Bruno Retailleau : "Le seul drapeau que je veux voir sur les mairies, c'est le drapeau français"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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À quoi s'attendre pour la journée de mobilisation du 18 septembre ?
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Comment distinguer les moments de violence et y répondre ?
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Est-ce que le sabotage est devenu un mode d'action des grévistes ?
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Redoutez-vous une ingérence étrangère dans les mobilisations ?
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Jean-Luc Mélenchon parle d'un climat insurrectionnel. Partagez-vous cette analyse ?
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Avez-vous obtenu gain de cause sur l'annulation du décret sur les médicaments génériques ?
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Vous êtes bien sur RMC et BFM TV ? Bonjour Bruno Retaillot. Bonjour Apoline de Maler.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes ministre de l'intérieur, ministre de l'intérieur des missionnaire comme on dit et président du parti les Républicains. De très nombreuses questions à vous poser ce matin, mais je voudrais qu'on commence par la journée de demain.
Demain, ce jeudi 18 septembre, journée d'action à l'appel de l'intersyndical, jeudi noir dans les transports, notamment dans l'éducation. Plusieurs questions. À quoi s'attendre ?
Quel dispositif vous avez mis en place ? Et est-ce que vous craignez des débordements ? Est-ce que vous attendez à une mobilisation extrêmement forte ?
Est-ce qu'elle peut avoir lieu dans le calme ? Je m'attends à une mobilisation qui sera très forte avec une journée hybride et c'est ce qui en fait la difficulté. hybride parce que on risque d'avoir tôt le matin dans la matinée des bloqueurs euh du sabotage euh des grouuscules d'ultra gauche qui veulent casser et qui sont des ultraviolents et on risque d'avoir cette convergence des violents et puis ensuite il y aura les cortèges.
Mon rôle comme ministre de l'intérieur c'est de faire en sorte que les françaises, les Français qui veulent manifester paisiblement puissent le faire. Ça c'est la Constitution. En revanche, on sait parfaitement qu'il y aura des milliers, sans doute entre 5 et 8000 ou 10000 individus qui viendront pour la bagarre, pour la casse, animé du antiflic et c'est ce qui sera compliqué à gérer.
Mais n'en doutons pas, il y aura sans doute une très forte mobilisation parce que là aussi, il y a la partie syndicaliste, il y aura des lycéens qui seront des collégiens dont les professeurs feront grève et qui seront dans la rue. Bruno Raillot, lorsque vous dites au fond qu'il y a hybride comme vous dites plusieurs moments. Vous parlez de bloqueur, c'est évidemment la suite de bloquou, le mouvement qui a été lancé la semaine dernière.
Vous parlez aussi de quelques milliers de personnes qui seraient attisées par une forme de haine, même antiflic. Ça c'est plutôt, j'imagine, en fin de journée, en fin de cortège d'éventuels black block qui s'y glisserait. Comment vous faites pour distinguer les différents moments et comment vous y répondez ?
Nous allons y répondre massivement. Ce que j'observe, c'est que le 10, on voulait il voulait bloquer la France. Ils n'ont rien bloqué du tout.
On a donné des consignes très très fermes mais ils sont sans doute animés d'un sentiment de revanche et donc nous y répondrons avec des moyens massifs et avec des consignes claires. Les moyens massifs, c'est plus de 80000 policiers et gendarmes. Des moyens technologiques de drones, mais aussi de Sentor 24 centors.
Ce sont des engins, ce sont des engins blindés de la gendarmerie nationale qui permettent de faire face à des troubles les plus graves, des émeutes et cetera. et puis 10 engins lanceur d'eau là aussi avec des mesures de prévention avec l'autorité judiciaire, des fouilles par exemple pour que on puisse voir si dans des sacs il peut y avoir des objets qui pourraient être des armes par destination. Donc voilà avec une très forte organisation et puis des consignes claires.
Voilà lesquels les elles sont claires, c'est-à-dire de la fermeté de l'autorité. Euh quand il y a des blocages, on débloque. Dès qu'il y a dégradation atteinte au bien ou aux personnes, on va au contact très vite en étant mobile, en étant agile pour interpeller et déférer à la justice.
