LAURENT JACOBELLI : « Émeutes : il y a une chose qu'on a jamais essayé, la fermeté ! » (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous avez réagi quand vous l'avez entendu ?
- 1:26OuverteRéponse directe
C'est une histoire de volonté politique ? Parce que certains maires le font faire payer.
- 2:32ComplaisanteRéponse partielle
Le maire de Paris a dit que le problème, c'était les bouteilles en verre.
- 3:37OuverteRéponse directe
Quand on brûle une voiture sur la place du Trocadéro, notamment avec la tour Eiffel derrière, quel est le message envoyé par Séracaille ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Et qu'est-ce que vous feriez de plus, très concrètement, pour éviter que ça se reproduise ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Quel lien faites-vous avec l'immigration ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« à chaque fois qu'il y a un 14 juillet, à chaque fois qu'il y a un 31 décembre, à chaque fois qu'il y a une fête, vous avez les racailles qui déboulent par milliers dans les grandes villes, notamment à Paris, qui cassent tout, qui brûlent tout. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Des juges qui libèrent à tour de bras. »
- 1:05Invité politiquePromesse
« S'ils n'ont pas l'argent, eh bien, on prend sur leurs aides sociales. Et s'ils sont mineurs, on prend sur les aides sociales ou le salaire des parents. »
- 3:03Invité politiqueChiffre
« la dernière fois qu'il y a eu ce type d'émeute, seulement 10% ont fini en garde à vue. »
- 4:20Invité politiquePromesse
« d'abord les aides sociales seraient confisquées aux familles, les salaires seraient ponctionnés pour réparer les dommages »
- 4:32Invité politiquePromesse
« tout simplement tous ceux qui sont étrangers devraient partir, les visas seraient clos à partir du moment où ce type d'exaction a lieu. »
- 8:16Invité politiqueChiffre
« Moins de 5% de personnes condamnées. »
- 8:25Invité politiqueFait
« le ministre de l'Intérieur qui nous explique que tout s'est bien passé comme prévu. »
Temps de parole
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— On est d'accord, en fait. Inqualifiable, on sera intraitable, on veut... Le football, c'est pas ça. Ce ne sont pas des supporters. On peut en parler jusqu'à demain matin, voire...
— C'est très bien. Il sera intraitable. La seule question, c'est quand. Ça fait quand même 10 ans qu'il...
— Comment est-ce que vous avez réagi quand vous l'avez entendu ?
— Pour être honnête, j'ai haussé les épaules et je me suis dit « Mais ce monsieur déboule de la planète Mars. Enfin, ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir. Et il le sait très bien. À chaque fois qu'il y a un 14 juillet, à chaque fois qu'il y a un 31 décembre, à chaque fois qu'il y a une fête, vous avez les racailles qui déboulent par milliers dans les grandes villes, notamment à Paris, qui cassent tout, qui brûlent tout. Et à chaque fois, on a le même scénario. Des forces de l'ordre qui sont un peu contraintes de laisser faire aux entournures. Des juges qui libèrent à tour de bras. Et les mêmes voyous qui, six mois après, recommencent, rebrûlent.
Au final, le président de la République voit ce que voient tous les Français. Mais il n'est pas un Français parmi les autres. Il est le président de la République. Qu'a-t-il fait ? Qu'a-t-il fait, par exemple, pour faire payer les casseurs ? Nous, on pense, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, que tous ceux-là, une fois qu'ils sont attrapés, ils payent pour l'abribus qui a été détruit. Ils payent pour la voiture de police qui a été brûlée. S'ils n'ont pas l'argent, eh bien, on prend sur leurs aides sociales. Et s'ils sont mineurs, on prend sur les aides sociales ou le salaire des parents.
Mais il y a un moment, ce n'est pas aux Français d'avoir la double peine, payer les impôts pour avoir des forces de sécurité et une justice qui laisse ces jeunes en liberté, et payer pour la reconstruction d'un pays qui est mis à feu et à sang à chaque fois qu'il y a un événement festif.
C'est une histoire de volonté politique ? Parce que certains maires le font faire payer. Certains maires envoient la facture aux familles de délinquants.
Oui, bien sûr. C'est une question de volonté politique. Moi, j'entends depuis deux jours maintenant des élus de gauche et de la majorité présidentielle nous expliquaient que finalement, tout cela, ce sont des phénomènes périphériques, qu'il n'y a rien de grave. Certains nous expliquent même, à gauche de la gauche, que c'est la faute de la police. S'il n'y avait pas la police dans les rues, eh bien, ces jeunes se récalment. Devant tant de dénis, que ce soit un déni en col blanc de la part du président de la République ou un déni vociférant drapé dans un drapeau palestinien comme celui de l'extrême gauche, au bout d'un moment, c'est la même réalité terrible, la même violence.
