive à trouver par exemple un système qui permet de dire à un enseignant si vous acceptez telle mutation telle affectation on vous donne la garantie qu'au bout de 3 ans ou 5 ans vous aurez un retour dans votre académie d'origine avec la possibilité de choisir peut-être que ça permettra de faciliter les choses donc il faut que ce système soit faisable qu'il existe ça fait partie à la fois de ce qu'on discute dans la concertation avec les organisations syndicales sur l'attractivité et j'ai aussi missionné le Conseil scientifique de l'éducation nationale pour qu'il me fasse une proposition sur le sujet évidemment tous ces travaux s'appuieront aussi sur les propositions que vous avez faites euh mais comme quoi encore une fois madame Monier il y a a plein de rapports qui existent de proposition donc maintenant on peut avancer excusez-mo monsieur ministre je crois que c'est dans la PPL de Max Brisson donc et dans et dans le rapport sur le métier d'enseignant qu'on avait livré avec Françoise la bord il y a déjà quelques quelques années de 3 ans sur le contrat me semble être une bonne réponse donc on regardera évidemment cette cette proposition euh monsieur Brisson sur la laïcité euh vous avez vous l'avez dit j'étais ce matin avec Gérald dararmmanin dans une école juive de de sarcell pour réaffirmer évidemment la promesse de la République qui est la protection de tous ces enfants il soit scolarisé à l'école publique ou dans une école privée école confessionnelle ce que nous avons eu l'occasion de rappeler c'est qu'il y a un déploiement très important de force de sécurité je veux leur rendre hommage pour sécuriser d'une manière générale les établissements de confession juives mais en particulier les écoles avec une présence de policiers statique devant les établissements ça c'est absolument majeur ça a été redit ce matin par le Ministre de l'Intérieur et je remercie le ministre de l'Intérieur et les services de son ministère pour la sécurité qui a ainsi apporté à ses élèves évidemment je je comprends la la préoccupation des familles et leurs inquiétudes et c'est notre responsabilité qu'être au rendez-vous avec les moyens nécessaires ils sont là ensuite vous avez abordé un autre sujet absolument majeur qui est la sécurité des élèves de confession juives dans l'école publique qui est un sujet qui ne date pas de ce conflit on le sait il y a des agressions euh de l'antisémitisme qui se déploie depuis des années dans nos établissements dans des établissements scolaires dont sont victimes des élèves de confession juivees et un certain nombre d'entre eux ont d'ailleurs vu leur famille faire le choix de les scolariser dans le privé pour ces raisonslà on a eu ces dernières heures et ces derniers jours plusieurs alertes qui qui sont remonté d'agression d'intimidation qui ont eu lieu dans des établissements s'appuyant sur la situation internationale pour intimider ou menacer des élèves de confession juiv je le dis c'est absolument inadmissible et on sera intraitable j'ai demandé hier qu'il y ait césine d'abord j'ai demandé hier que systématiquement quand il y a des faits de cette nature ça remonte au ministère systématiquement deuxièmement j'ai demandé qu'il y ait systématiquement saisine du procureur de la République qu'il ait plainte ou qu' n'y ait pas plainte le ministère saisira le procureur de la République et pour avoir échangé avec mon collègue Éric Dupont Moretti et mon collègue Gérald d'Anin je peux vous dire que la réactivité à la fois de la police et de la justice seront au rendez-vous j'ai l'occasion de montrer sur un autre sujet qui est celui du harcèlement qu' après avoir appelé un électrochoc on avait une réactivité très forte aussi de nos forces de sécurité et évidemment des sanctions disciplinaires à l'endroit des élèves donc je passe le message de manière très claire je l'ai fait ce matin des élèves qui intimideraient menaceraient agresseraient ou envisagerait de le faire des camarades des élèves de confession juives devrait avoir peur il aurait de bonnes raisons d'avoir peur parce qu'on sera intraitable dans la réponse qu'on apportera sur la deuxième question que vous avez évoqué sur la neutralité religieuse des accompagnateurs de sortie scolaire c'est un sujet je dois le dire qui m'a beaucoup fait réfléchir parce que d'un côté vous avez raison c'est ils accompagnent une activité qui se déroule dans un on va dire un cadre scolaire puisque c'est des élèves qui vont en sortie scolaire en même temps ils ne sont pas dans l'école et je sais que ça posé question à beaucoup de monde ce qui a fini par me convaincre c'est une tribune que j'ai lu dans la presse qui date il y a quelques années mais qui reste d'actualité je vous en lis un extrait la tribune s'appelle pour le droit des MRES voilés à accompagner les sorties scolaires je vous lis le le résumé je ne pense pas qu'il faille réglementer la tenue des parents d'élèves comme celle des élèves autant la loi de mars 2004 était tout à fait nécessaire pour sortir du cas par cas et sanctuariser l'intérieur de l'école autant il faut savoir faire preuve de souplesse quand il s'agit de parents et des sorties scolaires pour une raison simple qui tient à une certaine idée de la laïcité mais aussi de l'école publique cette tribune elle a été signée par Caroline Fourest qu'on ne peut pas accuser a priori d'être dans la relativisation de la laïcité que ce soit à l'école ou dans la société et je vous invite à lire ce texte qui est c'est sur le H po c'est ce texte qui a achevé de me convaincre donc autant j'ai une détermination absolue et j'assume toement la décision que j'ai prise sur l'application de la loi 2004 dans l'école de la République qui a été validée par le Conseil d'État qui s'est prononcé sur le fond autant sur ce sujet-l j'assume aussi la décision qui est qui est la mienne qui est de ne pas revenir sur les règles actuellement en vigueur j'entends que ça puisse faire débat qui des propositions différentes qui viennent de groupes politiques mais j'assume ma décision sur l'école sur le Conseil des Sages évidemment j'ai l'occasion de rencontrer dès ma nomination la présidente Dominique Schnapper évidemment le Conseil d'État sera rétabli dans toutes ses prérogatives et son fonctionnement euh même si je pense qu'il y a eu un certain nombre de malentendu parce que je crois pas qu'il a été qu'il a eu des volontés de mon prédécesseur d'empêcher le Conseil des Sages de de travailler convenablement évidemment euh mais en tout cas j'ai vu la présidente Dominique Schnapper et je lui ai dit qu'évidemment le Conseil pouvait s'autoaisir dès qu'il le souhaitait et que le cœur de son travail c'était l'application de la laïcité euh dans l'éducation nationale donc là de ce point de vue-là je vous rassure j'ai répondu sur école rurale sur école normale ça fait partie du débat que j'aurai avec ma collègue de l'enseignement supérieur on aura l'occasion d'en discuter elle est quand même très concernée comme vous avez vous l'avez sous-entendu dans votre intervention sur le lien entre la formation des maîtres et l'université c'est un beau débat c'est un débat nécessaire j'entends un certain nombre de vos arguments d'autres me posent davantage questions je pense que c'est important qu'on ait cette réflexion on l'URA avec les organisations syndicales et au sein du gouvernement évidemment avec les les universités euh madame de La provoté on me dit mon équipe me dit que je suis trop long dans mes réponses il y a beaucoup d'interventions madame de La provoté sur le S sur le 100 % e je vais regarder les alertes que vous avez formulé sur l'impact sur un certain nombre d'acteurs évidemment l'objectif c'est de renforcer l'accès de nos élèves à la pratique artistique et et à la découverte culturelle et à l'éducation artistique et culturelle donc on va évidemment regarder les effets de bord éventuels que vous avez évoqué sur le bilan qu'on peut faire du passculture collectif euh à l'école je pense que c'est très utile parce que ça permet de donner un budget pour réaliser des activités culturelles pour les élèves je pense que ça mérite c'est un dispositif qui mérite d'être davantage mis en avant je me rends compte qu'il y a beaucoup d'équipes encore sur le terrain qui connaissent pas forcément l'existence de ce dispositif c'est quand même 25 € par an par élève c'est ça pour faire des activités donc voilà je pense qu'il faut qu'on après il est probablement