#CamPuS24 : La fin du greenwashing et une véritable écologie populaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 78 %Attaque 15 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 1Chiffre
« on est déjà en moyenne mondiale à + 1,6°g de réchauffement par rapport à la période pré-industrielle là où les accords de Paris nous demandaient de limiter ce réchauffement à 1,5°gr »
- 4:00Locuteur 1Fait
« une partie des classes populaires est fâché avec l'écologie parce que le réchauffement climatique ça fait peur »
- 6:00Locuteur 1Fait
« le RN surf sur ça et ça nous préoccupe »
- 7:00Locuteur 1Fait
« faire l'écologie c'est nous mettre en sécurité »
- 12:00Locuteur 2Fait
« la seule chose qu'on a à faire est simple c'est qu'il faut être meilleur »
- 17:00Locuteur 2Fait
« ceux qui luttaient depuis des décennies contre l'artificialisation des terres agricoles c'était nous »
- 22:00Locuteur 3Fait
« il y a pas un agriculteur aujourd'hui qui n'intègre pas la variable climatique »
- 26:00Locuteur 3Fait
« 55 jours cet été de nuit tropicale à Nice »
- 32:00Locuteur 4Fait
« on nous a demandé de nous investir avec tous les programmes et toute la promotion qui a été faite nous avons créé une agence régionale de la biodiversité »
- 0:30Fait
« un village en Corse qui s'appelle kodzan en plein milieu du Maky Corse qui paraît le maire est extraordinaire et a décidé de créer un un un système hydroélectrique qui fait que tout le village est autonome en énergie »
- 5:30Promesse
« il faut une révolution fiscale fiscale pourquoi pour créer une TVA qui soit vraiment une TVA verte un ISF carbone on a on en a parlé aussi donc oui il faut de l'ISF et revenir à un ISF »
- 6:00Chiffre
« aujourd'hui quand on a de la Red quand on est une entreprise il y a que moins 10 % des entreprises qui touchent de la Red pour une innovation environnementale »
- 7:00Chiffre
« en 10 ans on a fait quasiment x 3 sur le coût pour les régimes de réassurance français qui sont mutualisés via le régime catnat FO 3 au niveau du coût annuel sur les catastrophes naturelles »
- 9:00Chiffre
« la forêt ne stockait plus que 18 million de tonnes équivalent CO2 en 2022 contre 28 en 2019 en 3 ans plus d'un tiers de baisse de la capacité stockage des forêts »
- 11:00Promesse
« il va falloir maintenant mener la bataille pour que ça soit intégré dans le bilan des entreprises »
- 12:00Fait
« la planification de la transition écologique ce n'est pas une affaire de technicien ça suppose de dire voilà où on veut aller effectivement c'est au politique de le dire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
j'espère que vous avez passé un été reposant pour ceux qui ont pu prendre des vacances on est très heureux de se retrouver à Blois en cette rentrée et on a voulu consacrer cette session plinière à l'écologie populaire face au climatooscepticisme au climatelativisme qui monte dans la société et qui est notamment impulsé par l'extrême droite le RN surf sur ça et ça nous préoccupe c'est vrai que pendant ces élections législatives tu l'as dit dit beaucoup marine on n pas assez parleré d'écologie voire pas du tout dans certains débats mais nous nous n'arrêterons jamais de parler de d'écologie parce qu'il en va de la survie de l'humanité de notre capacité à continuer de créer des richesses à survivre à respirer un air de bonne qualité à profiter d'une nature préservée à manger sainement donc nous n'arrêterons jamais de parler d'écologie et euh faire l'écologie c'est nous mettre en sécurité et je cite simplement un chiffre en terme de réchauffement climatique on est déjà en moyenne mondiale à + 1,6°g de réchauffement par rapport à la période pré-industrielle là où les accords de Paris nous demandaient de limiter ce réchauffement à 1,5°gr donc vous voyez qu'on n'est loin de faire assez il faut agir plus vite plus fort et on ne le fait pas on ne le fait pas alors même qu'on sait qu'on doit le faire depuis très longtemps depuis depuis au moins les années 70 au niveau de la raison de la façon dont on a d'analyser les risques on est au point depuis on a fait des livres on a fait des manifestations on a fait des actions de désobéissance civile mais ça ne va pas assez vite et je pense que une partie de de ça ce qui explique que on a'ille pas assez vite c'est que dans notre raison on est convaincu qu'il faut faire l'écologie c'est très haut dans les préoccupations des Français mais le cœur n'y est pas toujours et c'est pour ça que nous voulons construire une écologie populaire une écologie populaire ça n'est pas simplement une écologie que nous devons construire avec les classes populaires et non pas contreelle c'est aussi une écologie populaire au sens qui plaît qui est populaire qui fait envie et aujourd'hui on va parler d'un sujet qui fâche mais ça n'aura échappé à personne ici qu'une partie des classes populaires est fâché avec l'écologie parce que le réchauffement climatique ça fait peur et qu'on répète à longueur de journée aux gens que les feux les canicules les inondations les sécheresses ne vont faire qu'augmenter que les gens sont confrontés aussi à des phénomènes de retraitgonflement des argiles qui ne sont pas bien couverts par les assurances et qui les oblige soit à quitter leur maison soit à faire d'immenses travaux qu'il n'ont pas parfois le pouvoir de payer et le réchauffement climatique ça fait ça fait peur et le cerveau humain est ainsi fait que quand quelque chose fait peur notre cerveau essaie de trouver un échappatoire pour peut-être penser que finalement ça n'est pas si grave et qu'on aura pas à tout changer dans notre vie parce qu'en plus nous les écologistes les écosocialistes on explique que il faudra conduire des changements en profondeur faud changer notre façon de consommer de produire et donc les gens quand ils sont confrontés à ça ils ont d'abord un mouvement de recul parce que ça remet en cause leurs valeurs leur mode de vie leur façon d'être leur culture et le RN surf là-dessus l'extrême droite arrive pour dire à ces gens ce que quelque part ils ont envie d'entendre ils arrivent pour dire que finalement peut-être le réchauffement climatique ça n'est pas si grave c'était un député du rassemblement national qui avait dit sur France interre le GC ils ont tendance à exagérer c'estàd un gars qui n'y connaît à peu près rien voilà et qui son petit doigt lui dit tiens le Jeck c'est-à-dire les plus grands scientifiques internationaux ils ont tendance à exagérer c'est Donald Trump une autre figure de l'international réactionnaire d'extrême droite qui expliquait dans sa campagne présidentielle en 2016 il visitait la Californie à cette époque là en Californie c'était il y avait des feux des méga feux partout il s'est posé sur le tarmac et il a expliqué que ça finirait par se refroidir donc si vous voulez ils insyent dans la tête des gens que finalement ça n'est peut-être pas si grave ils vont même jusqu'à remettre en cause la nature humaine du réchauffement climatique et une partie de notre cerveau nous sommes des êtres humains a envie d'entendre cela et rassuré d'entendre cela donc nous n'avons pas d'autre choix que de construire une écologie qui plaît qui donne envie et nous avons la possibilité de le faire je crois même que nous sommes les seuls à pouvoir le faire parce que nous avons compris qu'il fallait non seulement rendre cette écologie désirable mais que c'était aussi là l'occasion de remédier aux inégalités de faire payer plus justement les pollueurs et de redonner de la liberté aux gens de la liberté de bien vivre de bien respirer de bien manger de se déplacer sans que ça coûte un bras et donc on a beaucoup d'invités de marqu pour en discuter cet après-midi je vais leur faire faire à chacun euh un tour un premier tour de table et ensuite je l'annonce je vous passerai la parole pour quelques intervention courtes paritair et ensuite on reviendra à la table pour qu'il puisse réagir parce que le but de cette plinière c'est de créer du débat et d'aborder tous les sujets qui fâchent donc préparez vos questions et je ne peux pas ah non certainement pas je ne peux pas démarrer cette table ronde sans d'abord donner la parole à une de nos invité de marque qui est marine Tondelier que je ne présente plus que vous pouvez applaudir secrétaire national d'Europe Écologie Les vert avec sa veste verte néanmoins célèbre voilà on adore il y a vous pouvez suivre le compte de la veste verte de marine tondeli sur les réseaux sociaux je vous y invite et Marine toi avec le courage politique qui est le tien je trouve que dans ta fonction tu tu mets de la sincérité et tu veux surmonter ce défi précisément d'arrêter la confrontation factise qui est montée en épingle par l'extrême droite et par les médias entre les écologistes et les classes populaires et je me rappelle d'une confrontation que tu avais eu en Haute Garonne avec des agriculteurs qui était proche de l'extrême droite on peut le dire et qui t'avait accueilli de façon extrêmement violente et toi tu avais voulu rentrer en dialogue et pendant toute la séquence de la crise agricole vous vous rappelez au début de cette de cette année tu avais aussi été courageusement voir les gens avec cette volonté de dépasser la confrontation et de montrer que l'écologie ça n'était pas contre eux mais pour eux que nous la faisons et que tu l'as fait alors est-ce que tu peux nous raconter nous faire un retour d'expérience et nous dire comment selon toi on peut arriver à dépasser cette confrontation et à enfin faire comprendre aux gens que l'écologie on l'a fait pour eux et qu'ils doivent arrêter de croire les salades du rassemblement national qui en fait saccage leur avenir et ben merci pour votre invitation déjà ça fait très très longtemps que j'étais pas venue je crois depuis que je ne suis plus porte-parole des Jeunes Écologistes donc c'est un peu vieux que je n'étais pas vu aux universités des des des socialistes ou de rentrer vous dites ici nous c'est l'été et vous c'est la rentrée c'est plus sérieux c'est la semaine d'après et en tout cas c'est voilà je suis très contente de vous retrouver aussi parce qu'on a fait quelque chose de beau quand même en juin et juillet et que je voulais vous en remercier parce que pour faire le nouveau front populaire il fallait des écologistes il fallait des communistes il fallait des insoumis mais il fallait aussi des socialistes et vous avez été là donc merci pour ça vous dire aussi que souvent alors avant qu'on sache qu'il y aurait une dissolution surprise les les gens pendant les mois d'avant quand je me déplace en France venent souvent me voir en me disant comment on va faire avec le RN est-ce que tu as une solution il y avait un côté collectif un peu wi le RN le RN au secours et ce que je leur disais souvent c'est ENF sur le RN on peut ok faut déconstruire faut faire les contre-argumentaires faut tout ce que vous voulez mais en fait la la seule chose qu'on a à faire est simple c'est qu'il faut être meilleur et je pense qu'en juin et juillet nous avons été meilleurs c'est aussi a si simple que ça ils ont été particulièrement mauvais et nous avons été particulièrement bons et nous avons gagné et donc c'est juste pour vous dire que ça n'écarte aucun danger surtout vu ce qui se passe depuis mais ça veut dire qu'on est capable d'être meilleur quand on est ensemble quand on est concentré sur le BR objectif et je pense que l'imminence du danger qui était quand même particulièrement imminent a fait que nous on a eu l'intinct de survie à gauche et chez les écolos de dire on va faire ce qu'il faut on était au rendez-vous on n pas tremblé on n pas tergiversé on n pas été dans le fatalisme de de toute façon c'est foutu on a non seulement fait ce qu'on avait à faire mais susciter chez des gens qui avaient perdu le chemin des es perdu l'envie de voter l'envie et ça c'est l'envie l'espoir et donc ça c'est un truc quand même qu'on sait encore faire eu deuxièmement vous dire que dans le nouveau front populaire pour que je suis un parler de ça l'écologie ne se résume pas à la couleur de ma veste et que nous étions extrêmement fiers d'avoir un pour moi le projet de coalition gouvernementale susceptible de gagner le plus écologiste que la France n'est jamais connu moi c'était très émouvant pour des écolos qui se battent des fois depuis des décennies contre certains projets de voir le moratoire sur les projets routiers de voir le moratoire sur les mégabassine dans un projet dans un programme pas écolo seulement mais mais commun à tout le monde alors on naurait pas écrit tout le programme comme ça mais on a senti qu'il y avait une vraie volonté de toute la gauche y compris la gauche qui a pas toujours mis cette question là au centre au cœur ou en avant de faire l'effort tout comme on a tous fait des efforts sur plein de sujets parce qu'on était en moment de convergence donc ça c'est aussi extrêmement positif et puis quand à un moment on s'est dit que peut-être on allait gouverner là maintenant ou peut-être la fois d'après il y a eu une réflexion intéressante parce que nous on avait dit qui que soit le ministère le ministre de l'écologie qu'il soit écologiste ou du NFP puisque nous avons tous le même programme ça peut pas être le ministère des moratoires et des interdictions c'estd que quand quand on lisait vite le programme on aurait pu se dire ouais en fait ça va être la personne reloue donc il y a les gens qui vont distribuer le SMIC à 1500 € à 1600 € la rentrée scolaire gratuite tout ça puis il y aura après celui qui va faire toutes les interdictions et tout l'enjeu quand nous serons nommés parce que je crois qu'à un moment il ils vont être obligé de nous nommer à court ou à moyen terme le travail va être de montrer que l'écologie c'est en fait plus belle la vie c'est-à-dire que les enjeux sont compliqués et tu as raison ce que tu as décrit tout à l'heure c'est le syndrome de l'autruche c'est c'est vraiment des neuroscientifiques qui ont décrit que le cerveau humain confronté à l'imminence de en fait de l'effondrement de l'habitabilité de la planète rien que ça le cerveau a a des tas de en fait le cerveau humain n'est pas programmé pour appréhender ce sujet donc il y en a qui basculent dans les C anxiétés j'ai vraiment le fauteuil à bascule c'estàd que je pense que c'est un piège on m'avait prévenu que des choses surprises pouvaient m'attendre aux universités de rentrer des socialistes et je vais devoir trouver qui ass sillaé le pied du coup de ce fauteuil et vous pouvez enquêter avec moi quelqu'un a un cale c'est un ennemi de l'unité évidemment indice regardez vos voisins et regardez qui paraît suspect donc euh voilà donc