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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 15 mai 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSolidarités & famille

Alexandre Perez : après l'audition de François Bayrou sur Bétharram, il est temps "qu'on parle enfin des victimes"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette audition a répondu à vos attentes ?

  • 1:35RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que vous avez obtenu les réponses à vos questions sur son rôle dans cette affaire ?

  • 1:56RelanceRéponse partielle

    Donc vous vous êtes convaincu par sa prestation ? Parce que tout le monde ne l'est pas.

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Les projecteurs ont été trop braqués sur François Bayrou depuis le début. C'est ça ce que vous nous dites ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    François Bayrou a proposé hier soir la création d'une autorité indépendante sur les violences contre les enfants. Ça servirait à quoi ? Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?

  • 3:55RelanceRéponse directe

    Mais donc elle va servir à quoi, cette autorité indépendante ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurChiffre
    « Vous représentez plus de 200 personnes. »
  • 0:41PrésentateurFait
    « Vous êtes par ailleurs conseiller municipal à Pau dans l'équipe du maire François Bayrou. »
  • 1:05Invité politiqueFait
    « Il y a des propositions qui sont faites par le Premier ministre. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « Le besoin urgent, c'est l'accompagnement psychologique. »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Il a déroulé toutes les pièces qu'il avait en sa possession et qu'il n'avait pas à l'époque où on lui posait cette question. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « On se riait à l'Assemblée nationale. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Parce que cette commission n'a fait que reculer la prise en charge des victimes. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Bien sûr, c'était l'affaire Bayrou et pas l'affaire Bétharam. »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « C'est une bonne chose et nous l'appelons de nos voeux. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « parce que nous avons conscience que les gens viennent nous voir à nous et ne vont pas forcément voir les autorités pour parler »
  • 4:18Invité politiqueFait
    « C'est une autorité de recueil, de signalement, de plainte, d'accompagnement. »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « avec Jean-Marc Sauvé, qui était à la tête de la SIAZ, cette entité qui a fait ce rapport sur les violences sexuelles dans l'Église. »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « toutes les petites polémiques que l'on peut entendre à droite à gauche, malheureusement, au lieu de serre du bien, ça fait du mal. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Nous sommes bénévoles. »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur27 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21, une ambiance électrique hier soir à l'Assemblée. François Bayrou soumis à un feu de nourri de questions durant 5h30. Audition très tendue devant la commission d'enquête parlementaire consacrée à l'affaire Bétaram. Le Premier ministre s'est expliqué sur ce qu'il savait ou non de ces violences physiques et sexuelles perpétrées pendant plusieurs dizaines d'années dans cet établissement catholique situé près de sa ville de Pau. Bonjour Alexandre Pérez. Bonjour. Vous êtes membre du collectif des victimes de Bétaram. Vous représentez plus de 200 personnes. Vous-même avez subi des violences dans les années 90.

Vous êtes par ailleurs conseiller municipal à Pau dans l'équipe du maire François Bayrou. Est-ce que cette audition a répondu à vos attentes ?

0:49
Invité politique

Écoutez, comme vous venez de le dire, cette audition était assez électrique, au moins au début. Ce n'était pas forcément très agréable à regarder. Feu nourri de questions. Écoutez, à la fin, on peut dire qu'on a parlé des victimes. Il y a des propositions qui sont faites par le Premier ministre. Donc nous attendons qu'il nous en parle, qu'il nous propose quelque chose pour accompagner les victimes. Et le besoin urgent, c'est l'accompagnement psychologique. Et après, on verra. Mais 5h30 d'audition, c'était long. Nous étions réunis, une dizaine, chez un ami à côté de Pau. Et voilà, nous avons suivi l'intervention, l'audition du Premier ministre avec attention.

1:35
Présentateur

Mais est-ce que vous avez obtenu les réponses à vos questions sur son rôle dans cette affaire ?

1:39
Invité politique

Oui, je pense que là, il a été totalement clair. Il a déroulé toutes les pièces qu'il avait en sa possession et qu'il n'avait pas à l'époque où on lui posait cette question. On se riait à l'Assemblée nationale. Donc là, il avait, 4 mois après, la connaissance pleine et entière du dossier.

1:56
Présentateur

Donc vous vous êtes convaincu par sa prestation ? Parce que tout le monde ne l'est pas. Y compris d'ailleurs au sein de votre collectif, il y a des voix qui sont plutôt critiques. Vous, vous êtes convaincu ?