perfectible donc on va y travailler aussi euh j'ai vraiment de grandes ambitions aussi sur ce sujet j'ai l'occasion de le dire la culture générale à l'école et notamment de l'éducation artistique et culturelle je pense qu'on peut aller plus loin notamment dans le premier degré euh sur la question des élèves scolarisés dans les écoles euh hors contrat il y a aujourd'hui environ 1900 écoles hors contrat les 2/ers des élèves scolarisés ne sont dans le 1er degré et un/ers dans le second degré vous savez que dans le quinena précédent il y a un un nouveau cadre juridique qui a été mis en place euh pour mettre en œuvre ce nouveau cadre juridique le nombre de contrôles a très fortement augmenté on est passé de 174 contrôles au cours de l'année scolaire 2013-2014 à 668 pour l'année 20212022 les services veillent à ce qu'aucun établissement ne puisse ouvrir sans avoir été déclaré ou ou avant la fin du délai d'opposition il y a un suivi évidemment extrêmement extrêmement fort sur la question euh de l'empathie euh oui j'assume de dire je sais pas si empathie est le meilleur terme euh l'altruisme le rapport à l'autre à la différence à la tolérance la bienveillance bref euh qu'on finalement qu'on réponde à cette ambition de Rousseau qui disait qu'on doit à la fois instruire l'esprit et éduquer le cœur et je pense que c'est aussi notre responsabilité et quand on regarde les pays qui ont réussi à faire reculer massivement le harcèlement scolaire c'est des pays qui ont massivement investi aussi sur ces enjeux-là dès les premières classes jeis allé au Danemark mais il y a d'autres exemples il y a par ailleurs des initiatives qui existent et qui nous montrent àel point c'est utile alors il y a la méthode danoise qui est d'ailleurs déployée dans des écoles à saint-toin ou à Paris grâce au rectorat de Paris notamment qui s'est beaucoup engagé sur ce sujet-là il y a des établissements qui appliquent d'autres méthodes je pense notamment à ce qui est porté par le philosophe frééric Lenoir et la Fondation sè les ateliers philo ateli à Visé philosophique en primaire moi je crois beaucoup à toutes ces initiatives donc comment on va faire l'objectif et j'ai saisi le Conseil supérieur des programmes c'est d'avoir un programme sur le sujet pour le premier degré à la rentrée prochaine 2024 et dès la rentrée janvier 2024 après les vacances qu'on est au moins dans chaque département au moins une école qui expérimente ces temps d'apprentissage du rapport à l'autre du respect de l'autre de l'empathie sur l'ORD de technoon voilà c'est ce qui a permis s'agit décision de mon prédécesseur de ne pas surcharger le l'agenda des l'emploi du temps des élèves et donc pour avoir cette heure supplémentaire de soutien approfondissement en math français la mettre à la place de l'heure de technologie bon c'est un choix qui a été fait évidemment ça veut pas dire qu'on renonce à nos ambitions sur la découverte de la technologie et sur l'apprentissage de cette discipline qui est absolument essentielle y compris pour être capable de comprendre les enjeux aujourd'hui avec l'intelligence artificielle et autres mais c'est pour ça qu'on raisonne aussi par cycle et que avant la 6e il y a déjà des initiations qui sont mis en place évidemment après il y a aussi a beaucoup de choses qui sont mises en place et qu'on veut continuer à investir sur sur ce sujet monsieur fialer je regarderai évidemment la mission d'information qui avait le rapport qui avait été remis sur la culture citoyenne mais le président du Conseil supérieur des programmes m'a dit que l'équipe qui travaille sur les propositions en matière de de de MC s'appuya aussi sur les travaux parlementaires donc je pense qu'il s'appuieront sur ces travaux sur la question effectivement augmentation de la participation école privée j'ai eu plusieurs saisines sur le sujet et donc il faut qu'on a une réunion de travail qu'on échange à la fois avec avec les associations d'élus et évidemment les représentants de l'enseignement privé pour regarder comment est-ce qu'on peut répondre à ces à ces à ces préoccupations qui sont exprimées mais je les ai entendu sur Madame casbonne sur le déploiement du plan du plan harcèlement évidemment ça va nécessiter une mobilisation de tous et partout et je remercie aussi les sénateurs qui se sont engagés sur le sujet j'avais reçu Colette Méo qui n'est plus je crois se représentait pas mais qui avait fait un rapport un très bon rapport sur le sujet aussi et on s'est appuyé aussi sur ces travaux pour avancer l'objectif c'est d'aller du vers le 100 % prévention 100 % détection et 100 % réaction pour face au harcèlement je vais pas revenir sur le contenu du plan évidemment j'aurais à cœur qu'il puisse se déployer aussi dans les établissements français à l'étranger mais qui je dois le dire d'ailleurs souvent sont aussi un peu laboratoire sur des dispositifs hein sur sur la question du harcèlement ou sur d'autres je me suis rendu au au Danemark je le disais où je suis allé dans au lycée français voilà ils avaient déployé des initiatives donc voilà je j'essaie de d'avancer plus rapidement pardon sur la formation des aesh dans le réseau des de l'enseignement français à l'étranger à l'étranger c'est en grande majorité la famille qui emploie les aesh cependant le recrutement peut se faire en collaboration avec l'établissement le financement des aesh dans les établiss ement du réseau français à l'étranger ne relève pas de l'éducation nationale mais les familles françaises ou binationales qui recrutent et rémunè un ou une àes peuvent recevoir de la part de la EFE une aide financière spécifique et c'est le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères qui assû la tutelle vous le savez sur la EFE demeurant on peut réfléchir je pense effectivement avec le ministère des Affaires étrangères et la EFE a des actions de formation en direction de ses personnels c'est absolument nécessaire et là je pense qu'on on peut s'appuyer aussi sur des choses qui ont été engagées pour progresser en la matière pardon j'ai été très long non c'était important le zonage deéducation prioritaire sera-t-il revu ou pas c'était Sonia de la probuté j'ai oublié zonage éducation prioritaire oui à un moment donné il sera revu la question c'est quand j'ai conscience que beaucoup plusieurs de mes prédécesseurs vous ont fait cette même réponse avant moi mais là on approche je pense notamment parce que l'objectif c'est aussi qu'il y ait une cohérence avec la nouvelle carte des qpv qui doit intervenir prochainement puisque vous savez que la cartographie des cartes quartier politique de la ville interviendra bientôt et je pense que c'est important qu'on puisse faire le travail en cohérence ensemble si on appliquait aujourd'hui les critères actuelle de l'éducation enfin de la cartographie actuelle et qu'on disait on fait une actualisation sans ne rien toucher au critèr il y a 200 établissements qui rentreraient en éducation prioritaire et 200 établissements qui en sortiraiement c'est beaucoup plus simple d'en faire rentrer que d'en sortir avec l'Impact qu'on connaît d'autant qu'on a énormément réinvesti dans l'éducation prioritaire donc il y a un enjeu à la fois d'interrogation sur les critères qui permettent de relever de l'éducation prioritaire et sûr dans le cas où des établissements sortirait la manière dont on accompagne cette transition mais voilà c'est un sujet sur lequel je vais avancer dans les prochains mois je dis pas que la cartographie sera actualisée dans les prochains mois mais en tout cas je pense qu'à horizon 2024 2025 on aura avancer sur ce sujet mes chers collègues vous êtes encore quelques-uns à vouloir poser des questions je vais vraiment vous demander parce qu'il est déjà 18h30 passer d'être très rapide dans la euh dans votre question pierre ouyas Cédric Vial Catherine belrti Yann Chantrel Colomb Brossel adelzian David Ross et Mathilde olivieras merci monsieur le Président merci Monsieur le Ministre bienvenue à vous et puis merci de nous consacrer autant autant de de votre temps juste une phrase déclarative je je pense sincèrement que l'école hors les murs c'est la même chose que l'école dans la classe et qu'elle doit être encadrée par des personnels de l'Éducation nationale la question elle est pas vestimentaire elle est statutaire VO ça c'est mon mon point de vue moi je voulais vous questionner sur la mixité sociale des établissements vous connaissez les haut scène