Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCI (sur YouTube)· 15 avril 2025 64 min

Le Grand Dossier : Impôts, travail : l’heure du sacrifice ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Il est 16h50, c'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus en direct sur LCI. Un chiffre, un seul chiffre résume à lui seul la situation d'une France au bord du surendettement. 50000 € 50000 € par français, c'est le poids de la dette.

C'est comme si chaque français devait 50000 € à sa banque. C'est ce que nous dit François Baou qui lance l'alerte rouge aujourd'hui. La France ne produit pas d'assez, ne travaille pas assez et dépense trop.

Regardons ensemble l'écart entre les dépenses représentées en jaune et les recettes qui sont largement inférieures. Ici en rouge, l'équation n'est plus tenable. [Musique] C'est de la survie de notre pays qu'il s'agit, de son indépendance, de sa liberté, de son équilibre et de sa paix civile.

Face à ce constat, pas question d'augmenter les impôts ni d'emprunter davantage, mais ce qui se dessine pour trouver de l'argent les fameux 40 milliards d'euros d'économie et tout aussi explosifs. Les avantages fiscaux des retraités sont dans le viseur, l'indemnisation des chômeurs et cette piste choc de la Cour des comptes pour réduire le déficit de la sécurité sociale, rembourser les soins en fonction des revenus. Ce serait une rupture du principe d'univers d'universalité d'accès aux soins, une bombe sociale, impôt travail le temps des sacrifices.

C'est le thème du grand dossier ce soir. Écoutons François Baou qui prône la méthode de la coresponsabilité avec les Français pour faire accepter les futures mesures. Seule une prise de conscience de nos concitoyens.

Seule la confrontation les yeux ouverts avec la vérité de notre situation peut soutenir une action déterminée. Rien ne serait possible sans leur soutien et leur soutien ne viendra que de leur pleine information. Pour comprendre ce qui se joue, accueillons dans le grand dossier ce soir, Christian Saint-Étienne, bonsoir.

Grand économiste, professeur au Knam et membre du cercle des économistes. Pascal Pinot, bonsoir. Vous êtes politologue, professeur des universités à Sciencep.

Valéri Tav, bonsoir. Éditorialiste politique à LCI. Merci d'être avec nous en direct dans le grand dossier.

Première question à tous avant de voir infograp infographie à l'appui si le reproche fait au français de ne pas travailler assez et justifier. Est-ce que l'exercice la démonstration de François Bairou était nécessaire parce que l'heure est grave ? L'heure est grave.

Oui, c'est certain. La France continue de s'endetter et surtout s'endettete pour payer des dépenses de fonctionnement, des dépenses de consommation. Euh la Cour des comptes annonce 22 milliards d'euros de déficit de la sécurité sociale pour cette année.

Euh ça veut dire que quand on va chez le médecin, ça sera remboursé. Quand on va chercher des médicaments à la pharmacie, ça sera remboursé par nos enfants, nos petits-enfants. Ça n'a pas de sens.

Donc euh ça fait un moment que je prône alors on me dit que ça supposera un miracle mais euh un changement de la Constitution qui interdise le déficit euh sur le périmètre du PLFSS, c'est-à-dire du projet de loi de finance de la sécurité sociale. C'est un périmètre qui couvre un peu plus de 30 points de PIB et c'est un périmètre qui doit impérativement être équilibré. On peut pas renvoyer aux générations futures des dépenses courantes.

Valérie Nataf, ce qui m'a le plus intéressé dans cette démonstration dont en fait on connaissait à peu près les paramètres, même s'ils ont été détaillés et bien détaillés, je dois dire non pas dans un vocabulaire techno auquel je m'attendais, mais même moi j'ai tout compris. Donc c'est pour vous dire à quel point c'était clair. Non, ce qui m'a le plus intéressé, c'est que le Premier ministre a appuyé sur une chose, c'est que la dépenses publique ne fait pas le bonheur.

Et ça, je trouve que c'est une notion extraordinairement intéressante. Il a expliqué que les pays où les gens se sentaient le plus heureux étaient ceux qui avaient le mieux maîtrisé leurs dépenses publiques et que donc l'excès de dépenses publiques ne fait pas le bonheur des peuples, a-t-il dit. Moi, je trouve cette idée pour le coup révolutionnaire.

Ah, vous avez été convaincu. On en reparlera dans le détail dans un instant quand on parlera des pistes envisag parez. Je je je ne suis pas comme je je ne suis pas une dinde qui court pour aller se faire trucider à Thanksgiving, mais je dis que je j'ai trouvé l'angle d'attaque intéressant.

Il est il est nouveau en tout cas. Il est nouveau. Je précise que Franck l'ouvrier nous a rejoint, maire les Républicains de la Baule Escoubla qui est ancien conseiller de Nicolas Sarkozy.

Merci d'être avec nous en direct dans le grand dossier. Avant de vous entendre la parole au politologue sur la méthode Bairou. sur la méthode Bairou.

Écoutez, il y a un ton nouveau. Les arguments, on les entend tout de même de la bouche de certains, pas de tous, mais depuis de longues années, maintenant de trop longues années. Et il faut reconnaître que chez François Beou, c'est un combat ancien à l'heure où peu parlaient de la lutte contre le déficit, François Baou en parlait, je me souviens en particulier lors de campagne présidentielle au début des années 2000.

Donc il est dans une ligne constante. Le vocabulaire d'autre part est clair. Troisièmement, il dit ça changera pas simplement si les politiques prennent conscience mais si les citoyens prennent conscience de l'ampleur du défi.

Et là faut reconnaître que il parlait de tâche immalayesque. Euh c'est une tâche qui peut avoir l'air immalayesque. Quoique quand vous regardez les enquêtes de Pignan, on a bien l'impression que cet enjeu qui l'enjeu de la lutte contre les déficites publics qui au départ était vraiment un enjeu marginal pour les Français n'a cessé de monter dans la hiérarchie des thèmes dont les Français considèrent qu'il est urgent d'agir.

Donc l'heure est venue. L'heure est venue. On attend depuis suffisamment longtemps. l'heure est véritablement venue pour qu'il y ait, j'allais dire une mise sur la place publique de cet enjeu de cet enjeu décisif et que l'opinion l'opinion évolue.

Alors quand on regarde les structures dans l'opinion, on s'aperçoit que certes dans l'électorat de la droite classique, dans l'électorat du centre et un peu dans l'électorat de la gauche modérée, cet enjeu est fort. En revanche, du côté des extrêmes, du côté de Éléfi, du côté des écologistes, du côté du Rassemblement national, ça n'est pas encore un enjeu important. Or, ces forces pèsent.

Exactement. C'est plus de c'est la majorité de l'assemblée toutes ces forces et on comprend bien que le sujet est très délicat. Franck l'ouvrier, alors je parle plus euh sur cette question à l'ancien conseiller qu'à l'élu maire de la Baule.

Est-ce que dans la méthode pour faire prendre conscience aux Français de la gravité, de l'enjeu, est-ce que l'exposé de François Bairou était bon sur la forme ? Oui, parce que d'abord sur le fond euh honnêtement, on a déjà fait ces constats depuis bien longtemps et et de ce fait là, il y a pas de nouveauté malheureusement. Par contre, sur la forme, il veut jouer l'opinion publique contre les députés parce qu'il sait qu'il n'a sans doute pas une majorité pour pouvoir faire les réforme qui apporteraiit des réponses aux préoccupations et à l'exposé qu'il a fait.

Et donc c'est là tout l'enjeu, c'est de jouer l'opinion publique contre le Parlement parce que il a pas les marges de manœuvre politique et son exposé qui était très pédagogique, très didactique comme vous l'avez à juste titre rappelé, c'était un exposé qui était surtout pour aller essayer de convaincre l'ensemble de l'opinion publique de dire à leurs représentants parlementaire, écoutez maintenant il est temps de prendre des décisions. Franck l'ouvrier, vous restez avec nous. C'est une question de survie, a dit François Baou Face à la dette.

