Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 24 janvier 2025 52 minComplaisantDivertissementJusticeImmigration & asileSécurité

Auschwitz : 80 ans après la libération du camp - C à vous : l’intégral - 24/01/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer cette bataille mémorielle sur les responsabilités françaises dans la déportation des juifs ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la France a-t-elle voulu camoufler ou réécrire l'histoire de Vichy ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment les enquêteurs ont-ils localisé D.Balland et sa compagne ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les traders en cryptomonnaies sont désormais une cible privilégiée pour ces criminels ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi B.Retailleau a-t-il soutenu un collectif féministe d'extrême droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00P.CohenFait
    « Auschwitz, symbole du génocide où ont été assassinés plus de 1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, et non pas 4 millions comme il était écrit sur le monument de Birkenau. »
  • 6:00L.JolyChiffre
    « Près de 13 000 personnes ont été arrêtées et déportées les 16 et 17 juillet 42. »
  • 10:00L.BeccuauFait
    « On a eu des autorisations à faire des perquisitions de nuit, 24h/24, sans discontinuer. »
  • 12:00L.BeccuauFait
    « Les home-jackings, c'est agresser les gens à leur domicile et repartir. Là, il y a eu un enlèvement et une séquestration. »
  • 16:00L.SénéchalFait
    « Il se sent donc très proche du combat de Némésis. Or, c'est un groupuscule identitaire qui accuse les étrangers et des migrants de l'essentiel des violences sexuelles faites aux femmes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir.

Mohamed? - M.Bouhafsi: L'histoire d'un drame, celui d'Amandine, morte à 13 ans.

Le procès de sa mère s'est terminé aujourd'hui. Amandine est morte de faim. On entendra son père. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Lundi, en Pologne, sera commémoré lors d'une grande cérémonie internationale le 80e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, le plus grand camp d'extermination des juifs construit par les nazis. - A.-E.Lemoine: La mémoire des derniers rescapés sollicitée encore une fois à cette occasion.

On en parle avec L.Placek. Vous êtes rescapé du camp de Bergen-Belsen.

Vous avez été déporté après 3 mois à Drancy, à 10 ans, avec votre mère et votre petit frère. Merci de votre présence aux côtés de L.Joly, historien et directeur de recherche au CNRS, à l'occasion de la publication du "Savoir des victimes".

Lorrain? - L.Sénéchal: Je vous emmène aux Etats-Unis, où Trump a lancé sa campagne de déportations massives. - A.-E.Lemoine: Votre OEil? - P.Lescure: A partir d'un bouquin savoureux et plein d'anecdotes, l'OEil fera chanter le foot. - A.-E.Lemoine: On recevra K.Jones.

Ca faisait 10 ans qu'il n'avait pas fait d'album. Il sort un nouvel album. Des reprises notamment de son tube sorti en 92, qu'il reprendra en version acoustique.

Il sera aux côtés d'Arthur, qui célèbre en grande pompe les 50 ans de TF1. En 1992, il démarrait à la télévision. Il sera accompagné de Cartman, un de ses fidèles qu'il martyrise sur le plateau de "Vendredi tout est permis", en lui faisant subir des épreuves loufoques.

Le menu est préparé par P.Trâm, qui nous a accompagnés toute la semaine, aux côtés de P.-A.Damecour. - P.-A.Damecour: J'étais parti sur un jambon-purée, mais la cheffe a une autre proposition. - P.Trâm: On fait un vol-au-vent avec un curry et du riz en dessous. - A.-E.Lemoine: Merci.

L'Edito de P.Cohen. 80 ans après la libération d'Auschwitz, la mémoire des derniers rescapés sollicitée encore une fois. - P.Cohen: Sans doute l'une des dernières fois.

Certains de ces rescapés seront présents lundi en Pologne pour la cérémonie. E.Macron, le roi Charles III et d'autres dirigeants étrangers y sont attendus, avec la conscience claire qu'une mémoire vive est en train de s'éteindre.

Henri Borlant, le seul survivant des 6000 enfants juifs de France de moins de 16 ans déportés à Auschwitz en 1942, s'est éteint. Il a témoigné devant collégiens et lycéens. Il avait donné pour titre à son livre un message de 3e: "Merci d'avoir survécu". - A.-E.Lemoine: Resteront les archives et les travaux d'historiens. - P.Cohen: Ces travaux n'ont pas empêché une intense bataille mémorielle sur les responsabilités françaises dans la déportation des juifs.

C'est l'objet du livre de L.Joly. Voici une archive qui date de 80 ans.

Ce sont les images de l'armée rouge tournées par l'armée soviétique, qui vient de libérer Auschwitz-Birkenau. Images transmises aux actualités françaises qui diffusaient dans les cinémas mais qui n'ont pas été projetées. ... - P.Cohen: Auschwitz, symbole du génocide où ont été assassinés plus de 1 million d'hommes, de femmes et d'enfants, et non pas 4 millions comme il était écrit sur le monument de Birkenau.

L'homme qui a produit l'estimation la plus rigoureuse reconnue par les historiens reste l'un des héros de votre livre: G.Wellers. Il a été déporté.

Vous avez trouvé une lettre extraordinaire qu'il avait projeté d'envoyer au président et au procureur du procès Pétain en juillet 45 pour leur dire ce qui n'a jamais été évoqué à l'audience et dont il était peu question à l'époque: la responsabilité écrasante du maréchal dans la politique anti-juifs. - A.-E.Lemoine: Les défenseurs de Pétain présentaient la politique comme celle du moindre mal. - P.Cohen: C'est ce qui a prévalu dans l'opinion pendant au moins 25 ans après la guerre.

