Affaire Bétharram: un avocat demande l'ouverture d'une enquête pour "entrave à la justice"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Fait
« François Baayou était intervenu auprès du parquet général »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
poser des questions la la démarche que j'effectu auprès de monsieur le procureur général de la cour d'appel de PO consiste à obtenir l'ouverture d'une enquête pénale et administrative suite aux déclarations du gendarme qui était en charge des investigations concernant les viols dont le père caricar étaé accusé en 1998 puisque hier sur TF1 euh ce gendarme a précisé qu'au moment où il devait déposer le résultat de ses recherche de ses investigations auprès du juge Mirande pour que celui-ci se prononce sur une éventuelle incarcération du père caricar le juge d'instruction lui a précisé qu'il ne pouvait pas le recevoir comme cela a été prévu à 14h qu'il fallait attendre parce que le parquet général lui avait demandé communication de la procédure et euh cela dans la mesure où François Baayou était intervenu auprès du parquet général donc le but de ma démarche le premier but de ma démarche est d'obtenir une vérification des déclarations du responsable de euh cette enquête les déclarations qu'il a euh faites hier parce que évidemment tout le monde comprend que c'est extrêmement grave il s'agissait d'une procédure relative à des viols sur des euh mineurs ensuite ma ma démarche a pour but euh d'obtenir des éclaircissements sur le fonctionnement de la justice à peau en 1998 dans le dossier qui concernait les violences et les viols perpétués à Notre-Dame de betaram parce qu'il faut savoir qu'après cette communication du dossier au Parquet général après la mise en détention provisoire du père caricard un recours a été instruit devant la chambre de l'accusation et dans un délai extrêmement bref une semaine que nous ne connaissons jamais et bien la chambre d'instruction s'est réunie et le parquet général a demandé la remise en liberté du père caricar sous contrôle judiciaire avec une interdiction de quitter le territoire national ce sont des réquisitions plus que surprenantes euh d'une nature exceptionnelle inexplicable il s'agissait d'accusation de viol contre mineur comment le parquet général a-t-il pu demander cette remise en liberté au regard de la gravité de ces accusations et la suite et bien nous la connaissons puisque le père caricard il se l''est pas fait dire deux fois il est parti à Rome d'où il venait et il a mis fin à ses jours et cette décision tragique elle a été aussi euh celle qui a marqué la fin de l'instruction et je n'ai pas eu connaissance et c'est le second point que j'évoque dans ma saisine du parquet général je n'ai pas eu connaissance euh de recherche ou d'ouverture de procédurees de la justice paloise concernant cette exfiltration qui marquait une violation du contrôle judiciaire est-ce que cette exfiltration très certainement a été rendu possible par des complicités quels moyens ont été accordés au père caricar à ce moment-là ce sont des questions qui demeurent posées mon but c'est d'obtenir la vérité et aussi des vérifications sur le fonctionnement de la de la justice paloise parce qu' doit être interrogé il est caractérisé par des décisions très surprenante qui ont entraîné des résultats dramatiques parce que ce défaut de réaction de la justice paloise qu'est-ce que cela a signifié cela a signifié que pendant cette période comme auparavant depuis des dizaines d'années et bien les sices sur les enfants les violences les viols les torture pouvait se poursuivre à Notre-Dame de betaram et c'est pour cela que ce dossier est si grave vous pensez qu'il y a eu un gérence de François Baayou si les déclarations du gendarme responsable de l'enquête sont vérifié évidemment il s'agit d'une d'une ingérence d'une d'une intervention pour obtenir un résultat je ne sais pas lequel ce que je sais c'est que les décisions ensuite du parquet général ont été extrêmement surprenantes et que cela a abouti à la fuite du Père caricard et au bout du compte à la fin des investigations à la fin de la protection pour les enfants et les et les jeunes