il y a eu il y a eu toute cette cette cette cette enfin ce cerveau humain qui est bloqué donc c'est syndrome de l'autruche avec des gens qui qui soit basculent dans l'écoanxiété et quand je dis bascule je bascule vraiment donc c'est très voilent soit qui qui qui sont dans un truc de de dénis de réalité ou de c'est la faute des Chinois vous entendez plein d'arguments absurde mais c'est vraiment c'est prouvé par les neuroscientifiques que c'est un bug du cerveau humain humain et donc il a il y a ce déniis et il y a des préjugés qui sont faciles et surtout ils sont alimentés par nos meilleurs amis c'est-à-dire que les écologistes ont souvent été des Bou émissaires de bah voilà de tous les gens qui avaient pas grand chose d'autre à raconter et notamment pendant la crise agricole puisque tu en as parlé quand Gabriel Atal en réponse aux questions gouvernement dit ah mais les larmes de crocodiles les écologistes alors qu'en fait en gros c'est de leur faute nous quand on était rencontre aller rencontrer avec cel châelin que que je vois qui arrê dans le public et puis Guillaume Gontard notre président de groupe au Sénat c'était la première semaine de de Premier ministre de Gabriel hatal et on avait fait une petite mise au point assez cche en début de rendez-vous comme nous savons le faire chez les écolos pour lui dire en fait plus jamais vous nous faites ça parce que non seulement c'est faux et bon des trucs faux on en entend en politique mais c'est absolument pas la hauteur d'un Premier ministre mais en plus vous nous mettez une cible dans le dos c'estàdire que quand le Premier ministre en pleine crise agricole dit c'est de la faute de eux c'est enfin c'est la stratégie du bookémissaire on la connaît ça existe depuis l'Antiquité donc c'est en plus je lui dis quand on fait un bookémissaire c'est qu'en général on a' pas de solution depuis l'Antiquité pas de solution égale tiens hop c'est eux voilà et par définition le Bou émissaire est toujours innocent d'ailleurs donc ça me va mais on avait dû expliquer calimement et je pense que le message était passé parce que avec benoî habitau et plein d'écolos on était allé faire avec Marie pochon aussi qui qui bosse beaucoup sur ces sujets on est allit faire le tour de plein de fermes mais de tout types de fermes on a fait tout types d'activités tout types de syndicat agricooles et des non syndiqués et et partout ils étaient obligés de reconnaître que ceux qui luttaient depuis des décennies contre l'artificialisation des terres agricoles c'était nous que ceux qui luttaient pour mettre du bio et du local dans les cantines c'était quand même 3 milliards 4 de repas par an c'était nous que ceux qui s'étaient batttu contre les traités de libre échange avec José Bové et d'autres au Parlement européen c'est c'était nous et ainsi de suite que ceux qui se battaient pour des prix justes et des des des circuits courts et cetera enfin c'est c'était inhérent à notre travail et moi je viens moi-même d'une famille d'agriculteur ou certes mon grand-père quand je quand je luii dit que j'étais devenu écolo m'a dit qu'est-ce que je t'ai fait donc là c'est sûr que en 2009 c'était pas encore hyper bien acquis mais qui au fur et à mesure de discussion et puis de malades dans son entourage et cetera a compris que c'était pas contre lui mais voilà et donc je pense qu'il y a un gros exercice de pédagogie et que la pédagogie qu'on ne fait pas bah en fait nos ennemis la font à notre place et évidemment sur notre dos je pense que voilà en fait la réalité c'est que beaucoup de personnes n'ont enfin quelques personnes qui ont beaucoup de pouvoir n'ont pas intérêt à l'écologie mais qu'une une immense majorité des gens eux y ont intérêt et que tout est fait pour que pour qu'ils croient à l'inverse et c'est la question en fait de j'a j'aime beaucoup cette phrase qui dit en gros ils ne sont debout que parce que nous sommes à genoux et je pense que le peuple de l'écologie de gauche est en train de se lever en disant non mais en fait en fait on en a marre donc on va quand même retourner voter dire les choses et et on voit bien que toutes les résistances se mettre en marche y compris Macron qui là a décidé de faire le le le le Gaulois réfractaire comme il dit et de faire totalement de l'obstruction en disant non B je veux pas mettre de Premier ministre ou alors pas vous ou alors je vais attendre ou alors on verra ou alors trève olympique puis on change pas tout l'été parce que vraiment j'ai pas envie et donc lui il a pas envie de changer de gouvernement mais il fait une dissolution donc c'est un peu bizarre quand même comme il dit cet été vraiment c'est IR enfin c'est irresponsable de changer de Premier ministre en juillet août du coup qu'est-ce que je fais une dissolution en join c'est très logique et donc on voit quand même qu' voilà il y a quelques sujets sur ce qui est de l'écologie populaire donc je pense que le le vrai enjeu c'est de de de de de mieux donner à voir ce que ça changerait dans la vie des gens et on a des démonstrateurs intéressants qui s'appellent les vies écologistes puisque la vie de millions de Françaises et de français dans ce pays est déjà changé dans dans des villes écologistes et qu'on se rend bien compte que vivre une canicule dans une vie l'écolo même si elle est que depuis 2020 ça change déjà la vie que à Lyon il y a des centaines d'Ilos de fraîcheurs qui ont été créés alors ça peut être des arbres plantés en ville ça peut être des salles de cinéma qui sont ouvertes au grand public pour se rafraîchir ou des écoles et cetera et donc c'est c'est vraiment il y a la cartographie de tous les lieux qui ont été créés un peu plus chaque année et ça marche c'est des kilomètres de pisiclab c'est des repas bio et loocou dans les cantines c'est des droits aux vacances pour tous et moi j'ai à colombe par exemple qui est une ville vraiment voilà dans la périphérie de Paris on peut se dire c'est pas du tout écolo c'est une ville de banlieu il y a le périf et cetera leur premier objectif ça a été la nature en ville et la nature en ville c'est pas un truc de contemplatif des arbres qui veulent méditer et faire du yoga he c'est l'OMS montre que c'est 12 m² d'espace vert par habitant dans une ville c'est un objectif de santé publique mondiale que on ne peut pas se sentir bien dans sa tête bien dans sa peau bien dans sa vie qu'évidemment s'il y a pas d'ESP d'espace vert on a tendance à pas privilégier des mobilités actives qu'on a tendance à du coup pas trop sortir de chez soi que pour la qualité de l'air ça a un impact que que voilà c'est vraiment une question de bien-être global et puis évidemment toutes les toutes les les cobénéfices sur la biodiversité mais vous voyez les sujets des espace vert il est il est intéressant par exemple parce que tout le monde voit bien qu'on préfère vivre entouré d'espace vert qu'entouré de béton et que c'est une question à la fin de de cadre de vie de comment on se sent et cetera et donc il y a il y a plein d'exemples comme ça quand on regardait dans le programme du nouveau front populaire c'était la question par de la tarification de l'eau et de mettre au lieu de enfin tout le monde voit bien qu'il y a un sujet de l'eau est de partage de l'eau alors on a beaucoup parlé des mégabassines et cetera et je pense pour plein de gens déjà il voi les photos de de des camions de CRS qui brûlent à Saintes Soline parce que c'est tout ce que Gérald armanin voulait qu'il retienne du dossier mais la question de l'eau en fait c'est très concret ça concerne tous les Français et si on leur dit tout d'un coup vos premiers mètres cubes sont gratuits et après vous payez enfin c'est celui qui a une consommation normale ne paye plus d'eau CELI qui a une consommation très très raisonnée et puis après bah ceux qui veulent prendre des bains tous les jours avoir des piscines et cetera bah ils payeront plus cher c'est logique en fait mais ça montre bien que c'est pas c'est c'est c'est on naligne pas tout le monde vers un truc plus compliqué c'estàd pour ceux qui font leseffces c'est plus simple et c'est vrai que souvent les gens s'imaginent la société écolo compliquée mais la vraie société écolo fait que le comportement écolo vertueux et favorisé et facilité et donc c'est censé faciliter la vie la vie des gens qui qui en bénéficient c'est-à-dire je reviens là-dessus la grande majorité des Françaises et des Français et donc je pense que quand nous serons nommés c'est ça tout l'anger c'est c'est de voilà de je pense que c'est plus facile de déminer les préjugés quand vous êtes au pouvoir et en responsabilité que quand vous êtes juste en défense en train de dire non c'est pas vrai non c'est pas vrai et je finirai juste par vous parler de René Dumont qui était notre premier candidat écolo en 1974 et qui avait dit en fait son son livre s'appelait l'utopie ou la mort que les écologistes longtemps sont considérés comme des utopistes mais en fait maintenant on sait aujourd'hui qu'il ils étaient des réalistes voire des avantgardistes et il y a un truc comme ça qu'il faut retenir c'est que l'écologie c'est pas un truc qui est fait pour être confortable pour être facile en disant mais oui c'est évident Tapier rouge tout le monde va comprendre c'est c'est l'inverse ça a toujours été l'inverse et les militants ÉcoLogo vous diront toujours que c'est pas pour la facilité qu'ils ont choisi l'écologie et donc du coup voilà il il y a un truc comme ça à revendiquer je pense qu'on a une présomption toujours de non crédibilité là où d'autres qui font n'importe quoi par principe une présomption de crédibilité par exemple l'ISF climatique quand nous on le disait c'était genre oui merci les écolos vraiment merci de cette proposition regardera quand c'est Jean Pisani Ferri qu' le disait ça avait l'air hyper sérieux il y a un truc comme mais mais n'oublions pas que Jean Pisani Ferri quand il a dit on le disait depuis quelques années quand même les vers Greenpeace d'autres et donc c'est c'est il faut faut quand même avoir ça en tête et ne jamais intérioriser les critiques que les autres font sur nous au contraire faut avoir une écologie fière populaire tu l'as dit mais mais fière et très très déterminé solide sur ses appuis c'est ça que qu'on sait faire en général quand on milite chez les ver depuis 40 ans bravoci tout le monde merci beaucoup marine on sait que tu ne choisis pas la facilité et que justement tu et une combattante puisque tu as parlé de l'eau l'ordre de parole va être très aléatoire ça peut tomber sur un d'entre vous de façon comme ça soudaine je vais enchaîner avec toi Magalie magalie est géographe et elle est notamment spécialiste du stockage de l'eau pour les agriculteurs et on sait que la question des még bassines est un sujet brûlant entre les écolos et certains agriculteurs pas tous hein mais ceux qui entendent pour leur culture privatiser l'eau dans ces espèces de construction qu'on appelle les méga bassines qui sont parfois des des des voilà des des énormes bassines il faut se représenter ça peut faire 1 km² rempli d'eau à l'air libre donc moi je voudrais que tu nous éclaires un peu sur la façon dont on pourrait euh comment dire régler ce problème de l'eau pour les agriculteurs est-ce qu'il faut changer de culture carrément parce que on sait qu'il y a des cultures qui sont pas soutena sur certains territoires comme la culture du du du maïs est-ce qu'il faut changer de culture et arrêter de de dire aux agriculteurs qu'il pourrai toujours continuer comme ça sans rien changer comment est-ce qu'on organise le partage de l'eau y compris avec avec les agriculteurs parce que je crois que c'est un sujet qui coince et qui donne lieu à des confrontations entre nous et une partie du monde agricole alors merci bonjour donc moi c'est ma première parce que normalement j'étais dans mon université donc voilà mais la la vraie enfin la voilà le l'autre enfin je veux dire voilà bref euh alors les mégabassines c'est intéressant parce que les mégabassines finalement ça ça ça nous met au cœur du du sujet de la Table Ronde c'est en gros ce qu'a fait le RN toute son histoire c'estàdire qu'on a des problèmes effectivement avec des perceptions qui sont évidemment de plus en plus violentes quand on est moins éduqué quand on est dans des zones où on est des zones privées d'accès au services public quand on est dans des zones où on a plus d'inquiétude vous savez on a beaucoup opposé la fin du du monde et la fin du mois le RN qu'est-ce qu'il fait il trouve une solution simple c'est la faute aux Arabes alors après on peut leschanger en tout ce que vous voulez c'est la faute c'est la faute aux écolos écolos ils ont beaucoup de trucs c'est la faute à l'Europe parce que l'Europe c'est voilà c'est la faute toujours à quelqu'un et il y a forcément une solution on va retirer la nationalité on va c'est toujours très simple la Constitution on s'en fout on s'en fout tout c'est pas grave mais on fait ça s'appelle un mensonge ça s'appelle un mensonge mais ça marche très bien ça marche très bien parce que vous avez un système où des gens sont de plus en plus désespérés et ça c'est quelque chose que les scientifiques ont vu depuis des années parce que contrairement à ce qu'on croit les scientifiques il restent pas dans leur labo scientifiques il vont dans les champs ils vont parler avec des gens c'est même notre boulot et on voit monter dans nos avec nos interlocuteurs qu'on travaille sur les agriculteurs mais qu'on travaille à l'hôpital qu'on travaille dans les écoles quel que soit l'endroit où on travaille on voit monter cette c'est son inquiétude et on la voit d'autant plus fortement chez les agriculteurs que les agriculteurs ils ont toujours été au premierère loge du changement climatique ils ont pas attendu que le GC que les États se mettent autour de la table parce que le climat ils l'ont pu changer au jour le jour il faut que vous ayez comme idée dans la tête que par exemple les viticulteurs alors que les dates de vendange sont resté stables pendant plus de 1000 ans depuis 80 ilelles ont été invensé d'un mois il y a pas un agriculteur aujourd'hui quand vous faites une enquête qui vous dit que le changement climatique n'existe pas et c'est ça tout le paradoxe il y a pas un agriculteur aujourd'hui qui n'intègre pas la variable climatique parce que l'impact climatique sur les animaux sur les cultures et cetera il est au quotidien et il coûte de plus en plus cher au budget de l'État et donc cette disparition de l'eau il la voit au quotidien et dans certains territoires il y a peut-être des élus ici des Pyrénées Orientales on voit les cultures crever