Raison pour laquelle il veut que les Français travaillent plus. Nous n'avons pas assez de ressources parce que notre pays ne produit pas assez. Nous manquons de ressources parce que nous ne produisons pas assez pour les créer.

La politique de retour de la production et de réindustrialisation doit devenir une obsession pour notre nation tout entière. et un principe d'organisation de notre économie. Allons plus loin avec courbe et chiffres à l'appui avec vous, professeur Christian Saint-Étienne.

Suivez-moi devant le grand écran. Trois infographies. Nous allons vous montrer trois infographies qui nous montrent que nous ne produisons pas assez et que nous n'engrongeons pas assez de recettes.

La première, c'est le PIB, le produit intérieur brut. Nous sommes en rouge he la France. Regardez le PIB.

Nous sommes derrière les États-Unis qui sont en rose orangé, derrière les Pays-Bas, derrière l'Allemagne, derrière la Belgique et juste au-dessus de la moyenne de l'Union européenne. Mais si on ne fait rien, ça ne durera pas très longtemps. Pourquoi est un problème ?

Alors ce qui se passe c'est que là vous avez le PIB par habitant euh c'est pas le PIB par travailleur et donc en réalité le problème central c'est qu'il y a trop peu de gens qui travaillent quand par rapport à la population en âge de travailler. On a à peu près pour faire simple 65 % de ceux qui sont en âge de travail et qui travaillent alors que dans les pays qui sont en haut c'est 75 % on a 10 points d'écart. Donc euh on le sait, c'est euh les plus de 55 ans et les moins de 25 ans qui ont des taux d'activité euh très inférieur à ceux de l'Europe du Nord et et et des États-Unis.

Donc on essaie de remonter euh ces taux de participation. Les jeunes, on a fait des efforts sur la formation professionnelle. Les personnes plus âgées, l'idée derrière le recul de l'âge de départ à la retraite, c'était de les remettre sur ou de les maintenir sur le marché du travail.

Il y a un rejet comme on le sait en France, mais d'une façon ou d'une autre, on va on va devoir y passer parce qu'effectivement quand vous divisez par habitant, il y a trop de gens qui ne travaillent pas et ça vous donne un PIB par habitant qui est trop faible. Autre infographie qui concerne cette fois-ci notre balance commerciale qui est déficitaire. Autrement dit, nous importons plus que ce que nous exportons, nous achetons plus que ce que nous vendons.

Et alors, on voit bien que la balance commerciale de l'Allemagne représentée en noir, elle est largement excédentaire. L'Italie représentée en bleu, c'est en DY. En Daniy, mais on est on est en progression.

Et en Espagne qui est représenté en rose, c'est aussi un mauvais élève. Mais nous quand on regarde la France représentée en rouge, on voit bien que comparé à les années 2000, donc depuis 20 ans, notre balance commerciale n'a cessé de se creuser. Quelles conséquences ?

Alors, d'abord la côte c'est la désindustrialisation, hein. Alors, c'est un peu difficile à dire, mais je pense qu'on peut le dire ici. Les usines qui ferment, les les usines qui ferment, mais surtout euh le commerce international, c'est un commerce de de produits manufacturés euh à hauteur des 3/4.

Si on prend le commerce international hors matière première et énergie, les 3/4 c'est du des produits manufacturés, c'est-à-dire des produits industriels. Donc comme nous avons notre industrie qui s'est effondrée depuis 25 ans, ce qui se passe c'est que nous n'avons pas assez de produits à vendre. H euh je me souviens quand j'étais euh au conseil d'analyse du Premier ministre au début, j'y étais euh vers 2000 euh 45 et il y avait Rafarin qui était premier ministre et un jour dans une réunion de du conseil, il a dit "Moi quand je vais en Chine, j'ai 20 produits à vendre, les Allemands en ont 200.

Voilà. Donc on ne produit pas assez et c'est exactement ce que vous avez dit. Ben, on achète plus que ce qu'on vend et donc il faut se remettre au travail et il faut surtout se réindustrialiser.

Voilà le résultat. 3è infographie qui concerne cette fois-ci le nombre d'heures travaillées par habitants. Alors encore une fois, comme vous le disiez, par habitant c'est pas seulement les actifs.

Là encore, on voit que nous sommes derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne avec 950 heures travaillé par habitant. Est-ce qu'il faut travailler plus ? Est-ce que c'est le seul outil hein pour est-ce que ça est un outil fiable pour mesurer la la productivité, la vitalité d'un pays ?

C'est c'est à nouveau le parhabitant qui est clé, hein, parce que quand on regarde le nombre d'heures travaillées par dans l'industrie ou dans les emplois en CDI de temps plein, on travaille autant que qu'en Allemagne. Donc c'est vraiment le la faiblesse du nombre d'heures, c'est les 10 points de population active. Pour faire simple, c'est les 3 millions de personnes qui devraient travailler, qui ne travaillent pas.

D'ailleurs, il y a eu pas mal de travaux d'économistes sur ce sujet qui montrent que si on retrouvait le niveau de de taux d'activité des autres pays, on éliminerait quasiment le déficit public. Merci. On voit on voit très très bien que ces trois infographies montrent à chaque fois le problème global.

On va poursuivre notre débat notamment avec Franck l'ouvrier maire de la Baule, maire les républicains de la Baule. Est-ce que ça veut dire selon vous qu'il faut travailler plus ? C'est inévitable.

Ah bien sûr qu'il faut travailler plus, on le sait bien parce que nous sommes dans l'obligation de devoir élargir le le temps de travail et d'une façon ou d'une autre, la structure d'alerte de ce matin a enterré le conclave qui avait déjà été un peu mis de côté par les déclarations du premier ministre sur les 62 ans. On le voit bien, il y a des mesures à prendre qui sont par exemple bien sûr l'indexation de l'âge de départ sur l'allongement de l'espérance de vie. C'est une nécessité à la fois démocratique, démographique pardon et et économique, c'est aussi d'ouvrir notre système à la capitalisation pour la retraite.

On rentrera peut-être dans le détail, il y a des mesures concrètes qui malheureusement n'ont pas été évoquées ce matin, mais qui permettent justement de répondre à cette nécessité d'allonger. On voit bien que l'allongement par exemple du délai de carence de 1 à 3 jours pour s'aligner pour aligner le public dans le privé est aussi une nécessité. toutes ces mesures sur lesquelles il y a des résistances parce que l'art de la communication comme on le sait souvent c'est l'art c'est c'est la répétition et et d'une façon ou d'une autre on pourrait dire que François Berou répète depuis quelques temps à peu près les mêmes choses mais sous sous des angles différents et et c'est là aussi l'enjeu indispensable pour permettre justement de résoudre ces problèmes.

Il est peu entendu pour l'instant hein les une enquête de l'hob. Je crois que ma question n'a pas été audible. Je vous demander Pascal Perinot puisque Franck Louvrier nous disait que le conclave était enterré, on peut pas revenir en arrière au vu de la situation en France.

Est-ce que ce discours, cette réalité est entendable par les Français ? Alors pour l'instant, elle est peu entendable par les Français. Quand vous regardez les récentes enquêtes qui ont été faites, en particulier par l'Institut de l'hop sur les Français et les retraites, vous apercevez que les structures d'opinion par rapport à la grande mobilisation contre les retraites n'ont pas beaucoup évolué.

Mais là aussi, il y a des glissements, des tendances qui montrent qu'une partie de l'opinion prend conscience en effet qu'on ne peut pas euh sur le terrain euh des retraites avoir une situation atypique par rapport à la plupart sinon à l'immense majorité euh de nos voisins. et que la question essentielle pour une opinion française qui est très attachée à la protection de l'État, qui est très attachée à la redistribution, c'est qu'il faut penser davantage en amont. On ne redistribue que ce que l'on a produit.

