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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 décembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'interview intégrale de Marc Ferracci, député EPR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    La colère des agriculteurs ne faiblit pas. Les mesures annoncées suffisent-elles ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le consensus scientifique sur l'abattage des troupeaux ne s'impose-t-il pas ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Anne Genevard a manqué de pédagogie ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le vote sur le traité Mercosur peut être reporté ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Le budget de la Sécurité sociale a été adopté de justesse. Était-ce le prix de la stabilité ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    La CMP peut-elle aboutir à un accord sur le budget de l'État ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Marc Fis. Bonjour. La colère des agriculteurs ne faiblit pas.

Hier pour lutter contre l'épidémie de dermatos Sébastien Lecornu a promis une accélération de la généralisation de la vaccination dans le sud-ouest. La transparence concernant les doses, le contrôle des des déplacements pour éviter la prolifération du virus. Ça ça ne semble pas suffire, hein.

Les agriculteurs sont toujours sur des barricades dans le sud-ouest. Oui, il y a beaucoup d'émotions, il y a de la colère. Euh moi, je comprends et je pense qu'il faut comprendre la détresse des agriculteurs parce que euh abattre des cheptels, abattreaux, ça n'est pas comme se débarrasser d'une récolte de céréales.

Vous savez qu'il y a un lien affectif entre les agriculteurs et leurs bêtes. Je pense que c'est à l'origine de cette émotion et de cette colère qui s'exprime. Maintenant, il faut qu'elle s'exprime sans débordement, sans violence.

Ça a également été dit par le Premier ministre. Mais surtout, il faut trouver des voies de passage. Ce qui a été proposé, vacciner, éviter les déplacements de Bovin qui permettrai de propager l'épidémie, c'est ce qui a marché dans d'autres régions et notamment en savoir donc je pense que il faut s'inspirer de cela.

Il faut expliquer, vous l'avez dit, il faut la transparence. La ministre de l'agriculture a annoncé hier la mise en place d'une cellule de dialogue scientifique parce que je pense qu'il faut aussi remettre de la rationalité des éléments scientifiques et baser le dialogue avec les agriculteurs là-dessus pour essayer de convaincre parce que derrière l'enjeu c'est la protection de l'ensemble du cheptel beauin français. Vous vous parlez de la rationalité.

On sait que certains agriculteurs s'opposent au protocole qui a été mis en place par les autorités pour lutter donc contre cette épidémie, c'est-à-dire un abattage du troupeau dès lorsque qu'un animal est malade. Pourquoi est-ce que ce consensus scientifique, il n'arrive pas à s'imposer ? Je pense qu'il faut une méthode justement la méthode c'est d'organiser un dialogue direct entre les scientifiques et les agriculteurs.

Vous savez que et on peut le regretter sous la hallette de qui ? quand les politiques mais justement pas sous la hte du politique un dialogue direct parce que quand les politiques s'expriment mais souvent du doute de la suspicion regretter mais c'est un constat que on peut faire pas simplement d'ailleurs sur ce sujet mais dans d'autres crises. Donc je pense qu'il faut ce dialogue direct parce que les agriculteurs sont également des gens qui sont tout à fait experts et compétents de leur domaine et de leur sujet mais il faut partager des informations scientifiques.

Il faut le faire en toute transparence. Ça, je pense que ça peut aider. Et puis ensuite, il faut ne pas être naïf parce que derrière cette crise, il y a aussi des gens qui essayent de souffler sur les braises.

Il y a aussi des gens qui sont dans le complotisme. Il y a des gens qui essayent de déstabiliser. On le voit sur les réseaux sociaux, on le voit sur euh également les lieux où s'exprime la colère.

Il y a des gens qui ne sont pas éleveurs, qui ne sont pas agriculteurs et qui viennent mêler leur violence à la détresse de celle des agriculteurs. Et donc je pense que à la détresse des agriculteurs. Et donc je pense que on a besoin à la fois de proposer un protocole à une méthode claire qui soit bien expliquée, qui soit dans la transparence.