sur pied depuis des années et le problème qu'on a c'est que face à ça face à cette angoisse B il y a une solution toute simple c'est de dire moi je vais vous apporter la solution miracle et la miracle elle est d'autant plus évidente que nous sommes dans un pays qui est le pays où on a quasiment inventé la figure de l'ingénieur il y a un problème j'ai une solution et vous parlez avec des agriculteurs il vous disit mais dans les années 70 on a eu telle maladie on a trouvé la solution ça mis 10 an mais on a fait ah puis on a l'irrigation enfin Madame l'irrigation on s'est toujours adapté à l'irrigation le problème c'est qu'on peut pas négocier avec la Constitution sauf à faire un coup d'état on peut pas non plus négocier avec le climat autant dans les parti politique ça a l'air compliqué mais avec le climat ça marche pas on ne négocie pas les lois de la physique c'est pas négociable ce qui est en train de se passer aujourd'hui c'est un changement dont je pense personne dans la salle moin la première n'a mesuré ce qu'il signifia nous sommes à peine à 11 degr de réchauffement depuis l'ère industrielle des événements qui étaient impossib je dis bien impossible au début du 20e siècle sont désormais possibles vous connaissez vous vous souvenez tous parce que quand on parle aussi des gens les gens ils ont pas besoin d'allumer la télé ils ont pas besoin d'aller lire le monde ou les tribunes ils sentent dans leur chair ce qui se passe 55 jours cet été de nuit tropicale à Nice vous avez tous dans votre entourage des bébés des personnes âgées des gens qui sont en épade vous connaissez l'état de l'hôpital vous connaissez l'état de l'école vous avez vu les personnes âgées aujourd'hui fatiguées les personnes malades les personnes SDF c'est le quotidien des élus c'est le quotidien des services publics c'est le quotidien des gestionnaires donc les agriculteurs mais aussi tous les Français vivent dans leur chair cet été 2022 vous vous souvenez de l'été 2022 l'été 2022 en 2050 c'est un été normal en 20100 c'est un été froid la question n'est plus de savoir si demain dans les villes ou dans les campagnes on va avoir 50 degr c'est quand est-ce qu'on aura 50° 50 deg ça veut dire un confinement de covid volontaire parce qu'on ne peut pas travailler à 50 degr parce qu'on peut pas sortir on ne peut pas prendre les transports et face à ça on nous dit mais enfin Madame de tout temps les agriculteurs se sont adaptés bah oui les systèmes d'irrigation de stockage en Méditerranée on connaî et puis c'est simple vous avez de l'eau qui tombe du ciel elle est perdue cette eau il suffit de de la récupérer d'ailleurs faites ça dans votre jardin et donc la mégabacine et donc la retenue cinaire alors attention d'abord il faut bien comprendre qu'il y a des solutions qui était tout à fait pertinente dans un monde non réchauffé par l'homme et qui le sont plus puisque c'est plus le même problème on change d'IR on arrive dans un monde qu'aucun être humain n'a connu dans l'histoire de l'humanité je crois que il faut quand même comprendre ça un monde réchauffé à plus 2°grés ça devrait arriver d'ici les années 2050 c'est un monde qu'aucun humain n'a connu nous avons réussi à réchauffer en 150 dans la planète plus que dans toute l'histoire de l'humanité depuis Luc nous avons plus de CO2 aujourd'hui accumuler dans l'atmosphère que depuis 2 millions d'années et donc ça veut dire concrètement que quand nos agriculteurs qui sont désespérés et bien on leur donne une solution miracle ils ne peuvent qu'y croire et pourquoi ils y croient parce que derrière on va leur demander des changements dont les risques vont peser exclusivement sur les agriculteurs alors que derrière tout le système est verrouillé pour les empêcher de changer et donc je conclurai sur deux points le premier par rapport à ce que tu disais sur une écologie populaire vous faites de l'écologie je suis désolée marine mais vous y compris comme Monsieur Jourdain faisait de la prose quand vous bossez sur les services publics vous réduisez la vulnérabilité quand vous bossez sur l'égalité territoriale vous réduisez l'exposition et la vulnérabilité quand on bosse sur la q la redistribution l'école et cetera l'éducation la formation des agriculteurs on bosse sur ça quand on bosse sur un budget de l'État c'est notre prochain travail avec le PLF qui arrive on bosse aussi sur des choix politiques qui vont donner aux agriculteurs les moyens de faire ces transformation globale parce qu'il s'agit pas d'une bassine il s'agit de changer effectivement tout un modèle et le deuxième point c'est que on n'est pas capable aujourd'hui de proposer effectivement ce qu'on appelle du côté scientifique les cobénéfices les rendements vont diminuer de manière structurelle à cause du changement climatique donc il va falloir trouver des modèles qui nous permettre de produire de nourrir mieux avec une meilleure santé des agriculteurs et un meilleur revenu et ce qui rend aujourd'hui les scientifiques dingues et c'est pour ça que vous avez autant de scientifiques qui s'engagent dans les soulèvements de la terre dans Science rebellion et cetera c'est que imaginez que vous êtes un médecin vous avez posé le diagnostic il y a tous les remèdes sur la table ils sont tous là il existent et en plus et en plus on sait que ça va apporter du bien-être de l'espérance de vie de la solidarité une meilleure qualité de relation des meilleurs paysages un meilleur logement et cetera et vous avez en face de vous des gens qui vous disent NON NON fait pas non c'est punitif non c'est pour les bobo alors qu'on sait pertinemment que le changement climatique pèse le plus lourdement sur les catégories les plus en difficulté que ça soit chez les agriculteurs ou chez les personnes individuelles que ce sont les personnes les plus fragiles de la société qui sont le plus exposés à ce qu'on appelle les coûts de transition parce que changer ça demande des efforts et que les bénéfices et ben à la fin ils vont chez les personnes qui ont fait le moins d'effort et qui ont les plus pollués l'écologie aujourd'hui c'est l'injustice c'est cette question de la justice qui est au centre et qui devrait être au centre des projets politiques et donc les agriculteurs il y a pas une solution miracle il y a de multiples Levi d'action qui vont du niveau national par des politiques publiques au niveau local par des déclinaisons un individu seul ne peut rien il a besoin de structure Collectiv pour l'accompagner dans le changement bravo merci Magalie puisque dans la conclusion de ton propos tu as parlé de la justice puisque l'écologie est une question de justice tu le disais marine c'est-à-dire que si on va pas assez vite dans la buurcation écologique c'est pas parce qu'on manque de connaissance scientifique on les a c'est pas parce qu'on manque de compétences technique on sait construire des énergies renouvelables on sait isoler les logements c'est pas non plus parce qu'on manque d'argent on voit que l'argent peut pleuvoir on l'a vu pendant le covid si on narrive pas à faire la biturcation écologique c'est une question de justice et de démocratie c'est parce que cette bifurcation est empêchée par une minorité d'intérêt très puissant qui s'y oppose au détriment de la grande majorité des êtres humains qui a intérêt et donc il faut qu'on arrive à proposer nous les politiques de nouveaux modèles de nouvelles solutions qui replacent la justice au cœur du progrès écologique et la lutte contre les inégalités au cœur du progrès du du projet de révolution écologique et donc je me tourne vers toi mon ami Christophe Clergeot député européen réélu on peut l'applaudir qui est vice-président de notre groupe socialiste et démocrate au Parlement européen et qui a notamment au sein du bureau de notre groupe la charge justement des questions d'écologie du pacte vert et tu as beaucoup réfléchi sur la question de la social écologie et voilà de l'entrecroisement entre la justice sociale d'un côté et la justice environnementale de l'autre donc à toi la parole merci Chloé bonjour bonsoir à toutes et à tous les nouveaux députés socialistes français sont en force dans la commission Environnement du Parlement européen puisqu'on est quatre Chloé pierre Jouvet Thomas pèin Carlin et moi justement pour mener la bataille pour faire de l'écologie Plus belle la vie on va essayer d'illustrer cette cette notion on va essayer de faire ça bien et travailler avec les écologistes dans cette commission parce qu'il vair des sacrés batailles face à la droite juste un mot justement sur l'écologie Plus belle la vie parce que pour rendre l'écologie et les transformations qui sont liées désirables peut-être qu'il faut qu'on arrive à rendre concret perceptible ce que les uns et les autres peuvent gagner ou perdre et les scénarios MACR et bien Chloé et et toi marine vous l'avez illustré déclench des réactions de repli et des distanciation qui sont absolument terribles alors que si on était capable de représenter au niveau local territorial ce qu'est le scénario de la non action et le scénario de l'action chacun pourrait mesurer comment sa vie va changer si on ne bouge pas en terme de température ressentie dans leur logement de qualité de l'eau d'alimentation disponible à proximité et cetera et cetera donc je crois qu'il faut qu'on fasse d'abord cet effort de rendre concret pour les gens ce qu'ils peuvent gagner et ce qu'ils peuvent perdre ensuite la question que chacun nous pose finalement elle est très simple c'est dans la société écolo que tu veux nous construire est-ce qu'il y a une place pour moi alors petit exercice quand même de se mettre dans la peau des gens qui vivent les choses je suis d'un ménage dans un ménage modeste je veux rénover mon logement on m'a dit qu'il fallait pas faire que les fenêtres qu'il fallait faire tout en une seule fois j'ai monté mon dossier j'ai droit à un prêt àau zéro mais il y a aucune banque qui me prête parce que j'ai aucune garantie que même le prêt à tout zéro je ne peux pas l'avoir donc là on a la réponse politique ce que Boris Vallo avait proposé sur justement pour que la caisse dépôt se substitue en terme de garantie aux gens qui n'en ont pas du tout pour que tout le monde puisse rénover son logement et y compris ne pas être ployé sous les remboursements de prêt j'ai déposé un dossier pour le leasing social pour acheter avoir accès à un véhicule électrique le gouvernement a lancé ça j'ai pas de chance j'étais le 500001e et on m'a dit non tu ne pourras pas et donc je vois s'approcher la date parce que moi j'ai compris qu'en 2035 il y aurait plus de voiture termique ce qui est évidemment pas la réalité et je me dis ben je pourrais plus me déplacer et il y a aucune perspective d'avenir qui m'est offerte donc oui si on généralise le leasing social avec les choix budgétaires derrière on a une réponse sur la participation à la mobilité électrique de demain et dernier exemple je sais pas vous moi j'ai reçu ma lettre d'engj au cours de l'été et ngj m'a dit bah comme il y a plus de tarif garanti tu vas avoir Christophe un nouveau tarif et ton nouveau tarif il est révisable tous les 4 en fonction des cours du marché mondial du gaz ça me rassure pas si on pouvait me redonner accès à un tarif stable et garantie d' l'énergie que ce soit l'électricité ou le gaz je sauraiis en tant que particulier au moins quelles seraient mes dépenses donc voyez tout ça ça suppose quoi ben ça suppose de la régulation ça suppose de l'intervention publique ça suppose une définition des biens communs essentiels ça suppose d'organiser leur production et leur disponibilité pour les uns et pour les autres donc répondre concrètement à cette question est-ce qu'il y a une place pour moi dans la société écologique de demain c'est essentiel si on faire l'écologie populaire et puis mon deuxème point il est lié à l'adaptation au changement climatique est-ce que je vais être protégé face à l'adaptation au changement climatique alors tu as évoqué la filière agricole déjà le coût de la transformation de la nature même des filières des productions des pratiques et potentiellement considérable pour pouvoir disposer d'une alimentation et ce qui va paraître dans les mois qui viennent c'est un débat effectivement sur la capacité à produire en Europe ce qui est nécessaire pour nourrir les Européens mais je reprends l'exemple que donnait Chloé tout à l'heure sur les argiles pourquoi je sais pas si ça concerne vos territoires il y a suivant la manière de compter 9 à 10 millions de maisons en France hexagonal qui sont sur des terres argileuses soumises à des déformations et si vous avez acheté une maison 200000 € que vous vous êtes endetté que vous êtes dans cette situation là qu'il faut attaquer les fondations vous avez un ticket 100000 et il y a aucune indemnisation aucune prise en charge assurancielle et même le régime catnat catastrophe naturelle il est basé sur la moyenne des années précédentes donc ce qui est fascinant c'est ce sur quoi vous pouviezêtre indemnisé il y a 5 ans ne l' plus puisqu'on prend en compteugmentation régulière de la température et donc ce qui était anormal il y a 5 ans devient normal qu'est-ce qu'on fait moi les assureurs ils me disent nous on sera jamais en faillite soit on aera soit on augmentera les tarifs et les gens qui peuvent pon soit on se retirera du marché et vous vous débrouillerez et ben il y a déjà quelques années ellois Laurent que beaucoup d'entre vous connaissent a proposer qu'on socialise ses risques que ce soit la solidarité nationale à travers des cotisations ou l'impôt qui permettent de couvrir l'exposition au risques systémique liés au changement climatique ou aux catastrophes naturelles comme si c'était une nouvelle branche de la sécurité sociale et que la collectivisation de ces risques obligerait les puissances publiques nationales européennes local à faire les investissements nécessaires pour ne pas avoir à payer à la fin les dégâts liés au changement climatique et au dérèglement écologique et ben ça c'est une rupture supplémentaire que l'on peut faire voyez l'analyse lucide des réalités doit amener à des propositions radicales et ensuite à les inscrire dans l'action au niveau européen national et local en coordonnant les échelles en le faisant avec les gens et avec les acteurs locaux voilà je pense des chemins très concrets et avec ces outils ces exemples là je crois que l'on peut mener la bataille contre le rassemblement national dans tous nos territoires merci merci Christophe et bravo à toi puisque tu parles de l'échelon local je me tourne désormais vers notre sénatrice de la Réunion Audrey