Vous montrez dans votre livre comment, jusqu'à la fin des années 60, les pétainistes ont eu bon espoir de gagner la bataille culturelle et mémorielle qu'ils avaient lancée à la fin de la guerre jusqu'à la parution du 1er livre grand public sur Vichy et la persécution des juifs. Près de 13 000 personnes ont été arrêtées et déportées les 16 et 17 juillet 42. - A.-E.Lemoine: Qui étaient les deux auteurs? - P.Cohen: Un romancier et journaliste qui avait été déporté à Mauthausen.

Il est mort à 50 ans. Claude Lévy était biologiste au CNRS. Il avait été un résistant très actif avec son frère.

Leurs parents ont été assassinés à Auschwitz. Ecoutez ce qu'en dit Claude Lévy à l'époque, juste après la parution du livre. Il parle du Vél d'Hiv non pas comme d'un événement oublié mais un événement camouflé. - C.Lévy: Je pensais surtout qu'en dévoilant la vérité qui a été en partie camouflée, notre intention était d'apprendre, en particulier aux jeunes générations, ce qui a pu se passer en France sous un régime vichyste, pétainiste, maurrassien, rétrograde ayant collaboré. - P.Cohen: Tout est dit. "Non pas un voile d'oubli, mais un tissu de contrevérités soigneusement tramées", dit-il dans sa préface.

C.Lévy fait partie, avec d'autres, de ces mémorialistes et historiens tenaces qui ont rétabli l'histoire de Vichy et du génocide des juifs face à des adversaires qui ont longtemps été très présents dans le débat public et très puissants. - A.-E.Lemoine: Comment vous expliquez cette intense bataille mémorielle?

Pourquoi la France a voulu camoufler, voire réécrire l'histoire, au point que les manuels scolaires ont été trafiqués? La vérité a été trafiquée. On disait que c'était la Gestapo qui tenait le camp de Drancy.

Vous y êtes resté 3 mois, L.Placek. - L.Joly: Il y a eu la libération de Paris.

Les héros, c'est les policiers de Paris. On ne pouvait Pas entendre que les héros de la Libération, qui ont été décorés de la Légion d'honneur...

Ils ont eu la Légion d'honneur par le général de Gaulle. On ne peut pas dire que les mêmes hommes avaient arrêté des juifs 2 ans avant. Il y avait un malaise.

On trouve ce malaise pendant le procès Pétain. G.Wellers est un rescapé qui sait ce qui s'est passé, qui sait les responsabilités de Pétain.

Il fait une lettre extraordinaire au président. Il y renonce. Tout ça va continuer.

On a un militant de la mémoire. C'en est vraiment un, C.Lévy.

Ce n'est pas un historien du tout. Il veut faire ce livre. Il s'associe avec P.Tillard, parce qu'il veut dire la vérité sur ce sujet.

Ca va prendre une quinzaine d'années avant que la vérité soit vraiment acceptée et que dans les manuels scolaires, on change. Depuis 1959, il était écrit que la rafle avait été faite par la Gestapo. Ca change en 83. - A.-E.Lemoine: Comment vous vous souveniez de cette contrevérité de l'époque?

Comment vous la viviez, vous qui saviez la vérité de l'intérieur? - L.Placek: A l'époque, j'avais 10 ans. - A.-E.Lemoine: Mais plus tard, dans les années 60? - L.Placek: On est obligés...

On subit. On est obligés, parce qu'on est petits par rapport à cette monstruosité. - A.-E.Lemoine: Ce qui explique le silence de très nombreux déportés, c'est parce que les récits qu'ils avaient à faire, on ne voulait pas les entendre?

Beaucoup de déportés disent que pendant des années...

Pendant près de 50 ans, vous n'avez pas parlé publiquement. C'est le cas de nombreux déportéS. - L.Placek: On ne parlait pas parce que c'était la fin de la guerre.

Les gens avaient souffert de la guerre. Ils voulaient vivre. On arrivait, nous, avec notre pauvre histoire.

Ca n'intéressait personne. On s'est tus pendant 50 ans. - A.-E.Lemoine: On n'avait pas envie de l'entendre ou ça n'intéressait personne? - L.Joly: Les deux.

A la fois, il y avait, y compris chez les victimes, le besoin d'aller de l'avant et de se reconstruire, et d'un autre côté, le sentiment que l'antisémitisme reste assez fort en France au sortir de la guerre. C'est une des raisons du silence. Poliakov parle d'un déni très puissant.

Le crime est tellement immense que les gens ne le croient pas. On va mettre du temps à le croire, pour les chambres à gaz. Il y a ce récit dont je vous ai parlé qui atténue les responsabilités de l'Etat français dans la déportation des juifs parce qu'elle met en cause l'appareil ordinaire de l'Etat qui a été utilisé après la guerre. - A.-E.Lemoine: En 73 paraît "La France de Vichy", de R.Paxton.

Il s'appuie sur les archives américaines et allemandes. Ca va avoir un impact important sur la population française. - L.Joly: Paxton arrive au bon moment.

C'est un très bon livre. Il y a cette préparation qui était méconnue de C.Lévy et P.Tillard.

C.Lévy se retrouve dans "Le Chagrin et la Pitié". C'est un grand documentaire sur les années d'occupation, avec ce passage sur l'antisémitisme.

C'est vu par des centaines de milliers de gens en salle. - P.Cohen: En salle, pas à la télé. - L.Joly: Effectivement.

