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Présidentielle 2027 : SÉBASTIEN CHENU est face à CHARLES CONSIGNY sur BFMTV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que Jordan Bardella est gagnant avant d'avoir combattu ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Bardala gagnant avant d'avoir combattu ?

  • 14:16OuverteRéponse directe

    Vous avez un préféré pour le deuxième tour ?

  • 16:42OuverteRéponse directe

    Comment vous l'expliquez pour Édouard Philippe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52InvitéFait
    « Le Rassemblement national est devenu, dans le regard des Français, une alternance possible. »
  • 1:45InvitéFait
    « Je continue à penser que le jeune Bardala est beaucoup trop jeune pour être président de la République. »
  • 1:53InvitéFait
    « Pendant longtemps, il fallait avoir 40 ans minimum pour siéger au Sénat, par exemple. »
  • 2:31InvitéFait
    « L'âge, l'absence totale d'expérience dans le moindre domaine. Enfin bon. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « On représente un espoir. On a été souvent vu comme une force de contestation. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, on représente un espoir. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « L'âge de Jordan Bardella, Charles-Luc, c'est rédhibitoire. »
  • 10:09Invité politiqueChiffre
    « Les milliards d'euros pour l'éolien. »
  • 10:43Invité politiqueChiffre
    « Ouvrir notre pays à 500 000 personnes qui, chaque année, viennent profiter de cette solidarité nationale. »
  • 14:54Invité politiqueFait
    « La fameuse retraite à 67 ans qui plaît à Charles Consigny. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu47 %
  • Invité43 %
  • Invité 26 %
  • Présentateur4 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alors, est-ce que ça veut dire que Jordan Bardala est gagnant avant d'avoir combattu ? Ça va être le thème de notre discussion avec Serge Consigny, l'avocat et séisme. Bonsoir Charles. Bonsoir. Avec Sébastien Chenut, député, vice-président de l'Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement national. Bonsoir, monsieur le député.

0:14
Invité

Vous restez jusqu'au bout, Charles. On va voir, ça répond si Sébastien Chenut est courtois. Je suis toujours. Parce que dans l'émission d'hier, on n'était pas sûr qu'on irait jusqu'au bout de l'émission. Et l'émission n'a pas terminé, de palais à se perdre. Madame Garrido. Bardala gagnant avant d'avoir combattu ? Personne en politique n'est jamais gagnant avant d'avoir combattu. C'est très souvent d'ailleurs, comme on le sait, les favoris, etc. ne le restent pas jusqu'au bout. Je ne sais pas. Ce que j'observe, c'est que le Rassemblement national est devenu, dans le regard des Français, une alternance possible.

Et moi, ça fait fort longtemps que je mets en garde contre le risque d'ériger les extrêmes comme force d'alternance. Donc on voit bien, là, on est vraiment face au sujet, puisque Mélenchon et Bardala sont potentiellement les deux adversaires du second tour de l'élection qui a lieu dans un an. Ce qui veut dire que, en fait, cette histoire de bloc central, qu'on appelle le dépassement, qu'on appelle comme on veut, à mon sens, est une énorme connerie. Et je pense en plus que, même intellectuellement et politiquement, ça ne veut rien dire, puisqu'il y a des disparités trop grandes entre les uns et les autres là-dedans.

Je pense qu'on doit proposer des projets de société aux Français qui soient différents et pas simplement faire des accords techniques. Donc moi, j'y vois le résultat du bloc central et, d'ailleurs, l'échec du bloc central sur le fond. Mais là où ça me paraît aussi extravagant, c'est que je continue à penser que le jeune Bardala est beaucoup trop jeune pour être président de la République française. J'ai fait un tout petit peu d'histoire. Pendant longtemps, il fallait avoir 40 ans minimum pour siéger au Sénat, par exemple. Ça a été le cas pendant des années et des années, jusque sous la 4e République, où il fallait avoir 35 ans, et sous la 5e aussi, jusqu'en 2003.

Ça n'est qu'à partir de 2003 que c'est passé à 30 ans. Donc il aurait à pêche l'âne requis pour être sénateur. Et c'est maintenant 24 ans. Donc voilà. Moi, je continue à penser que tout ça est un peu grotesque et que c'est malheureusement...