bellim qui montre que non les sénateurs ne sont pas tous des hommes blancs depuis de 50 ans et nous sommesès très fier d'elle parce que je crois que quand tu es rentré au Sénat tu figurais parmi les six plus jeunes sénateurs du Sénat donc on peut l'applaudir quand même on est fier de ça et moi ben je voudrais que tu nous tu parles de ce que tu veux mais je pense que c'est intéressant et que ça intéresse le public de savoir qu'est-ce que c'est l'écologie à la Réunion quels sont les risques auquel vous faites face qu'est-ce qui peut poser problème dans les adaptations à condu où sont les résistances où sont les luttes aussi locales voilà à toi la parole on a hâte d'entendre tout ça merci merci Chloé alors pour je réponde à cette question à toutes ces questions il faut que je vous raconte il faut que je vous raconte la Réunion parce que la réunion ce qu'on en sait c'est un volcan le python de la Fournaise l'un des plus actifs au monde c'est des littoraux des montagnes c'est 45 % de couverture forestière et c'est surtout la moitié du Nil finalement qui est protégé qui a reconnu patrimoine de l'humanité donc inscrite à l'Unesco et c'est une île dont les rignonnaises et les réonnais sont extrêmement fi et surtout une île pour laquelle finalement on prend réellement conscience qu'il est qu'il est important de la protéger alors la Réunion c'est 200 km² c'est tout petit et c'est à plus de 9000 km du continent européen et donc vous avez là déjà deux premières contraintes physiques donc l'éloignement et et l'insularité alors à cela s'ajoute et vous le connaissez donc je vais pas je vais pas répéter mais finalement l'ensemble des indicateurs socio-économiques est dans le rouge et à cela s'ajoute aussi et bien certains de nos indicateurs environnementaux dans le rouge en 350 ans l'île a perdu 70 % de ses espaces naturels à l'heure où je vous parle 962 espèces endémiques sont enregistrées et 41 % de cette flore indigène est menacée alors ça veut dire quoi ça veut dire que si une des disparaît de la Réunion elle disparaît de l'humanité alors les Réunionnais prennent conscience de cela et il y a une forte mobilisation des réignonnés notamment des élus et des citoyens et je vais vous citer deux exemples assez récent et concret vous avez à la Réunion par exemple pétrel de barreau c'est un oiseau une espèce espèce marin qui finalement s'est inscrit d'ailleurs sur liste rouge à l'Union national de conservation de la nature c'est également protégé par un arrêté ministériel depuis 1989 et et depuis qu'on nous a parlé de cette menace depuis donc les années 90 à la Réunion il y a une forte mobilisation qui s'est faite tout à fait naturellement et la mobilisation a été tellement forte avec les citoyens avec les élus avec les experts avec les associations qu'on a créé un dispositif un petit peu rigolo alors des fois ça embête certains on appelle ça les nuits sans lumière parce que cette espèce est particulièrement sensible à la pollution lumineuse et voyez-vous lorsqu'il y a sa période de production à la Réunion on fait les nuits sans lumière donc il fait noir partout nuit noire il y a pas de néon les commerces donc jouent le jeu les entreprises les citoyens également on évite d'éclairer et bien sûr les collectivités ne mettent pas d'éclairage public alors pourquoi le réonnais se mobilise parce qu'il a compris que si le pétrel de barreau il disparaît il disparaît pas que de la Réunion il disparaît de la planète toute entière un autre projet par exemple qui a eu qui a insufflé une mobilisation très rapide et naturelle des réonnaises et des rénonnais vous avez deux savanes française il y en a deux il y en a une en Guyane et il en a une à la Réunion figurez-vous qu'il y a un projet un projet immobilier centre commercial qui souhaite finalement occuper une partie de notre savane réonnaise et cette savane régonnaise elle se compose finalement de plusieurs formations herbassé végétaux endémique encore une fois et c'est aussi un paysage unique et parce qu'on veut conserver ce paysage et parce qu'on en est fier et bien il y a eu et bien une mobilisation encore une fois d'experts de chercheurs de citoyens pour finalement s'opposer à ce projet et en quelques semaines quand on sait que la Réunion c'est allez 880000 habitants ils ont récolté plus de 17000 signatures alors quand on vous parle de tout cela quand on sait tout cela on dit ah ben c'est c'est une évidence finalement l'écologie populaire à la réunion et c'est une évidence peut-être pour nos décideurs mais pas forcément pas forcément parce que on le répète on ne cesse de répéter que 80 % de la biodiversité française se trouve dans nos outrmers oui pour moi aussi c'est bancal et en plus je fais qu' 1,50 donc c'est pour ça que je gigote depuis tout à l'heure je suis petite c'est pas évident de tenir dans les chaises et et donc oui 800 % de la biodiversité française se trouve dans les outresmers mais nous ne concentrons pas 80 % des financements à l'heure où nous parlons aujourd'hui on nous a demandé de nous investir avec tous les programmes et toute la promotion qui a été faite nous avons créé une agence régionale de la biodiversité mais à l'heure où nous parlons la présidente Erik bar se bagarre pour financer les missions c'est fou qu'on lui a donné alors tout n'est pas rose hein je vous il y a aussi malheureusement du scepticisme il y a aussi parfois du rejet il y en a lorsque et bien la législation ne correspond pas au territoire aux spécificités lorsqu'elle nous oublie parfois j'ouvre des parenthèses leasing social du véhicule électrique je ne sais pas si on nous a oublié ou si on nous a exclus je ferme la parenthèse mais en tout cas lorsque vous avez 2500 km car une île où la loi littorale s'applique à 1500 m d'altitude et on y ajoute la lois zan et on y ajoute la loi mon montagne on a là un millefeuilles législatif et avec l'État qui vous dit oui oui faites attention à l'aménagement du territoire répondez à la crise l'usement construisez construisez construisez c'est une incohérence il en est de même figurez-vous qu'on est dans un climat tropical vous l'avez bien compris la plupart du temps et de manière complètement indifférenciée ce sont les normes hexagonales qui s'appliquent alors oui il y a de véritables défis il y a des enjeux il y a de la volonté il y a de la part de nos élus l'envie de faire et d'avancer vite parce que protéger l'île de la Réunion pour le Réunionnais finalement c'est protéger notre quotidien tout simplement donc il y a des enjeux lorsque par exemple en terme d'aménagement du territoire il nous faut construire des logements et il nous faut penser et c'est pour ça qu'on est en attente alors je regarde l'Europe des fameuses normes RUP parce qu'on a besoin de construire ben des bâtis qui nous ressemblent des des bâtis qui sont adaptés à notre climat des bâtis qui sont adaptés au phénomène d'érosion que nous connaissons et puis il nous faut des circuits courts et puis il nous faut peut-être des matériaux réonnés et puis il nous faut aussi peut-être regarder dans la zone de l'océan Indien s'il n'y a pas moyen de faire venir plus rapidement et moins cher donc il y a des enjeux qui sont importants en matière de logement vous avez aussi des enjeux en matière de autonomie énergétique je dirais parce que il est vrai on est très fier de cela nous sommes depuis depuis juillet 2024 100 % d'électricité renouvelable c'est merveilleux nos centrales ont été transformées cependant onimporte peut-être plus de fou ou de charbon mais on continue à importer de la biomasse et donc il nous faudrait peut-être être plus résilient il nous faudrait peut-être éviter en tout cas participer à à à à à au gaz à effet de ser et pour cela il nous faut entamer de véritables réflexions ce qui est vraiment chouette malgré le désintérêt de l'État et je le dis c'est que nos élus locaux et puis nos élus nationaux on a eu la visite de mes collègues sénateur en avril à La Réunion ces derniers ont pris conscience de ces urgences en termes écologiques en termees environnemental et d'ailleurs je fais de la pub vous avez le petit livret outreemè qui était distribué tout le long donc il y a cette thématique de l'écologie dedans et et et et nous allons par exemple nous au Sénat suite à cette visite décider d'agir et d'exiger un rééquilibrage des moyens financiers concernant la protection de la biodiversité nous avons des éit luucau qui propose un téléphérique les gens étaient hyper sceptiques ils ont dit mais pourquoi ils veulent voyager dans les airs ces gens-là parce que c'est écolo parce que c'est plus rapide parce que c'est moins cher et puis parce que c'est super génial on a une super vue donc les élus avancent les élus proposent les régonnais sont concerné et ont envie d'y aller parce que pour nous je le répète protéger la planète c'est protéger l'arene on mais c'est surtout protéger notre quotidien donc oui à l'écologie populaire et nous on est déjà en train de la construire bravo merci beaucoup Audrey pour ton témoignage je retiens je ce que tu as dit notamment sur le mouvement qui emporte toutous les réunionnés pour éteindre la lumière et protéger cette espèce menacée ça montre que quand les gens comprennent le sens de l'action écologique et ben ils sont tous ensemble pour se limiter éteindre les lumières et le faire et ça donne du sens aussi à la vie social la vie en communauté et quand on nous explique toute la journée que les écologistes nous on veut s'en prendre à la liberté aux uns de faire ce qu'ils veulent en fait là tu montres que euh bah l'écologie c'est une limite et que la liberté elle est dans la limite quand on est socialiste on pense que la liberté elle est dans la limite le code de la route c'est une limite pour que on ait la liberté de rester vivant sur la route euh le fait de pas pouvoir se promener nu dans la rue c'est une limite on a des limites partout dans notre société c'est comme ça qu'on vit ensemble et on les accepte partout les limites sauf pour l'écologie alors même que la survie de l'humanité en découle donc merci pour cet exemple qui je crois voilà très significatif de ce que peut être une écologie populaire je vais me tourner désormais vers toi Nicolas Nicolas Hazard qui est entrepreneur social qui a eu 1000 vies tu as 42 ans mais tu as fait plein plein de choses dans ta vie tu as travaillé en Afrique tu es un spécial e de l'économie sociale et solidaire tu conseilles la Commission européenne sur ce plan je crois mais je voudrais là que tu nous parles d'un livre et d'une expérience que tu as conduite où tu es allé repérer toutes les innovations en matière écologique qui se crée dans nos campagnes dans nos villages et dans nos petites villes parce que je crois que l'écologie populaire c'est aussi une écologie où on donne les moyens aux gens d'inventer eux-mêmes les solutions utile pour leur territoire et que on pense que toutes les innovations c'est dans les villes et c'est la silicone vallée mais non c'est aussi dans nos campagnes alors tu vas nous dire de quoi il s'agit oui merci beaucoup bah moi j'entends le le débat et et c'est un débat qui est passionnant et qu'on peut avoir avec beaucoup de gens et moi je suis pas complètement d'accord avec ce qui a été dit alors c'est pas pour pour la gratter mais c'est parce que je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sur ce débat là sont pour l'écologie moi je pense que la Major partie des gens fondamentalement à une conscience écologique c'est vrai dans les petits villages pyrénéens c'est vrai en Nouvelle-Calédonie sur un territoire que que je connais bien aussi il y a il y a une vraie appétence il y a une vraie envie de faire les choses mais les gens sont outrés sidérés et en ont marre du débat autour de l'écologie et de la qualité du débat autour de l'écologie en fait d'un côté on a un populisme et on en parler un écoofascisme absolument incroyable avec vraiment on on on ni le réchauffement climatique on dit que tout ça peut-être qu'on exagère et cetera c'est ce que tu disais et et que finalement ça n'existe pas euh et de l'autre côté on a parfois des invectives et des débats qui n inéressent personne type on est tous conscient le barbecue qui est quand même un truc de stigmatisation absolue on va stigmatiser les uns contre les autres les bobo contre les beaufes on va les véganes contre ceux qui marchent de la mangent de la viande ceux qui sont en trtinet contre ceux qui sont en SUV mais c'est l'époque qui fait ça on est dans une époque de clash absolu où en fait pour faire le buzz et pour parler des sujet bah en fait faut clasher l'un contre l'autre et donc on a beaucoup de gens qui ne se reconnaissent pas dans ce débat là et qui se disent mais moi je suis plutôt je suis je suis ni l'un ni l'autre je suis pas dans je suis pas dans une forme d'extrême je suis pas dans une forme de radicalité et pourtant j'ai envie de faire des choses pour l'écologie j'ai envie de participer mais mon problème c'est que bah ma mon problème numéro 1 c'est comment je me loge comment je me déplace comment je me nourris et surtout sur les territoires ruraux et et et dans et dans les petites villes et et les moyenne ville et par rapport à ça on a du coup un débat comme ça on allume BFM ou les chaînes info et cetera où en fait il y a beaucoup de gens qui ne se reconnaissent pas dans ces débatsl et et et c'est et c'est inquiétant et c'est dommage parce que encore une fois je pense qu'on est majoritaire il y a une majorité absolu de personnes sur le sur sur l'écologie qui ont envie que ça change que ça bouge mais qui ont pas envie qu' Clive les uns contre les autres pour autant ça a l'air d'être dramatique et cetera pour autant moi je suis extrêmement optimiste par rapport à à la situation écologique je suis extrêmement optimiste parce que parce que justement non mais on dirait pas comme ça au début mais en fait vraiment profondément optimiste veste verte contre veste vert sapin ENF avec avec pourquoi parce qu'en fait des gens qui changent les choses des gens qui font des choses sur les territoires notamment sur les territoires ruraux énormément il y en a des milliers j'ai rencontré des entrepreneurs de partout pas que des entrepreneurs des individus des associations et cetera et des gens qui ont les solutions en fait les solutions et ça a été dit on les a techniquement on sait le faire techniquement si on veut même baisser la température de la planète on sait comment on fait on a on a on les a les outils on a la boîte à outils le problème c'est que on ne la met pas en place et qu'on qu'on se qu'on va se débattre de choses qui finalement sont