La télévision française refuse de le prendre. Comme il y a "censure", ça fait débat. Il y a une préparation et des 1ers débats dans la presse.

En 71, 1re controverse publique sur Vichy et les juifs. Paxton, quand il arrive en janvier 73, la situation est mûre pour que les gens s'en emparent. Paxton fait le choix de juger Vichy.

Est-ce que ça a été positif ou pas pour les Français? Il conclut en disant: "Non, Vichy n'a pas été une bonne chose pour les Français." Il donne l'exemple des juifs.

C'est intéressant. Pour la 1re fois, on décide de juger Vichy, mais en plus de juger globalement le régime à travers sa politique antisémite. - P.Cohen: Au moment où paraît Paxton, il y a plein de survivants.

Ceux qui ont survécu à la guerre sont là, aussi bien les chefs de la Résistance que les défenseurs de Pétain, qui sont encore là. - A.-E.Lemoine: Ils vont débattre à la télé en 1976. "Les Dossiers de l'écran" consacrent un débat au maréchal Pétain. - Les pauvres petits mômes tout seuls, pleurant, hurlant, appelant leur mère!

Qu'est-ce qu'on en a fait au nom de la collaboration? Dans les semaines qui ont suivi, on les a renvoyés aux Allemands pour qu'ils brûlent! C'étaient ça, la collaboration. - Dès l'instant que tout un peuple est solidaire d'un acte, si vous condamnez cet acte comme vous le faites, c'est ce peuple même que vous condamnez.

Quand vous dites que l'armistice est un crime, vous dites que le peuple français est criminel! - A.-E.Lemoine: Il y a eu des invectives.

Mais c'était un événement dans la société française. - L.Joly: Ce débat de 76 est un vrai événement.

C'est la 1re fois depuis la fin de la guerre qu'on voit des pétainistes à la télé dans un grand média. Ils attendent leur heure. Dans les archives, j'ai trouvé des correspondances.

Ils sont excités comme des puces. Ils vont enfin pouvoir parler pour la 1re fois. - P.Cohen: Il y a des manifestants devant le studio. - A.-E.Lemoine: Ca a été difficile à organiser. - L.Joly: Ca a mis plusieurs mois à être organisé.

Il y avait d'une part ce tabou des pétainistes qu'on va mettre à la télé. C'était difficile d'avoir des résistants qui acceptent de venir débattre avec des pétainistes. Mais le grand moment, c'est celui que vous venez de montrer, ce coup de massue.

On voit Me Isorni qui est très à l'aise, qui reprend les argumentaires classiques de Vichy, et ce grand résistant qui va lui couper le sifflet en donnant l'exemple du crime contre les enfants juifs. On ne peut plus rien dire. A l'époque, il n'y a personne qui va s'amuser à essayer de justifier ça.

C'est un vrai basculement. Le livre de Paxton...

Paxton est là. C'est sa 1re télé. La semaine dernière, il m'a écrit: "J'étais effrayé, pendant ce débat." - P.Cohen: Il est quasiment muet. - L.Joly: Il est tétanisé.

C'est une guerre franco-française. Il est dépassé par les événements. Ce sont les textes de Paxton qui se trouvent là.

Ce sont des millions de téléspectateurs qui voient ce moment. - M.Bouhafsi: Il va falloir beaucoup plus de temps aux survivants des camps pour prendre la parole.

En 2005, S.Veil lance cet appel et cet avertissement. *-S.Veil: Nous, les derniers survivants, mes camarades, nous avons le droit et même le devoir de vous mettre en garde et de vous demander que le "plus jamais ça" ne devienne réalité. - M.Bouhafsi: Vous avez hésité longtemps à témoigner.

Votre neveu vous a poussé à prendre la parole. - L.Placek: C'est vrai.

Je n'avais pas envie d'en parler. Pour moi, c'était une histoire ancienne que j'avais mise profondément dans les lobes du cerveau. En fait, je voulais oublier cette histoire.

Pendant de nombreuses années, je n'en ai pas parlé, uniquement à mes enfants. - A.-E.Lemoine: Vous mesurez de plus en plus, avec les années qui passent, à quel point votre témoignage est précieux et de plus en plus, au fil des mois et des années qui passent, vous qui avez été arrêté en 1944 avec votre mère et votre petit frère...

Vous avez 10 ans. Vous êtes interné au camp de Drancy. Tous les jours, vous avez vu des juifs partir.

Vous pensiez qu'ils partaient travailler à l'Est. - L.Placek: Exactement.

Tous les jours, il y avait des départs. Des autobus arrivaient. Les gens partaient et pensaient qu'ils allaient travailler à l'Est.

Ils partaient travailler à l'Est. - A.-E.Lemoine: Quand vous êtes partis tous les 3 vers le camp de Bergen-Belsen, vous pensiez que vous alliez travailler? - L.Placek: On était jeunes, nous.

On était des enfants. On subissait. - A.-E.Lemoine: Des enfants qui, dès le 1er jour, ont été confrontés à la mort, à votre arrivée au camp, la nuit? - L.Placek: On arrive à Bergen-Belsen.

La nuit, j'ai la dysenterie. Je me lève pour aller aux toilettes. Je cours dans la cour et je tombe sur un cadavre.

Inutile de vous dire qu'il n'a pas été nécessaire que j'aille jusqu'aux toilettes. C'était mon 1er cadavre, le 1er jour. - A.-E.Lemoine: Comme tous les autres prisonniers de ce camp, vous allez connaître la faim, le froid, l'absence d'hygiène, le sadisme des soldats allemands et des kapos.