Donc la question de production euh dont on parlait tout à l'heure avec Christian de Saint-Étienne est est tout à fait décisive et c'est là que la puissance publique euh doit agir tout en maintenant le cap euh sur des réformes importantes, en particulier la réforme des retraites. regarder même oui, c'est un peu remisé maintenant au magasin des accessoires, mais on a bien vu que dans cette consultation, ce fameux conclave, je ne sais pas si le terme est idéal, mais dans ce fameux conclave, vous voyez que la CFDT n'a pas eu tout à fait les mêmes attitudes que les autres partenaires. Donc ça prouve que même sur le front syndical, voilà, il y a des différences, il y a des évolutions.

Valer Nataf, je ne suis pas sûr que le conclave soit enterré. Pardon Franck Louvrier. Euh je ne crois pas qu'il soit enterré parce que la question de l'âge qui est au cœur de ces négociation est souvent débattu avec d'autres moyens si j'ose dire.

On parle d'égalité salariale, on parle euh d'emploi des seniors ou d'emploi des jeunes. Et ce sont toutes ces choses-là qui permettrait euh et c'est là-dessus que la CFDT euh insiste beaucoup, ça permettrait de d'avoir un un système de retraite euh soutenable. La CFDT est très réaliste de ce point de vue- là et la manière dont les partenaires sociaux gèrent par exemple le régime de l'AGIR Carco puisqu'il est excédentaire leur donne un peu de crédibilité.

Donc je pense qu'il y a deux chemins parallèles. On verra s'ils se rejoignent ou pas mais je ne pense pas qu'il soit enterré encore ce conclave ou cette conférence sociale maintenant. Je crois que ça s'appelle comme ça.

Alors, je vous le disais euh au début hein, un chiffre résume très bien à lui seul le niveau d'endettement de la France, c'est 50000 €. 50000 € euh par citoyen français, c'est le poids de la dette, explique François Baou. Et c'est une situation d'endettement telle que c'est comme si chaque français de celui qui vient de naître à celui qui est très avancé en âge, quel que soit son âge, devait à sa banque près de 50000 € 200000 € pour une famille de 4 personnes.

C'est ça l'endettement que nous avons laissé s'accumuler au travers du temps. Et regardez, rien que les intérêts de la dette, pas le remboursement de la dette en elle-même hein, juste les intérêts de la dette publique qui sont euh générés, c'est 62 milliards d'euros juste après le budget de l'éducation nationale. 62 milliards d'euros, ça correspond aux crédits qui sont alloués à la défense.

Ce n'est pas ce n'est pas tenable. Quan Saint-Étienne ? Alors, c'est amusant entre guillemets parce que il y a des discussions politiques aux États-Unis actuellement sur le thème un pays dans lequel les intérêts sur la dette supérieurs au budget de la défense est un pays euh qui est en risque de s'effondrer.

Nous nous avons donc des intérêts sur la dette qui non seulement s'approchent de du budget de l'éducation nationale mais sont actuellement supérieurs au budget de la défense qui est plutôt autour de 50 milliards. Donc nous avons une situation qui est très mauvaise. Je pense que le risque d'ailleurs euh il est pas seulement sur la charge d'intérêt, il est sur la soutenabilité au sens où un jour les le trésor français faisant des émissions régulières de d'obligations pour à la fois financer le déficit et refinancer la dette.

Euh nous nous trouvions dans la même situation que les États-Unis il y a 10 jours quand Trump a été obligé de renoncer une partie de ses droits de douane parce que d'un seul coup il y a eu un marché obligataire qui a décalé. Donc euh c'est pour cela que je pense que ça serait une mission de salut publique de faire ce que j'évoqué, c'est-à-dire interdire le déficit de de la sécurité sociale. On peut évoquer ce que ça entraînerait.

Mais euh je pense aussi que euh euh si on veut interdire ce ce déficit, il y a un moment aussi il faudra demander aux Français de travailler un peu plus. Ouais. Non seulement il faut que les moins de 25 ans et les plus de 55 ans travaillent davantage, mais je pense qu'il faudrait réfléchir ouvrir le dossier des 37 heures payer 37 qui permettrait de générer plus de production qui donnerait un supplément de revenus puisque c'est 37 he payé 37 et que ça permettrait notamment de contribuer si on faisait voter cette interdiction de déficit de la SQ Ça permettrait de combler le déficit au moment où on ferait voter l'interdiction constitutionnelle.

Et bien justement, puisque vous parlez de la sécurité sociale, dans un instant dans grand dossier, nous allons vous parler de cette proposition choc de la Cour des comptes qui propose de rembourser les soins en fonction des revenus. Franck l'ouvrier en tant que maire, vous qui êtes au plus près des élus, vous nous direz évidemment ce que vous en pensez et nous vous expliquerons pourquoi les avantages fiscaux des retraités sont également dans le viseur de l'État. À tout de [Musique] suite.

Impôt, travail, le temps des sacrifices, c'est le thème du grand dossier ce soir. Les Français sont prévenus, nous n'avons pas le choix, dit François Bairou. Les avantages fiscaux des retraités sont dans le viseur du gouvernement.

C'est ce que nous verrons et nous parlerons de la piste choc de la Cour des comptes pour réduire le déficit de la SQ, rembourser les soins en fonction des revenus, une bombe sociale. Mais d'abord le rappel des principaux titres de l'actualité. À la une, ces attaques coordonnées contre des prisons françaises depuis dimanche soir.

Une dizaine d'établissements concernés. Hier, plusieurs véhicules ont été incendiés sur des parkings devant les prisons de Valence ou ex en Provence. La nuit dernière, c'est la façade du centre pénitentiaire de Toulon qui a été ciblé par des tirs à l'arme lourde.

Le ministre de la justice, Gérald d'Armanin, est en ce moment sur place. Il va prendre la parole d'une minute à l'autre et nous l'écouterons en direct sur LCI sur ce sujet. La cour d'appel donne son feu vert à la libération de Pierre Palmade sous bracelet électronique.

La demande avait été faite le 11 mars dernier. Pour rappel, Pierre Palmade a été condamné à 5 ans de prison dont deux enfermes en novembre dernier pour avoir provoqué un accident de la route extrêmement violent. L'une des passagères avait perdu le bébé qu'elle portait dans ce drame.

L'alerte rouge de François Baou qui a réuni pendant plus de 2 heures des ministres, des parlementaires ou encore des représentants syndicaux pour sensibiliser les Français lors d'une conférence de presse à l'état des finances publiques. François Bairou estime que la dette est une menace. Il est c'est une question de survie de notre pays.

Nous sommes au bord du surendettement, dit le premier ministre. Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Impôt, travail, le temps des sacrifices pour les Français.

On en parle dans le grand dossier ce soir avec Pascal Perinot, politologue mais d'abord Gérald d'Armanin, le ministre de la justice qui s'exprime sur ces attaques coordonnées contre des prisons françaises. [Musique] J'ai souhaité venir aujourd'hui à Toulon d'abord pour apporter mon soutien extrêmement fort, appuyé et respectueux dans le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de de Toulon, mais aussi de toute l'administration pénitentiaire française qui fait un travail absolument admirable, qui fait un travail tous les jours pour la dignité de l'humain, mais surtout pour la sécurité de nos concitoyens. puisque vous le savez dans les prisons françaises, il y a énormément de gens dangereux dont le gouvernement a pris depuis plusieurs semaines, plusieurs mois désormais depuis mon arrivée à la chancellerie, des mesures extrêmement fermes pour mettre fin au téléphone portable, aux livraisons de drones et de manière générale aux moyens de communication avec l'extérieur qui organise des points de vie, qui organisent des trafics, qui organisent du blanchiment d'argent, des intimidations, des menaces et puis dans le cas de la Ferbra, vous l'avez vu, des évasions avec des assassinats d'agents pénitentiaires comme à comme à Carville.

Et ces agents pénitentiaires obéissent avec beaucoup de rigueur républicaines aux consignes de fermeté que j'ai donné. Ici à Toulon par exemple, ils ont multiplié les opérations contre les téléphones portables, contre les drones empêchant des trafics. Il y a eu depuis 48 heures un certain nombre de faits concordants dont la justice aura à dire sils sont organisé dans au moins six établissements pénitentiaires en région Île-de-Fance et ailleurs sur le territoire national à Toulon, à Nanterre, à Ville-Pinte, à Valence, soit des véhicules de des agents pénitenres qui ont été brûlés, soit des lieux, des domiciles supposés d'agents pénitentiaires qui ont été euh menacé que soit comme ici des tirs à la Kadashnikov euh en pleine en pleine nuit.