2:22
Présentateur

Grotesque, clairement, oui.

2:23
Invité

Ah oui, je pense que c'est grotesque. Et j'en termine par là, pour ne pas être trop long. L'âge, l'absence totale d'expérience dans le moindre domaine. Enfin bon. Et je pense que c'est la Netflixisation de notre vie politique. C'est-à-dire que je crains que notre vie politique soit devenue et pris les codes des séries Netflix, où vous observez que les acteurs sont de plus en plus jeunes et qu'on les projette de plus en plus jeunes dans des rôles de gens qui, normalement, sont dévolus à ceux qui ont un peu plus d'expérience.

2:54
Sébastien Chenu

Bon, j'ai des points d'accord et de désaccord, évidemment, avec Charles Consigny. Le premier point, c'est que je pense qu'on n'est pas seulement vu comme une force d'alternance. Parce que moi, ce sondage, je le prends avec... Mieux vaut ça dans ce sens-là que dans le sens inverse. Mais je le prends avec beaucoup d'humilité. Moi, je considère que face à Mélenchon, comme face à n'importe quel autre candidat, rien n'est fait. Les Français sont à convaincre, évidemment. Et je pense qu'il ne faut pas se dire que les jeux sont faits, y compris... Je l'entends aussi dans mon camp. Ah, mais si c'est Mélenchon, c'est fait. Non, et je suis capable d'expliquer pourquoi. Attention.

La deuxième chose, c'est qu'on ne représente pas simplement une alternance. Je pense qu'on représente ce qu'on n'a jamais représenté dans le passé, y compris avec cette candidature putative de Jordan Bardella. On représente un espoir. On a été souvent vu comme une force de contestation. Contestation d'un système. Comme une force... On l'est toujours. Comme une force souverainiste. Et on l'est toujours. Mais on ne représentait pas, dans le passé, moi ça me navre, mais c'était comme ça. On ne représentait pas un espoir. L'espoir que ça aille mieux demain. Et vous ne gagnez pas une campagne présidentielle en France si vous ne représentez pas un espoir. Aujourd'hui, on représente un espoir.

Je pense qu'on n'a rien d'extrême dans ce qu'on propose. On peut avoir des choses qu'on conteste. Je pense qu'on n'a rien d'extrême. Et je pense que c'est finalement la... J'ai lu avec intérêt une analyse, enfin quelques écrits, d'un ancien communicant de François Hollande qui s'appelle Robert Zarader. Je ne sais pas si vous avez vu ça dans le Figaro. qui dit que c'est la France qui est du verbe haïr face à la France qui est, E-S-T, qui se fait face à face. Et on est un peu, oui, la France qui est, c'est-à-dire qui est attachée à un certain nombre de choses face à la France qui est du verbe haïr. Nous, nous sommes la France E-S-T qui est. Et Mélenchon, il est la France H-A-I-T du verbe haïr.

L'âge de Jordan Bardella, Charles-Luc, c'est rédhibitoire. Et le manque d'expérience. Je crois que malheureusement, ceux qui vont s'engager sur ce terrain-là, ce sera un argument assez court et rapidement vu comme tel. Moi, sincèrement, je pense qu'aujourd'hui, l'âge, la forme de l'expérience, parce qu'il y a des expériences très différentes selon les âges, et Jordan, il a des expériences que n'ont pas d'autres jeunes hommes de 30 ans. Le fait d'avoir mené deux campagnes victorieuses aux élections européennes, c'est une forme d'expérience. Il a fait des propositions politiques qui montrent qu'il a une forme d'expérience. Ce n'est pas la même que quelqu'un d'autre.

D'ailleurs, vous n'avez pas vous-même les mêmes expériences que les miennes, moi que les vôtres, etc. Donc, je pense que se focaliser sur l'âge ou sur une forme d'expérience, c'est évidemment oublier le débat d'idées. Et moi, je pense qu'il vaut mieux aller vers le débat d'idées.