Vous comprenez que vous n'êtes qu'un numéro qui peut être effacé du jour au lendemain? - L.Placek: Bien sûr.

La mort...

Tous les jours, il y avait la mort. A côté du camp des juifs, il y avait le camp des Russes. Très peu de temps après mon arrivée, je vois un Russe qui se jette sur un cadavre pour manger.

Le nazi dans le mirador lui envoie une rafale de mitraillette. Il est couché à côté du cadavre qu'il voulait manger. - A.-E.Lemoine: Au printemps 45, les nazis décident d'évacuer le camp de Bergen-Belsen.

Vous êtes resté otage dans un train pendant 15 jours. Vous tombez malade du typhus. Vous perdez quasiment conscience. - L.Placek: Pendant 15 jours. - A.-E.Lemoine: A votre réveil, vous apprenez que votre mère n'a pas survécu.

On vous dit quoi? - L.Placek: Je l'ai dit à mon frère...

Il ne savait pas. Et puis...

Non... "Elle est morte." C'est terminé.

L'histoire s'arrête. On pleure. Mais bon...

Elle ne reviendra pas. - A.-E.Lemoine: Evoquer ce que vous avez vécu à cette période, c'est toujours douloureux, mais vous savez que c'est indispensable? - L.Placek: Je n'en sais rien.

Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est indispensable. L'avenir nous le dira.

On voit un film à la télé sur la déportation, les gens le regardent, et le lendemain, ils passent à leur vie normale. On oublie. On repart dans la vie.

Et non pas en pensant à la mort. - A.-E.Lemoine: Pourtant, L.Joly, cette mémoire est indispensable.

Si vous faites ce livre, c'est pour répondre à ceux qui, encore aujourd'hui, osent remettre en cause les vérités historiques, et celle-là en particulier. - L.Joly: C'est presque le point de départ de ce livre.

J'ai pensé ce livre il y a plusieurs années. J'ai commencé à y travailler en 2018-2019. La meilleure réponse aux falsifications de l'histoire, c'était de faire la généalogie de cette falsification.

On se rend compte que tout ça vient de la défense de Vichy. Le procès Pétain, c'est le début, avec l'avocat qui dit: "Certes, on a livré beaucoup de juifs, mais le maréchal Pétain a fait ça parce qu'il voulait protéger les juifs français." Ce n'est pas ce qu'ils disaient en 42.

En 42, les dirigeants de Vichy assumaient le fait de vouloir se débarrasser des juifs. C'est un récit qui est devenu de la contre-histoire. Depuis le début des années 80, la vérité de l'histoire avait tellement parlé que plus personne n'avait l'idée de ressortir des arguments comme ça.

Pour ne pas le citer, Zemmour a ressorti ça dans les années 2010. Ca venait de cette vieille rhétorique d'extrême droite qui avait son histoire. - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre livre.

C'est disponible chez Grasset. Merci. Restez avec nous pour répondre à la question de Pierre. - P.Lescure: Une question d'actualité.

D.Trump a ordonné jeudi la déclassification des archives du gouvernement américain sur les assassinats du président JFK, de son frère et de Martin Luther King. ... - P.Lescure: R.Kennedy Jr a fait état dans le passé de preuves accablantes de l'implication de la CIA dans l'assassinat de son oncle, sans apporter la moindre preuve.

En décembre 2022, Les archives américaines rendaient publics 13 000 documents. Mais la Maison-Blanche sous J.Biden avait bloqué la publication de milliers d'autres, invoquant les inquiétudes concernant la sécurité nationale.

Au-delà des complotistes, est-ce que les historiens ne peuvent être que satisfaits d'une déclassification totale? - L.Joly: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Il promet des révélations fracassantes, D.Trump.

Forcément, ça va exciter les complotistes. - L.Joly: Je n'en sais rien.

Je ne sais pas ce qu'on va trouver. Sans doute que ceux qui ont des a priori seront déçus. La réalité des archives, c'est souvent... - A.-E.Lemoine: Implacable et complexe?

Ce ne sera pas noir ou blanc? - L.Joly: Je n'en sais rien.

Ceux qui pensent qu'on va trouver une sorte de vérité simple risquent d'y être pour leurs frais. - A.-E.Lemoine: Merci.

La Story de M.Bouhafsi. - Amandine était une petite fille très belle.

C'était un rayon de soleil. Le dernier appel d'Amandine, c'était en avril. Je n'ai pas entendu quoi que ce soit, qu'elle se plaignait. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un drame d'une enfant qui a subi l'indicible.

Sandrine Pissara a été condamnée cet après-midi à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir affamé Amandine, sa fille de 13 ans, jusqu'à la mort, en 2020, alors qu'elles étaient recluses chez elle pendant le confinement. Le beau-père de l'adolescente a été condamné à 20 ans de prison. Le père d'Amandine n'a jamais été pris au sérieux par les services sociaux. - Dans sa stratégie démentielle, elle a accusé le père en disant qu'Amandine était anorexique car son père était défaillant, avec la complicité de la justice, quelque part.

Le juge aux affaires familiales avait réduit le droit de visite et d'hébergement, en disant que la mère était bienveillante, attentionnée et affectueuse. Le juge aux affaires familiales, le juge des enfants...

Personne n'a rien vu, rien entendu, malgré les signes avant-coureurs. - M.Bouhafsi: La mère de la victime a reconnu toutes les violences, jusqu'à avouer des actes de barbarie et de torture.