Il y a quelque chose qu'on n'a jamais essayé. La fermeté. Et si on s'y mettait ? Si on se disait que dans ces moments-là, les femmes, les enfants, les familles peuvent aller dans les rues célébrer. Aujourd'hui, ils sont cloîtrés chez eux. Ce sont les voyous qui prennent possession des lieux. Je vais vous dire, c'est une guerre de territoire. Voilà. Aujourd'hui, vous avez des gens qui n'aiment pas la France, qui déboulent à Paris et qui disent « on va posséder les rues ». Malheureusement, ils y arrivent. Chaque voiture brûlée, c'est une victoire pour eux, une défaite pour la République.
Le maire de Paris a dit que le problème, c'était les bouteilles en verre. Les bouteilles en verre sont un vrai problème. Évidemment que ce ne sont pas les bouteilles en verre qui sont le problème. C'est le problème. Ce sont ceux qui les jettent. Il faut responsabiliser. C'est ce que vous nous dites ce matin.
Mais évidemment, responsabiliser les auteurs sur leur denier, sur leur salaire. Et s'ils doivent payer pendant toute leur vie, ils paieront pendant toute leur vie. Responsabiliser les familles. Quand je vois des gamins de 15 ans dans les rues, il y a une responsabilité des familles. Et puis demander à notre justice de faire son travail. Quand vous voyez que la dernière fois qu'il y a eu ce type d'émeute, seulement 10% ont fini en garde à vue. Et parmi eux, il y en a seulement 5 ou 10 qui ont eu un rappel à la loi, voire des travaux d'intérêt généraux. Ça ne fonctionne pas. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est la sécurité publique qui est en question.
Et puis tout simplement, c'est notre art de vivre. Vous savez que bientôt, ça va être le 14 juillet, il y aura des balles populaires. Eh bien, dans quelques mois, les gens vont avoir peur d'aller dans ces balles populaires parce que les mêmes jeunes vont débarquer avec les mêmes mortiers face aux mêmes policiers qui seront à nouveau agressés et à nouveau empêchés d'agir, voire à nouveau frustrés par les décisions judiciaires qui vont suivre.
Quand on brûle une voiture sur la place du Trocadéro, notamment avec la tour Eiffel derrière, quel est le message envoyé par Séracaille ?
Le message, il est on possède Paris, vous êtes en train de perdre la propriété géographique du pays et puis on envoie un message à l'international qui est surtout ne venez pas parce que nous sommes un pays à feu et à sang. Alors évidemment, ce n'est pas le cas en permanence tout le temps et partout, mais c'est terrible, il y a aussi des conséquences économiques derrière pour les commerçants qui doivent fermer boutiques, qui doivent baisser le rideau et pour le tourisme, une fois encore, ne pas agir, c'est les laisser faire et c'est criminel pour notre pays. – Et qu'est-ce que vous feriez de plus, très concrètement, pour éviter que ça se reproduise ?
– Alors je vous l'ai dit, d'abord les aides sociales seraient confisquées aux familles, les salaires seraient ponctionnés pour réparer les dommages, tout simplement tous ceux qui sont étrangers devraient partir, les visas seraient clos à partir du moment où ce type d'exaction a lieu. Et puis le principe du co-auteur aussi, parce que quand vous faites partie d'une bande qui casse une vitrine, moi je pense qu'il y a une responsabilité collective. Évidemment c'est difficile de déterminer lequel a vraiment tenu le caillou ou le pavé qui a détruit la vitrine.
En revanche, si vous avez un groupe de 10 individus, et bien là vous pouvez dire qu'il y a une responsabilité partagée et puis faire respecter la loi. Aujourd'hui on n'a pas le droit de se balader dans Paris avec une masse ou avec une cagoule sur la tête. Malheureusement ça existe.
– Quel lien faites-vous avec l'immigration ?
– Oui, il est très clair, à partir du moment où dans certains quartiers à la périphérie des villes, on n'a pas fait respecter les lois de la République, on n'a pas inculqué l'amour de la France, on n'a pas été exigeant sur les principes et les valeurs, et bien malheureusement on a des générations qui ne respectent plus notre pays, voire même qui le défient.
– Thomas Bonnet. – Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a une forme de volonté de minimiser ce qui s'est passé ce week-end ? C'est le cas de certains responsables politiques, c'est le cas aussi d'une partie de la presse qui ne juge pas pertinent de mettre en une par exemple les faits qui ont été commis ce week-end. Pourquoi à votre avis il y a certaines personnes qui veulent minimiser ce qui s'est passé ?