Je me réjouis que le parquet national antiterroriste se soit saisi. Il a ouvert sur trois qualifications dont l'association de malfaiteurs terroristes envie de commettre des crimes. Ce sont des qualifications donc extrêmement graves et à la hauteur de ce qu'est l'attaque contre le service public pénitentiaire, c'est-à-dire une attaque terroriste.

La police judiciaire qui agit sous l'autorité du parquet national mais des moyens très importants pour retrouver, je le sais, les auteurs et j'espère qu'ils seront confondus puis condamnés extrêmement lourdement parce qu'on ne peut pas s'en prendre impunément aux agents pénésidentiers au services publics du ministère de la justice. Je ne sais pas si ces faits extrêmement graves ont un rapport avec la lutte extrêmement fort que nous menons quotidiennement, je l'ai dit, contre le désordre en prison. un des ordres que nous avons peut-être laissé trop faire et dont j'ai rappelé dès mon arrivée à la chancellerie que il devait se terminer mais aussi avec le régime carcéral nouveau que les parlementaires très largement ont adopté et je les en remercie qui visent comme en Italie à mettre fin au fait que dans des prisons françaises on continue à organiser son trafic.

Nous avons eu des menaces sur les établissements de Vandin Levieil et de Condé sur Sart qui vont accueillir les deux prisons de haute sécurité. On les a pas rendu public mais les faits d'aujourd'hui montrent que sans doute le travail que nous avons fait pour les protéger pousser un certain nombre d'autres personnes à agir ailleurs pour nous intimider. Ces intimidations ne marchent pas.

Les agents pénitentiaires pour répondre à votre question sont extrêmement courageux, conscients du moment important qu'ils vivent pour pas revivre des drames comme leurs collègues à Carville dont on va malheureusement souhaiter la la première année bientôt d'anniversaire de ce drame ignoble. Les agents des pères de famille ont été assassinés de sans froid à la Kadashnikov dans la terrible affaire Amra et ce régime de détention qui sera mis en vigueur dès que le Conseil constitutionnel l'aura validé puisque les décrets seront prêts dans les heures qui vont suivre la promulgation de la loi par le président de la République aura lieu le 31 juillet prochain la prison de V levier est déjà vidée de ses détenus et nous faisons les travaux en ce moment et la République ne réculera pas. C'est un régime d'étension qui fait sans doute peur aux trafiquants parce qu'ils devront arrêter leur trafic.

Mais ce régime d'étension, ils le doivent qu'à une seule personne. Ils le doivent à monsieur Amra qui a organisé une terrible et tragique évasion qui a non seulement assassiné des pères de famille mais qui a assassiné la République dans des conditions que la République ne veut plus jamais revoir. Et donc nous avons pris la hauteur des décisions qu'il fallait prendre avec le Parlement français sous l'autorité euh du président et du premier ministre dans c'est vrai des décisions extrêmement dures.

Donc il y a manifestement des actes d'intimidation euh contre les agents, donc contre la République. On ne cédera pas. Ce matin, j'ai demandé au ministre de l'intérieur de mobiliser tous les moyens auprès des préfets, auprès de la police, auprès de la gendarmerie pour que dans les prochaines heures, prochain prochains jours, prochaines semaines, les policiers, les gendarmes soient constamment présents près des centres de détention pour interpeller, pour surveiller, pour qu'il n'y ait pas de nouvelles nuits comme celle que nous avons vécu hier soir, pour qu'il n'y ait pas de nouveau drame.

Je l'ai présidé dans quelques instants avec l'ensemble des chefs d'établissement. C'est la première fois que ça se fait des prisons françaises avec le service de rancement pénitentier de réunion pour pouvoir évidemment mettre en alerte tous nos centres de détention pour que des opérations se fassent également dans les prochaines heures, prochains jours dans les prisons françaises pour récupérer les complicités possibles qui existent et pour redire de façon extrêmement ferme que nous soutenons nos agents pénitentiaires mais surtout que nous soutenons la sécurité de la République contre les narcobandises. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les graffiti ?

Parce que cette action elle semble revendiquer. Vous vous ciblez les narcotrafiquants. On n' pas l'habitude de voir ce genre d'action coordonné et avec un message donc qui a été bombé sur la porte de cette prison.

Il y a des groupes sur les réseaux sociaux télégramés et qui manifestement encouragent de faire ce genre de fait. On ne sait pas très bien ce que signifie manifestement. Il y a pas eu de revendication. le parquet national fera une enquête et dira euh d'où vient euh ces euh graffiti ou ces revendication.

Je constate que quand on brûle à la au cocktail molotof, des voitures sont à parking qui appartiennent à des agents pénitentiaires. Quand on attaque l'école de formation des agents péniteniaires, quand on tire à la Calashnikov sur une porte de prison, ça ressemble furieusement à ce que j'ai connu quand j'étais mise de l'intérieur, c'est-à-dire souvent des gens qui sont payés quelques centaines, quelques milliers d'euros qui vont remplir des petits contrats pour pouvoir intimider. Alors, on le fait en général entre voyou, on le fait rarement contre les les forces de la République, mais intimider l'autre.

Donc le parquet dira ce qui se passera et beaucoup de preuves vont sans doute s'accumuler dans les prochaines heures. Mais il est évident que vu les renseignements que nous avons et vu parfois les difficultés qu'ont les agents pétencières aujourd'hui à à faire respecter l'ordre de la République au sein des prisons qu'il y a une pression assez forte pour que la République recule devant ce régime pénitencier la lutte contre le narcomanditisme. C'est à la fois une mauvaise nouvelle pour la République de voir qu'elle peut être intimidée.

C'est aussi peut-être le fait qu'on a touché là où ça fait mal et que pour la première fois depuis des décennies, la France prend des mesures extrêmement dures contre le narcotrafic dont les narcotrafiquants ont peur et veulent faire reculer l'État. C'est la première fois qu'une mesure est prise et qui manifestement stresse le monde de la criminalité organisée. C'est donc une bonne mesure courageuse qu'a pris le Parlement et compris les responsables politiques.

Quelle garantie vous avez donné au personnel pénitiaire là ? D'abord, ils font un métier dangereux et difficile et ils le savent et les Français l'ont vu avec éclat lors du drame d' Carville. Quand on porte l'uniforme de la République, on est toujours une cible.

Et moi, je veux leur apporter non seulement un soutien politique moral, mais un soutien évidemment physique. Ils ont des revendications que je peux tout à fait comprendre, qui ont déjà été d'ailleurs en partie accepté et adopté par mon prédécesseur du Pombretti dans le protocole d'incarville sur les escortes lorsqu'ils vont accompagner un détenu sur leur véhicule qui doivent être plus solides, leur armement qui doit être plus fort qui n'était pas le cas avant qu'il soit touché ville. Nous irons au bout de ce protocole.

Il y a des revendications de la part des agents pénétiaires pour pouvoir retourner chez eux avec leur arme comme je l'ai pouvoir comme j'ai pu le faire quand j'étais mise à l'intérieur. Je vais étudier cette proposition. Euh l'anonymisation des des agents également qu'il n'avaient pas jusqu'à présent.

La loi d'ailleurs j'ai les parlementaires donne désormais l'anonymisation des procédures quand un agent pénitentiaire fouille une cellule de détenu par exemple et qui trouve un téléphone portable, il est obligé de mettre son nom et son prénom sur le procès verbal pour dire qu'il fait une saisie. Évidemment, il est mis en danger et puis le le renfort du renseignement pénitentiaire et puis surtout un plus grand travail avec les forces de l'ordre. On voit bien que les services du ministère de l'intérieur ont un rôle important et l'appel que je formule aujourd'hui, c'est un appel au ministre de l'intérieur qui je sais m'entendant, nous avons échangé ce matin, l'appel au policier, aux gendarmes, au préfet pour qu'il protège les agents pénitentiaires leur domicile, qu'il protège les l'administration pénitentiaire, les prisons, qui protègent les agents qui nous protègent en faisant le travail difficile du gardien de prison.