A sa mort, Amandine pesait 28 kg. A la morgue, son père ne l'avait pas reconnue. - Son dernier appel était en avril.

C'était: "J'ai très hâte de te voir." Ca m'a donné un espoir de la revoir. Mais par malheur, on sait ce qui est arrivé.

Je suis tombé des nues de savoir qu'elle était décédée. Après, encore plus le jour où je suis allé la voir à la morgue. Je suis allé voir la gendarmerie pour faire une audition et dire que sa mort n'était pas naturelle du tout. - M.Bouhafsi: Devant la cour, le portrait de Sandrine est glaçant: une mère de 8 enfants manipulatrice, qui a demandé à Amandine de vivre nue pour ne pas cacher des aliments dans ses poches.

Amandine a été victime de coups à répétition. Une femme qui ne s'est jamais considérée comme mère. - Témoignages poignants parce qu'ils racontent avec leurs mots et beaucoup de maturité ce qu'ils ont vécu au quotidien, la violence mise en place par leur mère.

A la fin de leur intervention, la maman les remercie parce que, d'une certaine façon, lorsqu'ils prennent la parole à la barre, Ambre et Ethan sont les porte-voix de leur maman. Ils ont dit ce qu'elle n'est pas parvenue à dire pendant ce procès. - M.Bouhafsi: Emu, le médecin légiste qui a procédé à l'autopsie a expliqué que la jeune fille était sous-alimentée depuis au moins 3 à 4 mois.

Plusieurs signalements avaient eu lieu avant la mort d'Amandine. - Elle s'est effondrée en larmes. Elle ne parlait pas.

Elle ne pouvait plus respirer. Je me suis accroupie à côté d'elle et je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m'a dit: "Je vais mourir.

C'est la dernière fois que tu me vois." Je lui ai demandé ce que je pouvais faire pour l'aider. Elle m'a dit: "Combien de temps je vais rester avec maman?" Je lui ai dit que je ne savais pas.

Elle m'a dit qu'elle allait mourir. C'était épouvantable. - M.Bouhafsi: Il aura fallu la diffusion d'une bande sonore d'une voisine où on entend les cris d'Amandine pour faire craquer Sandrine Pissara devant la cour.

Elle aura tout reconnu, avant de lâcher: "Je suis une mère monstrueuse." - Il n'y a personne qui peut être qualifié de monstre. Il y a des actes qui sont monstrueux.

Madame Pissara a décidé de s'attribuer le qualificatif que tout le monde avait sur le bout des lèvres. La justice est passée pour dire qu'elle était un être humain qui avait pu avoir des comportements inhumains. - M.Bouhafsi: L'association L'Enfant bleu s'est constituée partie civile dans ce procès.

Pour sa présidente, c'est toute la société qui a failli dans cette affaire. Elle demande un renforcement des contrôles inopinés. - Il faut un fichier centralisé de tous les signalements qui concernent tel ou tel enfant pour faire une meilleure coordination entre tous les acteurs.

Il y a une autre chose qu'on pourrait faire: multiplier les visites inopinées, les visites surprises dans les familles où on sait qu'il y a une suspicion de maltraitance, pour que les enfants ne soient pas préparés à recevoir quelqu'un, de même que les locaux ne soient pas préparés à recevoir une visite, pour être directement dans la vie des enfants. - M.Bouhafsi: Les chiffres sont glaçants.

En France, près de 300 000 enfants par an seraient victimes de violences sexuelles, physiques ou psychologiques. - A.-E.Lemoine: C'est l'histoire d'un enlèvement avec une demande de rançon de 10 millions d'euros avec une violence ahurissante.

D.Balland, un chef d'entreprise discret qui avait fait fortune dans la cryptomonnaie, a été enlevé avec sa compagne mardi, retenu vivant avec les mains mutilées. Après plusieurs jours de traque, il a été libéré. - Pendant 24 heures, le GIGN a multiplié les interventions comme celles-ci qui ont permis la libération de D.Balland et de son épouse.

Les forces de l'ordre ont investi plusieurs maisons où le couple aurait pu être séquestr - C'est dans cette maison de campagne isolée en périphérie de Châteauroux que D.Balland a été séquestré. Les gendarmes l'ont libéré sous les yeux médusés des habitants. - A midi, j'ai entendu des coups de machins qui ont pété, les hélicoptères qui volaient... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Merci beaucoup de votre présence. Vous êtes procureure de la République de Paris en charge de la lutte contre la criminalité organisée. On a coupé un doigt à D.Balland.

C'est un acte de torture qui a été filmé et envoyé au cofondateur de son entreprise. C'est d'ailleurs lui qui a donné l'alerte? - L.Beccuau: Absolument.

La confirmation de cet enlèvement a été portée à la connaissance des services de gendarmerie à la suite des 1res demandes de rançon parvenues au cofondateur de la société Ledger. - A.-E.Lemoine: C'est le début d'une course contre la montre.

La somme exigée est phénoménale. Pendant toutes ces heures d'enquête, les gendarmes ont vraiment craint pour sa vie et pour celle de sa compagne. - L.Beccuau: Oui.

Vous parlez de course contre la montre. La nécessité de franchir la ligne d'arrivée vainqueurs était absolue. C'était libérer ces 2 otages, leur sauver la vie et les trouver dans une intégrité physique préservée. - A.-E.Lemoine: C'est à leur domicile près de Vierzon que le couple a été enlevé mardi avant le lever du jour.