peut-être pas fondamentales et moi je les ai vu ces entrepreneurs dans tous les domaines aujourd'hui on voit le domaine de la construction par exemple une entreprise en Vendé qui s'appelle siment Hofman qui a inventé un ciment qui est fait à froid qui permet d'économiser 85 % quand on construit une maison les tours élitistes à Dijon en Alsace et cetera qui permettent de créer des bâtiments à énergie positive il y a une entreprise qui s'appelle mouino en qui permet de valoriser les déchets alimentaires les déchets alimentaires c'est une énorme source de revenus c'est 16 milliards d'euros qui sont en gros jeté par la fenêtre parce qu'on ne valorise pas les déchets alimentaires eux ils savent le faire et ils savent en faire plein de choses différentes on a des des des des entreprises y compris sujet très tchi sur l'aéronautique l'aéronautique gros sujet moi qui qui qui passe beaucoup de temps à Toulouse aussi l'aéronautique c'est quasiment 20 % de l'emploi euh en en en ocitanie et sur particulièrement sur la région toulousainne bien évidemment que les gens quand on leur dit bah en fait on va supprimer l'avion ou vous n'aurez le droit qu'à un ou deux vols par par par an ou dans une vie et cetera comme il y a beaucoup de de de personnes qui aiment faire peur et qui font un business hein là-dessus hein sur faire peur sur la collapsologie bah les les gens se disent bah merde moi je vais perdre mon boulot je vais comment je vais faire c'est quoi ma la la solution demain et donc du coup bah il préfère à la limite se radicaliser par rapport à la position en disant ah oui ils nous font chier avec avec tout ça et cetera alors parce qu'on leur parle pas de leur problème et moi j'ai vu des boîtes et des et qu'on accompagne aussi nous on a accompagné à travers Inco qui est le groupe que j'ai fondé on a accompagné financièrement plus de 120 entreprises à impact social et environnemental à travers la France moi j'ai vu des boîtes super qui réfléchissent à l'avion de demain qui est pas l'avion vert c'est pas du green washing et cetera comme comme ça existe mais qui qui essaie de voir comment on peut faire sur l'avion hybride l'avion électrique sur les petits moyens courriers parce qu'on sait c'est que c'est des gens qui ont besoin de se déplacer parfois là où il y a pas de de de train et il y a des zones qui sont difficiles et notamment sur des territoire insulaire où on a besoin quand même d'avion pour pour pour pour déplacer les populations les marchandises et cetera et donc en fait toutes ces initiatives moi je les trouve très très importantes nous on les accompagne depuis 10 ans Benoît il connaît bien ça parce que l'économie sociale et solidaire elle est pionnière là-dedans elle est pionnière dans l' dans l'économie circulaire notamment c'est vraiment ce c'est secteur là qui a développé la circularité de l'économie mais l'économie circulaire pareil c'est la même chose l'économie circulaire aujourd'hui ça représente 600 millions d'euros à peu près c'est le chiffre d'affairire de l'économie circulaire le marché de la publicité en France c'est 15 milliards donc en fait il y a un vrai problème de priorité qu'on met c'est-à-dire qu'on va investir bah nous dans des boîtes de pub faire des y compris voilà faire de la pub et cetera pour pour différents produits mais de l'autre côté on ninvestit pas et on priorise pas alors comment on fait euh bah ces initiatives là qui existent qui sont des initiatives locales il faut les passer à l'échelle c'est ça la solution ces entrepreneurs ces associations tous ces porteurs de projets ces villages aussi j'ai un village par exemple en Occitanie qui s'appelle luxurot qui est complètement autonome en énergie c'est un village comme comme les autres c'est dans l'ude c'est un village de 200 habitants qui a décidé de créer une coopérative entre habitants du village pour se fournir en énergie renouvelable et donc en mettant des des panneaux solaires tout simplement et c'est les habitants qui touchent le surplu qui existe par rapport à eux ils ont créé une une COP par rapport à ça village de 200 habitants vraiment voilà extraordinaire un village en Corse qui s'appelle kodzan en plein milieu du Maky Corse qui paraît le maire est extraordinaire et a décidé de créer un un un système hydroélectrique qui fait que tout le village est autonome en énergie et en fait toutes ces initiatives là toutes celles qui existent il faut les démultiplier il faut les développer alors comment on fait moi je suis persuadé qu'en fait ce dont on a besoin c'est de l'ambition une ambition industrielle quand on parle de débat d'écologie sur débat sur l'écologie l'écologie populaire l'écologie des entreprises on a l'impression qu'il faut juste taxer on va taxer taxer taxer taxer c'est une bonne chose il faut taxer bien évidemment il y a du green washing gigantesque on benne dedans les entreprises font de la com à peu de frais pour expliquer qu'elles font des choses alors qu'elles ne font rien c'est scandaleux on est dans un immobilisme absolu mais il faut aussi inciter et accompagner les porteurs de projets à changer d'échelle à grandir et à développer ces projets d'un point de vue national d'un point de vue européen et de grandir il faut réindustrialiser faut relocaliser toutes ces activités économiques et pour ça il faut une révolution fiscale fiscale pourquoi pour créer une TVA qui soit vraiment une TVA verte un ISF carbone on a on en a parlé aussi donc oui il faut de l'ISF et revenir à un ISF mais pourquoi faire pour recréer cette nouvelle industrie et pour la développer il faut il y a plein d'outils l'écoconditionnalité par exemple aujourd'hui quand on a de la Red quand on est une entreprise il y a que moins 10 % des entreprises qui touchent de la Red pour une innovation environnementale c'estàdire que 90 % des aides euh publiques sur l'innovation bah elles sont pas dans le domaine de l'environnement donc on va de toute façon dans dans le mauvais sens la BPI j'en parle même pas parfois euh aujourd'hui elle a pas le mandat pour pour créer des dynamiques industrielles autour du verre elle fait un peu des choses mais c'est pas suffisant faut aller beaucoup plus loin faut conditionner aussi toutes les aides à la BPI pas que investir dans les start-ups qui vont être vendu 1 milliard les fameuses licornes et cetera et qui derrière vont partir à l'étranger il faut investir dans des boîtes qui créent de l'emploi et cetera et en fait on a les moyens finalement il y a les l'investissement qui est possible euh on a le c'est le rapport Pisan ferie et il y en a plein d'autres en gros c'est techniquement jouable on a les solutions on a le potentiel et maintenant il faut avoir une vraie vision et une vraie Vista industrielle pour pouvoir recréer tout ça et c'est de nos campagnes et c'est de nos territoires ruraux que généralement naissent ces initiatives qui sont des petites initiatives mais qui très franchement un potentiel gigantesque pour passer à l'échelle c'est passionnant merci et c'est positif ça donne de l'espoir il nous reste maintenant deux prises de parole avant que je vous passe la parole et je me tourne vers toi Philippe Philippe dousé qui est membre du bureau national du Parti socialiste ancien député ancien maire d'Argenteuil et qui par ailleurs n'a pas sa langue dans sa poche qui aime parler ch et qui voulait nous parler de sa vision de l'écologie populaire on t'écoute Philippe on peut l'applaudir bonsoir à toutes et à tous bon vous imaginez bien qu'avec une introduction pareille si j'étais pas cache ça poserait je me ferais tirer les oreilles par Chloé après ce ce débat moi je vais revenir sur ton propos liminaire sur le RN et les classes populaires que ce soit dans les métropoles ou dans les territoires ruraux bah ils sont vendbout sur l'écologie autrement les écologistes feraient 80 % et en plus tout le monde est conscient ici et si on nétait pas après les interventions des unes des uns et des autres que un il y a urgence deux qui a des solutions trois qui a des expériences territorial qui fonctionne donc ça devrait dire tous ceux qui ont un cerveau et qui le vivent euh les températures tropicales et cetera tout le monde l'a vécu tout le monde devrait basculer vers l'écologie naturellement même s'il peut y avoir des pétroliers des groupes de pression ça qui qui freinent dans un dans leur défense de leur intérêt propre dans un courttermisme et tout or on voit bien que dans la société française même s'il y a des progrès dans l'évolution de la conscience écologiste environnemental on sent bien qu'il y a des rétiscences extrêmement profondes je venais parler de la banlieu l'écologie devrait être populaire à mort en Bonlieu pourquoi Argenteuil vous avez intérêt à avoir de l'isolation thermique parce que du coup le prix de votre chauffage quand votre logement est isolé ou pas isolé avant après c'est pas la même chose être dans une passoire thermique avec des gripins pour vous chauffer c'est pas la même facture que si vous êtes dans un logement raccordé à un chauffage ain avec une isolation par extérieur comme nous l'avons fait dans le logement social y compris avec l'aide de la Région Île-de-France à l'époque avec acos quand il y avait jean- Peluchon il y a un gain de pouvoir d'achat un vrai gain de pouvoir d'achat deuxième élément toujours dans le gain de pouvoir d'achat en lien avec l'écologie bah les transports en commun le train c'est moins cher que d'acheter une voiture de payer l'assurance de mettre le gasoel de la de payer le stationnement et cetera et cetera donc évidemment quand il y a des transports en commun bah généralement en île-defance ils sont plutôt bien occupés on va dire pourquoi parce que tout le monde parce que si les gens prennent le transport en commun c'est pas simplement ce qu'ils aimentêtre bien serré surtout quand les trains sont pas là ou saute ou quand il y a pas assez de métro c'est parce que derrière ils ont un gain de pouvoir d'achat bon donc du coup les classes populaires ont intérêt une écologie populaire et intérêt qui se développement des politiques écologiques or on constate que ce n'est pas le cas pourquoi de mon expérience locale j'en vois deux raisons la première vous êtes Argenteuil ils sont où les transports en commun bah ils sont dans le cœur des métropoles ils sont pas en grande banlieu parce qu'en grande banlieu plus on s'éloigne bah vous êtes dans Paris il y a 200 m ou 300 m entre deux stations de métro bah quand vous êtes en grande banlieu il y a pas 200 m entre deux stations de de gare et donc vous êtes un jeune argenteuiller vous êtes inscrit à l'université de sergiv portoise d'accord la grande université du valdoise en transport en commun 1 He3 de bus un bazar sans nom en voiture 20 minutes donc un jeune pour aller étudier bah il va commencer par s'acheter une voiture il va falloir qu'il paye l'assurance il va falloir qu'il paye le permis il va falloir qu'il paye l'essence et il va falloir qu'il trouve un parking et cetera et cetera et donc quand en île-de-fance on dit faut une Z une ZFE bah les mecs se disent mais attends ils viennent me voir disant mais attends nous on a acheté une voiture 1500 € parce qu'en gros on a trouvé la Clio tout ça mais nous on fait comment donc on a une zone d'exclusion la 86 tu as les moyens d'avoir une voiture au normes qui vont bien tu passes à 86 qui est le pardon le deuxème périphérique pour les non non francillen tu as pas les moyens d'avoir la voiture qui va bien et ben tu rentres pas voilà c'est ça la réalité et donc aujourd'hui on a remis en place en Île-de-France à travers ce système là et bien les barrières d' 3 de la royauté c'est ça la réalité en tout cas les gens le vivent comme ça et donc aujourd'hui vous habitez Paris vous avez des transports commun vous avez pas besoin de prendre la voiture il y a des voituresf il y a tout c'est très bien mais vous francilien plus éloigné et bien vous avez besoin de votre voiture pour aller étudier vous avez besoin de votre voiture pour aller travailler un des grands pôles d'emploi l'île-defance c'est l'aéroport de rissi on négocie parce que je ce qu'a fait Michel de la fusse à Montpellier ce qui a été fait à dkerer et cetera vous êtes maire de Montpellier vous êtes AOT autorité organisatrice des transport donc vous décidez tout seul avec votre équipe évidemment de mettre en place la gré des transports en île-de-fance il y a pas un mer d'île-de-fance qui est AOT c'est qui décide de l'organisation des transports puisque c'est Île de France mobilité lié à la région île- de France qui décide donc si nous quand on dit il faudra la gratuité des transports en île- de- France c'est non quand moi j'ai voulu mettre en place avec l'accord de RTP une ligne de bus Argenteuil le l'aéroport de roissi parce que ça embauche à 6h àissi et qui a pas de connexion transport en commun àiss 6h la RATP dit oui ilî de France mobilité dit non et donc qu'est-ce que font les gens pour les bosser à rissi bah ils prennent une voiture parce qu'autrement ils vont pas au travail c'est ça la réalité et donc quand on dit bah faux des des feux ça bah dit mais nous on fait quoi donc on les met sur le bas du le bord du chemin on met pas tout le monde dans le train mais pas on emmène pas tout le monde dans le bateau et donc quand on dit il y a ceux qui sont bien dans les cœurs des métropoles et il y a ceux qui sont sur le bas côté bah les gens ils aiment pas qu'on les met sur le bas côté ça c'est la première remarque la deuxième remarque elle est sur l'attitude l'attitude que nous avons par rapport aux classes populair et ça ne vaut pas sur la question écologie il ressente du un espèce de surplomb c'est le mépris d'ailleurs ça a été suffisamment singlant pour un macroniste bien connu le mépris pour la clope et le gasuel bah quand vous avez pas le choix et ça vaut pour les territoirau mais ça vaut aussi pour les banlieusards bah quand vous avez pas le choix et qu'on vous dit vous vous êtes un mauvais citoyen parce que vous prenez pas le transport commeun mais moi je veux bien donc le surplom disant il y a ceux qui sont intelligents qu' ont compris et puis il y a les autres quand vous avez pas obliatoirement les moyens d'isol d'isoler votre maison d'isoler votre copropriété et cetera et cetera mais vous vous sentez pointé du doigt et dans le monde d'aujourd'hui où la verticalité n'est plus accepté mais le surplomb et le mépris ou ce qui est ressenti comme du mépris n'est pas accepté non plus n'est plus accepté et donc ça entraîne pas simplement l'inquiétude sur le fait que le monde change ça il y a l'inquiétude ça a été évoqué tout à l'heure mais il