Est-ce qu'An jeunevar a manqué de pédagogie ? que je ne crois pas parce que euh encore une fois la situation elle est complexe et ça n'est pas facile de faire la pédagogie d'une situation complexe surtout quand il y a de l'émotion, quand il y a de la détresse euh quand il y a du chagrin au moment des abattages. Mais je pense que on est aujourd'hui muni d'une méthode, un protocole, limiter les mouvements de Beauauvin, vacciner de manière très large, pas à l'échelle du territoire national parce que ça ça poserait d'autres problèmes notamment le fait qu'on aurait des restrictions à l'exportation et on ne veut pas de ça évidemment parce que ça pénaliserait nos agriculteurs si on vaccinait tout le cheptel, ça nous obligerait aujourd'hui à restreindre les exportations.

Les agriculteurs redoutent aussi la ratification du mercur qui est prévu ce samedi au Brésil. Emmanuel Macron a demandé un report de cette signature. Euh l'Italie pourrait venir en renfort de la France déjà, est-ce que vous pensez que c'est possible ?

Est-ce que vous pensez que ce vote peut être réellement reporté ? Je l'espère. Je l'espère parce qu'on voit bien que ici, il y a la convergence de deux éléments qui sont des éléments extrêmement sensibles dans le monde agricole.

C'est la gestion de l'épidémie et c'est ce fameux traité Mercosur qui pose des problèmes aux agriculteurs qui ouvre aussi des opportunités à d'autres secteurs. Il faut quand même le dire. J'étecteur vict Oui.

Et industriel, j'ai été ministre de l'industrie. Un certain nombre de filières industriels verraient des opportunités à ouvrir le marché de l'Amérique latine à leurs produits. Mais il faut néanmoins protéger nos agriculteurs.

Et dans ce traité, il y a aujourd'hui des insuffisances. on a besoin de ce qu'on appelle les clauses de sauvegarde, c'est-à-dire de pouvoir limiter les importations de pays en provenance d'Amérique du Sud. Si on constate des anomalies, si on constate de la concurrence des loyales, c'est là-dessus qu'il faut que le traité évolue encore.

C'est la demande de la France. Et dans ce contexte, vu effectivement le déploiement de cette crise, je pense que il serait opportune. Vous l'avez dit, il y a des efforts diplomatiques qui sont faits.

Je salue les efforts d'Ad Jeunev, la ministre de l'agriculture, mais aussi de Jean-Noel Barre, le ministre des affaires étrangères, pour essayer de trouver une voie de passage permettant le report. Sauf que la France, elle a toujours pas réussi à réunir sa minorité de blocage he pour éviter la ratification du traité. Je rappelle ce que c'est, c'est au moins quatre États membres qui représenteraient 35 % de la population européenne.

Ça semble peine perdue d'autant que l'Allemagne, l'Espagne pousse pour accélérer la ratification de ce traité. Ça veut dire que on va pas y échapper, il y aura la signature un jour du traité du merc. Moi, je ne sais pas à quelle date tout ça se concrétisera et si ça se concrétisera parce qu'encore une fois, je le dis, la position de la France, elle est très claire, elle est très ferme.

Il faut que le contenu de ce traité évolue sur le volet agricole. Ça fait déjà des dizaines d'années que la France, elle freine à un moment. C'est vrai, mais c'est vrai, mais là, on voit bien que il y a certes des intérêts qui sont divergents.

L'Allemagne a une industrie très forte et elle veut ouvrir ses marchés. Elle a donc intérêt à ce que le traité soit signé. et je respecte évidemment cette positionlà, mais nous nous avons également besoin de traiter euh à la fois cette colère, mais plus largement de donner des perspectives au monde agricole, de donner des perspectives à nos agriculteurs.

Et pour ça, je pense que il y a encore moyen effectivement de trouver des alliés au niveau européen pour faire évoluer le traité. Euh hier, l'Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi de finance de la sécurité sociale 15 voix près. Euh mais quand on regarde de près suspension de la réforme des retraites, abandon de l'année blanche, du doublement des franchises médicales, on voit que euh les couleœuvres ont été dures à avaler pour certains au sein du au sein du du socle commun.