Un enlèvement brutal sous la menace d'armes. Ils ont été immédiatement séparés. C'est une technique habituelle pour dérouter les enquêteurs? - L.Beccuau: Je dirais qu'heureusement que ce type de faits n'est pas si habituel, mais ce qui caractérise effectivement l'organisation de cet enlèvement, c'est que l'équipe de malfaiteurs, j'ai presque envie de dire qu'elle s'était construite en commando.

L'un des objectifs, une fois que le couple a été enlevé et séquestré, c'était de les mettre dans 2 lieux de séquestration différents, ce qui a évidemment complexifié la tâche des enquêteurs et de la traque. - A.-E.Lemoine: Comment les enquêteurs ont tiré le fil de divers indices pour localiser D.Balland et sa compagne? - L.Beccuau: C'était un vrai challenge.

L'ensemble des services de police et de gendarmerie ont été mobilisés dès que les faits ont été connus. On a eu un véritable maillage du territoire. On a l'habitude de dire que les délinquants créent une toile d'araignée pour y faire tomber leurs victimes.

Là, la toile d'araignée a été créée par les services de gendarmerie. Petit à petit, on a pisté les véhicules suspects, les directions de fuite, et petit à petit, une 1re interpellation a donné un 1er indice et une 1re direction, puis une 2de interpellation, et l'ensemble de ces techniques spéciales d'enquête déployées ont fini par aboutir. - A.-E.Lemoine: Ce sont des logements qui ont été perquisitionnés qui avaient été potentiellement loués par les ravisseurs sur des plateformes de location en ligne.

C'est comme ça qu'on les a retrouvés? - L.Beccuau: Ce n'est pas grâce aux plateformes en ligne mais c'est encore une fois grâce à une 1re interpellation qui nous donne la piste d'un lieu de séquestration.

Ce lieu de séquestration va être celui où on va retrouver le cofondateur de Ledger. Il va rester sous surveillance. D'autres personnes vont arriver sur ce lieu de séquestration.

D'interpellation en interpellation, on pourra libérer sa compagne. - A.-E.Lemoine: L'intervention a été musclée, mais sans qu'aucun tir n'ait été échangé.

J'imagine que c'est une satisfaction eu égard la dangerosité des ravisseurs. - L.Beccuau: Il faut rendre hommage, saluer l'expertise de l'ensemble des services de gendarmeries qui ont été mobilisés sur le terrain.

Et l'expertise aussi des magistrats de la Junalco qui ont suivi cette enquête, et également de la juge des libertés et des détentions. On a eu des autorisations à faire des perquisitions de nuit, 24h/24, sans discontinuer. Chacun était dans le seul objectif de libérer sa victime. - A.-E.Lemoine: Avec une particularité: vous avez prié les médias de se taire.

C'était essentiel qu'aucune information ne paraisse. - L.Beccuau: C'était fondamental.

Si une partie de ces faits ont pu prospérer, c'est parce que le silence absolu a été gardé sur ce que la presse pouvait savoir déjà ou les médias sur cette affaire. Nous n'aurions pas abouti à la libération, notamment de la compagne du cofondateur de Ledger, si ce silence n'avait pas été préservé. - A.-E.Lemoine: Sa vie était d'autant plus menacée qu'elle n'avait plus d'intérêt aux yeux des ravisseurs. - L.Beccuau: Elle avait toujours l'intérêt d'obtenir la rançon.

Mais plus le temps passe, plus la tension peut exister du côté des malfaiteurs. Ils commençaient à se douter qu'il y avait une 1re intervention d'interpellation - A.-E.Lemoine: Sur les 10 personnes interpellées, 7 sont présentées en vue d'une mise en examen pour séquestration en bande organisée, ainsi que torture avec barbarie et extorsion avec armes.

Quels sont leurs profils? - L.Beccuau: C'est difficile de répondre.

Ces interpellations sont très récentes. Les auditions sont en cours. Les mises en examen également.

Je peux vous dire qu'il semble que ce commando était constitué de gens qui ne se connaissaient pas. Le recrutement a été opéré par le biais de plateformes comme Telegram ou Signal. Tout cela méritera d'être élucidé, confirmé, creusé dans les actes d'investigation maintenant entre les mains de magistrats instructeurs. - A.-E.Lemoine: Avec un ou des commanditaires qui ont peut-être organisé ce recrutement depuis l'étranger? - L.Beccuau: On ne va évidemment pas exclure cette piste.

Ca fait partie des caractéristiques de la Junalco, d'expertiser tous les périmètres, y compris hors de nos frontières. Mais ce qu'on cherche, c'est identifier l'ensemble des membres de ce groupe de malfaiteurs. - A.-E.Lemoine: Est-ce que les traders en cryptomonnaies sont désormais une cible privilégiée pour ces criminels? - L.Beccuau: Non.

Evidemment, je crois que l'actualité démontre que ce qu'on appelle des home-jackings...

Mais les home-jackings, c'est agresser les gens à leur domicile et repartir. Là, il y a eu un enlèvement et une séquestration qui aurait pu durer si les enquêteurs et tous les moyens qu'on a mis à leur disposition n'avaient pas eu cette réussite. Un certain nombre de cibles sont repérées, soit parce qu'elles s'exposent sur les réseaux sociaux, soit tout simplement parce que ça fait partie malheureusement d'un certain nombre de faits criminels dont on constate la récurrence, y compris sur la plaque parisienne.