notre département commun les les les 10 établissements qu'ont l'indice de positionnement social le plus élevé sont tous privés et ceux qu'on l'indice de positionnement social le plus faible sont tous publics il y a une forme de de séparatisme qui se met en place et votre collègue avait eu le courage de soulever la question la réponse ça a été une une convention avec l'enseignement catholique je crois pas qu'elle puisse contraindre les établissements à à changer leur politique et ma question est est très simple est-ce que est-ce qu'il est légitime que l'état donne de l'argent à des établissements privés sous contrat qui ont fait le choix économique de choisir des élèves qui viennent des milieux les plus favorisés voilà est-ce qu'il est normal qu'on leur donne autant d'argent que les autres c'est tout une 1 minute 20 secondes j'ai le droit un bon point monsieur le Président je suis pas sûr que la réponse se fasse en une minute 20 secondes par contre mais Cédric Vial donc Catherine Berl alors une d'abord une remarque qui est remontée de des chefs d'établissement qui effectivement vous avez souhaité reconquérir le mois de juin et proposer donc ce stage de de semaines Hume pour les élèves de Seconde alors c'est une très bonne intention sauf que ça va être extrêmement difficile à être à mettre en œuvre dans surtout dans nos régions qui sont des régions plutôt rurales donc il va falloir faire attention parce que on aura beaucoup de soucis pour trouver des stage à tous les tous les élèves deuxième chose vous avez parlé vous avez dit tout à l'heure que c'était pas une crise de vocation malheureusement salée et quand on a des enseignants qui effectivement commencent à enseigner j'avais jamais vu ça j'ai fait 39 ans d'enseignement et bien aujourd'hui ils enseignent pendant un an et ensuite ils quittent le métier pourquoi parce que effectivement les élèves deviennent de plus en plus difficiles mais parce qu'on a voulu faire des classes de niveau unique et ça ça ne fonctionne pas je crois que tout le monde vous l'a fait remonter je crois qu'il faut songer à revoir le système alors peut-être pas pour toutes les classes mais il faudra à un moment donné qu'il y ait une classe avec pour les enfants qui ont des difficultés parce que les enseignants sont faits pour cela mais qu'il y ait également une classe d'excellence et on naurait pas à ce moment-là le problème qu'a connu ma camarade ma collègue pardon et qui où on traite les enfants qui veulent aller plus loin d'un TLO depuis qu'on a mis en place ce système et bien on a effectivement les niveaux qui sont qui ont chuté plutôt que que de progresser et enfin concernant l'enseignement de l'éducation civique et morale donc j'étais professeur d'histoire moi aussi pendant 39 ans et je crois qu'on enseigne beaucoup les droits mais pas assez les devoirs et je crois que c'est un des premiers renseignements qu'il faudrait faire en classe merci oui merci monsieur le Président Monsieur monsieur le ministre ça n'étonnera pas mes collègues je vais vous interroger moi sur la la question du du handicap et et des aesh euh vous avez déjà un peu évoqué le sujet donc je vais je vais aller à l'essentiel vous vous l'avez dit c'est aujourd'hui plus de 135000 à es c'est plus de 50 % de moyens supplémentaires qui ont été mis de depuis 5 ans des moyens qui sont qui sont aujourd'hui très importants et pourtant cette augmentation de moyens financiers humains ne permet pas aujourd'hui de répondre ni aux attentes des familles ni à ceux des des enfants ou des élèves et elle met parfois même l'institution scolaire et les enseignants en grande difficulté cette massification de de l'accompagnement humain sans modification profonde du système d'organisation et de gouvernance de de la part de de l'éducation nationale a atteind une limite et elle nuit désormais à une politique qualitative efficiente de d'inclusion scolaire dans dans le rapport que que j'ai pu rendre et que je vous ai transmis cet été que j'ai fait au nom de la de la commission de l'éducation j'ai fait une vingtaine de propositions en en faisant notamment des mesures d'accessibilité qui sont du premier ressort de de de l'école la priorité accessibilité physique matérielle mais surtout pédagogique alors qu'elle n'aurait jamais dû cesser de de l'être au détriment de l'accompagnement humain qui est de la compensation qu'on appelle la compensation l'accompagnement humain qui est qui est évidemment importante mais qui ne peut intervenir qu'en complément de ces mesures d'accessibilité euh et donc il nous faut une organisation administrative corriger une prise en charge des des enfants en situation de handicap plus qualitative et surtout continue je suis très heureux de ce que vous je vous ai entendu dire tout à l'heure de dire que finalement le plus important c'est que chacun soit à sa place chaque enfant bénéficie du meilleur accompagnement qui qui est celui dont il a besoin ce n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui et c'est probablement ce qui déstabilise l'ensemble du système donc je reviendrai pas sur quelques annonces que que vous avez faites sur les la modification du pial mais qui pose aussi un certain nombre de questions et soulève un certain nombre de craintes autant qu'il ne pourrait résoudre de de problème la transformation du cadre d'emploi d'Es avec la fusion dans dans le corps des des avec celui des AED qui à mon avis une fausse bonne idée voire même plutôt une vraie mauvaise idée euh et sur lesqueles je pense qu'il y a d'autres pistes plus intéressante et plus importante à à mettre en place et on est prêt à en discuter avec vous euh par ailleurs et c'est le dernier point que je sur lequel je voudrais aussi vous interrogez la remise en cause du financement par l'État euh de la prise en charge sur les temps périscolaires et et particul ement sur le temps méridien de de la prise en charge des aesh pose un un un grand nombre de problèmes parce que l'enfant n'est plus au centre finalement de la politique d'inclusion parce qu'on crée des ruptures dans son accompagnement et dans sa prise en charge et par ailleurs l'enseignement privé aujourd'hui se retrouve sans solution pour la prise en charge de ses enfants sur le temps méridien ces enfants a besoins particulierers puisque le mode de financement de l'enseignement privé ne leur permet pas de financer avec leur fofet scolaire c'est C temps méridien et donc on a aujourd'hui un phénomène là aussi d'ex inusion de ces enfants du privé vers le le public c'est souvent des enfants qui sont les plus lourds dans la prise en charge et donc ça nous pose un problème majeur de de dans not politique d'inclusion j'ai j'ai déposé une proposition de loi que j'espère pouvoir qu'on pourra étudier prochainement sur ce sujet et et on souhaiterait pouvoir avoir votre soutien afin de revenir vers une politique d'inclusion pour tous et dans dans dans tous les types d'établissements et pour tous les élèves chrel oui merci monsieur le Président Monsieur le Ministre ça va faire faire près de de 2 he d'audition et il y a une grande absente dans vos propos et depuis votre prise de fonction qui a été soulevée par mon collègue Zouia c'est qui est pourtant un problème central qui est justement la mixité sociale à l'école car s'il y a bien un outil qui permet de lutter contre l'assignation à résidence vous voulez l'émancipation c'est ce que vous avez dit dans votre propos à l'école c'est justement de faire en sorte qu'il y ait plus de mixité sociale à l'école alors que on voit toutes les études que c'est dans notre pays où la reproduction sociale est l'une des plus fortes et quand on regarde toutes vos prises de position et elles ont été nombreuses depuis votre prise de fonction je n'ai rien vu sur ce sujet-là alors votre prédécesseur par contre ça a été évoqué ici même au Sénat on avait organisé à l'initiative de notre groupe un débat sur ce sujet et sur tous les bancs de cet hémicycle de cette assemblée nous étions d'accord sur ce constat là donc qu'est-ce que vous comptez faire réellement parce que des initiatives il y en a il y en a plein il y en a qui sont prises aussi au niveau des départements la hautegaron notamment et qui ont des résultats donc il y a des résultats concrets nous ce qu'on souhaiterait c'est qu'on passe l'étape d'après l'étape supérieure que vous puissiez déployer ce qui marche en accompagnant justement les départements là où ça fonctionne