Pour interpeller, pour déférer avant même qu'il n'y ait euh d'éventuelles dégradations. La semaine dernière, vous aviez donné par exemple comme instruction d'arrêter pour d'autres tort que seulement la dégradation. par exemple le fait d'avoir le visage masqué qui permettait en quelque sorte d'arrêter avant même que la dégradation ne soit commuse.
C'est la loi. C'est la loi. C'est la loi.
Ce que je veux simplement dire, on l'a vu la semaine dernière, le 10, c'est que il y avait beaucoup de jeunes, des collégiens et des lycéens. Et malheureusement, il commence à prendre des habitudes, en tout cas vestimentaires de black blocks, de noir vêtu, masqué. Je veux m'adresser aux familles et aux parents.
Il y a une responsabilité aussi parentale. Quand on voit des jeunes adolescents se mêler à des violences, ça n'est pas leur place. J'en appelle aussi à la responsabilité parentale.
Responsabilité parentale qui pourrait aller jusqu'à une forme de condamnation des parents qui pourraient aussi être judiciarisé en quelque sorte. Ah je il y a dans notre code pénal un article 227-17. Lorsqu'il y a défaillance de la responsabilité parentale, cette responsabilité peut être appelée, y compris d'ailleurs au pénal. simplement euh on en est pas là, c'est simplement un message vis-à-vis des parents.
Bruno Rotaillot, euh vous avez dit qu'il pourrait y avoir dès le matin euh des tentatives de blocage voir même de sabotage. Est-ce que un vous allez dès ce soir mobiliser une cellule interministérielle de crise lorsque comme vous l'aviez fait la la semaine dernière précisément pour anticiper certaines actions qui pourraient avoir lieu dès cette nuit ? Et lorsque vous dites sabotage, est-ce que ça veut dire que désormais c'est un mode d'action y compris des grévistes ?
Deux choses, deux réponse bien sûr. Nous allons réunir la cellule interministérielle de crise parce que dans cette crise, il y a un certain nombre d'autres ministères. Je vous parlais par exemple de l'éducation nationale avec les collégiens, les lycéens, mon collègue Philippe Tabarot aussi pour les transports puisque ce sera une journée noire sans doute sur Paris en matière notamment de de métro. la SNCF sera sans doute moins touchée.
Et puis je vous le dis, dès cette nuit, j'ai demandé aux forces de sécurité intérieure de patrouiller et de faire un certain nombre de d'actes de vigilance notamment auprès de ce que l'on appelle des organismes d'intervitaux. Mais oui, vous l'avez dit, le sabotage est devenu une technique notamment de l'ultra gauche, des mouvements ultra en général et c'est devenu un des instruments qui se banalise. Est-ce que vous redoutez aussi que l'ingérence étrangère se glisse dans ces moments-là ?
Je le dis parce que précisément une des questions sur les sabotages des lignes SNCF juste avant les Jeux Olympiques il y a 1 an avec l'enquête qui avance, la question de l'ingérence étrangère est posée. Est-ce que l'ingérence étrangère, est-ce que la Russie, est-ce que certains de nos ennemis se glissent dans ces moments de désordre pour les accentuer ? L'ingérence étrangère, elle existe.
L'histoire des têtes de cochon, vous savez, devant mosquées, c'était très clairement une ingérance étrangère. On connaît euh le mode opératoire, l'individu a été arrêté, on le sait très bien. En revanche, ne voyons pas le mal là où il n'est pas.
Pour l'instant, j'ai questionné les services de renseignement et on ne voit pas pour l'instant de de mains invisibles étrangères opérer, mais on est très très vigilant. Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit, on l'a vu le 10 septembre, on l'a vu à la fête de l'humanité, la société est, je cite, en état d'ébullition et en état de mobilisation. Est-ce que vous constatez la même chose ?
Mais il y a une un état tension que monsieur d'ailleurs Mélenchon souhaite exaspérer. Monsieur Mélenchon souhaite créer dans la société française un climat insurrectionnel. Exaspéré ou exacerbé, les deux.