Là-bas, les home-jackings existent et certains ont été élucidés. Ils sont les faits de mineurs recrutés sur les réseaux sociaux. - M.Bouhafsi: Les célébrités sont aussi des cibles pour les criminels.

Ils vont jusqu'à les cambrioler ou les séquestrer. Vous parliez des réseaux sociaux. Ca a été le cas de la famille de l'animateur Guillaume Pley en 2021. - G.Pley: J'allais au Festival de Cannes en 2021.

Je l'avais annoncé sur mes réseaux sociaux. J'ai reçu un message de ma femme me disant qu'ils ont été braqués. Il y a 3 mecs qui sont arrivés, assez costauds.

Ils se sont approchés de mon fils avec un pistolet sur sa tête. Ils ont joué avec le chien du pistolet pour lui faire peur, pour lui dire qu'il allait lui arriver quelque chose s'il ne disait pas où était le coffre. Mais je n'avais pas de coffre. - M.Bouhafsi: Les mineurs sont souvent prêts à tout, agresser gravement pour quelques bijoux et un peu d'argent en liquide? - L.Beccuau: C'est ce qu'on peut constater dans certains dossiers.

Heureusement, le dossier d'aujourd'hui n'a pas eu d'issue fatale. Ce qui nous surprend parfois, c'est cette violence irraisonnée des mineurs. Ca interroge, dans le cadre de dossiers criminels tels que ceux que vous évoquez.

Il y a des expertises de personnalités, des parcours étudiés afin de savoir si on peut trouver une explication à ce qui a conduit à des phénomènes récurrents qui inquiètent et qui fragilisent un peu une vision idéale de l'enfance qu'on a tous. - P.Cohen: Selon un bilan établi par "Le Figaro", les policiers et les gendarmes ont constaté près de 400 enlèvements et séquestrations l'an dernier, c'est-à-dire plus d'une affaire chaque jour.

Vous confirmez ce chiffre? - L.Beccuau: Je ne peux pas vous confirmer ce chiffre. - P.Cohen: Cet ordre de grandeur... - L.Beccuau: Le fait que ce type de faits soit constaté de façon récurrente, oui.

Je ne peux que vous le confirmez, ce triste constat. - P.Cohen: Un par jour, ça paraît considérable. - L.Beccuau: Encore une fois, ce ne sont pas des faits similaires à celui dont on parle aujourd'hui.

Mais les agressions à domicile se multiplient. - A.-E.Lemoine: Ce fait divers qui a une fin heureuse, est-ce que ça justifie entre autres la création d'un parquet national de lutte contre le crime organisé?

C'est débattu en ce moment au Sénat. Est-ce que c'est utile? Il existe déjà une juridiction internationale, la Junalco, que vous dirigez.

Est-ce que ça changerait quelque chose? Ou plutôt, vous préférerez avoir des moyens supplémentaires? - L.Beccuau: La création de ce parquet national sera une décision politique qui ne m'appartient pas.

Je souhaite que tous les moyens soient alloués pour la lutte contre le crime organisé. Des moyens ont été promis à la Junalco. J'espère bien qu'ils arriveront.

Ca permettra d'être plus performant encore. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Le 5/5 de L.Sénéchal. L'embarrassant soutien de B.Retailleau à un collectif féministe d'extrême droite. - L.Sénéchal: Le collectif Némésis, qui écrit ceci. ...

Elle a joint à son message une vidéo tirée d'une conférence organisée par le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. - L.Sénéchal: Il se sent donc très proche du combat de Némésis.

Or, c'est un groupuscule identitaire qui accuse les étrangers et des migrants de l'essentiel des violences sexuelles faites aux femmes, proche de Reconquête!, et qui adopte la même stratégie choc que le groupe Génération identitaire dissous par G.Darmanin.

Ce soutien d'un ministre de l'Intérieur à un groupe visé par plusieurs plaintes pour incitation à la haine raciale choque. B.Retailleau a finalement pris ce matin ses distances. - B.Retailleau: Ces jeunes femmes m'ont interpellé au milieu d'un feu roulant de questions.

Elles m'ont posé la question sur leur combat, un combat contre l'islamisme, contre l'antisémitisme. Bien sûr, je leur ai dit que je partageais ces combats. J'ai vu après que c'était une association qui avait des positions très radicales, qui avait brutalement attaqué V.Pécresse.

Je ne me sens pas du tout proche de cette association. - L.Sénéchal: Il avance par ailleurs sur son agenda une nouvelle circulaire pour abroger celle de M.Valls et durcir les conditions de régulation des travailleurs sans papiers.

Colère dans la restauration, secteur en tension. - Ce ne sont pas des voyous, des gens qui commettent des actes illégaux. Ce sont des gens intégrés dans la vie économique et sociale et qui travaillent.

On prône pour ces personnes de leur donner des titres, puisqu'ils travaillent. - L.Sénéchal: T.Marx nous confirme qu'il a sollicité un rendez-vous avec B.Retailleau sur ce sujet. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, D.Trump a lancé ce qu'il appelle "l'opération d'expulsions de masse la plus grande de l'histoire". - L.Sénéchal: Il a subi un 1er revers avec la suspension de son décret qui abolit le droit du sol pour les clandestins.

Mais il va faire appel et tenter sa chance en dernier recours devant la Cour suprême, qu'il a ancrée dans le camp ultraconservateur. Mais il applique tambour battant son programme anti-immigration. - L.Sénéchal: Pour prolonger le mur à la frontière avec le Mexique, des bouées ont été déployées sur le Rio Grande, le fleuve qui sépare les Etats-Unis et le Mexique, pour éviter que des personnes traversent à la nage.