qu'est-ce que vous avez comme stratégie comme politique que vous allez mettre en place pour qu'il y ait une réelle mixité sociale dans les établissements de ce pays merci beaucoup monsieur le président euh monsieur le le ministre trois questions plus une une remarque en préalable euh qui est celle qu'aurait souhaité faire Patrick canner qui a malheureusement dû s'absenter de de notre commission euh sur l'école du futur on en a beaucoup entendu parler à l'extérieur de cet hémicycle et notamment dans la dans la presse euh sur laquelle il aurait souhaité euh vous dire à quel point pour lui pour nous l'école du futur c'était la façon dont on se tournait vers l'avenir dont on on envisageait des pédagogies innovantes des pédagogies différentes afin de pouvoir appréhender euh de la meilleure manière des métiers qui changent un monde qui change et pour lequel notre regard sur ce que nous lisons est plutôt celui d'un tournant libéral avec la mise en place de classe de niveau pour la 6e je vous entendais remarque personnelles avec euh soulagement j'allais dire satisfaction mais en fait soulagement dire que vous ne souhaitiez pas revenir sur le collège unique je crois en effet que l'école de la sélection sociale qui a été ce qui existait avant la mise en œuvre du collège unique serait une grande erreur voilà donc nous nous avons évidemment une interrogation pour savoir finalement queles sont les les valeurs que vous entendez défendre à travers le le ministère de de l'éducation nationale quand vous parlez d'école du futur et puis euh trois questions très précise après ces remarques préalables sur des sujets qui ont pu être évoqués par mes collègues sur lequel je j'aurai des questions euh également le premier et vous venez d'en parler c'est en effet le l'avenir du fond de soutien au développement des activités périscolaires il y a 15 jours nous découvrons les uns et les autres par voie de presse en concertation avec les collectivités locales qui sont quand même un poil concerné que le taux de prise en charge va être modifiée réaction des collectivités locales je sais que la MF vous a saisi et vous avez fait le choix et je crois qu'il était le bon de ne pas modifier ces taux de prise en charge mais quand on regarde le PLF 2024 ce fond disparaît euh du coup finalement tout ça toujours sans grande concertation avec les collectivités locales du coup il y a deux question quelle est la position du ministre que vous êtes sur la mise en œuvre de la semaine de 4 jours et demi dans les villes qui sont encore et on parle de métropole et de centaines de milliers d'enfants concernés qui sont encore avec une organisation avec 5 demi-journées d'apprentissage première question et la deuxième question évidemment cuid de l'avenir de ce fond qui permet pour les collectivités qui par exemple de rendre ses activités gratuites lorsqu'elles ont été mises en œuvre dans le cadre préscolaire pour les enfants ce qui n'est pas rien y compris au regard des ambitions que vous affichez sur les projets et culturels pour les enfants dans le premier degré qui d'autres systèmes deuxième sujet mes collègues en ont parlé c'est la question de la mixité sociale et scolaire en effet en 2022 nous l'avons tous vécu ça n'est pas un sujet nouveau je vous l'accorde et c'est un sujet sur lequel il y a eu des tentatives de d'avancer la publication 2022 des IPS indice depposition sociale si ma mémoire est bonne a mis en lumière de façon extrêmement concrète ne disparaissait pas vous avez perdu extrêmement concrète euh l'inégalité criante qui n'était plus uniquement un sujet d'évaluation générale elle existent elles sont nombreuses mais un sujet absolument criant d'inégalité sociale et scolaire des outils ont été proposés par votre prédécesseur sur la sectorisation multicollège multilicée sur le fait d'ouvrir les établissements dit favorisés avec les les les les l'accueil des boursiers le contramixité d'ouvrir des sections d'excellence dans les établissements dit moins favorisés bref il y avait un chemin nous avons pu pour certains d'entre nous considéraent que le chemin proposé par votre prédécesseur était manquait d'ambition mais avait le mérite d'exister du coup question simple quelle suite avez-vous prévu et dans quelle temporalité de donner au travail qui avait été engagé par papendia et notamment vis-à-vis de l'enseignement privé mais vous aurez noté que ma question est plus large et puis dernière question c'est un sujet sur lequel je souhaite vraiment vous alerter c'est un sujet sur lequel nous avons alerté vos deux prédécesseurs c'est l'avenir et le devenir des jardins d'enfants pédagogiques qui sont des structures qui permettent à Strasbourg à Marseille à Paris et un petit peu à Marseille d'accueillir en milieu ordinaire et en mixité et nous venons quand même largement d'évoquer ce sujet aujourd'hui des enfants en situation de handicap de chiffre à Paris c'est 22 jardins d'enfants 800 enfants qui sont accueillis et je le cite papendiaille avait je crois dans cette instance la commission éducation culture au Sénat reconnu que les jardins d'enfants avaient souffert de façon indirecte de la loi de 2019 de la scolarisation obligatoire des moins de 3 ans et qu'il était nécessaire de trouver une solution juridique cette solution une dérogation a été trouvée par le ministre et les services du ministère pour encore cette année ma question est très simple pouvez-vous prendre l'engagement les familles attendent vraiment de le savoir les professionnels attendent vraiment de le savoir et les élus évidemment tout auts pouvez-vous prendre l'engagement que ce système de dérogation sera poursuivi ou à tout la moins pouvez-vous prendre l'engagement que les jardins d'enfants ne disparaîtront pas ils participent à des missions importantes de service public adelsiane oui merci monsieur le ministre de votre présence ce soir c'est une première pour vous c'est une première pour moi également nouvellement élu comme sénateur de la scène Saint- ins satisfait cite pour commencer vous avez cité Saint-Ouin ville dont je suis élu avec le maire de saint-toouin Karim bouamran et vous avez évoqué un sujet extrêmement important la lutte contre le rcellement scolaire et nous avons été effectivement à Saint-Ouin depuis 2020 22 ville pilote en terme d'expérimentation pour le dispositif inspiré de de pays scandinaves free for mobbery libéré du harcèlement et un sujet qui nous tient particulièrement à cœur je veux revenir sur deux sujets et faire une remarque ça a été largement évoqué la question des aesh moi j'en parle aussi pour la scène Saint-Denis et j'ai trois questions très précises sur ce sujet euh nouvellement élu on sort d'une campagne euh en scène Saint-Denis où cette question des avsh a été particulièrement prignante elle était particulièrement forte l'ensemble des élus ont fait ce constat aujourd'hui des efforts ont été faits clairement mais malheureusement on se retrouve encore dans des situations dans notre département où un grand nombre de parents non pas même si les les maisons départementales des personnes handicapées délivrent des notifications pour permettre à ses parents on se retrouve dans toutes les villes de saint-sintenis face à des situations où il n'y a pas d'accompagnement individualisé vous l'avez évoqué aussi et c'est totalement lié aussi monsieur le ministre vous avez évoqué 15 millions d'heures euh de cours qui ne sont pas dispensés en scène Saint-Denis c'est quelque chose qu'on connaît bien puisqu'on constate statistiquement qu'à 18 ans un enfant qui arrive ou un adolescent qui passe son bac à 18 ans c'est une année de cours en moins qu'il n'aura pas pu suivre dans toutes les matières donc ce n'est plus seulement une question d'inégalité c'est une question d'inéquité républicaine que notre pays que notre notre Parlement notre gouvernant doit être en capacité de traiter je le dis parce que voilà les questions sur ces questions de SH elles sont elles ont été largement évoquées on aussi c'est une piste un travail est en train d'être mené des discussions sont en cours entre les services départementaux de l'éducation nationale et les municipalité pour travailler et mettre en place des conventions pour favoriser justement le recrutement des As sur un statut unique éducation nationale pour permettre une mise à disposition des communes mes questions sur ce sujet c'est d'abord savoir quel est le bilan de la rentrée scolaire en ce