Donc aujourd'hui, nous avons créé par exle une infraction dans la nouvelle loi de de d'intervenir sur le domaine pénitentiaire. Donc le véhicule qu'on a vu hier soir qui est arrivé sur le domaine pénitencier hier, aujourd'hui il est pas dans un état de délit. Demain, il le sera puisqu'on ne pourra pas rentrer dans ce domaine pénitentiaire sansêtre pouvoir poursuivi par le procureur de la République.

Zdmf qui n'est pas le même style qu'on retrouve ailleurs. Et première question deè question, est-ce que il est vrai que la piste de l'ultra gauche est à étudié aujourd'hui ? Je ne sais pas ce qui se cache derrière ce slogan et d'ailleurs je m'en fiche puisque ce que je retiens c'est pas qu'on ait tagué une porte de prison, c'est qu'on est tiré la Kashnikov sur des agents et la deuxième des choses, je ne sais pas qui est responsable de ces qualifications terroristes puisque le parquet national s'est saisi, mais je suis sûr que le procureur national aura l'occasion de commenter l'enquête judiciaire qui est sous son autorité.

Quel est le message que vous souhaitez adresser à ceux qui ont fait ça ? Bah qu'on va les trouver et puis qu'ils seront condamnés. parce qu'à la fin, je sais que la République gagne toujours.

La police, la gendarmerie gagne toujours et à la fin, la police gagne toujours. Et surtout, je pense que les Français ont immense besoin d'autorité. Ils soutiennent très fortement les mesures que nous avons pris contre le narcomanditisme.

Et je crois que les Français peuvent voir, même si c'est un moment difficile pour l'administration pénitiaire, que nous prenons des mesures qui pour la première fois fait reculer et fait peur au narcoband. Mais pour vous, c'est un attentat. Bah, le parquet national antiterréoriste est saisi madame, donc les mots ont un sens.

Le parquet national antiterroriste se saisit très rarement. et il l'a fait en moins de 24 heures parce que sur plusieurs endroits du territoire national des prisons, c'est-à-dire un lieu de la République où l'autorité en premier doit être respecté ont été attaqué. On ne peut pas attaquer à la Kalashnikov impunément un centre pénitentiaire.

On peut pas brûler des voitures de des services de l'État. Et donc oui, le parquet national a eu raison, il s'est saisi tout seul, a eu raison de se saisir et de mettre des moyens considérables pour trouver ces personnes. Mais si particulièrement grave pass c'est pour ça que je suis venu à Toulon, c'est parce que c'est le seul établissement qui a connu des tirs de Kadashnikov évidemment, mais je veux penser évidemment aux collègues de Nanterre, de Ville-pinte, de Valence et j'aurai l'occasion de dire au directeurs de prison dans quelques instants.

Et vous pensez que ce trou qui sont l'enquête le dira mais il se trouve que euh nous prenons des mesures qui sont extrêmement ferme et qui font beaucoup réagir qui permettrait de pas y avoir une coïncidence. Est-ce que dans cette prison, il y a des détenus qui sont particulièrement surveillés parmi ceux que vous visez dans les sens narcotrafiquant ? Le principe euh des de la liste euh des euh narco-bandits qui m'ont été qui m'a été qui est en train de m'être fourni par les juges d'instruction et par euh la police judiciaire, c'est qu'elle reste secrète évidemment pour des raisons évidentes de transport lorsqu'ils seront envoyés dans cette prison.

Mais le 31 juillet prochain, la prison de Vandal Levier sera la première prison de haute sécurité en France et l'autorité d'État sera établi. Je vous remercie. Merci.

On ne cédera pas dit Gérald d'Armanin. En direct de Toulon dans le Varre justice qui promet de confondre et condamner les auteurs des attaques contre des prisons françaises depuis maintenant plus de 48 he la prison de Toulon a été touchée par des tirs à l'arme automatique la nuit dernière. Le parquet national antiterroriste a annoncé ce saisir de l'enquête.

Pourquoi Raphaël Maillochon, bonsoir, vous nous avez rejoint du service polyjustice de TF1 LCI. Dans un court communiqué, on a appris effectivement aujourd'hui la sisésine, l'autosésine du parquet national antiterroriste à 12h 37. Cela veut dire beaucoup.

Ça veut dire que tous les services notamment de la direction nationale de la police judiciaire et du ministère de l'intérieur vont travailler ensemble. Quand je parle de tous les services, c'est le très haut du spectre. On parle de la sous-direction antiterroriste et également de la direction générale de la sécurité intérieure, donc la DGSI.

Des investigations qui ont déjà débuté et qui sont très lourdes, qui vont qui vont concerner plusieurs faits. D'abord, dimanche soir, l'incendie de sep véhicules sur le parking de l'École nationale de l'administration pénitentiaire. Également les attaques nocturnes que l'on a connu cette nuit qui ont frappé un petit peu partout en France.

Bien évidemment, devant la prison de Toulon, il y a ce déplacement ministériel également ex-en Provence, Marseille, Valence Nî et en région parisienne, Ville-pinte ou encore Nanterre. Aux enquêteurs maintenant de déterminer si ces attaques sont coordonnées ou non. Le ministre évoque et bien celle-ci que celle-ci l'ignore si elles sont coordonnées et que la l'enquête devra faire la lumière là-dessus.

Selon nos informations, il y a plusieurs pistes qui sont sur la table des enquêteurs. La première, celle de narcobandi agacé par la politique offensive de l'exécutif dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. Géral d'Armanin parlait notamment du nouveau régime carcéral et la deuxième piste, c'est celle de la mouvance de l'ultra gauche.

Voilà donc les deux pistes sur lesquelles travaillent les enquêteurs. Enfin, le ministre de l'intérieur a également demandé au préfet et au services de police et de gendarmerie de renforcer cette sécurité autour des prisons, autour des domiciles également des agents pénitentiaires. Merci beaucoup pour ces informations.

Raphaël Maillochon du service police justice de TF1 LCI après l'intervention de Gérald d'Armanin qui promet donc de confondre et condamner les auteurs des attaques peut-être coordonnées contre des prisons françaises. Reprenons le cours de notre grand dossier consacré ce soir à cette question impôt travail le temps des sacrifices pour les Français face à un pays au bord du surendettement et les pistes que vous allez entendre sont explosifs. On en parle ce soir, je vous le disais avec Pascal Perinot politologue, Valérie Nataf, éditorialiste politique sur LCI et Christian Saint-Étienne, professeur au Knam et membre du cercle des économistes.

Il en va de la survie du pays des François Baou. Il faut changer l'équation. Trop de dépenses, pas assez de recettes.

La dette n'est plus tenable. Mais pas question face à ce constat d'augmenter les impôts dans un pays qui est champion du monde des prélèvement obligatoire. En revanche, le gouvernement est très sensible à cette proposition choc de la Cour des comptes pour réduire le déficit de la sécurité sociale, rembourser les soins en fonction des revenus.

Ce serait une rupture du principe d'universalité, d'accès aux soins, une bombe sociale. Jades, bonsoir, vous nous avez rejoint. Euh expliquez-nous l'idée de la Cour des comptes moins bien remboursé les plus riches.

Oui, ça fait partie en fait des pistes pour réduire le la dépense publique. C'est Laurent Saint-Martin, le ministre chargé du commerce du commerce extérieur qui était l'invité de TF1 ce matin qui en esquissait rapidement les contours. Écoutez, il peut y avoir déjà des différences aujourd'hui en fonction de votre niveau de revenu pour le service public et pour la protection sociale pour la sécurité sociale, quel que soit votre niveau de vie, on vous rembourse vos médicaments ou bien sûr, mais il peut y avoir aussi des différences par rapport au mutuels complémentaires qui peuvent être prises en charge.