Mais ce climat insurrectionnel, il l'a théorisé puisqu'il a dit lui-même qu'il voulait tout conflictualiser. Ce qui est incroyable, c'est que pour la première fois sous la 5e République, un parti qui dispose d'un groupe important à l'EN à l'Assemblée nationale porte ce discours justement de brutalisation du discours politique. Et vous savez, la violence commence d'abord dans les discours, elle commence d'abord par les mots.
Il jette de l'huile sur le feu. Évidemment, c'est ce qu'il souhaite, le chaos. Il souhaite le chaos.
Mais est-ce que au-delà de ce souhait politique, vous constatez-vous aussi une France en colère ? Est-ce que même je vous pouvez comprendre une partie de cette colère ? Mais moi, je comprends parfaitement des concitoyens euh qui euh se sont appauvr s'est appauvr, on le voit bien la différence de pouvoir d'achat de niveau de vie PIB par habitant entre un Allemand et un français, c'est 7000 € aujourd'hui.
Il y a 25 ans, c'était la même chose. Donc ils se ils ressentent cette il aura dans la rue autant les chemineux que les pharmaciens par exemple. C'est ce que je vous dis.
Euh je comprends et d'ailleurs mon rôle, j'ai commencé par le dire, mon rôle commistre de l'intérieur, c'est de faire en sorte que les manifestants, les syndicalistes qui souhaitent manifester, qui souhaitent dire quelque chose par ce moyen-là puisse le faire paisiblement. Maintenant, les pharmaciens évidemment, j'ai été un des premiers dans un tweet à dire qu'il faut absolument rapporter annuler ce décret parce que je suis un rural et ce sera le décret sur la question des médicaments génériques. Oui, parce que on se plaint de la désertification médicale.
Mais je vous assure que ce soit dans les quartiers en ville, que ce soit en milieu rural, les pharmacies tiennent encore notre ils se sont sentis culpabilisés. Bah non seulement cela mais l'effet ce serait la fermeture de milliers de pharmacistes sur l'ensemble de notre territoire. Avez-vous obtenu gain de cause sur cette annulation du décret ?
Je suis sûr que je l'obtiendrai. Vous l'obtiendrez. Bruno Retaillot.
La question du linchage des policiers. La police semble-t-il ne fait plus peur. Il y a eu non seulement un lynchage à Tourcoin mais ensuite à Reince où deux policiers ont été tabassés en règle par une dizaine d'individus.
Deux personnes ont été interpellées. Où sont les autres ? Et puis cette question aussi, l'un des auteurs sortait de prison 4 jours plus tôt.
Ça veut dire qu'ils n'ont plus peur de la police ? Non seulement ils n'ont plus peur de la police, mais il y a cette haine antiflic. Cette haine antiflic, elle est encouragée à la fois par un discours politique, je viens de le dire.
Des parlementaires du groupe des insoumis ont tweeté la police tue. La police tue partout. C'est inacceptable.
C'est inacceptable et je veux pousser un cri de colère ce matin parce que c'est mettre une cible dans le dos de chaque gendarme, de chaque policier. C'est une autorisation de taper du flic ou du gendarme. Inacceptable.
Première chose, c'est un discours et j'accuse solennellement les insoumis de propager cette haine antiflic. 2è élément, vous ne pouvez pas en règle générale et quasiment systématiquement nous trouvons les auteurs à Tourcoin à Tourcoin ils étaient cinq sur les cinq quatre mineurs. Très bien.
Le problème c'est pas la police et la gendarmerie, ils font leur travail c'est quelles seront les suites judiciaires ? Ce que je veux, ce que je propose, c'est que quand on tabasse, quand on lâche, quand on lâche lâchement justement un gendarme, un sapeur pompier, quelqu'un qui est un policier habillé d'un uniforme, alors c'est la case prison. Ce qu'il faut, c'est des peines minimales mais incompressibles.
Écoutez-moi bien. Quand vous héritez quand vous avez 1 an de prison ferme aujourd'hui, il y a 6 mois de réduction de peine automatique. Est-ce que les honnêtes gens, la France des hê gens, ça me parlogan ?
Oui, parce que c'est la France silencieuse. Il y a deux Frances. Il y a une France qui s'engage, qui paye ses impôts, qui cotise et qui cotise toujours plus.