qui concerne le nombre de postes d' ouvert à cette rentrée l'état des besoins couverts et non couvert c'est un vrai sujet sur lequel on manque d'information et ce que les élus aussi dans le territoire attendent les perspectives d'ouverture de poste et de recrutement et surtout cette question de est-ce qu'il y a des perspective sur ces conventions négociées dont je parlais est-ce que c'est une échéance possible à court terme à moyen terme pour trouver cette mise en corrélation entre les services des communes et les services de l'éducation nationale dans les départements deuxième point ça a été évoqué très très vite les cités éducativ euh c'est un aujourd'hui en sc saint l nous avons enfin en France à ma con ence il y a 200 cités éducatives labellisé une douzaine en scène Saint-Denis vous l'avez dit président ne parle pas de PLF et de perspective financière mais ces cités éducatives dont une est à saint-toouin traduisent vraiment la volonté des des acteurs locaux de l'éducation de travailler ensemble elles sont inscrite dans le cadre de convention triénal certaines encienne Saint-Denis ont démarré en 2020 on arrive à leur terme il y a un financement important de la part de l'État et nous restons donc dans l'attente de la confirmation de leur renouvellement et on sait aussi que c'est très lié euh aux décisions à venir en matière de politique de la ville enfin c'est ma remarque après mes deux euh mes deux constats euh sur la question de la mixité scolaire ça a été largement évoqué par euh euh par différementes personnes sous des angles différents euh bien sûr euh moi ce que je voudrais qu'on ait quand même à l'esprit euh c'est que vous l'avez évoqué vous monsieur le ministre que la p la pédagogie peut renverser la sociologie je cite bien vos vos propos nous sommes bien d'accord euh pardon tout à fait euh mais là je pense que là on a quand même un sujet sur ces questions de mixité scolaire sociale et scolaire et on est sur une forme d'impensé et de nombreuses évaluations académiques des recherches ont mis en évidence très clairement l'intérêt je sais que vous aimz lire des rapports prendre des éléments de connaissance pour tous les élèves qu'il soit de milieu favorisé ou pas un brassage établi dans la durée permet justement de favoriser d'aider les plus faibles sans pénaliser les plus forts et c'est ça que je voulais évoquer en conclusion de mon propos monsieur le ministre c'est ce rapport aussi de France stratégie qui a été publié il y a pas très longtemps il y a un mois ma connaissance qui évoquait très précisément que l'exposition des élèves de milieux social défavorisés ou faible scolairement avec leur pair plus favorisé à des effets sur les performances à court terme relativement mesuré mais des bénéfices de moyens et long terme important réduction du décrochage scolaire amélioration des trajectoires scolaires et professionnelles et les mesures visant à la mixité sociale et scolaire dans l'enseignement on donc un effet positif potentiel important sur la mobilité sociale des jeunes défavorisés c'est le rapport de france stratégieque d' y a un mois et ça je pense que dans les discussions que nous devons avoir sur ce sujet c'est une forme de la promesse républicaine que l'école doit porter concrètement que nous sommes amenés à discuter dans les prochaines échéances je vous remercie David Ross merci monsieur le Président et merci monsieur le ministre pour nous avoir présenté les les trois piliers ou les trois chantiers de votre feuille de route de votre ambition le temps passé au cours de cette audition ainsi que le grand nombre de questions ben montre à quel point l'éducation nous importe et à quel point vous comme nous collectivement elle nous oblige alors à cet égard au-delà de vos annonces liés à votre nomination j'aimerais si vous le permettez remplir votre cartable de rentrée de deux autres dossiers qui concerne en fait des dossiers structurels déjà existants et de savoir si dans votre vision pour vous ils vont rester pérennes ou s'ils sont amenés à évoluer je veux évoquer la réforme du bac et puis les rythmes scolaires alors sur la réforme du bac je serai un petit peu en écho à ce qu'a évoqué Lord Arcos à savoirors je vais pas revenir sur la baisse du nombre d'étudiants en mathématique dans notre secteur mais ce que je constate c'est que le choix très tôt qui est demandé aux élèves finalement quasiment en milieu de secondes de faire des choix de spécialité abouti en tout cas dans notre secteur depuis 2 ans à des choix qui sont math physique math ses et le parent pauvre pour l'instant c'est les sciences de la vie or on sait qu'on a un besoin énorme de scientifique dans le domaine médical au sens large et la crise covid qui vient de passer ne fait que le confirmer or évidemment quand on voit les effets de cela il faut généralement 5 à 10 ans pour s'apercevoir qu'on va être en déficite donc je voulais savoir si vous aviez déjà des évaluations au-delà de notre propre territoire du plateau de saclé sur l'ensemble du territoire français de cet impact ou pas de cet effet ver lié à ce choix-là ce qui me permet d'ailleurs de considérer que lorsqu'on évoque tous les enjeux de notre société scientifique alors là je vais être biisé et forcément j'aurai à nouveau une divergence ce sera la deuxième aujourd'hui avec mon collègue Brisson étant universitaire forcément je ne serai pas objectif mais lorsque l'on voit les sujets importants à venir la santé le numérique l'intelligence artificielle les aspects liés au clima finalement ceux qui sont appelés à enseigner et donc à sensibiliser les jeunes à ces questionslà est-ce que le meilleur endroit où ils peuvent être formés c'est pas l'université mais l'université dans le sens où on intègre dans la formation les aspects liés à la recherche ce qui me permet monsieur le ministre de vous rappeler mais je pense que vous le savez que votre collègue qui habite dans la très belle ville d'orsé est certes ministre de l'enseignement supérieur mais aussi de la recherche et donc je pense qu'il faut vraiment que le mot recherche apparaisse y compris dans les cycles de formation c'est vrai évidemment pour les enseignants du lycée mais je pense qu'il peut aussi et c'est l'objectif d'ailleurs dans les formations à l'université d'avoir des formations pour le premier degré le et donc c'est pourquoi je dis ça parce que ça permettra non pas d'avoir un choc des savoirs que j'ai du mal philosophiquement un peu à estimer mais peut-être avoir des savoirs de choc qui permettent deavoir des ruptures par rapport au sujets auquels nous sommes confrontés pour l'avenir de notre pays le deuxième sujet donc c'est le rythme scolaire donc excusez-moi encore de mettre à l'honneur la ville d'orsé mais la ville d'orsé est la dernière ville en Nesson et je crois avec Paris peut-être la dernière ville en Île-de-France a appliqué le rythme des C matinées travaillé c'est un choix que nous avons mis nous avons mis en place avec un vote tous les 4 ans au moment du projet éducatif et que les parents qui sont appelés à voter ont voté à plus de 70 % pour le maintien de ce rythme les enseignants dans j'imagine l'exclusive intérêt de l'enfant eux votent en majorité pour qu'il n'y ait plus de mercredi matin travailler et donc le problème que ça me pose parce que nous l'assumons le faire et je fais partie de ceux qui se battent pour avoir plus d'autonomie pour les collectivités mais là on arrive dans un un niveau un peu schizophrénique puisque il se trouve que la dérogation de 4 jours qui devait être l'exception devient la règle et donc la question que je pose à l'éducation nationale c'est comment est-ce qu'on fait par rapport à ça il y a des problèmes de formation le mercredi matin il y a des problème de remplacement d'enseignants et donc est-ce que ce cette réforme va continuer à être expérimentée est-ce qu'on va avoir un retour sur évaluation ou est-ce qu'il va y avoir un moment une décision que on assumera tout à fait en tant qu'élu locaux moi je suis encore maire pour quelques jours de la commune d'orsé mais une décision qui dit ben maintenant on revient au 4 jours ou on revient au 4 jours et demi mais on laisse pas cette latitude qui fait que on a un paysage qui est assez morcelé sur le domaine merci Monsieur le Ministre Mathilde Olivier merci monsieur le Président et bienvenue monsieur le ministre alors comme je conclus ce tour de questions je vais donc couper dans ma