5:20
Invité

– Mais trèfle de plaisanterie, comme dit Jordan Bardella. – Il n'a pas dit ça, d'ailleurs. – Ça m'a fait penser, vous savez, à ne jeter pas l'eau propre qu'avait déclapé Mme El Haïry à l'Assemblée nationale. Ah, ben je suis désolé. – On est dans la mousse, là. – Ah non, c'est le cas de le dire. – Ah non, pour moi, c'est éliminatoire, si vous voulez. Pour moi, le président de la République française, il ne peut pas dire trèfle de plaisanterie. – Oui, mais Nicolas Sarkozy avait dit Roland Barthès, celui de Roland Bard. – Eh ben, ça lui a été beaucoup reproché. – Non, mais on a beaucoup d'exemples. – Non, je ne suis pas sur ça qu'on juge le fond. – Non, je ne peux pas passer.

– C'est des critères très importants, vous croyez vraiment ? – Vous êtes sur la forme ? – À mes yeux, oui, moi, je… – Avant de ne pas connaître Roland Barthès.

5:52
Sébastien Chenu

– Vous ne faites jamais de fautes de français ?

5:54
Invité

– Ah ben, à mes yeux, oui, je suis désolé. On est quand même un grand pays littéraire. – D'accord. – On a eu des présidents… – Vous êtes sur la forme ? – On a eu des présidents qui ont… – Pour gérer les finances publiques, c'est bien être littéraire, mais il faut peut-être plutôt être un mathématicien pour gérer les finances publiques du pays. – Ben, je ne pense pas, vous voyez, je pense que… – Vu l'état des finances publiques du pays en ce moment… – Davidou, qui était un financier, qui s'y connaissait en finances publiques… – Oui, il était agrégé de lettres. – Oui, il était agrégé de lettres.

– Oui, et il a écrit une anthologie de la poésie française, remarquable d'ailleurs, dans laquelle il a sélectionné un certain nombre… – Vous regrettez les littéraires, il y en a moins des littéraires. – Non, je regrette les gens qui ont le niveau. – Dans la société du maire général. – Je regrette les gens qui ont le niveau. – Non, alors Charles, je suis désolé, ce serait… – Charles, non mais je peux aller au bout d'une idée. – Je suis sûr, il part. – J'essaie d'en placer une aussi, mais… – Je pense que ce serait ridicule pour la France, en réalité. Ce serait une humiliation pour la France si Jordan Bardella était élu, parce que c'est un…

Excusez-moi, pour moi, c'est un personnage, c'est un candidat quasiment d'une télé-réalité, si vous voulez. Ça n'est pas sérieux. Et ce n'est pas parce qu'il a fait des campagnes. Oui, c'est vrai, il ne manque pas de talent politique, de talent médiatique, il n'y a pas de problème là-dessus. Mais pour moi, ça ne suffit pas à faire un homme d'État. Donc je pense que c'est insuffisant.

Et ensuite, s'agissant de l'espoir que représente le RN, là, pour le coup, sur le fond, ce qui m'interpelle beaucoup, c'est que le RN, en réalité, à part un tout petit peu sur les questions régaliennes, n'est porteur d'aucun changement, puisqu'en fait, vous bercez les Français d'illusion sur la possibilité de continuer le système tel qu'il est, alors que ce système est en faillite. Vous ne voulez pas faire les grands changements qui s'imposent, l'âge de la retraite, les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires…

7:29
Sébastien Chenu

Donc pour moi, il y a une imposture sur la forme et sur le fait. Il y a plusieurs choses. D'abord, moi, je préfère les gens qui ont des idées aux gens qui ont des diplômes. Voyez-vous, Emmanuel Macron nous l'a présenté comme quelqu'un de surdiplômé. Il est très diplômé, avec un environnement de gens qui étaient tous des cadors dans leur domaine. C'est une catastrophe absolue. Parce que ces gens, en réalité, n'ont pas d'idées, n'ont pas de vision pour le pays. Ils n'amènent pas le pays vers quelque chose. C'était des gens qui étaient… Moi, je les ai vus arriver, les députés macronistes, en 2017. J'étais député. Tous ces gens blindés de diplômes, qui étaient des cadors.