Et il y a une France qui s'ene. La France est barbare. Celle qui est nourrie à la haine antiflic. cette France justement qui crache bien souvent sur tous les symboles qui représentent notre nation, notre patrie et moi je laisserai pas faire.
Pour vous c'est les mêmes, c'estd que vous avez commencé euh lorsque l'on parlait de ceux qui veulent bloquer au début de la journée de demain ou qui veulent tout casser dans la soirée qui sont sans doute les black block. Vous avez dit il y a cette haine antiflic. Vous dites ensuite que LFI et les députés qui ont tweeté la police tue, c'est la haine antiflic et puis ceux qui tabassent à Tourcoin ou à Reince, c'est la haine antiflic.
Est-ce que est-ce que vous voyez une continuité ? Il y a un continuum en ce sens que un discours violent provoque et suscite des actes violents. C'est une porte ouverte.
Voilà, c'est tout. Et il faut avoir cette responsabilité d'autant plus lorsqu'on a accès aux médias, d'autant plus quand on on doit porter l'échappe tricolore qui doit nous astreindre tous euh à accomplir un certain nombre de devoirs et avoir vous avez dit on les arrête quasi systématiquement mais le taux d'élucidation des des policiers a baissé entre 2017 et 2024 sur quasiment tous les indicateurs et notamment sur les atteintes au bien sur les les vols sur les vol lié aux véhicules sur les tentatives d'homicile, il est meilleur en revanche sur les les violences physiques. On a aussi fait baisser un certain nombre de délinquence, notamment vol dans les transports, notamment cambriolage et cetera.
Il y a un taux d'élucidation qui qui doit Mais les policiers ont-ils les moyens à la fois d'arrêter et de faire leur travail justement de taux d'élucidation ? Deux réponses. La première réponse, c'est la sanction.
La sanction n'est pas suffisante. Les peines minimales, les courtes peines ont un énorme problème. C'est la justice des mineurs.
Vous savez, je je reçois des fiches de police de gendarmerie. Je regarde systématiquement quand il y a par exemple un meurtre, quand il y a des blessés graves et la victime le mise en cause est un mineur. Je regarde toujours, je demande à ce qu'on me mette le tage notamment les antécédents judiciaires.
C'est pas 10 antécédents judiciaires, c'est pas 20, c'est souvent plus de 30. Pourquoi ? Parce que ces jeunes et c'est de notre faute, ces jeuneslà ont un sentiment d'impunité parce que on n'ose pas faire tomber sur eux une peine de prison.
Ce qui fait qu'on c'est pas c'est moral pour partie. Ça fait partie mais ça fait partie des idées 68 ardes en disant il faut absolument réhabiliter ces jeunes, il faut être pédagogue, les relever par l'éducation. Mais je suis désolé, vous êtes maman, je suis papa.
Et bien, on sait parfaitement que élever un enfant, c'est pas seulement l'éduquer tendrement bien sûr, mais c'est aussi la sanction. Or, on refuse la sanction et en refusant la sanction dès les premiers délit graves, on les enferme dans des parcours de délinquence et quand au bout de 30 antécédents judiciaires, il y a un meurtre, c'est trop tard parce que il y a du sang et parce que ces parcours-là, même quand ils font de la prison, parce qu'à ce moment-là, ils seront condamnés à des peines de prison, ça ne sert plus à rien. Donc ça commence par l'éducation, ça commence par effectivement une forme aussi de morale ou de retour d'une forme d'autorité.
Mais je vous repose la question, est-ce que pour vous ce n'est qu'un problème au bout de la chaîne, c'est-à-dire au niveau judiciaire, ou est-ce qu'il y a un problème aussi d'élucidation, de difficulté à tout simplement mettre la main sur les auteurs ? J'ai parlé d'une double réponse. La double réponse, c'est bien sûr d'abord la sanction pénale et c'est une révolution pénale au niveau de la justice des mineurs.
Tant qu'on on n'y arrivera pas sur le Conseil constitutionnel, vous en enlevez une partie cet été. Oui, absolument. C'est absolument, je pourrais en parler, ça m'a beaucoup choqué.