2:05
Invité politique

Le collectif, c'est une somme d'individualité et chacun a sa sensibilité. Chacun a vécu ce moment différemment. Moi, je pense que de ce que je vois aussi, même dans les médias, c'est assez positif. Et c'est surtout, est-ce qu'on va pouvoir refermer cette page et passer à l'après et qu'on parle enfin des victimes ? Parce que cette commission n'a fait que reculer la prise en charge des victimes. C'est ça le problème.

2:30
Présentateur

Les projecteurs ont été trop braqués sur François Bayrou depuis le début. C'est ça ce que vous nous dites ?

2:35
Invité politique

Bien sûr, c'était l'affaire Bayrou et pas l'affaire Bétharam. Et nous, on parle de l'affaire Bétharam. Et hier, je me lève pour faire cette interview et je vois des messages de camarades qui me disent « Alexandre, je n'étais pas d'accord avec ton point de vue. » Donc évidemment, je prends tout ça en compte et que ça me touche aussi parce que c'est beaucoup de souffrance et que je dois parler quand je vous parle au nom de toutes les victimes et pas seulement d'Alexandre Pérez et de sa sensibilité.

3:00
Présentateur

François Bayrou a proposé hier soir la création d'une autorité indépendante sur les violences contre les enfants. Ça servirait à quoi ? Est-ce que c'est une bonne chose ou pas ?

3:10
Invité politique

C'est une bonne chose et nous l'appelons de nos voeux. Nous avons à plusieurs reprises soumis des propositions avec Alain Esquer et les membres du collectif et des collectifs.

3:19
Présentateur

Alain Esquer, c'est le porte-parole de votre collectif, oui.

3:22
Invité politique

Exactement. Le lanceur d'alerte est porte-parole du collectif. Et nous attendions des actions, des actes forts de la part du gouvernement qui tardaient à arriver. C'est pour ça qu'Alain Esquer déclare hier, jusqu'à ce jour, jusqu'à l'interview d'hier, qui précédait d'ailleurs l'annonce de François Bayrou, parce que pour les médias, il fallait aussi qu'on ne tarde pas. On ne pouvait pas faire une déclaration à 23h. Et c'est vrai qu'hier soir encore, nous n'avions pas d'annonce forte. Et là, le Premier ministre a annoncé cette proposition.

3:55
Présentateur

Mais donc elle va servir à quoi, cette autorité indépendante ?

3:59
Invité politique

Déjà, les victimes parlent aux victimes. Donc depuis le début, nous faisons cette proposition parce que nous avons conscience que les gens viennent nous voir à nous et ne vont pas forcément voir les autorités pour parler parce qu'il faut de la bienveillance et tout ça. C'est une autorité de recueil, de signalement, de plainte, d'accompagnement. Les contours de tout ça vont être dessinés aussi lors de la commission indépendante qui s'est lancée le 2 mai avec Jean-Marc Sauvé, qui était à la tête de la SIAZ, cette entité qui a fait ce rapport sur les violences sexuelles dans l'Église.

Et on a conscience qu'il faut faire quelque chose qui n'existe pas et on va dessiner les contours au fur et à mesure qu'on avance et avec, comme je vous disais, toutes les sensibilités de nos collectifs.

4:56
Présentateur

Et aujourd'hui, vous continuez à recevoir des témoignages ? Des victimes sollicitent votre collectif ?

5:02
Invité politique

Oui, toujours, toujours. Alain Esquer, j'étais dans son bureau hier après-midi et il me disait qu'il recevait encore des témoignages. Alors, c'est sûr que toutes les petites polémiques que l'on peut entendre à droite à gauche, malheureusement, au lieu de serre du bien, ça fait du mal. Peut-être que ça enlève un peu de confiance chez certaines personnes qui voudraient parler. Il faut qu'on éclaircisse tout ça. Il faut que toutes les tensions qui sont dues, en fait, à cette latence, à ce temps où il ne se passe rien, à cause de ces commissions, à cause de l'attente de cette audition de François Bayrou d'hier, ne profitent pas aux victimes, ne profitent pas à la libération de la parole.

Et nous, sur le terrain, c'est du lundi au dimanche, du matin au soir. Nous sommes bénévoles. Nous avons besoin de cette structure. Et je pense que maintenant, elle va arriver parce qu'on est sur le temps d'après, après cette audition qui était électrique et lourde pour tout le monde.

5:57
Présentateur

Merci beaucoup, Alexandre Pérez, membre du collectif des victimes de Betaram. Vous étiez l'invité du 5-7.