Partout dans le pays, les sans-papiers s'inquiètent d'être expulsés. - L.Sénéchal: L'administration Trump montre les muscles, revendique "538 migrants criminels illégaux arrêtés depuis hier".

Mais depuis hier, le maire démocrate accuse la police aux frontières d'avoir arrêté sans mandat des citoyens américains et même un ancien combattant. - L.Sénéchal: Trump a autorisé dans un de ses décrets la police à chercher des migrants jusque dans les églises et les écoles, si bien que les enseignants se partagent maintenant des vidéos pour savoir quoi faire en cas d'irruption de policiers en plein cours. - L.Sénéchal: L'ONU s'inquiète de ce qui se passe aux Etats-Unis et précise que le droit de demander l'asile est un droit humain universellement reconnu. - P.Cohen: On est dans la réalité parallèle.

Il dit qu'il va repousser l'invasion. Il n'y a pas d'invasion. Pourquoi?

Parce qu'elle a été repoussée. Donc forcément, il est en train de gagner dans sa rhétorique et dans une opinion...

On n'a pas la place de développer. Mais les chiffres montrent qu'il n'y a pas d'invasion. Il y a une immigration illégale qui continue de se développer...

Il y a eu beaucoup de reconduites à la frontière sous Biden. L'an dernier a été une année record. Mais ce n'est pas la réalité que décrit Trump pour justifier ces mesures très sécuritaires. - A.-E.Lemoine: La Californie reste sous la menace des incendies. - L.Sénéchal: Le traumatisme est toujours présent pour ceux qui ont tout perdu.

Regardez ces images filmées par L.Hallyday. C'est un avant/après de sa maison.

Tout est réduit en cendres. Regardez ces images de cette semaine, à Altadena, au nord de Los Angeles. On voit que la reconstruction va prendre des années et coûter des milliards de dollars.

L'inquiétude n'a pas quitté les habitants de Los Angeles. Les flammes ne sont jamais loin. On est seulement à 10 km au nord de la ville.

Des centaines de milliers de personnes évacuées. Les flammes longent l'autoroute. Les voitures circulent dans cette ambiance de fin du monde. 4600 pompiers ont été déployés avec à nouveau de l'eau et des produits retardants.

Dans cette zone maraîchère en Californie, ces fumées incommodantes, voire dangereuses, compliquent le travail. C'est un champ de production de fraises. - A.-E.Lemoine: La tempête Eowyn balaye l'Irlande. - L.Sénéchal: Près d'un million de foyers privés d'électricité en tout.

Alerte rouge levée il y a quelques dizaines de minutes en Irlande. Des vents record enregistrés. 183 km/h.

C'est du niveau d'un ouragan, d'un cyclone tropical. Impossible de tenir debout. Là, on parle d'un creusement explosif ou de bombe météorologique.

C'est un phénomène météo qui produit des vents très intenses sur une zone très limitée sur une courte période. Assez pour que cette dame se retrouve emmêlée dans sa bâche. Pas de victimes recensées à ce stade.

Un monsieur a eu beaucoup de chance. C'est une tempête historique, selon le Premier ministre irlandais au pouvoir depuis seulement hier. Des dégâts signalés en Irlande du Nord côté britannique dans les rues de Belfast et de l'autre côté de la mer d'Irlande, en Ecosse.

Des vents jusqu'à 160 km/h en Ecosse. De quoi déraciner certains arbres. Alerte rouge toujours en cours en Ecosse, dans la ville de Glasgow.

Les rues sont vides. Trafic interrompu aux aéroports d'Ecosse et d'Irlande. - A.-E.Lemoine: En France, c'est la dernière chance de s'offrir des souvenirs des JO. - L.Sénéchal: On va se remettre dans l'ambiance magique de cet été avec la chanson de V.Le Masne... ...

C'est la dernière braderie des stocks des JO de Paris 2024. C'est en vente aux célèbres puces de Saint-Ouen. A vendre pour pas cher...

Il y a des choses à 3 euros seulement. Il y a des choses beaucoup plus onéreuses. Ce sont des vêtements portés par les danseurs, les artistes pendant les cérémonies... - P.Cohen: Ca a pris un peu la pluie, alors. - Vous avez bien évidemment les costumes qui ont servi sur les toits... - A.-E.Lemoine: On relance le magnéto...

Il y a eu un strip-tease! - L.Sénéchal: Ca annonce quelque chose...

Vêtements portés par les artistes... - A.-E.Lemoine: Tu n'as pas de micro! - P.Cohen: Tout cela a été minutieusement organisé... - L.Sénéchal: Est-ce qu'on m'entend à nouveau?

Je porte un costume de la cérémonie des Jeux. Cette veste coûte 150 euros. Aujourd'hui, c'était ouvert uniquement aux professionnels aux puces de Saint-Ouen.

Nous avons flashé pour cette robe de Marie-Antoinette. C'était le tableau avec la cantatrice M.Viotti et le groupe de metal Gojira. - Ah, ça ira, ça ira.

Les aristocrates, on les prendra... - L.Sénéchal: On a trouvé l'acheteuse de la robe. - Je suis là pour la robe de Marie-Antoinette.

C'est waouh. C'est la pièce qui a fait son effet. Est-ce que j'ai le droit de dire le prix de la robe? 800.

Ce n'est pas donné, mais pour ce que ça représente, c'est très abordable. Merci. Bonne journée. - L.Sénéchal: C'est ouvert à tous ce week-end aux puces