pensionnaires de Notre-Dame de betaram vous pensez qu'il y a eu un dysfonctionnement de la justice en fait il y a eu un grave dysfonctionnement de la justice le le premier dysfonctionnement encore une fois si les déclarations du responsable de l'enquête du gendarme responsable de l'enquête sont vérifié le premier dysfonctionnement c'est que la justice accepte l'intervention d'un homme politique futil très influent et avec un fort potentiel politique et le deuxième dysfonctionnement ce sont les décisions qui ont été pris ensuite à la Chambre d'accusation qui ont permis cette fuite et la fin des investigations la fin de la protection des enfants et des et des mineurs vous êtes avocat mais vous êtes également opposant politique de François Baayou est-ce que vous pensez du coup qu'il doit démissionner aujourd'hui pour ma part oui je suis d'abord je suis l'avocat qui a déposé la première plainte contre NotreDame de betaram en avril 1996 cette plainte je l'avais déposé pour violence traitement inhumain et dégradant à l'encontre d'un mineur elle a donné lieu le 11 juin 1996 à une audience dans ce tribunal qui est derrière moi et à une condamnation pénale du surveillant de Notre-Dame de betaram et à cette occasion l'institution a été soutenue par les notables et notamment par François baayrou c'est une réalité une constatation ce que je veux dire c'est que les accusations du gendarme enquêteur doivent être vérifié parce que si elle s'avère exacte c'est extrêmement grave les conséquences les conséquences politique elles seront tirées le moment venu ce que nous apprend ce dossier c'est que la vérité finit toujours par surgir et en 1996 à l'occasion du premier procès j'avais parlé de Notre-Dame de betaram comme d'un sanctuaire de la violence oui c'était un sanctuaire de la violence dans ce sens que la violence était protégé et qu'il n'y avait aucune volonté de la de la combattre votre client Marc Lacoste en 1996 est-ce qu'il vous a recontacté depuis les derniers rebondissements dans cette affaire non je n'ai pas de je n'ai pas à l'heure actuelle de de contact avec lui et ce que je veux dire c'est que parce que je crois tout simplement que pour lui il est trop difficile comme pour un grand nombre de victimes de revivre ces ces événements douloureux mais ce que je veux dire aussi c'est que j'interviens comme élu je suis élu au conseil municipal à peau et c'est aussi à ce titre que j'interviens comme avocat ayant déposé la première plainte mais aussi comme élu et je l'assume totalement parce que le premier devoir d'un d'un d'un élu est d'obtenir que devant une situation si grave la vérité soit faite et c'est mon premier but on pourrait vous targuer et vous dire que vous essayez de faire tomber François Baayou parce que vous êtes élu d'opposition je n'ai pas de je n'ai pas d'objectif cachés je ne suis pas habité par ce genre de calcul ce que je veux savoir et je ne suis pas le seul les les paloises et les Palois les les Françaises et les Français veulent savoir quelle a été le rôle de François Baayou dans ce dossier en 1996 et en 1998 le point de départ de cette polémique et sa déclaration à l'Assemblée nationale mardi dernier le 11 février où il a prétendu qu'il n'était informé de rien nous savons tous que cela n'est pas exact et aujourd'hui nous sommes dans une phase supplémentaire puisque on nous parle d'une intervention active de son côté moi je souhaite que ce soit vérifié je souhaite qu'il s'explique et je souhaite que ce soit vérifié si si si une telle chose est vérifiée justement qu'est-ce que risque un premier ministre sur le plan politique mais écoutez sa conscience devra lui dicter la bonne la bonne décision ensuite il y aura des des débats à l'Assemblée nationale ce qui est certain c'est que cela ne pourra pas être sans conséquences sur les responsabilités qui sont les siennes mais surtout ce que je crois c'est que il y a un divorce une fracture entre les cito la classe politique et si on veut la dépasser parce que cette fracture elle est extrêmement dangereuse bien la première chose la première chose que nous devons obtenir c'est la vérité sur le comportement de la classe politique
François Bayrou