Il peut y avoir pas mal de choses. C'est alors ça ne vient pas de nulle part. C'est une note effectivement de la cour des comptes qui a été publiée hier qui soumet l'idée pour faire des économies de repenser le champ du remboursement de l'assurance maladie.

C'est écrit noir sur blanc page 66. Il serait possible de repenser le champ le champ des soins remboursés par l'assurance maladie en fonction du niveau de revenu des assurés. Autrement dit, le patient le plus aisé pourrait prendre à sa charge toute ou partie du médicament ou du soin.

Éric Lombard, le ministre de l'économie, lui-même en parlait. Il était l'invité de Darius Rogebin il y a quelques semaines. Écoutez ce qu'il déclarait.

Peut-être qu'on peut aussi être plus segmenté sur les catégories de population. H en ce qui me concerne, je trouve qu'être remboursé à 100 % quand on a des revenus supérieurs à la moyenne, ce qui est le cas d'un ministre, est-ce que c'est vraiment indispensable ? Alors sur papier, l'idée semble séduisante, sauf qu'effectivement ça pourrait porterinte à l'un des trois principes fondateurs de l'assurance maladie, à savoir l'égalité des soins.

Pour Laurent Saint-Martin, cette piste peut-être explorée sans pour autant contrevenir à l'un de ces principes fondamentaux. Écoutez, on peut tout à fait respecter l'universalité d'accès aux soins et de protection sociale dans notre pays et prendre en considération les besoins et les capacités de contribution de chacun. Alors, petit bémol qu'il faut souligner quand même parce que c'est important, une personne aisée cotise plus pour l'assurance maladie qu'une personne au revenu modeste.

Donc ça veut dire que si mes calculs sont bons, qu'elle périt deux fois au départ et à l'arrivée. Alors pourtant Jade, l'Allemagne le fait déjà. Oui, c'est d'ailleurs l'exemple qui est cité par les sages.

Euh en Allemagne, il y a ce qu'on appelle euh un bouclier sanitaire. C'est un système de plafonnement de reste à charge en fonction de votre revenu. Techniquement, comment ça marche ?

Le reste à charge sur une année complète ne peut excéder 2 % du revenu annuel brut, 1 % pour les affection dites longue durée. Si dans l'année le plafond est atteint, l'assurance maladie prend en charge 100 % prend le reste à charge à 100 %. Exemple pour qu'on comprenne véritablement de quoi on parle.

Si vous avez un salaire brut de 30000 € annuel, 600 € max, soit 2 % sont à votre charge. Le reste c'est pour la sécurité sociale. C'est ça fonctionne exactement de la même façon qu'une franchise.

À l'inverse, les personnes qui ont des revenus bas euh sont prises en charge dès le premier euro dépensé. Une un dispositif similaire existe euh aussi, je regardais en Belgique et en Suisse. Alors, c'est un moyen efficace pour limiter effectivement les inégalités de rest à charge entre les assurés et pour réduire euh les dépenses.

Sachant qu'en plus l'assurance maladie allemande a ôté de son panier de soins remboursés, euh je c'est une liste non exhaustive hein, mais les soins optiques par exemple, les prothèses dentaires ou encore les transports. Jade, je voudrais qu'on s'arrête sur ce point. Vous dites qu'en Allemagne à partir de 30000 € par an, on considère que c'est le seuil.

Alors c'est pas 30000. J'ai donné un exemple. Ah d'accord.

Pardon. Ah oui d'accord. Je suis dit si à 30000 € par an, on considère qu'on est riche ou là là.

Non c'est un exemple pour qu'on comprenne bien de quoi on parle. Merci beaucoup Jad. Vous restez avec nous.

Alors question Saint-Étienne deux questions. La première est-ce que c'est acceptable en vertu comme disait Jadé des Français devant les soins. Est-ce que ça rapportera vraiment de l'argent ?

Alors il faut bien comprendre de quoi il s'agit. Euh le ministre joue sur les mots, les deux ministres jouent sur les mots. Euh l'universalité des soins n'est pas attaqué.

Le le sujet clé, c'est la confusion dramatique dans ce pays entre la euh répartition euh horizontale et verticale, hein. Euh quand on veut mettre une charge d'impôts plus élevé, on parle de redistribution verticale. que en France, on est au maximum dans le monde de cette redistribution verticale puisque 10 % des des ménages paye 75 % de l'impôt sur le revenu.

Mais le principe absolu de la sécurité sociale, c'est l'égalité horizontale. C'est-à-dire que c'est pas les riches qui soignent les pauvres, c'est les biens portants qui soignent les malades. Si on sort de ça, à terme, c'est la fin de l'assurance maladie.

Et ce qui est très intéressant par rapport à ce que euh Jade disait à l'instant, c'est que la notion de bouclier sanitaire n'a rien à voir avec ce propose le gouvernement. Euh le bouclier sanitaire, c'est une c'est pas une mauvaise idée. C'est l'idée que euh et et c'est très intéressant parce que on reste dans le domaine de la maladie.

Si vous êtes très malade et si vous appliquez euh une restriction sur les remboursements de 5 ou 10 % et si vous avez 2000 € de dépenses maladies par mois, il est clair que vous allez avoir euh un retrait de revenu de 100 200 € par mois. Vous pouvez être à 2000, 3000, 4000, 5000 € par an. Donc l'idée c'est qu'on on met une limite supérieure à ce que vous devrez débourser à titre personnel.

Donc ça ça ne met pas en cause le fondement de la redistribution horizontale puisque on reste toujours dans les biens portants qui soutiennent les malades. C'est cette c'est une idée totalement vicieuse. C'est c'est une idée extrêmement grave celle du gouvernement parce que je le dis clairement ici à terme c'est la mort de la sécurité sociale si on met en cause si on confond redistribution verticale et redistribution horizontale.

Le coup de colère de Christ Saint-Étienne. Il en fallait hein pour le mettre en colère à Valérien Nataf. On comprend euh grâce à ces arguments à quel point c'est une bombe sociale si jamais le gouvernement suit cette piste de la cour des comptes.

Alors je vais avoir beaucoup moins de talent que Christian Saint-Étienne pour pour aller mais est-ce qu'on peut juste rappeler que la la sécurité sociale pour tous qui prévoit le remboursement des frais médicaux ça date du Conseil national de la Résistance. S'attaquer à ce qui est un une des un des totems de notre République me paraît extrêmement dangereux. Les arguments ont été donnés par Christian Saint-Étienne.

Je vais je vais pas y revenir. Ce que je veux dire, c'est que il faut faire très attention avec les notions euh et le concours lespine là euh de la meilleure manière de réduire nos déficits. Et par ailleurs, si vous me le permettez Christian, je suis quand même assez étonné d'entendre le premier ministre expliquer que la France est au bord du surendettement.

Qu'est-ce que c'est le signal envoyé au marché ? Je comprends le signal envoyé aux français, mais c'est quoi le signal envoyé au marché ? Est-ce que c'est vraiment cela que l'on veut envoyer et dire à tous ceux qui pour l'instant achètent notre dette ?

Une dette qui semble-t-il est assez liquide nous a dit tout à l'heure un un économiste. Petite réponse avant d'accord avec ce qui vient d'être dit. Il faut également reprendre le l'argument de Jad, c'est-à-dire que celui qui gagne 10 fois plus contribue déjà 10 fois plus.

Donc il va contribuer 10 fois plus et en plus il sera pas remboursé dans le cadre d'un principe universel de la résistance. Non mais on est fada, c'est n'importe quoi, c'est extrêmement dangereux. Donc alors que si on veut protéger les malades qui ont des revenus faibles, on peut tourne depuis une quinzaine d'années, utiliser le bouquet sanitaire.

Donc ce qui m'étonne aussi, c'est qu'on parle de de remettre le pays dans la bonne direction. Bon, il y a un sujet qui est tabou actuellement. Il y a une dizaine d'années, on a décidé que dans le sur la planète quand vous êtes extrêmement malade, vous avez le droit de venir vous faire soigner en France.