première intervention dans cette commission pour faire un peu plus court mais je voulais quand même rebondir sur les propos de ma collègue du groupe S qui parlait des petites annonces sur Facebook et vous êtes aussi vous-même revenu sur la qualification des enseignants contractuels ça m'a rappelé ma propre expérience qui est aussi une réalité du recrutement de contractuel en 2017 je commençais ma dernière année d'étude franco-allemande j'étais à Lille je mets une petite annonce sur le boncoin pour proposer des cours de soutien en allemand à côté de mes études et puis donc on est fin août un collège de Boulogne surmer m'appelle pour me proposer un mi-temps comme professeur d'allemand euh je précise que je faisais pas du tout des études dans le domaine de l'enseignement donc j'ai bien sûr refusé mais on imagine bien qu'on ne peut absolument pas permettre un enseignement de qualité en recrutant des personnels pas qualifiés et ça montre le niveau de difficulté dans le recrutement dans un certain nombre de matières aujourd'hui voilà c'était on voit euh si enfin on voit que 6 ans après on est quand même toujours dans la même situation avec des petites annonces sur Facebook et l'attractivité du métier de professeur de plus en plus en crise aujourd'hui euh voilà ça c'était pour l'anecdote pour pour souligner les propos de ma de ma collègue euh sur le pacte je voulais pas revenir sur le fond du problème de ce système de travailler plus pour gagner plus mes collègues l'ont fait maintenant sur la mise en place de ce dispositif en lui-même quelle est la répartition femme homme de signature de ce dispositif alors que c'était l'un des points quand même critiques euh notamment le fait que ça augmenterait les inégalités de salaire entre femmes et hommes et puis pour revenir enfin sur le réseau éducatif français à l'étranger euh puisque faire des études supérieures en France c'était c'est quand même l'un des aspects importants de l'attractivité de notre réseau français à l'étranger donc cet été suite aux événements au Niger et plus globalement dans le Sahel on a eu de nombreuses sollicitations de jeunes bloqués pour venir faire leurs études en France suite à la politique diplomatique française de blocage de visa avec un impact désastreux pour nos relations avec ces jeunes francophiles francophones de ces pays et qui joueront un rôle crucial dans nos relations avec ces pays à l'avenir donc c'est un danger pour nos établissements d'un danger pour la EFE euh plus globalement on bloque des élèves qui ont effectué toutes leur scolarité dans nos établissements euh et donc un engagement de votre ministère et de celui bien sûr de l'enseignement supérieur aussi euh serait essentiel sur ces sujets donc est-ce que vous pourriez nous faire un point sur cette situation et puis un dernier un dernier point sur l'augmentation d'un milliard pour les lycées professionnels dont vous parliez euh voilà j'espère que vous inclurez à votre réflexion le développement des enseignements professionnels jusqu'au bac pro aussi dans les établissements français à l'étranger merci dernière intervenante agèv Laurent alors une une intervention vraiment très très courte tout d'abord pour féliciter le ministre parce que je trouve que un peu plus de pragmatisme à l'éducation nationale et un peu moins de dogmatisme ça fait vraiment du bien et je voudrais donc aborder le sujet du harcèlement qui est votre priorité et vous parler de l'association La maintendue présidée par Nora fres qui fait un travail absolument incroyable et qui hélas enregistre ce qui démontre que vous avez fait parfaitement bien le travail qui enregistre une hausse de 150 % de sollicitations de famille victimes 150 % et qui en même temps est confronté à une baisse de 30 % de ses dotations depuis 2 ans et qui donc se retrouve dans une situation financière assez compliqué et qui va entraver malheureusement les interventions au sein du milieu scolaire donc je voulais savoir comment est-ce que l'éducation nationale pouvait renforcer ce partenariat financier avec cette association et deuxièmement je crois qu'il y avait un comité d'experts qui avait été mis en place à l'époque par Jean-Michel Blanquer qui n'a toujours pas été réuni depuis qu'il est parti ça permettait d'avoir des remontées de terrain notamment je crois que Monsieur papend ne l'avait pas réuni est-ce que vous envisagez de le relancer euh parce que je pense que c'était important évidemment pour les famill merci Alle j'ajoute moi une toute petite dernière question par rapport aux différents points que vous avez annoncé je pense notamment à à l'École normale du 21e siècle est-ce que vous aurez besoin d'une loi pour mettre en alors pour répondre à cette question j' ça dépend ce qu'on fera plus on est ambitieux plus le besoin de la loi évidemment même si parfois on découvre que il y a pas toujours besoin de loi et compris pour des réformes très structurantes de mémoire sur la réforme du lycée la réforme du lycée de mémoire Jean-Michel blanc réforme du bac la fête sans sans voilà donc donc il y a de très grandes possibilités mais c'est pas parce qu'il y a pas de loi qu'il y a pas de débat et discussion avec les parlementaires évidemment en tout cas moi je serais toujours je seraai toujours dans ce souci et cette recherche du dialogue et de la coconstruction uni pour notre école c'est mon voilà mon ma boussole dans mon action et donc je continuerai évidemment à à travailler avec vous je vais revenir sur les différentes interventions je précise que j'ai toujours fait comme ça dans les auditions je réponds aux orateurs qui sont restés pour écouter ma réponse c'est pas du tout une critique pour ceux qui sont partis puceque ça a dérivé en terme de durée mais je pense que c'est important de valoriser ceux qui ont fait l'effort de rester dans cette audition très longue et puis par ailleurs il y a plusieurs sujets qui se rejoignent et notamment il y a plusieurs interventions sur la mix cé scolaire d'abord moi je vais être très clair je ne souhaite pas rouvrir la guerre entre les écoles et je veux être très clair sur ce sujet je souhaite que les parents puissent toujours avoir le choix et en fait c'est une considération qui peut parfois apparître un peu théorique malheureusement avec certaines familles qui se disent aujourd'hui il faut le regarder en face qu'elles ne sont plus sûres d'avoir vraiment le choix si elles veulent que leurs enfants réussissent on est tous élus moi je suis élu local aussi depuis 10 ans dans ma commune on rencontre des familles notamment des familles de classe moyenne qui se demande si leurs enfants pourront continuer à réussir et à s'élever comme eux se sont élevés dans l'école publique c'est c'est ça serait mentir que de dire qu'on rencontre pas ça et je pense que la question absolument essentielle c'est de se demander pourquoi est-ce que il se pose ces questions et pourquoi est-ce qu'ils se disent parfois qu'ils n'ont pas le choix s'ils veulent que leurs enfants réussissent que d'aller dans le public je crois pas du tout que c'est le nombre d'élèves par par classe vous avez plus d'élèves par classe dans le privé que dans le public je crois pas que ça soit l'état bâtimentaire des écoles elles sont mieux entretenu notamment grâce aux collectivités locales dans le public que dans le privé donc je pense que c'est sur des questions de niveau et donc effectivement le fait que on arrive à avoir un système où il y a toujours un enseignant devant les élèves et quand il y a des absences on arrive vraiment à les remplacer de pédagogie différencié y compris avec des organisations différentes on a parlé tout à l'heure de la possibilité d'avoir des groupes de compétences encore une fois pas des classes de niveau mais des groupes de compétences sur certaines disciplines dans beaucoup d'établissements scolaires privés c'est le cas la possibilité d'avoir plus d'expérience aussi dans la vie professionnelle entre guillemets j'ai annoncé un stage en fin de seconde j'ai entendu des gens dire faut pas et cetera enfin dans le privé dans beaucoup d'écoles privées il y a des stages tous les ans elle est là la vraie inégalité aussi vous avez des élèves qui arrivent ensuite dans le supérieur ou dans la vie professionnelle ils ont un CV long comme le bras parce qu'ils ont eu des stages organisés dans un cadre scolaire dans leur établissement et puis les autres qui ont pas ces expériences donc pour moi le