Non, mais beaucoup étaient des gens qu'on nous… Regardez, on nous présentait Joachim Sonforget, qui était un ingénieur en médecine incroyable. Bon, je ne vais pas être désobligeant. Ça n'a pas été le plus brillant d'entre tous, au final. Non, je vous l'accord. Parce que la politique, ce n'est pas des diplômes. C'est des idées. C'est avoir une vision pour le pays. Moi, je crois qu'on a cette vision pour le pays. Qu'elle ne vous plaise pas, que vous considérez que ce n'est pas le bon chemin. Mais ça, c'est votre droit, Charles. Je vais terminer mon propos, moi aussi. Ça, c'est votre droit. Et les Français jugeront à la fin. Mais quelle vision ?

Parce que, pardon, mais moi, j'ai du mal à comprendre,

8:31
Invité

par exemple, sur l'économie qui est quand même…

8:33
Sébastien Chenu

Mais à chaque fois, j'avoue, je viens sur un bateau. Ça tourne vraiment en rond, c'est toujours la même chose.

8:36
Invité

C'est parce que là, du coup, on s'aperçoit qu'entre Marine Le Pen, qui est toujours d'ailleurs la candidate officielle, et Jordan Bardella, il y a un grand écart qui est en train de se mettre en place.

8:45
Sébastien Chenu

Mais vous n'en avez pas marre d'être tous comme des moutons à suivre le même chemin ? Non, ce n'est pas des moutons. Je croyais qu'on n'avait pas d'idées. Je croyais qu'il n'y avait pas de programme. Vous n'avez pas les mêmes idées. Vous êtes en train de me dire que bientôt il y en a deux. Votre programme, il y en a deux maintenant.

8:58
Invité

C'est la continuation d'un système en faillite. C'est ça votre programme ? Vous l'a joué Chirac 95, en gros. En gros, c'est ça votre truc. C'est comme Gabriel Attal. Gabriel Attal, lui, il fait semblant. Mais bon, pour moi, c'est le même combat que Bardella, le jeune Attal. Je peux vous l'accorder, ça aussi. Vous faites Chirac 95, c'est-à-dire le social. Vous caressez les Français dans le sens du poil en leur disant ne vous inquiétez pas, rien ne va changer. C'est ça votre programme en réalité ?

9:25
Sébastien Chenu

Ce n'est pas vraiment exactement, parce que je pense que c'est vraiment le grand changement. au contraire, qui fait naître des oppositions dans la classe politique sur notre arrivée au pouvoir. Sur les dépenses publiques, sur le nombre de fonctionnaires, sur l'âge de la retraite ? Sur les dépenses publiques, quand on dit qu'on veut faire disparaître un certain nombre d'agences ou de structures étatiques ou paraétatiques. Par exemple, Conseil économique et social, 35 millions d'euros, dehors, on arrête ça, cette gabegie, les ARS... C'est pas 35, c'est plutôt 300, je pense. Non, non, non, je crois que ça... C'est 100 millions d'euros par an, ça coûte le Conseil économique et social.

Et puis il y a les Conseils économiques et sociaux régionaux, etc., 3 à 8 millions d'euros par région, selon la taille. Tout ça, on arrête. Bon, c'est pas ce qui a été fait jusqu'à présent. Les ARS, c'est pas ce qui a été fait. Les milliards d'euros pour l'éolien, les milliards d'euros, on passe de millions à milliards. Les milliards d'euros pour l'éolien, c'est pas ce qui a été fait jusqu'à présent. Oui, je suis d'accord, mais ça n'est pas le gros des dépenses. C'est des milliards. Mais les retraites, c'est beaucoup plus que ça. On arrive sur des choses qui sont très différenciantes.