y a aussi le nous et le E ou le E et et le nous et donc là aussi nous avons la bataille du récit à mener la bataille comment nous disons tout le monde est concerné par rapport à ça tu évoquer les agriculteurs il y a quand même un truc moi je suis pas agriculteur et même si comme Marine j'ai une partie de ma famille qui a éé agriculteur mais quand tu te dis normalement les agriculteurs devrai être les premiers à être contre les pesticides c'est eux qui les renifent tous les jours en premier c'est eux qui les snifent tous les jours et ben non donc j'ai on aura demain il y aura plein de maladies professionnelles et ça donc on voit bien que la manière dont on raconte l'histoire comment on emmène politiquement dans un récit cas ceci les gens et où on se met à leur niveau et pas l'inverse c'est une chose donc faut faire attention parce que ce construit et les autres le font le rassemblement national aux dernières élections là où il est le plus faible c'est dans le cœur des métropoles là où il est le plus fort c'est dans tous les territoires il joue le nous contre eux et nous-même à l'insu de notre pleing grè si je puux dire on accompagne ce discours parce qu'on n'est pas capable de le déconstruire et de construire en disant nous nous voulons faire transition écologique ensemble parce que c'est tous ensemble qu'on va crever sous les nuits tropicales c'est tous ensemble où vos enfants vont avoir du mal à respirer et cetera et cetera et et votre votre qualité environnementale votre dégradation du code de vie va être là et donc nous avons une profonde remise en cause à faire je pense sur la manière dont nous parlons dont nous parlons écologie dont nous parlons à l'ensemble de ces classe populaire pour leur dire vous aussi vous comptez nous il y a pas de mépris venez avec nous monter dans le bateau merci bravo merci Philippe but not le je vais maintenant passer la parole à benoî Amon que je ne présente pas ici et je pense que vous êtes toutes et tous heureux de l'accueillir Benoît tu es d'ailleurs désormais président de l'association esss France félicitation pour ça on est très heureux de te voir à cette position c'est très important tu as été un des premiers j'ai envie de dire apporter à très haut niveau au niveau d'une campagne présidentielle la social écologie il y a plein de questions que j'aurais envie de te poser je sais pas vous mais moi il y en a une qui me vient là c'est j'aimerais avoir ton regard sur la situation en fait depuis que toi tu as porté ce sujet dans l'élection présidentielle de 2017 quelle analyse fais-tu de où est-ce qu'on en est maintenant sur le sujet de l'écologie populaire sur le débat de l'écologie comment on s'en sort comment euh voilà quel est ton regard sur ce qu'on est parvenu à faire parvenu à mal faire et puis peut-être si tu veux nous parler aussi d'économie sociale et solidaire mais voilà un peu ton ton regard sur la situation merci merci Chloé [Musique] h je commencera en fait en reprenant un petit peu ce qu'on ce qu'on dit en rebondissant sur ce qu'on dit Magalie et et Philippe et sur le fait euh c'est ça qui est intéressant en politique h c'est qu'on a tous les éléments euh devant nous pour savoir que et votre vos mots étaient forts quand vous disiez euh on n pas de comparaison historique pour comprendre le monde dans lequel on rentre c'est compliqué mais on a euh par les scientifiques euh par de multiples rapports ou par l'observation que l'on peut faire de la transformation de notre propre environnement tous les ingrédients qui nous font penser quel que soit notre niveau de vie qu'il faut que ça change et pour autant la raison suffit pas à faire ce choix-là d'abord parce que euh d'abord si les électeurs étaient des êtres 100 % rationnels euh c'est la vraie question on s'est toujours posé la question dans les parties de gauche pourquoi les ouvriers votent à droite en tout cas certains ouvriers et et et en fait on rend des arbitrages et des arbitrages qui peuvent être rendus entre des intérêts contradictoires et parfois des arbitrages qui ne sont pas entre des intérêts et d'autres intérêts mais entre des intérêts et des valeurs un récit une envie un désir et ce qui est très frappant aujourd'hui dans ce qu'on pourrait considérer comme une forme d'échec provisoire de l'écologie politique qui que ce soit qui l'incarne c'est qu'en fait le récit qu'il l'emporte euh dans le débat politique est un récit où c'est là o il faut mon avis qu'on fasse la bonne analyse l'espérance je dis bien l'espérance incarné par Jordane Bardella et Marine Le Pen la joie qu'il partage je dis bien la joie qu'il partage est plus forte et plus grande que celle qu'on voudrait partager il y a une activiste américaine qui dit qui disait face à Trump au moment des batailles à venir il faut proposer une meilleure fitete que et ce qu' veut donc dire que l'erreur serait considérer qu' y a pas une espérance et une forme de joie à imaginer demain bardellaa et Le Pen l'emporter ça nous paraît nous très loin des joies qu'on partage mais il y a de la joie alors la joie et quelle joie c'est une joie qui est terrible parce que c'est pour beaucoup aujourd'hui une joie de maudir ensemble une joie de bannir ensemble une joie d'exclure ensemble une joie de faire mal ensemble et et qui évidemment pour que cette joie trouve à s'épanouir a besoin de Bou émissaire les premiers d'entre on les connaî ce sont pas d'ailleurs tellement les immigrés ou les immigrants puisqueon l'a vu dans la dernière étude jores et cetera mais bien les musulmans qui sont le le premier public visé par et puis toute la série des bous émissaires qui peuvent arriver après parce que la liste elle est éternel c'est qu'en fait pour rajouter des noms si vous en avez fini avec le premier vous passerez au suivant et cetera donc on a nous un enjeu crucial à construire un récit je sais pas j'aime pas ces mots là ça fait spin doctor là toujours mais mais mais une histoire avec une expérience et et à mettre en jeu aussi des valeurs et pas simplement des solutions même si évidemment on va y venir elles sont importantes ça c'est la première remarque que je voulais faire la deuxième remarque c'est que dans cette affaire une part des élites pas toutes puisque nous représentons ici une partie des élites en tout cas pour ceux qui sont à cette table mais une grande partie des élites aujourd'hui est prise dans cette tenaille que décrivait parfaitement un philosophe que Marine a dû lire abondamment Bruno Latour qui disait aujourd'hui les élites occidentales al il disait les au sens général un petit peu mais sont prises entre le désir de la fuite en avant prolonger l'espérance de vie d'un modèle de développement qui a assuré leur richesse le domination sur le monde y compris leur domination pour les hommes sur l'autre moitié de l'humanité la fuite en avant et c'est la tension le retour en arrière c'est-à-dire que comme c'était mieux avant avant le wisme avant les écolos avant Mitou avant qu'on nous dise vous n'avez pas le droit de voyager comme si et cetera il faudrait revenir en arrière et donc on a une forme me semble-t-il moi aujourd'hui de de de de presque de panique identitaire d'une partie des élites occidentales avec au même moment trois incendies dans leur maison la première maison qui brûle c'est que l'heure du monde n'est plus fixée seulement à Washington Londres et Paris en clair la Chine a émergé la Russie mène des guerres hybrides en Occident le sud global demande des comptes sur le colonialisme çaen est fini le moment où la justice internationale qu'on a créé ne pouvait que juger des gens qu'on désigné quand Israël se fait traduire dans la justice internationale par l'Afrique du Sud donc c'est la première maison qui brûle la deuxième maison qui brûle c'est celle de notre modèle de développement et ça va m'amener à dire un mot sur le SS juste en conclusion c'est que l'habitabilité de la terre étant mise en cause par le fait que nous prélevons des ressources qui ne sont pas renouvelables au-delà des seuils de renouvellement bah ça le système collapse c'est c'est c'est tout bête à dire ça c'est effectivement nous ne pouvons pas continuer à capitalisme constant nous ne pouvons pas continuer à bénéfice constant nous ne pouvons pas continuer à plusvalue constante c'est pas possible ça ou à redistribution constante ceux qui disent le capitalisme vert finira par régénérer le capitalisme et tout pourra et on pourra prolonger l'espérance de vie du modèle tout ça est une absurdité puis la troisième maison qui brûle d'un mot puisque ça fait déjà deux maisons qui brûlent et qui provoqueent cette panique identitaire c'est Mitou c'est que pour les hommes depuis maintenant quelques années le fait de ne plus pouvoir impunément vivre ou laisser leur libido s'épanouir à travers le contrôle du corps des femmes est une est un bouleversement pour bon nombre de ceux qui souvent sont des hommes euh occidentaux qui incarnent ces élites et qui aujourd'hui exprime cette panique donc vous observerez que que les paroles les plus virulentes sont très masculines he aujourd'hui pour dire l'écologie c'est pas bien le le féminisme c'est pas bien et cetera donc on est dans ce moment-là ce que je trouve très intéressant c'est d'arriver dans la discussion qu'on a à essayer d'imaginer à la fois des solutions politiques classiques c'est qu'est-ce qu'on veut interdire parce qu'il faudra interdire des choses qu'est-ce qu'on veut réguler changer par la politique fiscale par des politiques qui posent des règlements des interdits des droits des préférences qu'est-ce qu'on fait et ce qu'a dit Nicolas ce qui me semble plus important aussi important c'est comment le politique se met au service de l'innovation social et des innovations locales pour les passer à l'échelle ce qu'on sait mal faire honnêtement en France et depuis très très longtemps ce qu'on sait mal faire et qui nous empêche aujourd'hui d'opérer ce qui me semble être la transition la plus importante c'est-à-dire la manière dont on change notre façon de produire et la manière dont on change la nature des entreprises pourquoi est-ce que chlo tu parles de de SS c'est parce que les entreprises de l'esss quand bien même elles ne sont pas parfaites partagent de propriétés dont on perçoit qu'elles peuvent peut-être nous aider à engager cette transition et en tout cas engager de manière calme mais douce je sais pas comment vous dire qu'en fait le problème de la radicalité c'est que souvent c'est une brutalité quand dans les mots euh euh euh finalement on fait violence à tout le monde et il faut trouver la manière de dire que oui il va y avoir des changements radicaux mais de penser aux transitions qu'a bien évoqué Philippe c'estàdire que faut penser la transformation c'està dire le but c'est ça mais comment est-ce qu'on y arrive et comment on embarque tout le monde et on n pas bon les Européens même les français pour penser les transformations ça c'est les les philosophies orientales sont bien utiles pour ça pour dire contentre le solide et et le liquide effectivement le gelé et le liquide il y a une transformation une transition et et qu'il faut penser ces transitions et ben pour penser me semble-t-il euh ces transformations ces transitions les entreprises de l'esss ont deux propriétés qui sont intéressantes c'est qu'elles sont démocratiques donc elles encastrent plus facilement l'intérêt général dans les décisions de l'entreprise et elles sont non lucratives ça veut dire qu'elles sont à l'abri des convulsions qui sont celles d'une société ou d'une économie dans laquelle C lui qui a le monopole de la décision dans l'entreprise souvent le détenteur du capital dit je veux que cet arbitrage soit rendu de telle manière même s'il n'est pas bon socialement même s'il n'est pas bon écologiquement parce que ce qui prime c'est le rendement de l'investissement que j'ai fait et nous avons nous éco socialiste écolo socialiste NFP Jean de gauche à traité de la question du pouvoir dans l'économie et du pouvoir dans l'entreprise tant que nous vivons dans une société et une économie dans laquelle l'immense majorité des entreprises même il y en a qui font des choses très très bien mais reste des entreprises dans lesquelles le monopole de la décision stratégique repose sur le détenteur du capital l'actionnaire c'est beaucoup plus compliqué d'encastrer l'intérêt général c'est beaucoup plus compliqué de penser l'investissement patient long d'inscrire l'entreprise comme un acteur de la transformation écologique donc passage à l'échelle des innovations sociales me semble crucial ce qu'a dit Nicolas et sans doute le ch d'échelle plus globalement de la part de l'économie sociale et solidaire en tout cas ces entreprises dans le paysage entrepreneurial et économique français et européen merci Benoît et merci en tant que merci en tant qu'homme de parler de la continuité qui existe entre la masculinité toxique et le climatcepticisme parce que voilà on remarque que les nationalistes autoritaires à travers le monde sont ont beaucoup des hommes et qu'il y a un point commun c'est un refus de la non domination on ne refuse de ne plus dominer les femmes et on refuse de ne plus dominer la nature et donc c'est aussi grâce au féminisme qu'on arrivera à lutter contre le réchauffement climatique chers amis voici venu le temps de vous donner la parole qui veut la parole je vais essayer de prendre quatre intervention et paritaire homme femme alors je te vois là-haut voilà ok je faire trois comme ça et ensuite restera une autre je viens tu peux te présenter bonjour je m'appelle Christine jagenau et je suis néo adhérante donc c'est la première fois que j'assiste à une réunion et je suis absolument ravie d'être là je voudrais et j'habite dans l'Indre donc territoire rural qui côtoie de loircher je voudrais rebondir sur les propos de Benoît de Nicolas et m'ad au députés européens que vous êtes parce que je suis aussi cadre d'entreprise et il y a quelque chose qui me paraît absolument capital dans la transformation écologique et dans le je dirais la fin du greenwhing c'est la comptabilité intégrée et c'est un outil dont malheureusement on parle très peu et j'aimerais savoir quelle est votre position et comment vous là je m'adresse à Chloé et à Christophe en particulier parce que je pense que c'est à l'Europe que ça va se jouer comment est-ce qu'on peut mettre ça en mesure parce que c'est l'un des outils je pense Benoît donc auquel vous avez fait référence sur le chemin qui peut aller du solide au liquide merci beaucoup sans transition tu te présentes merci j'essaie d'être le plus rapide possible Victor js35 