Deuxième élément, double réponse, c'est que l'investigation. Quand je suis arrivé au ministère de l'intérieur, je me suis aperçu que euh toute cette filière qui était la filière un peu noble de la police nationale, jadis avait été, si j'ose dire négligé et à tel point que beaucoup de jeunes aujourd'hui qui s'engagent dans la police ne veulent plus devenir officier de police judiciaire. Pourquoi ? pour plein de raisons, c'est-à-dire ceux qui justement travaillent derrière à remonter les enquêtes.
Et bien, je me suis battu ces derniers mois justement, y compris vis-à-vis de Matignon, de Bercy pour que nous puissions annoncer ça, je ne sais pas si c'est moi qui l'annoncerai et on verra pour l'avenir devant un plan pour revaloriser justement toute cette filière de l'investigation. C'est aujourd'hui, il y a une autre rupture. Il faut revaloriser, donner ses lettres de noblesse et encourager le parcours de ces jeunes policiers.
C'est un parcours difficile parce que quand vous êtes officier de police judiciaire, quand vous êtes enquêteur, vous faites de l'investigation, ça vous tombe dessus le vendredi, vous y passez la nuit, vous y passez le weekend. Moi je les connais les policiers, vous savez les belles affaires, notamment les cryptonnaies, mais il y en a plein d'autres. Les françaises et les Français ne savent pas l'ingéniosité, le travail mais d'orfèvre vraiment qu'ils font et et pour moi, je suis toujours admiratif mais c'est dur et pour ça, il faut les revaloriser.
Vous restez ministre de l'intérieur, Bruno Rillot. pas automatiquement, certainement pas, c'est mal me connaître. Automa.
Alors, qu'est-ce que qu'est-ce que vous demandez ? Qu'est-ce qui ferait que vous ne restiez pas ? Ce qui ferait que je ne resterai pas, c'est que on s'en bourbe dans la magouille politique et qu'on écoute pas les Français.
Moi, je pense que il y a évidemment une assemblée, un paysage politique est morcelé et quand vous écoutez les aspirations des Français, il y a une majorité nationale. Sur mes sujets régaliens, 70 % trouvent que il y a trop d'immigration, encore plus pensent que il y a pas suffisamment de sécurité. 80 % des Français désormais pensent que ils contribuent plus à notre système social qu'ils en bénéficient.
Vous demandez quoi ? Donc ce que je demande un en matière budgétaire, c'est que avant que l'État fasse la fasse la poche des Français, il qui se sert la ceinture. Je suis stupéfait à Pauline de Malerbe.
Les médias, la casse politique depuis des jours et des jours, on entend plus du tout parler dépenses publiques, on entend parler de taxes d'impôts. le problème français, on est déjà le pays au monde qui taxe plus et on est le pays en Europe qui a la dépense publique la plus la plus forte. La taxman c'est Non, mais bien sûr, mais je mettrai sur la table des propositions, je montrerai, je les ai déjà au premier ministre, au nouveau premier ministre, qu'on doit pouvoir y arriver sans 1 € d'impôts, simplement en avec moins de dépenses publiques.
Sur quel domaine est-ce que vous faites des économies ? de domaines, je vais vous en citer quelques-uns. On ne peut pas remplacer à l'avenir dès 2026 tous les fonctionnaires qui partent à la retraite, pas dans l'hôpital, mais notamment dans l'administration administrante.
Pourquoi est-ce que le temps de travail dans la fonction publique, dans des communes n'est pas le temps de travail qui est aligné sur le privé ? Pourquoi est-ce qu'il y a tant d'agences, des milliards, des dizaines de milliards, il faut là aussi faire le ménage ? Pourquoi est-ce que il y a en imagerie médicale, ça coûte très cher un milliard d'imagerie médicales inutile parce qu'on a toujours pas qui sont remboursés.
Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Pour enfin, j'ai je pourrais multiplier les exemples dans tous les domaines. Dans tous les domaines à Pauline de Maler il suffit de se baisser pour faire des économies des économies d'un côté sur le régalien et les domaines que que vous dont vous avez la charge aujourd'hui.
Est-ce que vous demandez de nouvelles lois sur les questions d'immigration ? à une lancée par Philippe de pour un référendum sur l'immigration. Laurentier dit l'avoir signé.
Vous l'avez signé vous ? Non, je la signerai pas. un ministre de l'intérieur ne signe pas des pétitions.