Si c'est une maladie extrêmement grave, ça coûte des milliards d'euros. Alors, on va arrêter de rembourser les gens qui contribuent au système français et on va continuer de soigner des gens qui viennent de n'importe où avec des maladies graves payées par l'ouvrier et le salariéiné. Voilà.

Donc, il faut bien comprendre que la sécurité sociale, elle est payée par les gens qui travaillent et que quand on soigne au-delà de ce qui est raisonnable, c'est les travailleurs qui sont taxés et ce sont eux qui perdent leur travail. Donc je suis stupéfait de cette voix choisie par le gouvernement de enfin Byrou pour l'instant ne l'a pas comptes et et Laurence Saint-Martin. Mais j'espère que Bairou tuera ça dans l'idée euh de de dès le départ dans l'œuf parce que euh Bairrou c'est quand même un un un un centriste qui a une culture de de l'action des des mouvements républicains de de la prè 2è guerre mondiale. et j'espère que lui va être extrêmement vigilant pour expliquer au peuple français ce que je viens de dire maintenant.

Que nous dit Pascal Perinot ? Et puis j'allais dire attention parce que derrière en effet les arguments économiques qui semblent évident, il y a une certaine mauvaise foi à parler. Non non, on n'augmente pas les impôts mais d'une certaine manière de manière détournée, on va déjà on va taper encore plus ceux qui paient beaucoup hein.

Donc là, il y a un véritable le problème, j'allais dire de vérité he du discours politique. On ne mobilise pas dans le mensonge ou dans le double discours. Et puis d'autre part d'un point de vue politique, il faut faire attention, il faut deux choses là-dessus. les retraités votent beaucoup plus que la moyenne, beaucoup plus hein, beaucoup plus que les jeunes, beaucoup plus que les 30 40 ans et cetera.

Et d'autre part, lorsqu'il vote, ce sont des forces évidentes de soutien de la coalition qui aujourd'hui est au pouvoir. Donc attention aux fausses manœuvre sur ce terrain par rapport à ce qui fait la base, certes un peu frê mais la base de la coalition actuelle. Parmi ceux qui seront mis à contribution, le gouvernement brise un tabou français.

Les retraités seront aussi d'une certaine manière plus taxé. Alors, il y a deux pistes principales. Supprimer l'abattement fiscal dont bénéficie les retraités. forcément ça va diminuer leur pouvoir d'achat ou désindexer les pensions de retraite sur l'inflation.

Ceux qui avaient déjà fait polémique sous l'air barnier. Euh rappelez-vous François Omerril, président de la CFE CGC est avec nous. Merci d'être avec nous dans le grand dossier en direct sur LCI.

He c'est le syndicat des cadres. Vous étiez à la réunion avec François Bairou. Avant de vous entendre, écoutons ce que dit le ministre de l'industrie sur la contribution des retraités, notamment les plus aisés.

À partir du moment où on dit que les efforts sont partagés, on peut pas exclure par principe une partie de la population. Vous l'avez dit, il y a effectivement un abattement fiscal euh dont bénéficient les retraités qui coûtent au budget à peu près 4 à 5 milliards d'euros et qui repose sur l'idée que il y a un abattement pour frais professionnels des retraités, ce qui peut paraître d'ailleurs un petit peu surprenant. Euh donc je pense que ça fait partie effectivement des pistes crédibles.

Donc je pense que tout doit être sur la table et que les tabous d'hier ne doivent pas être forcément les tabous de demain. Les tabous d'hier ne doivent pas être les tabous de demain. François Oméil, est-ce que c'est juste de faire contribuer plus les retraités pour soulager notamment les actifs ?

Bon d'abord merci de votre invitation. Peut-être un petit mot sur la discussion à laquelle je viens d'assister sur la question du déremboursement en fonction des revenus euh pour vous dire à quel point je suis sans voix. J'ai pas de mots pour caractériser euh ce genre d'idée quand elle vient sur la table.

C'est toujours très très dangereux. Moi, je ne sais pas de quel cerveau malade est sortie cette proposition de venir une fois de plus solliciter les personnes grâce à qui la solidarité intercatégorielle est possible dans ce pays. Je pense que c'est très grave.

On avait déjà mis un coup de canif dans le pacte avec la mise sous condition de ressources des allocations familiales, ce qui est un scandale déjà ancien et d'ailleurs au passage toutes les tendances politiques s'y sont mises hein euh pour déchirer ce rideau qui fait solidarité euh et qui fait la cohérence de notre système social. Donc vous avez déjà tout dit hein sur le sujet. Je suis entièrement d'accord avec ce qu'a dit Christian Saint-Étienne.

C'est très très grave même qu'il y ait eu cette idée-là que ce soit possible que je sache depuis la réforme du barême de l'impôt sur le revenu, la sollicitation des classes moyennes et classes moyennes supérieures à financer les politiques publiques à travers l'impôt l'impôt sur le revenu et bien il a été augmenté, il a été pratiquement doublé. C'est une augmentation de 60 %. Donc, j'ai un peu l'impression que chacun paye sa part su figurant la catégorie à laquelle il appartient et toujours taper sur les mêmes.

Il y a un moment où ça va vraiment poser un énorme problème de motivation et surtout de contribution euh de sentiment de contribution à un système. Pour finir juste là-dessus et venir sur votre sujet, sur les retraités, euh Bruno Lemire dont dont François Berou, premier ministre, a adressé un bilan absolument calamiteux parce que finalement, il nous a présenté ce matin des chiffres, des courbes, des tableaux par lesquels il nous explique que la France a a décroché depuis 7 ans. Alors bon, tout le monde était là se regarder, on était un peu gêné quand même parce que euh voilà 7 ans, c'est quoi ?

Qu'est-ce que ça veut dire ? Bon bref, chacun fera la conclusion qu'il a envie sur ce sujet-là. Je reviens sur le Je reviens Oui.

Bruno Lemer qui disait "En France, on a un système généreux mais c'est pas lui qui est généreux, c'est pas le gouvernement qui est généreux. Ceux qui sont généreux, ce sont les catégories qui contribuent à travers leur cotisation à ce qu'il existe de la solidarité à l'intérieur même des régimes." Je rappelle, il y a 10 milliards de transferts intercatégoriels dans l'assurance chômage.

Il y en a beaucoup plus dans l'assurance maladie. Alors, ça va quoi. Euh les les les cadres, les professions intermédiaires, les techniciens, les agents de maîtrise, ils payent plein pot à la cantine scolaire, il payent plein pot les transports scolaires.

Bon, il y a peut-être un moment où va falloir que ça s'arrête. Oui, je me doutais que cette proposition choque pour réduire le la SQ, allez-vous faire réagir sur J'étais un peu long mais il fallait que ça sorte si vous voulez. La la fortune des milliardaires, faut pas y toucher, c'est sacré.

Mais par contre euh le petit cadre moyen dans une entreprise de province, celui-là il peut passer à la caisse. Il y a un moment, va falloir que ça s'arrête parce que sinon on on va vraiment vers des graves graves problèmes sociaux. Maintenant sur les retraités, je pense que Marc Ferat fait une toute petite erreur.

Il en fait plusieurs pour le coup dans son explication mais je pense pas qu'il le fasse de façon très volontaire mais je veux simplement rectifier son propos. D'abord, les 10 % d'abattement, c'est pas pour frères professionnels. Ça n'est pas vrai.

Quand on regarde l'origine de cette disposition, il faut quand même la remettre en contexte. Il s'agit d'un abandement qui qui veut valoriser le fait que pour des gens à la retraite, il y a des services qui sont plus chers que quand ils sont en activité. C'est une forme de rétablissement d'une forme d'équilibre.

Bon, moi je ne sais pas si c'est justifié ou pas. En tout cas, ça existe et si on le supprime, c'est une façon évidemment de faire payer plus d'impôts au retraités. Et moi, je pense que ça se discute, ça se réfléchit. 2è point euh euh Marc Ferat il parle du de partage des efforts, mais moi je suis d'accord avec ça.