il est vilain c'était plus pour une remarque alors je rentrer dans le temp un peu ça va être rigolo c'est sur le sujet de l'écologie surtout le mot écologie c'est un mot qui me va pas du tout alors pourquoi écologie c'est quoi écologie c'est la science de l'environnement est-ce qu'il y a des scientifiques ici est-ce que vous êtes des scientifiques de l'environnement je crois pas on personne ici dirait bah moi je suis biologiste personne dirait moi je suis physicien il y en a certains en effet mais pas tout le monde et je pense qu'il y a un vrai problème avec ce mot écologie parce que justement on n'est pas des scientifiques de l'environnement et en fait si je pense qu'on devrait apprendre à déconstruire ce mot parce qu'en réalité quand on essaie de casser le mot écologie et d'aller plus loin et qu'on essaie de poser la question d'accord si on est plus écologiste on est quoi en fait c'est hyper compliqué d'y répondre on est quoi on est environnementaliste on est quoi on est défenseur de la terre c'est ça mais alors je trouve que le fait de déconstruire ce mot ouvre énormément de chemins des grandes réflexions qui en fait nous donnent le cœur de ce que c'est vraiment l'écologie et en réalité je pense aussi quand nous PS on se dissociale écologie en fait on a une boule rouge dans la main on a une boule verte dans l'autre main on essaie de jongler de faire cette sociale écologie et moi je trouve que alors c'est bien parce que ça nous permis de gagner pas mal de combat et d'amener le sujet de l'écologie de le vulgariser mais je trouve que ce mot d'écologie mériterait d'être un petit peu déconstruit pour essayer de trouver d'autres mots qui nous permett de rentrer un peu plus dans la précision du sujet et d'infuser un peu plus proposition merci est-ce qu'une femme maintenant veut s'exprimer s'il vous plaît mesdames vraiment pas ah génial j'arrive tiens l merci beaucoup bonjour Alors moi je suis Mariem du 95 et Fiè d'être au PS chaque fois que je vois des tableau rondes comme ça et donc sur aussi l'unité que qui a été mise en place avec les écolos et tout ça alors je vais dire un truc mais c'est pas du tout sexy je vais dire que beno Amon est toujours aussi [Rires] sexy alors c'est pas physique mais c'est pour tout ce qu' vient de raconter non mais on fait des choix c'est des choix et des actes aussi il me semble donc là c'est un c'est un choix mais audre aussi he et puis tout le monde mais c'est surtout par rapport à ce qu'il vient de raconter sur ce question de transition et de changement nécessaire et que effectivement on a les solutions en main mais on a du mal à les mettre en place surtout peut-être sur ce rapport de force déjà qu'on a sur les acteurs les uns les autres et sur les territ to et cetera et tout mais quand est-ce qu'on va arriver en fait à se dire avoir la réflexion de dire que le changement ça commence par nous-même et comment baler devant notre porte et comment on est aussi sur la proximité et c'est un peu tous les exemples que vous nous avez donné aussi et et comment on sentraite là-dessus et il y a un mec qui est super sympa qui s'appelle Pascal pic je sais pas si vous le connaissez qui est il me semble anthropologue et tout et qui parle de ces changements là aussi et qui dit comment ça nous coûte cher de pas enclencher de pas faire ses efforts pour justement arriver à faire la transition et je voulais juste vous remercier pour tous les travaux que vous faites hein même Philippe dousé sur Argenteuil en tout cas la la géologue la géographe aussi sur toutes ces informations que vous nous que vous nous donnez pour nous permettre de nous dire que la bataille n'est pas perdue et j'espère qu'on va la gagner voilà [Applaudissements] et une dernière alors ce qui je tiens mais là le choix est quand même cornélien c'est terrible vous voulez plus allez désolé hein tu te présentes bonjour bonjour à tous Sylva Lassonde je suis maire adjoint à Sarcel en charge de la ville durable et désolé je suis scientifique je suis climatologue désolé chers camarad euh merci à tous he pour vos pour vos interventions les informations que vous nous avez donné qui sont très intéressantes il y a quelques années on aurait pu faire cette même table ronde je pense que la majeure partie du temps aurait été consacré à comment on fait baisser nos émissions de gaz à effet de serre aujourd'hui une grande partie du temps a été consacré à comment est-ce qu'on s'adapte parce que malheureusement on a quand même un peu perdu la première bataille il faut pas baisser les bras parce que sinon ça sera encore pire mais en terme d'adaptation aujourd'hui on doit y aller et on y va pas assez vite aujourd'hui quand on regarde un peu le régime catn que tu parlais tout à l'heure en 10 ans on a fait quasiment x 3 sur le coût pour les régimes de réassurance français qui sont mutualisés via le régime catnat FO 3 au niveau du coût annuel sur les catastrophes naturelles il est indispensable que l'on puisse accélérer aussi bien sur le financement que sur la définition de d'une stratégie cohérente à toutes les échelles aussi bien au niveau de l'État qu'au niveau des collectivités locales et derrière il faut qu'on puisse le chiffrer planifier et c'est indispensable parce que si on ne le fait pas demain les 50°grés ça sera tous les ans et ça sera à Paris à Lille et comment est-ce qu'on va vivre comme ça comment est-ce qu'on va vivre avec les traits cotisérod comment vace qu'on va vivre avec les maison qui s'effondre on a on doit travailler très très vite sur ces questionsl en tout cas je vous remercie d'en avoir parlé et euh maintenant il faut qu'on puisse tous se mettre au travail pour avancer parce que ça me crève le cœur je vais quand même deux dernières prises de parole court s'il vous plaît à toi merci beaucoup je m'appelle Esther je suis ravie d'être là moi je me posais une question en tant que jeune militante sur la question de la désobéissance civile vu que tout à l'heure vous parliez par exemple des mégabassines et c'était quand même grâce à des actions qui ont été quand même assez violentes donc il y a une question de morale qui est assez claire enfin en tout cas pour nous jeunes qui sommes très je pense échanux euh du coup de est-ce que c'est une solution euh est-ce que c'est quelque chose qui enfin sur lequel vous vous avez un une opinion que vous voudrez partager voilà et merci de m'avoir donné la parole je m'appelle Monsieur Mohamed j'habite à Sergi dans le valdoise euh je suis très très passionné de la géographie euh ma question je vais l'adresser spécifiquement à madame la sénatrice vous venez de présenter des expériences de la de la protection de la Faun flore à la à l'Î de la Réunion et ma question est la suivante est-ce que vous partagez cette expérience avec les pays de l'OC indien la COI parce que la Réunion est à 9200 km de Paris et à à 900 km de Madagascar et la situation à Madagascar durant toute l'année il pratique ce qu'on appelle la culture surbluie il brûle toute l'île est-ce qu'il y a pas d'influence par rapport à la protection de l'Î de la Réunion est-ce que vous partagez tous ces expériances avec les les pays de de l'ECI parce que cette année nous avons comptabilisé plus de 20 à 25 villes inondées à cause de cette [Applaudissements] merci merci beaucoup pour vos réactions vos questions et je vais laisser à tous ceux qui le souhaitent l'occasion de pouvoir vous répondre réagir sur ce que vous avez dit mais peut-être que puisque on vient d'entendre une question qui tit spécialement adressée Audrey tu peux répondre alors merci pour la question alors évidemment on partage on partage avec le COI on partage avec avec l' avec l'Europe puisque beaucoup de nos projets sont financés d'ailleurs par l'Europe aussi il faut le dire parce que l'Europe est quand même la puissance qui a tout de suite pris en compte ces deux contraintes dont je parlais tout à l'heure à savoir l'insularité et l'éloignement donc nous partageons nous en parlons par contre ce qui est difficile et je vous l'avoue et je pense que vous le savez finalement c'est tout ce travail toute cette réflexion sur les échanges dans la zone indo-océanique c'est extrêmement compliqué quand on parle de norm RUP on sous-entends aussi par exemple des échanges des négociations avec les pays de la zone pour les matériaux nous on aimerait savoir comment ils construisent leur bâti tropical par exemple parce qu'ils ont des savoir-fa qui nous importent et qui pourrai correspondre à nous à notre île également donc c'est pour ça que derrière l'initiative locale derrière ce que font nos élus derrière le la la la l'implication très forte des citoyens et des citoyennes le désintérêt du gouvernement et finalement son manque d'implication dans ce que nous demandons à ça voir oui bien sûr des financements mais surtout la capacité de partager mais de partager vraiment et de récupérer ce qui est bon les uns pour les autres c'est ce qu'on attend de ce gouvernement depuis trop longtemps il y a un véritable désintérêts et un grand oubli et donc oui je suis ravi de votre question parce que il faut qu'il y ait une prise de conscience la manière dont on veut construire l'écologie populaire bien sûr elle doit s'inspirer de ce que nous avons comme ressources chacun dans nos territoires forcément mais c'est savoir faire là c'est une telle richesse il faut absolument les partager parce que collectivement on ira beaucoup plus loin merci audreé je m'en presse de passer la parole à notre invité marine Tondelier parce qu'elle doit filer au meeting du NFP où je vous invite toutes et tous à vous rendre juste après donc c'est à toi marine mais ne vous inquiétez pas il commencera pas sans vous c'est juste qu'on devait se caler pour vous faire un très beau meeting mais vous savez qu'il sera beau on doit quand même se caler un peu avant et et j'avais promis que j'ai rejoignis un quart d'heure avant juste pour vous dire deux choses qui ont pas été dites la première c'est je trouve toujours toujours ça bien d'aller sur les en fait jamais considérer que les gens qu'on a à convaincre en fait ils sont là on est là et ils vont escalader tout seul comme ça jusque là où on est c'estàd que moi j'ai toujours revendiqué mais c'est surtout après 10 ans de d'élu d'opposition àin bumon et puis 15 ans de militantisme dans le bas min du P decalé que enfin moi ça me fait rire des fois dans des réunions politiques de campagne quelle qu'elle soit certaines qu'on a fait ensemble certaines qu'on a fait séparé on dit ah bah quand même les habitants de tel territoire ils ont vraiment rien compris puis ceux-l vraiment que enfin on n'arrête pas de leur dire que on fait pour eux pourquoi vote pour les autres alors que quand même on est mieux sur notre programme comme si c'était la faute des gens qui avaient pas compris en fait quand il y a un problème c'est eux ils ont raison ils vote donc quoi qu'ils vote il ils ont raison c'est leur vote le problème peut-être que c'est nous parfois et que qu'il faut qu'on se remette en question et je trouve intéressant plutô que leur dire bah on est là voilà c'est voilà c'est ça se mérite de voter éco de voter à gauche et voilà faut avoir tout compris donc tu tu escalades tu vas pas bien et ben comprends qu'avec nous ça ira mieux puis tu vas le comprendre tout seul parce que vraiment c'est comme ça et donc des fois il faut aller sur leur mot moi par exemple j'aime bien aller sur le sujet de la sécurité les gens qui disent vraiment moi mon sujet c'est la sécurité ok on y va donc tu te sens plus menacé par tel ou tel problème de sécurité qui risque quand même statistiquement très peu de t'arriver plus que par le souci de la centrale nucléaire de tel toin qui est construite sur une faille sismique que par le fait que il y a 48000 morts de la pollution de l'air par an que par le fait que tu habites là et que peut-être d'ici 2050 ta maison sera surpiloti et donc je trouve que c'est c'est intéressant si de remettre les choses en perspective c'estàdire que c'est voilà faut aller sur ces sujets là tout comme quand les gens parlent de l'immigration en disant bah il y a l'URN qui a tout compris parce qu'il parle d'immigration et puis les écolos ils ont ri compris qu'ils en parlent jamais sauf que nous quand on se bat pour le climat on se bat pour enfin voilà pour pour des problèmes qui à côté de ceux qui sont traumatisés par l'immigration quand on va leur expliquer 2050 je pense qu'ils vont être en PLS ne leur expliquons pas tout de suite et donc en tout cas je pense qu'il y a un travail très important à faire sur les mots tu as raison mais tu vois moi je suis un truc où j'ai j'ai j'ai j'ai pas envie de faire des des débats sémantiques machin truc entre nous par par curiosité intellectuelle en fait j'ai plus le temps moi je suis en panique totale urgence sociale urgence climatique urgence facho action et et du coup quand je réfléchis au mots c'est plutôt par quel mot je convains et et voilà je je sais que chez les ver on a moi la premier atelier jouralité en 2015 que j'avais fait c'était donc j'taé des ver c'était parler plus simple en restant écolo qu'on on comparait des tracts terraines et des tra écolo notre slogan nous par exemple en 2014 c'était don vie à l'Europe aux européennes tu savais pas quelle europeurope donons vie à l'Europe ok les fachos c'était oui à la France non à l'Europe bon on avait compris il y a des trucs comme ça très simple donc est plus simple et chez les vers on a fait aussi un travail sur les le sujet des classes populaires et de comment en fait on a contacté toutes les personnes issues de classe populaire qui avait été ou qui était encore chez nous en leur disant comment vous vous sentez il y a des gens qui sont encore il y a des gens qui sont partis il faut qu'ils nous disent ce qui les a aidé dans militantisme ce qu' les a pas aidé il y a des gens qui qui militent dans territoire que j'appelle moi d'adversité B genre et bon mais il y a des territoires ruraux il y a des territoires très populaires où les gens disent bah l'écologie on n pas compris on a vu à la télé des mecs qui nous ressemblaient pas vraiment il parlent d'une écologie on se voit pas faire comme eux et et surtout à un moment chez les vers 90 % du temps de parole à la télé c'était des gens qui habitaient dans le Triangle d'Or Belleville Basti République et donc ça les empêche pas d'être des très bons écolos mais comment tu veux expliquer à quelqu'un de la ruralité ou des quartiers pop si si nous on vous incarne on parle pour vous on vous ressemble quand tous les gens qui vont à la télé leur ressembl pas du tout et voilà c'est c'est