Je n'ai jamais signé deux pétitions. En depuis 10 ans puisque nous avions proposé avec François Fillon, c'était pour la primaire en 2016 il y a pratiquement 10 ans, un référendum justement modifier la Constitution pour que ce soit le peuple qui tranche. On l'a bien vu d'ailleurs en Grande-Bretagne.
Si vous voulez que ces questions-là ne viennent pas dans la rue, alors il faut les traiter en amont. Comment vous avez vu cette cette manifestation monstre à Londres ? pas comme un signe mais je le vois.
Vous savez chaque mois je rencontre les 27000. Mais c'est un signe que vous redoutez ou c'est un signe où vous aspireriez à ce qu'il y ait ce genre de magie Je le je suis en train de vous dire que je pense que la politique justement c'est de s'emparer des dossiers et malheureusement en France aujourd'hui la gauche et la droite a cédé parfois à ces comment dirais-je ces ordres pratiquement de de la gauche par peur. On a mis une sorte de tabou sur la la question migratoire. dans tous les pays d'Europe, il y a des ministres de l'intérieur euh de gauche et de droite, mais on a tous désormais pratiquement le même discours.
Donc, il faudra bien sûr euh cette euh ce référendum. Moi, je veux pas mentir aux Français. Aujourd'hui, il y a une constitution et la Constitution ne nous permet pas d'organiser un vrai référendum sur l'immigration.
Il faudra modifier par l'article 89 la Constitution pour que demain, mais ça ça sera le débat de 2027, on pourrait aujourd'hui sur un sujet, une question sociale par exemple par exemple faut-il demander au nouveaux venus un temps de carence de 2 ans, de 3 ans ou de 5 ans avant de toucher des aides, des allocations contribuit ? Oui, parce que l'article 11 permet justement ce genre de chos. Le Conseil constituel l'a dit, mais ça serait trop court si on veut vraiment changer de politique, avoir de nouvelles règles, on n'y coupera pas.
Il faudra un référendum. Avez-vous des lignes rouges ? Tout à l'heure, le Parti socialiste va être reçu par Sébastien Lecornu.
Alors, eux, ils demandent non seulement une suspension de la réforme des retraites, mais aussi une éventuelle taxe sur les très hauts revenus type Zucman sur la suspension de la réforme des retraites. Est-ce que là, c'est plutôt en tant que président des Républicains que je vous pose la question, est-ce que vous pourriez continuer à participer à un gouvernement qui accepte cela ? Bien sûr que non, parce que ce serait une crise, ce serait une crise financière.
Il faut qu'on m'explique. Moi, je tiens un système par répartition parce que c'est la solidarité entre les générations. Dieu sait si aujourd'hui on parle de guerre générationnel, les boomers contre les jeunes et cetera, expliquez-moi, euh il y a une soixantaine d'années et un peu plus, il y avait quatre quatre cotisans pour un retraité et aujourd'hui on a 1,6.
On va dans le mur. Donc il ne faut pas mentir. Il faut pas mentir aux français.
Vous savez ceux qui ont inventé la retraite à 60 ans avec monsieur le corn je vois pas je vois pas comment il s'en sort c'est-à-dire entre vos exigences et celles du parti mes exigences je je vais les reprendre j'en ai dit une. Il faut d'abord des économies plutôt que que l'impôt. Il en faut une autre c'est qu'un effort soit justement partagé.
Vous savez la France des honnêtes de gens, elle en a marre parce que c'est toujours elle qui est appelée à l'effort et ceux qui ne travaillent pas ont des allocations. Il faut bien entendu plafonner à 70 % la totalité des allocations reçues pour qu'il y ait un écart d'au moins 30 % entre le sal le salaire minimum et le travail et le revenu de l'assistance de la solidarité par exemple. Autre chose, on parlait du régalien, c'est une attente majoritaire des Français.
Le premier ministre n'avait pas prononcé le mot immigration ou sécurité euh mais sans doute parce que c'était la question n'avait pas été posée euh dans l'interview qu'il a donné à la PQR à la presse quotidienne régionale ce weekend. C'est impossible. Il faut ça vous a manqué.