Est-ce que pour vous aussi ça a été compliqué et est-ce que vous dites c'est aussi le prix de la stabilité ? Ah ça a été plus que compliqué. Moi, j'ai hésité jusqu'au dernier moment à m'abstenir sur ce texte. finalement l'intégralité de mon groupe ensemble pour la République à voter pour le texte et effectivement pour la stabilité, pour l'unité du groupe, pour le collectif et aussi parce que l'absence de budget de la sécurité sociale aurait généré un déficit encore plus important de l'ordre de 30 milliards de 30 milliards de déficit.

Aujourd'hui, c'est 24 milliards. Exactement. Alors qu'aujourd'hui, on a 24.

Vous allez me dire c'est très important et donc c'est aussi un problème. On a un déficit qui était prévu à 17 milliards qui est finalement à 24 milliards. Pourquoi est-ce qu'on a un déficit si important ? vous l'avez dit parce qu'un certain nombre de réformes et d'économies n'ont pas été faites.

Moi, je regrette ce budget. Je le dis très très clairement. C'est un budget qui obère l'avenir, qui pénalise les générations futures qui ont besoin de rembourser cette dette, qui en suspendant la réforme des retraites et bien fait preuve d'une forme de dénique, de déni démographique.

Et vous le voyez d'ailleurs, il y a un débat qui monte sur la natalité. la natalité qui est en Berne. Ça doit aussi nous interroger sur la manière dont notre système de protection sociale va s'équilibrer dans les prochaines décennies.

Donc moi, je regrette ce budget. Maintenant, il y a le budget de l'État. Le plus dur effectivement reste à venir avec le budget de l'État qui a été voté lundi au Sénat, mais tout va se jouer vendredi lors d'une CMP, hein, commission mixe par terre, sep sénateurs, sep députés, ils peuvent vraiment se mettre d'accord ou ces missions impossibles ?

Ce sera difficile. Pourquoi ? Parce que on peut se mettre d'accord à cette député et à cette sénateur.

Il y a une majorité de sénateurs et de députés de centre ou de centre droit parce que au Sénat c'est le centre droit et la droite qui sont majoritaires. Et donc on peut se mettre d'accord sur un budget qui soit au fond un budget de centre droit, on va le dire comme ça, c'est-à-dire un budget qui ne taxe pas trop les entreprises, qui ne taxe pas trop de manière générale, qui limite les dépenses. Et ce budget, il sera très difficile de le faire adopter à l'assemblée parce que les conclusions, les conclusions de la CMP doivent être voté par les deux assemblées et on le voit la gauche à l'Assemblée nationale.

Quand vous voyez justement que les socialistes semblent assez gourmands des augmentations de l'impôt sur les sociétés, sur le sur la fortune immobilière, ils veulent 10 milliards de recettes en plus et 10 milliards d'économie en moins. Ça veut dire que cette CMP, elle a quand même très peu de chance d'aboutir et ce buget très peu de chance d'être voté. C'est la loi spéciale, on retrouve l'équation politique très difficile que l'on a depuis déjà un certain temps, c'est que la gauche veut augmenter les impôts et ne veut pas réduire les dépenses.

Nous, nous souhaitons baisser les impôts et baisser les dépenses. C'est le sujet, c'est le point d'achopement de cette discussion. Et effectivement, je pense que ça va être très compliqué de faire en sorte que ce qui sortira de la CMP soit voté à l'Assemblée nationale.

Le risque d'une loi spéciale existe. Il faudra continuer à travailler, à négocier, mais encore une fois, il ne faut pas jeter au panier tout ce qui a été fait en terme de politique proentreprise ces dernières années parce que c'est ça qui a créé des emplois et si on abandonne tout cela et ben je pense que le pays sera dans une grande difficulté dans les prochaines années. Merci beaucoup Marc Ferat, bonne journée à vous.

Merci beaucoup Marat.