c'est à un moment un sujet de de diversité de représentativité d'inclusivité et de se mettre à la place des gens ce que parfois ben en tant que politique on a du mal à faire donc c'est un gros travail qui encourt chez nous et l'issu de ce questionnaire on a un séminaire de rentrée du bureau exécutif le 5 septembre pour dépouiller et je pense qu'on va se prendre des claques dans la gueule he je pense qu'il va y avoir des résultats des question écoutez moi ça fait 20 ans que je suis chez vous êtes toujours auss nous vous avez rien compris vous me représenterez jamais vous nous laissez pas enfin voilà ça va être dur mais je voilà ce qui m'intéresse c'est pas juste la psychothérapie de groupe par ailleurs c'est le plan d'action qu'on attire derrière et je pense que chacun dans nos mouvements je sais que vous vous fait aussi vous réfléchissez au nouveau mouvements voilà c'est des réflexions qu'on doit se poser tout le temps parce qu'on s'engage plus en 2024 comme dans les années 70 on prend plus sa carte dans un parti comme en entré en religion il faut proposer d'autres choses et on représentera pas bien les gens si on les enfin s'ils sont pas représentés dans nos instances dans notre parti et s'ils ont pas envie de venir bah c'est qu'il faut fonctionner autrement pour qu'ils aient envie sinon voilà c'est je reviens au truc de c'est nous le problème et donc du coup c'est nous la solution merci marine merci de nous avoir fait l'honneur de ta présence et on te retrouve tout de suite sur la scène alors qui d'autre veut réagir tout le monde en fait essayer de faire cours pour que dans 25 minutes on puisse aller au meeting on va commencer hop allez-y oui je crois que c'est Esther ton prénom si je je voulais répondre à Esther parce qu'elle pose une question qui est pas si simple que ça à répondre pourquoi à titre personnel je pense que les méga bassines c'est n'importe quoi euh quand je vois dans des endroits où il y a du maïs on fait produire du maïs en pompant l'eau de la rivière qui est en train de s'assécher à côté parce que il y a 20 ans produit du maïs et que du coup on continue à pomper encore plus d'eau on se dit que on marche sur la tête le problème des manifestations suite par exemple à Sainte Seline et cetera c'est que tu es quelque part j'en sais rien bah chez moi les gens qui connaissent pas il y a plein de gens qui se qui sont fixés sur les territoires qui ne se déplacent pas ou qui vont s'ils ont la chance d'aller dans une maison de famille s' y a un peu de bon mais ils sont beaucoup sont assigné à à résidence et donc tout passe par la télé et donc les écologistes et ceux qui sont contre les mégaabassines peuvent manifester en disant c'est n'importe quoi sur l'eau et ça mais de l'autre côté tu as des images de gueria rural on va dire hein donc des policiers en quad des des manifestants et tout et qu'est-ce qui ressort de ça de la violence il y a beaucoup de gens en premier réflexe qui disent qui ne supportent pas la violence quelle qu'elle soit d'où qu'elle viennent et donc on voit bien que là il y a une contradiction entre le militantisme pour dire c'est n'importe quoi et de l'autre côté des gens qui disent mais c'est quand même une conflictualité avec l'État avec les forces de l'ordre extrêmement considérable et qui tourne en boucle parce que dans notre réflexion politique qu'on a notre réflexion sur les médias est insuffisante çad que la mise en les chaînes d'infos en boucle plus les réseaux sociaux font que c'est eux aussi qui font l'agenda et donc ce ce yatus là entre il faut dénoncer les mégabassines le militantisme écolo et légitime et mais de l'autre côté les citoyens citoyens ont peur de la violence qui en plus s'est relayé en boucle et ben on est dans un yatus dans une contradiction bah qu'on n pas résolu et je suis pas sûr non plus qu'on y a beaucoup réfléchi merci Philippe Magalie juste pour rebondir sur la la question de la désobéissance civile je rappelle juste que la désobéissance civile normalement c'est non violent et que ça pose quand même une question comment est-ce qu'on en arrive à un moment donné à ces scènes de violence où on tape je suis désolé de le dire he mais sur des gendarmes ou des policiers qui sont des fonction je suis une fonctionnaire donc en fait onve tout ça et derrière nous en tant que scientifique je vous assure c'est l'enfer parce qu'on doit remonteri chaque fois je commence par dire je suis contre la violence parce que je suis sûr que dans la salle je lève la main tout le monde est pour la violence ça c'est le premier point le deuxème point en vous écoutant je vois un risque mais qui le risque est partagé c'est l'action individuelle et c'est ce que tu as dit à un moment le boulot d'un politique c'est de redonner le choix pour la première fois dans l'histoire de l'humanité on a Leix choix pour notre avenir on a encore le choix même si les indicateurs ils sont tous au rouge nous avons le choix l'histoire elle est pas écrite le problème c'est que si on laisse peser sur les individus ce choix sachant qu'il y a de moins en moins d'alternatives pas qu'à cause du climat mais à cause aussi de la fin des services publics à cause aussi de toutes les politiques qui sont menées ben vous avez en fait des gens effectivement qui sont c'est la triple peine j'ai un dernier point et là c'est plus je je m'adresse à des politiques c'est que je suis toujours surprise dans un parti politique je je j'entends beaucoup le terme de responsabilité je pense que les gens qui s'engagent aujourd'hui en politique et au niveau national et au niveau européen vous avez une responsabilité inédite parce que vous tenez dans les mains l'avenir de tous ceux qui ont pas le pouvoir moi je veux bien qu'on fasse de l'inclusion je veux bien qu'on se soit représentatif et cetera à un moment il y a des des gens qui ont des compétences et qui ont le pouvoir et qui appuient sur le bouton et qui est défin le sort des Esther de mesgamine qui ont 7 ans 10 ans qui ont pas les les gamins qui vont vivre 2040 de plein fouet ils votent même pas ils sont à l'état de spermatozoïd donc la responsabilité c'est ça aussi c'est de construire des politiques des récits des pouvoir qui permettent aux gens je crois que c'est chez vous que ça s'est inventé de changer la vie moi je comprends pas qu'on arrive en 2024 après ce qui s'est passé à se poser la question du récit qui va embarquer vous l'avez le récit benoî Amon a parlé des valeurs il y a des valeurs à gauche qui sont partagées il y a des valeurs à droite qui sont partagées aussi ces valeurs là c'est pas les scientifiques qui vous les donneront ces valeurs là c'est des valeurs citoyennes c'est des valeurs politiques et je trouve que ça serait bien qu'on refasse de la politique merci Magal [Applaudissements] première chose oui on a beaucoup parlé d'adaptation mais la bataille pour la réduction des émissions de gaz effet de serre n'est évidemment pas terminé et il y a des batailles qu'on peut gagner vous avez peut-être vu que la forêt ne stockait plus que 18 million de tonnes équivalent CO2 en 2022 contre 28 en 2019 en 3 ans plus d'un tiers de baisse de la capacité stockage des forêts par contre l'océan stock encore 28 donc battons-nous tous pour protéger oui battons-nous tous pour protéger les océans et pour qu'on connaisse pas sur les océans ce qui s'est passé sur la forêt pour lequel faut au moins 20 ans pour le récupérer deuxième chose oui il faudra arriver à une comptabilité qui intègre l'ensemble des conséquences de l'ensemble des décisions y compris qu'on détruit de la ressource dans l'activité d'une entreprise ça se traduit par une perte comptable dans l'entreprise l'Union européenne a posé la première étape à travers la l'obligation de produire et transmettre des données nouvelle je passe les détails il va falloir maintenant mener la bataille pour que ça soit intégré dans le bilan des entreprises troisème point quand même sur le réit oui il faut de la politique mais justement la planification de la transition écologique ce n'est pas une affaire de technicien ça suppose de dire voilà où on veut aller effectivement c'est au politique de le dire on peut y aller c'est possible voilà le chemin les étapes voilà les moyens d'accompagnement et voilà les outils qui permettent de booster les solutions de les passer à l'échelle et de les mettre en œuvre et ça c'est tout le débat sur bah oui les nouvelles législations la fiscalité taxer les riches créer les conditions de la mobilisation de l'investissement et de la justice sociale pour réussir une transition et une planification dont les gens connaissent le point d'arrivver les étapes les modalités et les conditions dans lesquelles ils peuvent y participer puis dernière chose je sais pas si le camarade qui a parlé de l'écologie du terme moi je j'espère être en train de gagner 6 ans au moins si c'est pas 10 de bataill au sein du Parti socialiste pour tuer le terme de social écologie je ne sais pas ce que c'est c'est mou c'est flou c'est mettre du social dans l'écologie ou un peu d'écologie dans le social mais le socialisme il est où là-dedans il est nulle part donc les seuls termes condu sens c'est l'écosocialisme en France il y a une autre histoire donc nous on a choisi le terme du socialisme écologique c'est oui on continue la bataille du socialisme pour l'égalité l'émancipation la justice sociale mais on a compris que c'est pas en produisant des richesses qui détruisent la planète qu'on allait améliorer la vie des gens il faut améliorer ensemble la planète et la vie des gens c'est ça le socialisme écologique et c'est ça qui permet de faire une éducation une écologie populaire bravo Nicolas puis Benoît et on conclut oui juste très rapidement sur la sur la comptabilité moi je pense que en fait le le le changement d'échelle dont on parlait de cette nouvelle économie dont on a besoin c'est vraiment sur des détails et en fait ça ça emmerde tout le monde la question de la fiscalité de la comptabilité ça a l'air complètement abscon et en fait pour moi la Révolution elle est là-dedans et en fait c'est si on arrive à à changer ce petit bouton là en fait c'est systémique l'approche qu'on peut avoir et c'est dur de rendre ça sexy parce que vraiment parler de comptabilité comment on intègre l'impact social l'empact environnementale nous ça fait 10 ans qu'on le fait ça fait 10 ans à travers Inco à travers les fonds d'investissement on gér en conseil pour plus de 500 millions d'euros qu'on investit dans ces entreprises innovantes et en fait c'est très possible de calculer et la richesse financi et la richesse qu'on appelle extra financière et calculer l'externalité qui est créée et à partir de là une fois qu'on a des métriques on a des outils de mesure pardon on en a plus de 1000 nous c'est possible de le faire et demain c'est ça la grande révolution en fait le grand soir pour moi c'est un grand soir fiscal et c'est comme ça qu'on changera vraiment les choses qu'on réorientera l'économie et qu'on aura des entreprises qui répondront vraiment aux défis de demain et qui créeront les emplois pour répondre à à ce défi là et comme ça on arrêtera parler des bass et on arrêtera de parler de de l'éolienne à côté et cetera et ça deviendra une évidence pour tout le monde voilà merci Benoît oui bon alors très bref pour dire je que si la politique c'était pour les politiques appuyer sur un bouton et ça marche ça marche pas toujours comme ça et là je pense que la situation de blocage on va passer au travaux pratiqu alors puisque on a eu des élections législatives il a un parlement qui a quand même une coalition qui arrive en tête je vous refais pas je vais pas faire les figures imposées pour dire le NFP c'est formidable je le pense mais on a quand même une situation bloquée et je pense que on pourrait passer aux travaux pratiques pour justement essayer d'imaginer de quelle manière on on transforme en profondeur la société dans ce qui peut pourrait être une une démocratie adulte je considère que la 5e République a bien des égards relève d'une forme de démocratie mature tant elle confie de pouvoir au Président de la République et et et et tant elle est peu respectueuse de tous les autres échelons qui sont ceux de la décision et de la transformation dans ce pays l'échelon local l'échelon parlementaire et celui d'un partenaire qui a longtemps été ignorer la société civile et le mouvement social alors d'un mot je pense que ce qui est intéressant dans la période c'est que au-delà et et je trouve bien qu'on a été trouver luyasté comme personnalité issue de la société civile l'enjeu il est sur t pas de résumer la future relation de la politique à la société civile au fait d'aller emprunter une personnalité à la société civile pour la mettre dans la sphère politique parce que l'enjeu il est bien de construire des méthodes désormais de coproduction de la transformation des méthodes qui pour faire vite sur l'éducation doivent nous amener à penser à un nouveau contrat entre l'école et la nation avec les acteurs du du monde éducatif sur la question du travail doit nous amener à penser les mêmes sur la question de l'écologie ou de la santé d'essayer d'imaginer de de quelle façon nous pouvons construire l'agenda de la transformation à partir de la décision politique mais à travers aussi la mise en mouvement des acteurs économiques et des acteurs sociaux et ça je trouve que c'est un un un finalement un chantier assez intéressant parce que d'un mal on peut faire un bien finalement la dissolution qu'a voulu Jupiter la couche d'une situation de blocage dont on peut peut-être imaginez que dans le dialogue ou la coproduction la coopération voilà un beau mot tiens la coopération entre le champ politique pur celui de la représentation des des citoyens à l'Assemblée nationale et la société civile le mouvement social on peut imaginer une coproduction qui est une coproduction qui nous permet de sortir peut-être par le haut de la situation de blocage dans laquelle nous sommes donc si le NFP gouverne ce que je souhaite demain je pense qu'il doit immédiatement ouvrir un espace démocratique nouveau en disant on va coproduire et ce sera plus compliqué pour les parlementaires qui s'opposent au NFP de s'opposer si au préalable on a été bâtir dans tous ces secteurs dont je vous parle des politiques qui reposent sur les priorités telles qu'elles sont perçues analysé par les acteurs du mouvement social c'estàdire les citoyens merci benoî et merci à vous toutes et tous de nous avoir on repart rebooster avec de l'espoir et c'est à nous d'incarner la liberté la joie pour les classes populaires
Benoît Hamon