Vous vous ai dit mais c'est c'est dans une grande interview pas un mot sur l'immigration sur la sécurité. Dit on s'est vu depuis mais il faut il a regretté. Non c'est pas non c'est pas où est-ce que c'est où est-ce que c'est une manière justement de de s'en sortir sans avoir à aborder ces questionsl ?
Vous voyez bien que il y a il y a deux pôles. Il y a le budget, le travail plutôt que l'assistana, les dépenses plutôt que les impôts et puis il y a le régalien. Et encore une fois, je le redis, ce sont des attentes majoritaires des Français.
C'est pas seulement LR qui le demande. Des Français de gauche demandent aussi qu'il y ait moins d'immigration et plus de sécurité comme les Français de droite pour vous au fond vous ne resterez pas coûte que coûte. C'est clair que non.
Ah, je vais vous dire, on est différent nous. La différence qu'on a dans ce fameux socle commun, c'est que euh nous n'appartenons pas à la majorité présidentielle. On est venu au gouvernement pour éviter le pire et les pires.
Le pire c'était le chaos et euh les pires c'était la gauche mélanchonisé. Mais nous euh on n'est pas des abonnés perpétuels. Si demain on pensait que l'orientation du gouvernement n'était pas conforme à l'intérêt supérieur de la nation, c'est-à-dire des Français et des Français, qu'est-ce que l'on ferait de plus au gouvernement pour prendre des postes, des places ?
Ça n'est pas du tout quand on connaît bien la conception que j'ai de la politique. Les convictions pour moi ça compte. Pour ou contre les juifs ?
La question elle a été posée comme ça. Lamentable comme ça par des étudiants de 2025. Vous savez, je fais les statistiques malheureusement mon ministère des actes antisémites, des actes antimusulmans, des actes antichrétiens.
Vous avez vu l'évolution qu'on a eu, même si il y a un ralentissement depuis quelques mois, mais il ne se passe pas une semaine sans que encore une fois la police, la gendarmerie ne me remonte des actes antisémites. Et là, vous avez dans une université française sur une boucle WhatsApp, je crois, un sondage pour ou contre, c'est absolument lamentable. On doit tous se mobiliser et là encore, ce sont les mêmes les ingénieurs du chaos qui sous prétexte d'antisionniste attisent les braises de l'antisémitisme.
C'est inacceptable. Quand maintenant monsieur Olivier Fort, pardon, demande à ce que euh le 22 septembre les mairies se pavoisent d'un drapeau palestinien, je dis stop. Je dis arrêtez, arrêtez Olivier Fort mairie maison commune.
D'ailleurs, la commune c'est un cadre commun. Notre société, elle est divisée, elle est fracturée. Alors, on va en rajouter, on va importer le conflit du prochain Orient.
Chez nous, on n' pas suffisamment de division en France. Pour vous, c'est une manière d'attiser. Vous vous liez les deux.
C'estàd je vous interroge sur la question de ce de ce sondage, comment même peut-on le dire ? pour ou contre les juifs comme si on disait pour ou contre les Arabes ou pour ou contre les noirs, enfin pour ou contre les juifs. Vous me répondez aussi que Olivier Fortel en quelque sorte continue à attiser.
Il y a une image qui m'est revenue du 10 septembre, je ne sais pas si vous l'avez vu, de cette femme avec un drapeau bleu blanc, rouge qui se fait interpeller. Place de la République. Place de la République.
Il y avait des drapeaux palestiniens et on lui dit madame en des termes d'ailleurs beaucoup moins courtois ce drapeau là n'a plus rien à faire ici. Et bien moi, le seul drapeau que je veux voir sur les mairies et il y a une jurisprudence qui est très très claire, c'est le drapeau français bleu, blanc rouge. C'est dans ce drapeau et dans ces trois couleurs, dans ces valeurs que nous nous reconnaissons tous.
On a besoin de symbole de rassemblement. Le drapeau doit être un symbole de rassemblement et de et de et non pas de division. Merci Bruno Rotaillou d'avoir répondu à mes questions euh ce matin.
Toujours ministre de l'intérieur donc et président du parti les Républicains. Il est 8h53 et vous êtes bien sur RMC et BFM
Bruno Retailleau