premier levier de la mixité sociale c'est de faire en sorte que les familles se disent toujours qu'elles ont le choix et que leurs enfants pourront réussir à l'école publique et donc de répondre aujourd'hui aux doutes et aux inquiétudes qui existe pour beaucoup de familles ça c'est la première chose y compris en assumant d'investir des moyens supplémentaires en les dirigeant vers les établissements les plus défavorisés l'investissement qu'on a fait pour l'éducation prioritaire depuis 2017 il est massif avec le dédoublement des classes avec les petits déjeunés gratuits avec devoir fait avec la rémunération plus importante des enseignants qui vont enseigner dans ces établissements encore une fois on peut dire il faudrait faire mieux il faudrait faire différemment faudrait faire encore plus mais enfin c'est un investissement massif et on voit que ça a un impact les études montrent notamment les études de laadep qu'on a une réduction des écarts de 15 à 40 % sur le français et les mathématiques entre les élèves d'éducation prioritaire et les autres grâce au dédoublement donc oui la pédagogie peut renverser la sociologie au au sens où la pédagogie peut renverser les déterminismes peut briser les parcours et les destins qui sont écrits d'avance pour encore trop d'élèves et trop de familles dans notre pays et c'est vrai monsieur chanrel qu'on reproduit trop les inégalités sociales en inégalité scolairire en France mais pour moi la réponse c'est de montrer qu'on investi massivement qu'on innove aussi dans ces établissements pour donner envie aux familles d'y rester parce que la réalité moi je vais vous le dire je pense qu'il y a très peu de familles qui se diront finalement que le premier critère pour eux pour elle c'est la mixité sociale le premier critère pour elle c'est de se dire que leur enfant a le plus de conditions possibles pour réussir c'est ça c'est ça la réalité ce qu'il faut leur rappeler c'est que la mixité sociale est une des conditions d'un bon apprentissage et que les études le montrent vous avez totalement raison en matière de climat scolaire on voit que ça a un impact positif mais aussi en matière d'apprentissage donc faut toujours le rappeler vous avez raison de le faire mais moi je ne crois pas qu'on arrivera à répondre à cette situation en envoyant un message consistant à dire pour qu'il a plus de mixité sociale on va empêcher les familles qui le souhaitent d'aller dans le privé on va exporter entre guillemets les problèmes qu'on a dans le public dans le privé pour garantir la mixité sociale je ne crois pas une seconde que ça fonctionnera c'est continuer à investir en priorité dans les établissements les plus défavorisés cette rentrée on ouvre 15 sections internationales on les met toutes dans des établissements de l'éducation prioritaire on poursuit les dédoublements et on va continuer à avancer avec le 8h 18h au collège en qpv avec les 2 heures de sport en plus par semaine bref voilà la la ligne qui est la mienne on pense aujourd'hui 8500 € par élève en primaire à l'école publique c'était 7000 € par an en 2017 quand Emmanuel Macron a été élu on a massivement renforcé dans le privé c'est 5000 € par an l'investissement est évidemment supérieur dans le public que dans le privé il faut maintenant que ça se ressente et que les résultats s'améliorent on est passé de 24 élèves par classe en moyenne à 21 élèves par classe en moyenne en primaire depuis 2017 donc il y a cet investissement ensuite sur l'organisation la discussion avec l'ense enseignement privé notamment l'enseignement catholique il y a eu effectivement beaucoup de travail avec mon prédécesseur ça a abouti à un accord pour y développer la mixité sociale c'està-dire le nombre d'élèves boursiers on a installé maintenant dans tous les rectorats les instances qui travailleront territoire par territoire pour atteindre cet objectif de mixité donc moi je vais m'inscrire dans ce travail là en soutien à ces instances de dialogue et de concertation pour avancer par ailleurs je veux poursuivre aussi ce qui a été engagé sur les affation notamment dans certaines académies vous l'avez je sais plus qui l'a dit mais qui sont allé plus loin que d'autres l'académie de Paris par exemple a été très courageuse et a fait beaucoup d'effort en la matière sur les affectations pour renforcer la mixité sociale je dis courageuse parce que on le sait il y a aussi des familles derrière qui peuvent s'en plainre donc c'était c'était voilà c'est je pense que c'est important de de soutenir cette politique là et c'est aussi ce dont je m'inspirer évidemment dans les autres académie donc je vais aussi m'appuyer sur sur cette logique là euh sur le fond de prise en charge euh du péri scolaire alors vous le savez une des premières décisions du président de la République en 2017 ça a été de redonner aux communes la liberté de rester à la semaine de 4 jours et demi ou de revenir à celle de 4 jours liberté 90 % des communes on fait le choix de revenir à 4 jours évidemment on entend pas revenir sur ce choix euh et on considère que c'est la liberté des collectivités bien ensuite la question du financement des activités périscolaires pour les communes qui ont fait le choix de rester à 4 jours et demi alors que ça n'est plus une obligation nationale depuis 2013 elle bénéficiait vous l'avez dit d'un financement de l'État à travers le fond de soutien qui est monté jusqu'à 400 millions d'euros avant 2017 et en 2017 on a fait le choix de maintenir ce fond de soutien quand bien même ça n'était plus une obligation pour les communes ça n'était plus une compétence obligatoire pourtant on a maintenu le fond et qui nous a appelé du coup à sortir de ce fond en premier lieu la Cour des comptes qui a dit dors que ça nit plus comp étance obligatoire ça n'a plus de sens et vous devriez utiliser ces moyens plutôt pour soutenir les collectivités euh sur des dispositifs qu'elles engagent comme école ouverte colonies de vacances apprenantes et cetera donc ce qui a été décidé l'an dernier c'est de mettre fin progressivement à ce fond et de le diviser par deux à la rentrée 2023 puis de l'éteindre en 2024 je précise que tous ces éléments figuraient dans les documents budgétaires du PLF 2020 2 donc il y a un an je je je vais vous juste vous réagérer c'était dans les documents budgétaires c'était y compris mentionné dans les rapports pour avis produits par les commissions je peux vous ressortir tous les éléments ce qui est certain et ça pour le coup ça a été une découverte pour moi en arrivant au ministère c'est qu'il y avait pas eu de concertation avec les élus locaux c'estàdire que c'était dans les rapports budgétaires il y a un an c'était écrit c'était annoncé mais les les les les élus locaux n'ont pas été formellement prévenus donc effectivement euh c'est c'est pas la bonne méthode donc on a fait le choix avec la première ministre de maintenir le fond pour l'année 2023 2024 et d'ouvrir le dialogue avec les élus pour son évolution à comptter de la prochaine rentrée donc on verra comment ça euh évolue je vais publier un arrêté dans les T prochains jours en ce sens pour rétablir le montant des des subventions en vigueur l'an passé et j'aurais dans nos discussions budgétaires l'occasion de débattre avec vous il faut voir est-ce qu'on maintient un fond pour tout le monde est-ce qu'on maintient pour les collectivités peut-être les plus fragiles les plus petites on sait qu'une partie importante du fond aujourd'hui va à des très grandes collectivités sur l'exemple de Paris par exemple madame brossell c'est autour de 5 million d'euros c'est à peine 1 % de ce que vous c'est moins d'un % de ce que vous gagnez en augmentant massivement la taxe foncière sur les Parisiens en les matraquant fiscalement donc voilà c'est c'est moins de 1 % de du matraquage fiscal des Parisiens donc voilà et par ailleurs j'ajoute j'en profite j'en profite la mairie de Paris nous doit je le rappelle 48 millions d'euros pour la décharge des directeurs d'école sujet que vous connaissez puisqu'elle a arrêté de payer depuis 2019 mais puisqu'on parle de l'addition je propose qu'elle soit partagée et exhaustive euh je viens maintenant à la question des jardins d'enfants sujet dont j'ai été saisi à plusieurs reprises euh ils sont concernés par une décision qui a été prise et pour le coup une mesure qui a été votée puisque c'était dans la loi euh l'abaissement de l'âge d'instruction obligatoire à 3 ans CTA