La contribution à l'Union européenne, qui a augmenté encore de 6 milliards d'euros cette année, c'est très différenciant de ce que proposent ceux qui se sont succédés. Donc, vous voyez, la réalité, c'est que nous, on ne veut pas réformer la France à périmètre constant. Oui, on a une conscience sociale. Bien entendu, on considère que la solidarité, lorsqu'elle est nationale, Charles, lorsqu'elle est nationale, elle a du sens. Non, la solidarité nationale, lorsqu'elle est nationale, elle a du sens. Ouvrir notre pays à 500 000 personnes qui, chaque année, viennent profiter de cette solidarité nationale, ça ne marche pas. Je vais vous dire, on ne veut pas la même chose.

10:50
Invité

Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il faut réduire l'immigration en France. Sauf que vous avez beaucoup de gens qui vous disent « oui, mais il y a l'immigration de travail ». Moi, je pense que l'immigration de travail est un mythe et qu'il y a énormément d'emplois non pourvus et qu'on n'a donc pas besoin de faire venir des gens. Sauf qu'il faut encore que les Français acceptent de faire ces métiers-là. Pourquoi le refusent-ils ? Parce qu'ils sont perfusés d'aide de toutes parts. Parce que l'assurance chômage est très généreuse, parce que nous donnons des aides pour le logement. Parce que nous donnons des aides sans contrôle. Parce que nous donnons des arrêts maladie sans contrôle.

Parce que nous sommes un État, Providence, nous, nous, qui berce les gens dans une espèce de confort anesthésié, si vous voulez. Et ça fait qu'il y a certains métiers qu'effectivement, ils ne veulent pas faire. Je suis prêt à parier que vous n'êtes pas prêt, vous, le Rassemblement national, à faire en sorte que la France sorte de l'assistanat et que les Français fassent les jobs qui sont sur le marché. Ce qui fait qu'on va devoir continuer à faire venir des gens de l'extérieur parce que les Français sont trop assistés pour accepter les jobs que font les gens qui viennent de l'extérieur.

11:53
Sébastien Chenu

D'abord, l'assistanat, c'était même, et exprimé de cette façon-là, avec ces mots-là, la clé du discours de Marine Le Pen il y a un mois à Mâcon. Elle a parlé de l'assistanat. Donc vous voyez, on sait parler des choses. Je vous donne un exemple sur les métiers justement sur lesquels, enfin, dont vous dites que les Français ne souhaitent pas faire. Par exemple, voyez-vous, il y avait un métier très difficile qui est toujours très difficile, celui des boueurs à Paris. Moi, je me suis entretenu avec beaucoup des boueurs. Pendant des années, on disait, les Français ne veulent pas ramasser les poubelles, donc on fait venir des gens du Mali, etc.

C'est un métier très dur, mais qui a été fortement mécanisé, qui a été beaucoup mieux organisé et beaucoup mieux rémunéré. On a traité dans ce métier la difficulté, et on a traité les salaires. Eh bien, aujourd'hui, je peux vous dire, et il suffira que vous puissiez vous renseigner en discutant avec les ouvreurs qui ramachent vos ordres le matin, eh bien, aujourd'hui, vous avez évidemment des tas de gens français qui font ce métier qui reste difficile, mais qui est mieux rémunéré. Mais dans la restauration, on ne trouve pas... Quand on traite la question des salaires, des transports, du logement, et le confort, c'est de ne pas traiter...

12:52
Invité

Moi, j'ai travaillé, M. Chenu, dans la restauration. Je suis désolé, c'est un métier qui est faisable. Mais la question des salaires n'est pas traité. C'est pas un métier très dur, il faut arrêter, c'est un métier qui est faisable, notamment par les jeunes. Et pourquoi les jeunes français ne veulent pas faire ça ? Mais parce qu'ils n'en ont pas besoin, parce que quand vous avez à la fois les APL, une fac qui vous coûte 400 euros par an, vos parents qui vous aident, etc., vous n'avez pas besoin de travailler dans... Pourquoi on ne trouve personne pour faire les vendanges, par exemple ? C'est pareil, parce que les gens n'en ont pas besoin, parce qu'on est devenu un État nounou.

Et ça, vous, vous ne voulez pas changer ça. Vous êtes prêts à continuer à dépenser autant d'argent public qu'avant. Mais pourquoi pas ? C'est votre droit. Je vous expliquez que non. Mais non, vous me donnez des économies de bout de chandelle.