– Il y a deux choses, le silence est parfois l'arme des incompétents. Ne pas décrire un problème, c'est faire oublier que vous n'avez pas su le résoudre. Ça c'est pour les politiques qui dirigent notre pays depuis plus de 40 ans. Et puis je pense qu'il y a aussi une volonté de mettre la poussière sous le tapis. Vous savez le fameux pas de vague. On ne va pas en parler comme ça, ça ne va pas exciter les tensions et ça n'existera plus. Malheureusement il faut dire les choses. Voilà, si un problème n'est pas défini, n'est pas expliqué, on ne peut pas le régler. Et je crois qu'il faut dire les choses aujourd'hui.
Il y a un problème de laxisme judiciaire, il y a un problème d'immigration, il y a un problème pédagogique, il y a un problème de maintien de l'ordre dans notre pays. Il faut le régler. Il n'y a rien de définitif, il n'y a aucune fatalité derrière. Les jeunes ne sont pas plus mauvais aujourd'hui qu'ils ne l'étaient hier. Nos rues ne sont pas moins sûres qu'elles ne l'étaient hier. Simplement, il y a des circonstances qui ont changé et auxquelles nos gouvernements ne se sont jamais adaptés. Qu'est-ce qui se passera, vers quoi se dirige-t-on si on ne fait rien ? Si on ne fait rien, ce sera ça en permanence.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est pendant les événements exceptionnels, demain, ce sera dès qu'il y aura une envie de prendre l'air, j'allais dire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la gravité des choses, elle n'est perçue que par les victimes, elle n'est pas perçue par les coupables. Aujourd'hui, on ne leur explique pas que c'est grave. Il ne va rien leur arriver. Ils vont rentrer chez eux paisiblement et le jour suivant sera le même que le jour d'avant. Donc tant que la justice, tant que l'État ne montre pas les limites, malheureusement, on va avoir des générations perdues.
Déjà, Sabrina Birlin-Bouillet, Service Police Justice CNews, 890 interpellations et moitié moins de garde à vue. Déjà, on interpelle 900 personnes, il y en a la moitié qui sont en garde à vue. Le reste, libérée.
890 interpellations, plus de 400 gardes à vue. Ça l'a fait 45% de plus que l'an dernier.
D'accord, mais 457 gardes à vue. Combien de personnes vont être déférées devant la justice ? C'est-à-dire présenter un juge sur les 450 gardes à vue ? Alors ça, on ne sait pas encore.
C'est toujours en cours. Mais c'est vrai que l'année dernière...
Et qu'est-ce qu'ils risquent vraiment au vu de ce qui s'est passé, notamment lors des demi-finales ?
Ce qu'ils risquent, ça dépend pourquoi. De quoi ils sont soupçonnés. Si maintenant, nous partons sur le fait qu'ils ont été violents envers les personnes dépositaires de l'autorité publique quand il y a eu des violences commises contre les policiers, ils risqueraient selon le code pénal jusqu'à 10 ans présents. D'accord. Ça, c'est la théorie. En théorie, tout se passe bien. En théorie, souvent, ça se passe bien. En pratique ? En pratique, l'an passé, il y avait eu très peu de peine de prison ferme. Il y avait eu du sursis. Il y avait eu également du travaux d'intérêt général, un stage de citoyenneté. Concernant les mineurs, ce sont des mesures éducatives.
Donc on est bien loin de la prison ferme à laquelle ils encourtent en fonction de ce qui leur est reproché.
Laurent-Jacques Kobéli, 5%.
Moins de 5% de personnes condamnées.
Oui, et condamnées à des travaux d'intérêt généraux pour la plupart qui souvent ne sont pas appliqués faute d'organisation derrière. Moi, j'ai deux mots. D'abord pour le ministre de l'Intérieur qui nous explique que tout s'est bien passé comme prévu. Alors c'est très grave. S'il estime que ça, c'est un bon bilan, alors il faut qu'il change de métier, qu'il fasse autre chose. Il y a plein de métiers très bien. Boucher, charcutier, danseur étoile. Il y a plein de choses, mais pas ministre de l'Intérieur.
Et deuxièmement, je pense à toutes les forces de l'ordre, policiers, gendarmes, pompiers aussi, qui ont été agressés parce qu'ils aiment la République, parce qu'ils défendent ce que nous sommes, ils défendent nos lois, ils ont besoin de soutien, le soutien du gouvernement et le soutien de la justice. Aujourd'hui, ils sont bien seuls face à ces voyous que tout le monde semble apprécier, de l'extrême gauche au centre, comme étant des victimes de la société. Non, c'est la société qui est victime de ces voyous.
On dit souvent que les policiers et les gendarmes sont la dernière digue. Et là, on l'a bien, on l'a constaté. Ce ne sont pas que des mots. Merci beaucoup, Laurent Jacob. Merci de votre invitation.
Laurent Jacobelli