la loi de 2019 pour permettre à ces établissements qui accueillent aujourd'hui des enfants de 18 mois à 6 ans de s'adapter il y a une période transitoire de 5 ans qui avait été accordée et qui expire effectivement à la rentrée de 2024 c'est ça j'ai bien conscience que les jardins d'enfants n'ont pas tout à fait été accompagnés pour se transformer notamment en raison de la crise sanitaire j'ai également conscience de l'urgence à prendre une décision parce que vous l'avez dit les familles concernés ne peuvent plus rester plus longtemps dans l'incertitude septembre 2024 c'est demain d'après les informations dont je dispose il y aurait de l'ordre de 70 jardin d'enfant qui accueille non seulement des enfants de moins de 3 ans ce qui restera possible mais également des enfants de plus de 3 ans avec ma mes collègues du gouvernement concerné on reviendra très prochèement vers vous pour vous indiquer la manière dont on souhaite avancer au fond il y a trois options première option on reste sur l'échéance de septembre 2024 deuxème option on prolonge un peu cette échéance pour se donner les moyens d'accompagner les jardins d'enfants et compris sur le plan juridique troème option on permet au jardins d'enfants existant et j'insiste bien sur le existant uniquement les existants de poursuivre leur activité en veillant à ce qu'il fassent l'objet d'un contrôle particulier pour ne pas mettre à mal l'obligation de scolarité à 3 ans donc je reviendrai vers vous on va avancer sur tout est ouvert les trois possibilités sont ouvertes sauf celles vous l'aurez compris de maintenir un dispositif qui permet à de nouveaux jardins d'enfants d'ouvrir euh mais on regardera par ailleurs je pense il faut modifier la loi du coup si euh donc et là aussi là voilà et les délis sont assez réduits donc il va falloir qu'on qu'on qu'on avance assez vite sur les questions pardon de Monsieur zan donc j'ai répondu sur mixité sur l'accueil des enfants en situation de handicap je m'étais noté quelque chose i si vous demandiez des chiffres précis il y a 4000 postes d'ESH qui ont été ouverts en 2023 c'est un nombre équivalent à 2022 à quôtité moyenne de travail inchangé ça permet recruter encore 6500 àes cette année l'an prochain ce sont 3000 postes qui sont créés ce qui nous permettra de recruter environ 4800 àes encore l'an prochain mais oneviendra sur les questions de plafond d'emploi et cetera dans la discussion sur le PLF je redis qu'il y a un enjeu d'amélioration des conditions de travail je redis que l'enjeu euh de la piste de travail qui a été ouverte à la suite de la conférence nationale du handicap c'est absolument pas de dire on va forcer toutes les aesh à devenir assistant de réussite éducative et à fusionner avec les AED c'est s'interroger sur l'opportunité de créer un troisème métier qui finalement permet de faire se rejoindre aesh AED au bénéfice des personnels eux-mêm pour qu'il y ait un plus grand temps de travail et donc une plus grande rémunération et au bénéfice des élèves avec des situations aujourd'hui un peu Baro ù sur la pause méridienne et cetera ça peut être très compliqué pour des élèves en situation de handicap sur les cités éducatives effectivement 80 cités éducatives arrivent à échéance fin 2023 et 46 fin 2024 et nous souhaitons relabelliser d'un bloc les 126 j'ai à ma signature une instruction conjointe avec le ministère de la Ville que je vais adresser avec ma collègue Sabrina gresti roubach au préfet et au recteur en ce sens donc ça répond à votre question sur le sujet monsieur Ross sur la question de l'impact de la réforme du lycée à ce moment de l'année on observe en classe de première une hausse d'attractivité des enseignements de spécialité SVT et physique chimie en terminal on observe effectivement une baisse d'attractivité de la SVT donc il y a probablement un choix en première et vous savez qu'ils abandonnent une spécialité entre la première et la terminale et peut-être qu'ils le font davantage ce choix sur la SVT que sur d'autres disciplines en revanche le choix des enseignements de spécialité scientifiques sont globalement en hausse plus 4,2 % ce qui est plutôt une bonne nouvelle effectivement mais je seraai vigilant sur cette question SVT je précise qu'il y a eu un rapport de l'inspection générale de l'éducation nationale sur la réforme du lycée je sais pas s'il a été publié déjà il a été publié mais peut-être on vous le renverra parce que il permet de faire un point et vous dem sur sur la réforme euh je passe ensuite sur les rythmes scolaires j'ai répondu sur Madame Olivier sur le pacte et les inégalités femmes hommes j'ai pas encore les données genrées sur le recours au pacte mais j'espère que dans les données qu'on aura après les vacances de la toussin on y verra plus clair donc je communiquerai sur sur ce sujetl voilà je peux pas répondre à cette question pour l'instant mais je redis qu'il y a un certain nombre de missions qui sont possibles dans le cadre du PACT y compris beaucoup de missions qui sont déjà effectuées par des enseignants et déjà effectuées par des enseignantes donc voilà j'entends les inquiétudes et les préoccupations mais je pense pas que ça se traduise nécessairement par ce que vous redoutez euh sur l'accueil des en France des élèves scolarisé dans l'enseignement français de l'étranger dans les zones en crise il y a eu des échanges et tr encore très récemment entre mes services et le ministère des Affaires étrangères pour trouver des solution y compris surmesure dans l'intérêt des élèves euh objectivement on est sur des faibles volumes des faibles nombre d'élèves donc ça permet d'avoir ce traitement sur mesure il faut pas hésiter dans quand il y a des situations très problématiques à nous les faire remonter compris directement à mon cabinet mais on trouve quand même des solutions avec le le korset sur le développement de filière pro dans le FE c'est un sujet que je n'avais pas encore été saisi mais qu'on peut regarder et je peux regarder ce qu'on peut développer s'il y a une demande locale et une volonté de la EFE d'aller de l'avant qu'on puisse y travailler ensemble enfin sur la question de la association Nora fress j'ai reçu madame fress effectivement qui fait un travail très important avec son son association je crois qu'elle a eu aussi des difficultés avec la Ville de Paris qui lui a retiré son local non non on parlait l'association Marion la main tendue de Madame fress donc ce que je propose c'est que les les élus parisiens règlent leurs questions au Conseil de Paris Mo mieux chacun le sait je ne suis pas élu parisien on va laisser finir le ministre parce que moi je réponds aux questions hein euh donc voilà évidemment on va beaucoup travailler avec avec elle je sais qu'il y Ava eu quelques difficultés avec il y a pu y avoir quelques difficultés avec le ministère c'est dernières années mais voilà moi mon souhait je vais vous dire sur ce sujet du harcèlement si on on n'associe pas toutes les bonnes volontés voilà on peut avoir un avis sur l'activité de telle association sur la manière dont elle traite il faut que tout le monde s'en parle du sujet c'est c'est une mobilisation collective de toute la société donc moi je vais pas pinailler et choisir celles et ceux évidemment il y a toujours des contrôles qui sont faits mais voilà on a besoin de la mobilisation collective son association je crois que ça fait depuis 2013 qu'elle est engagée elle fait un très bon travail donc voilà il faut qu'on qu'on avance avec tout le monde j'ai eu l'occasion de la rencontrer et donc mon souhait c'est d'avancer avec elle et je crois beaucoup au rôle des associations dans les établissements scolaires y compris d'anciens élèves harcelés ou malheureusement de parents d'élèves harcelés qui se sont suicidé je pense que leur témoignage dans les établissements scolaires c'est aussi quelque chose de très puissant euh qui permet j'espère de de changer les mentalités voilà je crois que j'ai répondu à tout le monde merci beaucoup pour votre invitation et je me tiens à disposition du Parlement merci monsieur le ministre comme vous avez pu constater nous avions quelques questions à vous poser et vous avez en tout cas pris soin de répondre à chacune d'entre elles avec précision et en en nous donnant bien vos vos orientations merci beaucoup puis à très bientôt donc pour le plfci

Audition de Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale — Gabriel Attal · Pourquijevote