13:32
Sébastien Chenu

Ah non, je crois que la contribution à l'Union Européenne ou la subvention à l'éolien, ce n'est pas des bout de chandelle. J'ai regardé votre programme. Ça fait 15 milliards d'euros à deux. J'ai regardé votre programme.

13:39
Invité

L'âge de la retraite, c'est toujours 62 ans. Vous avez un blocage là-dessus. On a une vision de société. C'est parce que c'est toujours écrit dans le programme.

13:45
Sébastien Chenu

Non, mais on a une vision de société qui est différente de la vôtre.

13:47
Invité

En Italie, c'est 66, bientôt 67 sous Mme Meloni. Tous les pays matures en Europe, ils sont au-delà de 66 ans. Vous, vous êtes toujours à 62.

14:01
Sébastien Chenu

Vous ne voulez pas faire les vrais changements. Mais nous avons une vision qui est différente de la vôtre. Mais moi, je ne souscris pas à votre vision de la société. Qui est celle d'une partie de l'Europe. Non, mais je considère que ce que vous proposez n'est pas un modèle de société qui est entendable pour les gens notamment qui font des professions extrêmement difficiles.

14:15
Présentateur

Pour revenir à ce qui était le point de départ de notre discussion, c'est-à-dire ce sondage d'Oxa pour la presse quotidienne régionale. Ce qui est intéressant, c'est de regarder l'écart qui se resserre entre ceux à date aujourd'hui qui sont vos adversaires potentiels pour le deuxième tour. C'est-à-dire Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon. Vous voyez Édouard Philippe qui baisse et Jean-Luc Mélenchon qui augmente. Vous avez un préféré pour le deuxième tour ?

14:39
Sébastien Chenu

Non, c'est les Français qui décideront. Non, mais ce que je crois, c'est que les choses sont les plus faciles à battre. Je dis bien, ce n'est pas le plus facile à battre. Avec Édouard Philippe, le débat sera intéressant. Parce qu'il aura son bilan qui va traîner comme un boulet et il aura ses projets. La fameuse retraite à 67 ans qui plaît à Charles Consigny qu'on se trouvera en train de l'applaudir probablement. Les éléments de langage sont déjà prêts. Non, et ce sera deux modèles de société. Et Marine Le Pen expliquera face à Édouard Philippe son modèle de société. Ce sera intéressant.

Je pense que Marine Le Pen le battra parce qu'on n'a pas du tout envie de rouler à 80 km heure, d'avoir la retraite à 67 ans, etc. Avec Jean-Luc Mélenchon, c'est différent. Il y a deux projets de société, mais Jean-Luc Mélenchon fait l'objet, et tant mieux en réalité, d'un rejet très fort encore dans la société française. Mais attention, je pense que Jean-Luc Mélenchon s'est reconstitué autour de lui, une espèce de front de la gauche dans lequel viendront des Dominiques de Villepin, des gens comme ça, à son secours. Ça ne fera pas 50% des Français, mais ce sera une campagne violente qui ne sera pas une campagne, à mon avis, qui tirera la démocratie vers le haut.

Donc évidemment, intellectuellement, politiquement, c'est plus intéressant de se battre face à Édouard Philippe. Marine Le Pen ou Jordan Bardella,

15:43
Invité

parce qu'on ne sait pas encore lequel des deux, accepteront de débattre avec Jean-Luc Mélenchon entre les deux tours ?

15:48
Sébastien Chenu

Il n'y a pas de raison, a priori, qu'on refuse de débattre.

15:51
Invité

Il y avait des rumeurs selon lesquelles Jordan Bardella refuserait sur le thème « on ne débat pas avec les extrêmes, on les combat ». On a rejoué Chirac 2002.

16:00
Sébastien Chenu

Oui, oui, non mais moi je pense qu'il faut débattre avec tout le monde. Si vous me demandez mon avis, ça n'est évidemment pas acté aujourd'hui, puisque aujourd'hui, Charles Consigny l'a rappelé, notre candidat, c'est Marine Le Pen. Mais aujourd'hui, je pense qu'il faut débattre avec tout le monde. Il n'y a pas de raison de ne pas débattre avec les Français. C'est les Français qui le décident.