Partageons les efforts. Il y a des efforts à faire, il faut les partager. Mais on parle de quoi ?

Et bien, il faut mettre à contribution les salariés, les entreprises. He on parle des retraites, on parle des cotisations. Nous, on l'a dit, il est hors de question que ce soit toujours les salariés qui payent.

Moi, je suis désolé. Aujourd'hui, il y a de 200 milliards d'argent public qui va vers les secteurs économiques, va vers les entreprises qui est utilisé plus ou moins bien, peu importe. Euh non, pas peu importe, au contraire, c'est très important, mais moi, c'est pas les 200 milliards en tant que tel qui me gênent.

C'est le fait que finalement, c'est toujours les mêmes qu'on vient euh mettre à contribution. S'il faut partager des efforts, et bien il faut que tout le monde s'y mette. Effectivement à ce titre, les actifs, les entreprises, les les les employeurs donc sur leur propre cotisation et les retraités.

On en discute. Ça fait partie de la négociation qui est en cours. Il il faut que tout le monde s'y mette leur parole à l'économiste.

Est-ce que c'est juste ? Mais effectivement, on peut pas euh continuer de frapper. Enfin, nous sommes dans une nouvelle révolution industrielle très technologique, hein.

On se bat pour attirer des gens qualifiés. On se bat pour former des ingénieurs. Il y en a pas assez.

Il faut que les filles fassent plus de math et qu'on ait plus de filles ingénieures. On se bat pour attirer des développeurs d'informatique. Ce sont des gens qui sont bien payés sur un marché international.

On va les attirer et dès qu'ils arrivent claque, on conne dessus par tous les moyens. C'est comme ça queon construit une politique économique, une politique industrielle. C'est-à-dire qu'à un moment donné, il faut que le gouvernement connecte ses neurones.

On peut pas d'un côté dire il faut relancer la production. Relancer la production. Ça suppose d'encourager les gens qui travaillent, qui sont qualifiés.

Les gens qui qui sont ingénieurs, les gens qui sont médecins, ils ils ont fait bac + 5, bac + 7, bac + 10 et dès qu'il travaillent cac, on tape dessus. Mais c'est du délire. On est le le reste de l'Europe fait exactement l'inverse.

Le gouvernement est rhabillé par pour l'hiver he Valérie grands longtemps avait des choses à dire. C'est vrai Pasquel Berino, taxer les les retraités là à la fin d'un tabou français. Euh on est vraiment dans une zone très dangereuse, très glissante.

C'est c'est extrêmement périlleux parce que faut bien voir en plus de ça qu'indépendamment de ce que je disais tout à l'heure, c'est-à-dire le poids électoral des retraités, les retraités sont très importants dans une société. Les retraités, ils ont des enfants, des petits enfants. Euh, ils diffusent euh une certaine euh une certaine tonalité positive euh ou négative.

Et si on les met dans le collimateur de l'action publique, je crains que le pouvoir public euh les pouvoirs publics qui déjà je regarder les les derniers euh structures de popularité pour le premier ministre et le président de la République, c'est assez dramatique hein. C'est assez dramatique. On est au niveau de ça dépend des côtes de 25 26 %.

Le premier ministre a beaucoup perdu en terme de de popularité à la suite de l'affaire de Betaram. Donc euh attention euh tout ça est d'une extrême fragilité. Euh les forces extrêmes sont en train de se remettre en place sur l'hypothèse euh en effet euh d'une mise en cause de la responsabilité du gouvernement.

Donc voilà, il faut choisir et faire attention à ceux qui continuent en dépit de tous ces éléments hostiles à vous soutenir. Valérie, je suis toujours perplexe quand le gouvernement dit "Nous allons par exemple taxer les retraités les plus aisés." D'abord, où est le curseur ?

Ça c'est la première chose. La deuxième, on est quand même dans une société où la fracture générationnelle entre les boomers puisque c'est comme ça qu'on nous appelle. je fais partie de cette génération et les plus jeunes euh semble un peu tendu.

Les rapports ne sont pas aussi simple. J'adorerais qu'on soit dans cette société que vous décriviez où les retraités sont considérés pour ce qu'ils sont. Ce n'est pas tout à fait le cas.

C'est vrai que les plus âgés d'entre nous ont une vie plus facile et qu'on voit bien là avec la voilà. Oui, bien là aussi bien sûr en moyenne mais la bascule du monde qui est en train de d'arriver, elle va évidemment concerner nos enfants et beaucoup moins nous. Donc il faut faire attention à la différenciation des âges.

Eux aussi sont dans le viseur du gouvernement. On a parlé des retraités. Le gouvernement veut s'attaquer une fois de plus à l'indemnisation des chômeurs.

Le gouvernement cherche de l'argent et donc il va faire des coupes sur ceux qui ne crient pas comme les chômeurs dit le syndicat des quadres CFE CGC. Euh la parole à une figure une figure emblématique de la défense des travailleurs des chômeurs, ancien délégué CFDT de l'usine de Florange, ancien député européen. Édouard Martin, bonsoir, merci de nous accorder du temps.

Vous êtes aujourd'hui euh formateur. Pour remettre les chômeurs au travail, est-ce qu'il faut réduire leurs droits, leurs allocations ? Écoutez moi, je si vous permettez euh aujourd'hui le premier ministre s'est aventuré un exercice de sap, en tout cas à préparer les mentalités à des lendemains qui déchantent et à des lendemains difficiles.

Effectivement, vous avez raison, il a ciblé les personnes, en tout cas les groupes sociaux qui n'ont pas beaucoup de moyens de se défendre, qui ne sont pas organisés. On parlait des retraités, on parle maintenant des chômeurs. On je rappelle que on sort à peine d'une nouvelle réforme des du chômage qui a amoindri les droits au chômage.

Et je vais vous donner simplement un exemple. Je m'occupe de la formation mais je m'occupe aussi d'une agence de travail temporaire d'insertion des personnes qui sont en recherche d'emploi. J'ai actuellement des dizaines de personnes qui qui font le pied de rue devant l'agence qui cherchent du travail.

Mais du travail, il y en a pas. Parce qu'on parle du manque de productivité, du manque de compétitivité, mais on parle pas aussi du manque d'investissement. La France est championne du monde dans l'investissement de la recherche, dans l'immatériel, mais elle est en dessin de nos voisins sur l'investissement de production de machines outils.

C'est ce qui fait aussi la différence et ce qui manque aussi c'est l'investissement. Et là, monsieur Bairou n'a aucun en aucun cas n'a parlé de du manque d'investissement, notamment l'investissement public. C'est ce qui va nous aider à créer de la richesse et à gagner en compétitivité.

On s'attaque au plus faible, au plus précaire, à ceux qui sont pas organisés. Je crois qu'ils n'ont pas encore compris la leçon des gilets jaunes et je crains aussi qu'il y ait des lendemains qui déchantent pour gouvernement s'ils poursuivent dans cette voie. Édouard Martin pour me faire non pas l'avocat du diable mais pour peut-être expliquer pourquoi cette piste est considérée.

Certains pays dans le nord de l'Europe ont durci les conditions d'indemnisation au chômeur et l'une des des conséquences a été la baisse du chômage. Non mais la conséquence la baisse du chômage mais est-ce que c'est une baisse de chômage réelle ou c'est une baisse de chômage supposée ? parce que les chiffres, on peut leur faire dire n'importe quoi.

La vraie question est de savoir est-ce qu'aujourd'hui les entreprises, en tout cas le monde du travail répond suffisamment au demandeur d'emploi. Moi je peux vous dire parce que je le vis au quotidien la réponse est non. Alors si on veut encore appaouvrir une partie de la société française, on a qu'en continuer comme ça, il y a pas de problème.

Mais les on va on ne va que déplacer la facture sociale du de l'unic vers d'autres, les communes, les les départements et cetera. Donc en infini en globalité, on ne va pas arranger la situation de la France et des Français. C'est ça ma crainte.