16:15
Invité

Regardez la réaction de Jean-Luc Mélenchon. Alors, il commente les sondages quand ils sont bons, Jean-Luc Mélenchon, sinon il est dénigre. Là, il dit que c'est un bon sondage. Un bon sondage n'a qu'une différence avec un mauvais. Il fait plaisir. Mais il permet aussi aux jaloux et aux vieux médias moches de parler de notre réaction plutôt que du résultat. C'est assez jubilatoire.

16:35
Sébastien Chenu

Et le sondage, il est bon pour Jean-Luc Mélenchon. Ça, c'est une réalité. Il est très mauvais pour Édouard Philippe. C'est une réalité.

16:42
Invité

Comment vous l'expliquez pour Édouard Philippe ? Comment vous l'expliquez qu'il soit mauvais pour Édouard Philippe ? Il a raté son entrée en campagne ?

16:49
Sébastien Chenu

Bon, d'abord, c'était ultra ringard, cette entrée en campagne. C'était vraiment ni fait ni à faire. Mais je veux dire, personne n'a envie... Mais là, pour l'instant, il n'y a pas de campagne. Les macronistes ne se rendent pas compte que personne n'a envie de les voir prolonger le bail.

16:59
Invité

Je pense qu'elle n'a pas commencé la campagne, honnêtement. Je ne suis pas sûr. Non, mais honnêtement, je... Il y a des gens qui progressent et d'autres qui... Oui, mais honnêtement... Il y a des grands meetings qui vont avoir lieu. Mais même eux, vous allez voir que les Français vont s'en foutre complètement. Je vous dis mon sentiment personnel. Oui, mais s'il n'y a pas de primaire, c'est les sondages qui vont déterminer... J'ai le sentiment que pour l'instant, la campagne n'intéresse que les journalistes politiques. C'est bon ? Bien sûr, mais c'est souvent comme ça, Charles. Mais je sais très bien que le bloc central, pour l'instant, il n'y a pas de primaire.

C'est les sondages qui vont départager tous ces candidats. Si Édouard Philippe n'arrive pas à se distinguer des autres, ça va être compliqué pour lui. On verra. Moi, je vous dis que la vraie campagne, elle commencera plutôt à la rentrée. Je ne sens pas du tout les Français dans la campagne pour l'instant. Et d'ailleurs, ce casting est très triste. On aura peut-être des surprises par rapport à ce casting. Personne n'a envie vraiment de ce casting pour l'instant. Peut-être qu'on ira poussivement avec ces têtes de gondole-là jusqu'au scrutin. Je n'en suis pas complètement certain. Je pense que c'est trop n'importe quoi.

17:55
Sébastien Chenu

Le candidat surprise, vous y croyez ? Non, je ne crois pas au candidat surprise. Mais effectivement, je ne suis pas sûr que ce soit exactement ce casting. À la fin, je ne suis pas sûr que Raphaël Glucksmann soit candidat au bout du compte. Il n'y a qu'ici qu'on parle de Raphaël Glucksmann. Je n'ai jamais rencontré un électroque qui a parlé de Raphaël Glucksmann. D'ailleurs, pour l'instant, personne n'en a parlé. Il avait fait un bon soir. C'est vous qui en parlez. Non, mais j'en parle parce qu'il est testé, je crois, dans le sondage. Mais bon, je n'ai jamais rencontré... En plus, Raphaël Glucksmann ne parle pas des problèmes des Français.

Qu'est-ce qui pourrait bousculer le casting, justement ? Déjà, en ce qui nous concerne, c'est la justice qui va décider de qui est notre candidat. Donc ça, ça peut changer effectivement pas mal de choses. Et pourquoi pas vous ? Pardon ? Pourquoi pas vous ? Non, mais merci. J'avais de l'expérience. Je me range derrière des leaders qui ont envie, qui sont capables, qui ont l'expérience d'être président de la République. Et c'est très bien ainsi. Merci Sébastien Chenu. Merci Charles Consigny.